Il s’attaque aux contraintes structurelles de la pisciculture. Son entreprise conçoit des outils adaptés aux réalités du terrain, avec l’objectif d’optimiser les rendements et de sécuriser les revenus des pisciculteurs.

Boniface Wainaina (photo) est un entrepreneur kényan, fondateur et directeur général de Constantnople, une entreprise africaine spécialisée dans l’aquaculture. Sa mission est d’améliorer les conditions de production et de rendre l’activité des pisciculteurs plus rentable et durable.

L’offre de Constantnople repose sur la conception et la fabrication de cages à poissons modernes, destinées à remplacer les installations traditionnelles en bois ou en métal, souvent considérées comme peu durables et inefficaces. Ces cages innovantes sont fabriquées à partir de matériaux résistants, adaptés à une immersion prolongée, ce qui réduit les dégradations et les coûts de maintenance et de remplacement.

Au-delà de l’équipement, l’entreprise propose également un système intégré permettant aux pisciculteurs de suivre précisément l’évolution de leur production. Cette solution permet notamment de surveiller en continu des paramètres essentiels tels que la qualité de l’eau, la santé des poissons et leur alimentation. L’objectif est d’identifier rapidement les anomalies afin de limiter les pertes et d’optimiser les rendements.

Constantnople cible principalement les petits et moyens exploitants, souvent confrontés à des contraintes financières et à des pertes importantes. Encore en phase de déploiement, l’entreprise a déjà commencé à équiper ses premiers utilisateurs, en majorité des pisciculteurs indépendants.

Boniface Wainaina est un comptable, diplômé de la KCA University au Kenya. Il est aussi titulaire d’une licence en administration et gestion des affaires obtenue en 2023 à l’European Business Institute of Luxembourg.

Il a commencé sa carrière professionnelle en 2016 comme comptable chez Infotech Management, une entreprise technologique. L’année suivante, il devient comptable chez Kirvam International, une société kényane de services et conseil en informatique. De 2019 à 2024, il occupe le même poste chez Danco Capital, un fabricant et fournisseur de tuyaux et de raccords en Afrique de l’Est.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Il s’attaque aux déséquilibres structurels qui freinent le secteur agricole. À travers une solution innovante, il propose une nouvelle manière d’organiser les échanges et de créer de la valeur.

Desmond Koney (photo) est un entrepreneur technologique ghanéen. Il est cofondateur et directeur général de Complete Farmer, une agri‑tech qui développe une plateforme numérique visant à connecter l’ensemble des acteurs du secteur.

Fondée en 2017, Complete Farmer se présente comme un espace unique réunissant les principaux intervenants de l’agriculture. L’outil met en relation les agriculteurs, les entreprises acheteuses de produits agricoles, ainsi que les fournisseurs d’équipements et de services.

L’entreprise propose plusieurs services adaptés aux besoins de chaque catégorie d’acteurs. Pour les agriculteurs, la solution offre des outils permettant d’organiser leurs activités, d’accéder aux intrants agricoles et de trouver des acheteurs fiables. Elle contribue également à améliorer leurs rendements en favorisant l’adoption de pratiques conformes aux exigences du marché.

Pour les acheteurs, elle simplifie l’approvisionnement en produits agricoles de qualité. Ils peuvent entrer en contact avec des producteurs vérifiés, suivre leurs commandes et obtenir des produits conformes à leurs besoins, avec une transparence accrue sur l’ensemble du processus. Quant aux fournisseurs, la plateforme agit comme un marché numérique où ils peuvent proposer directement leurs produits et services aux agriculteurs, élargissant ainsi leur clientèle.

En centralisant ces services au sein d’un outil unique, Complete Farmer répond au problème de la fragmentation des activités dans le monde rural. La solution s’appuie sur la technologie pour garantir que les pratiques agricoles respectent les exigences des marchés internationaux, assurant ainsi de meilleurs revenus aux producteurs et une qualité constante pour les acheteurs.

Desmond Koney est diplômé de la Kwame Nkrumah University of Science and Technology, où il a obtenu en 2013 une licence en génie mécanique. Il y a ensuite travaillé pendant deux ans en tant qu’assistant d’enseignement.

Melchior Koba

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L’agritech s’impose en Afrique comme levier contre la volatilité alimentaire, en raccourcissant les circuits et en sécurisant les paiements pour des millions de fermiers. Au Nigeria, plusieurs initiatives illustrent ce potentiel.

