Conforme aux normes du système comptable ouest-africain, cette solution de comptabilité en ligne est accessible dans 17 pays d’Afrique. Elle facilite la gestion des comptes aux petites et moyennes entreprises, aux entrepreneurs indépendants ou encore aux cabinets comptables.
Iwo est une solution de technologie financière développée par une jeune pousse béninoise. Elle permet aux entreprises de gérer leur comptabilité en ligne depuis un ordinateur ou un smartphone. La start-up, basée à Cotonou, a été fondée en 2020 par Razak Hachimou.
« Il [Iwo] vous permet de produire vos états financiers aux normes en un clic, gérer votre comptabilité en toute simplicité et de bénéficier d'un suivi expert par nos équipes. Iwo vous évite les pertes de données en cas de pertes de PC, tablettes ou téléphones. Vous pouvez accéder à vos données en tout lieu, à tout moment et depuis n'importe où grâce à Internet », indique la start-up.
La solution ne dispose pas d’une application mobile. L’utilisateur devra se rendre sur la plateforme Internet de la start-up pour accéder à la solution. Iwo donne la possibilité d’essayer la solution gratuitement et pour cela, il faut cliquer sur le bouton « Essayer gratuitement ». La suite du processus implique la création d’un compte avec les informations personnelles telles que le nom, le prénom, l’adresse e-mail ou encore le numéro de téléphone et les informations professionnelles telles que la raison sociale de l’entreprise ou encore son adresse physique.
Après cette étape, il pourra accéder aux nombreuses fonctionnalités de la solution gratuitement pendant 14 jours pour se faire son propre avis. « La fonctionnalité phare de Iwo est la caisse qui facilite la tenue de la comptabilité par les entrepreneurs ou responsables d'entreprises n'ayant pas de compétences comptables, ou les moyens de recruter un comptable ou un cabinet comptable. La caisse facilite la tenue de comptabilité sans les manœuvres débit-crédit », explique la jeune pousse.
Outre la caisse, on retrouve des fonctionnalités comme le plan comptable, le grand livre, les états financiers, les projets ou encore les opérations. Après la période d’essai, il faut souscrire à un abonnement pour utiliser Iwo. L’utilisateur déboursera 3 000 FCFA (environ 5 $) par mois pour accéder au forfait Envol, 3 500 FCFA pour le Mature et 5 000 FCFA pour le forfait Expertise.
Adoni Conrad Quenum
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Le développement du e-commerce sur le continent entraîne une hausse de la demande en logistique. Ce secteur englobe la livraison du dernier kilomètre, et pour combler ce vide, un tech entrepreneur a mis en place une solution adaptée au marché de son pays.
Forcelog est une solution numérique développée par une jeune pousse marocaine. Elle permet aux utilisateurs, notamment les e-commerçants et les professionnels du commerce, de livrer des commandes ou des colis à leurs clients. La start-up, basée à Casablanca, a été fondée en 2021 par Anas Bouziane.
La solution ne dispose pas d’une application mobile. Pour accéder aux services de la start-up, il faut se rendre sur son site Internet. L’utilisateur clique sur le bouton « Devenir client » et arrive sur une page où il doit remplir un formulaire avec son nom, le nom de son entreprise, une adresse e-mail, la ville où se situe le siège social de son entreprise, etc. Après cette étape, il accède à un espace de travail pour suivre ses activités avec Forcelog.
« Nos prestations comprennent un service de ramassage gratuit depuis votre boutique ou magasin de stockage sans quantité minimum, un stockage dans nos locaux jusqu’à déclenchement des commandes auprès de vos clients, la préparation et l’emballage des produits si nécessaire, et enfin l’expédition des colis et la livraison à l’adresse du client », explique la start-up.
Forcelog revendique livrer vers 240 destinations au Maroc. La start-up propose des délais de livraison de 24 heures pour les grandes villes comme Casablanca, Rabat et Marrakech, et de deux jours pour les petites villes. L’utilisateur peut suivre en temps réel depuis son espace de travail l’évolution des livraisons grâce au système de tracking. Les tarifs, quant à eux, commencent à partir de 18 dirhams marocains (environ 1,81 $) par commande livrée.
