Dans un contexte où l’accès aux soins reste inégal et souvent contraignant, la start-up kényane Cliniva propose une approche hybride combinant technologie et médecine de proximité.
Cliniva est une solution d’e-santé développée par une jeune pousse kényane. Elle ambitionne de transformer l’expérience des patients, en particulier celle des femmes, souvent mal desservies par les systèmes de santé traditionnels. La start-up, basée à Nairobi, a été lancée en 2022 par Yulia Sidorova.
« Nous remettons en question l'idée selon laquelle des soins de haute qualité et centrés sur la patiente seraient inaccessibles et coûteux. Pour le prouver, nous mettons en place une plateforme à l'échelle du continent où chaque femme peut bénéficier de soins abordables et bienveillants, d'une qualité exceptionnelle et constante », indique la jeune pousse.
Le modèle développé par Cliniva repose sur une intégration fluide entre consultations physiques et téléconsultations. Les patients peuvent ainsi accéder à des soins à distance ou se rendre dans des cliniques locales, avec des délais d’attente réduits et un suivi plus personnalisé. L’entreprise met en avant une prise en charge continue, couvrant aussi bien les soins courants que la gestion des maladies chroniques, la gynécologie, la grossesse ou encore la planification familiale.
L’un des axes différenciants de la solution réside dans son approche centrée sur l’expérience utilisateur. Cliniva cherche à réduire les frictions classiques du parcours de soins en Afrique : longues distances, coûts élevés, faible qualité de service ou consultations trop brèves. En combinant outils numériques, suivi personnalisé et présence physique, la start-up entend proposer une alternative plus accessible et plus efficace.
La plateforme s’appuie également sur la donnée et des programmes de prévention pour améliorer les résultats de santé sur le long terme. Elle développe des offres adaptées aux entreprises, avec des solutions de suivi médical pour les employés, visant à réduire l’absentéisme et les coûts liés aux maladies. Déjà présente à Nairobi avec plusieurs points de service, elle veut étendre son modèle à d’autres marchés africains.
À terme, la start-up illustre une tendance de fond : l’émergence de solutions healthtech hybrides, capables de combiner numérisation, proximité et approche centrée sur le patient pour répondre aux défis structurels des systèmes de santé africains.
Adoni Conrad Quenum
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Côte d’Ivoire : via sa plateforme web, SellArts commercialise les œuvres d’art en ligne
À mesure que la numérisation transforme les industries créatives, de nouvelles plateformes émergent pour connecter artistes et collectionneurs. C’est dans cette dynamique que s’inscrit SellArts, une marketplace dédiée à la promotion et à la commercialisation de l’art africain contemporain.
SellArts est une plateforme de commerce en ligne développée par une jeune pousse ivoirienne. Elle se positionne comme une galerie numérique, permettant aux artistes de présenter et de vendre leurs œuvres directement en ligne.
Peintures, sculptures, photographies ou objets artisanaux y sont proposés, avec une mise en avant éditoriale visant à valoriser les créateurs et leurs univers. Basée à Abidjan, la start-up a été lancée en 2023 par Philippe-Emmanuel Yacé.
« Notre plateforme rend la découverte, la collection et l'achat d'œuvres d'art accessibles aux passionnés et amateurs d’art. Elle offre également aux artistes ivoiriens un espace pour promouvoir et vendre leurs créations. Par ailleurs, les marchands d'art peuvent découvrir de nouveaux talents et renforcer leur visibilité », explique la start-up.
SellArts s’adresse à plusieurs profils d’utilisateurs : des particuliers souhaitant acquérir des œuvres, des entreprises intéressées par la location ou l’achat d’art pour leurs espaces, mais aussi des artistes et des galeries cherchant à élargir leur visibilité.
Au-delà de la simple transaction, la plateforme mise sur la sélection éditoriale et l’expérience utilisateur. Des sélections thématiques, des artistes mis en avant et des recommandations personnalisées permettent de guider les acheteurs dans un marché souvent perçu comme complexe.
