La numérisation en cours sur le continent touche tous les secteurs d'activités. Les PME qui jouent un rôle crucial dans l’économie africaine sont également concernées.
Le Conseil namibien de promotion et de développement des investissements (NIPDB) et le Conseil estonien du développement (EstDev) ont récemment signé un partenariat visant à développer les capacités et les compétences numériques dans les entreprises namibiennes de micro, de petite et moyenne taille (MPM) à travers le programme « Entrepreneurship Minds ». L'information a été rendue public par les médias locaux.
Le nouveau programme, mis en œuvre en collaboration avec l'université de technologie de Tallinn en Estonie, a également pour but d'accompagner financièrement les PME et de leurs offrir des formations de qualité. L'objectif est de responsabiliser et de libérer le potentiel commercial inexploité de la Namibie en mettant un accent sur la technologie et l’e-commerce.
S’exprimant sur le bien-fondé de cette initiative, Dino Ballotti, le directeur exécutif du comité d'investissement pour le développement d'entreprise MPM au NIPDB, a fait savoir qu’elle intervient dans un contexte particulier de coopération entre les deux pays. « Leur stratégie régionale africaine 2020-2030 place la Namibie comme collaborateur essentiel de l’Estonie. En outre, l’investissement de l’Estonie dans la mise en place d’une transformation numérique et la promotion de l’esprit d’entreprise résonne avec la vision stratégique de la Namibie, en particulier lorsqu’elle est prise en compte parallèlement à l’initiative de l’Union européenne sur l’hydrogène vert », a-t-il déclaré.
Le lancement du programme fait suite à une visite du Conseil namibien de promotion et de développement des investissements en Estonie en mai dernier. Il s’inscrit dans le cadre des multiples actions menées par l’Estonie pour soutenir la numérisation du secteur public du pays depuis 2013. A ce jour, une douzaine de projets numériques ont été financés en Namibie, pour un montant total d'environ 750 000 EUR.
A terme, le programme permettra de favoriser les écosystèmes de start-up, de financer des solutions locales innovantes pour les défis de développement et de renforcer l’économie. Selon l'Agence namibienne des statistiques, les PME contribuent à environ 12 % au PIB du pays et emploient plus de 200 000 personnes.
Pour Nelli Timm, conseillère régionale pour l’Afrique d’EstDev, ce nouveau projet jouera un rôle central dans le renforcement du secteur des PME de la Namibie grâce au développement de capacités et de compétences numériques. « Ce partenariat ambitieux entre la Namibie et l’Estonie promet non seulement de libérer le potentiel des entreprises, mais aussi de promouvoir l’innovation numérique et la croissance économique dans la région », a-t-elle déclaré.
Samira Njoya
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Depuis l’accélération de la transformation numérique en Afrique en 2019, l’investissement ne porte plus uniquement sur la connectivité à haut débit et la numérisation des services. Un accent particulier est désormais accordé aux compétences des populations.
Au total, 2 014 femmes et jeunes filles ont été admises la semaine dernière dans la promotion 2 024 du programme Women Techsters Fellowship. Le programme, une initiative de la Technology for Social Change and Development Initiative (Tech4Dev), vise à réduire la fracture numérique et technologique entre les hommes et les femmes au sein de l'écosystème technologique.
Pour sa troisième édition, le programme d'apprentissage expérimental et de perfectionnement aux technologies d'une durée d'un an (six mois de formation intensive suivis d'une phase de stage de six mois), sans frais de scolarité, destiné aux jeunes filles et femmes âgées de 16 à 40 ans ciblait initialement les ressortissantes de 22 pays d'Afrique. Mais du fait du succès rencontré, il s’est élargi à 35 pays cette année.
Entre autres, le Nigeria est le pays qui enregistre le plus de participantes, avec 1 669 jeunes femmes, suivi du Kenya et ses 119 bénéficiaires. 59 boursières ont été retenues en provenance du Ghana, 35 de l'Ouganda, 25 de l'Afrique du Sud, 17 de l'Ethiopie, 15 de l'Egypte, 9 du Zimbabwe, du Cameroun et du Rwanda, et huit de la Zambie et de la Tanzanie.
Elles bénéficieront d’une initiation dans un large éventail de compétences technologiques très demandées, notamment le développement mobile, le développement logiciel, la conception de produits, la gestion de produits, la cybersécurité, la science des données/l'ingénierie de l'intelligence artificielle, la blockchain et la réalité mixte/3D.
