Le Cyber Africa Forum (CAF) tiendra sa 5e édition à Cotonou, au Bénin, les 24 et 25 juin 2025, marquant un tournant après ses précédentes éditions à Abidjan. Cette plateforme dédiée aux enjeux du numérique et de la cybersécurité en Afrique, bénéficie du soutien du Ministère de l’Économie et des Finances et du Ministère du Numérique et de la Digitalisation du Bénin.
Avec plus de 1000 participants attendus, cette édition ambitionne « d’accélérer la transformation numérique du continent, de lutter contre les cybermenaces et d’exploiter les opportunités liées à l’intelligence artificielle (IA). »
Les tables rondes et conférences aborderont des thématiques clés comme le cadre réglementaire, les infrastructures numériques, la greentech, le développement des talents locaux, la cybersécurité et la e-gouvernance. L’inclusion sera également au cœur des discussions avec le programme Cyber Africa Women, visant à promouvoir la participation des femmes dans le numérique.
L'événement proposera des initiatives interactives comme un hackathon et un exercice de gestion de crise, renforçant l'engagement envers l’innovation et la cybersécurité. Le CAF CIO CISO CLUB réunira des experts pour partager les meilleures pratiques du secteur.
Selon Franck Kié, Commissaire Général du CAF, cette édition est « une opportunité de renforcer la coopération panafricaine et de positionner l’Afrique comme un acteur majeur du numérique ».
Depuis sa création en 2020, le CAF a réuni plus de 6000 participants et 100 partenaires, consolidant son rôle de plateforme de référence pour les décideurs du numérique sur le continent.
Face aux défis de la mobilisation des ressources, plusieurs nations africaines optent pour des outils numériques innovants. Ces solutions modernisent la gestion fiscale, renforcent la transparence et soutiennent les efforts de développement en rendant les administrations plus efficaces et accessibles.
La République centrafricaine (RCA) a adopté l’e-Tax, un outil numérique destiné à simplifier et améliorer la collecte des impôts et des taxes. Le lundi 27 janvier, un atelier d’information et de formation s'est ouvert à Bangui pour initier les agents de la Direction générale des impôts et des domaines (DGID) ainsi que les contribuables à l’utilisation de cette plateforme.
La #RCA se transforme avec e-Taxe, un outil numérique au service des impôts et douanes.
— Union européenne en République Centrafricaine (@EU_Centrafrique) January 27, 2025
✔️ Avantages : rapidité, efficacité, réduction des coûts et lutte contre la fraude.
Une avancée pour financer le développement et attirer les investisseurs ! 🌟 #Innovation #eTaxe pic.twitter.com/EuZBtTtGBF
L'initiative soutenue par l'Union européenne, vise à améliorer l'efficacité, la transparence, et à réduire les coûts liés à la gestion fiscale. « La modernisation de l’administration fiscale par les soins de la digitalisation est un levier essentiel pour améliorer la collecte des re
La #RCA se transforme avec e-Taxe, un outil numérique au service des impôts et douanes.
— Union européenne en République Centrafricaine (@EU_Centrafrique) January 27, 2025
✔️ Avantages : rapidité, efficacité, réduction des coûts et lutte contre la fraude.
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cettes publiques, garantir la transparence, et renforcer la lutte contre la fraude fiscale », a souligné Jean Marc Dewerpe, chef de la coopération de l’Union européenne en RCA.
L’adoption de l’e-Tax reflète la volonté du gouvernement centrafricain de moderniser ses services publics et de renforcer l’autonomie financière du pays. À ce jour, 301 grandes entreprises et 325 moyennes entreprises ont déjà été immatriculées sur la plateforme, et de nombreux contribuables commencent à bénéficier des avantages qu’elle offre. La plateforme introduit des fonctionnalités telles que la télédéclaration et le télépaiement des impôts.
La mise en œuvre réussie de l’e-Tax devrait permettre d’améliorer significativement la collecte des impôts, de renforcer le civisme fiscal des citoyens et de garantir davantage de transparence dans la gestion publique. Avec cette initiative, le pays ambitionne également de combler son retard dans l’indice de développement de l’administration en ligne (EGDI), où il occupe actuellement la 182e place mondiale avec un score de 0,0947 sur 1, selon les Nations unies.
Samira Njoya
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Avec la transformation numérique qui prend de l’ampleur en Afrique, le marché de l’hébergement et du stockage de données se développe rapidement. Une bonne nouvelle pour de nombreux investisseurs qui dénichent de nouveau marchés pour le déploiement d’infrastructures stratégiques.
