Les autorités mauritaniennes intensifient leurs efforts pour accélérer la transformation numérique et dynamiser le développement socioéconomique du pays. Cette modernisation s’étend à tous les secteurs, y compris la justice.
Les citoyens mauritaniens pourront désormais demander et obtenir leur casier judiciaire en ligne. Le gouvernement a annoncé le vendredi 28 mars avoir digitalisé le processus afin de simplifier les démarches administratives, améliorer la rapidité du traitement des demandes et renforcer la transparence des procédures judiciaires.
Selon le ministère de la Transformation numérique et de la Modernisation de l’administration, le processus est accessible via l’application Houwiyeti et le portail Khidmati, disponibles sur Play Store et App Store. « Le portail Khidmati permet aux citoyens d'accéder aux services publics digitalisés et d’effectuer leurs démarches en ligne, en toute sécurité, à partir de n’importe quel smartphone ou ordinateur disponible sur le marché mauritanien », a ajouté le ministère.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’ambition du gouvernement mauritanien de rapprocher l’administration des citoyens grâce à la transformation numérique. Le 27 mars, le ministère de la Transformation numérique annonçait le lancement d’une plateforme numérique pour faciliter les processus de création et de gestion des partis politiques. La veille, les autorités avaient déjà rencontré les acteurs du secteur de l’assurance pour intégrer leurs services à la plateforme nationale de services numériques en cours de développement.
Pour soutenir cette ambition, le gouvernement mauritanien a lancé en janvier dernier un projet baptisé « Digital-Y », financé à hauteur de 4 millions d’euros (environ 4,3 millions $) et réalisé en partenariat avec la coopération allemande. Ce projet a pour but d’intégrer les outils numériques dans la gestion publique afin de moderniser les services, renforcer la transparence administrative et stimuler le développement économique et social.
Il convient toutefois de rappeler que l’ambition du gouvernement mauritanien de rapprocher l’administration de la population via le numérique pourrait être freinée par des obstacles comme le manque de compétences numériques, ainsi que l’accès limité à Internet ou à des appareils compatibles. L’Union internationale des télécommunications (UIT) estime qu’environ 55,6 % des 5 millions de Mauritaniens en 2023 n’utilisaient pas Internet.
Isaac K. Kassouwi
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Chaque week-end, la rédaction de We Are Tech Africa vous rappelle les principales informations de la semaine dans le domaine du numérique en Afrique, ainsi que leurs implications.
Senum SA et Sonatel s’allient pour soutenir la transformation numérique au Sénégal
Sénégal Numérique (SENUM SA) et Sonatel ont signé un partenariat pour accélérer la transformation numérique du Sénégal. L'accord prévoit notamment l'interconnexion des câbles sous-marins des deux entités pour renforcer la résilience des infrastructures numériques, la réactivation du point d’échange Internet SENIX pour améliorer la gestion des flux de données et renforcer la souveraineté numérique, ainsi que l'interconnexion des pôles Sénégal Services et Orange Digital Service pour une meilleure accessibilité aux services numériques publics et privés.
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Maroc : la ville de Rabat dotée de 4000 caméras intelligentes d'ici la fin de l'année
D'ici fin 2025, Rabat installera 4000 caméras intelligentes équipées de technologies avancées, telles que la reconnaissance faciale et la lecture automatique des plaques d'immatriculation, pour renforcer la sécurité urbaine et optimiser la gestion du trafic. Ce projet, piloté par Rabat Région Aménagements, bénéficie d'un budget d'environ 100 millions de dirhams (environ 10,4 millions USD).
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Le Kenya annonce le lancement de sa Stratégie nationale d'intelligence artificielle
Le Kenya a lancé cette semaine sa Stratégie nationale d'intelligence artificielle pour 2025-2030, visant à positionner le pays en leader de l'innovation en IA en Afrique et à l'échelle mondiale. Cette feuille de route, élaborée depuis mai 2024 avec divers acteurs nationaux et internationaux, met l'accent sur l'innovation, la gouvernance éthique et la collaboration.
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DigiSchool 2025 : un programme pour initier 36 000 élèves marocains au TIC
Le ministère de l'Éducation nationale du Maroc, en partenariat avec Huawei Maroc, a lancé le programme « DigiSchool 2025 ». Ce projet vise à former 1 800 enseignants aux technologies émergentes et à initier 36 000 élèves aux TIC via des clubs répartis dans 248 établissements à travers les 12 régions du pays. Cette initiative s'inscrit dans la stratégie « Maroc Digital 2030 », visant à positionner le Maroc comme un hub technologique majeur en Afrique.
