La distanciation sociale que la Covid-19 a suscitée pendant plusieurs mois a contraint le monde à orienter la majorité des interactions sociales et professionnelles vers les réseaux sociaux. Cette période difficile a été un catalyseur d’évolutions pour plusieurs plateformes sociales.

Le réseau social WhatsApp a apporté des nouveautés à ses utilisateurs. Il a annoncé, jeudi 5 mai, que sa fonction « groupe » peut désormais accueillir jusqu’à 512 membres. Soit le double de ce qui était possible jusqu’alors. L’autre amélioration, c’est l’augmentation de la taille des fichiers à envoyer en une fois. De 100 MB avant, elle est passée à 2 GB permettant aux utilisateurs de WhatsApp de partager l’équivalent d'une petite bibliothèque numérique compressée, des vidéos plus longues, des créations graphiques.

En Afrique, les dernières récentes innovations de WhatsApp sont une aubaine pour divers acteurs, notamment les entreprises de commerce en ligne, les établissements scolaires, les regroupements professionnels, les syndicats, les ONG, les partis politiques.

La plateforme a expliqué que ces nouvelles améliorations cadrent avec son engagement « à offrir aux organisations, entreprises et autres groupes particulièrement soudés la possibilité de communiquer en toute sécurité et de s'organiser sur WhatsApp ».

Depuis le début de l’année 2022, WhatsApp a déjà effectué plusieurs améliorations sur la plateforme afin de la rendre plus utile aux utilisateurs. En mars, le réseau social a introduit de nouvelles options sur les messages vocaux. Il est désormais possible, entre autres, de lire un message vocal en dehors de la discussion, de mettre en pause l’enregistrement d’un message vocal ou d’écouter son message vocal avant de l’envoyer. En avril, c’est l’option « Communauté » qui a été introduite. L’idée derrière c’est de rassembler plusieurs groupes au sein d’un super-groupe.

Plusieurs innovations sont actuellement en gestation au niveau de WhatsApp qui veut devenir une plateforme de référence des échanges dans le monde. Le réseau social met en application les nombreuses demandes, suggestions et remarques  exprimées par les utilisateurs durant la crise de Covid-19 qui y a impacté une grande partie des interactions sociales et professionnelles. 

Muriel Edjo

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Posted On lundi, 09 mai 2022 07:35 Written by

Se déplacer dans les grandes villes du continent n’est pas une sinécure. Avec la révolution technologique en cours, des solutions numériques émergent pour proposer des alternatives intéressantes.

GoMetro, une start-up sud-africaine spécialisée dans la gestion de la mobilité, a réussi un tour de table de 1 million $ auprès de Kalon Venture Partners, Hlayisani Capital et d’autres investisseurs. L’information a été dévoilée, jeudi 5 mai, par Kalon Venture Partners. L’objectif est d’élargir son équipe commerciale et de renforcer sa présence sur les marchés sud-africain, britannique et américain.

Selon Justin Coetzee (photo), PDG de la jeune pousse, « en utilisant notre plateforme de gestion de la mobilité et en numérisant l'intégralité de leur flotte, les opérateurs peuvent économiser jusqu'à 30 % sur leurs coûts d'exploitation en augmentant l'utilisation globale des véhicules, en contrôlant le kilométrage excessif et en gérant les coûts de back-office. Nous avons également vu nos clients augmenter de 50 % la certitude et la précision de leurs fenêtres de livraison ».

La start-up, fondée en 2011 par Justin Coetzee, aide à gérer les flottes de bus et de voitures. Elle contribue ainsi à l’acheminement des personnes et des biens vers leurs destinations de manière prévisible, sûre et efficace en numérisant les opérations de transports. Contrairement au transport à la demande, avec cette start-up, les utilisateurs doivent se rendre à des points précis pour profiter des services.

GoMetro montre sur une carte tous les points de ramassage, tous les itinéraires, tous les emplacements voire les horaires des différentes navettes opérant dans les grandes villes des pays où elle opère. Les utilisateurs, en fonction de l’heure et de leur localisation, peuvent se rendre à des endroits stratégiques pour ne pas perdre du temps.

