Opérant dans le secteur touristique, cette jeune pousse tunisienne prévoit d’étendre ses activités vers l’Algérie, l’Arabie saoudite, Oman et les Émirats arabes unis. Elle a récemment réussi une levée de fonds qui devrait lui permettre d’atteindre ces objectifs.
WildyNess est une solution numérique développée par une start-up tunisienne. Elle propose des circuits et des expériences « authentiques » de voyage en Tunisie, en collaboration avec des micro-entrepreneurs locaux.
La start-up, basée à Tunis, a été créée en 2021 par Achraf Aouadi et Rym Bourguiba. Elle a récemment annoncé la réussite d’un tour de table d’un montant non divulgué pour, entre autres, développer sa technologie et soutenir sa croissance.
« Cet investissement confirme notre thèse : l'avenir du voyage ne réside pas dans le volume, mais dans l'authenticité et l'impact. Le fait d'avoir généré 300 000 dollars américains de ventes organiques prouve que les voyageurs recherchent désespérément des liens authentiques, et non des attractions génériques », a indiqué Achraf Aouadi.
La solution ne dispose pas d’une application mobile. Il faut directement se rendre sur la plateforme pour découvrir les divers circuits et les expériences proposés par la start-up. A travers les images, l’utilisateur peut voir la région proposée pour l’éventuel trip, le tarif, la durée ou encore quelques photos pour se faire une idée de ce que comporte le circuit ou l’expérience.
WildyNess conçoit des circuits mettant l’humain, la communauté et l’authenticité au cœur de l’expérience. Par exemple, la plupart des expériences sont tournées vers le tourisme durable avec la valorisation des produits artisanaux et l’implication des communautés locales pour garantir une immersion culturelle totale.
Elle cherche à s’affirmer comme un acteur tunisien innovant dans le secteur du tourisme artisanal et durable. « L’avenir du voyage ne réside pas dans le volume, mais dans l’authenticité et l’impact. Les voyageurs recherchent de vraies rencontres, pas des attractions standardisées », a déclaré M. Aouadi.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Au Cameroun, cette start-up opérant dans les technologies financières se positionne comme une solution innovante qui vise à rendre le paiement échelonné accessible à un public plus large.
MoloMoloPay est une solution fintech développée par une jeune pousse camerounaise éponyme. Elle permet aux utilisateurs de « réserver un produit, puis d’épargner progressivement jusqu’à pouvoir le récupérer ». La start-up, qui a des sièges sociaux à Abidjan en Côte d’Ivoire, à Douala au Cameroun et à Maurice, a été lancée en 2023 par Oussoumanou Sehou (photo).
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de 100 000 fois, selon les données de Play Store. Pour accéder aux services proposés, l’utilisateur installe l’application, s’inscrit en quelques minutes, choisit un objectif (smartphone, électroménager, moto…) puis effectue des versements réguliers selon son rythme. Une fois l’objectif atteint, l’article est disponible.

Ce modèle répond à des besoins spécifiques comme un fort usage du mobile money (Orange Money, MTN MoMo…), et une population jeune peu équipée mais désireuse d’accéder à des biens durables. L’application s’intègre à ces moyens de paiement et revendique +5000 produits dans +100 catégories via ses points partenaires, plus de 250 000 utilisateurs actifs et plus de 10 milliards FCFA (environ 17,6 millions $) de chiffre d’affaires depuis son lancement.
L’émergence de MoloMoloPay intervient dans un contexte où les solutions de paiement numérique se multiplient, mais où le modèle « acheter maintenant, payer plus tard » reste peu démocratisé. En s’orientant vers un système d’épargne intégrée plutôt que de crédit, l’application réduit les risques pour l’utilisateur et élargit l’accès au « paiement échelonné » à ceux qui n’ont pas accès aux solutions bancaires classiques.
