Avec sa solution, ce tech entrepreneur veut révolutionner le secteur des assurances en Afrique. Il a levé 1,5 million de dollars en 2022 en pré-amorçage pour développer sa technologie et soutenir sa croissance sur le continent.
ETAP est une solution numérique développée par une jeune pousse nigériane. Elle permet aux utilisateurs d’acheter des polices d’assurance en 90 secondes, de déposer une demande d’indemnisation, de traiter les demandes dûment remplies en 3 minutes et de verser des indemnités rapidement en quelques clics. La start-up, basée dans la ville de Lagos, a été fondée en 2022 par Ibraheem Babalola.
Dans la foulée de son lancement, ETAP a réussi un tour de table d’un montant de 1,5 million de dollars. Elle a utilisé les fonds pour développer son application mobile et soutenir sa croissance. Dans un communiqué de presse publié le jeudi 30 octobre, ETAP a annoncé son expansion vers le Ghana en partenariat avec la filiale locale de l’assureur sud-africain Hollard Insurance.
L’application mobile est accessible sur iOS et sur Android, où elle a déjà été téléchargée plus de 5000 fois, selon les statistiques du Play Store. L’utilisateur se crée un compte après téléchargement et accède aux divers services proposés par la jeune pousse. ETAP propose des couvertures annuelles et de courte durée, allant d’une journée à 28 jours. Depuis l’application mobile, l’utilisateur gère ses polices d’assurance et leurs renouvellements, et peut également consulter l’historique des réclamations.
L’insurtech offre des points de conduite sécuritaire aux conducteurs n’ayant pas eu d’accidents. Il est possible de les échanger contre des bons d'achat, du carburant, des billets de cinéma, des accès à des concerts et d'autres récompenses intéressantes dans des points de vente au détail. « Vous pouvez accumuler ces points pour obtenir des récompenses auprès de plus de 500 magasins, ou pour battre vos amis et collègues sur le tableau de classement ETAP », indique la jeune pousse.
Adoni Conrad Quenum
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Dans le but de réduire les émissions de gaz à effet de serre et les embouteillages, deux entrepreneurs tech ont mis en place une solution sur mesure pour faciliter les déplacements urbains et interurbains.
Enakl est une solution numérique développée par une jeune pousse marocaine. Elle permet de mettre en relation des personnes allant vers la même destination avec des transporteurs semi-collectifs (minibus), ce qui permet de réduire les embouteillages et les émissions de carbone. La start-up, basée à Casablanca, a été fondée en 2022 par Samir Bennani et Charles Pommarede.
Disposant également de bureaux à Paris, elle a annoncé le mardi 3 décembre la réussite d’un tour de table d’un montant de 1,4 million de dollars. Les fonds seront utilisés pour développer des solutions de transport collectif intelligentes pour les trajets quotidiens à l’intérieur et à l’extérieur du pays.
« Ce financement nous permet d’approfondir notre impact à Casablanca, d’étendre notre portée et d’accélérer le développement de notre technologie, en tirant parti de l’IA pour optimiser les itinéraires, améliorer les expériences des navetteurs et proposer des solutions de mobilité urbaine durable », ont indiqué les deux fondateurs à Disrupt Africa.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et Android, où elle a déjà été téléchargée plus d’un millier de fois, d’après les données du Play Store. L’utilisateur, après téléchargement, crée un compte en renseignant ses informations personnelles. Il peut ensuite accéder aux services de la jeune pousse et planifier une course ou un voyage en quelques clics. Il doit indiquer son lieu de départ, sa destination et l’heure d’arrivée souhaitée.
En fonction de ces détails, Enakl proposera la meilleure option pour effectuer sa course dans les meilleures conditions. L’utilisateur recevra ainsi les détails du moyen de transport, en l’occurrence un minibus, avec l’heure et le lieu de passage, à quelques minutes à pied de la situation géographique préalablement renseignée. La start-up gère plus de 15 000 réservations par mois et veut s’étendre dans d’autres villes du Maroc, puis à d’autres marchés du continent.
Adoni Conrad Quenum
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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L’idée de mettre en place une jeune pousse opérant sur ce segment a germé pendant le confinement. Ensuite, les trois tech entrepreneurs, amis d’enfance, ont su transformer cette idée en une start-up.