L’opérateur panafricain de centres de données PAIX Data Centres a annoncé le lundi 27 janvier le début des travaux de construction d’une nouvelle installation à Dakar, au Sénégal. L’entreprise poursuit ainsi son expansion en Afrique, où elle est déjà opérationnelle à Accra, au Ghana, à Nairobi, au Kenya et à Djibouti, selon son communiqué.
« La construction de ce nouveau centre de données à Dakar démontre notre engagement envers le développement des infrastructures numériques en Afrique de l’Ouest. Nous sommes impatients de fournir aux entreprises locales et internationales des services de colocation et de connectivité de classe mondiale, facilitant leur transformation numérique », a déclaré Boubacar Fall Sy, directeur général de PAIX Data Centres Sénégal.
Le centre de données de PAIX à Dakar sera doté à terme d’une charge informatique de 1,2 MW pour garantir une alimentation électrique stable et suffisante pour les opérations critiques, de 900 m² d’espace de colocation et de 330 baies (racks). La première phase du projet devrait être opérationnelle d’ici 2026.
Le lancement des travaux de construction du centre de données de Dakar intervient dans un contexte marqué par une demande croissante d’infrastructures numériques sur le continent. Selon le rapport « Data Centres in Africa Focus Report 2024 » d’Oxford Business Group, en collaboration avec l’Africa Data Centres Association (ADCA), l’Afrique a besoin de 700 nouveaux centres de données et d’une capacité totale de 1000 MW pour répondre à ses besoins.
Le rapport « Africa Data Center Market Size - Industry Report on Share, Growth Trends & Forecasts Analysis Up to 2029 » de la société d’étude de marché Mordor Intelligence indique que la taille du marché africain des centres de données devrait passer de 740,24 millions USD en 2024 à 1,7 milliard USD en 2029, soit un taux de croissance annuel composé de 17,9 %.
Malgré les opportunités offertes par le marché, PAIX Data Centres devra affronter une concurrence de plus en plus intense. Microsoft, par exemple, prévoit d’investir 80 milliards de dollars en 2025 dans des centres de données dédiés à l’intelligence artificielle sur plusieurs marchés, y compris en Afrique. Parmi les autres acteurs présents figurent Raxio, Wingu, Africa Data Centres, Teraco, Equinix, Onix Data Centres, OADC (WIOCC) et IXAfrica. À cela s’ajoutent les opérateurs télécoms comme MTN et Airtel Africa, ainsi que les gouvernements.
Isaac K. Kassouwi
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Pour la nouvelle année, les ambitions du gouvernement en matière d’économie numérique sont grandes. Améliorer et étendre la connectivité à haut débit est l’un de ses objectifs prioritaires. Au-delà de la fibre optique, l’adoption d’autres technologies n’est pas exclu pour y parvenir.
La Guinée se rapproche d’un projet ambitieux visant à renforcer sa souveraineté numérique et ses capacités technologiques. Rose Pola Pricemou, ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, a reçu le vendredi 24 janvier une délégation du groupe AirSAT Technologie, une entreprise chinoise spécialisée dans les solutions satellitaires commerciales. Les échanges ont porté sur une potentielle collaboration pour le lancement d’un satellite dédié à l’amélioration des infrastructures numériques guinéennes.
𝐌𝐏𝐓𝐄𝐍 / 𝐔𝐧 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐬𝐚𝐭𝐞𝐥𝐥𝐢𝐭𝐞 𝐆𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞𝐧 - 𝐑𝐞𝐧𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐀𝐢𝐫𝐬𝐚𝐭.
— Rose Pola Pricemou (@rppola) January 25, 2025
𝑪𝒐𝒏𝒂𝒌𝒓𝒚, 24 𝒋𝒂𝒏𝒗𝒊𝒆𝒓 2025, j'ai reçu en audience une délégation du groupe 𝐀𝐢𝐫𝐒𝐀𝐓 𝐓𝐞𝐜𝐡𝐧𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐞, conduite par 𝑫𝒓 𝑨𝒏𝒕𝒐𝒊𝒏𝒆… pic.twitter.com/UbgHzOgDNt
Selon un communiqué du ministère des Postes, ce projet de satellite ambitionne de faciliter la transmission de données à grande échelle, tout en jetant les bases d’un transfert de compétences technologiques dans le domaine de l’aéronautique. En outre, il est prévu de former des ingénieurs locaux afin qu’ils soient en mesure de gérer les différents processus liés à l’exploitation et à la maintenance des technologies satellitaires.