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La Mauritanie travaille sur une plateforme nationale de service numérique
La Mauritanie a annoncé le développement d'une plateforme numérique nationale visant à rapprocher l'administration des citoyens. Ce projet s'inscrit dans le cadre de l'initiative « Digital-Y », lancée en janvier 2025 avec un financement de 4 millions d'euros en partenariat avec la coopération allemande, pour moderniser les services publics et stimuler le développement socioéconomique.
La Mauritanie travaille sur une plateforme nationale de service numérique
Le pays d'Afrique du Nord mise sur la coopération internationale pour développer un secteur du numérique. Au cours des derniers mois, il s’est notamment rapproché de l’Inde, de la France et de l’Italie.
La Tunisie veut renforcer sa coopération avec la Suède dans le domaine du numérique. La question a fait l’objet de discussions le mercredi 26 mars lors d’une rencontre entre Sofiene Hemissi (photo, au centre), ministre des Technologies de la communication, et Cécilia Wramsten Usher, ambassadrice du Royaume de Suède en Tunisie. Elle était notamment accompagnée de Nader Ben Ammar, directeur général de la société Ericsson en Tunisie.
Les principaux axes de coopération abordés incluent le développement des infrastructures télécoms, la cybersécurité, le développement des applications de la 5G, ainsi que le soutien aux entreprises émergentes et à l'entrepreneuriat.
Cette potentielle coopération pourrait aider le gouvernement dans son ambition de transformation numérique, dont il a fait un pilier du développement socioéconomique. En 2024, la Tunisie s’est classée à la 87e place mondiale selon l’indice de développement de l’e-gouvernement (EGDI) des Nations unies. Le pays a affiché un score de 0,6935 sur 1, surclassant les moyennes africaines et mondiale même s’il doit encore se renforcer dans le volet des services en ligne et du capital humain.
En matière de cybersécurité, la Tunisie a également été classée dans la troisième catégorie (Tier 3) sur cinq par l’Union internationale des télécommunications (UIT). Le pays a de gros efforts à faire dans les mesures organisationnelles, le développement des capacités et la coopération.
La Suède, de son côté, se classe à la 14e place mondiale selon l’EGDI. En matière de cybersécurité, l’UIT considère le royaume comme un modèle à suivre. Cela signifie que le pays démontre « un engagement fort […] grâce à des actions coordonnées et dirigées par le gouvernement, couvrant l'évaluation, l'établissement et la mise en œuvre de certaines mesures de cybersécurité généralement acceptées ».
Pour le moment, les discussions entre les deux parties n’en sont qu’à leur début. Les contours exacts de la potentielle collaboration n’ont pas encore été définis, et aucun accord officiel n’a, pour l’instant, été annoncé. Il faudra donc suivre l’évolution des négociations pour en savoir davantage sur les orientations et les implications éventuelles.
Isaac K. Kassouwi
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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La Guinée place la transformation numérique au cœur de son développement. Pour accélérer ce processus, le gouvernement mise sur des partenariats stratégiques avec des acteurs internationaux et des collaborations public-privé, visant à moderniser les infrastructures et à renforcer la connectivité.
La ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, Rose Pola Pricemou (photo, au centre), a reçu le mercredi 26 mars une délégation de VINCI Énergies Guinée, une société spécialisée dans les infrastructures énergétiques et numériques. Cette réunion visait à explorer les opportunités de collaboration entre le ministère et l’entreprise afin d’accélérer la transformation numérique en Guinée.
Les discussions ont porté sur plusieurs projets stratégiques du ministère, notamment la création d’un Technopole, la construction de réseaux métropolitains à travers le pays, l’édification d’un second data center et l’amélioration des infrastructures télécoms. La ministre a insisté sur l’importance de la coopération avec les acteurs privés pour réaliser les ambitions numériques de la Guinée.
Depuis son implantation en Guinée en 2016, la société VINCI Énergies a joué un rôle clé dans le développement des infrastructures énergétiques, notamment en participant à la mise en place du réseau électrique dans le cadre du projet OMVG sur l’axe Mali-Labé. Dans le domaine du numérique, l'entreprise investit dans les métiers de la numérisation de l'économie.
La rencontre intervient dans un contexte où la Guinée cherche à moderniser son infrastructure numérique pour soutenir sa croissance économique. Le pays, qui a fait des avancées notables dans la connectivité grâce à des investissements soutenus, reste confronté à des défis tels que l’extension de la couverture Internet en milieu rural et la sécurisation des infrastructures numériques.