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Moins de 2% des datacenters du monde sont installés sur le continent. Pourtant, depuis la pandémie de Covid-19, le cloud computing gagne en intérêt et devient une alternative intéressante pour les entreprises qui désirent se transformer à l’ère du numérique.
Le jeudi 19 octobre s’est déroulée la quatorzième édition du Orange Business Live. La rencontre en ligne s’est tenue sous le thème « Transition vers le cloud : comment les DG et DSI peuvent piloter une stratégie sécurisée ? ». Elle était organisée par la filiale ivoirienne du groupe télécoms français. Sa branche Entreprise a profité de cette occasion pour mettre en lumière les opportunités relatives à cette technologie pour les entreprises et les administrations, mais également les défis inhérents à son adoption.
Alors que la transformation numérique prend de l’ampleur en Afrique et que les entreprises et administrations recherchent davantage de flexibilité opérationnelle et d’efficacité dans le travail, le cloud computing offre ces avantages selon Fitzgerald Bony, le directeur adjoint des opérations B2B chez Orange Business Côte d'Ivoire. Il est moins coûteux pour des acteurs qui initient leur numérisation, car il leur permet d’externaliser leur informatique et leurs données dans un environnement sécurisé géré par un prestataire de qualité et d’y accéder partout, d’accéder à des outils technologiques innovants qui apportent de la plus-value à son secteur d’activité. Le client peut ainsi se concentrer sur son cœur d’activité et déléguer l’hébergement et la protection de ses données à un tiers de confiance.
Boidi Pacome, senior manager presales chez Orange Business Côte d'Ivoire, a affirmé que le cloud peut améliorer l’efficacité de travail de 30%. Mais avant d’adopter la technologie, il faut au préalable s’assurer qu’elle épouse les objectifs et la stratégie d’évolution de l’entreprise ou de l’administration. Il ne s’agit donc pas de migrer vers cloud pour suivre la tendance mais pour répondre à un besoin qui aura un impact concret. Le client potentiel peut opter pour plusieurs modèles de cloud : public, privé ou hybride. Cependant, faire le choix du cloud n’est pas si simple. En effet, un ensemble de précautions sont à prendre au préalable.
Des mesures préalables avant et après
Anongba Francis, manager senior ventes directes chez Orange Business Côte d'Ivoire, explique qu’un client qui désire adopter le cloud computing devra s’assurer que le fournisseur à qui il fait confiance est en conformité réglementaire et sécuritaire en matière de protection de données à caractère personnelles sur son marché. Les exigences de conformités techniques relatives aux derniers standards d'hébergement et de protection de données sont aussi un élément à prendre en compte.
Au sein de l’entreprise ou de l’administration elle-même, il y a un travail de sensibilisation et de formation du personnel à effectuer pour susciter l’adoption de tout le monde des niveaux de sécurité et d’efficacité auquel on aspire. Cela sous-tend de créer des politiques de sécurité internes qui éliminent les potentielles brèches de sécurité. Une fois le cloud adopté, les entreprises et administrations utilisatrices doivent évaluer régulièrement leurs prestataires de services pour s’assurer qu’ils offrent toujours le plus haut niveau de qualité.
Dans un souci de souveraineté numérique, Orange Business Côte d’Ivoire insiste pour que les clients fassent confiance aux fournisseurs de services cloud installés sur leur territoire. Ainsi les données demeurent sur le continent. En Côte d’Ivoire, Orange opère déjà trois centres de données.
L’Afrique qui n’abrite encore moins de 2% des centres de données du monde d’après l’Union internationale des télécommunications est jugée comme un marché très prometteur pour le service. Avec les entreprises qui chercheront à se professionnaliser davantage et à mieux se protéger de la cybercriminalité qui prend de l’essor, le marché mondial devrait générer 1 200 milliard $ d’ici 2028, selon le rapport Global Cloud Computing Market de Ken Research. De grands acteurs internationaux comme Amazon Web Services, Microsoft ou encore Oracle l’ont compris et investissent déjà en conséquence. Des acteurs de moindre envergure comme Africa Data Centres ou encore Rack Centre ont aussi perçu les opportunités qui pointent à l’horizon
Adoni Conrad Quenum
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L’Afrique participe tant bien que mal à la révolution technologique en cours dans le monde. Bien qu’en retard par rapport aux autres continents, elle noue des alliances pour ne pas se laisser distancer sur le segment technologique.
La Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) et la Shenzhen Transsion Holdings Co. Ltd, un fabricant chinois de téléphones portables destinés aux marchés émergents, ont signé le mercredi 18 octobre un mémorandum d’entente à Pékin en Chine lors de la troisième édition du Belt and Road Forum. Le but est de mettre à profit l’expertise et les atouts des deux entités pour accélérer la transformation numérique du continent.