Riches Attai (photo) est un entrepreneur nigérian et directeur général de Winich Farms, une entreprise agricole moderne. Il veut révolutionner la chaîne d’approvisionnement alimentaire en Afrique en connectant directement producteurs et acheteurs.

Fondée en 2019 par Riches Attai, Winner Attai et Chichebem Jibunoh, Winich Farms propose une plateforme numérique qui relie les agriculteurs aux commerçants, transformateurs ou entreprises. Ce modèle élimine les intermédiaires, souvent à l’origine de la hausse des prix et de la baisse des revenus des producteurs.

La plateforme s’appuie sur un réseau d’agents de terrain qui collectent les produits agricoles chez les fermiers. Ces récoltes sont ensuite regroupées dans des centres dédiés pour vérification, avant d’être livrées aux acheteurs. Ce processus garantit une qualité supérieure et une distribution plus efficace.

Winich Farms va plus loin en offrant des services concrets pour améliorer le quotidien des agriculteurs. Les producteurs reçoivent des paiements directs et sécurisés via une carte dédiée, qui donne aussi accès au stockage de récoltes, aux retraits d’argent et à des solutions de financement.

L’entreprise propose également des ressources pour soutenir la production agricole : semences, engrais, produits de traitement ou matériel agricole. Des options de financement permettent aux fermiers de développer leur activité en utilisant leurs récoltes comme garantie.

Riches Attai est diplômé de l’University of Benin (Nigeria), où il a obtenu en 2016 un bachelor en économie. Entre 2016 et 2018, il était le directeur général d’Attai’s Consumption, une entreprise spécialisée dans le reconditionnement des haricots africains.

Melchior Koba

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Au Ghana, 3Farmate développe une solution qui ambitionne de moderniser l’agriculture en Afrique grâce à l’IA et à la robotique. L’entreprise cible d’abord son marché local, mais envisage une expansion régionale, avec l’ambition de déployer ses robots dans d’autres pays africains.

3Farmate est une jeune pousse ghanéenne opérant dans l’agritech. Fondée en 2021 à Accra par Clinton Anani (photo, à gauche), l’entreprise conçoit des robots autonomes capables d’exécuter plusieurs tâches agricoles, avec pour objectif d’améliorer la productivité tout en réduisant les coûts pour les agriculteurs.

Au cœur de son offre figure Fama, un robot agricole autonome conçu pour planter, désherber et appliquer des engrais sans intervention humaine. Fama fonctionne sans GPS, s’appuyant sur un système de vision par intelligence artificielle pour naviguer dans des environnements complexes et irréguliers.

« Le système est conçu pour les conditions réelles de l’exploitation agricole : terrain accidenté, sols meubles et boueux, conditions météorologiques imprévisibles. Un seul opérateur peut superviser plusieurs robots, chacun couvrant entre 11 et 14 hectares par jour avec une précision de plantation inférieure à 85 mm. Les agriculteurs nous paient à l’hectare, ce qui leur permet de bénéficier de ce niveau d’automatisation sans avoir à acheter de matériel au préalable », a indiqué Clinton Anani.

Cette approche répond aux réalités du terrain africain, où les exploitations agricoles sont souvent fragmentées, peu mécanisées et situées dans des zones à connectivité limitée. En automatisant des tâches critiques, la solution permet de pallier les pénuries de main-d’œuvre et d’optimiser les opérations agricoles.

Le modèle économique repose sur une facturation à l’usage, permettant aux agriculteurs d’accéder à cette technologie sans investissement initial lourd. Il s’agit d’une proposition de valeur clé dans un secteur où les équipements agricoles restent souvent hors de portée financière.

Au-delà de la performance opérationnelle, 3Farmate s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation des systèmes agricoles. En combinant automatisation, données et intelligence artificielle, la start-up contribue à faire émerger une agriculture plus productive, durable et résiliente face aux défis climatiques et démographiques.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia 

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Depuis son lancement en 2011, le POESAM a déjà accompagné de nombreux entrepreneurs en Afrique et au Moyen-Orient. Cette année, le concours met l’accent sur les projets intégrant l’IA, la data et la cybersécurité, pour répondre aux enjeux sociaux et environnementaux actuels.