La collaboration avec VINCI Énergies pourrait ainsi accélérer le déploiement de solutions innovantes, renforcer les capacités techniques locales et améliorer l’accès aux services numériques pour les citoyens et les entreprises. Cette alliance pourrait également jouer un rôle majeur dans la mise en œuvre de la vision Simandou 2040, un projet ambitieux visant à transformer la Guinée en un hub technologique régional, avec des infrastructures numériques solides et un environnement propice à l’innovation et à la croissance économique.
Avec cette alliance en cours de formalisation, la Guinée se positionne pour franchir une nouvelle étape dans sa transformation numérique, en s’appuyant sur l’expertise d’un acteur international reconnu pour son savoir-faire en matière d’infrastructures énergétiques et numériques. Les discussions futures devraient permettre de formaliser les modalités précises de cette collaboration et d’identifier les projets pilotes qui seront mis en œuvre dans les mois à venir.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Avec l'essor de la connectivité numérique en Afrique et dans le monde, la maîtrise des TIC devient un atout essentiel. Conscient de cet enjeu, le Maroc déploie des initiatives stratégiques pour préparer sa jeunesse aux métiers technologiques et renforcer son positionnement dans l'économie digitale.
Le ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, en partenariat avec Huawei Maroc, a lancé, le mardi 25 mars, le programme « DigiSchool 2025 ». Cette initiative, qui succède au succès de la première phase en 2024, vise à renforcer l’intégration des technologies numériques dans le système éducatif marocain.
S'exprimant sur le projet, Mohamed Saad Berrada, ministre de l’Éducation nationale, a déclaré : « ce programme développe les compétences numériques des enseignants et élèves, stimule leur esprit d’innovation et leur ouverture aux technologies modernes. Nous œuvrons pour un avenir résilient et connecté, avec une école publique de qualité accessible à tous ».
Le programme DigiSchool 2025 prévoit la formation de 1800 enseignants aux technologies émergentes comme l’intelligence artificielle, la robotique et la réalité augmentée. Dans le même temps, 36 000 élèves rejoindront les clubs DigiSchool répartis dans 248 établissements à travers les 12 régions du Maroc. Ces clubs offriront une initiation aux technologies de demain et aux compétences transversales, favorisant ainsi l’esprit d’innovation des jeunes générations.
Cette initiative s’inscrit dans la feuille de route 2022-2026 du Maroc pour moderniser son système éducatif, avec pour objectif de préparer une génération d’élèves et d’enseignants à évoluer dans un environnement numérique. En s’appuyant sur le partenariat public-privé, ce programme marque une avancée majeure vers une éducation plus inclusive et innovante.
DigiSchool 2025 s’inscrit également dans la stratégie nationale « Maroc Digital 2030 », qui ambitionne de positionner le pays comme un hub technologique majeur en Afrique. Parmi les objectifs clés figurent la formation de 100 000 jeunes par an aux métiers du numérique et la création de 240 000 emplois dans le secteur numérique d’ici 2030. Cette initiative répond ainsi aux besoins croissants de compétences, tout en contribuant à développer une main-d'œuvre qualifiée, prête à relever les défis de l’ère numérique.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Avec sa population jeune, l'Afrique pourrait s'imposer comme un acteur majeur de la main-d'œuvre mondiale dans les 10 à 15 ans à venir. Cependant, pour concrétiser ce potentiel, des investissements massifs dans l'éducation et la formation sont indispensables pour préparer cette jeunesse aux défis de demain.
Grâce au projet « Compétences innovantes en Afrique de l'Est » (dSkills-EA), plus de 4000 jeunes ont acquis des compétences numériques dans les sept pays de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) — Burundi, République démocratique du Congo, Kenya, Rwanda, Soudan du Sud, Tanzanie et Ouganda. Porté par la coopération allemande via la GIZ et mis en œuvre par le Conseil interuniversitaire pour l'Afrique de l'Est (IUCEA), ce programme a pour objectif de renforcer l’employabilité des jeunes et de stimuler l’innovation numérique dans la région.
Lancé en 2021, dSkills-EA prendra fin le 31 mars 2025, après quatre ans de mise en œuvre. Dans un communiqué publié le mercredi 26 mars, la CAE a salué l’impact du projet et annoncé de nouvelles initiatives pour poursuivre cet élan. « DSkills-EA démontre la force de la collaboration entre les gouvernements, le monde universitaire et l'industrie. En dotant des milliers de jeunes de compétences durables, nous avons jeté les bases d'un écosystème numérique florissant en Afrique de l'Est. L’Alliance régionale de l’IA de la CAE s’appuiera sur ce succès pour développer les infrastructures d’intelligence artificielle et renforcer les capacités régionales, afin d’assurer la place de l’Afrique de l’Est dans l’avenir numérique », a souligné David Roos, directeur du projet dSkills-EA.