@ECA_Official and Shenzhen Transsion Holdings Co., Ltd sign a collaboration MOU to foster and accelerate digital transformation and bridge data gaps and digital divides in Africa.
— ECA (@ECA_OFFICIAL) October 19, 2023
Beijing, 18 Oct, 3rd Belt and Road Forum#4IR #digitalfuture4all#NassimOulmane pic.twitter.com/fnK2fb83QA
« Nous ferons pleinement appel à l'expertise technique de Transsion, ainsi qu'aux capacités d'investissement et aux ressources stratégiques de Transsion Innovation Hub, pour favoriser conjointement le développement de l'économie numérique en Afrique et contribuer à donner un nouvel élan à la croissance de l'économie africaine », George Zhu Zhaojiang, fondateur de Transsion.
Depuis plusieurs années, Transsion s’est imposé sur le marché africain des smartphones avec ses marques Tecno, Infinix et Itel. La firme chinoise, avec ses smartphones d'entrée et moyen de gamme, possède environ 48% de parts de marché et grâce à sa plateforme de données DataSparkle, elle dispose d’assez d’informations sur le secteur technologique en Afrique, en l’occurrence sur l'accès à Internet et le développement numérique.
Nassim Oulmane, directeur par intérim de la division technologie, changement climatique et gestion des ressources naturelles à la CEA, explique que « ce partenariat peut donner des résultats significatifs et avoir un impact sur la résolution des problèmes numériques et la réduction de la fracture numérique sur le continent africain ».
En s’alliant à l’institution onusienne, elle peut aider les gouvernements africains à collecter des informations et fournir des recommandations politiques dans les domaines clés de l’écosystème technologique en Afrique tels que l’e-commerce, la fintech ou encore l'inclusion financière.
Adoni Conrad Quenum
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Malgré des progrès remarquables dans le secteur des TIC ces dernières années, le Tchad peine à combler le fossé numérique. Des initiatives sont mises en œuvre pour permettre aussi bien aux femmes qu’aux hommes de se familiariser à l’outil informatique.
La première phase du projet « D-CLIC, formez-vous au numérique » déployée par l'Association pour le développement des sociétés de l'information au Tchad (ADESIT), l’ONG Femmes & Tic au Tchad, en partenariat avec l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) a été clôturée le jeudi 19 octobre à N’Djamena lors du forum D-CLIC Pro.
Au cours de cette première phase, 120 jeunes dont 51% de femmes ont été formés dans plusieurs domaines, notamment en communication et marketing digital, développement des applications Web et mobile et en design et infographie.
Selon la coordinatrice projet D-CLIC, Safia Mahamat Youssouf, le programme a pour but de favoriser l'insertion des jeunes dans le milieu professionnel et promouvoir les métiers du numérique. « Notre pays fait face à d’énormes défis liés à l’employabilité des jeunes, au décrochage scolaire, à l’inadéquation de la formation avec l’emploi, à la vulnérabilité de certaines couches sociales, le forum des métiers du numérique, D-CLIC Pro est donc une réponse concrète », a-t-elle déclaré.
Le programme D-CLIC, lancé le 15 avril dernier, est une initiative de l’OIF mise en œuvre dans 14 des Etats membres dont le Tchad. Cette phase initiale s’inscrit dans le cadre de la stratégie de la Francophonie numérique 2022-2026, notamment l’axe 1, qui vise à « Contribuer à la réduction de la fracture numérique et améliorer l’accès au numérique pour les populations de l’espace francophone ».
A l’issue du programme, la jeunesse tchadienne sera mieux outillée en TIC et préparée pour participer à la transformation numérique en cours au Tchad. Rappelons que le pays a lancé en 2020 un plan stratégique de développement du numérique et des postes visant à réduire la fracture numérique à l'horizon 2030.
Samira NJOYA
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Le gouvernement botswanais veut miser sur une connectivité à haut débit pour développer un ensemble de secteurs dans le pays. Des projets sont mis en œuvre pour y parvenir dans les prochaines années.
Le président botswanais Mokgweetsi Masisi a procédé le mercredi 18 octobre à Maun au lancement officiel du projet « Village Connectivity » visant à accélérer la connectivité numérique dans une centaines de localités du pays.
S’exprimant sur le bien-fondé de ce projet, Mokgweetsi Masisi a fait savoir qu’il soutiendra l'évolution numérique de tous les secteurs de l'économie botswanais et les objectifs de développement du pays au niveau national, régional et mondial.