L’enjeu est, d’une part, de faciliter l’accès à l’art africain en le rendant visible à une audience plus large, y compris internationale. D’autre part, d’offrir aux artistes un canal de distribution alternatif, dans un secteur historiquement dominé par les galeries physiques et les réseaux fermés.
SellArts s’inscrit ainsi dans l’essor des plateformes numériques spécialisées dans l’art, qui redéfinissent les circuits de diffusion et de monétisation. En Afrique, où le marché reste encore peu structuré, ce type d’initiative pourrait contribuer à professionnaliser l’écosystème et à accroître les revenus des créateurs. À terme, la plateforme ambitionne de devenir un hub de référence pour l’art africain, en combinant technologie, sélection éditoriale et accès direct au marché.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Afrique du Sud : AI Diagnostics utilise l’IA pour le dépistage de la tuberculose
Dans de nombreuses régions du monde, en particulier en Afrique, la détection précoce de la tuberculose reste un défi majeur, en raison du manque d’infrastructures et de spécialistes. Une start-up sud-africaine propose une approche alternative combinant IA et dispositifs médicaux accessibles.
AI Diagnostics est une solution d’e-santé développée par une jeune pousse sud-africaine. Elle propose un dispositif de dépistage reposant sur un stéthoscope numérique couplé à un algorithme d’IA.
L’outil permet d’analyser les sons pulmonaires d’un patient afin d’identifier des signaux associés à la tuberculose, sans recourir à des équipements lourds comme la radiographie. La start-up, basée au Cap, a été lancée en 2020 et est dirigée par son président-directeur général Braden van Breda.
« Notre objectif est d’élargir les compétences diagnostiques des infirmières, de réduire les délais d’analyse et d’améliorer la précision, tout en transférant le diagnostic final et le traitement vers les établissements de soins de santé primaires », indique la jeune pousse. Elle ajoute : « notre stéthoscope numérique sans fil, notre modèle d’IA pour la détection de la tuberculose et notre application de saisie de données intuitive s’associent pour former une solution complète de dépistage de la tuberculose ».
Concrètement, le dispositif fonctionne en quelques minutes : les sons respiratoires sont captés via le stéthoscope, puis analysés en temps réel par un modèle d’IA entraîné sur des milliers d’enregistrements. Le système peut ensuite orienter le patient vers des examens complémentaires si nécessaire.
Conçu pour être utilisé par des agents de santé de première ligne, ce dispositif permet d’élargir le dépistage dans des zones où les infrastructures médicales sont limitées. L’outil est également portable, fonctionne en mode hors ligne et réduit significativement les coûts de diagnostic.
Soutenue par des investisseurs, la start-up a récemment levé 85 millions de rands (environ 5,2 millions de dollars américains) pour accélérer le déploiement de sa solution en Afrique et en Asie. À terme, AI Diagnostics entend étendre ses capacités à d’autres maladies pulmonaires et cardiovasculaires.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Kenya : Rafode propose des prêts aux populations rurales non bancarisées
Dans un contexte où l’accès aux services financiers reste limité pour des millions d’Africains, certaines initiatives misent sur la technologie pour combler ce déficit. Au Kenya, Rafode développe une approche hybride à la croisée de la fintech, de l’inclusion financière et de l’énergie propre.
Rafode est une solution développée par une start-up kényane. Elle se présente comme une institution de microfinance non bancaire, ciblant principalement les populations rurales et les micro-entrepreneurs exclus du système financier traditionnel.
Son modèle repose sur l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) pour digitaliser ses opérations et étendre ses services à grande échelle. Basée à Kisumu, l’entreprise est dirigée par Antony Mayodi (photo).
Concrètement, Rafode propose une gamme de produits financiers, allant des prêts individuels et de groupe aux crédits destinés à l’acquisition d’actifs ou au financement de l’éducation. Mais la spécificité de la solution réside dans son intégration avec des produits d’énergie renouvelable.
La start-up facilite notamment l’accès à des kits solaires ou à des équipements de cuisson propres et non polluants, proposés à crédit à des ménages souvent non connectés au réseau électrique.