GoMetro dispose d’une application, disponible sur Android et sur iOS, qui permet de profiter de la solution au quotidien. Après téléchargement, il faut s’y inscrire en renseignant certaines informations. Elle intègre un portefeuille qui permet de payer les courses. Outre l’application des utilisateurs, il existe une autre application pour les conducteurs. Ils pourront afficher les tâches, voir leur score de conduite et effectuer des inspections de véhicules dans l'application.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On vendredi, 06 mai 2022 12:56 Written by

L’Afrique est la région qui enregistre la plus grande population jeune. Elle est également celle où le taux de chômage est le plus élevé. Si l’entrepreneuriat innovant peut contribuer à répondre à la question de l’emploi, il est indispensable que les États prennent des mesures favorables conséquentes.

Avec le temps, un plus grand nombre de pays d’Afrique ont rejoint le groupe des 100 meilleurs écosystèmes propices à l’éclosion des start-up dans le monde. En une année, des changements ont été enregistrés sur le continent qui a vu son nombre de représentants passer de onze en 2020 à quatorze en 2021, selon le Global Startup Ecosystem Index 2021 de StartupBlink.

Bien que cette progression puisse être considérée comme minime au regard du faible nombre de pays qui ont rejoint le club des champions, elle reflète cependant l’investissement conséquent engagé par ces diverses nations pour offrir à leur jeunesse un cadre entrepreneurial innovant adéquat.

Plusieurs pays africains ont en effet compris que les start-up représentent un pilier sur lequel le continent peut et pourra s’appuyer pour améliorer l’accès des populations à divers services publics et privés – de base comme l’électricité et l’eau ou avancés comme l’assurance ou encore la finance – et à l’emploi dans un contexte de numérisation accélérée.

L'Afrique centrale n'est toujours pas représentée dans le classement, tandis que l'Afrique de l'Est est passée de 4 à 6 pays dans le top 100 mondial. L'Afrique du Nord a conservé ses trois représentants, mais deux de ces trois nations (la Tunisie et le Maroc) ont perdu du terrain.

En Afrique australe, non seulement l'Afrique du Sud a rejoint le top 50 mondial, mais un deuxième pays (la Namibie) a rejoint le classement. Enfin, l'Afrique de l'Ouest a connu une bonne année, tous les pays classés (Nigeria, Ghana et Cap-Vert) ont amélioré leur classement.

Pour figurer parmi les 100 meilleurs du monde pour 2021, les 14 pays africains ont présenté un écosystème start-up favorable en matière de quantité (nombre de start-up, d'espaces de coworking, d'accélérateurs, de rencontres liées aux start-up, d’organismes de financement, etc.) ; de qualité (nombre d'employés par start-up, présence de licornes, de succursales et de centres de R&D de sociétés technologiques internationales, succursales de sociétés multinationales, événements mondiaux pour les start-up…).

La qualité de l’environnement des affaires (facilité à créer une entreprise, débit Internet, liberté de l'Internet, investissement en R&D, disponibilité de divers services technologiques comme l’e-paiement, etc.) est le troisième critère qu’ont remplir les 14 pays.

Bien que leurs pays ne figurent pas dans le top 100 des meilleurs écosystèmes start-up du monde, plusieurs villes africaines sont toutefois considérées par StartupBlink comme des endroits où l’innovation n’est plus à négliger. Raison pour laquelle elles figurent dans le top 1000 des villes propices à l’éclosion des entreprises innovantes. S’y retrouvent Luanda, Dakar, Douala, Buea et Yaoundé ; Kinshasa, Cotonou, Alger, Ouagadougou, Bamako, Conakry.

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Tableau récapitulatif des meilleurs écosystèmes start-up d'Afrique en 2021

Muriel Edjo

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Posted On vendredi, 06 mai 2022 08:07 Written by

Alors que Zuku, Safaricom et Jamii Telecom contrôlent déjà 85,1 % du marché d’Internet fixe dans le pays, Kenya Power a décidé de se lancer dans une nouvelle aventure pour mieux desservir les zones rurales.

