La musique occupe une place prépondérante dans le secteur culturel camerounais. Reconnaissant cette importance, Orange met en place des initiatives pour soutenir les acteurs de ce secteur.
Orange Cameroun relance son programme Orange Music Legends en partenariat avec les légendes de la musique camerounaise. La société de télécommunications l’a annoncé le mercredi 26 juin lors d’une conférence de presse. Cette initiative vise à accompagner et à promouvoir de nouveaux talents musicaux évoluant dans divers genres.
Cette année, cinq duos iconiques seront formés, chacun composé d’un artiste légendaire et d’un artiste vedette de la nouvelle génération. Ensemble, ils revisiteront de grands succès ayant marqué plusieurs générations de mélomanes. L’événement se tiendra le mercredi 3 juillet au Palais Polyvalent des Sports de Yaoundé (Paposy).
Le ticket d’entrée est gratuit et téléchargeable via l’application Max it, qui permet d’accéder aux services d'Orange. L'application est disponible sur Play Store et App Store. Vous pouvez télécharger la super application Max it ici. Cliquez ensuite sur « Marketplace », puis sur « Evénement & Billet ». Sélectionnez votre type de ticket : un ticket classique gratuit ou un ticket VIP payant (5 000 FCFA, soit 7,61 euros) pour être plus proche de la scène. Finalisez votre achat et téléchargez votre ticket.
La saison 2 du programme s'annonce encore plus spectaculaire avec 24 épisodes répartis sur 13 semaines, contre 12 épisodes précédemment. De plus, des jeux et quizz permettront de gagner des prix d'une valeur totale de 5 millions de FCFA. Le duo gagnant recevra la somme de 10 millions de FCFA. Tous les votes se feront via la super application Max it.
Cette initiative célèbre non seulement le riche patrimoine musical du Cameroun, mais soutient aussi la nouvelle génération d'artistes en leur offrant une plateforme pour se faire connaître et pour collaborer avec des figures emblématiques de la musique camerounaise. En plus de promouvoir la culture et le talent locaux, Orange Cameroun continue d’innover en offrant des solutions numériques pratiques pour ses clients, renforçant ainsi son engagement envers la transformation numérique et le soutien aux industries créatives du pays.
Samira Njoya
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En Afrique, le monde du travail exige de plus en plus des individus possédant d'excellentes connaissances et compétences numériques. Il est donc impératif de former un grand nombre de personnes dans ce domaine.
Samsung Electronics Maghreb Arab (SEMAG), filiale marocaine de l’entreprise coréenne de technologie Samsung, a annoncé le mercredi 26 juin la signature d’un partenariat avec le ministère de l’Education nationale, du Préscolaire et des Sports. L’initiative vise à étendre leur collaboration sur le programme « Samsung Innovation Campus » (SIC), qui promeut l’éducation numérique au Maroc.
Dans le cadre de cette nouvelle collaboration, le programme SIC sera étendu à tous les enseignants d’informatique du secondaire collégial pour la formation et la certification en programmation Python. En outre, le premier concours national de programmation sera lancé pour encourager l'excellence et l'innovation en Python parmi les élèves marocains.
Pour le gouvernement, ce partenariat s'inscrit dans les objectifs de la feuille de route des technologies de l’information et de la communication 2022-2026, visant à doter enseignants et élèves des compétences essentielles pour prospérer à l’ère numérique. Pour Samsung, l’initiative s'intègre dans sa stratégie mondiale de responsabilité sociale des entreprises (RSE), dont l’objectif est d’offrir aux jeunes la possibilité d'apprendre des technologies cruciales et de se doter de compétences pour améliorer leurs perspectives de carrière.
Depuis le lancement du programme en 2019, plus de 10 000 étudiants ont acquis des compétences en codage grâce à 211 enseignants répartis dans neuf centres équipés de plus de 500 ordinateurs et téléviseurs. Au total 562 enseignants ont été formés et certifiés en programmation Python.
Ce partenariat rapproche le Maroc des objectifs de la Stratégie de l’Union africaine sur l’éducation numérique, qui milite pour la promotion des compétences numériques chez les enseignants et les étudiants. La stratégie vise également à ce qu’au moins 20 % des étudiants et 50 % des enseignants du continent africain aient accès à des appareils numériques d’ici 2027, ainsi qu’un tiers des étudiants et tous les enseignants d’ici 2030.