Jobop est une solution numérique développée par une jeune pousse marocaine. Elle permet aux entreprises de recruter des travailleurs intérimaires via sa plateforme web. La start-up, basée à Casablanca, a été fondée en 2021 par Salim El Merrassi, Adil Zghaoui et Mehdi Berrahou. En avril 2022, elle a levé 10 millions de dirhams (environ 1 million de dollars) pour soutenir sa croissance sur le continent.
La solution ne dispose pas d’une application mobile. Il faut passer par le navigateur et accéder au site web de Jobop. « Les demandeurs d’emploi peuvent s’inscrire sur la plateforme et remplir leur CV en trois étapes très simples. Ils sont ensuite contactés pour un entretien individuel. Une fois l’entretien validé, notre plateforme leur propose les missions d’intérim les plus adaptées à leurs profils », explique Adil Zghaoui.
Selon les données publiées sur le site de la solution, Jobop est 30 % moins cher que les agences d’intérim traditionnelles et met en moyenne trois heures pour trouver le profil d’intérimaire recherché par une entreprise. La start-up a connu du succès à ses débuts car, en période post-pandémie de la Covid-19, de plus en plus d’entreprises se sont tournées vers le recrutement d’intérimaires pour avoir plus de flexibilité et mieux réagir aux changements éventuels du marché.
« Le drame de l’intérim, c’est le manque de formation des travailleurs. À terme, nous voulons créer des écoles de formation par secteur pour les accompagner à se sédentariser en entreprise et les sortir de la précarité », a indiqué Adil Zghaoui. La jeune pousse a des envies d’expansion sur le continent. Outre l’Afrique du Nord, elle vise les villes de Johannesburg en Afrique du Sud, de Lagos au Nigeria et de Nairobi au Kenya.
Adoni Conrad Quenum
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Dans le but d’aider les jeunes à saisir les opportunités professionnelles, une organisation a décidé de mettre en place une solution sur mesure.
Le Syndicat des industries de Madagascar (SIM) a procédé, le mercredi 27 novembre, au lancement de la plateforme Pôle Stage. Elle permet aux utilisateurs, en l’occurrence les jeunes Malgaches en fin de formation, de se connecter aux entreprises afin de saisir les opportunités de stages.
« Cette initiative concrétise la démarche du SIM de mettre en place une adéquation formation-emploi », a expliqué le président du SIM, Tiana Rasamimanana.
La plateforme n'est pas dotée d'une application mobile. Il faut passer par un navigateur pour accéder directement au site web. L'utilisateur doit cliquer sur « Se connecter » s'il possède déjà un compte, ou sur « S’inscrire » pour en créer un. Il remplit ensuite les informations demandées et télécharge son curriculum vitae au format PDF. Une fois le compte activé, il peut naviguer sur la plateforme à la recherche d'opportunités de stages correspondant à son domaine d'études.
Pôle Stage permet d’affiner les recherches grâce à divers filtres, tels que la ville, le secteur ou l’entreprise. Lorsqu’une offre retient son attention, l’utilisateur clique sur « Postulez maintenant ». La plateforme l’informera par e-mail lorsque l’entreprise téléchargera son CV depuis le tableau de bord. Le reste du processus se déroulera ensuite directement entre l’utilisateur et l’entreprise.
Le SIM propose également des formations « Pôle Stage », offrant un avantage aux participants. Ils peuvent en effet téléverser la photo de leur certificat sur la plateforme pour obtenir une certification, ce qui augmente leurs chances de décrocher un stage. De plus, Pôle Stage intègre un blog où sont partagés astuces et conseils pratiques, couvrant divers sujets tels que la rédaction de CV et de lettres de motivation, la préparation aux entretiens d’embauche, et les bonnes pratiques à adopter en milieu professionnel.
Adoni Conrad Quenum
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Dans le but d’aider les hôpitaux à s’approvisionner en produits sanguins, deux tech entrepreneurs ont mis en place une solution sur mesure.
Wala Digital Health est une solution d’e-santé développée par une jeune pousse ghanéenne. Elle permet aux utilisateurs, en l’occurrence les hôpitaux et les banques de sang, de commander, recevoir et gérer facilement les stocks de sang et de produits sanguins. La start-up, basée dans les villes d’Accra (Ghana) et de Cambridge (Etats-Unis), a été fondée en 2019 par Dennis Addo et Kanyisola Oyeyinka.