Le modèle repose en grande partie sur des mécanismes de financement innovants, comme les prêts groupés où les bénéficiaires se portent mutuellement garants. Par ailleurs, Rafode s’appuie sur le mobile money pour distribuer les fonds et collecter les remboursements, renforçant ainsi l’efficacité et la traçabilité des transactions.
Au-delà de l’accès au crédit, la plateforme vise à générer un impact social plus large, en soutenant les petites entreprises, l’agriculture et l’accès à l’énergie dans les zones rurales.
À terme, Rafode illustre une tendance de fond sur le continent : l’émergence de solutions fintech hybrides, capables de combiner inclusion financière, transition énergétique et développement local. Cette approche pourrait inspirer d’autres marchés africains confrontés aux mêmes défis structurels.
Adoni Conrad Quenum
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Angola : Anda ambitionne de formaliser le transport informel
Dans un contexte où de nombreuses petites entreprises africaines fonctionnent encore avec des outils rudimentaires, la start-up nigériane Timart propose une solution pour moderniser leur gestion quotidienne.
Timart est une solution numérique développée par une start-up nigériane. Elle propose une application tout-en-un permettant aux entreprises de gérer leurs opérations depuis une seule interface. La plateforme intègre plusieurs fonctionnalités clés : gestion des stocks, suivi des ventes, comptabilité, facturation, gestion des créances clients et suivi des dépenses. La start-up, basée à Minna, a été lancée en 2021 par Muhammad Ndako (photo).
L’un des éléments différenciants de la plateforme réside dans son approche « offline-first ». Conçue pour s’adapter aux réalités africaines, l’application fonctionne même sans connexion Internet, avec une synchronisation automatique dès que le réseau est disponible. Elle a déjà été téléchargée plus de 100 000 fois, selon les données du Play Store.
« De nombreuses PME fonctionnent avec une gestion des stocks inefficace et une connexion Internet peu fiable, ce qui entraîne des pertes de stock, des fraudes et des pertes de revenus. Nous avons constaté que beaucoup de PME africaines s'appuient encore sur des méthodes traditionnelles, comme le papier et le stylo, ou sur des pratiques informelles pour gérer leurs activités, ce qui rend difficile le suivi des stocks, la détection des pertes ou l'évaluation des performances », a déclaré M. Ndako à Disrupt Africa.
Timart intègre également des outils de paiement via des terminaux de point de vente connectés, permettant de sécuriser les transactions et de réduire les risques de fraude, notamment liés aux faux justificatifs de paiement.
Au-delà de la gestion opérationnelle, la solution mise sur l’exploitation des données pour aider les entreprises à mieux piloter leur activité. Les utilisateurs peuvent accéder à des rapports en temps réel, suivre leurs performances et prendre des décisions plus éclairées.
À terme, Timart ambitionne de s’étendre à d’autres marchés africains et d’enrichir son offre avec des services financiers intégrés. Cette stratégie s’inscrit dans une tendance de fond : la numérisation progressive des PME africaines, considérées comme un moteur clé de croissance économique.
Adoni Conrad Quenum
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Maroc : z.systems numérise le commerce traditionnel africain avec ses plateformes
En Afrique, le commerce de détail repose encore largement sur des réseaux informels constitués de petites boutiques indépendantes. Il s’agit d’un marché massif, mais fragmenté et peu numérisé. C’est sur ce segment que se positionne la start-up marocaine z.systems avec sa solution Z Grossistes.
z.systems est une start-up marocaine spécialisée dans le commerce en ligne. Elle propose une plateforme « business-to-business-to-customer (B2B2C) » qui connecte, dans un même écosystème, les marques, les distributeurs, les détaillants et les consommateurs. La start-up, basée à Casablanca, a été fondée en 2022 par Samer Choumar, Meriem Benabad, Youssef Haddouch, Reda Nebri et Youssef Drafate.
