Il est difficile pour les professionnels de continuer à se former à cause des contraintes liées au travail. L’apprentissage en ligne s’impose comme une alternative intéressante pour changer la donne et leur permettre d’étudier de nouvelles choses.
Zedny est une solution edtech développée par une start-up égyptienne. Elle permet aux utilisateurs, en l’occurrence les personnes travaillant déjà dans une entreprise, d’acquérir des connaissances dans divers domaines. Basée au Caire, l’edtech a été fondée en 2018 par Basil Khattab et Mohamed Youssef El Baz. Elle a levé environ 1,2 million $ pour soutenir sa croissance.
« Zedny fournit le contenu en arabe car c'est la langue avec laquelle la plupart des employés en Egypte parlent et pensent. Actuellement, à part Zedny, il n'y a pas de plateforme d'apprentissage et de développement multi-compétences localisée en arabe qui a tout », a indiqué Basil Khattab.
La solution ne dispose pas encore d’une application mobile donc c’est depuis la plateforme web que les utilisateurs peuvent accéder aux diverses fonctionnalités. Il faudra, dans un premier temps, créer un compte mais il est possible d’avoir une idée des contenus de Zedny en parcourant la homepage. L’identité des instructeurs, les livres et les contenus spécialisés ont également été mis en avant pour donner le choix aux utilisateurs.
Selon Mohamed Youssef El Baz, « il est essentiel que les entreprises commencent à explorer des solutions modernes de formation et de développement afin d'engager leur main-d'œuvre et de développer les compétences de leurs employés ». Zedny s’inscrit dans ce cadre et offre une solution sur mesure pour les professionnels du monde arabe.
A son lancement, Zedny embarquait plus de 200 cours en ligne et 400 résumés vidéo animés, ce qui avoisinait plus de 5 000 heures d’apprentissage. L’accession aux contenus requiert la souscription à un abonnement mensuel de 40 $, trimestriel de 100 $, semestriel de 180 $ et annuel de 300 $. Outre l’Egypte, son pays d’origine, elle est présente dans le Moyen-Orient et espère s’étendre dans tout le monde arabe.
Adoni Conrad Quenum
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Après qu’un de ses anciens employés ait été arrêté pour avoir acheté un smartphone volé, ce tech entrepreneur a décidé de se lancer dans le commerce en ligne de smartphones reconditionnés.
Développée par une jeune pousse kényane, Badili est une plateforme de commerce en ligne spécialisée dans la vente de smartphones. Elle permet à ses utilisateurs de se procurer des smartphones à des tarifs très compétitifs puisque la firme elle-même achète des smartphones usagés chez des particuliers qu’elle revend ensuite en ligne après les avoir reconditionnés.
Basée à Nairobi, la start-up a été fondée en 2022 par Rishabh Lawania et Keshu Dubey. Depuis son lancement, elle a pu lever environ 3,9 millions $ pour entre autres développer sa technologie et accélérer sa croissance sur le continent.
« Un de mes anciens employés au Kenya a été arrêté pour avoir acheté un téléphone volé, et j'ai été touché par le fait que la plupart des gens ne peuvent pas vraiment acheter d'appareils électroniques d'occasion ici, car la seule option qu'ils ont est le marché gris, qui est risqué. C'est à ce moment-là que l'idée de Badili a germé. Je me suis dit qu'il fallait vraiment que quelque chose change », a déclaré Rishabh Lawania.
Ne disposant pas encore d’une application mobile, c’est depuis la plateforme web de la solution que les utilisateurs peuvent accéder aux divers articles. Il est possible de naviguer sur la plateforme et de découvrir toutes les gammes de smartphones disponibles. Infinix, Apple, Samsung, Realme ou encore Oppo sont autant de marques de téléphones intelligents qu’on peut se procurer sur Badili. L’avantage principal de cette plateforme est le tarif qui est, d'après la start-up, moins de la moitié du prix d’achat du neuf.
« Nous offrons une alternative aux personnes qui ne veulent pas payer le prix fort pour un appareil, et je suis plus enthousiasmé par le fait que nous sommes en mesure d'aider de nombreux consommateurs à acheter leur premier smartphone », renchérit Rishabh Lawania.