Cette initiative s’inscrit dans la perspective de la souveraineté numérique. Un tel projet pourrait marquer un tournant pour la Guinée, en la dotant d’un outil essentiel pour moderniser ses télécommunications et réduire sa dépendance vis-à-vis des infrastructures étrangères. D’après le Rapport Annuel 2023 de Space in Africa sur l’industrie spatiale africaine, cette dernière représentait une valeur de 19,49 milliards de dollars en 2021, avec une projection de croissance de 16 % d’ici 2026, pour atteindre 22,64 milliards de dollars.
En poursuivant cette ambition, la Guinée pourrait rejoindre les pays africains qui misent sur les technologies spatiales pour soutenir leur développement. À ce jour, près de quinze pays africains ont déjà investi plus de 4,71 milliards de dollars dans 58 projets de satellites. Des nations comme le Nigeria, l’Afrique du Sud et le Kenya utilisent déjà leurs capacités satellitaires pour améliorer la connectivité Internet, suivre les changements climatiques, ou encore optimiser la gestion des ressources naturelles.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Dans son Global cybersecurity index 2024, l’Union internationale des télécommunications reconnait que l’Afrique accuse encore un grand retard par rapport aux autres continents. Cependant, avec les bonnes politiques et incitations à l’investissement, la situation peut vite changer.
L'Afrique est l’une des régions du monde les moins préparées à faire face aux cyberattaques majeures. Selon le rapport Global Cybersecurity Outlook 2025, publié récemment par le Forum économique mondial (WEF), 36 % des entreprises africaines doutent de la capacité de leur pays à gérer une cyberattaque majeure sur les infrastructures critiques, 27 % adoptent une position neutre, et seulement 9 % se déclarent confiantes. Ces chiffres édifiants soulignent la vulnérabilité du continent face à une menace croissante dans un monde de plus en plus numérique.
Les secteurs les plus exposés
Selon le Rapport d'évaluation des cybermenaces en Afrique, publié par Interpol en 2023, des rançongiciels ciblent régulièrement le secteur de la Finance, les messageries électroniques, les médias sociaux, la logistique/transport, le commerce (dont électronique) le paiement, les télécommunications. Les infrastructures critiques, notamment dans les secteurs de l’énergie et du transport, figurent également parmi les cibles des cybercriminels, ce qui compromet la stabilité des services essentiels.
Ces attaques perturbent non seulement les activités économiques, mais aussi la confiance des citoyens et des investisseurs.
Les banques africaines, particulièrement vulnérables, subissent une augmentation des attaques visant leurs systèmes de paiement numérique.
Les causes de la vulnérabilité
Plusieurs facteurs expliquent cette situation préoccupante. Tout d’abord, les budgets consacrés à la cybersécurité restent insuffisants dans de nombreux pays africains. Par ailleurs, il existe un déficit criant d'experts qualifiés dans ce domaine en Afrique. Malgré des progrès en matière de législation sur la protection des données dans certains pays, beaucoup restent à la traîne.
De plus, les entreprises et les citoyens sous-estiment souvent la gravité des cybermenaces. Selon le rapport Security Navigator 2023 d’Orange Cyberdefense, les cyberattaques pourraient entraîner une perte de 10 % du PIB en Afrique, tandis que le nombre d’extorsions a augmenté de 70 % en 2023, illustrant l’escalade des menaces sur le continent.
Opportunités
Malgré les défis, le marché de la cybersécurité en Afrique présente un potentiel de croissance significatif. Selon Mordor Intelligence, la taille du marché africain de la cybersécurité est estimée à 0,6 milliard USD en 2024 et devrait atteindre 1,28 milliard USD d’ici 2029, avec un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 13,5 % sur la période 2024-2029.Cette croissance démontre le potentiel économique pour des entreprises locales spécialisées dans ce secteur, ainsi que des investisseurs internationaux, qui voient l’Afrique comme un marché porteur. Cela représente une véritable opportunité pour développer des solutions adaptées aux défis spécifiques du continent.
Les universités et centres de formation africains ont également une occasion d’enrichir leurs programmes de formation pour répondre à la demande croissante de professionnels qualifiés. Cette dynamique pourrait permettre au continent de renforcer sa résilience tout en créant de nouvelles perspectives professionnelles pour la jeunesse africaine.Les entreprises, en particulier les start-up locales, peuvent innover dans la cybersécurité en développant des produits et services qui répondent aux besoins locaux. De plus, les gouvernements africains pourraient soutenir cette transformation en mettant en place des politiques favorables à l’innovation et à l’investissement dans les solutions de cybersécurité adaptées au contexte africain.
La cybersécurité en Afrique est une composante indispensable de la transformation numérique réussie du continent. Surmonter les faiblesses qui persistent encore est essentiel pour garantir la confiance dans le monde 4.0.