« D’un côté, nous mettons les marques en relation directe avec les détaillants via la plateforme Z, ce qui garantit la disponibilité des produits, le contrôle des prix et la visibilité en magasin, tout en réduisant les coûts et la complexité de la distribution traditionnelle », indique la jeune pousse. Et d’ajouter : « de l’autre côté, nous attirons les consommateurs vers les détaillants Z grâce à des promotions dynamiques, des programmes de fidélité ludiques et des options de paiement différé, recréant ainsi l’expérience du commerce moderne dans le secteur de la vente au détail informelle ».
Concrètement, la solution repose sur une approche « full-stack » articulée autour de plusieurs applications. Elle comprend une application pour les détaillants, une plateforme web pour les partenaires et une application de vente en ligne destinée aux consommateurs.
Les commerçants peuvent commander leurs produits directement auprès des marques, suivre leurs stocks et accéder à des services complémentaires comme des programmes de fidélité ou des solutions de paiement.
De leur côté, les marques bénéficient d’une meilleure visibilité sur leurs ventes et peuvent piloter leurs campagnes en temps réel, tandis que les consommateurs accèdent à des offres personnalisées et à des mécanismes incitatifs comme des récompenses ou le paiement différé. Au cœur du modèle, z.systems mise sur la donnée pour optimiser les opérations et améliorer la performance des acteurs.
Soutenue par plusieurs investisseurs, la start-up a récemment levé 1,65 million de dollars pour accélérer son développement et étendre sa présence sur de nouveaux marchés. À terme, z.systems ambitionne de transformer les commerces de proximité en un réseau structuré et connecté, capable de rivaliser avec les circuits modernes de distribution, tout en conservant leur ancrage local.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Angola : Anda ambitionne de formaliser le transport informel
Dans de nombreuses villes africaines, le transport urbain repose encore largement sur des réseaux informels, notamment les motos-taxis. En Angola, la start-up Anda ambitionne de transformer en profondeur cet écosystème.
Anda est une plateforme technologique intégrée qui combine mobilité, financement et formation.
Son modèle repose sur une approche dite de « drive-to-own » : les conducteurs accèdent à un véhicule grâce à un mécanisme de financement qu’ils remboursent progressivement via les revenus générés sur la plateforme. À terme, ils deviennent propriétaires de leur moto ou de leur véhicule.
Basée à Luanda, la start-up a été fondée en 2022 par Sergio Tati et Joerg Nuehrmann.
« Le modèle de partenariat d’Anda est conçu pour permettre à l’investisseur de récupérer son capital et d’obtenir un rendement pendant la durée du contrat. À l’issue de celui-ci, le conducteur conserve le véhicule, en récompense et afin de l’encourager à poursuivre son activité de manière durable », indique la start-up.
Au-delà du financement, l’entreprise mise sur la professionnalisation du secteur. Elle propose des programmes de formation via son académie dédiée, ainsi que des outils numériques incluant géolocalisation, paiement numérique et suivi des trajets. L’objectif est d’améliorer la sécurité des usagers et d’augmenter les revenus des conducteurs.
Anda entend ainsi combler un déficit structurel du marché africain de la mobilité. La solution facilite l’accès à des actifs générateurs de revenus pour des populations souvent exclues du système bancaire. Soutenue par des investisseurs internationaux, la start-up a levé 3,4 millions de dollars en novembre dernier pour accélérer son développement et accompagner sa croissance.
À terme, elle pourrait servir de modèle à d’autres marchés africains confrontés aux mêmes défis, en posant les bases d’une mobilité plus structurée, plus sûre et plus inclusive.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Ghana : 3Farmate mise sur la robotique pour transformer l’agriculture en Afrique
Au Ghana, 3Farmate développe une solution qui ambitionne de moderniser l’agriculture en Afrique grâce à l’IA et à la robotique. L’entreprise cible d’abord son marché local, mais envisage une expansion régionale, avec l’ambition de déployer ses robots dans d’autres pays africains.