Il faut noter que Badili permet aux particuliers de leur revendre également leurs smartphones. Grâce à son algorithme d'estimation de prix qui prend en compte des paramètres tels que l'âge du téléphone et le modèle, elle calcule la valeur du téléphone. Ensuite, les techniciens de la firme s’occupent de le remettre en état pour la commercialisation. Par ailleurs, il est aussi possible de faire réparer un smartphone sur la plateforme.
Badili envisage une expansion à travers tout le continent. « Nous nous lançons en Ouganda et en Tanzanie et avons établi des partenariats solides avec des fabricants d'équipements d'origine (OEM). Au cours des six prochains mois, nous nous étendrons à quelques marchés d'Afrique de l'Ouest afin de mettre un pied dans certains des principaux marchés d'Afrique », a affirmé Rishabh Lawania dans le cadre d’un tour de financement réussi en décembre 2022.
Adoni Conrad Quenum
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Fondée sous le nom d’Aboki, la fintech a fait évoluer son identité visuelle et a diversifié ses offres. Elle est devenue une néobanque à part entière et permet aux populations non bancarisées d’accéder aux services bancaires via sa solution numérique.
Grey est une solution fintech développée par une jeune pousse nigériane. Elle permet aux utilisateurs d’accéder, depuis leur ordinateur ou leur smartphone, à des services bancaires numériques tels que les comptes courants, les cartes de débit ou encore les prêts. Elle propose également des comptes dans des devises étrangères pour faciliter entre autres le paiement des télétravailleurs africains. Basée à Lagos, la fintech a été fondée en 2020 par Idorenyin Obong et Joseph Femi Aghedo. Depuis son lancement, elle a réussi à lever environ 2,5 millions $ pour entre autres soutenir sa croissance.
« Nous aimons dire que nous avons pour mission de rendre les paiements internationaux aussi simples que l'envoi d'un e-mail. Nous voulons faire un travail impactant pour améliorer la façon dont l'Afrique en tant que continent interagit avec l'argent à travers ses frontières », a déclaré Idorenyin Obong.
Avec pour principal objectif la fourniture de services financiers à tous, la solution dispose d’une application mobile accessible sur Android et sur iOS. L’utilisateur, après la création de son compte, peut accéder aux différents services de la fintech. Il faudrait entrer son mail puis ajouter une pièce d’identité pour obtenir un compte virtuel qui vous permettra d’être payé ou de dépenser dans le monde entier avec votre carte de débit.
En 2022, la fintech a revendiqué 100 000 utilisateurs et ses transactions ont augmenté de 200 % par rapport au début de l’année. La version Android de son application a été téléchargée plus de 100 000 fois, d’après les données de Play Store. Elle est en pleine croissance et s’est vue décerner plusieurs distinctions. Grey a d’ailleurs été sélectionnée pour rejoindre la cohorte Hiver 2022 de l’accélérateur californien Y Combinator, un programme d'accélération de démarrage basé aux Etats-Unis. En plus du Nigeria, elle est présente au Kenya et en Tanzanie et espère continuer son expansion sur d’autres marchés africains.
Adoni Conrad Quenum
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D’une grande utilité pendant la pandémie de la Covid-19, les healthtech prolifèrent sur le continent. Elles résolvent des problèmes d’accès aux soins de santé et de plus en plus de tech entrepreneurs se tournent vers ce secteur en pleine croissance en Afrique.
Estshara est une solution numérique développée par une jeune pousse égyptienne. Grâce à sa plateforme web et son application mobile, elle permet aux utilisateurs d’accéder à des services de santé en ligne. Basée au Caire, la start-up a été fondée en 2018 par Amin El-Hemaily et Ahmed Mahmoud. Depuis son lancement, elle a réussi à lever environ 500 000 $ pour développer ses offres et soutenir sa croissance.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android, et la création d’un compte, après téléchargement de l’application, est indispensable pour avoir accès aux divers services. En fonction de ses symptômes, l’utilisateur peut se tourner vers un généraliste ou un spécialiste pour obtenir des conseils avisés par rapport à son état de santé. Il pourra joindre des photos des résultats de divers tests pour faciliter la tâche au médecin. La discussion se fait par message écrit ou par audio.
