Depuis quelques années, la plupart des pays africains sont en transition numérique. Ils prennent des décisions stratégiques et lancent des outils numériques à cette fin.

Bola Tinubu (photo), le président de la République fédérale du Nigeria, a lancé le lundi 6 novembre à Abuja le système électronique d’enregistrement des faits d’état civil et de statistiques vitales (e-CRVS). C’est le fruit de la collaboration entre de la Commission nationale de la population (NPC), l’Organisation des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) et Barnksforte Technologies Limited, une entreprise spécialisée dans la fourniture de solutions technologiques en Afrique et dans le monde.

Ce nouvel outil technologique devrait contribuer à l’atteinte de l'objectif de développement durable (ODD) 16.9.2 relatif à l'identité légale pour tous. Outre l’e-CRVS, le Référentiel national de données géospatiales et le Comité national de coordination sur le système d'enregistrement des faits d'état civil ont été également lancés lors du même événement.

« La numérisation de l'état civil au Nigeria va au-delà de la technologie ; c'est un engagement envers les générations futures. Maintenant l'existence de chaque enfant sera reconnue, marquant une nouvelle ère où chaque événement important de la vie informe le développement de notre Nation », a indiqué Cristian Munduate, représentante de l'UNICEF au Nigeria.

En octobre 2022, les ministres africains chargés de l’état civil se sont réunis à Addis-Abeba pour réfléchir aux progrès et accélérer les efforts vers 2030 grâce à des systèmes réformés. La conférence visait à fournir une plateforme dynamique pour l’éducation, la sensibilisation, le partage de connaissances et d’expériences sur le CRVS, les processus et produits d’identité juridique. C’est dans ce cadre que les autorités nigérianes ont pris les devants pour la mise en place de leur e-CRVS, ce qui permettra entre autres de recueillir des informations telles que l'enregistrement des naissances, l'enregistrement des enfants mort-nés, l'attestation de naissance, l'adoption, la notification de mariage, la notification de divorce, la migration ou encore les actes de décès.

« Il s'agit d'accélérer l'amélioration des systèmes d'enregistrement de l'état civil et de statistiques vitales au Nigeria sur une période de dix ans, de 2023 à 2030, afin d'atteindre l'objectif de développement durable 16.9.2 — l'identité légale pour tous, y compris l'enregistrement des naissances », explique Nasir Isa Kwarra, président de la Commission nationale de la population.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On jeudi, 09 novembre 2023 12:50 Written by

Dans le but d’offrir plus de services à ses clients, la start-up Gozem a décidé d’investir un autre segment de l’écosystème technologique. Elle a opté pour une fusion-acquisition.

Moneex, une fintech béninoise spécialisée dans les technologies financières, a annoncé le mercredi 8 novembre son acquisition par la start-up togolaise d’e-mobilité Gozem. Le montant de l’opération n’a pas été divulgué. L’objectif est de lancer la fonctionnalité Gozem Money, une offre de services financiers, dans les pays d’Afrique francophone.

« L'expansion de nos services financiers grâce à la solution Gozem Money représente la prochaine étape de notre engagement continu à fournir des services numériques essentiels à nos utilisateurs en Afrique. Avec l'intégration de l'équipe Moneex à nos rangs, nous sommes prêts à accélérer l'introduction de nos offres fintech innovantes sur le marché », a indiqué Martial Konvi (photo, à gauche), directeur produits de Gozem.

Depuis sa création, Gozem a levé 11,7 millions $ pour accélérer sa croissance sur le continent. La start-up d’e-mobilité, lancée en 2018 et basée au Togo et à Singapour, est présente sur plusieurs marchés d’Afrique francophone tels que le Bénin, le Togo, le Cameroun. Elle a su ajouter divers services, tels que la livraison de colis, la commande de nourritures ou encore l’e-commerce, à son application mobile devenant ainsi une super application.

Quant à Moneex, la fintech créée par Florent Ogoutchoro et Henry Ukoha, elle propose des comptes multidevises à ses clients, ce qui permet de convertir des fonds aux meilleurs taux, de recevoir des paiements internationaux et de payer pour des biens et services à travers le monde.

Pour rappel, le secteur des technologies financières est le plus attrayant en Afrique. Entre juillet 2021 et juin 2023, les fintech africaines ont levé 2,7 milliards $, selon le rapport « Finnovating for Africa : Reimagining the African financial services landscape 2023 » publié par Disrupt Africa.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On mercredi, 08 novembre 2023 15:22 Written by

Alors que la transformation numérique s’accélère en Afrique, il devient plus qu’important de former tous les acteurs aux compétences nécessaires pour cette mutation. Des partenariats se multiplient dans ce sens dans le continent.