Le fournisseur kényan d’électricité Kenya Power a annoncé, jeudi 28 avril, qu'elle se lancera dans la distribution d’Internet fixe. La compagnie proposera une connexion haut débit via un forfait Internet/électricité pour combler la demande dans le pays. Le déploiement de la nouvelle entreprise se fera la semaine prochaine avec la mise en œuvre du projet de fibre optique dans la capitale Nairobi à titre pilote.

La compagnie possède plus de 7 000 kilomètres de fibre optique noire (fibre optique brute installée, mais qui n'est pas encore activée) et le surplus est loué à 23 fournisseurs de services Internet dans le pays. L’objectif est de fournir de l'Internet aux foyers, en l’occurrence ceux des zones rurales, en utilisant comme base les lignes d’électricité. Kenya Power s’est donné trois ans pour atteindre son objectif.

Avec la transformation numérique en cours sur le continent, l'Internet est devenu un outil indispensable pour les Africains. Les nombreuses solutions numériques qui émergent sur le continent fonctionnent grâce à cet outil et il s’impose de plus en plus comme une nécessité plutôt qu’un besoin. Que ce soit pour les plateformes d’éducation en ligne, les solutions de télémédecine ou les super applications qui facilitent la vie quotidienne des populations, l'Internet joue un rôle capital de nos jours. Selon les objectifs du développement durable adoptés par les États membres de l’Organisation des Nations unies en 2015, l’accès à un Internet abordable d’ici 2030 est une priorité.

La Kenya Power fera face à la concurrence des fournisseurs comme Zuku, Safaricom ou encore Jamii Telecom qui détiennent près de 85,1% du marché d’Internet fixe dans le pays. Elle devra proposer des forfaits compétitifs pour bien se positionner sur le marché kényan.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On jeudi, 05 mai 2022 15:20 Written by

Depuis la crise de la Covid-19, la transformation numérique s’est accélérée partout dans le monde. En Afrique, près de 230 millions d’emplois nécessitent des compétences dans le numérique d’après une étude de la Société financière internationale.

L’organisation panafricaine Power Learn Project (PLP) a annoncé, jeudi 28 avril, le lancement du programme « un million de développeurs pour l’Afrique ». L’objectif est de former un million de jeunes africains en développement de logiciels d’ici 2025. Pour cette année, la première phase du programme vise à former plus de 10 000 apprenants dans six pays, en l’occurrence au Kenya, en Ouganda, au Rwanda, en Tanzanie, au Burundi et en Zambie.

Selon Mme Mumbi Ndung'u, directrice de la croissance et des opérations de PLP, « l’objectif est d'apporter un changement transformateur à la jeunesse africaine par le biais de la formation technologique. Le programme offrira une formation en ligne en développement de logiciels pour les jeunes, comprenant des langages de programmation courants ainsi qu'une composante de compétences générales en matière d'employabilité et d'entrepreneuriat, afin de permettre aux apprenants d'obtenir des emplois de premier échelon dans le domaine des technologies intelligentes ».

Avec la crise de la Covid-19, la transformation numérique se retrouve au cœur de tous les secteurs d’activité sur le continent. Les formations dans les diverses branches de technologie peuvent devenir un tremplin pour les jeunes Africains. Environ 70 % de la population du continent est âgée de 18 à 35 ans et 60 % de ce groupe est sous-employé ou au chômage. John Kamara, président du conseil d'administration de PLP explique que son organisation « travaille à la réalisation du rêve panafricain de renforcement des capacités pertinentes pour tirer profit  de la quatrième révolution industrielle ».

La formation sera couverte par une bourse complète grâce au soutien de divers partenaires et va durer 16 semaines. Elle comprendra des cours tels que la programmation en Python, la programmation en Dart avec le framework Flutter, l’introduction aux technologies blockchain, la technologie Web (PHP, HTML, JAVA), les bases de données (programmation SQL) et les compétences en emploi et entrepreneuriat.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On mercredi, 04 mai 2022 14:02 Written by

Depuis 2020, le président de la République préconise une numérisation accélérée des différents ministères. L’objectif est d’accroître leur efficacité dans le travail et permettre au gouvernement d’acquérir plus aisément un ensemble de données indispensables à la prise de décision éclairée.