Une réponse au déficit de compétences numériques
L’économie de la CAE souffre d’une faible productivité et compétitivité, entraînant un taux de chômage élevé, notamment chez les jeunes. D’après la GIZ, le développement socio-économique dépend fortement de l’innovation et de l’intégration des technologies de l’information et de la communication (TIC). Pourtant, les universités peinent encore à répondre aux besoins du secteur privé et des jeunes entrepreneurs.
Pour pallier ces lacunes, dSkills-EA a introduit des formations courtes adaptées aux besoins de l’industrie, soutenu les jeunes entrepreneurs dans le développement de solutions numériques et amélioré le programme de maîtrise en systèmes embarqués et mobiles au Centre d'excellence pour les TIC en Afrique de l'Est (CENIT-EA), hébergé à la Nelson Mandela African Institution of Science and Technology (NM-AIST). L'initiative a réuni plus de 300 partenaires privés et 100 universités, établissant une base solide pour la transformation numérique en Afrique de l'Est.
Un enjeu crucial pour l’avenir de l’Afrique
Selon une étude de la Société financière internationale (SFI), 230 millions d’emplois en Afrique nécessiteront des compétences numériques d’ici 2030. Pourtant, en 2022, le continent affichait un indice de déficit de compétences numériques compris entre 1,8 et 5, bien en dessous de la moyenne mondiale de 6, d’après la Banque mondiale. L’institution précise également que 12 des 20 pays ayant les niveaux les plus faibles de compétences numériques se trouvent en Afrique, entravant l’émergence d’une économie numérique compétitive.
Des initiatives comme dSkills-EA sont essentielles pour réduire cet écart et préparer la jeunesse africaine aux métiers de demain. En offrant une formation ciblée et adaptée aux besoins du marché, dSkills-EA permet aux jeunes de s’insérer rapidement dans le monde professionnel, en leur fournissant des compétences techniques et pratiques adaptées à des secteurs en pleine expansion.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Nigeria : l’État de Benue s’engage à former 40 000 fonctionnaires au numérique
Les autorités mauritaniennes accélèrent la transformation numérique pour soutenir le développement socioéconomique du pays. Un projet d’un montant estimé à 4,3 millions de dollars a été lancé à cet effet en janvier 2025.
Le gouvernement mauritanien prépare le lancement d’une plateforme numérique nationale. L’annonce a été faite le mercredi 26 mars lors d’une réunion consultative entre les autorités et les acteurs du secteur de l’assurance, dont les services seront intégrés à cette plateforme.
D’après le ministère de la Transformation numérique et de la Modernisation de l’administration, cette initiative fait partie des efforts visant à rapprocher numériquement l’administration des citoyens.
Dans cette perspective, le gouvernement mauritanien a lancé en janvier dernier un projet baptisé « Digital-Y », financé à hauteur de 4 millions d’euros et réalisé en partenariat avec la coopération allemande. Ce projet a pour but d’intégrer les outils numériques dans la gestion publique afin de moderniser les services, renforcer la transparence administrative et stimuler le développement économique et social.
En attendant, la Mauritanie a été classée à la 165e place mondiale à l’indice de développement de l’e-gouvernement des Nations unies en 2024. Le pays a obtenu un score de 0,3491 sur 1, bien en dessous des moyennes africaine (0,4247) et mondiale (0,6382). Concernant le développement des services en ligne, la Mauritanie reste à un stade embryonnaire avec un score de 0,1688 sur 1, contre une moyenne africaine de 0,3862 et une moyenne mondiale de 0,5754.
Toutefois, l’ambition du gouvernement mauritanien de rapprocher l’administration de la population via le numérique pourrait être freinée par des obstacles comme l’accès limité à Internet. L’Union internationale des télécommunications (UIT) estime qu’environ 55,6 % des 5 millions de Mauritaniens en 2023 n’utilisaient pas Internet.
Isaac K. Kassouwi
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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La Mauritanie lance le projet Digital-Y pour accélérer sa transformation numérique
Le Sénégal ambitionne de devenir un pôle d’excellence technologique en Afrique d’ici 2034. Pour concrétiser cette vision, le gouvernement renforce ses partenariats stratégiques avec des acteurs clés pour accélérer sa transformation numérique.