Today we officially launch the SmartBots Village Connectivity Project in Maun, a testament by the @TheOfficialBDP-led Government of our commitment to achieving our RESET Agenda goal of Digitisation. #AdvancingTogether #PushaBW #ResetBW #TransformBW #BWMindsetChange #GoMasisi 🇧🇼 pic.twitter.com/bVA0sMchJ0
— Dr. Mokgweetsi E.K Masisi (@OfficialMasisi) October 18, 2023
Le projet Village Connectivity s'aligne sur la stratégie nationale en matière de haut débit (NBS) lancée en 2018 par le gouvernement botswanais dans le cadre de ses ambitions de transformation numérique. Il est un projet phare de SmartBots, une initiative lancée en 2022 par le gouvernement et visant à accélérer la connectivité numérique en développant l'infrastructure TIC dans plus de 500 villages du Botswana.
La première phase du Village Connectivity, qui est sur le point d’être achevée, relie 1 138 installations publiques dans 144 villages de tous les districts du Botswana. Elle couvre environ 1,6 million de personnes et offre un accès gratuit à Internet dans des points d'accès avec une moyenne de 120 924 utilisateurs quotidiens.
A terme, ledit projet financé par le Fonds pour l'accès universel et les services (UASF) permettra de combler le fossé numérique en donnant la possibilité aux citoyens des zones les plus reculées de participer activement au développement de l’économie numérique. Il fournira également de nombreuses opportunités d’emploi et permettra à la jeunesse d’être compétitive à l’échelle mondiale.
Samira Njoya
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Depuis le lancement de ce programme, Orange a récompensé 47 projets et financé l’accompagnement de 90 entrepreneurs par des experts propres à l’entreprise ou venant de ses partenaires.
Les grands gagnants à l’international du Prix Orange de l’entrepreneur social en Afrique et au Moyen-Orient (POESAM) sont connus. Il s’agit des start-up camerounaises Adinkra Jeunesse et Services for aged, de l’égyptienne Egrobots, de la jordanienne Smart WTI et de la tunisienne Bionic Soul. Elles ont officiellement été dévoilées au public le mercredi 18 octobre, lors d’une cérémonie organisée en marge du Mobile World Congress Africa qui se tient à Kigali au Rwanda du 17 au 19 octobre 2023.
D’après Orange, ces lauréats se sont distingués parmi 1 300 candidats issus de 17 pays. Les projets primés lors de cette 13e édition du Poesam international sont en majorité issus des domaines de l’éducation, de la santé, de l'e-commerce, de l’agriculture et de l’environnement.
#POESAM2023
— Orange Africa & Middle East (@orangeafrica) October 18, 2023
Live @MWCHub
La startup camerounaise @Adinkra_237 🥇 grande lauréate du Grand Prix Internationale du Prix Orange de l'Entrepreneur en #Afrique et au #MoyenOrient remis par notre CEO @jerome_henique 🚀 pic.twitter.com/gEEHt6c2We
Pour le grand prix international, la première place a été attribuée à la start-up Adinkra Jeunesse (Cameroun), spécialisée dans l'édition numérique du livre africain pour enfants, avec des personnages qui véhiculent les cultures du continent et racontent son histoire. Elle obtient un financement de 25 000 €.
La seconde place décrochée par Egrobots (Egypte) récompense ses solutions numériques (robots + analyses générées par une intelligence artificielle) mises à la disposition des agriculteurs afin d'optimiser leur activité. La start-up obtient un financement de 15 000 €.
Enfin, à la troisième place se hisse Smart WTI, une start-up jordanienne qui propose des solutions avancées de gestion d'eau utilisant la technologie IoT/AI. Elle ambitionne d’aider les entreprises et les collectivités à gérer efficacement leur consommation, à réduire le gaspillage et à améliorer la qualité de l’eau.
#POESAM2023
— Orange Africa & Middle East (@orangeafrica) October 18, 2023
Live @MWCHub@etchoungui remet le prix Féminin International qui récompense un projet porté par une femme, qui permet l’amélioration des conditions de vie des femmes en #Afrique et au #MoyenOrient @OrangeRSE #MWC23 pic.twitter.com/WQdm5QTmNW
Le Prix féminin international qui récompense une start-up dont le projet est porté par une femme et qui permet l’amélioration des conditions de vie des populations en apportant des réponses spécifiques aux problématiques sociales ou environnementales — a été remporté par Bionic Soul (Tunisie). La start-up fabrique et commercialise des prothèses bioniques, intelligentes, sur mesure et à prix abordables pour des personnes amputées. Elle obtient un financement de 20 000€.
