En Afrique, des fonctionnaires fictifs exploitent encore des systèmes de gestion obsolètes pour percevoir indûment des salaires. Pour remédier à ce fléau, les pays adoptent la biométrie, une solution efficace pour sécuriser la gestion des effectifs et renforcer la transparence administrative.
Le gouvernement camerounais mettra en place un système biométrique visant à contrôler la présence effective des agents publics à leur poste de travail. Le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, Joseph LE (photo), a annoncé cette initiative lors d'un point de presse diffusé le mardi 25 février sur la télévision publique nationale. Ce projet ambitionne, entre autres, à lutter contre l'absentéisme et à éradiquer les fonctionnaires fantômes.
« En permettant une identification unique et infalsifiable de chaque agent, ce dispositif garantira une gestion plus rigoureuse des effectifs. Il renforcera également la transparence au sein de l’administration et contribuera à combattre avec vigueur l’absentéisme, largement critiqué ces derniers mois par les plus hautes autorités de notre pays », a déclaré Joseph LE.
Cette initiative s'inscrit dans le cadre des efforts de transformation numérique du Cameroun, en cohérence avec les objectifs de la Stratégie nationale de Développement à l’horizon 2030, connue sous le nom de SND-30. Le système fait partie du programme « Aigle », lancé en janvier, qui vise à moderniser l'administration publique par l'utilisation des nouvelles technologies. L'objectif est d'optimiser la gestion des services publics et de renforcer l'efficacité des politiques publiques.
Le système biométrique fonctionnera par identification physique des agents, grâce à des dispositifs tels que des lecteurs d'empreintes digitales ou de reconnaissance faciale. À leur arrivée au travail, les agents devront s'identifier en utilisant ces technologies, ce qui permettra de vérifier leur présence en temps réel. Cette méthode d'identification unique et infalsifiable garantit non seulement l'authenticité des agents, mais également une gestion plus rigoureuse des effectifs.
Bien que la date d'implémentation n'ait pas encore été précisée, le ministre a indiqué que le projet débutera par une phase pilote dans trois administrations : le ministère de la Fonction publique, le ministère des Finances, ainsi que le Contrôle supérieur de l’État. Cette phase sera suivie d'une généralisation progressive, accompagnée d'une formation spécifique pour les gestionnaires, afin de faciliter l'appropriation et l'optimisation de cet outil stratégique.
L'introduction de la biométrie au sein de la fonction publique devrait permettre de réduire les fraudes administratives, d'éliminer les fonctionnaires fictifs et d'optimiser l'utilisation des ressources de l'État. Cependant, sa mise en œuvre devra surmonter des défis techniques et éthiques, notamment en matière de protection des données personnelles et d'acceptabilité sociale. L'objectif est d'assainir la fonction publique et d'éliminer les fonctionnaires fantômes, qui coûtent des dizaines de milliards de francs CFA aux États africains chaque année.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Le gouvernement nigérien fait d’énormes efforts pour offrir des solutions innovantes aux citoyens, afin de faciliter leur quotidien. Ces initiatives visent à moderniser les services publics et à promouvoir l'accès aux technologies numériques, contribuant ainsi au développement économique et social du pays.
La Caisse Autonome des Retraités du Niger (CARENI) a inauguré, le lundi 24 février à Niamey, la plateforme numérique « CARENI COLLECTE », conçue pour optimiser l'enregistrement des pensions. Cette initiative vise à simplifier et sécuriser l'accès aux prestations pour plus de 35 000 retraités nigériens, qui perçoivent un montant mensuel global dépassant 3 milliards de francs CFA (environ 5 millions de dollars).
« L’application CARENI COLLECTE que nous lançons aujourd’hui ne se limite pas à une simple digitalisation, elle marque une transformation profonde de notre mode de gestion, articulée autour de cinq axes majeurs, dont la carte biométrique intégrant une empreinte digitale et toutes les informations nécessaires, en remplacement du livre physique », a déclaré Ali Ousseini Hadiza (photo, au centre), directrice générale de la CARENI.
Complémentaire à l’application, cette carte permettra d’identifier les fonctionnaires et de faciliter l’accès aux services de couverture médicale, réduisant ainsi la nécessité de se déplacer systématiquement à la CARENI pour chaque prise en charge. Elle contribuera également à mettre un terme aux files d’attente interminables et aux déplacements répétés des retraités.
Ce projet s’inscrit dans un cadre plus large de transformation numérique au Niger, où les institutions publiques accélèrent leur transition vers des solutions numériques. À l’instar d’autres pays, le Niger ambitionne de se positionner favorablement en Afrique et dans le monde en matière de gouvernance électronique. Selon le dernier rapport des Nations unies, le pays se classe 187e sur 193, avec un indice de 0,21157 sur 1. Ces chiffres soulignent l’urgence d’accroître les efforts pour moderniser l’administration.