Estshara propose divers forfaits pour faciliter l’accès aux soins de santé pour les particuliers. Alors qu’il faut débourser environ 50 livres égyptiennes (1,62 $) pour une consultation, la healthtech propose un forfait mensuel à 100 livres égyptiennes ; il faut dépenser jusqu’à 1 000 livres égyptiennes pour un forfait annuel. Pour les petites entreprises et les start-up, elle propose une alternative à la souscription d’une police d’assurance pour les employés.
En 2021, Estshara a revendiqué plus de 200 000 consultations. La version Android de son application mobile a été téléchargée plus de 10 000 fois. Elle rêve de devenir une référence en Egypte et dans la région Moyen-Orient Afrique du Nord où elle veut commencer son expansion.
« L'investissement nous aidera à faire évoluer notre organisation avec des talents exceptionnels et des ressources améliorées, ainsi qu'à accroître encore notre portée marketing et commerciale pour soutenir notre stratégie de mise sur le marché ciblé et atteindre nos objectifs d'expansion », a affirmé Amin El-Hemaily en 2021 après la réussite d’un cycle de financement.
Adoni Conrad Quenum
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Anciennement ToLet.com, elle a fusionné avec Jumia House en 2017 pour devenir PropertyPro. La plateforme veut devenir l’une des plus importantes jeunes pousses opérant dans le secteur de la proptech en Afrique.
PropertyPro est une solution proptech développée par une jeune pousse nigériane. Elle permet, grâce à ses plateformes web et mobile, de trouver des biens immobiliers à louer et/ou à acheter. Basée à Lagos, la start-up a été fondée en 2013 par Dapo Eludire, Fikayo Ogundipe, Muyiwa Kolawole, Seyi Ayeni et Sulaiman Balogun. Elle a levé environ 1,4 million $ pour soutenir sa croissance au Nigeria.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur Android et sur iOS. Pour accéder aux diverses annonces immobilières sur la plateforme, il n’est pas indispensable de disposer d’un compte. Que ce soit des terrains, des appartements ou encore des maisons dans de grandes villes ou dans des banlieues résidentielles, l’utilisateur saura se satisfaire.
La plateforme embarque une barre de recherche où il faut renseigner la localisation, le nombre de chambres, votre budget minimum et également votre limite. Ainsi, grâce à son algorithme, la solution vous proposera des biens sur mesure en fonction de vos conditions. Il est possible de voir les photos et de lire les descriptions, mais pour accéder aux informations qui permettront de passer à l’action, il devient indispensable de disposer d’un compte.
Outre les commissions perçues après les transactions, les revenus de PropertyPro proviendront des frais d’abonnements des agents immobiliers qui feront passer leurs annonces sur la plateforme. La start-up, avec plus de à 60 000 annonces immobilières, revendique être la principale plateforme immobilière du Nigeria. Par ailleurs, la version Android de l’application mobile a déjà été téléchargée plus de 10 000 fois.
Adoni Conrad Quenum
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Chargée de la gestion des opérations dans une firme opérant dans la livraison de nourriture, Doaa Abdel Hameed a décidé de passer un nouveau cap en fondant une start-up dans le même secteur. Elle essaye de mettre en pratique ses idées pour proposer des services de qualité aux populations.
Bonbell est une solution numérique développée par une jeune pousse égyptienne. Elle permet de commander et de se faire livrer de la nourriture, via une application mobile, dans plusieurs restaurants dans la plupart des gouvernorats d’Egypte. Basée au Caire, la start-up a été fondée en 2022 par Doaa Abdel Hameed. Elle a levé des fonds à hauteur de 350 000 $ pour entre autres développer sa technologie et soutenir sa croissance.