Samira Njoya
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Le continent africain est en pleine mutation avec la transformation numérique qui bat son plein. Plusieurs institutions internationales soutiennent les gouvernements dans ce processus à travers des projets ou des financements.
La Banque mondiale, à travers l'Association internationale de développement (IDA) et la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), veut investir 2,48 milliards $ en Afrique orientale et australe. Le but est d'accroître l’accès à Internet et l’utilisation des services numériques. L’information a été dévoilée via un communiqué de presse publié le jeudi 27 juin.
Baptisé Inclusive Digitalization in Eastern and Southern Africa (IDEA), le programme « vise à rassembler 15 pays et communautés économiques régionales et à relever des défis communs tels que la couverture limitée de l'Internet en raison de lacunes dans les infrastructures, la faible utilisation due au coût élevé des données et des appareils, les compétences numériques limitées et le manque d'identification numérique nécessaire pour les transactions en ligne ».
L’Afrique participe activement à la révolution technologique en cours dans le monde. Elle s’est accélérée avec la pandémie de la Covid-19 et la Banque mondiale et ses diverses organisations font partie des institutions internationales qui soutiennent activement les pays africains dans leur processus de transformation numérique. La BIRD a octroyé un prêt de 56,2 millions d’euros (60 millions USD) au Gabon pour la mise en œuvre du projet « Gabon Digital ». L’IDA, quant à elle, a financé à hauteur de 150 millions $ le Projet d’accélération de la transformation digitale (PACTDIGITAL) du Burkina Faso.
Le programme IDEA bénéficiera à plus de 180 millions de personnes d’ici 2032 et se déroulera en plusieurs phases. Du fait d’un taux d’accès à l'Internet à haut débit inférieur à 50 %, l'Angola, la République démocratique du Congo et le Malawi participeront à la première phase du projet qui impactera plus de 50 millions de personnes.
Adoni Conrad Quenum
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Les pays africains ont progressivement pris conscience du rôle clé de l'économie numérique pour leur avenir. Pour relever les défis de développement, l'Afrique accélère les ajustements politiques en faveur de l'économie numérique.
Le ministère sénégalais de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, en collaboration avec celui de la Santé et de l’Action sociale, procède, le vendredi 28 juin à Dakar, au lancement officiel du Projet d’accélération de l’économie numérique (PAEN).
Financé à hauteur de 150 millions de dollars par la Banque mondiale jusqu'en 2028, ce projet ambitieux vise à étendre l'accès à une connectivité à haut débit abordable et résiliente aux changements climatiques. Il a également pour objectif d'améliorer l'adoption des services gouvernementaux en ligne et des dossiers médicaux électroniques.
Le PAEN s’inscrit dans le cadre des actions du gouvernement visant à diversifier l’économie du pays et à porter la contribution du numérique à 10 % du PIB dès l’année prochaine. Parmi les attentes du projet, on compte l'accès à une connexion Internet haut débit pour 5 millions de Sénégalais, dont 50 % de femmes, la création de dossiers médicaux patients uniques partagés pour 1 500 000 usagers, ainsi que la construction ou la rénovation d'infrastructures résilientes aux chocs climatiques. Le projet vise également à encourager l'utilisation des services publics en ligne.
L’adoption des nouvelles technologies au Sénégal devrait considérablement améliorer les conditions de vie de millions de personnes et entraîner une mutation rapide des sociétés. Selon le rapport « E-Conomy Africa 2020 » publié conjointement par la Société financière internationale (SFI) et Google, l’économie Internet de l’Afrique atteindra 5,2 % du PIB du continent d’ici 2025, contribuant ainsi à près de 180 milliards de dollars à l’économie africaine.
En investissant dans le numérique, le Sénégal cherche à positionner son économie dans la nouvelle ère technologique, en s’assurant que ses citoyens bénéficient des avancées en matière de connectivité et de services numériques. Le PAEN représente un pas important vers la réalisation de ces objectifs, en renforçant les infrastructures numériques et en favorisant l'inclusion numérique et l'égalité des sexes.
Samira Njoya
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Dans le but de faciliter l’investissement des membres de la diaspora camerounaise dans leur ville, les autorités de Douala se sont tournés vers une solution technologique.
Après la création d’un cadre d’échanges avec la diaspora en décembre 2022, la Communauté urbaine de Douala (CUD), mairie de la ville, a dévoilé le mercredi 26 juin sa plateforme numérique icud-diaspora pour encourager les Camerounais de l’étranger à investir dans la capitale économique du pays.