Orange a annoncé, le lundi 30 mars , l’ouverture des candidatures pour la 16ᵉ édition du Prix Orange de l’Entrepreneur Social en Afrique et au Moyen-Orient (POESAM). Les jeunes entrepreneurs issus des 17 pays où est présent le groupe télécoms, ont jusqu’au 10 mai pour soumettre leurs projets sur la plateforme dédiée.

Pour cette édition, l’initiative met en avant des projets s’appuyant sur des technologies comme l’intelligence artificielle, le big data ou la cybersécurité. Les solutions développées dans des secteurs tels que l’agriculture, la santé, l’éducation ou l’environnement sont particulièrement ciblées, dans un contexte où ces domaines concentrent une part importante des besoins d'innovation en Afrique.

Le concours s’articule en deux phases. Une première sélection est organisée au niveau national, permettant de désigner les meilleurs projets dans chaque pays. Les candidats retenus accèdent ensuite à une phase internationale au cours de laquelle sont attribués le Grand Prix, ainsi qu’un Prix dédié à l’entrepreneuriat féminin.

Les lauréats bénéficieront d’un appui financier, avec des récompenses allant de 10 000 à 25 000 euros pour les trois premiers prix, et de 20 000 euros pour le Prix international de la femme. Au-delà de ces dotations, le programme prévoit aussi un accompagnement à travers les dispositifs du groupe Orange, notamment en matière de mise en réseau et d’accès à des opportunités de développement.

Lancé il y a plusieurs années, le POESAM a déjà enregistré plus de 17 000 candidatures et permis de distinguer de nombreuses start-up dans la région. Il s’inscrit dans une dynamique plus large de soutien à l’innovation portée par les grands groupes télécoms en Afrique et au Moyen-Orient, dans un contexte de montée en puissance des écosystèmes technologiques.

Les entrepreneurs intéressés peuvent soumettre leur candidature en ligne via la plateforme dédiée : https://POESAM.Orange.com/.

Samira Njoya

Edité par : Feriol Bewa

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En Afrique, les exploitants agricoles font face à des défis que la technologie commence à résoudre. PropelMapper en est un exemple, avec une solution conçue pour simplifier et améliorer les pratiques du secteur.

PropelMapper est une solution agritech développée par une jeune pousse sud-africaine. Elle vise à moderniser le travail des conseillers agricoles en s’appuyant sur l’intelligence artificielle (IA) et les interfaces vocales.

Positionnée comme un « système d’exploitation » dédié au conseil terrain, la plateforme entend simplifier la collecte et l’exploitation des données agricoles. La solution a été lancée en 2024.

« Les conseillers sont contraints d’utiliser des logiciels de gestion de la relation client (CRM) standardisés ou des tableurs qui n’ont pas été conçus pour leur mode de travail : sur le terrain, en déplacement et dans la gestion de dizaines de relations avec les agriculteurs », a déclaré Christine van Wyk, vice-présidente des solutions appliquées de la start-up. Et d’ajouter : « les observations cruciales se perdent entre le terrain et le bureau. Les connaissances restent enfermées dans les têtes individuelles au lieu de devenir une intelligence organisationnelle ».

Concrètement, PropelMapper permet aux professionnels de capturer leurs observations directement sur le terrain via des notes vocales. Ces enregistrements sont ensuite traités par des outils d’IA, qui les transforment automatiquement en rapports structurés, exploitables et partageables.

La plateforme intègre également des fonctionnalités de gestion de la relation client, de collaboration entre équipes et de cartographie, permettant de centraliser l’ensemble des données dans un environnement unique.

L’ambition de la solution est de répondre à un problème récurrent dans le secteur agricole : la fragmentation des données et la lourdeur des tâches administratives. Les conseillers accumulent souvent des informations dispersées (notes, fichiers, mémos vocaux) difficiles à exploiter.

PropelMapper vise à transformer ces données brutes en informations exploitables, à la fois au niveau des exploitations, des marchés et des organisations.

Au-delà du gain de productivité, la solution promet aussi de libérer du temps pour les interactions humaines, considérées comme essentielles dans le conseil agricole. Selon l’entreprise, l’automatisation du reporting permettrait de réduire la charge administrative, tout en améliorant la qualité des analyses produites.

Avec ce positionnement, PropelMapper s’inscrit dans une tendance d’intégration de l’IA et de la voix dans les outils professionnels, notamment dans les secteurs où le travail de terrain domine. À mesure que l’agriculture se numérise, ce type de solution pourrait jouer un rôle clé dans la structuration des données et l’optimisation des décisions à l’échelle des exploitations et des filières.