3Farmate est une jeune pousse ghanéenne opérant dans l’agritech. Fondée en 2021 à Accra par Clinton Anani (photo, à gauche), l’entreprise conçoit des robots autonomes capables d’exécuter plusieurs tâches agricoles, avec pour objectif d’améliorer la productivité tout en réduisant les coûts pour les agriculteurs.
Au cœur de son offre figure Fama, un robot agricole autonome conçu pour planter, désherber et appliquer des engrais sans intervention humaine. Fama fonctionne sans GPS, s’appuyant sur un système de vision par intelligence artificielle pour naviguer dans des environnements complexes et irréguliers.
« Le système est conçu pour les conditions réelles de l’exploitation agricole : terrain accidenté, sols meubles et boueux, conditions météorologiques imprévisibles. Un seul opérateur peut superviser plusieurs robots, chacun couvrant entre 11 et 14 hectares par jour avec une précision de plantation inférieure à 85 mm. Les agriculteurs nous paient à l’hectare, ce qui leur permet de bénéficier de ce niveau d’automatisation sans avoir à acheter de matériel au préalable », a indiqué Clinton Anani.
Cette approche répond aux réalités du terrain africain, où les exploitations agricoles sont souvent fragmentées, peu mécanisées et situées dans des zones à connectivité limitée. En automatisant des tâches critiques, la solution permet de pallier les pénuries de main-d’œuvre et d’optimiser les opérations agricoles.
Le modèle économique repose sur une facturation à l’usage, permettant aux agriculteurs d’accéder à cette technologie sans investissement initial lourd. Il s’agit d’une proposition de valeur clé dans un secteur où les équipements agricoles restent souvent hors de portée financière.
Au-delà de la performance opérationnelle, 3Farmate s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation des systèmes agricoles. En combinant automatisation, données et intelligence artificielle, la start-up contribue à faire émerger une agriculture plus productive, durable et résiliente face aux défis climatiques et démographiques.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Egypte : Qualiphi mise sur l’IA pour connecter les étudiants au marché de l’emploi
Positionnée à l’intersection de l’éducation et de l’emploi, cette solution développée en Egypte repose sur une approche basée sur l’intelligence artificielle pour accompagner les jeunes depuis leur orientation jusqu’à leur insertion sur le marché du travail.
Qualiphi est une solution edtech développée par une jeune pousse égyptienne. Elle propose une plateforme technologique destinée à transformer la gestion des parcours professionnels des étudiants. La start-up, basée dans la ville du Caire, a été lancée en 2025 par Nevien Magdy.
Concrètement, Qualiphi propose une plateforme de Career Services Management (CSM) qui permet aux universités et écoles de numériser l’ensemble de leurs services carrière. L’outil couvre plusieurs étapes clés : exploration des métiers, développement de compétences, accès à des stages et opportunités d’emploi, ainsi que mise en relation avec des recruteurs.
« La plateforme [Qualiphi, Ndlr] accompagne actuellement plus de 500 000 étudiants et diplômés dans 40 universités, ainsi qu'un réseau d'employeurs en pleine expansion qui s'efforcent de repérer, d'attirer et de développer la prochaine génération de talents », a indiqué la jeune pousse.
L’un des enjeux adressés par la solution est le décalage persistant entre formation académique et besoins du marché. En intégrant des outils d’analyse et de recommandation, la plateforme aide à orienter les étudiants vers des parcours plus alignés avec les attentes des entreprises, tout en facilitant le recrutement pour celles-ci.
Qualiphi s’inscrit dans une dynamique régionale de numérisation de l’enseignement supérieur et des services d’employabilité. La start-up revendique déjà des partenariats avec plusieurs institutions académiques et acteurs publics, avec l’ambition de créer un écosystème intégré reliant universités, étudiants et employeurs.
Dans cette optique, l’entreprise a récemment renforcé son positionnement via des opérations de croissance externe, visant à étendre ses services à l’échelle du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. À terme, ce type de plateforme pourrait contribuer à améliorer l’employabilité des jeunes diplômés, tout en offrant aux entreprises un accès plus structuré aux talents émergents.