« Nous exploitons la puissance des réseaux sociaux pour augmenter l'offre de produits sanguins et de solutions numériques innovantes pour le traitement, le partage et la livraison, afin de lutter contre les conséquences fatales des pénuries de sang », explique la plateforme.
La solution dispose d’une application mobile, accessible sur iOS et Android, sur laquelle les donateurs peuvent prendre contact avec la jeune pousse pour effectuer des dons. Wala Digital Health a mis en place une communauté de donneurs de sang (environ un millier) avec l’aide de toutes les plateformes numériques, notamment les réseaux sociaux. Après chaque don de sang, ils reçoivent des jetons numériques qui peuvent être échangés contre des services médicaux.
Il faut souligner que tous les dons de sang effectués par la healthtech sont traités et disponibles entre 24 et 48 heures après le prélèvement. « Le sang total est transformé en composants (globules rouges, plaquettes, plasma). Après traitement, les globules rouges peuvent être conservés jusqu'à 42 jours. Le plasma peut être congelé et conservé jusqu'à 12 mois. Les plaquettes (provenant du sang total ou d'une aphérèse) doivent être utilisées dans les cinq jours », ajoute la plateforme.
Les hôpitaux et les banques de sang peuvent ensuite entrer en contact avec la plateforme pour s’approvisionner. En 2022, Wala Digital Health a été retenue parmi 36 start-up pour prendre part aux sélections régionales du MEST Africa Challenge.
Adoni Conrad Quenum
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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Les difficultés à concilier la vie professionnelle et la vie parentale amènent plusieurs familles à confier leurs enfants aux garderies, aux crèches ou encore aux nounous. Au Mali, une tech entrepreneure a mis en place une solution sur mesure pour résoudre ce problème.
MaNounou est une solution numérique développée par la jeune pousse malienne La Classe de Bintou. Elle permet aux utilisateurs, en l’occurrence les parents, de trouver des nounous qualifiées pour leurs enfants en bas âge dans leur région. La start-up, basée dans la ville de Bamako, a été fondée par Bintou Doumbia.
« La plateforme donne également la possibilité aux crèches, maternelles et autres professionnels de la garde d'enfants de proposer leurs services aux parents dans le besoin. MaNounou offre aux jeunes filles diplômées sans emploi l'opportunité de se former dans le domaine de la petite enfance et d'appliquer leurs compétences dans un cadre professionnel », explique la jeune pousse.
La solution dispose d’une application mobile. Après téléchargement, l’utilisateur se crée un compte puis accède aux divers services de la jeune pousse. Entre autres, il est possible de consulter des profils détaillés de nounous, incluant leur expérience, leurs qualifications, leurs horaires et les avis d'autres parents ; d’accéder à une messagerie intégrée permettant des échanges directs et sécurisés entre parents et nounous ou encore de filtrer les recherches selon divers critères pour trouver la nounou idéale.
La start-up procède à des vérifications rigoureuses des profils présents sur sa plateforme pour assurer la sécurité et la qualité des services offerts. L’embauche d’une nounou sur MaNounou est entérinée par la mise à disposition de contrats que l’on peut signer en ligne de manière simple et sécurisée. Cet acte protège les deux parties pendant la durée du contrat.
En 2024, MaNounou remporte l’étape malienne du Prix Orange de l’entrepreneur social en Afrique et Moyen-Orient (POESAM). La jeune pousse reçoit une récompense de 5 millions FCFA (environ 7973 $). Elle fera partie des représentants du Mali pour l’étape internationale du POESAM.
Adoni Conrad Quenum
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Les start-up opérant sur le segment du commerce en ligne sont en vogue sur le continent. En Guinée, un tech entrepreneur a trouvé un moyen novateur de vendre de l’ancien sur sa plateforme de commerce en ligne.
Seconde Main 224 est une solution numérique développée par une jeune pousse guinéenne. Elle met en relation via sa plateforme les personnes souhaitant vendre leurs anciens biens et celles voulant acheter ces biens déjà utilisés. La start-up, basée dans la ville de Conakry, a été fondée par Youssouf Sylla.
« On fait gagner de l'argent à nos utilisateurs sur leurs anciens objets tout en faisant gagner ceux qui n'ont pas assez d'argent à acheter ce qu'ils désirent avec peu », explique la jeune pousse.