Le ministère zimbabwéen chargé des TIC, des Services postaux et des Services de messagerie a signé un protocole d'accord avec la Computer Society of Zimbabwe (CSZ), un organisme professionnel regroupant des professionnels des TIC.

L’accord signé en marge du sommet annuel  CSZ 2023, qui s’est tenu du mercredi 1er au dimanche 5 novembre, vise à s’assurer que tous les fonctionnaires obtiennent la certification internationale d’informatique ICDL.

« L'objectif du protocole d'accord est de faire en sorte que les fonctionnaires maîtrisent le numérique, ce qui permettra à l'avenir de disposer d'une population numérique. Ce protocole d'accord garantit des améliorations. Il garantit l'amélioration de la culture numérique dans le secteur public, ce qui se traduira par une nation numériquement qualifiée à l'avenir », a déclaré Viola Dondo, la directrice exécutive de CSZ.

Dans le cadre de l’accord, la CSZ aidera le ministère des TIC à veiller à ce que la certification ICDL soit mise en œuvre. L’objectif est de faire en sorte que tous les fonctionnaires soient certifiés dans les modules ICDL recommandés par la CSZ.

Le certificat comporte une série de programmes qui répondent aux exigences du monde numérique d'aujourd'hui. Le module ICDL Workforce par exemple permettra aux fonctionnaires d'atteindre la norme numérique requise sur leur lieu de travail.

Cette nouvelle initiative s’inscrit dans le cadre des ambitions de transformation numérique du gouvernement zimbabwéen. L’objectif est de faire participer tous les acteurs à la numérisation en cours dans le pays.

« Mon ministère s'attend à ce que la CSZ continue à participer au projet "Smart Zimbabwe 2030", qui met l'accent sur le partage des infrastructures, le renforcement des compétences et des capacités, les politiques et les réglementations », a déclaré Tatenda Matevera (photo), ministre des TIC.

Samira Njoya

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Posted On mercredi, 08 novembre 2023 14:41 Written by

Le gouvernement sénégalais a lancé en 2018 un programme visant à réhabiliter les aéroports du pays. L’objectif est d’améliorer l’expérience des voyageurs et se positionner comme un hub aérien de premier plan.

Cheikh Bakhoum, le directeur général de Sénégal Numérique (SENUM SA), la société nationale chargée de la gestion des infrastructures numériques de l’Etat, et Abdoulaye Dieye, le directeur général de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD SA), ont signé le lundi 6 novembre une convention de partenariat à Dakar.

Le partenariat vise la mise en place de solutions d'infrastructures pour améliorer la connectivité et faciliter la transformation numérique de 13 aéroports au Sénégal.

Dans le cadre de la coopération qui durera 3 ans, SENUM SA mettra à la disposition d’AIBD une connectivité avec la fibre optique, des datacenters de dernière génération, entre autres. SENUM SA apportera également son expertise pour auditer le système d’information, accompagner les ressources humaines de l’AIBD afin de superviser les installations, mais également pour garantir la sécurité des systèmes en cas d’attaques.

La signature de cette convention de partenariat s’inscrit dans le cadre du programme de réhabilitation des aéroports régionaux du Sénégal (PRAS) lancé en 2018 par le président Macky Sall. Le programme a pour objectif de faire du Sénégal un hub aérien de premier plan en Afrique.

« Je me réjouis aujourd’hui de recevoir le directeur général de Sénégal Numérique, car les institutions étatiques doivent travailler en parfaite synergie. Nous pensons que cet accord vient à son heure et nous croyons qu’il va relever le défi de mettre nos aéroports aux normes, mais également celui de les moderniser avec un bon système informatique, la sécurité et la sauvegarde de nos données », a déclaré Abdoulaye Dieye.

Samira Njoya

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Posted On mercredi, 08 novembre 2023 11:30 Written by

Le Kenya nourrit l’ambition d’être un hub de l’économie numérique en Afrique subsaharienne. Pour y parvenir, le gouvernement a mis sur pieds des mesures  visant à moderniser l’ensemble des services publics destinés aux citoyens.