« Notre objectif est d'aider les restaurants à offrir une expérience de commande de nourriture plus facile à leurs clients, soit par la livraison de nourriture ou la réservation d'une table dans le restaurant, ainsi que les commandes à emporter et aussi les commandes spéciales passées par les clients dans les restaurants », a déclaré Doaa Abdel Hameed.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android. L’utilisateur, après téléchargement, devra s’inscrire pour accéder aux services proposés par la jeune pousse. Il aura ainsi accès aux divers restaurants avec leurs menus directement disponibles sur l’application. « Nous recherchons une meilleure expérience pour l'utilisateur égyptien dans la commande de nourriture, nous voyons beaucoup de potentiel et d'opportunités pour le faire en développant constamment l'application en fonction des avis des utilisateurs et en ajoutant plus de restaurants dans tous les gouvernorats égyptiens », ajoute-elle.
Bonbell rêve de devenir une super application et pour atteindre ce but, elle intègre de plus en plus de services tels que la réservation d’hôtel ou encore servir des clients dans des clubs sportifs, les universités ou dans des entreprises. Doaa Abdel Hameed justifie cette évolution par le fait qu’elle pense que « les deux domaines ont besoin de plus d'innovation et d'amélioration des services en déployant les dernières tendances technologiques ». Selon elle, le secteur de la livraison de nourriture se dirige d'une manière ou d'une autre vers la saturation et la forte concurrence, et il ne serait pas intelligent d'aller « danser avec les loups » alors que sa jeune pousse est encore au stade de démarrage.
En 2023, Bonbell a été sélectionnée parmi les 13 meilleures start-up en Egypte et a gagné sa participation au programme d’accélération Top-up d’Orange Digital Center Egypt, Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH et Sprints (un programme d’accélération de start-up qui soutient les jeunes pousses technologiques innovantes).
Par ailleurs, la version Android de son application mobile a déjà été téléchargée plus de 10 000 fois depuis son lancement, d’après les données de Play Store. La start-up a atteint plus de 22 000 clients en 2022 et prépare déjà la prochaine étape. Un cycle de financement de 10 millions $ est dans les tuyaux depuis l’an passé et ces fonds, une fois levés, serviront à des infrastructures et des systèmes, ainsi qu'à financer l'extension en Egypte et l’expansion dans la région Afrique du Nord Moyen Orient.
Adoni Conrad Quenum
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Pour diverses raisons, les jeunes pousses de VTC sont en pleine croissance sur le continent. Les investissements affluent et les plus grandes villes africaines sont devenues un terrain de jeu pour les start-up du secteur.
Vaya Lift est une solution numérique mise en place par Cassava Smartech, une entreprise de technologie financière filiale d’Econet Wireless Zimbabwe. Elle permet aux utilisateurs de se déplacer aisément en zone urbaine à des tarifs plutôt compétitifs. La solution a été lancée en 2018.
Disposant d’une application accessible sur iOS et sur Android, l’utilisateur doit, dans un premier temps, se créer un compte après téléchargement de l’application. La prochaine étape consiste à renseigner votre destination et le type de véhicule pour effectuer la course, puis l’application se chargera de vous proposer le chauffeur indépendant le plus proche de votre situation géographique. Il est possible d’accepter la course dans l’immédiat, si vous êtes pressé, ou alors vous pouvez prendre la peine de voir son profil et son évaluation. Si ses références ne vous satisfont pas, vous pouvez annuler la course.
Il faut signaler que vous avez deux minutes pour effectuer vos vérifications et accepter d’effectuer la course avec le conducteur proposé par l’application avant que les frais d’annulation ne soient appliqués. La course confirmée, vous pouvez voir le chauffeur se diriger vers votre position. Outre le transport à la demande, Vaya Lift intègre également un service de livraison de colis. Par ailleurs, la solution intègre un bouton de panique en cas de danger et permet d'ajouter le numéro d’un proche parent pour les cas d’urgence.
Depuis son lancement, la version Android de l’application Vaya Lift a été téléchargée plus de 100 000 fois. Ce relatif succès fait que la solution veut être présente dans toutes les grandes villes africaines. Pour cela, il faudra faire face aux géants africains du VTC tels que Yassir, Moja Ride ou encore SafeBoda sur plusieurs marchés et à ceux venus s’implanter sur le continent comme Uber, Bolt ou encore Yango.
Adoni Conrad Quenum
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La pandémie de la Covid-19 a été à l’origine d’une demande croissante de programmes d'enseignement à distance dans le monde. En Afrique, des tech entrepreneurs ont su saisir l’opportunité et plusieurs edtech ont vu le jour dans cette période.