Enfin, un prix coup de cœur a aussi été décerné. La start-up camerounaise Services for aged en est l’heureuse bénéficiaire. Son service de santé, d’hygiène et d’assistance pour les personnes âgées à domicile dans les zones rurales a séduit le jury.
Tout comme les cinq gagnants du prix international, les gagnants nationaux du POESAM, dans les 17 marchés d’Orange Middle East and Africa, bénéficieront d’un accompagnement au sein des Orange Digital Centers avec la perspective de développer leur business hors des frontières de leurs pays respectifs, à travers le réseau des Orange Digital Centers installés en Afrique, au Moyen Orient et en Europe.
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Alors que la transformation numérique s’accélère, Amazon continue de renforcer sa présence sur le continent africain. Après l’Egypte, c’est au tour de l’Afrique du Sud de proposer les services d’Amazon via son site web dédié localement.
Amazon, le géant américain du commerce de détail, a annoncé le mardi 17 octobre le lancement d'Amazon.co.za, son service de vente en ligne en Afrique du Sud, en 2024.
Selon Amazon, le nouveau service permettra d’offrir aux vendeurs sud-africains la possibilité d'atteindre les clients à travers le pays, de croître et de développer rapidement leurs activités tout en tirant parti des capacités d’innovation fournies par Amazon.
« Nous sommes impatients de lancer Amazon.co.za en Afrique du Sud, en offrant aux vendeurs locaux, aux propriétaires de marques et aux entrepreneurs – petits et grands – la possibilité de développer leur entreprise avec Amazon, et de fournir une grande valeur et une expérience d’achat commode pour les clients de toute l’Afrique du Sud », a déclaré Robert Koen, le directeur général de la région de l’Afrique subsaharienne pour Amazon.
Depuis quelques années, le marché du commerce électronique en Afrique du Sud est dominé par des acteurs locaux tel que Takealot développé par Naspers, un conglomérat sud-africain. Le lancement d'Amazon.co.za devrait ainsi intensifier la concurrence et favoriser l’augmentation des achats en ligne après que la pandémie a donné l'occasion au commerce électronique de s'implanter.
L’annonce du lancement de ce nouveau service intervient un an après que l’entreprise a ouvert un bureau en Afrique du Sud. Avec Amazon.co.za, l’Afrique du Sud deviendra le 21e pays où Amazon dispose d'un site web basé sur un nom de domaine local. Il sera également le 2e pays africain après l'Egypte où le géant américain du commerce électronique met en place un site web dédié localement.
En Afrique du Sud, Amazon offrira une gamme d'outils, de programmes et de services précieux « y compris des centaines de milliers d'heures de contenu éducatif gratuit pour soutenir les vendeurs à chaque étape de leur voyage, y compris des articles, des vidéos, des webinaires et des études de cas », informe le communiqué.
Samira Njoya
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Pour réussir l’inclusion numérique de sa population et sa transformation 4.0, l’Afrique a besoin de la collaboration de tous. Des entreprises mènent ainsi des actions concertées pour surmonter les défis nationaux et régionaux qui plombent encore son développement.
Orange Middle East and Africa et Smart Africa Alliance, une initiative politique pour la promotion du numérique en Afrique, ont signé le mardi 17 octobre un partenariat visant à soutenir le développement de la numérisation du continent africain.
L’accord qui porte sur la collaboration des deux parties a été paraphé par Lacina Koné (photo, à gauche), directeur général de Smart Africa Alliance, et Jérôme Hénique (photo, à gauche), CEO d’Orange Middle East and Africa, est survenu en marge de la deuxième édition du Mobile World Congress Africa 2023 qui se tient à Kigali au Rwanda.
Through Smart Africa Digital Academy and #OrangeDigitalCenters network, @orangeafrica and @RealSmartAfrica will work together to encourage the creation of innovative digital solutions to respond to local challenges and contribute to the sustainable development of #Africa pic.twitter.com/FnUI0k8hAd
— Orange Africa & Middle East (@orangeafrica) October 17, 2023
Dans le cadre de la coopération, les deux entreprises travailleront ensemble, pour encourager la création de solutions numériques innovantes, répondre aux défis locaux et contribuer au développement durable de l’Afrique.
D’après Jérôme Hénique, le partenariat contribuera à « l’objectif commun de Smart Africa et Orange de développer les compétences numériques de la jeunesse africaine, en particulier des femmes, tout en soutenant l’entrepreneuriat innovant ».