La mise en œuvre de CARENI COLLECTE devrait considérablement améliorer l’accès aux pensions et aux services de couverture médicale, rehaussant ainsi la qualité de vie des retraités. Toutefois, des défis subsistent, notamment la sensibilisation et la formation des usagers aux outils numériques, ainsi que les contraintes de connectivité dans les zones rurales. Un accompagnement soutenu des retraités et une amélioration continue de la plateforme seront essentiels pour assurer le plein succès de cette initiative.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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L’exécutif djiboutien veut accélérer la transformation numérique du pays. C’est dans cette optique qu’il explore au cours des derniers mois des opportunités de partenariats, notamment avec l’Inde, le Qatar, l’Union européenne, l’UIT...
Le ministère délégué chargé de l'Economie numérique et de l'Innovation de Djibouti a engagé un programme de renforcement des compétences numériques des cadres du gouvernement. Le département a annoncé le dimanche 23 février le lancement d’une formation dans le domaine de l'infrastructure Cloud, en partenariat avec la Digital Coopération Organization (DCO), Oracle University et l’Institut national d’administration publique (INAP).
Renforcement des #compétences_numériques des #cadres_djiboutiens
— MDENI (@MENIDjib) February 23, 2025
Le @MENIDjib en partenariat avec @dcorg et d'@Oracle_Edu a co-organisé avec l'INAP le lancement de la formation dans le domaine de l'infrastructure Cloud pour accompagner la transformation digitale de l’État.
1/3 pic.twitter.com/A5nSa6bmsj
Les formations portent sur des domaines clés tels que le cloud, l’intelligence artificielle, la cybersécurité et la gestion des données, apprend-on. Ces formations sont mises à disposition des participants, issus de divers départements ministériels, sur la plateforme MyLearn d’Oracle University. Selon le ministère, ce programme est « une initiative clé pour renforcer les compétences des cadres de l'administration, afin de mieux maitriser les outils technologiques de pointe, pour améliorer nos services publics et accélérer l’innovation numérique ».
À travers cette initiative, le gouvernement djiboutien veut équiper les cadres des compétences nécessaires pour soutenir la transformation numérique du pays. La Banque mondiale estime que près de 230 millions d’emplois nécessiteront des compétences numériques en Afrique subsaharienne d’ici 2030. En attendant, les Nations unies donnent un score de 0,2800 sur 1 à Djibouti selon l’indice des infrastructures télécoms, qui fait lui-même partie de l’indice de développement de l’e-gouvernement. Pour cet indicateur, le pays a un score de 0,2911 sur 1, en dessous des moyennes africaine (0,4247) et mondiale (0,6382).
Rappelons que le gouvernement djiboutien a lancé dès 2022 le projet « Djibouti Fondement Numérique », avec le soutien financier de la Banque mondiale. L’exécutif ambitionne de doter le pays d’une économie numérique forte et inclusive d’ici 2035 en exploitant la puissance des technologies d’innovation. La stratégie déployée est établie autour d’un projet de développement du secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC) et de l’économie numérique pour contribuer à la croissance économique par sa valeur ajoutée.
Il convient de préciser qu’au-delà du renforcement des capacités des cadres, l’ensemble de la population a besoin de compétences numériques, qui constituent selon l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie (GSMA) l’une des principales barrières à l’adoption de l’Internet et, par ricochet, des services numériques. L’Union internationale des télécommunications (UIT) estime à 65% le taux de pénétration de l’Internet à Djibouti, contre 74,4% pour la téléphonie mobile.
Isaac K. Kassouwi
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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L’année dernière, Orange a confirmé une tendance qui se renforce dans le temps. La région OMEA devient une source de richesses non-négligeable. Le groupe français démontre que ses investissements massifs dans les marchés émergents portent leurs fruits.
Selon le groupe télécom français Orange, sa branche Afrique et Moyen-Orient (OMEA) a été le principal contributeur de sa croissance pour l’année 2024. OMEA, composée de 16 filiales africaines et de la Jordanie, a enregistré un chiffre d’affaires de 7683 millions d’euros, soit une hausse de 11,1% par rapport à 2023. Une grosse performance comparée à celles des autres marchés du groupe : +0,4% en France ; -2,1% en Europe ; -2,1% pour Orange Business.