Samira Njoya
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L’inclusion financière fait partie des priorités du gouvernement guinéen. Dans cette dynamique, plusieurs initiatives sont en cours pour élargir l’accès aux services financiers numériques.
Le vendredi 24 janvier, la société Digital Wallet-Guinée (Diwalgi S.A.) a officiellement lancé Kulu-Guinée, une nouvelle solution de monnaie électronique. La cérémonie, qui s’est tenue en présence des autorités guinéennes, marque une avancée majeure dans les efforts de numérisation de l’économie nationale.
𝗠𝗣𝗧𝗘𝗡 / 𝗟𝗮𝗻𝗰𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗽𝗹𝗮𝘁𝗲𝗳𝗼𝗿𝗺𝗲 𝗞𝘂𝗹𝘂-𝗚𝘂𝗶𝗻𝗲́𝗲 : U𝗻 S𝘆𝘀𝘁𝗲̀𝗺𝗲 𝗱𝗲 𝗽𝗮𝗶𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗲́𝗹𝗲𝗰𝘁𝗿𝗼𝗻𝗶𝗾𝘂𝗲.
— Rose Pola Pricemou (@rppola) January 25, 2025
Le vendredi 24 janvier 2025, j'ai participé au lancement officiel de la plateforme Kulu-Guinée, une solution innovante de… pic.twitter.com/JfTtJ2fN4r
« Près de 60 % de la population adulte guinéenne n’a toujours pas accès aux services financiers formels. Une situation qui expose une grande partie de nos concitoyens, notamment les commerçants et les travailleurs informels, à des risques considérables. Kulu représente une solution innovante qui contribue non seulement à l’inclusion financière, mais aussi à la sécurité des transactions, tout en facilitant l’intégration de nos citoyens dans l’économie formelle », a déclaré Rose Pola Pricemou, ministre des Postes, des Télécommunications et de l'Économie numérique.
La nouvelle plateforme Kulu-Guinée offre une multitude de services, dont des transferts d’argent sécurisés grâce à un QR Code, un numéro de téléphone ou un identifiant unique Kulu. Elle propose également des services de paiement pour des besoins quotidiens, comme les achats, les frais de transport, les prestations de coiffure ou de restauration, ainsi que le règlement des salaires.
Cette initiative privée s’inscrit dans le cadre des efforts continus du gouvernement pour accélérer la transformation numérique du pays, notamment à travers le plan stratégique Simandou 2040, qui positionne le numérique comme un moteur clé de la modernisation économique.
Ainsi, l'application devrait permettre de renforcer l'inclusion financière numérique, offrir une solution de paiement plus sûre et plus pratique, et faciliter l'intégration de la population guinéenne dans l'économie formelle, en particulier les travailleurs informels.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Tout comme de nombreux autres pays africains, le Cameroun aspire à intégrer les TIC dans les services publics pour améliorer leur gestion. Cette transformation repose notamment sur la formation des agents de l’État pour moderniser l’administration et répondre aux défis du numérique.
Le Cameroun se prépare à entamer la construction de quatre smart campus dans la capitale Yaoundé. L’information a été dévoilée le lundi 20 janvier lors de la première session du Comité de pilotage du projet, co-présidée par Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et Télécommunications, et Joseph Le (photo, au centre), ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative. Ce projet, fruit d’un partenariat avec l'Agence coréenne de coopération internationale (KOICA), s’inscrit dans la stratégie de transformation numérique du gouvernement camerounais visant à moderniser son administration publique.
« Les 4 smart campus vont permettre d’accélérer la sensibilisation et la formation des jeunes Camerounais. KOICA nous a présenté les plans de ces 4 smart campus, et en juin au plus tard, les travaux devraient commencer simultanément sur les 4 sites de telle sorte qu’au terme des 24 mois prévus, nous ayons déjà nos smart campus », a déclaré Joseph Le.
Avec un budget de 8 millions de dollars, le projet a pour objectif de promouvoir l’e-gouvernement et de former les agents publics actuels et futurs à l’usage des technologies de l’information et de la communication (TIC). Les campus seront construits sur quatre sites stratégiques à savoir l’École Nationale d’administration et de Magistrature (ENAM), l’École nationale des Postes, Télécommunications et Technologies de l’Information et de la Communication (SUP’PTIC), l’Institut supérieur de management public (ISMP), ainsi qu’au ministère chargé de la Fonction publique.
Ce projet constitue un jalon essentiel pour améliorer la position du Cameroun dans le classement mondial de l’e-gouvernement des Nations Unies où le pays occupe actuellement la 155ᵉ place avec un score de 0.4294 sur 1, après avoir perdu 14 places par rapport à 2022. En modernisant son administration et en renforçant les compétences des jeunes générations, le Cameroun aspire à construire une administration publique plus performante et résiliente face aux défis du 21ᵉ siècle.