Adoni Conrad Quenum
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Le nom de la start-up « Kuringo » est dérivé du mot mandingue « cauris ». Ce sont des espèces de coquillages qui étaient historiquement utilisées comme monnaie dans plusieurs régions d’Afrique.
Kuringo est une solution numérique développée par une start-up gambienne. Elle permet aux utilisateurs d’effectuer des transferts d’argent internationaux depuis la Gambie vers plusieurs pays africains et européens. La start-up, basée à Kanifing, a été fondée en 2020 par Muhammad Jagana. La jeune pousse a pour mission de fournir des solutions de transfert de fonds et de paiement sécurisées, pratiques et abordables avec pour objectif de favoriser l’inclusion financière dans la sous-région ouest-africaine.
« Chez Kuringo, nous croyons qu'il faut rendre les services financiers accessibles et abordables pour tous, quels que soient leur origine ou leur lieu de résidence. Notre passion pour la promotion de l'inclusion financière et de la durabilité dans les communautés que nous servons nous pousse à innover et à améliorer constamment nos services », explique la start-up.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus d’un millier de fois. L’utilisateur, après téléchargement, se crée un compte avec son numéro de téléphone et quelques informations personnelles. Il peut ensuite ajouter des destinataires dans l’application pour faciliter l’envoi d’argent.
Le processus de transfert de fonds consiste à ajouter le destinataire, remplir le montant à transférer et fournir une pièce d’identité. Après ces étapes, l’utilisateur finalise le transfert avec un paiement depuis son compte bancaire, une carte de débit/crédit ou tout autre mode de paiement local disponible.
Avec Kuringo, de la Gambie, il est possible d’envoyer de l’argent vers les pays africains comme le Sénégal, le Ghana, la Sierra Leone ou encore la Guinée. En Europe, la fintech permet d’effectuer des transferts de fonds uniquement vers le Royaume-Uni.
Adoni Conrad Quenum
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Dans le but de faciliter la mise en relation entre les particuliers et les professionnels des Bâtiments et travaux publics, une start-up met en place une solution sur mesure.
Djooman est une solution numérique développée par une start-up ivoirienne. Elle permet aux utilisateurs de se faire assister dans les travaux de construction et de rénovation. La start-up, basée dans la ville d’Abidjan, a été fondée en 2019.
« Djooman.ci est venu d’un constat, la recherche d’un artisan compétent et de confiance est difficile et anxiogène pour les particuliers et les entrepreneurs du BTP [Bâtiments et travaux publics] », explique la jeune pousse. Et elle poursuit : « Djooman est un service d’accompagnement des particuliers et des PME dans leurs travaux de rénovation et constructions, qui s’appuie à la fois sur une plateforme digitale innovante, et sur un réseau d’intermédiaires sur le terrain nos "Conducteurs travaux" qui sélectionnent les artisans et entreprises partenaires de Djooman et peuvent intervenir chez nos clients ».
La solution ne dispose pas encore d’une application mobile. L’utilisateur passe par le navigateur pour accéder à la plateforme. Il peut directement demander un devis sans créer un compte. Il suit le processus dans lequel il fournit les informations nécessaires comme le type de bien (immeuble, appartement, bureau, etc.), le lieu des travaux, les artisans nécessaires ou encore une description du projet. L’utilisateur a également la possibilité d’ajouter des images du lieu pour donner un meilleur aperçu de son projet et de suivre son évolution depuis l’espace de travail.
Avec ces données, les experts de Djooman feront un devis sur mesure et proposeront parmi les artisans inscrits sur la plateforme, les plus à même de réaliser le projet, qu’il soit de réalisation ou de rénovation. Parmi les artisans, on retrouve sur le site Internet des architectes, des architectes d’intérieur, des décorateurs d’intérieur, des menuisiers, des peintres, des maçons ou encore des cuisinistes.
Adoni Conrad Quenum
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Après son master en gestion des projets à l’université de Kigali en 2016, elle met en place sa plateforme de commerce en ligne, se positionnant comme l’une des pionnières du secteur dans son pays, le Rwanda.