OMEA a pesé pour près de 19% dans les 40 260 millions d’euros de chiffre d’affaires enregistré par le groupe Orange. Avec un EBITDAaL (bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement et après frais de location) en croissance de +13,1%, OMEA affiche une bonne santé financière. Une performance qui a été « portée par ses moteurs de croissance que sont la data mobile, le fixe haut débit, le B2B et Orange Money. Orange compte désormais plus de 160 millions de clients mobile et près de 40 millions de clients Orange Money sur le continent », explique le groupe Orange. Le chiffre d’affaires de la Data mobile a enregistré une croissance de 18,4% ; +19,5% pour le haut débit fixe ; +20,4% pour Orange Money et +12,5% pour le segment Business.
Plusieurs investissements engagés au cours de l’année dernière sont à l’origine des résultats positifs qu’OMEA présente dans l’ensemble. La branche africaine a en effet poursuivi l’extension de la couverture du réseau mobile, l’amélioration de la qualité de service, le développement du réseau de fibre optique, la diversification des services financiers sur mobile, la consolidation de ses offres business (cloud, cybersécurité, etc), l’introduction de la 5G dans plusieurs marchés comme le Sénégal, l’amélioration de sa stratégie commerciale avec la super App Max It.
Christel Heydemann (photo), la directrice générale du groupe Orange, a d’ailleurs soutenu que les succès enregistrés en 2024 donnent « la pleine mesure de l’exécution de notre plan stratégique Lead the Future ». Dévoilée en 2023, la stratégie est adossée sur quatre piliers, notamment accélérer la croissance d’OMEA à travers le renforcement de son ancrage local et sa position d’opérateur multi-service.
Pour l’année 2024, le groupe Orange se réjouit d’avoir pleinement atteint ses objectifs d’EBITDAaL, en croissance de 2,7% par rapport à 2023. En 2025, la société vise une croissance d’environ 3% et compte sur le dynamisme croissant d’OMEA pour y parvenir.
Muriel EDJO
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Le gouvernement malien ambitionne de numériser l’ensemble des services publics dans les années à venir. Les premières retombées de ces efforts sont déjà visibles à travers diverses actions mises en place pour améliorer l’accès et l’efficacité des services administratifs.
Le Mali a lancé, le mardi 18 février , une plateforme numérique dédiée à sa diaspora afin de faciliter l’accès aux documents administratifs, d’identité et de voyage. Déployée dans les missions diplomatiques et consulaires à l’étranger, cette solution innovante et sécurisée vise également à renforcer la confiance des utilisateurs grâce à des protocoles de sécurité avancés et à la protection des données personnelles.
« Le lancement de cette solution et son opérationnalisation dans quinze jours témoignent de notre volonté de disposer d’une administration plus performante et réactive aux besoins des citoyens. Cette plateforme numérique marque une avancée significative en matière de modernisation et de protection des données administratives, tout en simplifiant l’accès aux documents essentiels pour nos compatriotes résidant à l’étranger », a déclaré Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.
Entièrement conçue et développée par des experts maliens, cette innovation devrait permettre de renforcer la souveraineté numérique du pays. En plus de faciliter les démarches des Maliens de la diaspora, elle bénéficiera également aux étrangers souhaitant se rendre au Mali, en numérisant le processus de demande de visa. À terme, la plateforme sera compatible avec le « Visa Liptako », un système de visa confédéral mis en place par l’Alliance des États du Sahel (AES), favorisant ainsi la mobilité régionale.
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de numérisation de l’État malien, visant à améliorer l’efficacité des services publics. Bien que le pays ait gagné 13 places dans le classement de l’e-gouvernement des Nations unies (EGDI), se positionnant 141e sur 193 pays, il reste encore des défis à relever pour améliorer davantage l’accessibilité et l’efficacité de ses services numériques.
La mise en œuvre réussie de la plateforme numérique devrait également permettre de réduire les délais et les obstacles bureaucratiques, optimisant ainsi la gestion des ressources publiques et réduisant les coûts administratifs. Une coordination étroite entre les ministères concernés sera essentielle pour garantir l’efficacité et la durabilité de ce projet.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Les autorités camerounaises ont commencé la production et la livraison des nouvelles cartes nationales d’identité. Au-delà d’un simple outil d’identification, elles sont présentées comme une autre étape vers la gestion numérisée des identités.
Depuis le lundi 17 février, les Camerounais peuvent effectuer leur pré-enrôlement en ligne pour obtenir la nouvelle carte nationale d’identité (CNI). Développée par l’entreprise allemande Augentic en partenariat avec la Délégation Générale à la Sûreté Nationale (DGSN), cette carte marque une évolution vers une identité biométrique (empreintes digitales, photo numérique haute définition, et éventuellement empreinte rétinienne, reconnaissance faciale) et numérique, riche d’enjeux sécuritaires et même économiques et sociaux pour le Cameroun.