Samira Njoya
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Le secteur de la santé est d'une grande importance pour la Tunisie, où l'efficacité et la transparence sont essentielles. Pour répondre aux besoins croissants de la population et améliorer les services, le pays s'est engagé pleinement dans la numérisation du secteur.
Le ministre tunisien de la Santé, Mustapha Ferjani (photo, à droite), a procédé le mercredi 22 janvier à l’inauguration d’une plateforme numérique dédiée à la gestion des médicaments et des produits de santé. Développée par l’Agence nationale des médicaments et des produits de santé (ANMPS), cette initiative marque un tournant dans la transformation numérique du secteur pharmaceutique tunisien.
« Cette initiative permettra à la Tunisie de rejoindre les rangs des pays développés qui s’appuient sur l’industrie pharmaceutique et l’exportation des médicaments », a affirmé M. Ferjani. Il a également souligné que cette innovation contribuera à améliorer le classement de la Tunisie dans les standards sanitaires mondiaux en visant le niveau GBT3 établi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
La plateforme numérique permettra entre autres de simplifier et accélérer les procédures administratives, notamment pour la délivrance des autorisations de mise sur le marché (AMM) des médicaments et des licences de promotion. Elle renforcera également la traçabilité des médicaments, tout en rendant les services administratifs accessibles en ligne pour les citoyens.
Ce projet, réalisé par une équipe de plus de 100 experts tunisiens avec le soutien des États-Unis, s’inscrit dans un vaste programme de numérisation des services en Tunisie, visant à moderniser plusieurs secteurs stratégiques. Les efforts déjà entrepris dans ce domaine ont permis au pays de se hisser à la première place en Afrique du Nord et à la troisième place sur le continent dans l’administration électronique, selon le rapport « E-Government Survey 2024: Accelerating Digital Transformation for Sustainable Development » des Nations unies (UN DESA). Avec un indice de développement de l'administration en ligne de 0,6935 sur 1, la Tunisie dépasse largement la moyenne africaine de 0,4247.
En plus de moderniser l’administration pharmaceutique, cette initiative promet de renforcer la transparence, d’attirer des investissements et d’améliorer l’interconnexion entre les administrations. Avec cette avancée, la Tunisie confirme son rôle de leader régional dans la transformation numérique, tout en consolidant sa souveraineté sanitaire et en s’alignant sur les meilleures pratiques mondiales.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Sixième mondial en matière d’e-gouvernement, l’Arabie saoudite attire plusieurs pays africains en quête de partenaire dans la transformation numérique. Un protocole d’accord dans ce domaine a été signé avec le Maroc en décembre 2024.
Le Rwanda veut collaborer avec l’Arabie saoudite dans la transformation numérique. Paula Ingabire (photo, à gauche), ministre rwandaise des TIC et de l’Innovation, a discuté de partenariat en début de semaine avec Abdullah Alswaha (photo, à droite), ministre saoudien des Communications et des Technologies de l'information. C’était en marge du Forum économique mondial (FEM), qui se tient du 20 au 24 janvier à Davos, en Suisse.
Les discussions entre les deux parties ont notamment porté sur l'innovation, la technologie, l’intelligence artificielle et le renforcement des capacités technologiques. Le partenariat, une fois concrétisé, se fera sous l’égide de l’Organisation de Coopération Numérique (DCO), basée à Riyad, en Arabie saoudite.
Ce rapprochement peut s’inscrire dans le cadre de la vision du Rwanda d’exploiter les TIC et l'innovation pour accélérer la croissance et réduire la pauvreté afin de devenir une économie fondée sur le savoir et un pays à revenu intermédiaire supérieur d'ici 2035.
L’Arabie saoudite se classe sixième mondiale selon l’indice de développement de l’e-gouvernement des Nations unies en 2024. Le royaume affiche un score de 0,9602 sur 1. Pour les sous-indices des services en ligne et de l’infrastructure télécoms, le pays affiche des scores respectifs de 0,9900 et 0,9841. De plus, l’Union internationale des télécommunications (UIT) classe le pays parmi les exemples à suivre en matière de cybersécurité, ayant validé tous les cinq piliers composant l’indice de cybersécurité.
En matière d’e-gouvernement, le Rwanda pointe à la 118e place mondiale avec un score de 0,5799 sur 1, au-dessus des scores moyens en Afrique de l’Est (0,3903) et en Afrique (0,4247), mais en dessous de la moyenne mondiale (0,6382). En matière de cybersécurité, le pays est parmi les exemples à suivre comme l’Arabie saoudite. Toutefois, il doit encore faire des efforts en ce qui concerne les mesures techniques, selon l’UIT.