Pour les commerçants partenaires, cela ouvre un nouveau canal de distribution. Leurs produits deviennent accessibles à une plus large clientèle, sans avance de fonds jusqu’au versement complet.
Les défis restent néanmoins nombreux : maintenir la discipline d’épargne, assurer la logistique de livraison des articles, et gagner la confiance des utilisateurs dans un environnement numérique encore en développement.
Adoni Conrad Quenum
Au Cameroun, une jeune pousse propose une réponse numérique à l’un des défis majeurs du système éducatif : l’orientation des lycéens et des jeunes diplômés. L’aventure a commencé à l’Université Inter-État Congo-Cameroun basée à Sangmélima, au Cameroun.
Laboussole est une solution numérique développée par une start-up camerounaise éponyme. Avec sa plateforme en ligne, elle permet aux utilisateurs d’effectuer leurs choix d’études, de filières, ou de carrière. L’interface s’adresse non seulement aux lycéens mais aussi aux jeunes en reconversion ou aux professionnels cherchant à se réorienter. La start-up, basée dans la ville de Sangmélima, a été fondée en 2024 par Wilfried Mbeyo’o Nna (photo).
« De nombreux étudiants choisissent des filières qui ne correspondent ni à leurs compétences ni aux besoins du marché faute de conseils adéquats, ce qui aggrave le problème du chômage. Notre objectif est de les aider à faire des choix éclairés pour exploiter pleinement leurs talents », explique son fondateur.
En se connectant à cette plateforme, les jeunes pourront explorer des fiches métiers et des formations locales ou internationales, profiter de conseils personnalisés et de mentorat professionnel ou encore accéder à des modules de formation en ligne ciblés, notamment dans les métiers du numérique.
Ce dispositif intervient dans un contexte où l’orientation scolaire, universitaire et professionnelle en Afrique, et au Cameroun en particulier, reste fragile. En offrant un outil digital, Laboussole vise à combler ce manque et à professionnaliser le choix d’orientation.
Depuis son lancement officiel, la plateforme a déjà convaincu plusieurs milliers d’utilisateurs. Selon M. Mbeyo’o Nna, l’objectif est d’atteindre 10 000 utilisateurs d’ici la fin de l’année 2025 et de s’étendre dans la région de l’Afrique centrale. Notons que la plateforme est accessible au Cameroun et en République du Congo.
Pour les jeunes Camerounais, cette solution constitue un nouvel outil de repère dans un paysage académique et professionnel complexe. Pour l’écosystème éducatif, elle représente une innovation susceptible de renforcer les synergies entre orientation, formation et insertion.
Adoni Conrad Quenum
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RDC : via sa plateforme, Fondigne connecte investisseurs et entrepreneurs
En République démocratique du Congo, Fondigne se positionne comme un pont numérique entre porteurs de projets, investisseurs et mentors. En 2025, la start-up a participé à Vivatech en France et au salon Osiane en République du Congo.
Fondigne est une plateforme numérique développée par une jeune pousse congolaise éponyme. Lancée en mars 2025 par Rama Djuma (photo) pour répondre à l’accès au capital et au conseil, l’un des maillons faibles de l’écosystème entrepreneurial local, elle ambitionne de transformer l’innovation en opportunité d’investissement concrète.
Sur Fondigne, les start-up et entrepreneurs publient leurs projets, les investisseurs identifient des opportunités, et les experts ou anciens entrepreneurs interviennent comme mentors pour accompagner la structuration des dossiers. Par exemple, la rubrique « Devenir mentor » invite les profils expérimentés à soutenir activement la maturation des jeunes entreprises tout en participant au développement économique du pays.
Le fonctionnement repose sur une logique de marketplace. D’un côté, les entrepreneurs en quête de financement et de visibilité et de l’autre, les investisseurs et mentors à la recherche de projets à fort potentiel. Cette approche permet notamment de pallier le manque de connectivité entre l’offre (investisseurs) et la demande (entrepreneurs) dans un pays où les structures d’accompagnement restent encore embryonnaires.