En matière de sécurité, la nouvelle CNI est conforme aux normes ISO/IEC 9303. Elle intègre une puce électronique ou une bande MRZ (Machine Readable Zone) qui contient toutes les données enregistrées sur la carte. Elle est également dotée d’un QR code ; une version de code barre unique à chaque carte. Ces caractéristiques techniques mettent à mal la falsification et l’usurpation d’identité tout en facilitant le contrôle automatisé aussi bien au niveau national qu’à l’international.
Une porte d’entrée vers les e-services
En plus de la biométrie, le caractère numérique de la CNI camerounaise représente aussi un atout économique et de planification sociale. En associant la CNI à un identifiant numérique unique, les citoyens pourraient accéder à des plateformes gouvernementales sécurisées, telles que les services fiscaux, la sécurité sociale ou encore les paiements en ligne.
Avec un identifiant biométrique et numérique fiable, l’ouverture d’un compte bancaire et l’accès aux services financiers numériques à distance devient possible. Les institutions financières pourraient aussi faciliter l’accès aux microcrédits ou à des assurances adaptées en utilisant l’identité numérique pour évaluer la solvabilité des individus. Une identité fiable est au cœur de la confiance dans les transactions économiques. L’identité numérique est aussi un atout pour l’e-commerce.
Cette carte pourrait servir de base pour des systèmes de vote électronique sécurisés, réduisant ainsi les risques de fraude électorale et garantissant une meilleure transparence des processus démocratiques.
Vers l’e-gouvernance
L’identité biométrique et numérique joue aussi un rôle crucial dans la planification sociale, c’est-à-dire la conception et la mise en œuvre de politiques publiques visant à améliorer le bien-être des citoyens. À travers l’ensemble de données authentifiée sur sa population majeure (travailleurs, handicapés, niveau d’étude, lieu de résidence, personne âgée, filiation, étudiants, etc.), le gouvernement peut mieux cibler les programmes sociaux (allocations familiales, bourses d’études, aides au logement). Ces données numériques sont par ailleurs une source d’informations statistiques fiables et utiles pour divers programmes économiques, notamment les prévisions fiscales, les politiques de création d’emploi, etc.
Toutefois, pour que cette nouvelle carte d’identité camerounaise serve réellement de support à une multitude de services numériques et devienne un levier clé pour réduire la pauvreté et améliorer le bien-être des citoyens, il sera nécessaire de mettre en place un système d’identification numérique robuste et interconnecté, de veiller au respect du cadre juridique régissant l’identification et de garantir la protection des données qui sont à l’ère de la quatrième révolution industrielle des ressources précieuses.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Le gouvernement algérien a placé le numérique au cœur du développement socioéconomique du pays. Outre les investissements dans l’infrastructure, l’exécutif veut doter la population des capacités numériques nécessaires pour atteindre ces objectifs.
Sid Ali Zerrouki (photo, au centre), ministre algérien de la Poste et des Télécommunications, a inauguré, le jeudi 20 février à Sétif, un « Skills Center » destiné à former gratuitement les jeunes dans des technologies de pointe. Des centres de ce type seront déployés dans toutes les régions du pays pour renforcer les capacités des jeunes et les qualifier aux métiers d’avenir, assurant ainsi leur intégration effective dans le système numérique national et international.
Dans ces centres, les jeunes Algériens seront formés à l'Intelligence artificielle (IA), au Cloud computing, à l'Internet des objets (IoT), à la cybersécurité et à d’autres spécialités en lien avec les nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (TIC).
Cette initiative peut s’inscrire dans le cadre de la stratégie « Algérie Numérique 2030 », qui a fait du renforcement des capacités l’un de ces cinq piliers. La stratégie traduit la vision du gouvernement de développer la société de l’information en généralisant l’utilisation des TIC dans tous les secteurs de l’économie. L’exécutif veut donc préparer une nouvelle génération de compétences capables de conduire la transformation numérique dans le pays.
Selon la Banque mondiale, près de 230 millions d’emplois nécessiteront des compétences numériques en Afrique subsaharienne d’ici 2030. Si l’Algérie ne fait pas partie de cette région, cela montre à quel point la formation des citoyens aux compétences numériques est importante pour la transformation numérique des pays africains. D’ailleurs, une étude conjointe de la Société financière internationale (SFI) et de Google prédit que l’économie numérique en Afrique vaudra au moins 712 milliards $ en 2050, soit 8,5 % du PIB continental.