La collaboration envisagée avec l'Arabie saoudite pourrait jouer un rôle clé dans l'accélération de la transformation numérique du Rwanda. Cependant, bien que des orientations générales aient été évoquées, les détails précis des axes de coopération restent à définir. Par ailleurs, les discussions entre les deux parties n'en sont qu'à un stade préliminaire, et aucun accord n'a encore été signé ou officiellement annoncé.
Isaac K. Kassouwi
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Dans le cadre de ses ambitions de transformation numérique, le gouvernement congolais s’est fixé l’objectif de développer le secteur et ses infrastructures. Cette initiative s'inscrit dans la stratégie « Congo Digital 2025 », dont l'échéance est prévue pour cette année.
Le ministre congolais des Postes, Télécommunications et Économie numérique, Léon Juste Ibombo (photo, à droite), a dévoilé, le mercredi 22 janvier à Brazzaville, une feuille de route ambitieuse pour relever les défis de l'inclusion numérique, financière et sociale d'ici la fin de l'année en cours. Reconduit dans ses fonctions, il a réaffirmé sa volonté de transformer le secteur conformément aux directives du président Denis Sassou N’Guesso, qui a insisté sur des « résultats tangibles » lors du dernier Conseil des ministres.
« Le président de la République a rappelé avec fermeté aux membres du gouvernement, la nécessité d'accélérer la réalisation des projets prioritaires, symbole de la réponse attendue par les populations face à leurs besoins essentiels. Il a insisté sur des réalisations concrètes », a expliqué Léon Juste Ibombo.
La feuille de route mise en place par le ministère des Postes, Télécommunications et Économie numérique s'articule autour de plusieurs axes stratégiques. Pour la Société des Postes et de l'Épargne du Congo (SOPECO), la priorité est de restaurer un climat social apaisé, condition sine qua non pour relancer les réformes structurelles et développer de nouveaux produits numériques innovants. Congo Telecom SA, quant à elle, s'apprête à lancer son réseau mobile dans les principales villes du pays, un projet crucial pour l’opérateur historique. L’Agence de Développement de l’Économie Numérique (ADEN) se voit confier la mission d’accompagner les jeunes innovateurs, de suivre le portail e-gouvernement et d'organiser des initiatives comme le prix Denis Sassou N’Guesso, en partenariat avec Huawei.
Le Projet d'Accélération de la Transformation numérique (PATN) occupe également une place centrale dans cette feuille de route. Ce projet prévoit de connecter 186 localités rurales aux communications électroniques et de former 1200 jeunes aux compétences numériques. D’autres actions comprennent la restructuration de la Direction Générale des Postes et Télécommunications, ainsi que la réduction de la fracture numérique par l’Agence de régulation des Postes et des communications électroniques (ARPCE).
Un système de suivi rigoureux et d’évaluation mensuelle accompagnera cette mobilisation pour garantir la réalisation des projets prioritaires. Grâce à la modernisation des infrastructures et au renforcement des capacités numériques, cette feuille de route devrait faire de 2025 une année déterminante pour l'inclusion numérique et le développement socio-économique du Congo.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Avec la transformation numérique en cours, les systèmes de paiement instantané s'imposent comme des solutions clés pour garantir des transactions rapides, sécurisées et accessibles. Ils sont essentiels pour moderniser les économies et offrir des services bancaires plus efficaces et inclusifs.
Le Premier ministre somalien, Hamza Abdi Barre, a procédé le mercredi 22 janvier 2025 au lancement du Système de paiement instantané somalien (SIPS). Développé par la Banque centrale de Somalie (CBS) en collaboration avec l’Association des banques somaliennes, ce système devrait permettre des transactions instantanées, sécurisées et transparentes entre les banques locales, transformant ainsi les services financiers à l'échelle nationale.
A New Dawn for Somalia’s Payment Ecosystem. CBS is proud to announce the launch of the Somalia Instant Payment System(SIPS) today, in partnership with Somali Bankers Association. SIPS enables real-time, secure, and seamless transactions, transforming Somalia’s financial services. pic.twitter.com/L0QOuuCNrZ
— Central Bank of Somalia (@CentralBankSo) January 22, 2025
« Pour reconstruire notre pays, nous devons soutenir les entreprises privées et attirer les investissements. Le gouvernement travaille également sur une législation visant à protéger les finances publiques. Notre objectif est de contrecarrer le financement du terrorisme et d'éliminer les menaces à notre sécurité, à notre économie et à notre développement en général », a déclaré Hamza Abdi Barre.