Le ministère algérien de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville a introduit sur son site Internet officiel une plateforme numérique dédiée au suivi de l’état d’avancement  des projets publics d’habitats. L’annonce a été faite, dimanche 24 avril à Alger, par Mohamed Tarek Belaribi (photo), le ministre, lors d’une réunion avec ses collaborateurs au cours de laquelle le bilan du secteur pour le 1er trimestre a été dressé.

Sur la plateforme numérique, tous les acteurs décisionnaires impliqués dans un projet d’habitat ou de développement urbain devront introduire toutes les données indispensables sur l’actualité dudit projet, son état d’avancement. La plateforme numérique constitue donc un répertoire des différents projets urbains lancés, relancés ou achevés — en cours de réalisation ou à l’arrêt.

L’adoption de cet outil numérique s’inscrit dans le cadre de la mission de suivi et évaluation des programmes d’habitat confiée aux cadres du secteur, aux directeurs de l’habitat et des organismes de gestion immobilière et aux maîtres d’ouvrage délégués.

Mohamed Tarek Belaribi a souligné que cette démarche découle des instructions du président de la République sur l’accélération de la numérisation des établissements sous tutelle, la mise à jour du fichier national du logement et son actualisation, afin de mieux orienter les aides et les logements selon les besoins.

Le ministre a souligné l’importance pour le gouvernement d’obtenir des informations de qualité pour prendre des décisions efficaces en temps opportun. Des instructions ont été données afin que des groupes de contacts soient formés pour que l’information exacte attendue sur les différents projets soit disponible rapidement sur la plateforme numérique. 

Ruben Tchounyabe

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Posted On mercredi, 04 mai 2022 13:34 Written by

79 % du commerce de détail a été réalisé en ligne au Ghana durant la période de confinement qui s’est étalée de fin mars au 20 avril 2020. Mais la croissance suscitée par les nouvelles habitudes de consommation des populations dans ce secteur est menacée.

La Commission ghanéenne de régulation des services postaux et de messagerie (PCSRC), une agence sous tutelle du ministère des Communications et de la Numérisation, a annoncé le mercredi 27 avril l’identification numérique imminente et gratuite des opérateurs d’e-commerce. L’objectif est de les doter d’un profil sécurisé qui contribuera à éradiquer la fraude et l’abus des consommateurs dans ce segment en plein essor dans le pays.

Selon Hamdaratu Zakaria (photo), secrétaire exécutive du PCSRC, un portail électronique gratuit a déjà été développé pour mettre à disposition du public des informations sur tous les opérateurs d’e-commerce et entreprises de logistique, y compris les services de messagerie, en règle avec la PCSRC. Ces informations pourront aider à mieux choisir sur quelles plateformes effectuer ses achats et quels prestataires retenir pour se faire livrer.

La mesure réglementaire annoncée par la PCSRC (qui enregistre depuis plusieurs mois des plaintes de consommateurs sur des cas d’escroquerie et de fraudes perpétrées par de supposées plateformes de commerce en ligne) est intervenue après une enquête de The Fourth Estate sur l’ampleur du phénomène dans le pays. Selon ce site de journalisme d'investigation à but non lucratif, d'intérêt public et de responsabilisation de la Fondation des médias pour l'Afrique de l'Ouest (MFWA), des escrocs falsifient des documents d’entreprises dûment enregistrées, détournent plusieurs millions de marchandises, à cause de l’incapacité des consommateurs à vérifier l’authenticité de leurs interlocuteurs.

Alors que la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) et la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) libéralisent davantage les échanges commerciaux par Internet, la PCSRC  estime qu’une identification des opérateurs d’e-commerce et de services de logistique contribuera à assainir un marché en croissance rapide. Selon des estimations prudentes de l’Association d'e-commerce du Ghana, la valeur du marché du commerce électronique passera de 481 millions $ en 2021 à 674 millions $ en 2025, avec plus de 11 millions d'utilisateurs.