« Nous avons pris le temps d’analyser les enseignements clés comme l’exigence unanimement formulée par notre diaspora d’installer des passerelles digitales visant à mieux s’approprier les opportunités au Cameroun. Nous voulons à travers cette plateforme proposer à la fois des compétences, les réseaux, les portefeuilles de relations qui permettraient à notre diaspora de venir également investir à Douala pour nous aider à faire face à la demande sociale de la ville », explique le maire de Douala, Roger Mbassa Ndine.
Concrètement, icud-diaspora permet aux migrants camerounais de déclarer leurs projets pour Douala en quelques clics et de proposer leurs expertises. En retour, la mairie se dit prête à leur proposer des partenariats public-privé (PPP), un interlocuteur dédié à distance, une assistance aux projets, des services en ligne, un réseau de prestataires agréés et la mise à disposition du foncier.
Selon les résultats d’une consultation de la diaspora menée par la CUD entre juin et aout 2023, 72 % des 445 interviewés sont prêts à investir si les conditions sont réunies, 49 % souhaitent un intermédiaire dédié pour faciliter la mise en œuvre de leurs projets et 81 % ont pour première exigence la qualité et fiabilité de l’information. La consultation relève comme freins principaux à l’engagement de la diaspora : la situation économique, sociale et politique ; la bureaucratie ; le manque d’inventives ; le déficit de confiance et de connaissance des opportunités.
A ce jour, indique la CUD, une douzaine d’opportunités sont offertes à la diaspora dans les domaines des infrastructures et de l’urbanisme avec le développement de projets immobiliers résidentiels ou commerciaux, la construction et exploitation des supermarchés, etc. Pour Roger Mbassa Ndine, « il est question de co-construire le développement de Douala avec les Camerounais de l’étranger qui sont une force pour notre pays ».
Il convient de relever que les transferts de fonds de la diaspora ne sont pas négligeables pour l’économie nationale. Selon la Banque mondiale, les envois d’argent des migrants camerounais vers leur pays d’origine s’élevaient à 365 millions $ en 2022, en hausse d’environ 5 % comparé aux 350 millions $ de 2021. Douala veut donc tirer profit de ces fonds pour impulser son développement.
Frédéric Nonos
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Le gouvernement congolais veut renforcer l’infrastructure télécoms nationale et connecter toute la population aux services télécoms. Une route de fibre optique de 620 km entre Kinshasa et Muanda a été inaugurée en mars 2023.
La société congolaise de fibre optique (SOCOF SA) a signé un accord de partenariat avec l’Agence de pilotage de coordination et de suivi des conventions de collaboration (APCSC) le mercredi 26 juin. La durée de cette collaboration est d'une année renouvelable. Elle porte sur le déploiement de la fibre optique le long des routes à travers la République démocratique du Congo (RDC).
Heureux d'avoir présidé ce jour, la cérémonie de signature du protocole d'accord entre la Société Congolaise de Fibre optique (#SOCOF) et l'Agence de Pilotage de Coordination et de Suivi des conventions de collaboration (#APCSC) pour la mise en place des fourreaux et de fibre… pic.twitter.com/Hf9FKWrSGH
— Augustin Kibassa Maliba (@Kibassa_Maliba) June 26, 2024
« Avec l'accompagnement et l'autorisation du chef de l'Etat, nous avons pu convaincre les différentes entités appelées à déployer les infrastructures de transport à pouvoir associer à ces infrastructures l'autoroute de l'information. La charge a été donnée à la SOCOF d'être l'unité de gestion de projet dans les infrastructures des données qui seront déployées par l'APCSC. Et donc, toutes les infrastructures qui seront déployées dans le pays seront dotées en même temps de la fibre », a déclaré Freddy-David Lukaso, conseiller spécial du chef de l'Etat aux postes, télécommunications et NTIC.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des ambitions du gouvernement congolais de faire du numérique un levier d’intégration, de bonne gouvernance, de croissance économique et de progrès social. Une route de fibre optique longue de 620 km entre Kinshasa et Muanda a été inaugurée en mars 2023 pour renforcer l’infrastructure TIC nationale. De plus, l’exécutif travaille sur l’opérationnalisation du fonds de service universel afin de connecter chaque Congolais « où qu’il se trouve » sur le territoire national.