La numérisation des services publics entamée au Kenya porte déjà ses fruits. Le nouveau système mis en place par le gouvernement a permis de multiplier par 6 les recettes mensuelles de l’Etat. Elles sont passées d’environ 1,5 milliards de shillings (10 millions USD) lors des années précédentes à 9 milliards de shillings (60 millions USD) actuellement, d’après le président de la République William Ruto (photo, à droite).

En marge de la Journée nationale des contribuables, vendredi 3 novembre, il a indiqué que l’Etat avait déjà numérisé 13 000 services gouvernementaux, ce qui a permis d’augmenter considérablement les recettes.

« Je note avec satisfaction que l'administration fiscale a entrepris des réformes, notamment l'utilisation de la technologie pour intégrer les systèmes d'administration des contribuables et des recettes afin de permettre l'échange automatique et en temps réel de données exploitables.  Je tiens à saluer ce qui a été fait. […] Nous avons eu une augmentation de près de 400 % sur la plateforme eCitoyen », a expliqué William Ruto.

Depuis son élection en juillet 2022, William Ruto et son gouvernement ont engagé une série de mesures visant à faire renflouer les caisses de l’Etat à travers divers chantiers tournés vers sa transformation numérique. Parmi ceux-ci figurent, entre autres, la numérisation totale des services publics et l’automatisation des processus critiques du gouvernement, le développement de l'e-commerce et des start-up locales.

Pour réaliser ces projets, le gouvernement du pays reçoit le soutien de la Banque mondiale, de l’Union européenne et de plusieurs autres partenaires. D’après un rapport de l'UNESCO, en collaboration avec le géant chinois de la technologie Huawei paru en 2021, l'économie digitale du Kenya devrait générer 9,24 % du PIB national d'ici 2025.

Samira Njoya

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Posted On mardi, 07 novembre 2023 15:58 Written by

Les fournisseurs de centres de données multiplient les investissements sur le marché africain. Un acteur local essaye de renforcer sa présence sur le continent en annonçant une expansion.

MainOne, un fournisseur nigérian de centres de données, a annoncé le lundi 6 novembre la mise en service d’un nouveau centre de données au Village des Technologies de l’Information et de la Biotechnologie (VITIB) situé dans la ville de Grand-Bassam en Côte d’Ivoire. L’objectif est, entre autres, de répondre aux demandes croissantes de services numériques, de connectivité et de stockage de données en Côte d'Ivoire et en Afrique de l'Ouest francophone.

« Avec le lancement de notre nouveau datacenter en Côte d'Ivoire, nous entrons dans une phase passionnante de transformation digitale pour les entreprises, car il offre une excellente opportunité pour accueillir plus de clients dans notre riche écosystème numérique qui est interconnecté aux principaux acteurs du digital de la région offrant une connectivité à Internet 100 % disponible », a déclaré Etienne Kouadio Doh, directeur général de la filiale ivoirienne de MainOne.

Comme de nombreux fournisseurs de services cloud, MainOne surfe sur le caractère prometteur du marché africain. Le fournisseur nigérian, qui a implanté son premier centre de données sur le continent en 2019, veut soutenir son expansion et le choix de la nation éburnéenne n’est pas anodine, puisque c’est le terrain de jeu favori de nombreuses compagnies de renommée mondiale en Afrique occidentale. Le groupe français Orange et l’américain Oracle ont signé en octobre 2021 un partenariat pour la construction de plusieurs régions cloud africaines incluant la Côte d'Ivoire. En novembre 2022, le fournisseur de centres de données neutres Raxio Group a annoncé la construction de sa première infrastructure à Grand-Bassam. Il a pour but d’en construire plus d’une dizaine avant 2025 sur le continent.

 « Nous nous attendons à ce que ces infrastructures numériques de pointe deviennent un catalyseur de l'innovation digitale, en fournissant une plateforme robuste permettant aux entreprises de prospérer tout en renforçant davantage la position de la Côte d'Ivoire comme plaque tournante du numérique de l'Afrique de l'Ouest francophone », a indiqué Etienne Kouadio Doh.

Pour rappel, MainOne est une filiale d’Equinix, un fournisseur mondial d'infrastructures numériques qui dispose de plus de 240 centres de données dans le monde dans 32 pays, sur cinq continents.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On mardi, 07 novembre 2023 14:06 Written by

Durant ces vingt dernières années, une quarantaine de satellites africains ont été mis en orbite et ont permis de favoriser l'accès aux télécommunications ou la surveillance des territoires. Plusieurs autres sont en préparation et seront lancés dans les prochains mois.