Pendant trois ans, les deux organisations collaboreront dans des activités telles que la formation des jeunes et des femmes afin de soutenir leur employabilité dans les nouveaux métiers du numérique ceci à travers leurs programmes de développement des compétences numériques, notamment la Smart Africa Digital Academy (SADA) et le réseau Orange Digital Center (ODC) qui est présent dans 17 pays d’Afrique et du Moyen-Orient et 8 pays européens.
Ils travailleront également ensemble pour renforcer l’entrepreneuriat innovant en renforçant les capacités d’incubation, d’accélération et de financement des entrepreneurs dans des secteurs prioritaires tels que : l’environnement, l'e-agriculture, l'e-santé, l'e-commerce, etc.
“Empowering African citizens, and young people, to equip them for the jobs of the future has been key to our digital transformation efforts. This MOU will expedite our collective efforts in this regard.” said @CEOSmartAfrica during the MOU signing with @orangeafrica pic.twitter.com/kvA0CqhqcN
— Smart Africa Org (@RealSmartAfrica) October 17, 2023
Pour Lacina Koné, le nouveau partenariat permettra de donner des moyens aux citoyens africains, en particulier les jeunes, d’être équipés pour les emplois de demain. L’objectif est de contribuer activement à la transformation numérique du continent. « Unir nos efforts avec Orange accélérera nos efforts collectifs à cet égard », a-t-il déclaré.
Samira Njoya
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Après sa visite aux Etats-Unis en septembre dernier où il a invité les géants de la Silicon Valley à investir dans son pays, le président kényan s’est rendu dans l’empire du Milieu pour entériner d’autres partenariats.
Le président kényan, William Ruto, a signé le lundi 16 octobre à Pékin en Chine un protocole d’accord avec le géant technologique chinois Huawei. Le but est de développer l'infrastructure des technologies de l'information et de la communication au Kenya et de contribuer à la numérisation des secteurs comme les transports, l'e-administration, l'éducation et l'énergie numérique.
His Excellency @WilliamsRuto joined hands with Huawei in Beijing, China, for a groundbreaking Memorandum of Understanding (MoU) signing that's set to transform Kenya.
— Huawei Kenya (@HuaweiKenya) October 17, 2023
The MoU paves the way for an incredible partnership between the Kenyan government and Huawei, with a shared… pic.twitter.com/ddgSXJpJD6
« Nous considérons Huawei comme un partenaire fiable pour l'amélioration de notre infrastructure numérique, grâce à sa force de pionnier dans les technologies TIC. Nous nous réjouissons d'un partenariat plus fort pour des résultats positifs dans notre infrastructure TIC et notre numérisation industrielle », a déclaré William Ruto.
Depuis son accession à la magistrature suprême de son pays en septembre 2022, le président kényan a multiplié les partenariats avec divers acteurs stratégiques, en l’occurrence ceux de l'écosystème technologique, pour dynamiser le secteur et accélérer la transformation numérique du pays. En mars dernier, les autorités ont signé avec Huawei un accord pour la formation aux TIC de 20 000 Kényans, dont 12 500 fonctionnaires, pour augmenter le nombre de services numériques auxquels pourront accéder la population.
« Nous sommes prêts à travailler en étroite collaboration avec le gouvernement kényan, en facilitant les progrès dans l'infrastructure de connectivité, les centres de données et la production d'énergie solaire. [...] Nous valorisons la collaboration, l'ouverture et les résultats gagnant-gagnant, et nous nous engageons à investir dans des technologies de pointe pour l'économie numérique au Kenya », a affirmé Liang Hua, président du conseil d'administration de Huawei.
Outre le Kenya, Huawei a signé divers partenariats ces dernières semaines avec différents pays africains. Entre autres, le Cameroun, le Tchad, l’Afrique du Sud ou encore la Sierra Leone se sont également tournés vers la firme de Shenzhen. Lors du Huawei Connect en septembre, elle a annoncé un investissement de 200 millions $ pour la création du premier centre de cloud public d'Afrique.
Adoni Conrad Quenum
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L’énergie électrique est un atout pour le développement socioéconomique en Afrique. Mais elle est encore inaccessible pour des millions de personnes du fait de la faiblesse des systèmes de distribution publics. Des initiatives privées se multiplient autour de produits fonctionnant hors-réseaux.
A travers Orange Energie, son département dédié à la promotion de solutions d’énergies solaires en Afrique, le groupe télécoms Orange a initié la mise sur le marché de congélateurs solaires en République démocratique du Congo, le mardi 17 octobre. Le produit a été développé par Koolboks, une entreprise spécialisée dans les solutions innovantes de refroidissement à l'énergie solaire.