Le projet devrait contribuer à améliorer l’accès des populations aux services de télécommunications et, par ricochet, aux services numériques publics ou privés. Selon les statistiques de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), la RDC comptait 28,9 millions d'abonnés Internet mobile au 3e trimestre 2023 pour un taux de pénétration de 30,4 %. Le parc d’abonnés à la téléphonie mobile était de 56,1 millions.
Isaac K. Kassouwi
En juillet 2022, le Togo s’est donné pour objectif de numériser 75% des démarches administratives d’ici 2025.
Le Togo et le Kazakhstan renforcent leur coopération en matière de digitalisation des services publics. L’Agence Togo Digital (ATD), une structure gouvernementale du Togo, a conclu un partenariat stratégique avec la National Information Technologies (NITEC) du Kazakhstan. Ce partenariat permettra à l'ATD de bénéficier des ressources et des compétences de NITEC pour ses projets digitaux, selon Togo First.
Signature d’un partenariat stratégique
— Agence Togo Digital (@digitalgouvtg) June 25, 2024
L'Agence Togo Digital signe un accord de partenariat avec la National Information Technologies (NITEC) du Kazakhstan. Classé 28e sur l'indice de développement de l'administration en ligne et 8e sur l'indice mondial des services en ligne de… pic.twitter.com/BTNLcZEgdR
« Ce partenariat permettra à l'ATD de bénéficier de l'expertise de NITEC sur divers sujets pour accélérer la digitalisation des services publics et des administrations », indique l’Agence togolaise.
Cette initiative s'inscrit dans le cadre du renforcement des relations diplomatiques entre les deux pays, notamment après la visite du président Faure Gnassingbé au Kazakhstan. La National Information Technologies, classée 28e sur l'indice de développement de l'administration en ligne et 8e sur l'indice mondial des services en ligne de l'ONU, devrait apporter son expertise au Togo. Cela aidera le pays à déployer des technologies avancées pour améliorer ses services publics.
Rappelons que le Togo s’est donné pour ambition de digitaliser 75% de ses services publics d’ici 2030.
Ayi Renaud Dossavi
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L’Alliance Smart Africa a été fondée en 2013 par sept chefs d'Etat africains. Aujourd’hui, l’organisme compte quarante pays membres, plus de 50 membres du secteur privé et multiplie les partenariats stratégiques.
L’entreprise technologique chinoise KaiOS Technologies rejoint l’Alliance Smart Africa, une initiative politique pour la promotion du numérique en Afrique. L’objectif est d’accélérer l'innovation numérique et de favoriser le développement durable sur le continent africain. L’annonce a été faite dans un communiqué de presse publié le mercredi 26 juin.
We’re thrilled to announce our new partnership with @KaiOStech, aimed at accelerating #digital innovation and sustainable development across #Africa. This collaboration also marks KaiOS Technologies' official membership into our alliance. Read more:https://t.co/DI9VIqez5u pic.twitter.com/QIanzXBAkM
— Smart Africa Org (@RealSmartAfrica) June 26, 2024
« Ce partenariat garantit que les citoyens qui n'étaient pas encore connectés ont accès à des services numériques essentiels tels que la messagerie, les nouvelles, les divertissements et l'éducation grâce à des téléphones intelligents abordables et fiables dotés de KaiOS et d'un accès à l'Internet », peut-lire dans le communiqué de presse.
Et d’ajouter : « le partenariat vise également à renforcer les entreprises en distribuant des terminaux de paiement abordables pour les commerçants qui utilisent les technologies des téléphones intelligents KaiOS, permettant ainsi aux commerçants mal desservis d'accepter les paiements numériques et de gérer leurs affaires efficacement ».
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet de Smart Africa dont le principal but est de créer un marché numérique unique en Afrique d'ici 2030. L’organisme, soutenu par 40 pays africains et plusieurs organisations d’envergure internationale, multiplie les partenariats dans ce sens. En octobre 2023, elle s’est associée à Orange Middle East and Africa pour favoriser l'entrepreneuriat et les emplois durables pour les jeunes en Afrique dans le domaine numérique. Plus tôt en 2023, c’est avec Amazon Web Services que l’organisme panafricain s’est associé pour doter des jeunes Africains de compétences numériques.