Le Conseil mauricien de la recherche et de l'innovation (MRIC) et l'Organisation indienne de recherche spatiale (ISRO) ont signé le mercredi 1ᵉʳ novembre, un protocole d’accord visant à développer, lancer et exploiter un satellite d'observation de la Terre pour Maurice.

Le partenariat, qui s’étale sur une période de 15 mois, prend également en compte la formation d'ingénieurs du MRIC dans les installations de l'ISRO en Inde pour la conception et développement de la plateforme satellite, ainsi que ses systèmes associés et sa charge utile primaire.

Le nouveau protocole d’accord intervient après une récente visite à Bengaluru du ministre mauricien des Technologies de l'information, de la Communication et de l'Innovation (MITCI), Darsanand Balgobin (photo, à droite), et du président du conseil d'administration du MRIC le Dr Kaviraj Sharma Sukon. La délégation avait rencontré les responsables de l’ISRO et discuté des détails techniques et des possibilités d'application pour la mise en orbite d'un satellite commun.

Ainsi, le futur microsatellite commun sera conçu pour la télédétection à partir de l'orbite terrestre basse (LEO). Il permettra de renforcer les capacités d’observation terrestre de Maurice et contribuera à prévenir et mieux combattre les feux de brousse, les inondations, l’érosion, et à développer l’agriculture, entre autres. A son achèvement, toutes les opérations en orbite correspondantes seront menées conjointement par l'ISRO et le MRIC en utilisant la station au sol du MRIC.

Signalons que choix de l’Inde comme partenaire technique n’a pas été fait au hasard. Il y a plusieurs années, l'Inde a signé des accords de coopération technologique avec quatre pays africains, parmi lesquels l'île Maurice. Le pays s’est engagé à apporter un soutien substantiel au développement scientifique et technologique desdits pays.

Samira Njoya

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Posted On mardi, 07 novembre 2023 09:59 Written by

Dans un souci de commodité, d’efficacité et de rapidité, la finance mondiale s’est numérisée. Un choix qui a eu un impact bénéfique sur plusieurs secteurs dont le commerce. En Afrique, les professionnels de la finance ont également entamé la mutation. Mais des défis persistent.

Sous le thème « Fintech et commerce : façonner le commerce africain », la cinquième édition du Next Fintech Forum se tiendra à Abidjan, en Côte d’Ivoire, les 16 et 17 novembre. Organisé au Radisson Blu par l’Africa Fintech Forum, l’évènement de deux jours réunira plusieurs experts, entrepreneurs et passionnés de la finance électronique, du commerce, du financement, de la logistique et de bien d’autres secteurs connexes.

Ils discuteront de l’impact de la fintech sur le commerce africain. Ils partageront leurs connaissances, leurs idées et leurs expériences dans l'utilisation des technologies financières pour stimuler la croissance des entreprises, améliorer l'expérience client et renforcer la compétitivité du commerce africain à l'échelle mondiale.

S’exprimant sur les objectifs du Next Fintech Forum, Alex Sea, le président - directeur général d’Africa Fintech Forum, affirme que « les dernières années ont vu l’émergence de nouveaux modèles d’affaires, de technologies révolutionnaires et des expériences client qui dynamisent les secteurs financiers internationaux. La Fintech, un terme faisant référence à l’utilisation de la technologie pour offrir des solutions financières innovantes, est en plein essor ».

« Un secteur attractif et dynamique qui a besoin d’être développé et structuré, particulièrement en Afrique francophone. Conscients du gap qui existe entre un secteur dynamique en pleine croissance et des structures locales non outillées, qui par conséquent ne peuvent pas profiter pleinement du potentiel qu’offre la fintech, nous voulons inverser la donne », soutient-il.

Au cours des cinq dernières années, la fintech est le secteur qui a le plus suscité l’intérêt des entreprises de capital-risque et des investisseurs providentiel en Afrique. Sur les 6,5 milliards $ mobilisés par les start-up africaines en 2022, en croissance de 8% par rapport à 2021 selon Partech Africa, le secteur de la fintech a mobilisé à lui seul 1,9 milliard $ (29,23% de l’ensemble des fonds).  Mais les fintech n’ont pas véritablement gagné en crédibilité ou fait évoluer suffisamment leurs services pour répondre aux nouveaux besoins des marchés africains.

Dans son rapport « Les limites à l’expansion des fintechs africaines », Idriss Linge, journaliste économique et rédacteur en chef de l’Agence Ecofin, explique que les fintech doivent relever un certain nombre de défi pour espérer prospérer davantage sur le continent : aller au-delà du transfert d’argent, du paiement ou encore du petit crédit.