Isaac K. Kassouwi
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Dans sa quête de transformation numérique, le Sénégal vise à augmenter la contribution du secteur numérique à au moins 15 % de son PIB d'ici dix ans. Pour atteindre cet objectif ambitieux, le pays s'engage à unifier ses initiatives numériques et à rationaliser les projets.
Le Sénégal va mettre en place un Comité de gouvernance du numérique, dénommé « GouvNum ». Ce projet, approuvé le mercredi 19 février lors du dernier Conseil des ministres, marque une étape clé dans la mise en place d'un cadre cohérent pour les initiatives numériques de l'État.
Selon le communiqué du ministère chargé de la Transformation numérique, durant les vingt dernières années, des investissements colossaux ont été consentis dans la modernisation des infrastructures publiques numériques et l’interconnexion des entités de l’administration, établissant ainsi les fondements d’un système d’information de l’État et d’une architecture d’entreprise gouvernementale. Cependant, une approche fragmentée a engendré des doublons et des incohérences dans les projets numériques des différentes structures étatiques. Une situation qui a entraîné une augmentation des coûts de non-qualité, une stagnation dans la sécurisation des systèmes d’information, et un décalage entre les stratégies sectorielles et la stratégie nationale. Ces obstacles ont entravé l'atteinte des objectifs de la stratégie numérique précédente (SN20-25).
Dans ce contexte, la création de GouvNum s'inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie numérique du Sénégal, le « New Deal Technologique », qui sera lancée le 24 février. Ce comité vise à établir un cadre unique de gouvernance pour les initiatives numériques de l'État, permettant de rationaliser les projets, d'assurer la cohérence des stratégies sectorielles avec la vision globale, d'améliorer la performance et la sécurité, et de garantir un suivi et une évaluation efficaces.
Le GouvNum sera également chargé de renforcer la coordination et la priorisation des programmes numériques, posant ainsi les bases d'une transformation numérique plus efficace et intégrée pour le Sénégal. L'un des objectifs majeurs de cette transformation numérique est d'augmenter la contribution du secteur numérique à au moins 15 % du PIB au cours des dix prochaines années. Cette ambition sera soutenue par une stratégie détaillée à travers les 12 programmes du New Deal Technologique.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Horizon Industries a officiellement lancé ses activités au Burkina Faso en avril 2022. La société est détenue par l’État à hauteur de 35 %, à travers le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES).
Le gouvernement burkinabè prévoit de s’approvisionner en matériel informatique auprès de la société locale Horizon Industries au profit de l’administration publique. Les autorités ont approuvé la signature d’un accord-cadre à cet effet lors du Conseil des ministres du mercredi 19 février.
Le communiqué du Conseil des ministres ne précise ni le type de matériel que le gouvernement souhaite acquérir ni la quantité. Toutefois, on sait qu’Horizon Industries est spécialisée dans l’assemblage d’ordinateurs portables, de téléphones, de tablettes et d’équipements électroménagers.
Cette initiative peut s’inscrire dans le cadre des ambitions de transformation numérique du gouvernement burkinabè. L’exécutif veut positionner le pays comme un leader africain dans l'intégration des TIC dans des secteurs essentiels tels que l'administration publique, l'éducation, la santé, le commerce et l'agriculture. C’est dans ce cadre que le gouvernement a lancé en 2024 la réhabilitation du Réseau informatique national de l’administration (RESINA), qui connectait déjà environ 2800 bâtiments administratifs en août 2023. 130 nouveaux sites avaient été annoncés pour rejoindre le projet en décembre 2024.
Pour le moment, le pays se classe 175e sur 193 selon l’indice de développement de l’e-gouvernement (EGDI) des Nations unies. Le Burkina Faso affiche un score de 0,2895 sur 1, inférieur aux moyennes de l’Afrique de l’Ouest (0,3957), de l’Afrique (0,4247) et du monde (0,6382).
Il convient toutefois de rappeler que l’usage des appareils acquis par le gouvernement pour l’administration nécessitera des compétences numériques de la part des fonctionnaires. De plus, ces équipements pourraient nécessiter un accès à Internet pour certaines tâches. Il serait donc essentiel que les administrations soient connectées à l’Internet haut débit.
Isaac K. Kassouwi
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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L’interopérabilité des paiements numériques s’impose comme un levier clé pour moderniser les systèmes financiers et renforcer l’inclusion bancaire. En connectant banques et fintechs, ces plateformes stimulent l’innovation dans le secteur financier.
Les Comores vont mettre en place une plateforme de commutation de paiements numériques interopérable. La mise en œuvre du projet a été confiée à PayLogic, une société marocaine spécialisée dans les solutions de paiement électronique, comme annoncé dans un communiqué de l’entreprise le dimanche 16 février. L’initiative marque une étape cruciale dans la modernisation de l'infrastructure financière du pays.