Murakali est une solution e-commerce développée par une jeune pousse rwandaise. Elle permet aux utilisateurs d’effectuer des achats sur ses plateformes web et mobile. La start-up, basée à Kigali, a été fondée en 2015 par Yvette Uwimpaye.
L’application mobile est accessible sur iOS et sur Android où elle a été téléchargée plus d’un millier de fois. L’utilisateur pourra ainsi créer un compte avec ses informations personnelles et accéder aux services de la jeune pousse. Entre autres, il peut acheter en ligne divers produits tels que les articles de maison, les produits d’épicerie et d’alimentation générale, les articles pour bébé, etc.
C’est la solution « pour les mamans qui sont occupées à concilier travail et vie, pour les célibataires qui ont besoin d'une livraison rapide, pour les nouveaux résidents qui ne connaissent pas les prix et les marchés, pour les diasporas qui veulent faire des courses pour leurs familles au Rwanda, et pour les organisations qui ont besoin de consommables de bureau et de papeterie de bureau ».
Murakali offre les meilleurs prix aux clients parce que, en plus de la start-up elle-même, d’autres enseignes de commerce ont la possibilité d’ouvrir leurs magasins sur la plateforme. De là, plusieurs boutiques spécialisées disposent de magasins sur Murakali, ce qui contribue également à la multiplicité des articles sur la plateforme de commerce en ligne.
La start-up dispose d’un service de livraison et s’est associée à l’entreprise américaine DHL pour livrer hors du Rwanda. En attendant une expansion dans d’autres pays du continent, Murakali dispose déjà de clients hors du Rwanda (Ouganda, Kenya) et même hors du continent (Etats-Unis, Suisse).
Adoni Conrad Quenum
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Dans le but de faciliter les collectes de fonds pour des projets, des tech entrepreneurs ont mis en place une solution technologique.
Nobuk est une solution fintech développée par une jeune pousse kényane. Elle permet aux utilisateurs de collecter des fonds pour divers projets. La start-up, basée à Nairobi, a été fondée en 2022 par Jani Landman et Elvis Bando.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus d’une centaine de fois. L’utilisateur, après téléchargement, clique sur le bouton « Login » puis « Sign up » pour créer son compte. Il aura besoin de remplir ses nom et prénoms, son adresse e-mail, son numéro de téléphone puis créera un mot de passe. Après cette étape, il peut créer ses projets où il définit le type de collecte et l’objectif de la collecte ou pas. Un lien de paiement sera mis à sa disposition après le processus et il pourra partager cela sur les réseaux sociaux ou l’envoyer directement à ses cibles via divers canaux de communication.
Le paiement via le lien de paiement partagé ne nécessite pas le téléchargement d’une application. En cliquant sur le lien, les contributeurs peuvent payer par mobile money ou par virement bancaire et télécharger le reçu de paiement en un clic. Que ce soit pour les dons, les levées de fonds, les cotisations ou encore les paiements de groupe, Nobuk peut être utile à ces fins. La solution permet également de suivre tous les paiements qui affluent et envoie des rappels pour signaler l’atteinte d’un objectif ou une quelconque anomalie.
Même si le téléchargement et la création d'un compte sont gratuits, l’utilisation de la solution est payante. La jeune pousse propose des abonnements mensuels allant de 500 shillings kényans (environ 3,79 $) à 2 500 shillings kényans. Ces différents abonnements offrent des avantages tels que le paiement hors ligne avec USSD, le paiement via WhatsApp, la personnalisation de l’image des liens différents de paiement ou encore le nombre de contributeurs autorisés à participer aux projets.
Adoni Conrad Quenum
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Dans le but d’aider les plateformes d’e-commerce à atteindre leur plein potentiel, une tech entrepreneure a mis en place une solution pour révolutionner le segment sur le continent.
Dukka est une solution fintech développée par une jeune pousse nigériane. Elle permet aux utilisateurs d’automatiser les opérations quotidiennes depuis ses plateformes web et mobile. La start-up, basée à Lagos, a été fondée en 2020 par Keturah Ovio. Elle a levé 1,5 million $ pour soutenir sa croissance.