Afin d’éviter que des consommateurs étrangers se fassent également escroquer par de supposées plateformes d’e-commerce et entreprises de logistiques basées au Ghana, la PCSRC a souligné que sa plateforme d’identification est intégrée au système de la Zlecaf. Hamdaratu Zakaria a indiqué que l’agence travaillera à l’avenir avec d'autres organisations au Ghana et à l’étranger pour éradiquer les fraudeurs numériques, quel que soit l'endroit où ils opèrent. 

Ruben Tchounyabe

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Posted On mardi, 03 mai 2022 14:55 Written by

Le Ghana a amorcé sa transformation numérique depuis le début des années 2010. La pandémie de la Covid-19 a permis d’accélérer le processus et des initiatives parallèles naissent dans le but de soutenir la quatrième révolution industrielle.

L’université du Ghana (UG) a lancé, mercredi 20 avril, un projet de numérisation dans le but d’améliorer les conditions d’études de ses étudiants. Initié par la professeur Nana Aba Appiah Amfo (photo), vice-rectrice de l’UG, et d’un montant de 7 millions $, le projet portera sur la modernisation des salles de classe, l’initiative « Un étudiant, un ordinateur portable » et la création de zones d’accès sans fil pour une connectivité Internet rapide. La cérémonie s’est déroulée sur le campus, entre autres en présence de Yaw Osei Adutwum, ministre de l’Éducation, et de Sophia Akuffo, présidente du conseil universitaire.

Selon Nana Aba Appiah Amfo, « l’UG a du mal à maintenir l’infrastructure des salles de classe en raison de la dépendance à l’égard du gouvernement qui a surchargé le Ghana Education Trust Fund (GETFUND) à cause du nombre d’universités publiques ».

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme de numérisation du gouvernement ghanéen piloté par le vice-président de la République, Mahamudu Bawumia. Pendant la pandémie, les cours à distance ont été un moyen d’acquisition des connaissances dans de nombreuses universités. La mise à niveau des infrastructures, couplée à la mise à disposition d’une connexion Internet fiable sur le campus et d’un ordinateur portable pour chaque étudiant, permettra assurément d’améliorer les conditions d’étude.

« L’UG s’est engagée à adopter cette nouvelle réalité et les projets lancés visent à améliorer l’expérience de nos étudiants et d’autres parties prenantes clés. Le conseil de l’université adhère pleinement au programme de numérisation et soutiendra la direction de l’université pour assurer son succès total », a indiqué Sophia Akuffo.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On mardi, 03 mai 2022 13:56 Written by

Depuis 2020, l’attention de la majorité des gouvernements africains est focalisée sur la numérisation d’un certain nombre de secteurs stratégiques, notamment l’administration publique. En deux ans, le Ghana a mobilisé 315 millions $ à cet effet.

La Banque mondiale a attribué un prêt de 200 millions $ au gouvernement de la République du Ghana, jeudi 28 avril. Le financement permettra d’accélérer la transformation numérique à travers l’amélioration de l’accès au haut débit pour les populations, l’amélioration de l'efficacité et de la qualité de certains services publics numériques, le renforcement de l'écosystème d'innovation numérique au Ghana afin de contribuer à la création de meilleurs emplois et opportunités économiques.

Pierre Laporte (photo), le directeur de la Banque mondiale pour le Ghana, le Liberia et la Sierra Leone,  estime que « l'élargissement de l'accès et de l'adoption du numérique, l'amélioration de la prestation de services publics numériques et la promotion de l'innovation fondée sur le numérique sont essentiels pour la transformation numérique du Ghana, qui contribuera à une reprise robuste après la Covid-19 ».

Pour Maria Claudia Pachon, spécialiste principale du développement numérique de la Banque mondiale et chef du projet, la numérisation des services gouvernementaux permettra « de réaliser d'importantes économies en raison de la diminution des temps de déplacement et de traitement pour obtenir des services, ainsi que des coûts de transaction tels que les erreurs de saisie manuelle, la fraude et la corruption ».