La solution ne dispose pas d’une application mobile. Il faut passer par le navigateur et accéder à la plateforme d’e-commerce. Après la création d’un compte, l’utilisateur peut surfer sur la plateforme et découvrir divers produits proposés par les tiers. Entre autres, Seconde Main 22’ commercialise des vêtements, des chaussures, des produits électroniques, des livres, des meubles, etc.
C’est le vendeur qui ajoute directement l’article à vendre sur la plateforme en fournissant le nom de l’article, le prix de vente, une photo et une brève description. Il choisit également la catégorie de l’article et appuie sur le bouton « suivant ». Il faut souligner qu’il est indispensable de disposer d’un compte sur la plateforme afin d’être autorisé à y vendre des produits.
« En ce qui concerne notre business modèle, nous gagnerons de l’argent à travers notre deuxième service ‘‘booster mon bien’’. Ce service consiste à montrer les biens boostés à un nombre important d’utilisateurs susceptibles d’acheter le bien boosté. Car leurs différents centres d’intérêt auront été connus grâce à leurs archives d’utilisation », ajoute la jeune pousse.
En 2024, Seconde Main 224 a participé au Prix Orange de l’entrepreneur social d’Afrique et du Moyen-Orient. La start-up termine à la deuxième place et fait partie des représentants de la Guinée pour la phase finale du concours. Elle repart avec un chèque de 60 millions de francs guinéens (environ 6962,75 $).
Adoni Conrad Quenum
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Anciennement connue sous le nom de TopSet, la jeune pousse a choisi de réorienter ses activités pour se consacrer pleinement à ce nouveau projet. Une stratégie qui porte ses fruits, puisqu'elle a réussi à lever des fonds pour accompagner sa croissance.
Lingawa est une solution numérique développée par une start-up nigériane. Elle permet aux utilisateurs d’apprendre des langues africaines, en l’occurrence l'igbo et le yoruba, avec des cours en ligne amusants et immersifs. La start-up, basée à Lagos au Nigeria, a été fondée en 2022 par Frank Williams, Yvonne Williams et Uche Azinge.
Elle dispose également de bureaux à Londres au Royaume-Uni et à New York aux Etats-Unis. En 2023, Lingawa a introduit l’IA sur sa plateforme pour améliorer la qualité des services fournis. « L'IA est déjà au cœur de ce que nous avons construit en termes d'adéquation élève-tuteur, mais en arrière-plan, nous avons également commencé à travailler sur nos grands modèles linguistiques africains. L'objectif de ces modèles d'IA est de s'assurer qu'au départ, entre les cours, les étudiants sont en mesure de faire leurs devoirs et de s'entraîner aussi efficacement que possible », a indiqué Frank Williams.
Le jeudi 21 novembre, Lingawa a annoncé un tour de table d’un montant de 1,1 million $. Les fonds seront utilisés pour, entre autres, développer une application mobile, proposer plus de langues africaines à enseigner et s’étendre dans d’autres régions du monde. Frank Williams prévoit d’introduire, dès le premier trimestre de 2025, le zoulou et le swahili à la plateforme. Cependant, il rencontre quelques problèmes avec les tuteurs dont la plupart sont basées en Afrique.
« Nous avons réalisé très tôt qu'il y avait un manque de compétences en matière d'enseignement des langues. Ce que nous faisons, c'est trouver des locuteurs natifs de langues africaines à fort potentiel et les former pour qu'ils deviennent des professeurs de langues de classe mondiale, ce qui implique une formation en compétences non techniques, une formation en sciences de l'apprentissage et, essentiellement, de s'assurer que les étudiants sont entraînés dans la leçon et que les cours sont dispensés de manière amusante et attrayante », ajoute-il.
En attendant l’application mobile, il faudra passer par le navigateur pour accéder au site web de la solution. L’utilisateur pourra s’y inscrire en renseignant ses informations personnelles ou en passant par son compte Google. Après cette étape, il peut accéder aux services de la start-up en optant pour l’une ou l’autre des langues proposées à l’apprentissage puis se mettre en relation avec un tuteur. Le programme est structuré en 5 niveaux (débutant, élémentaire, intermédiaire, expert et avancé) et plusieurs forfaits sont proposés aux apprenants. Par exemple, le forfait hebdomadaire pour un élève coûte 18 $ (pour une seule leçon), 22,5 $ s’ils sont deux.
