La télémédecine est adaptée pour des affections médicales non urgentes. Elle permet d’éviter les longues files d’attente et s’impose de plus en plus comme une alternative de choix sur le continent avec le développement de l’écosystème technologique.
Medikea est une solution d’e-santé développée par une jeune pousse tanzanienne. Elle permet aux utilisateurs d’accéder à des consultations en ligne depuis sa plateforme mobile. La start-up, basée à Dar es Salaam, a été fondée en 2020 par Desire Ruhinda, Elvis Silayo et John Manko.
« Tous les médecins de Medikea sont agréés et enregistrés auprès du Medical Council of Tanganyika (MCT), l'organisation responsable de la supervision des médecins en Tanzanie. Ils ont l'expérience du traitement d'un large éventail de pathologies et peuvent vous aider dans presque tous les domaines que votre médecin habituel pourrait traiter dans une clinique ou un hôpital », explique la jeune pousse.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de 500 fois, d’après les données de Play Store. L’utilisateur se crée un compte et accède aux services de la healthtech. En ce qui concerne les consultations en ligne, l’utilisateur prend rendez-vous sur la plateforme. La consultation se fait par appel vidéo où il décrit ses symptômes aux médecins comme lors d’une consultation traditionnelle.
Si le médecin dispose d’assez d’informations pour poser le diagnostic, il prescrit le traitement adéquat. Dans le cas contraire, il dirige le patient vers une clinique pour des examens approfondis. Outre les consultations en ligne, Medikea propose la livraison des médicaments et les tests de laboratoire à domicile. Par ailleurs, il faut souligner que ces deux services sont uniquement disponibles dans la ville de Dar es Salaam.
Adoni Conrad Quenum
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Dans le but de faciliter l’accès au crédit pour les immigrés africains dans leur nouvel environnement, notamment en Amérique du Nord, un tech entrepreneur a mis en place une solution fintech sur mesure.
Kredete est une solution fintech développée par une jeune pousse nigériane. Elle permet aux utilisateurs, en l’occurrence aux immigrés africains d’Amérique du Nord, d’effectuer des transferts de fonds vers une vingtaine de pays africains et de disposer d’un score de crédit.
La technologie de la fintech est basée sur la blockchain. Elle facilite et sécurise toutes les opérations financières, et pour les transferts de fonds, Kredete utilise les stablecoins pour réduire de façon considérable les frais de transfert.
La solution a été lancée en 2023 par Adeola Adedewe. En août dernier, elle a obtenu un montant de 2,25 millions $ lors d’un cycle de financement pour développer sa technologie et s’étendre à de nouveaux pays africains.
Pour Adeola Adedewe, « Kredete est plus qu'un simple service de transfert de fonds ; c'est une passerelle vers l'inclusion financière pour les immigrés africains de la diaspora. [..] Notre objectif est de permettre à nos utilisateurs de se construire un avenir financier sûr, quel que soit l'endroit où ils émigrent ».
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de 100 000 fois, d’après les données de Play Store. L’utilisateur, après téléchargement, se crée un compte et accède à la plateforme. Il peut ainsi recharger son portefeuille numérique multidevises pour effectuer diverses transactions financières.
Sur la plateforme mobile, il est possible d’effectuer des opérations entre deux portefeuilles numériques de la fintech, d’envoyer des fonds sur un compte mobile money dans les pays africains où opère la jeune pousse, ou encore d’effectuer des virements bancaires. Il faut souligner que chaque opération accorde des points pour constituer un score de crédit.
Kredete se charge de mettre à jour les données chaque fois qu’un utilisateur effectue des transactions sur la plateforme mobile. Par ailleurs, la jeune pousse a également mis en place un système de parrainage qui permet aux utilisateurs de gagner jusqu’à 20 $ par personne parrainée.
Adoni Conrad Quenum
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Les super-applications fournissent plusieurs services, en l’occurrence des services de paiement, de messagerie instantanée et de divertissement.
MoyaApp est une solution numérique développée par la firme sud-africaine Datafree Africa. Elle permet aux utilisateurs d’accéder à plusieurs services depuis son application mobile. La solution a été lancée en 2019 par Gour Lentell.
La super-application est accessible sur iOS et sur Android où elle a été téléchargée plus de 10 millions de fois, d’après les données de Play Store. L’utilisateur, après téléchargement, se crée un compte. Il peut ainsi accéder aux divers services offerts par l’application. Entre autres, il est possible de chatter avec des amis, d’accéder aux scores des matchs de football en direct, de suivre les actualités ou encore de payer en ligne.