Kidato est une solution edtech développée par une jeune pousse kényane. Elle permet aux utilisateurs, en l’occurrence les élèves de la maternelle à la douzième année, d’accéder à des cours en ligne incluant des devoirs et une collaboration entre les élèves d’un même niveau d’étude. La start-up, basée à Nairobi, a été fondée en 2020 par Sam Gichuru (photo, à droite).
La solution ne dispose pas encore d’une application mobile, donc il est indispensable de passer par un navigateur pour accéder à la plateforme web de la start up. L’utilisateur peut créer un compte et, après l’inscription dans un programme, il pourra suivre les cours en ligne. Le programme de Kidato est basé sur celui de la Grande-Bretagne. « Le British National Curriculum encourage la pensée critique. Il aide également les enfants à développer des compétences pour devenir des apprenants indépendants », indique la plateforme.
Avec une politique d’un enseignant pour cinq élèves et un nombre d’apprenants en constante progression, Kidato a régulièrement besoin d’enseignants qualifiés. Malgré ce besoin, l’edtech les fait passer par un processus de candidature et de vérification afin qu’ils démontrent leur expertise. L’objectif étant de toujours assurer une bonne formation aux enfants. « Nous cherchons à travailler avec les meilleurs tuteurs et universités pour aider à façonner l'avenir de l'éducation en Afrique », a déclaré Sam Gichuru.
Par ailleurs, les parents peuvent toutefois suivre les progrès de leurs enfants de façon quotidienne sur la plateforme. En 2021, la jeune pousse a été sélectionnée pour prendre part à la cohorte hiver 2021 de l’accélérateur californien Y Combinator. Elle a encaissé un chèque de 125 000 $ en financement de démarrage et à bénéficier d'un programme de mentorat de plusieurs semaines. La même année, Kidato réussit une levée de fonds de 1,4 million $ pour développer sa technologie et accélérer sa croissance.
Adoni Conrad Quenum
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Le potentiel du secteur agricole africain n’est plus à démontrer. Pourtant, les agriculteurs du continent peinent à bien gérer leurs champs, ce qui pourrait changer avec l’introduction de la technologie dans le secteur.
TroTro Tractor est une solution numérique développée par une jeune pousse ghanéenne. La plateforme permet aux agriculteurs et aux entrepreneurs agricoles de louer des équipements agricoles tels que des tracteurs, des semoirs, des moissonneuses-batteuses et des pulvérisateurs. Basée à Accra, la start-up a été fondée en 2016 par Adam Muhammed Muhideen et Kamal Yakub. Le principal objectif est d'aider les agriculteurs ghanéens à accéder facilement à des machines agricoles modernes et de haute qualité dans le but d'améliorer leur productivité et de maximiser leur rendement.
La solution dispose d'une application mobile disponible uniquement sur Android. Il faudrait télécharger l’application et créer un compte pour accéder aux diverses machines agricoles. En fonction des tarifs de location, de la situation géographique et surtout du travail à effectuer, l’agriculteur opte pour une machine ou une autre. TroTro Tractor a également mis en place un code USSD pour permettre aux agriculteurs ne disposant pas de smartphone ou vivant dans des zones reculées sans couverture Internet d’accéder à leurs services.
La start-up offre également d’autres services tels que la formation des agriculteurs sur l'utilisation des machines agricoles, l'assistance technique et la maintenance des équipements. Elle permet aussi aux agriculteurs de planifier et de gérer leurs opérations agricoles plus efficacement, grâce à des fonctionnalités telles que des alertes de rappel d'entretien et des rapports de gestion.
L’application peine néanmoins à s’imposer dans le secteur agricole. D’après les statistiques de Play Store, un peu plus de 100 téléchargements ont été effectués depuis son lancement. Cet indicateur biaise toutefois l’analyse du succès du service puisqu’il est bien connu que les zones rurales en Afrique ne disposent pas d’une bonne couverture Internet. L’option du code USSD pourrait avoir pris le dessus.