Il est équipé de panneaux solaires et de batteries assurant jusqu’à trois jours d’autonomie totale. L’équipement solaire comprend également des ampoules LED et des ports USB qui permettent la recharge de divers équipements tels que des téléphones et tablettes. Accessible via la plateforme pay-as-you-go d’Orange Energie, les congélateurs solaires pourront être acquis grâce à un système de paiement fractionné réglable à travers le service Orange Money.
Nat-Sy Missamou, senior vice president Afrique et Moyen-Orient d’Orange Energie, explique que ce partenariat avec Koolboks « marque notre entrée dans une nouvelle phase dans laquelle, notre ambition, après avoir donné accès à des services essentiels, est de permettre à des familles de devenir acteurs du développement de leurs communautés ».
Les congélateurs solaires permettront en effet à des familles de s'éclairer, de communiquer et de générer des revenus supplémentaires en ouvrant des commerces de proximité entre autres. Ayoola Dominic, fondateur et président-directeur général de Koolboks, précise que « ce produit a été conçu pour répondre à un besoin, et permettre aux petits commerçants, aux familles de conserver des denrées alimentaires et d’avoir de la lumière dans des zones off-grid ».
En Afrique où près de 600 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’électricité du fait de la faible couverture des systèmes publics de distribution, l’offre d’Orange et Koolboks est donc stratégique pour rendre accessible des services essentiels au plus grand nombre. Pour Orange en particulier, cette collaboration renforce son ambition d’être un opérateur multiservice.
Après la RD Congo, Orange Energie et Koolboks ont prévu de mettre les congélateurs solaires sur le marché de onze autres pays. Il s’agit du Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Côte d’Ivoire, Guinée, Jordanie, Liberia, Madagascar, Mali, République démocratique du Congo, Sénégal, Sierra Leone.
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Depuis 2016, Sony multiplie les investissements pour contribuer à la croissance du secteur technologique dans diverses parties du monde. En Afrique, la société a décidé de miser sur une industrie qu’elle connaît bien.
Sony Group Corporation, une firme technologique japonaise, a annoncé la semaine dernière le lancement du Sony Innovation Fund: Africa, un fonds d’amorçage pour soutenir les start-up africaines. C’est en collaboration avec la Société financière internationale (SFI) que le géant japonais de la technologie a doté la nouvelle entité d’un montant de 10 millions $. Les jeunes pousses visées doivent opérer dans l'industrie du divertissement, en l’occurrence dans les secteurs des jeux, de la musique, du cinéma et de la distribution de contenus.
We are excited to announce Sony Innovation Fund: Africa, an initiative to support African entertainment businesses. In addition, @Sony has finalized a partnership with @IFC_org to accelerate the region's progress and development. Read more on @techcrunch ⬇️https://t.co/xvwUq8N2t4
— Sony Innovation Fund (@Sony_Innov_Fund) October 11, 2023
« Grâce aux activités du Sony Innovation Fund: Africa, nous espérons accélérer la croissance de l'industrie du divertissement en Afrique et contribuer au progrès et au développement de la région en offrant des opportunités de collaboration avec les entreprises de divertissement du groupe », a déclaré Toshimoto Mitomo, vice-président exécutif et directeur de l'exploitation de Sony Group Corporation.
L’industrie du divertissement est en pleine croissance sur le continent. Des géants comme Netflix, Amazon Prime ou Canal+ investissent dans le cinéma africain et dans la création de contenus locaux. En avril dernier, Netflix a déclaré avoir investi plus de 160 millions d’euros dans la production cinématographique en Afrique depuis 2016. Pourtant, les start-up du secteur ont du mal à attirer les capitaux, captant seulement 42 millions $ en 2022, soit 0,9 % du total des investissements en capital-risque en Afrique, selon les données de Partech Africa.
« Le domaine du divertissement a été un domaine clé pour le Sony Innovation Fund depuis le début et continuera à l'être. L'Afrique, en particulier, possède une communauté dynamique de créateurs et d'entrepreneurs qui cherchent à inventer de nouvelles façons d'améliorer les expériences de divertissement pour le public, ce qui a poussé Sony à créer ce fonds », explique Gen Tsuchikawa, président-directeur général de Sony Ventures.
Adoni Conrad Quenum
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Depuis que les coupures d'Internet sont devenues courantes en Afrique pour museler la société civile, l'usage des VPN s'est accru. Mais l'accès à cette solution commence à être menacé.