Sur MoyaApp, l’utilisateur n’a pas besoin de disposer de données mobiles pour envoyer des textes et des messages vocaux. Par contre, l’envoi des pièces jointes nécessite des données mobiles. La start-up justifie cela par le fait que « les pièces jointes requièrent beaucoup plus de données que les messages texte, et si tous les messages média étaient gratuits, MoyaApp n'aurait pas la capacité de garder les lumières allumées ».
En ce qui concerne les autres fonctionnalités de la super application, la start-up a signé des partenariats avec diverses entreprises. C’est le cas avec Flashscore qui fournit les scores des matchs de football en direct. Néanmoins, MoyaApp a mis en place des accès prépayés sur ces applications tierces.
« L'accès prépayé signifie que vous, en tant qu'utilisateur, payez pour le contenu que vous voulez voir et pour la durée que vous souhaitez. Les applications de contenu prépayé sont exemptes de données. Vous n'avez donc pas besoin de données pour ouvrir Flash Score ou les applications prépayées, car vous ne payez que pour le contenu que vous voulez voir », explique la jeune pousse.
Adoni Conrad Quenum
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Dans le but de faciliter la tâche aux populations dans les procédures administratives, une entreprise congolaise a mis en place un portail numérique.
Mokanda est une solution numérique développée par l’entreprise congolaise Afrique Digital. Elle permet aux utilisateurs d’effectuer des procédures d’état civil en ligne dans plusieurs provinces du pays. La solution, lancée en avril 2024, a pour objectif de « simplifier la vie de chaque Congolais en mettant la technologie au service de l'accessibilité ».
La solution ne dispose pas d’une application mobile. L’utilisateur se rend directement sur la plateforme web et se crée un compte. Pour cela, il clique sur le bouton « se connecter » puis « inscrivez-vous ». À cette étape, il fournit les informations requises puis valide le formulaire. L’utilisateur recevra ensuite un code de confirmation par mail ou par SMS pour finaliser son inscription.
Depuis son tableau de bord, il pourra accéder à tous les services de la start-up. Mokanda délivre les documents d’état civil tels que l’attestation de naissance, l’attestation de bonne vie et mœurs, attestation de résidence ou encore l’attestation de composition de famille. Il permet également de suivre l’évolution des dossiers à distance et pour les paiements, la solution intègre les cartes bancaires et le mobile money.
Après la procédure, l’utilisateur se rend à la maison communale avec son reçu pour récupérer ses documents. Il a également la possibilité de se faire livrer les documents. Pour cela, il clique sur « sélectionner un ou plusieurs frais » puis « livraison à domicile ». Il suit la procédure et reçoit le document à son domicile.
Adoni Conrad Quenum
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Dans le but d’aider les chefs d’entreprises à investir d’autres marchés africains, ces tech entrepreneurs ont mis en place une solution sur mesure.
Sidebrief est une solution numérique développée par une jeune pousse nigériane. Elle permet aux utilisateurs de créer des entreprises en ligne dans 16 pays du continent. La start-up, basée à Lagos, a été fondée en 2021 par Eunice Olopade (photo, au centre), Usman Sotunde et Abdulwaheed Yusuf (photo, à gauche).
« Il n'existait pas de plateforme unique permettant d'obtenir des informations sur l'accès au marché africain. Si vous voulez pénétrer le marché africain aujourd'hui et que vous avez l'intention d'entrer dans cinq pays, vous devrez vous adresser à plusieurs avocats, plusieurs conseillers, plusieurs organismes de réglementation pour pouvoir vous implanter », a déclaré Eunice Olopade.
La solution ne dispose pas d’une application mobile. L’utilisateur se rend sur la plateforme et crée un compte en renseignant ses informations personnelles. Il pourra ensuite accéder aux services de la jeune pousse. En quelques clics, il sélectionne le pays dans lequel l’entreprise sera basée, pour remplir le formulaire en fournissant les informations et les documents nécessaires et s’acquitter des frais.
Les frais varient d’un pays à un autre. Alors qu’il faut débourser 800 $ pour un délai de 7 jours pour créer son entreprise au Rwanda, les frais s’établissent à 5 000 $ pour un délai de 14 jours au Ghana. Outre la création d’entreprise, Sidebrief peut aider à l’obtention de licences, au recrutement d’employés, à la gestion des impôts ou encore à la protection des actifs.