Adoni Conrad Quenum
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Angola : Kukubela, une application pour apprendre les langues africaines
Dans un paysage EdTech largement dominé par les langues internationales, Kukubela se positionne sur un segment encore peu exploré : l’apprentissage des langues africaines.
Kukubela est une plateforme d’apprentissage en ligne développée par une startup angolaise. Elle propose des cours dédiés à plusieurs langues parlées en Angola et en Afrique centrale, notamment le kimbundu, le kikongo, l’umbundu, le tshokwé ou encore le lingala.
L’application s’appuie sur des contenus conçus par des locuteurs natifs, avec l’objectif d’offrir un apprentissage à la fois linguistique et culturel. La startup, basée à Luanda, a été fondée en 2023 par António Nicolau (photo).
« L'engagement est le plus fort parmi les utilisateurs de la diaspora qui cherchent à renouer avec leur identité culturelle, ainsi que parmi les Angolais qui souhaitent formaliser la connaissance des langues qu'ils ont entendues en grandissant mais qu'ils n'ont jamais étudiées de manière formelle », a indiqué M. Nicolau.
L’application est disponible sur iOS et sur Android, où elle a été téléchargée plus de 5000 fois, selon le Google Play Store. Contrairement aux applications classiques, centrées sur la grammaire, Kukubela adopte une approche immersive. Les modules intègrent des éléments culturels tels que des proverbes, des récits traditionnels ou encore des dialogues du quotidien afin de contextualiser l’apprentissage.
La plateforme propose également des fonctionnalités interactives telles qu’un dictionnaire intégré, un traducteur, des contenus audio pour la prononciation, ainsi qu’un espace communautaire permettant aux utilisateurs d’échanger avec des enseignants et d’autres apprenants. Pensée pour un usage mobile, l’application mise sur des formats courts (quelques minutes par session) afin de s’adapter aux contraintes des utilisateurs. Elle revendique déjà plusieurs dizaines de milliers d’utilisateurs à travers le monde, notamment au sein des diasporas africaines.
« Nous comptons actuellement plus de 35 000 utilisateurs enregistrés, répartis entre l’Angola et la diaspora africaine à l’étranger (principalement au Portugal, au Brésil, au Royaume-Uni et en France). Nous avons environ 220 abonnés actifs payants en Angola et au sein de la diaspora, ainsi qu’un petit nombre d’utilisateurs en phase d’essai », a déclaré António Nicolau.
Au-delà de l’apprentissage linguistique, Kukubela s’inscrit dans une dynamique plus large de valorisation du patrimoine culturel africain. En numérisant des langues souvent peu présentes dans les solutions technologiques, la solution participe à leur préservation tout en facilitant leur transmission. Dans un contexte de montée en puissance des plateformes d’apprentissage en ligne en Afrique, la plateforme illustre une tendance émergente : celle de plateformes africaines qui investissent des niches culturelles pour proposer des solutions adaptées aux réalités locales et aux besoins des diasporas.
Adoni Conrad Quenum
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Ouganda : Ensibuuko veut numériser la finance communautaire en Afrique
En Ouganda, une jeune pousse développe une solution technologique dédiée à un segment encore largement sous-équipé : la finance communautaire. L’entreprise cible les coopératives d’épargne et de crédit (SACCOs), les groupes d’épargne villageois et les institutions de microfinance.
Ensibuuko est une solution fintech développée par une jeune pousse ougandaise. Elle propose une plateforme SaaS qui permet de digitaliser l’ensemble des opérations de ces structures : gestion des membres, suivi des épargnes, octroi de crédits, paiements et gouvernance.
L’objectif est de remplacer les systèmes papier et les processus manuels, encore très répandus dans les zones rurales, par des outils numériques sécurisés et interconnectés. Basée à Kampala, la start-up a été lancée en 2014 par Opio Obwangamoi David.
La solution va plus loin qu’un simple logiciel de gestion. Elle intègre des fonctionnalités de paiements multi-canaux (mobile money, transferts bancaires, transferts de portefeuille à portefeuille) ainsi que des services de « mobile banking » accessibles via USSD, permettant aux utilisateurs de déposer, retirer ou consulter leurs comptes sans smartphone.