Le gouvernement sénégalais envisage une collaboration avec l’entreprise technologique chinoise Huawei pour accélérer la mise en œuvre de sa stratégie de transformation numérique et de ses projets de modernisation. Cette volonté s’est concrétisée lors d’une rencontre, le mardi 25 mars, entre Alioune Sall (photo, à gauche), ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, et Shen Li (photo, au centre), président de Huawei pour l’Afrique de l’Ouest, du Nord et du Centre.
Au cours de cette rencontre, les discussions ont porté sur plusieurs axes de la transformation numérique du Sénégal, notamment l'amélioration de la connectivité à travers les réseaux haut débit, le déploiement de la 5G, ainsi que l'implantation de plateformes numériques et de services cloud souverains. L'inclusion numérique a également été abordée, avec la proposition de rendre des smartphones accessibles dès 8000 FCFA (environ 14 dollars) pour faciliter l'accès à la connectivité pour tous les Sénégalais. Huawei a souligné son engagement pour accélérer la numérisation des services publics et moderniser les infrastructures numériques du pays, tout en collaborant avec le secteur privé local pour soutenir cette dynamique.
Cette rencontre intervient dans le cadre du New Deal Technologique, un programme stratégique qui marque la nouvelle vision numérique du Sénégal. Ce plan vise à structurer le secteur numérique et à centraliser la gouvernance des technologies pour améliorer l'efficacité des services publics et favoriser une transition numérique inclusive. Les objectifs incluent la dématérialisation de 90 % des services publics d'ici 2034, la formation de 100 000 experts du numérique, la création de pôles d’excellence technologiques, et la sécurisation des données sensibles au Sénégal.
Huawei, déjà bien implanté au Sénégal, a contribué à des projets majeurs dans les secteurs des télécommunications et de la formation des talents locaux en technologies de l’information. Cette rencontre ouvre la voie à une collaboration renforcée et à des initiatives communes pour soutenir la croissance économique du pays, notamment à travers l’implémentation réussie du New Deal Technologique.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Senum SA et Sonatel s’allient pour soutenir la transformation numérique au Sénégal
Sonatel est engagé dans la transformation numérique du Sénégal depuis plusieurs années. Après un récent accord entre sa fondation et le ministère de l’Éducation nationale, le groupe s’engage avec une autre institution étatique.
Sénégal Numérique (SENUM SA) et Sonatel, propriétaire de l’opérateur télécoms Orange, ont signé le mardi 25 mars un accord de partenariat pour soutenir la transformation numérique du pays. Les deux entités vont mutualiser leurs ressources et leurs expertises pour développer des services numériques innovants et améliorer la connectivité à travers le territoire.
Ce 25 mars, Sonatel et @SN_Numerique
— Groupe Sonatel (@GroupeSonatel) March 25, 2025
ont scellé un partenariat stratégique inscrit dans la vision du New Deal Technologique.
Cette collaboration vise à accélérer la transformation numérique du Sénégal en s’appuyant sur quatre axes majeurs :
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« Cette collaboration vise à accélérer la transformation numérique du Sénégal en s’appuyant sur quatre axes majeurs : le renforcement des infrastructures pour une connectivité fiable, le développement de solutions cloud et datacenters souverains, la digitalisation des services publics et le soutien à l’innovation et à la formation des citoyens », informe le groupe.
Selon les détails relayés à la télévision nationale (RTS), l’accord prévoit une interconnexion des câbles sous-marins des deux entités pour renforcer la résilience des infrastructures numériques, une réactivation du point d’échange internet SENIX pour améliorer la gestion des flux de données et renforcer la souveraineté numérique, et une interconnexion des pôles Sénégal Services et Orange Digital Service pour une meilleure accessibilité aux services numériques publics et privés. Il y a aussi la mise en place d’un système d’e-certificats, garantissant la traçabilité et la conformité des actions environnementales.
Ce partenariat s’inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie numérique du Sénégal, qui ambitionne de moderniser l’administration, de renforcer la souveraineté numérique et de favoriser l’inclusion numérique. Il vise à surmonter les défis liés à la connectivité et à l’accès aux services numériques, essentiels pour le développement économique et social.
Le succès du partenariat dépendra de la mise en œuvre concrète des initiatives prévues. Des défis subsistent, notamment en matière d’infrastructures, de formation aux outils numériques et de couverture réseau dans les zones rurales. La régulation et la gouvernance de ce partenariat public-privé pourraient également soulever des enjeux.