Depuis son lancement, la start-up revendique l’enregistrement de plus d’un millier d’entreprises chaque mois. En janvier 2023, elle a été sélectionnée pour participer à la cohorte inaugurale de l’ARM Labs Lagos Techstars Accelerator.
Adoni Conrad Quenum
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Dans le but de faciliter l’organisation d’événements aux promoteurs, quatre tech entrepreneurs ont mis en place une solution de billetterie en ligne. Elle embarque diverses fonctionnalités de gestion et de marketing.
Howler est une solution numérique développée par une jeune pousse sud-africaine. Elle permet aux utilisateurs, en l’occurrence les organisateurs d’événements, de mettre en place une billetterie en ligne sécurisée pour leurs divers événements. La jeune pousse, basée dans la ville de Johannesburg, a été fondée en 2014 par Scott Witters, Shai Evian, Simon Powell-Jackson et Steven Cuzen.
La solution dispose d’une application accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de 10 000 fois. Elle permet de vérifier les tickets sur le lieu des événements sinon tout se passe sur la plateforme web en scannant les codes QR des tickets ou en recherchant le nom des participants par e-mail, nom ou numéro d'identification.
Le promoteur d’événement, de son côté, se crée un compte sur la plateforme web de Howler et fournit toutes ses informations personnelles. De là, il pourra créer des événements sur mesure et mettre les tickets de ceux-ci à la vente sur la plateforme. La start-up peut s’occuper de divers types d’événements, allant des concerts aux festivals en passant par les événements sportifs ou encore les expositions.
Avec Howler, il peut effectuer la promotion de son événement, proposer diverses options de paiement aux clients, accéder à des outils de gestion depuis son tableau de bord pour ajuster ses stratégies marketing en conséquence, etc. La jeune pousse dispose également d’une équipe pour s’occuper de la livraison de tickets, entre autres.
Depuis son lancement, Howler revendique plus de 2,5 millions de tickets émis, plus de 10 millions de transactions sans numéraire traitées et plus de 1,5 milliard de rands générés (environ 83,2 millions $).
Adoni Conrad Quenum
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Dans le but d’aider les salariés à gérer les urgences et les imprévus, ces tech entrepreneurs ont décidé de mettre en place une solution sur mesure.
Zofi Cash est une solution fintech développée par une jeune pousse ougandaise. Elle permet aux utilisateurs, en l’occurrence les salariés d’entreprise, de recevoir des avances sur salaire pour résoudre des urgences financières avant le jour de paie.
La start-up, basée à Kampala, a été fondée en 2021 par Paul Kirungi et Gordon Turibamwe. En mai 2023, elle a levé 1 million $ auprès d’Advancly, une société de financement interentreprises présente dans six pays d'Afrique, pour soutenir sa croissance.
S’exprimant sur le tour de table, Lotanna Julian, cofondatrice d'Advancly a indiqué : « la gestion des flux de trésorerie est aussi importante que le fait de gagner de l'argent. Le travail effectué par Zofi Cash est lié à notre objectif ultime qui est de construire les rails d'un écosystème financier plus robuste qui apporte la prospérité à tous ».
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de 50 000 fois, d’après les statistiques de Play Store. L’utilisateur se crée un compte avec ses informations personnelles. Il peut ainsi accéder aux services de la fintech. Il faut signaler que l’entreprise pour laquelle l’utilisateur travaille doit être en partenariat avec Zofi Cash. Elle peut offrir jusqu’à 50 % de son salaire en avance sur salaire au demandeur.
« Le cycle de paie traditionnel de 30 jours peut laisser les gens sans argent en cas de dépenses imprévues et d'urgences. Zofi Cash résout ce problème en offrant un accès anticipé aux salaires, permettant aux employés de répondre à leurs besoins immédiats sans attendre la fin du mois pour le jour de paie », explique la jeune pousse.
Adoni Conrad Quenum
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Dans le but d’aider les populations à accéder aux meilleures propositions de polices d’assurance, trois tech entrepreneurs ont numérisé les services de courtage d’assurance.
Amenli est une solution numérique développée par une jeune pousse égyptienne. Elle permet aux utilisateurs de se procurer les polices d’assurances les plus avantageuses en fonction de leurs besoins. La start-up, basée dans la ville du Caire, a été fondée en 2020 par Adham Nauman, Omar Ezz El Din et Shady El Tohfa.