Pour rappel, le taux d’utilisation d’Internet est passée de 16 % en 2013 à 37 % en 2023 alors que la moyenne mondiale est de 67 %, d’après les données de l’Union internationale des télécommunications. En ce qui concerne les paiements numériques, c’est le mobile money qui est leader sur le continent générant 44,9 milliards en volume de transactions financières évalué à 836,5 milliards $. Cette somme représente 66,39 % des 1 260 milliards $ échangés sur le service Mobile Money dans le monde en 2022, selon les données du rapport « State of the Industry Report on Mobile Money 2023 » de l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie (GSMA).
Adoni Conrad Quenum
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En Afrique, le faible d'enregistrement des naissances empêche de nombreuses personnes d'accéder à des droits essentiels comme l'éducation, les soins de santé et la protection sociale. Les nouvelles technologies peuvent jouer un rôle crucial pour surmonter ce défi.
Le Sénégal a déjà numérisé et indexé plus de 19 millions d’actes d’état civil. Le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire, Moussa Bala Fofana, a annoncé cette avancée le mardi 25 juin, en marge de la 5e réunion du comité national de pilotage du projet.
Selon le ministre, cette initiative vise à assurer à chaque citoyen sénégalais une identification permettant l’exercice de leurs droits civils, politiques et sociaux, tout en offrant à l’Etat la capacité de planifier et d’orienter les politiques publiques de manière plus efficace.
L’initiative s’inscrit dans le cadre du programme « Nekkal » lancé en 2021 avec pour objectif d’interconnecter les centres d’état civil et de permettre la numérisation systématique des registres. Le programme, d’une durée de 42 mois, est financé par l’Union européenne à hauteur de 18 milliards de francs CFA (27,4 millions d’euros).
Une fois achevé, le programme Nekkal devrait résoudre, entre autres, les problèmes de traçabilité des naissances et assurer la fiabilité des données. Selon des chiffres de l’Unicef, en 2019, au Sénégal, un enfant sur cinq (20 %) n'est pas enregistré à l'état civil et est ainsi privé de son droit fondamental à une identité. En zone rurale, ce sont trois enfants sur cinq (77 %) qui n'existent pas officiellement. Pour ceux qui sont enregistrés, des problèmes tels que la multiplication des numéros d’extraits et la perte des identifications dues à la détérioration des fichiers sont fréquents.
La phase 2 du programme, actuellement en cours de réflexion, permettra de mettre en place une plateforme de services pour tous les usagers, permettant à tous les citoyens, qu’ils soient au Sénégal ou à l’étranger, de demander des documents d’état civil sans avoir à se déplacer.
Samira Njoya
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Les nouvelles technologies numériques ont permis aux pays africains de dépasser des outils obsolètes et de progresser vers des innovations modernes. Tous les secteurs, y compris les systèmes d'identification, sont désormais numérisés.
Les Gabonais peuvent désormais obtenir la nouvelle Carte nationale d'identité électronique (CNIE). Le président de la Transition, le général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema (photo, à droite), a annoncé le lundi 24 juin sur X le lancement de la campagne de production de la CNIE du Gabon.
Je suis heureux de vous annoncer que vous pouvez désormais faire la demande pour obtenir votre Carte Nationale d'Identité Électronique ! J’ai obtenu la mienne aujourd’hui. C'est une avancée majeure que nous attendions avec impatience. pic.twitter.com/dt8Jm85Anf
— Brice Clotaire Oligui Nguema (@oliguinguema) June 24, 2024
La nouvelle carte d'identité, jugée « hautement sécurisée » par le gouvernement, est équipée d’une puce électronique sur laquelle sera enregistrée l’identité numérique de chaque citoyen et un numéro d’identification personnel (NIP), unique, composé de quatorze caractères. L’attestation NIP, délivrée à tous les citoyens après enregistrement de leurs données biométriques, constitue le document fondamental pour la constitution du dossier de demande de la CNIE.
L’initiative s'inscrit dans l'engagement pris par le gouvernement de la Transition visant à fournir à chaque Gabonais une carte nationale sécurisée et multiservices. Elle intervient après près de dix ans sans renouvellement des cartes, suite à la rupture de contrat avec un prestataire belge en 2015.