La solution dispose d’une application accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de 50 000 fois, d’après les données de Play Store. L’utilisateur, après téléchargement, crée un compte et accède aux divers services de Dukka. Entre autres, la start-up permet de gérer les stocks, de générer des factures et des reçus électroniques, d’accepter toute forme de paiement numérique choisie par les clients ou encore d’accéder à des outils de comptabilité simples.
« Qu'il s'agisse d'un solopreneur ou d'une entreprise de taille moyenne avec du personnel et plusieurs sites, la technologie de Dukka transforme n'importe qui en marchand. [...] Notre écosystème permet à quiconque de payer et d'être payé, de gérer les stocks, de suivre les ventes et les dépenses sur un ou plusieurs sites, d'obtenir des micro-instructions sur les performances de l'entreprise et de vendre en ligne. Les consommateurs sont en mesure de découvrir, d'acheter et de dépenser en toute sécurité auprès de commerçants vérifiés », a indiqué Keturah Ovio.
Dukka veut mettre en place tout un écosystème pour faciliter l’éclosion d'e-commerce. En effet, les start-up opérant sur ce segment se développent de plus en plus sur le continent. Selon les données de Partech Africa, elles ont capté 298 millions $ en capitaux propres en 79 deals au cours de l’année 2023. Seul le segment de la technologie financière fait mieux avec ses 852 millions $ en 113 deals.
« Nous avons accueilli plus de 100 000 utilisateurs sur notre plateforme, dont plus de 90 000 au Nigéria. Nous avons lancé notre solution d'infrastructure de paiement au second semestre 2023 auprès de quelques centaines de clients qui nous ont vraiment aidés à définir notre modèle de tarification et à affiner notre stratégie de monétisation », ajoute Keturah Ovio.
Adoni Conrad Quenum
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Les applications de VTC ont le vent en poupe sur le continent. Plusieurs entreprises d’envergure mondiale s'installent sur le continent pour concurrencer les opérateurs locaux.
Woyo est une solution d'e-mobilité développée par une jeune pousse malienne. Elle permet aux utilisateurs de se déplacer via des taxis préalablement commandés par une application mobile. La start-up, basée à Bamako, a été fondée en 2020 par Oumar Diawara. Les objectifs de Woyo sont, entre autres, de rendre les transports, en l’occurrence les nocturnes, plus sûrs et de contribuer à la réduction du chômage au Mali.
L’application mobile de la solution est accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus d’un millier de fois, d’après les données de Play Store. L’utilisateur, après téléchargement, crée un compte et accède aux services proposés par la jeune pousse. Il entre sa destination et en fonction de sa situation géographique, le chauffeur le plus proche prend la course.
Les tarifs sont fixés par l’application et ils varient de façon standard entre 500 FCFA (environ 0,82 $) et 1 000 FCFA par kilomètre. La jeune pousse dispose également des tarifs Eco établis à 2 000 FCFA, Confort à 2 500 FCFA et VIP à 5 000 FCFA. En ce qui concerne les chauffeurs, ils prennent des commissions à hauteur de 20% sur toutes les courses et à la fin du mois une prime fixe pour le meilleur chauffeur établi en fonction du nombre de courses et de la note des clients. En effet, après chaque course sur Woyo, les clients doivent laisser un commentaire et noter le service. C’est une façon de motiver l’équipe à fournir les meilleurs services aux clients.
En octobre 2023, la start-up malienne revendiquait une flotte d’une vingtaine de véhicules et de plus d’une centaine de chauffeurs partenaires. Quant aux moyens de paiement, Woyo intègre sur son application les cartes bancaires, mobicash ou encore le mobile money, en l’occurrence Orange Money.
Adoni Conrad Quenum
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Dans le but d’aider les entrepreneurs africains à développer leurs affaires sur le continent sur les plans juridique et administratif, deux tech entrepreneurs ont mis en place une solution sur mesure.
Legafrik est une solution legaltech développée par une jeune pousse ivoirienne. Elle permet aux utilisateurs de plusieurs pays du continent d’accéder à des services juridiques depuis sa plateforme web. La start-up, basée à Abidjan, a été fondée en 2017 par Youssouf Ballo et Daouda Diallo.