Amenli s’est donnée pour mission de protéger les particuliers et les entreprises contre les coûts et les incidents imprévus. En octobre 2023, elle a levé un montant de 1 million $ pour financer sa croissance.
S’exprimant sur ce tour de table, Shady El Tohfa indique : « le soutien de ces investisseurs de premier plan, qui possèdent tous une vaste expérience dans les secteurs de la technologie et de l'assurance à l'échelle régionale et mondiale, a renforcé notre conviction dans la force de notre vision et dans la poursuite de nos plans d'expansion et de croissance d'Amenli ».
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus d’un millier de fois, d’après les données de Play Store. L’utilisateur se crée un compte pour accéder aux services de la jeune pousse. Elle propose divers types de polices tels que l'assurance médicale, l'assurance automobile, l'assurance habitation et l'assurance des entreprises.
L’utilisateur peut obtenir un devis ou souscrire à une des polices, en fonction de ses besoins, depuis la plateforme web ou mobile en quelques clics. Les différentes polices d’assurance sont, selon la start-up, les meilleures propositions des compagnies d’assurance partenaires. Il faut souligner qu’Amenli s’occupe également des réclamations auprès des compagnies pour le compte de ses clients.
Adoni Conrad Quenum
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Dans le but d’aider les étudiants à faire leurs courses plus aisément, deux tech entrepreneurs ont mis en place une solution sur mesure.
Chao est une solution numérique développée par une start-up nigériane. Elle permet aux utilisateurs, en l’occurrence les étudiants, de commander de la nourriture et des produits d’épicerie et de se faire livrer sur leur campus universitaire. La start-up a été fondée en 2022 par Gift Akobundu et Melvin Senne-Aya.
« Il n'était pas possible de commander efficacement des repas dans les magasins, car aucune plateforme de livraison de nourriture n'opérait dans les environs du campus. J'ai commencé à discuter avec des restaurants pour mieux comprendre leurs opérations commerciales individuelles, en comprenant ce qu'il faudrait pour résoudre le problème en tant qu'ingénieur logiciel, pas seulement pour les utilisateurs, mais aussi pour les magasins », a indiqué Gift Akobundu à Disrupt Africa.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android. L’utilisateur se crée un compte et accède aux restaurants et épiceries partenaires de la jeune pousse. Il pourra ainsi passer commande pour se faire livrer les plats cuisinés, des produits d’épicerie ou même des médicaments. Après la mise en place de son service bêta, Chao a décidé de diversifier ses offres au-delà des plats cuisinés.
La jeune pousse revendique plus de 3 000 utilisateurs et couvre actuellement deux campus : la Babcock University et l’université de Port Harcourt. Elle veut s’étendre à d’autres communautés dans les 24 prochains mois. En 2023, Chao a remporté le prix du commerce électronique lors du Wema Bank Hackathon and Grand Summit et en 2024, elle a été lauréate du Markhack 3.0 organisé par Eko Innovation Centre et GDM Group. Cette récompense lui a permis de recevoir 1 000 $ de crédits Amazon, un investissement de démarrage de 50 000 $ de l'Eko Innovation Centre et un programme d'accélération de 3 mois d'une valeur de 10 000 $.
Adoni Conrad Quenum
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Du fait de la sous-bancarisation des populations africaines, les solutions fintech émergent sur le continent. Elles proposent des alternatives pour faciliter l’accès aux services financiers.
PaySika est une solution fintech développée par une start-up camerounaise. Elle permet aux utilisateurs d’accéder aux services financiers en ligne depuis leur smartphone. La start-up, basée à Douala, a été fondée en 2020 par Roger Nengwe Ntafam et Stezen Bisselou.
PaySika crée de nouvelles expériences bancaires abordables, fluides et transparentes, principalement pour simplifier et faciliter les paiements en ligne, indique la start-up.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et Android où elle a été téléchargée plus de 50 000 fois, d’après les statistiques de Play Store. L’utilisateur, après téléchargement, se crée un compte en quelques minutes pour accéder aux divers services. PaySika propose des cartes virtuelles et des cartes physiques avec lesquelles il est possible de « recevoir des paiements provenant de PayPal, des plateformes de trading ou de paris en ligne, des redevances de YouTube, Facebook, Instagram, TikTok et bien d'autres ».
L’utilisateur peut également effectuer des achats dans des magasins locaux et internationaux, utiliser la carte PaySika dans les distributeurs du monde entier, etc. Depuis l’application mobile, il peut bloquer ou débloquer sa carte, supprimer sa carte ou encore limiter sa carte, c’est-à-dire fixer un budget de paiement.