La start-up pourrait contribuer à structurer l’écosystème, à professionnaliser les levées de fonds et à encourager les investisseurs à s’engager sur des dossiers locaux. Son succès dépendra toutefois de la capacité de Fondigne à attirer non seulement des utilisateurs mais aussi des capitaux d’envergure, à générer des retours suffisamment tangibles pour les investisseurs, et à instaurer une gouvernance de confiance.
Rappelons que l’écosystème des start-up en Afrique centrale est celui qui attire le moins de capitaux sur le continent. Selon les données de Partech Africa, une plateforme qui consigne les opérations de levées de fonds en Afrique de plus de 100 000 $, les start-up de la RDC ont attiré 2 millions $ en 2024 et 1 million $ en 2023.
Adoni Conrad Quenum
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Zambie : Caantin utilise l’IA pour le recouvrement des dettes
En juin 2025, la jeune pousse a levé 4 millions $ pour accélérer le développement de son infrastructure et préparer son expansion internationale.
Caantin est une solution fintech zambienne lancée en 2025 par Njavwa Mutambo (photo). Elle utilise l'intelligence artificielle (IA) pour déployer des agents vocaux, SMS et WhatsApp automatisés qui gèrent l'intégralité du flux de recouvrement. Grâce à ce modèle, la société revendique une amélioration des taux de récupération allant de 18 à 22 %, tout en réduisant les coûts de recouvrement jusqu’à 60 %.
« Considérez cela comme le remplacement des agents de recouvrement humains par une IA qui fonctionne 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, améliore les taux de recouvrement et réduit les coûts. [...] Les composeurs traditionnels sont manuels et coûteux. Les agents humains sont incohérents et ne sont pas évolutifs », a déclaré Njavwa Mutambo à Disrupt Africa.
Le fonctionnement s’appuie sur une infrastructure IA capable de gérer plus d’un million d’appels par jour. Concrètement, elle remplace les centres de contact classiques, équipés de nombreux agents humains par des bots IA actifs 24/7, capables de comprendre plusieurs langues africaines, d’émettre des relances, de proposer des plans de paiement, et d’intégrer des systèmes de paiement.
En automatisant ce processus, Caantin permet non seulement d’optimiser les recouvrements mais aussi d’améliorer l’expérience du débiteur, en utilisant des approches plus personnalisées et respectueuses. « Nous nous développerons au Royaume-Uni et en Afrique du Sud au premier trimestre de l'année prochaine, et explorerons également des partenariats stratégiques avec des fintech plus importantes », a souligné M. Mutambo.
À l’heure où la digitalisation des services financiers gagne du terrain en Afrique, le modèle de Caantin ouvre la voie à une nouvelle génération de solutions IA pour les institutions financières.
Adoni Conrad Quenum
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Au Nigeria, la filiale fintech du groupe Stanbic IBTC Holdings PLC, rebaptisée Zest Payments en 2023, s’impose comme un acteur clé pour simplifier les paiements des entreprises et des particuliers.
Zest est une solution fintech développée par le groupe Stanbic IBTC Holdings PLC. Elle propose une plateforme « multi-rail » qui agrège différents modes de paiement : cartes bancaires, transferts, USSD, QRcode, wallets mobiles, tout en offrant un tableau de bord unique pour suivre les flux. La start-up, basée dans la ville de Lagos, a été lancée en 2023 par Stanley Jacob (photo).
« Aujourd'hui, les entreprises ne doivent pas seulement accepter les paiements, elles doivent également offrir une expérience rapide, fluide et évolutive », explique Stanley Jacob.
Pour les entreprises de toute taille, Zest déploie des solutions adaptées. Par exemple, dans le secteur de l’énergie, un client exploitant plus de 100 stations-service peut surveiller en temps réel les transactions, les lier à l’inventaire et adjoindre un programme de fidélité. Dans le secteur portuaire, la collecte des paiements devient traçable et alignée avec les volumes élevés d’opérations logistiques.