L’Autorité tanzanienne de régulation des communications (TCRA) a annoncé le vendredi 13 octobre une directive qui invite les particuliers et les entreprises, dont les activités dépendent des réseaux privés virtuels (VPN), à leur fournir toutes les informations pertinentes, en l’occurrence leur adresse IP (Internet Protocol). L’entité étatique donne un deadline allant jusqu’au 30 octobre pour que tout le monde puisse se conformer aux nouvelles règles.
L’alinéa 2 de l’article 16 de la loi sur les communications électroniques et postales de 2020 stipule « qu’il est interdit de rendre, de posséder ou de distribuer une technologie, un programme, une application ou tout autre élément connexe qui permet ou aide les utilisateurs à accéder à des contenus interdits ». Le législateur prévoit à cet effet une amende d’au moins 5 millions de shillings tanzaniens (environ 1 996 $) ou une peine d’emprisonnement d’au moins douze mois ou les deux.
Les VPN permettent aux utilisateurs de se protéger lorsqu’ils sont en ligne en créant une connexion privée entre leurs appareils et Internet. Ils réduisent de façon drastique les risques de piratages informatiques, cryptent l’adresse IP et octroient une nouvelle identité en ligne à son utilisateur. Toutefois, les cybercriminels l'ont également adopté pour tirer profit de cet anonymat. Dans certains pays, comme la Chine, l’Inde ou encore la Russie, l’utilisation des VPN est fortement restreinte.
La Tanzanie n’est donc pas une pionnière en la matière. A travers l'identification des utilisateurs de VPN, les autorités veulent garder tout le monde à l'œil, les honnêtes personnes comme les potentiels criminels afin d’agir efficacement le cas échéant. Pour rappel, la Tanzanie fait partie des 22 pays africains qui disposent d'équipes nationales de réponse aux incidents informatiques (CIRT) et des 18 du continent ayant élaboré des stratégies nationales de cybersécurité.
Adoni Conrad Quenum
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Le gouvernement tanzanien est engagé depuis plusieurs années dans la transformation numérique du pays. Dans la quête de résultats rapides, l’exécutif travaille avec des partenaires spécialisés dans le secteur.
Le Centre estonien pour le développement international (ESTDEV) et ses partenaires — à savoir l'Institut finlandais de gestion publique (HAUS), l'Agence allemande de coopération internationale et le ministère allemand du Numérique des Transports — ont récemment lancé en Tanzanie le projet Digital4Tanzania (D4T).
Le projet financé à hauteur de 2 millions d’euros par l’Union européenne vise à soutenir la transformation numérique de la Tanzanie en coopérant à la réforme de l'administration en ligne et à la connectivité.
#ESTDEV's first #twinning project to support digital transformation in #Africa - Digital4Tanzania.
— ESTDEV 🇪🇪 #StandWithUkraine (@ESTDEVestonia) October 12, 2023
🇪🇺🤝🇹🇿 EU consortium will work with the Tanzanian Ministry of Info, Comms and IT to support e-government reform and connectivity.@bmdv
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« L’intérêt de l’Estonie dans l’expérience de la numérisation est également très important dans les pays africains qui ne sont pas les pays prioritaires de l’Estonie. Bien sûr, nous sommes prêts à partager notre expérience de la construction d'un Etat numérique et d'une gouvernance électronique avec tous les pays. L’Estonie dispose d’un vaste réseau d’experts, et la Tanzanie et nous avons beaucoup à apprendre de ce jumelage », a déclaré Andres Ääremaa, responsable des programmes de transformation numérique de l’ESTDEV.
Dans le cadre du projet, les partenaires du consortium D4T et le ministère tanzanien de l'Information, de la Communication et des Technologies de l'information mettront en œuvre des activités répondant aux objectifs du D4T.
Les activités sont, entre autres, le renforcement des capacités et le développement des compétences dans la cybersécurité des pouvoirs publics ; l’élaboration des cadres de protection de la vie privée et des données ; le renforcement des compétences en matière de gestion des données et de gouvernance ; et l’amélioration des compétences et des capacités du secteur privé dans les domaines de la cybersécurité et des communautés de recherche sur la protection de la vie privée et des données.
Selon le communiqué de l’ESTDEV, le lancement du projet rentre dans le cadre du contrat de projet signé l'été dernier par l'Institut finlandais de gestion publique et la délégation de la Commission européenne en Tanzanie. Le projet devrait se dérouler jusqu'au printemps 2026.
Samira Njoya
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