En adoptant une carte recueillant les données biométriques, le Gabon rejoint un ensemble de pays africains qui ont muté vers cette modernisation afin d’en tirer profit. Selon le rapport « Biometrics - Global Market Trajectory & Analytics 2020 » publié par le cabinet de recherche américain Global Industry Analysts, le marché de la biométrie en Afrique et au Moyen-Orient devrait croître à un taux annuel de 21 %, et l'industrie mondiale de la biométrie devrait atteindre 82 milliards de dollars d'ici 2027.
Au Gabon la CNIE permettra aux citoyens de bénéficier des services administratifs en cours de numérisation tout en veillant à la protection de leurs données à caractère personnel. Cette carte symbolise un tournant majeur pour la gouvernance au Gabon, avec une couverture nationale garantie soulignant l'engagement du gouvernement envers la modernisation, l’efficacité et la transparence.
Samira Njoya
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La transformation numérique permet aux entreprises multinationales de se passer d'une présence physique dans les pays où elles opèrent, ce qui représente un défi fiscal majeur pour les économies africaines. Il est donc urgent de réguler leurs activités.
La direction générale des impôts et des domaines (DGID) du Sénégal a annoncé l'introduction d'une taxe sur les services numériques, qui sera applicable à partir du 1er juillet. Cette mesure vise à fiscaliser les revenus des entreprises et plateformes numériques étrangères opérant sur le territoire sénégalais, conformément à l'article 355 bis du Code général des impôts (CGI).
La taxe s'appliquera notamment aux plateformes et places de marché en ligne facilitant les transactions entre fournisseurs et clients, aux plateformes de téléchargement et de diffusion de musique, de films et de jeux en ligne, ainsi qu'au stockage et au traitement des données via des services de cloud et de gestion de bases de données. Elle concernera également les plateformes d'apprentissage et d'enseignement en ligne, ainsi que l'hébergement de contenus tels que les sites web, images et textes. Les firmes numériques comme Google, Apple, Meta, Amazon et Microsoft sont particulièrement visées par cette taxe.
La base imposable sera déterminée en fonction du chiffre d’affaires réel des fournisseurs non résidents ou des opérateurs de plateformes numériques étrangères ; elle sera évaluée en fonction de la contrepartie reçue ou à recevoir. Le taux de TVA au Sénégal étant de 18 %, avec une réduction spécifique de 10 % pour le secteur de l’hôtellerie et de la restauration qui sont en difficulté depuis la pandémie de Covid-19.
Cette réglementation, instaurée par le nouveau gouvernement, devrait avoir un impact positif sur l'économie sénégalaise en générant des recettes fiscales supplémentaires pour l'Etat et en contribuant à créer un environnement commercial plus équitable. Elle permettra également au pays de mieux réguler l'activité des entreprises numériques étrangères sur son territoire et de s'assurer qu'elles contribuent de manière juste à l'économie sénégalaise.
Samira Njoya
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Les pays africains sont résolument engagés à développer le secteur numérique et à en tirer profit. Une collaboration étroite est essentielle pour optimiser les résultats.
L’Egypte souhaite renforcer sa coopération avec le Burkina Faso dans le domaine du numérique. Cette volonté a été au cœur des discussions entre l’ambassadeur d’Egypte au Burkina Faso, son excellence Shérif Abdel Kader Abdel Latif Nada, et la ministre burkinabè de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo/Sabane, le vendredi 21 juin.
« Je suis venu échanger avec la ministre sur les opportunités de coopération bilatérale dans le domaine de la digitalisation entre nos deux pays. Nous souhaitons renforcer davantage cette coopération. L’Egypte entend, dans cette coopération, partager son expertise en matière de digitalisation avec le Burkina Faso », a indiqué le diplomate égyptien à l’issue de l’audience.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des actions engagées par le gouvernement égyptien pour réaliser sa stratégie de transformation numérique, dénommée « Digital Egypt 2030 ». Le Caire ambitionne de développer son secteur des TIC et de moderniser son infrastructure télécoms nationale, afin de faire du numérique le moteur du développement socioéconomique du pays.
Dans cette optique, le pays d'Afrique du Nord cherche à s’associer avec des pays comme le Burkina Faso, qui multiplie également les initiatives pour développer son secteur numérique. Ce dernier s’efforce de moderniser ses services publics à travers divers projets visant à améliorer l’efficacité administrative et à offrir de meilleurs services à ses citoyens.