« Pour les petites et moyennes entreprises et les organisations corporatives africaines, les paiements orchestrés sont devenus une infrastructure essentielle à leur survie, et non plus seulement un avantage concurrentiel », a déclaré Ifeoluwa Adekunle-Yusuf, vice-présidente des produits et de l'ingénierie chez Zest.
Du côté des particuliers et des petits marchands, l’entreprise met à disposition un « storefront » (un magasin d'applications) gratuit intégrable dans sa plateforme, permettant de gérer catalogue, ventes en ligne et paiements de façon fluide, sans dépendre d’une banque spécifique.
En résumé, Zest contribue à améliorer l’accessibilité, la rapidité et la transparence des paiements au Nigeria pour les entreprises comme pour les individus, et accompagne la transformation digitale d’un marché en pleine expansion.
Adoni Conrad Quenum
Edité par M.F. Vahid Codjia
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Kuunda propose des prêts numériques aux petites entreprises africaines
En Afrique du Sud, une start-up combine accessibilité, technologies innovantes et données pour optimiser le recrutement. Elle permet aux entreprises de gagner du temps et aux chercheurs d’emploi d’accéder plus facilement à des opportunités.
eJoobi est une solution numérique développée par une jeune pousse sud-africaine. Elle s’appuie sur l’intelligence artificielle pour fluidifier la mise en relation entre demandeurs d’emploi et recruteurs. La start-up fondée en 2016 par Simangele Mphahlele, cherche à réduire les barrières que rencontrent les candidats dans la recherche d’emploi, tout en offrant aux entreprises un outil performant pour le recrutement.
« Nous sommes une entreprise spécialisée dans les technologies RH, qui propose un logiciel de recrutement basé sur l'intelligence artificielle, mettant en relation les demandeurs d'emploi et les employeurs/recruteurs/équipes de recherche de talents. Notre technologie repose sur les SMS, WhatsApp et USSD. Les employeurs peuvent publier des offres d'emploi via un portail dédié, par SMS et via WhatsApp, et les demandeurs d'emploi peuvent recevoir des alertes par SMS » indique la start-up sur LinkedIn.
La technologie d'eJoobi repose sur un moteur d’auto-matching. Les spécifications de poste sont automatiquement comparées aux profils des candidats, ce qui permet d’identifier rapidement les mieux adaptés. Pour les recruteurs, la plateforme propose des fonctions de présélection automatique, d’envoi d’offres via SMS ou WhatsApp, et un tableau de bord d’analyse du pipeline de candidatures.
Du côté des demandeurs d’emploi, la solution permet de postuler ou de créer un CV via WhatsApp ou SMS, et ambitionne de réduire de jusqu’à 70 % les coûts liés à la recherche d’emploi. Cette stratégie illustre une volonté d’inclusion, particulièrement pertinente dans un contexte africain où le taux de chômage reste élevé dans plusieurs pays.
L’usage de l’IA et des canaux mobiles renforce la rapidité des correspondances entre offres et profils, et permet aux recruteurs de constituer plus efficacement des viviers de talents.
Adoni Conrad Quenum
Edité par : Feriol Bewa
Lire aussi: Au Togo, Edolé digitalise les commandes dans le BTP
La fintech Kuunda se positionne progressivement dans l’infrastructure financière africaine. Elle a développée plusieurs solutions pour soutenir le crédit sur ses marchés cibles.
Kuunda est une fintech sud-africaine fondée en 2018 par Andrew Milne. Elle permet aux particuliers et aux entreprises d’accéder à des prêts numériques via ses solutions Hapa Cash et Kazi Cash. Plus tôt ce mois d’octobre, elle a annoncé la réussite d’un tour de table d’un montant de 7,5 millions USD pour soutenir sa croissance en Afrique.