En ce qui concerne les frais, la fintech perçoit 1% sur les paiements en ligne et les retraits au distributeur automatique, 2% pour les transactions internationales et les retraits mobile money. Que ce soit pour les alertes, les frais de gestion mensuels ou encore les frais de maintenance de la carte, la fintech ne facture rien. En revanche, la recharge minimum a été établie à 100 FCFA (environ 0,16 $) et le retrait minimum à 600 FCFA. En août 2024, elle fait partie des douze finalistes de l’Ecobank Fintech Challenge.
Adoni Conrad Quenum
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Le nom de la jeune pousse, M-Shule, signifie « l’école mobile » en swahili, une langue véhiculaire de l’Afrique de l’Est. Elle a révolutionné l’apprentissage en ligne sur le continent, notamment dans plusieurs pays de la sous-région.
M-Shule est une plateforme numérique développée par une jeune pousse kényane. Elle permet aux utilisateurs d’accéder à des cours depuis un téléphone portable, qu’il soit un smartphone ou non. La start-up, basée à Nairobi, a été fondée en 2017 par Claire Mongeau et Julie Otieno.
« La plateforme est conçue pour éduquer, engager, évaluer et sonder les populations difficiles à atteindre en Afrique, en particulier dans les zones où 80 % de la population n'a pas de smartphone ou d'accès à Internet. [...] En rendant possible une plateforme de développement des compétences tout-en-un avec le plus simple des téléphones, M-Shule ouvre de nouvelles perspectives à des millions de personnes en Afrique subsaharienne et dans le monde », explique la jeune pousse.
L’utilisateur, depuis son téléphone mobile, lance la conversation avec M-Shule. Il demande les notions de cours qu’il veut approfondir et, en fonction de son niveau d’étude préalablement renseigné, la solution répond aux questions. Il avance ainsi à son rythme et peut demander des explications supplémentaires en cas d’incompréhension. Les réponses sont accessibles à tout moment de la journée.
Les élèves du primaire peuvent y réviser les cours d’anglais, de kiswahili et de mathématiques. Leurs parents peuvent suivre leur évolution depuis l’inscription sur la plateforme grâce aux rapports automatiques envoyés sous la forme de SMS sur leurs téléphones. « Nos étudiants utilisateurs ont amélioré leurs résultats aux examens en classe de 7 à 20 % par rapport à leurs pairs ; les écoles signalent que la planification et l'administration des classes se sont améliorées grâce à nos analyses, à nos rapports et à nos conseils correctifs », indique la jeune pousse.
Outre le soutien aux élèves, M-Shule permet de réaliser des enquêtes ou encore des campagnes de sensibilisation par SMS. La jeune pousse revendique plus de 45 000 apprenants. Elle est présente, en plus du Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. Les formations et les soutiens scolaires se déroulent dans sept langues que sont le dholuo, l'anglais, le kamba, le kikuyu, le kiswahili, le ng'aturkana et le somali.
Adoni Conrad Quenum
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Selon ce tech entrepreneur, les commerces informels, communément appelées « souks » ou encore « dukas » en Ethiopie, sont mal desservies par les acteurs traditionnels du marché et les distributeurs. Il a mis en place une solution numérique pour résoudre ce problème.
Jemla est une solution d’e-commerce business-to-business développée par une jeune pousse éthiopienne. Elle permet aux propriétaires des commerces informels de se ravitailler auprès des enseignes de distribution des produits de grande consommation. La start-up, basée à Addis Abeba, a été fondée en 2019 par Estephanos Zewdie. Elle a pour but d’autonomiser les commerces informels en améliorant leurs opérations commerciales et leur stabilité financière.
« Une partie de notre mission consiste à permettre aux détaillants d'accéder à des services financiers essentiels. Nous comprenons l'importance de l'autonomisation financière pour stimuler la croissance et la durabilité des entreprises », indique la jeune pousse.
La solution dispose d’une application mobile uniquement accessible sur Android. L’utilisateur se crée un compte et accède aux divers fournisseurs de la plateforme. En fonction des produits qu’il commercialise, il passe sa commande et se fait livrer dès le lendemain dans sa boutique. Avec cette approche, la start-up s’assure que les boutiques ne manquent jamais de produits pour satisfaire la clientèle.