La coopération entre les deux pays pourrait ainsi permettre au Burkina Faso de bénéficier de l'expertise égyptienne dans la mise en œuvre de projets numériques à grande échelle. Elle pourrait également ouvrir la voie à des partenariats technologiques, à des échanges de savoir-faire et à des investissements conjoints dans les infrastructures numériques, créant ainsi de nouvelles opportunités économiques pour les deux nations.
Samira Njoya
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Engagée dans la transformation numérique du secteur financier, la Banque de Maurice mène diverses actions depuis plusieurs années pour simplifier l'accès aux services financiers et améliorer le quotidien des citoyens.
La Banque de Maurice compte ouvrir un centre d’innovation dans les technologies financières le 4 septembre. C’est qu’a affirmé Harvesh Seegolam, gouverneur de la Banque de Maurice, lors de l’atelier « Digital Finance in Africa » organisé le jeudi 20 juin par le Regional Centre of Excellence et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). L’objectif est de faciliter les brainstormings, les hackathons et les collaborations régionales pour résoudre les problèmes numériques à Maurice.
Cette décision s’inscrit dans un contexte où les technologies financières s’imposent de plus en plus dans le secteur financier en Afrique. Les institutions financières traditionnelles, emmenées par les Banques centrales, ne veulent pas rester en marge de cette révolution technologique qui touche tous les secteurs du continent. La mise en place d’un tel centre par la Banque de Maurice permettra de promouvoir l’innovation et la mise en place de technologies de pointe dans le secteur bancaire du pays.
Selon le rapport « Africa Tech Venture Capital » publié en janvier 2024 par Partech Africa, les levées de fonds des fintech africaines en 2023 ont baissé de 56% à 852 millions $. Malgré cette baisse significative, c’est le segment qui capte le plus de capitaux sur le continent du fait de son attractivité. Celle-ci est due, entre autres, au faible taux de bancarisation ou encore à l’exclusion du secteur informel, ce qui favorise le développement des cryptoactifs sur le continent.
Pour ce dernier point, la Banque de Maurice a confirmé, par l’intermédiaire de Harvesh Seegolam, le début de la phase pilote de la mise en place de sa monnaie numérique en janvier dernier depuis décembre 2023 avec une banque commerciale.
Adoni Conrad Quenum
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Le gouvernement de transition au Gabon a amorcé un nouvel élan en mettant l'accent sur la transformation numérique. Cette modernisation nécessite le soutien des principaux financiers, parmi lesquels figure la Banque mondiale.
Le Gabon ambitionne d'avancer considérablement dans les projets numériques cette année. Le Conseil des ministres du jeudi 20 juin a adopté à cet effet un projet de loi autorisant l’Etat gabonais à contracter un emprunt d’un montant de 56,2 millions d’euros auprès de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), une entité de la Banque mondiale. Cette initiative vise à financer le projet intitulé « Gabon Digital ».
D'après le communiqué final du Conseil des ministres, ce financement permettra de catalyser l'adoption de services publics numérisés et d'accroître le nombre de citoyens disposant d'un identifiant unique. Cet identifiant est crucial pour faciliter un accès inclusif aux divers services publics, contribuant ainsi à l'efficacité administrative et à l'amélioration de la qualité de vie des Gabonais.
Le projet « Gabon Digital » bénéficiera d'un financement global de 68,5 millions de dollars de la part de la Banque mondiale. Il se décline en plusieurs composantes majeures, notamment la création d'un environnement propice à une transformation numérique rapide, la modernisation des systèmes d'identité légale, ainsi que la transformation numérique de l'administration publique et de certains services essentiels.
L'initiative s'inscrit dans la stratégie du gouvernement de transition visant à faire de l'économie numérique un levier stratégique pour la croissance économique et sociale. A cet effet, plusieurs projets prioritaires ont été réactivés, notamment la construction d'un centre de données national, le développement d'une Cybercité sur l'île Mandji, et la numérisation des secteurs clés du pays.
Le soutien de la Banque mondiale devrait accompagner le pays dans la réalisation de ces projets ambitieux. Les investissements prévus sont de nature à favoriser l'innovation, stimuler la création d'emplois qualifiés et renforcer la compétitivité du pays sur la scène internationale. Selon un rapport récemment publié par l'Union internationale des télécommunications (UIT), intitulé « Measuring digital development: The ICT Development Index 2023 », le Gabon se classe en tête des pays les plus développés en matière de TIC dans la sous-région Afrique centrale et occupe la 10e place en Afrique avec un score de 72,9/100 points.
Samira Njoya
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