Hapa Cash est un service de liquidité transactionnelle immédiate destiné à satisfaire les besoins financiers des agents ou consommateurs, comme les achats de recharge airtime, les transferts mobile money ou encore la flotte électronique (e-float) pour. De son côté, Kazi Cash est un produit de financement de croissance pour micro-marchands, proposant des prêts à terme, le financement de stock, les avances sur trésorerie ou encore le crédit-carburant.
« Nous facilitons l'accès au financement pour la classe productive africaine, à savoir les agents, les commerçants et les petites entreprises qui constituent l'épine dorsale de ces économies, tout en aidant les consommateurs à renforcer leur résilience en leur permettant d'accéder au crédit lorsqu'ils en ont le plus besoin », a expliqué Andrew Milne.
La fintech mise sur un modèle B2B2C, en s’appuyant sur des partenaires (opérateurs de mobile money, banques, fintechs, etc.) déjà implantés sur les marchés émergents. Elle table aussi sur un scoring comportemental et transactionnel dynamique, permis par des algorithmes propriétaires qui évaluent en temps réel la solvabilité des agents et des micro-entrepreneurs.
Elle bâtit ainsi des solutions intégrées (embedded finance) pour permettre à sa clientèle de disposer de liquidités en temps réel et de financements adaptés à son développement. En facilitant l’accès à la trésorerie, notamment pour les acteurs de première ligne comment les agents de mobile money, les petits marchands, etc., Kuunda contribue à débloquer des chaînes de valeur dans les économies informelles, d'améliorer l’efficacité des transactions et de soutenir l’inclusion financière.
Adoni Conrad Quenum
Edité par : Feriol Bewa
Lire aussi: Juridia utilise l’IA pour faciliter les renseignements sur le droit marocain
Au Togo, une jeune pousse rêve de révolutionner le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP). Elle combine main-d’œuvre qualifiée, matériels de chantier et appui technique via sa solution numérique.
Edolé est une solution numérique développée par une start-up basée à Lomé au Togo et fondée en 2020 par Kodjo Aïd Otou. Elle permet à un entrepreneur de réserver en quelques clics un ouvrier, un engin, ou de faire une demande de devis, via ses plateformes web et mobile qui évaluent et cataloguent les ressources avant de les mettre à disposition.
Pour les maîtres d’ouvrage, entreprises BTP et particuliers, Edolé permet de réduire les délais, favorise une meilleure gestion des ressources et efface les lourdeurs administratives. La solution joue le rôle de « pont numérique » entre l’offre (ouvriers, matériels, etc.) et la demande (chantiers) sur un marché traditionnel souvent informel. « Entre entrepreneurs à la recherche d’ouvriers fiables, artisans sous-employés, et matériel souvent immobilisé, l’industrie de la construction africaine manque d’un pont solide entre l’offre et la demande. Ce pont, nous l’avons construit » indique la jeune pousse sur sa plateforme.
Côté impact, la start-up indique avoir déjà déployé plusieurs milliers de travailleurs et machines via sa plateforme, et vise à étendre ses services hors du Togo vers la sous-région ouest-africaine. Elle revendique plus de 5000 utilisateurs, plus de 500 ouvriers, plus d’une soixantaine de projets réalisés et plus de 8000 emplois directs et indirects créés. Par ailleurs, l’application mobile est accessible sur iOS, ainsi que sur Android où elle a déjà été téléchargée plus d’un millier de fois, selon les données de Play Store.
La trajectoire d’Edolé Africa répond à la transformation numérique des métiers du bâtiment en Afrique. En numérisant l’accès aux ressources, elle contribue à professionnaliser un secteur clé de l’économie, tout en générant de l’emploi.
Adoni Conrad Quenum
Edité par : Feriol Bewa
Lire aussi: Luciq utilise l’IA agentique pour améliorer le fonctionnement des app mobiles
Cette start-up a mis en place une solution legaltech novatrice, à la croisée de l’accès au droit, de la technologie.Elle se veut une option d’IA juridique locale et spécialisée au Maroc.