Adoni Conrad Quenum
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Le commerce en ligne est en plein boom sur le continent. Les solutions de commerce en ligne émergent partout et les tech entrepreneurs mettent en place diverses stratégies pour s’imposer sur un marché déjà très compétitif.
Sharwa est une plateforme de commerce électronique développée par une jeune pousse égyptienne. Elle permet aux utilisateurs de vendre et d'acheter une variété d’articles en ligne comme des vêtements, des produits de beauté ou encore des appareils électroniques. La start-up, basée au Caire, a été fondée en 2022 par Alaa Shalaby, Hassan Elshourbagi et Mohamed Hanafy. Elle a levé environ 2 millions $ pour soutenir sa croissance.
« L'expérience que nous visons à offrir est similaire à celle d'aller dans un hypermarché en famille ; une personne pousse le même chariot et tout le monde peut jeter des choses. Dans notre modèle, vous bénéficiez tous de bas prix. Nos clients aiment notre service en tant qu'outil pour les aider à lutter contre l'inflation », a indiqué Alaa Shalaby.
La solution dispose d’une application mobile accessible uniquement sur Android. Les vendeurs, après avoir créé un compte sur la plateforme, téléchargent les photos de leurs articles et ajoutent des descriptions pour mieux les mettre en avant. Les clients peuvent ensuite parcourir les produits proposés sur la plateforme et passer éventuellement commande en ligne.
Si le client passe la commande, le vendeur reçoit une notification et prépare le produit pour l'expédition. La jeune pousse offre des services de livraison au dernier kilomètre, ce qui permet aux clients de recevoir leurs produits directement à leur domicile ou à leur bureau. Il faut signaler aussi qu’elle intègre des options de paiement en ligne, telles que les virements bancaires, ainsi que des passerelles de paiement en ligne pour sécuriser les diverses transactions qui ont lieu sur sa place de marché virtuelle.
Par ailleurs, Sharwa met en avant l’achat en groupe. Un client peut mettre dans son panier les courses de plusieurs personnes dans le but de bénéficier des meilleurs prix du marché. Il faudra simplement cliquer sur le bouton « acheter avec vos amis » et le tour est joué. La commande sera livrée le lendemain de la finalisation de l’achat, c’est-à-dire au moment où tout le monde aura payé sa part.
Depuis son lancement, l’application mobile a déjà été téléchargée plus de 100 000 fois. Elle offre également la possibilité aux clients de passer leurs commandes par WhatsApp. D’ailleurs, c’est par ce même canal qu’en cas de réclamations, les acheteurs passent pour signaler leurs problèmes.
Adoni Conrad Quenum
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Après son agression alors qu’il était encore étudiant, un tech entrepreneur a tenu à aider les victimes en informant rapidement les autorités compétentes dans ce genre de situation.
Usalama est une solution numérique développée par une jeune pousse kényane. Elle permet aux utilisateurs de donner l’alerte en cas de dangers tels que l’agression, le vol ou encore le cambriolage. Basée à Nairobi, la start-up a été fondée en 2017 par Edwin Inganji, James Chege et Marvin Makau. L’idée de la solution est partie d’une malheureuse expérience de l’un des fondateurs alors qu’il était encore étudiant.
« Un soir, alors que je rentrais chez moi, j'ai été soudainement entouré de quatre hommes sous la menace d'une arme. J'ai malheureusement réalisé qu'il n'y avait aucun moyen que je puisse appeler à l'aide. L'un d'eux m'a donné un coup de poing dans le ventre et alors que je me tordais de douleur, ils m'ont saccagé. L'épreuve a duré cinq minutes, mais après j'ai vu un problème », a indiqué Edwin Inganji.
La solution dispose d’une application mobile disponible uniquement sur Android. L’utilisateur, après téléchargement, crée un compte et fournit les contacts des personnes à joindre en cas de nécessité. Elle utilise le GPS pour connaître votre situation géographique exacte, qui est relayée en même temps que le scénario du crime. Quatre scénarios sont prédéfinis dans l’application et l’utilisateur, en cas de danger, peut sélectionner l’un d’eux.