Avec la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) qui a officiellement démarré ses activités en janvier 2021, de nombreuses opportunités commerciales et financières naissent sur le continent. Des opportunités auxquelles les fintechs pourraient répondre avec efficacité à travers des solutions innovantes qui stimuleront la croissance des entreprises, renforceront la compétitivité du commerce africain à l’échelle mondiale.

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Posted On lundi, 06 novembre 2023 18:03 Written by

Grâce à un partenariat public-privé, les autorités kényanes ont récemment mis en place une usine d’assemblage de smartphones. Dans le cadre d’une activité du ministère de la Santé, l’exécutif se tourne vers cette usine.

William Ruto, président du Kenya, et Nakhumicha S. Wafula, ministre de la Santé, se sont rendus le lundi 30 octobre à Mavoko, dans le comté de Machakos, pour la réception des smartphones assemblés localement pour le compte des agents du système électronique d’informations sur la santé communautaire (eCHIS, une application mobile). La cargaison est exclusivement composée des modèles « Neon Ultra » et « Neon Smarta ».

« Mon ministère collabore avec Safaricom pour équiper chaque promoteur de la santé communautaire d'un smartphone intégré au système électronique d'information sur la santé communautaire », explique Nakhumicha S. Wafula.

En effet, le ministère kényan de la Santé a mis en place un programme pour évaluer l’écosystème de la santé communautaire. Les agents utilisent des smartphones pour entre autres collecter des données, établir des rapports ou encore communiquer entre eux sur le terrain. Les résultats de ces enquêtes contribueront à l'élaboration d'une stratégie nationale de numérisation de la santé communautaire. Avec les smartphones locaux, le ministère de la Santé espère baisser sa facture et en doter toutes ses équipes communautaires.

Pour rappel, dans sa politique pour mettre le numérique au cœur de l’économie kényane, William Ruto a procédé au lancement officiel de l’usine d’assemblage de smartphones locaux le lundi 30 octobre. Elle devrait fournir annuellement entre 1,2 et 1,4 million de smartphones à des prix accessibles. Equiper les agents de l'Etat de ces smartphones permettra d’augmenter le capital confiance des populations vis-à-vis de ces appareils assemblés localement.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On lundi, 06 novembre 2023 16:33 Written by

Pour accélérer la réalisation de leurs ambitions numériques, les Etats s’associent à des partenaires fiables expérimentés dans le domaine. L’objectif est de les accompagner de manière technique dans les projets déjà identifiés.

La Commission des communications d'eSwatini (ESCCOM) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ont signé, le mercredi 1er novembre, un mémorandum d’accord à la Maison des Nations unies à Mbabane.

Selon un communiqué du PNUD, l’accord vise, entre autres, l'amélioration de l'accès universel à des services TIC abordables ; la fourniture de services numériques et d'autres fonctions gouvernementales ; et l’appui à la mise en œuvre effective de la stratégie numérique nationale développée sous la direction de l'ESCCOM.

« Cet accord jouera un rôle essentiel dans l'accélération de nos progrès vers la réalisation des objectifs de développement durable. Ces objectifs englobent des indicateurs vitaux tels que la réduction du chômage des jeunes, le renforcement de la sécurité alimentaire, l'élargissement de l'accès aux TIC, la numérisation des services et la promotion de l'inclusion financière dans l'ensemble du pays », a déclaré Mvilawemphi Dlamini (photo, à gauche), le directeur général de l’ESCCOM.

Le nouveau protocole prévoit la création d'iHubs (hub d'innovation) et de centres d'action technologique numériques afin d'approfondir l'inclusion numérique et d'améliorer l'employabilité des jeunes. Lesdits centres seront conçus comme des  guichets uniques assurant la formation aux TIC, le développement des entreprises, les relations commerciales, les services financiers et le tutorat aux entreprises.

L’accord s’inscrit dans le cadre des actions menées par l’ESCCOM pour développer le numérique et réduire la fracture numérique dans le pays. En juin, elle avait annoncé la signature d’un accord avec l’Autorité de régulation des communications du Mozambique (INCM) dans le domaine des télécoms. A terme, l’accord avec le PNUD permettra, entre autres, de réduire le fossé numérique en eSwatini en mettant un accent sur les personnes marginalisées, notamment les jeunes, les femmes et les personnes handicapées.

Samira Njoya

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Posted On lundi, 06 novembre 2023 14:21 Written by
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