« Notre but est de rendre les services juridiques de base accessibles au plus grand nombre dans les pays de l’OHADA [Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires]. Aujourd’hui, on parle beaucoup d’inclusion financière, mais je pense qu’il est aussi important de parler d’inclusion juridique. Notre mission est donc de permettre à tous d’accéder à n’importe quel service juridique à des frais très abordables », explique la jeune pousse.
La solution ne dispose pas d’une application mobile. L’utilisateur devra passer par le navigateur pour accéder au site de la start-up. Il faudra ensuite appuyer sur le bouton « accès client » dans le coin supérieur droit pour accéder à la page de connexion puis cliquer sur « inscrivez-vous ». L’utilisateur devra remplir le formulaire avec son nom, son prénom, son numéro de téléphone puis créer un mot de passe.
Le compte créé, il a accès à un espace de travail depuis lequel il pourra lancer divers services et suivre leur évolution. Entre autres, Legafrik propose des services de création d’entreprise dans plusieurs pays africains, d’assistance pour l'ouverture de comptes bancaires, de recouvrement de créances impayées, de domiciliation d’entreprise ou encore d’obtention de licences ou agréments administratifs.
Depuis son lancement, la jeune pousse a soutenu plus de 7 000 entrepreneurs et a rempli plus de 20 000 formalités juridiques et administratives. En plus de la Côte d’Ivoire, elle est présente au Bénin, au Maroc, au Sénégal, en RDC, au Burkina Faso, en Guinée, au Togo ou encore au Cameroun.
Adoni Conrad Quenum
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L’e-santé révolutionne le secteur de la santé en Afrique. Elle permet aux patients d’accéder plus aisément aux professionnels de la santé et à ceux-ci de se rendre disponibles plus facilement grâce aux technologies de l’information et de la communication.
Beesiha est une solution d’e-santé développée par une jeune pousse algérienne. Elle permet aux utilisateurs de prendre des rendez-vous médicaux en quelques clics depuis leurs plateformes web et mobile. La start-up, basée dans le quartier de Said Hamdine à Alger, a été fondée en 2019 par Said Admane et Amine Babou.
L’application mobile est accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de 10 000 fois, d’après les statistiques de Play Store. L’utilisateur, après téléchargement, s’inscrit avec son compte Facebook ou fournit des informations telles que son nom, son prénom et son numéro de téléphone. Après cette étape, il pourra se connecter et avoir accès aux divers services de la jeune pousse.
Grâce à la barre de recherche dans laquelle l'utilisateur peut renseigner la spécialité du médecin qu’il recherche, un établissement médical ou encore la ville dans laquelle il souhaite opérer sa recherche, Beesiha propose les résultats les plus pertinents. Il pourra prendre gratuitement rendez-vous en fonction de la disponibilité du médecin choisi pour la consultation. Il faut souligner qu’il est possible de prendre rendez-vous pour un tiers, un ami ou un membre de sa famille par exemple.
Des notifications sont envoyées de façon fréquente pour aider l’utilisateur à se souvenir de son rendez-vous. De plus, il est possible de se faire consulter à distance puisqu’avec Beesiha, le patient dispose d’un dossier numérique avec les différents résultats des examens médicaux, les différentes ordonnances prescrites par les médecins ou encore l’historique de toutes les consultations. Par ailleurs, c’est au patient de lui donner accès à son dossier médical, car ses informations sont strictement privées.
En ce qui concerne les médecins, ils disposent d’un agenda numérique et peuvent planifier leurs heures de travail à leur guise. On retrouve sur la plateforme la plupart des spécialités médicales, ce qui facilite l’adoption de la solution. Depuis son lancement, Beesiha revendique sur ses plateformes web et mobile plus de 800 professionnels de la santé disponibles et plus de 215 000 rendez-vous pris.
Adoni Conrad Quenum
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Les commerçants du secteur informel sont exclus du système financier traditionnel en Afrique. Des tech entrepreneurs, conscients de ce problème, ont mis en place une solution qui permet de proposer des alternatives aux institutions financières traditionnelles.