Le projet d'accélération numérique du Ghana rentre dans la continuité du projet e-Transform Ghana en cours, qui a permis au pays de devenir l’un des environnements africains les plus propices à l’économie numérique. Dans son dernier rapport sur l’indice de développement de l’e-gouvernement qui jauge la qualité des infrastructures télécoms, le niveau de développement des services en ligne, le niveau de développement humain, l’Union internationale des télécommunications (UIT) classe le pays d’Afrique de l'Ouest parmi les plus avancés du continent. Le Ghana occupe la 5e place en Afrique. Au plan mondial, sur 193 pays, il est passé de la 143e place en 2004 à la 101e place en 2020.

Le projet d'accélération numérique du Ghana nouvellement approuvé soutient un changement de réglementation visant à créer un environnement favorable à l’accès de 6 millions de personnes à l'Internet mobile et aux services à haut débit, en particulier en zones rurales mal desservies ; à l'inclusion numérique des femmes, des personnes handicapées.  Il doit contribuer aussi à renforcer l'écosystème local de l'entrepreneuriat numérique et à améliorer le taux de survie et de croissance des start-up ; à faciliter l'engagement des petits exploitants dans l'agriculture numérique axée sur les données ; à promouvoir les compétences avancées en matière d'innovation numérique. 

Muriel Edjo

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Posted On mardi, 03 mai 2022 12:51 Written by

La jeune entreprise qui a déjà convaincu plusieurs investisseurs au regard de son modèle innovant, couve encore de grandes ambitions.  De nouveaux marchés sont dans son viseur avec des millions de jeunes africains qui désirent se préparer à l’économie numérique.

La start-up malgache Sayna a réussi une levée de fonds de 600 000 $ jeudi 28 avril. Grâce à ce financement obtenu auprès d'Orange Ventures, Launch Africa Ventures et MAIC Investors Club, elle compte poursuivre son développement.

La jeune entreprise qui a développé Sayna Academy, une plateforme numérique de formation aux compétences informatiques, et Sayna Works, une plateforme de micro-tâches en rapport avec l’informatique, souhaite finaliser ses solutions afin d’enregistrer 257 000 micro-tâches informatiques sur sa plateforme, plus de 3000 abonnés actifs à ces micro-tâches, 12 000 apprenants d'ici 2024. L’année dernière, elle dévoilait son ambition d’étendre ses activités en Côte d'Ivoire, au Ghana et au Sénégal.

Pour la jeune entrepreneure franco-malgache Matina Razafimahefa, fondatrice de SAYNA, « cette levée de fonds est à la fois une étape cruciale pour le développement international de SAYNA et un symbole fort pour la scène tech malgache. Notre équipe est aujourd'hui composée de 25 personnes réparties entre la France et Madagascar ».

« C'est aussi un signe d'espoir pour des centaines de milliers de jeunes talents africains qui, jusqu'à présent, n'ont pas eu l'opportunité de devenir professionnels pour profiter de la quatrième révolution industrielle en cours sur le continent », souligne-t-elle.

SAYNA a vu le jour en 2018. Très vite, son modèle a rencontré le succès à Madagascar où de nombreux jeunes, parfois sans formation, aspirent à de meilleures conditions de vie.

En 2021, la start-up obtient un financement de plus de 105 000 $ de I&P Accélération Technologies, un programme de financement et d’accompagnement de start-ups digitales en Afrique subsaharienne, soutenu par l’Agence française de développement (AFD) à travers l’initiative Digital Africa. La startup revendique à ce jour la formation de 450 étudiants et avoir servi plus de 60 entreprises partenaires et clientes.

Zach George, associé directeur de Launch Africa Ventures, estime que « SAYNA, avec son accent sur la formation en compétences non techniques, le mentorat et un environnement d'apprentissage entre pairs, a de bonnes chances de devenir une passerelle directe vers des projets, de l'expérience et des revenus pour les jeunes à travers le continent africain ».

Muriel Edjo

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Posted On samedi, 30 avril 2022 19:45 Written by

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