« Ce projet témoigne de notre dévouement à fournir des solutions innovantes qui transforment les écosystèmes financiers. En mettant en place un commutateur de paiement interopérable, nous contribuons à créer une infrastructure financière plus inclusive et plus efficace dans l’Union des Comores. Nous sommes ravis de travailler en partenariat avec les parties prenantes locales pour concrétiser cette vision », a déclaré Mohamed Mekouar, président exécutif de PayLogic.
La plateforme s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui au développement du secteur financier (PADSF) et vise à connecter les institutions financières, les banques et les prestataires de services de paiement, créant ainsi un écosystème de paiements numériques fluide et inclusif. Cette interopérabilité permettra aux utilisateurs de réaliser des transferts instantanés entre opérateurs mobiles, entre banques, ainsi qu'entre un opérateur mobile et un compte bancaire.
Elle s’inscrit également dans la politique de la Banque centrale des Comores, qui encourage activement l’inclusion financière. L’institution pousse notamment les banques locales à proposer l’ouverture gratuite de comptes bancaires aux particuliers et des transferts d’argent sans frais pour la diaspora. Cette mesure a déjà permis l’ouverture d’une centaine de comptes depuis début août, avec un objectif ambitieux de bancarisation atteignant 50 % d’ici fin 2025.
Grâce au commutateur interopérable de PayLogic, ces efforts pourraient être renforcés en facilitant l’accès aux services financiers numériques, y compris pour les populations rurales et la diaspora. La réduction de la dépendance aux espèces et l’amélioration de l’efficacité des transactions contribueront à une adoption plus large des services bancaires et de paiement en ligne.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Le mobile money s'impose comme un levier essentiel de l'inclusion financière en Afrique, avec une adoption croissante portée par des solutions innovantes. Dans cette dynamique, Orange Money poursuit son expansion pour offrir des services toujours plus adaptés aux utilisateurs.
Orange Money, le service de transfert d'argent et de paiement mobile du groupe Orange, a officiellement inauguré son siège à Abidjan, le mardi 18 février. Cette implantation stratégique marque une nouvelle étape dans son engagement à faciliter l’accès aux services financiers mobiles en Afrique et au Moyen-Orient.
L’inauguration d’Orange Money Group à Abidjan témoigne de notre volonté de nous rapprocher toujours plus de nos marchés pour continuer de jouer ce rôle de pionnier que nous tenons depuis plus de 15 ans sur les services financiers en Afrique. @mamadou_bamba_ @aminatakn pic.twitter.com/oQat4loDny
— Jérôme Hénique (@jerome_henique) February 19, 2025
Selon Aminata Kane, directrice générale d'Orange Money Group, l'implantation du siège marque une étape clé dans la mission d’Orange de digitaliser les transactions et d’accompagner une clientèle en pleine croissance. De son côté, Jérôme Hénique, directeur exécutif d'Orange Afrique et Moyen-Orient (OMEA), souligne que cette initiative reflète la volonté d’Orange de renforcer sa proximité avec les marchés et de poursuivre son engagement dans les services financiers mobiles, un secteur où l’entreprise évolue depuis plus de 15 ans.
Depuis son lancement en 2008 en Côte d'Ivoire, Orange Money a connu une croissance exponentielle, atteignant 40 millions d'utilisateurs actifs mensuels en février 2025. Cette expansion s'inscrit dans un contexte régional favorable, où les services financiers mobiles jouent un rôle crucial dans l'inclusion financière. En 2023, les transactions via mobile money dans la zone UEMOA ont atteint 171 959,1 milliards FCFA (environ 275 milliards de dollars), soit une augmentation de 146,3% par rapport à l'année précédente. La Côte d'Ivoire, avec plus de 23 millions d'utilisateurs de services financiers mobiles en 2023, se positionne comme un acteur clé de cette dynamique.
L’implantation du siège d’Orange Money Group à Abidjan ouvre de nouvelles perspectives pour le marché ivoirien et la région. Elle permettra une plus grande proximité avec les utilisateurs et une meilleure réactivité face à leurs attentes. De plus, l’Afrique de l’Ouest est en passe de devenir un hub majeur du mobile money, dépassant progressivement l’Afrique de l’Est en matière de croissance et d’adoption des services financiers mobiles.