Concrètement, le SIPS agit comme une plateforme centrale intégrée reliant la Banque centrale et les banques privées locales, permettant des transferts d'argent en temps réel entre institutions financières. Ce système est conçu pour réduire les délais des paiements interbancaires, éliminer les inefficacités et minimiser les risques liés aux paiements en espèces, encore très répandus dans le pays. Les principaux acteurs impliqués dans le fonctionnement de ce système incluent la Banque centrale, qui supervise et régule le processus, ainsi que les banques privées, qui opèrent comme points d’accès pour les entreprises et les particuliers.
Ce lancement s’inscrit dans un contexte de reprise économique où la Somalie cherche à moderniser ses infrastructures financières et à promouvoir la numérisation de ses services. En mettant en place un système de paiement moderne, le gouvernement somalien vise à stimuler la confiance des investisseurs, renforcer la lutte contre les pratiques financières illicites et encourager la transparence dans les échanges financiers.
Avec SIPS, la Somalie entre dans une nouvelle ère économique. Ce système devrait non seulement améliorer l'efficacité des services bancaires, renforcer la compétitivité des entreprises locales, mais aussi contribuer à la croissance économique globale. Il ouvre ainsi la voie à une prospérité inclusive pour les citoyens somaliens et solidifie les bases d’une économie résiliente et innovante.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Les autorités veulent accélérer la transformation numérique de tous les secteurs de l’économie. L’exécutif a identifié la semaine dernière deux sites pilotes pour démarrer le programme de numérisation des hôpitaux du pays.
Le gouvernement malgache veut transformer le Centre national de télé-enseignement de Madagascar (CNTEMAD) en une université numérique. Une réunion de travail s’est tenue le mardi 21 janvier à cet effet entre les différentes parties prenantes : le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ; le ministère du Développement numérique, des Postes et des Télécommunications, la direction du CNTEMAD et l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) qui est le partenaire technique de l’initiative.
Au cours de la réunion, il était notamment question d’examiner les améliorations techniques nécessaires pour la réalisation du projet. « Un des points à l'ordre du jour était également l'élaboration d'un calendrier pour la mise en œuvre de ce projet, ainsi que la coordination des différents aspects techniques nécessaires à sa réalisation », a déclaré le ministère du Développement numérique, des Postes et des Télécommunications, dans un communiqué, sans donner plus de détails.
Créé en novembre 1992, le CNTEMAD utilise principalement des cours polycopiés comme supports pédagogiques. Il complète ce dispositif par des devoirs de synthèse avec corrigés types, des regroupements en salle organisés au siège et dans les centres régionaux, des exercices supplémentaires et des travaux pratiques axés sur l'usage des TIC. L'établissement encourage les travaux de groupe et propose des ressources audiovisuelles sur demande. Les examens ont lieu deux fois par an. En 2024, l'établissement comptait environ 17 000 étudiants. Sa transformation en une université numérique s’inscrit dans les efforts pour numériser le système éducatif national afin de l’améliorer dans un cadre plus large de transformation numérique nationale.
L’exécutif a lancé en juillet 2024 le processus de numérisation des établissements scolaires. Le projet vise à doter les zones d’administration pédagogique et les établissements du pays d’outils et de ressources nécessaires pour tirer parti des technologies numériques.
Il est toutefois important de préciser que les discussions entre les parties sont en cours et on ne sait pas encore exactement quand et comment le projet sera mis en œuvre. Par ailleurs, même si la transformation se faisait, l’accès des étudiants du pays aux plateformes de l’université numérique peut être limité par l’accès à Internet et aux appareils compatibles (ordinateurs, tablettes, smartphones…). Selon les données recueillies par l’Autorité de régulation des technologies de communication (ARTEC), le taux de pénétration de l’Internet dans le pays était de 32,57% pour une population estimée à 30,3 millions (Banque mondiale).
Isaac K. Kassouwi
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Avec plus de 120 millions d’habitants, le potentiel numérique de l’Éthiopie est immense. Le pays s’attèle à élargir l’accès à Internet, moderniser ses infrastructures et adopter des solutions technologiques innovantes pour combler la fracture numérique et accélérer l’inclusion économique et sociale.
L’Éthiopie travaille pour accélérer le développement de l’Internet et réduire la fracture numérique. Lors de l’ouverture de la conférence sur le développement de l’Internet (IDC), le lundi 20 janvier, Belete Molla (photo), ministre de l’Innovation et de la Technologie, a souligné la volonté du gouvernement de bâtir un écosystème numérique inclusif et dynamique pour tous les citoyens.