« Nos étudiants commencent à parler dès leur première leçon et s'engagent souvent dans une conversation confortable au bout de 6 mois à 1 an. La maîtrise de la langue choisie dépend de votre engagement à apprendre et à pratiquer », explique la start-up. Depuis son lancement, Lingawa est en pleine croissance. Elle compte environ 3000 apprenants et une centaine de tuteurs.
Adoni Conrad Quenum
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En Afrique, il est difficile de vivre d’un art. Le Liberia n’échappe pas à cette règle et un tech entrepreneur a décidé d’apporter une solution pour les artistes de son pays.
Prime Music Store est une solution numérique développée par une jeune pousse libérienne. Elle permet aux utilisateurs d’écouter en ligne et en continu les chansons des artistes libériens, quel que soit leur genre ou leur popularité. La start-up, basée dans la ville de Monrovia, a été fondée en 2023 par Losine Victory Sanyon, Jr.
« Mon entreprise a pour but de remédier aux difficultés rencontrées par les créateurs de musique émergents. Notre objectif est d'y remédier en offrant une plateforme qui donne du pouvoir aux artistes libériens, qui sont aujourd'hui le point de départ de leur carrière. Nous mettons en place des structures de redevances transparentes qui garantissent une plus grande part de revenus aux artistes. Cette liberté financière leur permet de se concentrer sur leur musique sans se soucier des problèmes financiers », explique Losine Victory Sanyon, Jr.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus d’une centaine de fois, d’après les données de Play Store. L’utilisateur, après téléchargement, se crée un compte en renseignant certaines de ses informations personnelles. Il pourra ensuite accéder au catalogue de musiques de la plateforme.
En fonction de ses goûts musicaux, il pourra télécharger et écouter diverses chansons des artistes de son choix moyennant des frais. Il faut souligner que pour cela, l’utilisateur devrait au préalable recharger son portefeuille pour acheter directement les chansons sur la plateforme. Depuis son tableau, il a un aperçu de la balance de son compte et de son catalogue. Le téléchargement de la chanson lui permet de se constituer une liste de lecture dans l’application et d’écouter hors ligne. En 2024, Prime Music Store remporte le 3e prix au Liberia du Prix Orange de l’entrepreneur social d’Afrique et du Moyen-Orient.
Adoni Conrad Quenum
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Dans le but d’aider les commerçants à se ravitailler, un tech entrepreneur a mis en place une solution. Il se positionne, avec sa plateforme mobile, comme l’intermédiaire pour finaliser diverses opérations commerciales.
Vuleka est une plateforme de commerce en ligne business-to-business développée par une jeune pousse sud-africaine. Elle permet aux utilisateurs, en l’occurrence les propriétaires de magasins, de se mettre en relation avec les petits fabricants et les grossistes. La start-up, basée dans la ville de Johannesburg, a été fondée en 2017 par Brian Makwaiba.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android. L’utilisateur se crée un compte et passe ses commandes sur l’application ou via l’application de messagerie instantanée WhatsApp. La start-up regroupe ensuite toutes les commandes puis achète les produits en gros directement auprès des fabricants ou grossistes.
« Nous établissons des profils de crédit pour les commerçants informels et non bancarisés sur la base des commandes qu'ils ont passées par l'intermédiaire de notre plateforme, puis nous leur accordons des crédits (prêts) afin qu'ils acquièrent des stocks auprès de nous. A leur tour, ils donnent du stock à crédit à leurs clients qui les paient ensuite à une date convenue », explique la jeune pousse.
Vuleka dispose d’agents sur le terrain qui s'occupent de la livraison au dernier kilomètre. Ces agents prennent également les commandes, aident à la collecte des données sur les produits et les clients ce qui permet à la jeune pousse de proposer des informations de marché. Elle met ensuite ces informations à la disposition des fabricants et des commerçants pour les prises de décision stratégiques.
La start-up a été sélectionnée ce mois, avec cinq autres start-up, pour faire partie de la huitième cohorte du programme Google for Startups Accelerator. Elle bénéficiera d’une subvention de 1 million de rands (environ 55 415 $), de crédits Google Cloud, d'une formation individuelle et d'une mise en réseau avec des mentors.
Adoni Conrad Quenum
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Depuis quelques années, les services de VTC se sont popularisés sur le continent. Au Nigeria, deux tech entrepreneurs ont décidé de se lancer dans le VTC en proposant des services de luxe.