À long terme, cette collaboration pourrait favoriser l’émergence d’un écosystème numérique dynamique au Sénégal, attirer des investissements et renforcer la compétitivité du pays dans le secteur technologique.
Adoni Conrad Quenum
Edité par : Feriol Bewa
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Sénégal : Sonatel et la DER/FJ s’unissent pour booster l’entrepreneuriat numérique
Les autorités de l’État de Benue au Nigeria attachent une grande importance à la transformation numérique, tout comme le gouvernement fédéral. Dans cette dynamique, l’État a signé un partenariat avec Huawei en novembre 2024.
L’État de Benue s’est engagé cette semaine à former 40 000 fonctionnaires aux outils numériques et aux compétences en TIC. Les formations seront notamment dispensées par la Commission nigériane de protection des données (NDPC).
Cette formation permettra aux fonctionnaires d’utiliser les plateformes mises en œuvre par le gouvernement de l’État pour soutenir la transformation numérique. Parmi ces solutions, on retrouve un système de gestion électronique des documents, un portail d'information géographique, une plateforme de soutien aux start-up et un site Web dédié au Bureau du chef de service de l'État.
« Grâce à cette formation, nous favorisons une main-d'œuvre prête pour l'avenir, capable de s'adapter aux exigences d'un monde en évolution rapide », a déclaré Hyacinth Iormem Alia, gouverneur de l'État de Benue. Cet avis est également soutenu par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui partage cette vision dans ses recommandations.
Dans son rapport intitulé « Developing skills for digital government: A review of good practices across OECD governments », l’organisation estime que « pour soutenir le passage à l'administration numérique, les pays doivent absolument investir dans le développement des compétences des fonctionnaires ».
L’OCDE ajoute que les technologies numériques ont et vont avoir un impact profond sur les économies, les marchés du travail et les sociétés. Cette tendance est confirmée par la Banque mondiale, qui prévoit que près de 230 millions d’emplois en Afrique subsaharienne nécessiteront des compétences numériques d’ici 2030.
Isaac K. Kassouwi
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Nigeria : l'Etat de Benue s'engage dans une transformation numérique ambitieuse
Le numérique est l’un des piliers de la vision de développement socioéconomique du gouvernement algérien. L’exécutif a même fait de l’innovation un axe prioritaire de sa stratégie de développement.
Le ministre algérien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari (photo, à gauche), a supervisé, mardi 25 mars à Alger, le lancement de trois nouvelles plateformes numériques au Centre de recherche sur l’information scientifique et technique (CERIST). Ces infrastructures stratégiques comprennent une plateforme de cloud computing, un système de conception et de pilotage de drones, ainsi qu’un incubateur d’entreprises destiné à soutenir l’innovation et l’entrepreneuriat.
« Ces nouvelles réalisations viennent renforcer la société de l’information et l’économie numérique tout en consolidant la souveraineté numérique de l’Algérie. La plateforme de cloud computing offrira des services avancés d’hébergement et de traitement des données à haute vitesse, tout en garantissant une sécurité optimale », a déclaré Kamel Baddari lors de l’inauguration. Il a également mis en avant l’incubateur, qui prévoit d’accueillir 20 start-up d’ici la fin de l’année, avec l’ambition d’atteindre 100 nouvelles entreprises par an à partir de 2027.
Ce lancement s’inscrit dans une stratégie plus large de transformation numérique engagée par le gouvernement algérien. Il fait suite à d’autres initiatives similaires, comme le déploiement de plateformes numériques pour la publication des recherches scientifiques dans le domaine médical et la gestion des incubateurs universitaires. Avec ces nouvelles infrastructures, le CERIST vise à développer des solutions technologiques autonomes et performantes, en s’appuyant sur les avancées de la 4G et des logiciels open source comme Linux, OpenStack et Kubernetes.
Ces plateformes devraient constituer un levier de croissance pour l’Algérie en favorisant la recherche, l’entrepreneuriat et la création d’emplois. La plateforme cloud prévoit d’offrir des capacités avancées de stockage et de traitement des données, tandis que la plateforme dédiée aux drones favoriserait la recherche et les applications industrielles dans plusieurs secteurs, notamment l’agriculture et la surveillance. Quant à l’incubateur, il constitue un levier essentiel pour l’entrepreneuriat technologique, offrant aux start-up algériennes des outils et moyens pour innover et accéder aux marchés national et international.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Le marché des voitures de transport avec chauffeur (VTC) a connu un succès rapide en Tunisie. Cependant, la récente suspension des plateformes, notamment Bolt, met en lumière les défis auxquels sont confrontés les chauffeurs et l'économie locale, créant ainsi une incertitude considérable.