Au cœur de cette vision se trouve la stratégie Digital Ethiopia 2030, qui servira de feuille de route pour moderniser les infrastructures Internet, sensibiliser à l’importance de la culture numérique et encourager une utilisation responsable des technologies. Le gouvernement entend également travailler en étroite collaboration avec les pays membres de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) afin d’améliorer la connectivité dans les zones reculées et d’assurer un accès équitable et sécurisé à Internet.
Cette ambition s’appuie sur des réalisations significatives déjà accomplies. La couverture 4G atteint désormais 34,8 % de la population, tandis que les services 5G sont disponibles dans 14 villes. Le pays compte actuellement 80,5 millions d’abonnés mobiles et 45 millions d’utilisateurs de haut débit. De plus, des solutions innovantes comme Telebirr, un service de paiement mobile avec 51,54 millions d’utilisateurs, illustrent le potentiel du numérique pour favoriser l’inclusion financière et transformer les transactions économiques.
Selon le rapport « Digital Economy Ethiopia Report de la GSMA, » la connectivité devrait encore progresser dans les prochaines années, avec plus de 50 millions d’Éthiopiens connectés à Internet mobile d’ici 2028, soit presque le double des chiffres actuels. Cette augmentation de la connectivité pourrait ajouter environ 2,5 milliards de dollars au secteur agricole et 2 milliards de dollars à l’industrie manufacturière d’ici 2028. Ces avancées devraient permettre à l’Éthiopie de consolider son rôle de moteur de la transformation numérique dans la région de l’IGAD tout en générant des bénéfices économiques et sociaux durables pour ses citoyens.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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L’IA s’impose comme l’une des technologies les plus révolutionnaires de cette époque, transformant profondément les secteurs économiques, éducatifs et sociaux à travers le monde. Cependant, son adoption reste inégale, en grande partie à cause d’un déficit global en compétences techniques.
L’Union internationale des télécommunications (UIT) a annoncé, mardi 20 janvier, la création de la Coalition pour les compétences en intelligence artificielle (IA), en marge du Forum économique mondial de Davos. Cette initiative qui réunit plus de 25 organisations fondatrices, dont Amazon Web Services (AWS), Microsoft, Cognizant et la Communauté de l’Afrique de l'Est, a pour objectif de garantir un accès équitable à la formation en IA à l’échelle mondiale.
« Notre nouvelle Coalition pour les compétences en matière d'IA vise à former des milliers de personnes cette année, en particulier celles qui vivent dans des régions du monde qui commencent à peine à s'intéresser à l'IA, dans le cadre de notre engagement à faire en sorte que toutes les communautés puissent participer pleinement à l'avenir numérique que nous partageons », a déclaré Doreen Bogdan-Martin (photo), secrétaire générale de l’UIT.
Cette initiative s’inscrit dans les efforts globaux de l’UIT et des Nations Unies visant à réduire la fracture numérique. La coalition prévoit de mettre en place une plateforme en ligne accessible à tous, proposant des formations sur l’IA générative, l’apprentissage automatique et l’utilisation de l’IA pour le développement durable. Un accent particulier sera mis sur l’intégration des groupes marginalisés, tels que les femmes, les jeunes et les personnes handicapées, afin de combler le fossé des compétences et d’assurer une inclusion équitable dans les innovations technologiques.
En Afrique, cette initiative arrive à point nommé. Le continent, qui abrite la population la plus jeune du monde avec un âge médian de 19 ans, dispose d’un potentiel unique pour exploiter l’IA comme moteur de développement. L’Union africaine a d’ailleurs récemment publié une stratégie continentale de l’IA qui vise à fournir aux États membres des orientations pour exploiter cette technologie afin de répondre aux aspirations socio-économiques tout en minimisant les risques et en garantissant une utilisation éthique.
Selon une étude du cabinet PwC, l’IA pourrait contribuer à hauteur de 15 700 milliards de dollars à l’économie mondiale d’ici 2030, dont 1200 milliards de dollars pourraient être générés en Afrique, si elle est pleinement exploitée. Cependant, ce potentiel est freiné par le manque de compétences techniques, une réalité que cette coalition ambitionne de transformer. Les formations prévues par l’UIT et ses partenaires permettront non seulement de renforcer les capacités techniques, mais aussi de créer des opportunités pour la jeunesse africaine, catalysant ainsi une adoption inclusive et responsable de l’IA à travers le continent.
Avec le soutien du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la coalition sera déployée dans plus de 170 pays partenaires. Pour l’Afrique, cette initiative pourrait marquer un tournant décisif, en donnant aux jeunes les outils nécessaires pour participer activement à la transformation numérique mondiale.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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