Ensibuuko se positionne ainsi comme une couche d’infrastructure entre la finance informelle et le système bancaire classique. Grâce aux données générées par les transactions, la plateforme permet aux institutions financières partenaires d’évaluer le risque et de déployer du crédit de manière plus efficace, notamment via des modèles de prêt embarqué.
Déjà déployée dans plusieurs pays africains, en l’occurrence la Tanzanie, le Malawi, le Nigeria, la Côte d’Ivoire ou encore le Ghana, la jeune pousse envisage d’atteindre une quinzaine de pays d’ici 2028. Elle revendique par ailleurs sur ses marchés plus de 20 000 institutions connectées et plus d’un million d’utilisateurs finaux, pour un volume de prêts cumulés dépassant les 780 millions de dollars.
En s’attaquant aux infrastructures de base de la microfinance, Ensibuuko illustre une tendance de fond : celle de fintech africaines qui ne ciblent plus seulement les utilisateurs finaux, mais construisent les « rails » numériques nécessaires à une inclusion financière à grande échelle.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Malawi : Madyo connecte restaurants et consommateurs via son app mobile
Au Malawi, la start-up Madyo s’emploie à structurer un marché encore émergent : celui de la livraison de repas. En digitalisant le processus, de la commande au paiement, elle apporte plus de traçabilité aux transactions des établissements.
Madyo est une solution d’e-commerce développée par une jeune pousse malawite. Elle permet aux utilisateurs d’accéder à des restaurants dans les grandes villes du pays. La start-up, basée dans la capitale Lilongwe, a été fondée en 2021 par Mike Kachembwe.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus d’une centaine de fois. L’utilisateur peut scroller sur l’interface de l’application pour parcourir les menus, passer la commande et suivre sa livraison en temps réel. Il faut noter qu’un système de recommandations basé sur l’intelligence artificielle suggère des plats selon les préférences et les habitudes locales.
En ce qui concerne les paiements, l’application intègre les services d’argent mobile fréquemment utilisés dans le pays pour faciliter les transactions. En moyenne, les commandes sont livrées en trente minutes, avec un suivi en temps réel. Pour les restaurants, la solution représente un canal supplémentaire de distribution, leur permettant d’élargir leur clientèle sans investir dans leur propre infrastructure logistique. Pour les utilisateurs, elle simplifie l’accès à une offre variée, tout en réduisant les contraintes liées aux déplacements.
Le développement de ce type de service s’inscrit dans une dynamique de numérisation des services urbains en Afrique. Avec l’augmentation de la pénétration des smartphones et l’évolution des habitudes de consommation, les plateformes de livraison gagnent en pertinence, notamment dans les grandes villes.
Depuis son lancement, Madyo revendique plus de 50 000 clients satisfaits et plus de 500 restaurants partenaires. Les livraisons se font en moyenne en une demi-heure. « Nous révolutionnons la logistique du dernier kilomètre au Malawi. Notre écosystème offre des solutions complètes pour l'ensemble de la chaîne de valeur de la livraison », ajoute la jeune pousse.
Adoni Conrad Quenum
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Kenya : Twiva connecte créateurs de contenu et entreprises via ses plateformes web et mobile
Au Kenya, la plateforme Twiva se positionne comme une infrastructure dédiée à l’économie numérique. Elle combine influence, e-commerce et services financiers au sein d’un même écosystème.
Twiva est une solution numérique développée par une start-up kényane. Conçue pour connecter marques, créateurs de contenu et consommateurs, elle permet aux entreprises de distribuer leurs produits via des influenceurs actifs sur les réseaux sociaux. La start-up, basée à Nairobi, a été fondée en 2020 par Peter Kironji (photo).