Adoni Conrad Quenum

Edité par M.F. Vahid Codjia

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L’Angola poursuit le développement de son secteur spatial. Le pays dispose déjà d’un satellite de télécommunications, AngoSat-2, utilisé notamment pour accélérer la couverture du réseau sur l’ensemble du territoire.

Les autorités angolaises ont procédé, lundi 16 mars, au lancement officiel du projet de construction et de mise en orbite du premier satellite d’observation de la Terre du pays,  ANGEO-1. D’un coût estimé à environ 225 millions d’euros (259 millions USD), l’appareil est développé en partenariat avec Airbus.

Les travaux ont été lancés dans les locaux d’Airbus Defence and Space à Toulouse, en France, par Mário Augusto da Silva Oliveira (photo, à gauche), ministre des Télécommunications, des Technologies de l’information et de la Communication sociale. Lors de la cérémonie, le ministre a souligné que ANGEO-1 permettra à Angola d’accéder de manière souveraine et directe à plus de 1000 images à haute résolution par jour, d’après un communiqué du Bureau de gestion du Programme spatial national (GGPEN) qui faisait partie de la délégation angolaise.

« Cette capacité sera essentielle pour soutenir le développement économique, la gestion durable des ressources naturelles et la sécurité du territoire, renforçant la capacité du pays à élaborer des politiques publiques et à prendre des décisions stratégiques fondées sur des données concrètes », peut-on lire dans le communiqué.

Le projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme spatial national. Les autorités ambitionnent « de transformer la République d’Angola d’un simple utilisateur de services, de produits et de technologies spatiales en un opérateur et producteur de ces mêmes technologies, assurant ainsi son indépendance technologique spatiale ». Outre les télécommunications, un programme d’observation de la Terre est également prévu, visant la surveillance environnementale, l’agriculture de précision, la gestion des ressources naturelles et la prévention des catastrophes.

Dans ce contexte, le président de la République, João Lourenço, a annoncé en octobre 2025 la création de l’Agence spatiale angolaise. Le « Livre blanc des TIC 2023–2027 » prévoit également la création d’un centre d’études spatiales, la formation d’experts nationaux, ainsi que le développement d’infrastructures de communication, de navigation et de météorologie. 

Isaac K. Kassouwi

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Face aux défis structurels de l’agriculture africaine (pertes post-récolte, accès limité au financement et marchés fragmentés), plusieurs start-up explorent des solutions numériques pour moderniser les chaînes de valeur agricoles. C’est dans cette dynamique que s’inscrit AgriBORA.

AgriBORA est une solution agritech développée par une jeune pousse kényane. Elle propose un modèle intégré visant à améliorer la gestion et la commercialisation des récoltes.

Son approche repose notamment sur un système de stockage certifié permettant aux agriculteurs, coopératives et négociants de conserver leurs céréales dans des entrepôts sécurisés et contrôlés. Ce dispositif vise à réduire les pertes post-récolte, un problème majeur dans de nombreux pays africains. La start-up a été fondée en 2018 par Kizito Odhiambo.

« Nous construisons un écosystème complet autour des agriculteurs, leur facilitant l’accès aux intrants agricoles, aux services financiers et aux marchés de vente de manière à rendre le processus abordable, pratique et fiable pour eux et leurs partenaires commerciaux. Notre objectif est de réduire les risques liés à l'agriculture à petite échelle, d'améliorer la productivité agricole et de faciliter des échanges commerciaux efficaces », a indiqué la jeune pousse.

Au cœur du dispositif figure un mécanisme de financement basé sur les récépissés d’entrepôt numériques. Concrètement, les agriculteurs qui déposent leurs récoltes dans les entrepôts partenaires reçoivent un reçu électronique qu’ils peuvent utiliser comme garantie pour accéder à des financements. Ce système leur permet de débloquer jusqu’à 70 % de la valeur de leur production tout en conservant la propriété de leurs céréales.

La solution inclut une dimension de mise en relation avec le marché. Grâce à la plateforme, les producteurs peuvent accéder à des informations sur les prix et vendre leurs récoltes à des acheteurs vérifiés lorsque les conditions du marché deviennent plus favorables. L’objectif est d’éviter les ventes précipitées à bas prix, fréquentes après les récoltes.