Elle met en place d’autres services pour garantir cette politique. Elle collecte les données de chacun de ces commerces pour leur faire bénéficier plus tard de financements, de facilités de crédit ou de paiements différés. « Nous prévoyons d'exploiter les données de transaction de ces détaillants pour faciliter l'accès aux services "Achetez maintenant, payez plus tard" (BNPL) et aux produits financiers des banques et des institutions financières, améliorant ainsi leur flux de trésorerie et leur stabilité financière », explique Estephanos Zewdie.
La start-up, qui opère uniquement à Addis Abeba, revendique plus de 10 000 détaillants sur sa plateforme. Néanmoins, elle ne veut pas encore s’étendre hors de son marché local. Elle veut reproduire son modèle dans d’autres villes du pays.
Adoni Conrad Quenum
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Dans le but d’aider les micro, petites et moyennes entreprises à financer leurs projets, un tech entrepreneur a décidé de mettre en place une solution sur mesure.
Qardy est une solution fintech développée par une jeune pousse égyptienne. Elle permet aux micro, petites et moyennes entreprises (MPME) et aux start-up d’accéder à des prêts pour développer leur business. La start-up, basée dans la ville de Gizeh, a été fondée en 2022 par Abdel Aziz Abdel Nabi. En août 2024, elle a annoncé la réussite d’un tour de table d’un montant non dévoilé pour soutenir sa croissance.
« Le soutien et la confiance de nos investisseurs ont joué un rôle déterminant dans notre croissance et nous ont permis d'étendre notre portée et notre impact sur le marché. Cet investissement nous permettra d'améliorer encore nos services et d'accélérer nos plans d'expansion en Arabie saoudite et dans la région », a indiqué Tamer El-Manasterly, directeur de l'exploitation chez Qardy.
La solution ne dispose pas d’une application mobile. L’utilisateur se rend directement sur la plateforme web pour accéder aux services. La fintech propose divers types de prêts et en fonction de la situation de sa MPME ou de sa start-up, l’utilisateur opte pour l’un ou l’autre des prêts. Elle propose des prêts classiques et le financement des chaînes d’approvisionnement pour faciliter la gestion du fonds de roulement. Qardy propose des prêts allant de 1 000 livres égyptiennes (environ 20 $) à 242 000 livres égyptiennes.
Pour octroyer ces prêts, la jeune pousse évalue, entre autres, les revenus annuels de la MPME, sa solvabilité et sa stabilité. En fonction de la complexité du dossier, les prêts peuvent être débloqués dans les 18 jours suivants la demande. Par ailleurs, il faut souligner qu’une même entreprise peut demander différents types de prêts à Qardy. En fonction de son dossier, elle recevra les réponses idoines.
Adoni Conrad Quenum
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Les solutions d’e-santé se multiplient sur le continent. Elles représentent des options intéressantes pour faciliter l'accès aux soins de santé en Afrique.
RecoMed est une solution d’e-santé développée par une start-up sud-africaine. Elle permet aux utilisateurs de prendre contact avec des professionnels de santé depuis sa plateforme web pour accéder à des soins de santé. La start-up a été fondée en 2013 par Sheraan Amod.
La solution ne dispose pas d’une application mobile. Pour accéder aux divers services de la jeune pousse, l’utilisateur doit passer par un navigateur et se rendre directement sur le site web. Il peut, à partir de là, chercher un médecin non loin de sa situation géographique ou encore commander des produits pharmaceutiques en quelques clics. L’utilisateur a le choix d’utiliser le service de livraison de la jeune pousse ou d’aller retirer les produits sur place.
RecoMed a intégré des fonctionnalités pour permettre aux cabinets médicaux d’atteindre plus de patients. « Notre solution en marque blanche combine votre base de fournisseurs et la riche fonctionnalité de réservation de RecoMed avec une intégration transparente du flux de travail PMA [application de gestion de cabinet médical, Ndlr]. Cette solution évolutive augmentera les réservations, améliorera l'efficacité et augmentera la commodité et la satisfaction des patients », indique la jeune pousse.
La healthtech sud-africaine revendique plus de 100 000 réservations mensuelles en ligne, plus de 200 000 visiteurs par mois et plus de 20 000 recommandations de patients. Elle dispose de 3 000 professionnels de la santé et continue de recruter dans les différentes villes du pays pour accroître sa présence sur son marché. Elle est néanmoins présente dans plusieurs grandes villes sud-africaines, en l’occurrence à Pretoria, Johannesburg, au Cap ou encore à Durban.
Adoni Conrad Quenum
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