Juridia est une solution numérique développée par une jeune pousse marocaine et permettant de se renseigner sur les lois locales grâce à une IA spécialisée et formée sur le corpus juridique du Royaume chérifien. La start-up basée à Rabat a été fondée en 2023 par Omar El Adlouni.
« Nous avons vu une opportunité : et si l'IA pouvait simplifier et centraliser l'accès au droit ? C'est ainsi qu'est née Juridia, une entreprise spécialisée dans l'exploitation de l'IA pour améliorer l'accès aux ressources juridiques. [...] L'objectif était de créer une plateforme qui ne soit pas seulement un moteur de recherche juridique, mais un véritable assistant conversationnel capable de comprendre les questions juridiques et d'y répondre avec précision » a indiqué Omar El Adlouni.
Juridia a été entraînée exclusivement sur les textes, la jurisprudence et la réglementation marocaine. Lorsqu’un utilisateur pose une question, l’outil fournit une réponse et envoie également les extraits légaux sourcés (lois, décrets, arrêtés, etc.) ayant permis de construire sa réponse. De plus, il peut rédiger ou reformuler des clauses contractuelles, analyser des risques juridiques, assurer une veille réglementaire, le tout dans plusieurs langues.
Les praticiens du droit peuvent ainsi gagner du temps, tandis que les non-spécialistes gagnent en autonomie pour comprendre leurs droits. Par ailleurs, dans un contexte où la cybersécurité juridique, la conformité et l’innovation numérique deviennent des priorités, Juridia entend contribuer à renforcer la transparence du système juridique marocain.
Divers forfaits sont proposés aux utilisateurs. Le forfait « Individuel » à 490 dirhams marocains (MAD) (environ 54 $) par mois, s’adresse aux particuliers ou avocats indépendants, tandis que celui « Professionnel » à 990 MAD par mois est conçu pour les cabinets ou structures moyennes, avec des fonctionnalités supplémentaires et un espace collaboratif sécurisé.
Pour les grandes entreprises, une offre sur mesure est proposée, intégrant notamment une interface de programmation (API), l’intégration de données internes et un accompagnement personnalisé.
Adoni Conrad Quenum
Edité par : Feriol Bewa
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Luciq utilise l’IA agentique pour améliorer le fonctionnement des app mobiles
Paga propose diverses solutions pour soutenir la transformation digitale au Nigeria. Un des produits de la jeune pousse aide les entrepreneurs à numériser leur business.
Doroki est une solution numérique développée par la jeune pousse nigériane Paga Group Ltd, fondée en 2009 par Tayo Oviosu. Elle se positionne comme une suite métier tout-en-un destinée à accompagner les entreprises dans leur transition digitale. Grâce à une gamme complète d’outils de gestion, l’application permet aux commerces, restaurants, salons de coiffure, épiceries et autres petites et moyennes entreprises de gérer efficacement leurs opérations quotidiennes.
La solution offre diverses fonctionnalités telles que la gestion des stocks, la facturation (création de devis, factures finales, ventes à crédit, etc.), le traitement des paiements (cartes, USSD, QR, virements bancaires, via Paga, etc.) ainsi que la surveillance de la relation client. Elle permet aussi de lancer des promotions, d’établir des rapports de vente en temps réel et de procéder à des sauvegardes cloud pour éviter toute perte de données.
Doroki permet aussi la gestion de plusieurs succursales, l’administration des rôles et des permissions du personnel, ou encore l’upload de données en masse (Excel/CSV) pour les grands catalogues. L’application mobile est uniquement accessible sur Android où elle a déjà été téléchargée plus d’un millier de fois selon Play Store. Elle fonctionne aussi hors connexion (mode offline) et se synchronise dès que la connexion est rétablie, un atout dans les zones où la connectivité internet est intermittente.