« Nous nous concentrons sur quatre types d'urgences : les urgences médicales, les urgences de sécurité, le sauvetage en bordure de route et la violence sexiste. Dans chacun de ces domaines, nous recherchons des prestataires de services d'urgence qui offrent des services dans un secteur donné et les inscrivons à notre plateforme », affirme Edwin Inganji.
Usalama envoie un message avec l'emplacement de la victime, l'emplacement des sauveteurs, les trois postes de police les plus proches de la victime, et les chemins respectifs qui mènent à la victime. Lorsque les contacts à joindre possèdent aussi l’application sur leur smartphone, ils reçoivent des appels de détresse sous forme de notifications ce qui va les amener à ouvrir l'application et être informé de la situation.
L’application mobile a déjà, depuis son lancement, été téléchargée plus de 5 000 fois. Les fondateurs rêvent d’une expansion dans d’autres pays car cette situation d’insécurité prévaut également dans plusieurs pays du continent.
En 2017, Usalama a été lauréate de l’Innovating Justice BoostCamp de l'Institut de La Haye pour l'innovation du droit (HiiL). Elle a obtenu un financement de 20 000 euros. En 2019, c’est au programme Westerwelle Young Founders¸ qui offre un accès à un mentorat d’une durée de six mois et au réseau de l’institution, de sélectionner la jeune pousse avec huit autres firmes du continent.
Adoni Conrad Quenum
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Egalement présent sur le segment de la construction de voitures électriques, Solar Taxi Ride s’est lancée dans le transport à la demande. C’est le 1er avril 2022 que la solution a été officiellement lancé dans la région d’East Legon et de l’aéroport.
Solar Taxi est une solution numérique développée par une jeune pousse ghanéenne. Elle permet aux utilisateurs de se déplacer et de faire déplacer des biens dans des véhicules et sur des motos écoresponsables à des prix compétitifs. La start-up, basée à Kumasi, a été fondée en 2018 par Jorge Appiah. Elle a réussi un tour de table d’un montant non dévoilé pour soutenir sa croissance.
La solution dispose d’une application mobile disponible sur iOS et sur Android. Il faudra, dans un premier temps, télécharger l’application puis créer un compte pour accéder aux divers services. La flotte de Solar Taxi est composée de motos, de scooters, de voitures de salon, de tricycles ou encore de mini-fourgonnettes. Tous ces engins fonctionnent à l’énergie solaire et c’est grâce à elle que la jeune pousse pratique des tarifs intéressants.
« La société estime sauver l'environnement de 2 millions de tonnes d'émissions de dioxyde de carbone par an tout en permettant au Ghanéen moyen d’économiser 10 000 cedis [environ 839 $] chaque année sur les coûts de transport », a indiqué Gilbert Sefa Nuwordu, le responsable de Solar Taxi Ride.
La jeune pousse veut ainsi réduire de 80 % le tarif pratiqué par ses concurrents déjà présents sur le marché. Néanmoins, Gilbert Sefa Nuwordu a tenu à notifier que ces prix très élevés des autres applications de transport à la demande sont notamment dus à la hausse du coût du carburant. Ainsi, bien que Solar Taxi ne couvre pas encore toutes les grandes villes du pays, la version Android de l’application a déjà été téléchargée plus d’un millier de fois. Ces chiffres prouvent qu’elle est sur la bonne voie et qu’à terme, son expansion pourrait être de bon augure pour les populations ghanéennes.
Adoni Conrad Quenum
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Dans le but d’aider les commerçants dans le convoyage de leurs marchandises, des tech entrepreneurs ont mis en place une solution numérique pour résoudre cette situation.
Garri est une solution numérique développée par une jeune pousse éthiopienne. Elle permet aux expéditeurs de faire déplacer aisément et de manière fiable leurs marchandises partout en Ethiopie en utilisant des transporteurs et des chauffeurs approuvés par la start-up. Basée à Addis Abeba, Garri a été fondée en 2020 par Aklilu Tadesse, Daniel Temesgen et Michael Andersland. Elle a levé environ 100 000 $ pour soutenir sa croissance.
Avec pour mission d'éliminer les tracas de la logistique de fret en optimisant et en numérisant chaque aspect du travail, la solution s’est munie d’application mobile disponible sur Android et sur iOS pour faciliter le processus. Les expéditeurs et les chauffeurs s’inscrivent et Garri s’occupe de l’approbation des chauffeurs. L’objectif est de disposer de chauffeurs de confiance sur la plateforme.