Wenzo est une solution de VTC développée par une jeune pousse nigériane. Elle permet aux utilisateurs de réserver des véhicules haut de gamme depuis une application mobile pour effectuer leurs courses. La jeune pousse a été fondée en 2023 par Precious Okafor et Gbenga Fola-Alade. Elle dispose de bureaux à Lagos au Nigeria, à Accra au Ghana et à Dover dans l’Etat du Delaware aux Etats-Unis.
La solution dispose d’une application mobile uniquement accessible sur iOS. L’utilisateur, après téléchargement, se crée un compte et accède au service proposé par la solution. En fonction de sa destination et de sa situation géographique, il se verra proposer des chauffeurs pour effectuer sa course. Il faut souligner que la jeune pousse collabore avec divers lieux de loisirs, des plages aux restaurants, pour faciliter l’expérience des utilisateurs qui souhaitent se rendre dans ces endroits dans les villes où elle opère.
Outre les courses ponctuelles, il est possible de réserver les voitures de Wenzo pour les événements. Pour le transport des invités pour un mariage, d’intervenants pour une conférence ou encore des touristes pour la découverte de divers endroits. Depuis son lancement, la jeune pousse n’a effectué aucune levée de fonds pour soutenir sa croissance.
En octobre dernier, Wenzo a été sélectionné parmi les dix start-up en phase de démarrage à présenter leur projet à l’événement Angel Fair Africa à Nairobi, au Kenya. L’événement est organisé par Chanzo Capital, en partenariat avec Startupbootcamp AfriTech, MEST Africa, Antler, iHub et GrowthAfrica. C’est l’occasion pour la jeune pousse de séduire des investisseurs pour des levées de fonds futures.
Adoni Conrad Quenum
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Dans de nombreuses régions en Afrique, les petits exploitants ont du mal à faire convoyer leurs productions dans les grandes villes. De plus en plus de tech entrepreneurs se penchent sur cette question.
Kilimo Fresh est une solution numérique développée par une jeune pousse tanzanienne. Elle permet aux utilisateurs, en l’occurrence aux consommateurs, d’acheter des produits frais en ligne et aux agriculteurs d’écouler plus aisément leurs productions. La start-up, basée à Dar es Salaam, a été fondée en 2018 par Baraka Chijenga.
La solution ne dispose pas d’une application mobile. Il faut passer par un navigateur et accéder directement au site Internet de la plateforme de commerce en ligne. L’utilisateur y découvrira divers produits frais, des céréales aux fruits en passant par le lait, différents types de farines, etc. Il est possible d’effectuer toutes les courses sans créer au préalable un compte, mais au moment de la validation des achats, celui-ci s’impose.
Kilimo Fresh s’impose comme l’intermédiaire entre les agriculteurs et les consommateurs. « Grâce à son modèle de distribution efficace, l'entreprise s'approvisionne en produits frais directement auprès des petits exploitants agricoles, y ajoute de la valeur en les nettoyant, en les triant et en les emballant, puis les livre sur le lieu de travail de ses clients », explique la jeune pousse.
Outre les consommateurs, l’agrifoodtech dispose de petits détaillants qu’elle ravitaille au quotidien. La jeune pousse a mis en place cette solution pour, entre autres, atteindre une plus grande base de consommateurs, mais également pour lutter contre le gaspillage alimentaire. Kilimo Fresh « offre aux agriculteurs des prix stables (20 % plus élevés que ceux proposés par les intermédiaires), un accès direct au marché pour leurs récoltes et une réduction du gaspillage alimentaire grâce à l'utilisation de la chaîne du froid et d'installations d'entreposage frigorifique ».
En octobre dernier, la start-up a été sélectionnée pour figurer dans la liste des entreprises technologiques pour participer à l’Angel Fair Africa. Plus tôt dans l’année, elle a reçu le prix de l'innovation numérique dans l'agriculture lors des Tanzania Digital Awards.
Adoni Conrad Quenum
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Après sa participation à plusieurs programmes d’accélération, la jeune pousse a su s’imposer sur le marché de la logistique au Maroc. Elle prévoit s’étendre au-delà des frontières et a reçu le soutien de divers investisseurs.