Cette solution cherche ainsi à répondre au besoin de digitaliser les petites entreprises qui opèrent encore de manière manuelle, souvent sans visibilité claire sur leurs ventes, leur stock et leurs coûts. En proposant une interface centralisée, elle permet de gagner en efficacité, de réduire les erreurs, d’améliorer la traçabilité et de mieux répondre à la demande de la clientèle.
À terme, elle pourrait contribuer non seulement à la modernisation des TPE nigérianes, mais aussi à une amélioration de leur compétitivité, notamment celles souhaitant s’étendre ou accéder à des marchés plus structurés.
Adoni Conrad Quenum
Edité par : Feriol Bewa
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Luciq utilise l’IA agentique pour améliorer le fonctionnement des app mobiles
Pour les applications mobiles qui veulent rester performantes, une jeune pousse égyptienne propose une approche qui pourrait devenir la norme d’ici quelques années.
Luciq (anciennement Instabug) est une plateforme égyptienne d’observabilité mobile qui veut transformer la manière dont les applications mobiles sont surveillées, diagnostiquées et maintenues. La start-up basée à San Francisco aux Etats-Unis et au Caire en Egypte, a été fondée en 2016 et son PDG est Omar Gabr.
« Avec Luciq, nous sommes les pionniers de l'observabilité mobile agentique, un système dans lequel des agents IA travaillent activement aux côtés des équipes. Au lieu de se contenter de signaler les problèmes, ces agents détectent, diagnostiquent, corrigent et même valident en production, transformant ce qui était auparavant une lutte réactive en un processus proactif et auto-réparateur. Il ne s'agit plus seulement de surveillance, mais d'une observabilité mobile qui agit en votre nom » a indiqué Omar Gabr.
Luciq ne se contente donc pas de signaler les problèmes, elle les règle. Son IA agentique est capable d'apprendre, de raisonner, de planifier et d'agir sans intervention humaine pour atteindre un objectif. Contrairement à l'IA réactive ou générative, l'IA agentique est proactive et peut décomposer des objectifs complexes en tâches plus petites, s'adapter à des environnements changeants et prendre des décisions.
Dans le cas de Luciq, elle permet de détecter les défauts, les diagnostiquer et de proposer ou d’exécuter des correctifs avant que l’utilisateur soit affecté. Elle regroupe ainsi les données, élimine les alertes peu pertinentes et détermine les incidents prioritaires selon leur impact business, ce qui permet aux équipes techniques de concentrer leur énergie ailleurs.
Sur un marché tech toujours plus exigeant, les utilisateurs sont de moins en moins tolérants avec les applications instables. Un crash, une lenteur ou un bug peut suffire à les faire passer à la concurrence. Pour les entreprises, cela se traduit par des pertes de revenus, de crédibilité, voire d’utilisateurs actifs. Luciq répond à cette pression en proposant une observabilité proactive, une résilience accrue, et une amélioration de l’expérience utilisateur qui peut devenir un avantage compétitif.
Adoni Conrad Quenum
Edité par : Feriol Bewa
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Au Nigeria, Efiwe démocratise l’apprentissage du code via sa plateforme web
Au Nigeria, une jeune pousse se rêve en acteur clé de l’éducation via la tech en Afrique. Avec sa solution, elle favorise l’éclosion de développeurs dans les zones reculées ou défavorisées.
Efiwe est une plateforme mobile-first développée par une start-up nigériane. Fonctionnant à l’IA, elle a été lancée en août 2025 par Chidi Nwaogu pour rendre l’apprentissage du code accessible à tous, directement depuis un smartphone.
« Nous pensons que l'apprentissage du codage doit être ludique, accessible et efficace, et c'est exactement ce qu'offre Efiwe. [...] Avec plus de 33 languages disponibles et un mode entièrement hors ligne, nous supprimons les barrières et donnons à des personnes de tous horizons la possibilité d'apprendre à coder. Que vous soyez débutant ou développeur en herbe, Efiwe est là pour vous aider à progresser » indique-t-il.