De plus, la plateforme explique « les chauffeurs approuvés gagnent plus d'argent par voyage, ont une expérience de travail plus sûre et plus flexible et développent de meilleures relations avec les transporteurs et les expéditeurs, avec une possibilité accrue de posséder/d'exploiter leur propre camion ». Et elle ajoute : « Garri s'efforce de trouver des aller-retour et des trajets multiples afin de minimiser les kilomètres à vide et de maximiser les revenus des clients ».
Il faut signaler qu’avant de faire convoyer une marchandise, l’expéditeur demande un devis via la plateforme web ou l’application mobile, puis une fois le prix convenu, Garri fait correspondre l’envoi avec le meilleur transporteur pour le travail. La jeune pousse vous avertit lorsqu’un chauffeur est affecté à votre chargement pour que vous puissiez suivre en temps réel la progression de la livraison. A bon port, tous les documents administratifs vous seront remis.
En 2022, Garri a été sélectionnée parmi les 60 start-up de la deuxième cohorte du Google for Startups Black Founders Fund for Africa. La firme de Mountain View a donné un montant de 4 millions $ pour soutenir ces jeunes pousses.
Adoni Conrad Quenum
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Le ravitaillement des commerçants du secteur informel n’est pas une sinécure. Ce tech entrepreneur a conscience de cette réalité puisque sa mère opérait dans le secteur. Pour aider ces commerçants, il a mis en place une solution numérique sur mesure.
Alerzo est une solution de commerce électronique business-to-business développée par une jeune pousse nigériane. Elle permet aux commerçants opérant dans l’informel de se ravitailler depuis leur smartphone. Basée à Ibadan, la start-up a été fondée en 2019 par Adewale Opaleye. Elle a levé environ 16 millions $ pour améliorer sa technologie et accélérer sa croissance.
« J'ai créé Alerzo pour aider ma mère, une mère célibataire qui dirigeait deux magasins de détail informels pour subvenir à mes besoins et à ceux de mes trois frères et sœurs. Avant Alerzo, elle devait fermer sa boutique et voyager pendant des heures pour acheter des stocks », a affirmé Adewale Opaleye. Puis il ajoute : « les femmes sont souvent victimes de vols parce que les garçons de la rue savent que les commerçantes transportent souvent de l'argent liquide. Je voulais appliquer ce que j'ai appris en Chine pour améliorer la vie des mères qui travaillent au Nigeria ».
Avec ses applications mobiles disponibles sur Android et sur iOS, les commerçants peuvent aisément accéder aux services d’Alerzo. Il faudra se créer un compte et accéder aux nombreux grossistes présents sur la plateforme. En quelques clics, vous pouvez vous ravitailler et vous faire livrer gratuitement dans votre magasin dans les 24 heures suivant votre commande. « Avec Alerzo, les détaillants informels peuvent recevoir et effectuer des paiements sans numéraire, mieux suivre la rentabilité des magasins et faciliter un portefeuille de services numériques », peut-on lire sur la plateforme.
En 2021, la jeune pousse travaillait avec environ 150 000 commerçants de l’informel et une équipe composée, d’après les données de Crunchbase, de moins de 250 personnes. En mars 2023, elle a décidé de licencier une partie de son effectif car le contexte économique au Nigeria ne cadrait pas avec les projections de l’entreprise.
« Compte tenu de la dynamique antérieure du marché, nous avons embauché de manière très agressive au cours des deux dernières années pour alimenter une croissance et une expansion rapides à travers le pays. Cela ne correspond pas maintenant à l'environnement économique actuel, nous avons donc malheureusement dû apporter des changements à notre entreprise pour être plus concentré sur la poursuite d'une économie unitaire solide », apprend-on d’un communiqué de la start-up.
Malgré cette période de vaches maigres, Alerzo ne fait pas une croix sur ses projets d’expansion. La plateforme de commerce électronique nigériane veut s’imposer dans le secteur sur le continent et au-delà.
Adoni Conrad Quenum
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