Colis.ma est une solution de logistique développée par une jeune pousse marocaine. Elle permet aux utilisateurs, en l’occurrence les entreprises et les particuliers, de faire envoyer et de recevoir des colis dans 6 pays européens. La start-up, basée dans la ville d'Oujda, a été fondée en 2022 par Issam Darui. En octobre dernier, elle a annoncé la réussite d’un tour de table d’un montant de 300 000 $ pour soutenir sa croissance.
La jeune pousse compte utiliser les fonds pour, entre autres, renforcer sa couverture des cinq plus grandes régions du Maroc, relier davantage de pays africains au continent européen en commençant par les pays de l’Afrique de l’Ouest. S’exprimant sur cette levée de fonds, Issam Darui indique : « ce financement nous permet d'élargir notre couverture géographique et d'améliorer encore la qualité de nos services. [...] Notre objectif est de devenir un acteur incontournable de la logistique entre l'Afrique et l'Europe, en proposant des solutions technologiques innovantes à un secteur en pleine transformation ».
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android. L’utilisateur, après téléchargement, se crée un compte et accède aux services de Colis.ma. La start-up opère vers la France, l’Espagne, le Luxembourg, la Belgique, l’Allemagne et les Pays-Bas. Pour envoyer un colis, il faut suivre le processus en sélectionnant le pays et les villes d’expédition et du destinataire, les coordonnées du destinataire, remplir les informations d’expédition et le type de service. Après cette étape, l’utilisateur dispose d’un numéro de suivi qui lui permet de connaître la position de son colis en temps réel.
Depuis son lancement, la start-up a participé à de nombreux programmes. On peut citer le programme d’accélération de Baobab Network, celui de Plug and Play Morocco et celui d’Orange Corners qui lui a permis de décrocher une subvention de 45 000 $.
Adoni Conrad Quenum
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Dans le but de faciliter les déplacements urbains, des tech entrepreneurs ont mis en place une solution sur mesure. Ils ont opté pour des engins écoresponsables pour participer à la lutte contre le réchauffement climatique.
Rabbit Mobility est une solution numérique développée par une jeune pousse égyptienne. Elle permet aux utilisateurs de louer des engins électriques, en l’occurrence des scooters, des trottinettes et des vélos, pour se déplacer en ville. La start-up, basée dans la ville du Caire, a été fondée en 2020 par Kamal ElSoueni, Mohamed Mansoury et Bassem Magued.
Plus tôt dans le mois, elle a annoncé la réussite d’un cycle de financement d’un montant de 1,3 million $ pour soutenir sa croissance et financer son expansion sur d’autres marchés d’Afrique du Nord. S’exprimant sur la levée de fonds, Kamal ElSoueni a indiqué : « nous sommes ravis d'accueillir 500 Global, Untapped Global et nos estimés investisseurs providentiels dans la famille Rabbit Mobility. [...] Leur investissement nous permettra d'accélérer notre croissance, d'étendre notre flotte et d'améliorer l'expérience de nos utilisateurs, rendant ainsi la micromobilité plus accessible et plus pratique pour les Egyptiens dans tout le pays ».
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android où elle a déjà été téléchargée plus de 100 000 fois, d’après les statistiques de Play Store. L’utilisateur, après téléchargement, se crée un compte avec son numéro de téléphone. Il ajoute ensuite sa carte bancaire dans le menu « Portefeuille » puis pour effectuer une course, localiser un des engins de la flotte de Rabbit Mobility. Depuis l’application, il faudra scanner le code QR sur le guidon de l’engin puis lancer la course. A destination, l’engin cesse de fonctionner et l’utilisateur se doit de prendre une photo après l'avoir préalablement verrouillé.
« La course devrait s'arrêter automatiquement dès que le scooter cesse de fonctionner ou perd sa connectivité. Si ce n'est pas le cas, veuillez y mettre fin vous-même depuis l'application et appuyez sur "Signaler un problème" en expliquant ce qui s'est passé et notre équipe d'exploitation enquêtera sur le problème. Pour la sécurité des autres, veillez à garer le scooter de manière responsable et à ne pas bloquer les voies publiques », explique la start-up.
La start-up propose également des locations à la journée et sur plusieurs jours, des réservations d’engins, des systèmes d’abonnement et le parrainage d’amis. Ce dernier permet au parrain et à l’ami parrainé de recevoir un montant de 20 livres égyptiennes (environ 0,41 $) après le premier trajet de ce dernier.
Adoni Conrad Quenum
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