Dans cette dynamique, Orange Money continue d’innover. L’entreprise a élargi sa gamme de services, notamment avec le paiement par QR code, destiné aux marchands et aux utilisateurs finaux. Grâce à son partenariat avec Mastercard, elle a également lancé en 2024 une carte virtuelle accessible via les comptes mobiles dans sept pays, avec une ambition d’expansion à de nouveaux marchés en 2025.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Le gouvernement congolais veut accélérer l’inclusion financière en facilitant l’accès aux services financiers à toutes les couches de la population. Pour y parvenir, il mise sur les technologies numériques.
La République démocratique du Congo (RDC) veut numériser le secteur de la microfinance pour accélérer l’inclusion financière de la population. À cet effet, un contrat a été attribué le vendredi 14 février à un consortium composé de PAYCODE FINTECH Congo, BANKTECH Software Services et Hong-Kong Top Wise Communications.
Financée par le gouvernement et la Banque mondiale, l’initiative porte sur la fourniture de 10 000 terminaux de paiement électronique (TPE) aux institutions de microfinance (IMF) et aux coopératives d’épargne et de crédit (COOPEC). Cela permettra notamment à ces institutions de se connecter au système de paiement électronique national de la Banque centrale du Congo.
L’initiative s’inscrit dans le cadre du Projet Transforme, qui vise l’autonomisation des femmes entrepreneures et la mise à niveau des petites et moyennes entreprises (PME) pour la transformation économique et l’emploi. Selon la Stratégie nationale d’inclusion financière 2023-2028, le taux actuel d'inclusion financière en RDC était de 38,5 % à fin 2022. Le gouvernement congolais a pour objectif d'augmenter ce taux à 65 % d'ici 2028.
Les institutions de microfinance et les coopératives d’épargne et de crédit pourraient avoir à jouer un grand rôle dans l’atteinte de cet objectif. Fin 2022, la RDC comptait 78 COOPEC et 15 IMF. Ces deux types représentaient 86,1 % de l'ensemble des établissements de crédit en RDC à fin 2022 (108) et 32,4 % de l’ensemble des institutions financières (287). Par ailleurs, le portefeuille de crédit a enregistré une croissance de 21% en 2022 pour atteindre 283,5 millions $ contre 234,3 millions $ en 2021 et 168 millions $ en 2020. La mobilisation de l’épargne, quant à elle, est passée de 256,97 millions $ en 2020 à 333,76 millions $ en 2022, soit une croissance d’environ 30%.
Il convient de préciser que la capacité des institutions de microfinance et des coopératives d’épargne et de crédit à utiliser efficacement les terminaux distribués sera déterminante pour leur adoption. Par ailleurs, la Stratégie nationale d’inclusion financière souligne que leur couverture géographique reste inégale. Par exemple, les provinces de Kinshasa, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu concentrent à elles seules près de 70 % de ces institutions.
« En dépit de leur nombre plus important par rapport aux banques, les institutions de microfinance comptent moins de points d’exploitation (186) que les banques (445) et ne représentent qu’un faible pourcentage des actifs du secteur financier, soit environ 3 % », peut-on lire dans le document de la stratégie.
Isaac K. Kassouwi
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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L'IA transforme divers secteurs et améliore la productivité. Les nations africaines reconnaissent de plus en plus son potentiel et cherchent à investir dans ce domaine pour tirer parti de ses retombées économiques, favoriser l'innovation et renforcer leur position sur la scène internationale.
L’Algérie souhaite que l’intelligence artificielle (IA) contribue à hauteur de 7 % de son produit intérieur brut (PIB) d’ici 2027. Cette ambition a été dévoilée par le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki (photo, à gauche), lors de la troisième édition du CTO Forum Algeria le lundi 17 février. L’initiative vise à diversifier l'économie nationale et positionner le pays parmi les leaders mondiaux du secteur.
Pour réaliser cette vision, le pays a investi dans des universités de premier plan dédiées à l’IA, à la robotique et aux mathématiques. En outre, des incubateurs ont été déployés à travers le territoire national pour favoriser l’innovation et encourager l’émergence de start-up technologiques.
De l'autre côté, Algérie Télécom, l'opérateur public de télécommunications, s'est engagé à établir un fonds d’investissement de 1,5 milliard de dinars (11,1 millions $) destiné à soutenir les start-up spécialisées en IA, cybersécurité et robotique. Cette démarche s'inscrit dans une stratégie présidentielle qui vise à créer 20 000 start-up dans les plus brefs délais. En parallèle, le gouvernement mise sur des programmes de formation, tels que les Scale Centers, pour renforcer les compétences en IA, cybersécurité et cloud computing, en ciblant notamment les jeunes sans formation universitaire. La Commission nationale d’IA a également lancé une stratégie ambitieuse pour structurer et dynamiser ce secteur clé.