Le lundi 24 mars, le ministère tunisien de l’Intérieur a annoncé la suspension des applications de taxi VTC dans le pays en raison d’une enquête pour blanchiment d’argent et fraude fiscale. Selon les autorités tunisiennes, les sociétés concernées opéraient sans licence légale et transféraient des fonds à l’étranger via des comptes bancaires non conformes à la réglementation locale. Bien que la société estonienne Bolt ne soit pas directement nommée dans le communiqué officiel, une source proche du dossier a confirmé à l'AFP qu'elle était la principale entreprise visée par cette décision.
Les chauffeurs de Bolt face à l'incertitude
Bolt, qui a débuté ses opérations en Tunisie en 2019, a rapidement capté une part importante du marché, notamment dans les grandes villes comme Tunis et Sfax. L’application a permis à des milliers de chauffeurs de devenir indépendants et de faire de cette activité leur source principale de revenus. Selon les estimations du secteur, plus de 5 000 chauffeurs étaient inscrits sur la plateforme en Tunisie. La suspension de l'application plonge ces travailleurs dans une situation d'incertitude, avec des risques d'aggravation du taux de chômage dans le pays. D'après l'Institut national de la statistique, le taux de chômage en Tunisie atteignait 16 % au troisième trimestre de 2024.
En outre, la majorité des chauffeurs de Bolt ne disposent pas d'une licence de taxi classique et ne peuvent pas se reconvertir facilement dans le secteur formel du transport. L'impact économique est également ressenti par ceux ayant investi dans des véhicules pour cette activité, avec des crédits souvent en cours de remboursement. De plus, la suspension de l’application crée un vide dans le secteur des transports urbains, où les alternatives, comme les taxis traditionnels, sont souvent critiquées pour leur manque de fiabilité ainsi que leur régulation.
L'impact sur les usagers et l’écosystème local
L’arrivée des VTC a permis de pallier les lacunes des services de transport public souvent insuffisants en Tunisie. De nombreux Tunisiens ont adopté les taxis sur commande pour leurs trajets quotidiens, attirés par leur fiabilité et leurs prix compétitifs. Ce secteur a ainsi répondu à un besoin croissant de transport de qualité, notamment dans les zones urbaines où les infrastructures publiques restent limitées.
L'arrêt des activités des VTC a des conséquences bien au-delà des usagers. Cette décision impacte l’ensemble de l’écosystème économique associé aux VTC. Les stations-service pourraient enregistrer une baisse de la consommation de carburant, tandis que les concessionnaires automobiles et les loueurs de véhicules risquent de perdre une clientèle précieuse. De plus, les petits entrepreneurs spécialisés dans des services annexes, tels que le lavage et la maintenance de véhicules, verront leurs activités réduire de manière significative.
Le vide juridique et les ambitions gouvernementales
La suspension de Bolt et les autres opérateurs met en lumière le manque de réglementation claire autour des applications de VTC en Tunisie. Contrairement à d'autres pays où des cadres juridiques ont été mis en place pour réguler ces plateformes, la Tunisie peine à établir des règles claires. Certains observateurs estiment que cette situation pourrait être utilisée par le gouvernement pour lancer une alternative locale. En janvier dernier, le gouvernement avait annoncé son intention de créer une application de VTC nationale, projet qui devrait être opérationnel d’ici la fin du premier semestre 2025, selon les autorités.
La réponse de Bolt
Dans un communiqué, Bolt a mis en avant son impact économique positif sur la Tunisie : plus de 10 millions d’euros investis en trois ans, une contribution significative à l’amélioration de la mobilité urbaine, et un rôle crucial dans l’emploi local. L’entreprise cite également une enquête selon laquelle 85 % des Tunisiens considèrent le transport à la demande comme un complément essentiel aux transports publics, avec une utilisation hebdomadaire par plus de la moitié de la population.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Les autorités kényanes affichent un intérêt particulier pour l’intelligence artificielle. Le pays a formé en février dernier un partenariat avec neuf autres, dont l’Allemagne, la France et la Suisse, pour une IA d'intérêt général.
Le gouvernement kényan prévoit de lancer la Stratégie nationale d’intelligence artificielle (IA) pour la période 2025-2030, le jeudi 27 mars. Cette stratégie constitue une feuille de route pour les actions gouvernementales en matière d’IA au cours des cinq prochaines années. L’exécutif entend positionner le pays comme un leader de l’innovation en intelligence artificielle, aussi bien en Afrique qu’à l’échelle mondiale.