Les premiers modules couvrent le HTML, avec des leçons CSS et JavaScript à venir. L’idée est de partir de zéro, de construire étape par étape un site web professionnel, sans nécessiter d’ordinateur ni de logiciel additionnel. La solution propose aussi des centaines de défis interactifs, structurés, avec feedback en temps réel.
Dans un pays où de nombreuses personnes n’ont qu’un smartphone comme appareil principal et où l’accès au haut débit reste inégal, cette plateforme répond aux besoins de la jeunesse d’accéder à des compétences numériques avancées. Elle abaisse des barrières financières et techniques, permettant d’avoir accès aux compétences très demandées sans avoir à investir dans du matériel coûteux.
Certains défis doivent toutefois être surmontés, comme s’assurer que les contenus pédagogiques restent pertinents, maintenir la qualité de l’expérience IA, veiller à la reconnaissance des certifications ou encore garantir que l’accès hors ligne couvre suffisamment d’aspects pour les technologies plus avancées.
Efiwe pourrait bien devenir un acteur clé de l’edtech en Afrique, en favorisant l’éclosion de développeurs dans les zones reculées ou défavorisées, et en stimulant l’employabilité dans le secteur numérique.
Adoni Conrad Quenum
Edité par : Feriol Bewa
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En Afrique du Sud, ce tech entrepreneur veut révolutionner l'accessibilité aux soins grâce à des solutions innovantes de télésanté. Sa solution phare « Docotela », qui signifie « médecin » en langue zouloue, connecte patients et prestataires en ligne.
Docotela est une plateforme sud-africaine de télé-santé qui vise à rendre l’accès aux soins plus simple, plus rapide et plus abordable via une interface web intuitive. Les patients peuvent y consulter des médecins enregistrés auprès du Health Professions Council of South Africa (HPCSA) depuis leur téléphone ou leur ordinateur, sans devoir se déplacer. La start-up a été fondée en 2023 par Dineo Lioma.
« Grâce à notre plateforme de pointe, nous comblons le fossé entre patients et prestataires de soins de santé en vous offrant des services médicaux pratiques et fiables à portée de main. [...] Nous pensons qu'en rendant les soins de santé plus accessibles et plus pratiques, nous pouvons aider les gens à mener une vie plus saine et plus heureuse, et finalement à prolonger leur espérance de vie » indique la jeune pousse.
Pour accéder aux services de Docotela, l’utilisateur choisit un créneau horaire, paie en ligne, reçoit un lien vidéo pour la consultation, puis si besoin, un médecin lui délivre une ordonnance, un « sick note » (certificat médical), et un bon pour médicaments. La plateforme fonctionne avec plusieurs formules d’abonnement (individuel, familial, etc.), ou à la consultation unique. Elle propose aussi un volet santé mentale avec des séances en ligne avec des conseillers professionnels et certifiés pour traiter l’anxiété, la dépression, le stress ou d’autres troubles liés au bien-être émotionnel.
La healthtech cherche à offrir des consultations accessibles même dans les zones rurales, tant qu’elles disposent une connexion Internet. En offrant des abonnements mensuels avec consultations illimitées, elle permet aux utilisateurs de mieux prévoir les dépenses de santé. Elle se heurte néanmoins à quelques défis.
Entre autres, la difficulté de garantir la fiabilité de la télémédecine notamment pour les diagnostics les plus complexes, de veiller à la protection des données personnelles, de s’assurer que l’accès Internet est suffisant dans les zones reculées. Aussi, en Afrique du Sud, Docotela devra convaincre les autorités de santé, les mutuelles, et les assurances de reconnaître les consultations en ligne.
Adoni Conrad Quenum
Edité par : Feriol Bewa
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