Renforcement des infrastructures numériques
Pour soutenir cette dynamique prometteuse, des efforts considérables ont été déployés en matière d’infrastructures numériques. Le gouvernement a procédé à l'installation de 265 000 kilomètres de fibre optique et à la connexion de 1400 sites en 4G. L'objectif est d'améliorer la couverture des zones enclavées. De plus, il prévoit l’implantation de 7000 nouvelles stations 4G d’ici 2025, afin de renforcer la connectivité et d'accroître les débits Internet.
Si cette stratégie porte ses fruits, elle pourrait transformer en profondeur l’économie algérienne en améliorant la productivité dans des secteurs clés tels que l’industrie, l’agriculture et les services. L'IA jouera un rôle central dans cette transformation, en optimisant la gestion des ressources, en automatisant les processus et en facilitant la prise de décisions fondées sur des données précises.
En favorisant l’émergence de start-up locales capables de développer des solutions technologiques avancées, l’Algérie pourrait non seulement renforcer son efficacité économique, mais aussi se positionner comme un exportateur de technologies. À cet égard, Olumide Balogun, directeur de Google pour l'Afrique de l'Ouest, souligne que l'IA pourrait apporter jusqu'à 1500 milliards de dollars au PIB de l’Afrique d’ici 2030. Cette perspective met en évidence l’importance pour l’Algérie de s’investir pleinement dans le développement de l’IA afin de capter une part significative de ce marché en pleine expansion.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Face aux enjeux croissants de la transformation numérique, de l’intelligence artificielle et de la cybersécurité, de nombreux pays africains cherchent à renforcer leurs capacités technologiques. Dans ce contexte, la coopération internationale ouvre de nouvelles perspectives de développement.
Le ministre congolais des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, Léon-Juste Ibombo (photo, à gauche), a reçu le lundi 17 février l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération de Russie en République du Congo, Ilias Iskandarov (photo, à droite). Cette rencontre visait à explorer les perspectives de coopération bilatérale dans les domaines de la numérisation, de l’intelligence artificielle (IA) et de la cybersécurité, marquant ainsi une étape significative dans le renforcement des relations numériques entre les deux nations.
J'ai reçu en audience SEM Ilias ISKANDAROV ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération de Russie en République du Congo à l'ordre du jour coopération dans le secteur du numérique et de l'intelligence artificielle @caria_congo pic.twitter.com/JBTeDyE05N
— Léon-Juste Ibombo (@LeonJuste) February 17, 2025
Au cours des discussions, le ministre Ibombo a confirmé que des négociations sont en cours pour établir une coopération mutuellement bénéfique avec les institutions russes, notamment en vue de la construction d'un Centre russe d'études africaines doté d'un module de formation aux spécialités informatiques destiné aux Congolais.
L'ambassadeur Iskandarov a suggéré d'élargir cette coopération en déployant des cycles éducatifs dédiés à la transformation numérique au Congo. Ces programmes, envisagés dans les centres administratifs et industriels du pays, visent à offrir une formation avancée aux fonctionnaires d’État et aux spécialistes informatiques du secteur privé sur des sujets tels que la réglementation numérique, la protection des données et l'application de l'intelligence artificielle.
Cette rencontre s'inscrit dans le cadre des efforts continus du gouvernement congolais pour accélérer la transformation numérique, en s'appuyant sur des partenariats stratégiques. La Russie, reconnue comme une puissance émergente dans les domaines de la technologie et de la cybersécurité, se distingue par son engagement à renforcer la sécurité numérique à l'échelle mondiale.
Depuis 1998, elle a été pionnière dans la prise en compte de la sécurité de l'information aux Nations unies, démontrant une compréhension précoce des risques liés à l'ère numérique. Après des années d’investissements et d’innovations, elle a considérablement renforcé son expertise, se positionnant aujourd’hui parmi les leaders mondiaux du secteur. Selon l'Union internationale des télécommunications, la Russie figure parmi les pays ayant un indice élevé en matière de développement des TIC, avec un score de 90,6 sur 100. En matière de cybersécurité, le pays se classe dans la catégorie Tier 2, comprenant des pays avancés dans le secteur avec des scores établis entre 85 et 95.
Ce partenariat promet d'apporter des avantages significatifs au Congo, notamment en renforçant les compétences numériques locales, en améliorant la sécurité des infrastructures informatiques et en facilitant l'accès aux technologies avancées. De plus, cette coopération pourrait servir de tremplin pour de nouveaux partenariats internationaux dans le secteur numérique, positionnant le Congo comme un acteur clé dans l'écosystème technologique africain et mondial.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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