AgriBORA développe ainsi un écosystème numérique destiné à structurer le commerce des céréales en Afrique de l’Est. Elle s’appuie notamment sur des outils digitaux, des données climatiques et des services financiers pour améliorer la productivité et la résilience des exploitations agricoles.

En combinant stockage intelligent, financement et accès au marché, cette agritech ambitionne de réduire les risques pour les agriculteurs et de renforcer l’efficacité des chaînes d’approvisionnement agricoles sur le continent.

Adoni Conrad Quenum

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Entre entrepreneuriat et recherche, il explore la frontière entre la technologie et l’agriculture. Il conçoit des outils capables de redéfinir le pilotage de l’eau dans les champs.

Lamine Dabo (photo) est un entrepreneur sénégalais spécialisé dans la deeptech. Il est le fondateur et directeur général d’Agro‑AI, une entreprise créée en 2025 qui accompagne les producteurs agricoles dans la réduction de leur consommation d’eau tout en protégeant leurs cultures.

Encore en phase pilote, Agro‑AI propose un service numérique capable d’indiquer, pour chaque parcelle ou bloc d’irrigation, le moment optimal et la quantité idéale d’eau à apporter. L’outil ne remplace pas les équipements existants : il s’appuie sur les capteurs et systèmes déjà installés afin de transformer les données brutes en recommandations simples et exploitables.

Pour formuler ses conseils, l’entreprise croise différentes sources d’information : données météorologiques et d’évapotranspiration (perte d’eau liée au climat), état du sol (taux d’humidité, capacité de rétention), type de culture et besoins hydriques spécifiques. Le système intègre également les informations fournies par les réseaux d’irrigation (débits, pressions et volumes appliqués), afin d’offrir une vision précise, bloc par bloc, de la situation hydrique des cultures.

Cette solution promet une irrigation plus régulière, prévisible et transparente pour l’ensemble des acteurs d’une exploitation (producteur, gestionnaire de l’eau, propriétaire, etc.). Elle vise à réduire la consommation d’eau de ses utilisateurs de 20 à 35 %.

Diplômé de la Sorbonne Université (master en histoire des relations internationales, 2024) et de l’Université Panthéon‑Assas (master en relations et affaires internationales, 2024), Lamine Dabo est également titulaire d’un master en analyse commerciale internationale obtenu en 2025 à la Hult International Business School.

Après un stage en édition en 2023 chez Présence Africaine Éditions en France, il devient en 2024 analyste de recherche en intelligence artificielle au LASPAD‑UGB, un laboratoire d’analyse des sociétés et du pouvoir basé au Sénégal. Il rejoint ensuite l’Université Harvard, aux États‑Unis, où il travaille jusqu’en 2025 en tant que consultant en stratégie et évaluation.

Melchior Koba

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Avec une technologie issue de la recherche marine, elle veut interpréter les signaux biologiques des poissons. Une idée simple, mais décisive pour les acteurs d’un secteur en quête d’efficacité durable.

Sarah Carroll (photo) est une scientifique et entrepreneure sud‑africaine, cofondatrice et directrice générale de MariHealth Solutions, une entreprise de deeptech spécialisée dans la santé et la nutrition aquacoles. Sa mission : transformer la manière dont les fermes aquacoles et les fabricants d’aliments surveillent et améliorent la performance de leurs élevages.

Fondée en 2021, MariHealth Solutions ambitionne d’offrir une compréhension approfondie du fonctionnement de l’organisme des poissons lorsqu’ils évoluent dans différents environnements, face à des pathogènes ou selon divers régimes alimentaires. L’entreprise se positionne comme un véritable partenaire d’aide à la décision, capable de transformer des signaux biologiques complexes en recommandations opérationnelles pour les professionnels de l’aquaculture.

Ses technologies permettent de suivre la santé et le bien‑être des poissons, de décrypter les mécanismes des maladies et d’évaluer l’efficacité des vaccins. Elles servent aussi à mesurer l’impact réel d’ingrédients innovants, de nouvelles formulations alimentaires ou encore de pratiques d’élevage et de conditions environnementales variables sur la physiologie des animaux.

Sarah Carroll est titulaire d’un bachelor en zoologie obtenu en 2013 à Rhodes University. Elle a ensuite obtenu un master en biotechnologie marine (2016) et un doctorat en biochimie et biologie moléculaire (2020) à l’Université du Cap, où elle a exercé comme chercheure associée entre 2020 et 2022.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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