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et Android, déjà téléchargée plus de 100 000 fois sur Google Play Store. Sur les plateformes web et mobile, les créateurs peuvent sélectionner des produits, les promouvoir auprès de leur communauté et générer des revenus sous forme de commissions sur les ventes réalisées. Twiva automatise ce processus en intégrant des fonctionnalités de mise en relation, de suivi des performances et de traitement des paiements.
Au-delà du simple marketing d’influence, la plateforme s’inscrit dans une logique de social commerce. Elle propose notamment des boutiques numériques personnalisables, permettant aux créateurs de vendre directement à leur communauté, sans gérer les stocks ni la logistique.
L’offre repose sur des outils de monétisation, des programmes de formation, des solutions de paiement et des technologies de mise en relation entre marques et influenceurs. L’objectif est de structurer un écosystème encore fragmenté, en offrant aux créateurs des revenus plus stables et aux entreprises un accès direct à des audiences qualifiées.
Avec cette approche, Twiva répond à un enjeu clé du marché africain : transformer l’influence en véritable levier économique. Dans un contexte où la croissance des réseaux sociaux s’accompagne d’une professionnalisation progressive des créateurs, ce type de plateforme contribue à formaliser un secteur encore largement informel.
À terme, Twiva ambitionne de jouer un rôle structurant dans l’économie numérique africaine, en facilitant l’émergence de nouvelles formes d’entrepreneuriat numérique portées par les créateurs de contenu.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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George Maina numérise la chaîne de valeur agricole pour les petits exploitants
En Afrique, les exploitants agricoles font face à des défis que la technologie commence à résoudre. PropelMapper en est un exemple, avec une solution conçue pour simplifier et améliorer les pratiques du secteur.
PropelMapper est une solution agritech développée par une jeune pousse sud-africaine. Elle vise à moderniser le travail des conseillers agricoles en s’appuyant sur l’intelligence artificielle (IA) et les interfaces vocales.
Positionnée comme un « système d’exploitation » dédié au conseil terrain, la plateforme entend simplifier la collecte et l’exploitation des données agricoles. La solution a été lancée en 2024.
« Les conseillers sont contraints d’utiliser des logiciels de gestion de la relation client (CRM) standardisés ou des tableurs qui n’ont pas été conçus pour leur mode de travail : sur le terrain, en déplacement et dans la gestion de dizaines de relations avec les agriculteurs », a déclaré Christine van Wyk, vice-présidente des solutions appliquées de la start-up. Et d’ajouter : « les observations cruciales se perdent entre le terrain et le bureau. Les connaissances restent enfermées dans les têtes individuelles au lieu de devenir une intelligence organisationnelle ».
Concrètement, PropelMapper permet aux professionnels de capturer leurs observations directement sur le terrain via des notes vocales. Ces enregistrements sont ensuite traités par des outils d’IA, qui les transforment automatiquement en rapports structurés, exploitables et partageables.
La plateforme intègre également des fonctionnalités de gestion de la relation client, de collaboration entre équipes et de cartographie, permettant de centraliser l’ensemble des données dans un environnement unique.
L’ambition de la solution est de répondre à un problème récurrent dans le secteur agricole : la fragmentation des données et la lourdeur des tâches administratives. Les conseillers accumulent souvent des informations dispersées (notes, fichiers, mémos vocaux) difficiles à exploiter.
PropelMapper vise à transformer ces données brutes en informations exploitables, à la fois au niveau des exploitations, des marchés et des organisations.
Au-delà du gain de productivité, la solution promet aussi de libérer du temps pour les interactions humaines, considérées comme essentielles dans le conseil agricole. Selon l’entreprise, l’automatisation du reporting permettrait de réduire la charge administrative, tout en améliorant la qualité des analyses produites.
Avec ce positionnement, PropelMapper s’inscrit dans une tendance d’intégration de l’IA et de la voix dans les outils professionnels, notamment dans les secteurs où le travail de terrain domine. À mesure que l’agriculture se numérise, ce type de solution pourrait jouer un rôle clé dans la structuration des données et l’optimisation des décisions à l’échelle des exploitations et des filières.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Libye : iCard, une solution de cartes prépayées pour démocratiser les paiements digitaux