Proboutik est une solution fintech développée par la start-up sénégalaise ProXalys. Elle permet aux commerçants de proximité, opérant généralement dans le secteur informel, de numériser leurs opérations financières. La solution a été lancée en 2021 et Thierno Sacko et Abdoulaye Faye. En janvier 2024, ProXalys a levé 500 000 $ pour, entre autres, soutenir la croissance de Proboutik.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de 10 000 fois. L’utilisateur, après téléchargement, s’inscrit avec son numéro de téléphone. Il peut accéder aux services que propose la fintech que sont la gestion de la trésorerie, la gestion du portefeuille des clients, le suivi en temps réel des créances et des dettes, le rappel automatisé des paiements via SMS ou la production de rapports et de relevés de compte.
« L'application enregistre toutes vos transactions à paiement différé, garantissant une traçabilité transparente et une meilleure gestion de vos opérations commerciales », explique la jeune pousse. Outre ces services cités supra, Proboutik offre un financement aux utilisateurs en fonction des crédits qu’ils ont eux-mêmes accordés à leurs clients. Le but est de faciliter la croissance du commerce de l’utilisateur et d’éviter qu’il soit confronté à des tensions financières.
La fintech propose deux types d’abonnements à ses utilisateurs : un abonnement mensuel facturé à 990 FCFA (environ 1,63 $) et un autre annuel à 10 000 FCFA. Le jeudi 23 mai, Proboutik a été sélectionnée avec 19 autres fintech africaines pour la deuxième cohorte du programme d’accélération de Visa, une entreprise américaine spécialisée dans les paiements numériques.
Adoni Conrad Quenum
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Dans le but de faciliter le quotidien des populations, en l’occurrence pour la prise en charge des maladies ou des sinistres, un tech entrepreneur a mis en place une solution insurtech.
Casava est une solution insurtech développée par une jeune pousse nigériane. Elle permet aux utilisateurs d’accéder à des polices d’assurance en ligne. La start-up, basée à Lagos, a été fondée en 2016 par Bode Pedro. En février 2022, elle a levé un montant de 4 millions pour améliorer sa technologie et développer ses activités dans le but de fournir une assurance abordable aux Nigérians et aux autres Africains.
S’exprimant en 2022 sur les raisons qui ont poussé son entreprise de capital-risque à investir dans l’insurtech nigériane, Avi Eyal, associé général chez Entrée Capital, a indiqué : « l'équipe de Casava a développé un produit unique et perturbateur qui, selon nous, a le potentiel de transformer le marché de l'assurance en Afrique. Nous avons confiance en l'équipe de Casava qui a tout ce qu'il faut pour devenir des leaders dans ce domaine ».
La solution ne dispose pas d’une application mobile. Il faut passer par le navigateur et se rendre sur la plateforme web de Casava pour accéder aux différents services. La jeune pousse dispose de deux services pour les particuliers que sont Health Insurance et Health Cash. Le premier est une assurance maladie qui permet d’avoir des soins dans plus de 400 hôpitaux partenaires de Casava. Des soins dentaires aux opérations chirurgicales, Health Insurance prend en charge une large variété de maladies. Quant à Health Cash, c’est un service qui permet à l’utilisateur de se faire rembourser les frais de santé à chaque fois qu’il reçoit des soins de santé en raison d'un accident.
En ce qui concerne les entreprises, l’insurtech propose également deux principaux services que sont Credit Life et Business Gro. Le premier « couvre votre entreprise contre le fardeau financier d'une tragédie soudaine à laquelle sont confrontés les emprunteurs. Nous vous remboursons ce qu'ils doivent ». Business Gro, par contre, permet d’accéder aux prêts commerciaux ou encore aux diverses assurances pour entreprises.
Adoni Conrad Quenum
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Dans le but d’aider les populations à disposer d’un dossier médical numérique, trois tech entrepreneurs ont mis en place une solution en ayant recours à la blockchain et l’intelligence artificielle (IA).
Myrekod est une solution d’e-santé développée par la jeune pousse kényane Afya Rekod. Elle permet aux utilisateurs de stocker leurs dossiers médicaux personnels et permet d’accéder à des services de santé. La start-up, basée à Nairobi, a été fondée en 2020 par Ronald Harris, John Kamara et Irene Kiwia.