« La stratégie d’IA du Kenya est conçue pour faire du pays non seulement un acteur, mais un précurseur sur la scène mondiale de l’intelligence artificielle, avec un accent particulier sur l’Afrique. Nous nous appuyons sur notre réputation de "Silicon Savannah" en mettant en place un cadre robuste qui privilégie l’innovation, la gouvernance éthique et la collaboration », a déclaré John Tanui (photo), secrétaire principal du département d'État des TIC et de l'Économie numérique au sein du ministère de l’Information, des Communications et de l’Économie numérique.
C’est en mai 2024 que le gouvernement kényan a lancé le processus d’élaboration de la stratégie nationale d’IA. Un groupe de travail national et un comité directeur ont été mis en place. S’en sont suivies des consultations impliquant les agences gouvernementales, les acteurs du secteur privé, le monde académique, la société civile, les communautés locales et les partenaires internationaux. Cela inclut l’Allemagne, l’Union européenne, le Canada, le Commonwealth et le Royaume-Uni.
Les initiatives prévues par la stratégie peuvent contribuer à accélérer les ambitions de transformation numérique à en croire le Département des affaires sociales et économiques des Nations unies (DAES). Dans son rapport « E-Government Survey 2024 », l’institution déclare : « Il est largement admis que les technologies d'IA peuvent améliorer les opérations du secteur public en remplaçant les tâches administratives par des processus automatisés, en augmentant l'efficacité et en éliminant les arriérés et les redondances. » Elle ajoute également que l’IA peut aider à atteindre les objectifs de développement durable.
Isaac K. Kassouwi
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Les cyberattaques sont devenues une menace croissante à l’échelle mondiale, ciblant particuliers, entreprises et institutions financières. Face à l’essor des crimes en ligne, Interpol intensifie ses actions afin de démanteler les réseaux criminels et renforcer la cybersécurité.
Interpol, l'Organisation internationale de police criminelle, a annoncé le lundi 24 mars l’arrestation de 306 personnes et la saisie de près de 2000 appareils électroniques dans sept pays africains : l’Afrique du Sud, la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Kenya, le Nigeria, la Tanzanie et l'Ouganda. Baptisée « Red Card » (Carton Rouge), cette opération, menée entre novembre 2024 et février 2025, visait à lutter contre les escroqueries aux services bancaires mobiles, les investissements frauduleux et les arnaques via des applications de messagerie. Plus de 5 000 victimes ont été recensées au cours des investigations.
« Le succès de l'opération Carton Rouge témoigne du pouvoir de la coopération internationale dans la lutte contre la cybercriminalité, qui ne connaît pas de frontières et peut avoir des effets dévastateurs sur les individus et les communautés. La récupération d'actifs et de dispositifs importants, ainsi que l'arrestation de personnes physiques essentielles, envoient un message fort aux cybercriminels, à savoir que leurs activités ne resteront pas impunies », a déclaré Neal Jetton, directeur de la cybercriminalité d'Interpol.
Cette opération intervient dans un contexte de recrudescence des cyberattaques et de multiplication des fraudes numériques, devenues de plus en plus sophistiquées. Au Nigeria, la police a arrêté 130 personnes, dont 113 ressortissants étrangers, impliquées dans des fraudes aux casinos en ligne et aux investissements. Afin de dissimuler leurs activités, les criminels convertissaient leurs gains en actifs numériques. L’enquête a conduit à la saisie de 26 véhicules, 16 maisons, 39 parcelles de terrain et 685 appareils.
Au Rwanda, l’opération a permis l’arrestation de 45 membres d’un réseau criminel spécialisé dans l’ingénierie sociale, qui a escroqué des victimes de plus de 305 000 dollars en 2024. Au total, 103 043 dollars ont été récupérés et 292 appareils saisis.
Ces chiffres témoignent de l’ampleur croissante de la menace et de la nécessité pour les États et les organisations internationales d’intensifier leurs actions pour endiguer ces activités illicites. Selon une étude de Cybersecurity Ventures, la montée en puissance de l’intelligence artificielle devrait encore aggraver la situation, avec une hausse estimée de 11 % des pertes mondiales, atteignant 10,5 milliards de dollars en 2025. En Afrique, la cybercriminalité coûterait chaque année environ 4 milliards de dollars à l’économie du continent, selon une estimation de l’Union africaine.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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