Basée sur la blockchain, l’application intègre également l’IA dans le but d'autonomiser les patients en leur donnant accès à leurs données de santé et en leur permettant de se connecter à l'écosystème de la santé, y compris les hôpitaux, les pharmacies, les assurances. En février 2022, la start-up a levé un montant de 2 millions $ pour soutenir sa croissance sur le continent.
S’exprimant lors de la levée de fonds, John Kamara affirme : « les patients disposeront ainsi de ressources et d'outils pour stocker et gérer leurs données de santé, une fonction essentielle pour les patients atteints de maladies chroniques et pour leurs médecins. [...] Depuis un an et demi, nous nous sommes concentrés sur la construction d'une plateforme dynamique qui rationalise les dossiers médicaux grâce à l'analyse et donne accès à des cliniques spécialisées et à des experts. Cela permet de fournir des soins de santé de haute qualité d'une manière qui est essentielle à l'heure actuelle ».
L’application mobile est accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus d’un millier de fois, d’après les données de Play Store. L’utilisateur, après téléchargement, crée un compte avec ses informations personnelles. Il pourra ensuite créer son propre dossier médical, y ajouter les résultats de ses différents examens, ses rendez-vous médicaux passés et à venir, les informations sur ses pathologies dans les hôpitaux, etc.
L’utilisateur peut partager, en l’occurrence s’il change de médecin ou d’hôpital, avec un tiers les documents présents sur son compte. La healthtech « incite les patients à s'impliquer davantage dans leur santé et à prendre des mesures positives pour l'améliorer, en tenant un registre quotidien de leur état de santé et en s'engageant auprès de médecins, d'experts en santé et d'autres prestataires de services de santé ».
Adoni Conrad Quenum
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Le succès des plateformes Airbnb et Booking ont inspiré les tech entrepreneurs africains. Le secteur touristique est en pleine croissance et le besoin de se loger pour des courts séjours, pour les vacances ou les affaires, est devenu indispensable.
Camansa est une solution numérique développée par une jeune pousse ivoirienne. Elle permet aux utilisateurs de trouver des hébergements pour un court séjour, en l’occurrence pour les vacances ou les voyages d’affaires, dans plusieurs villes ivoiriennes. La start-up, basée dans la ville d’Abidjan, a été fondée par Aziz Doumbia, Khalifa Bayoko et Yann Akoun.
« Chez Camansa, notre mission est de connecter les voyageurs, les touristes, les hôtels et les propriétaires à travers notre plateforme de réservation. [...] Nous avons créé une plateforme de réservation dédiée aux hôtes et aux voyageurs afin de faciliter le processus de réservation et d'éliminer les problèmes couramment rencontrés », indique la jeune pousse.
La solution ne dispose pas encore d’une application mobile. Il faut donc passer par un navigateur et accéder à la plateforme web de Camansa. Bien qu’il soit possible de surfer sur le site à la découverte des biens immobiliers disponibles, il est indispensable de créer un compte pour effectuer une quelconque réservation. Que ce soit pour réserver ou pour héberger, Camansa collecte les informations nécessaires pour vérifier l’identité de la personne créant un compte. Son identité validée, elle peut effectuer ses affaires sur la plateforme.
Des établissements hôteliers aux villas et/ou appartements détenus par des particuliers, la jeune pousse ivoirienne offre tout type de logement et de différents standings aux clients. Outre les biens immobiliers mis en avant sur la homepage, l’utilisateur peut effectuer des recherches plus personnalisées. Pour cela, le site Internet embarque une barre de recherche dans laquelle il faut renseigner la ville où l’on veut effectuer la recherche, la date d’arrivée, la date de départ et le nombre de voyageurs. Pour ce dernier point, il faudra préciser le nombre d’adultes, d’enfants et de bébés.
L’utilisation de la plateforme est gratuite mais la réservation est payante. Il faudra débourser 2 000 FCFA (environ 3,3 $) pour effectuer une réservation. La start-up perçoit une commission de 10% chez les établissements hôteliers et de 15% chez les particuliers. Les paiements se font par cartes bancaires ou par mobile money. Par ailleurs, les politiques de remboursement en cas d’annulation de la réservation sont fonction du choix du propriétaire du bien immobilier, que ce soit un établissement hôtelier ou un particulier.
Adoni Conrad Quenum
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