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Appelées aussi greentech, ces jeunes pousses émergent rapidement en Afrique avec la conviction que les nouvelles technologies vont jouer un rôle de premier plan dans le développement durable du continent.

Le Catalyst Fund, un fonds de capital-investissement qui investit dans des start-up en phase de démarrage et axées sur le climat en Afrique, a atteint la première clôture de son fonds de 40 millions de dollars. Le fonds a annoncé le mercredi 6 septembre une première clôture de 8,6 millions de dollars avec le soutien de FSD Africa Investments (FSDAi), de la Fondation Cisco, de l'USAID (Prosper Africa) et de l'investisseur technologique Andrew Bredenkamp.

Dirigée par la Française Maelis Carraro, l’accélérateur Catalyst Fund installé au Kenya prévoit d’investir ces fonds dans une quarantaine de start-up, dont une vingtaine durant l’année en cours. Les entreprises éligibles seront financées à hauteur de 200 000 $ pour les start-up en phase de pré-amorçage, 500 000 $ pour les entreprises en phase d’amorçage et 1,5 million $ pour des sociétés plus matures, sous forme de financement de série A.

« En associant des prises de participation à la création d'entreprises sur le terrain, nous pensons pouvoir libérer un énorme potentiel pour les entreprises innovantes sur le continent. Soutenir les entreprises en phase de pré-amorçage nécessite plus que du capital. Nos créateurs d'entreprises sont des ingénieurs, des spécialistes des données et des experts en marketing de croissance qui peuvent aider les fondateurs à créer des entreprises évolutives et à fort impact », a déclaré Maelis Carraro.

Bien que le changement climatique soit une réalité mondiale, l’Afrique est le continent le plus vulnérable à ses effets néfastes, même si la région ne contribue qu’à hauteur de 3 % aux émissions mondiales de CO2. Il est donc important d’investir dans ces jeunes pousses qui opèrent dans la lutte contre le changement climatique. Selon un rapport d’AfricArena, un accélérateur d’entreprises technologiques, publié en février 2023, ces start-up ont mobilisé un total de 1,17 milliard $ en 2022 dont 863 millions ont été investis en capital.

En se concentrant stratégiquement sur des solutions dans les domaines de l'agri-tech et de la gestion de la pêche, des systèmes alimentaires, de l'insurtech et de la fintech climatique, de la chaîne du froid, de la gestion des déchets et de la gestion de l'eau, Catalyst Fund ambitionne d'accélérer la croissance verte durable. Il se concentrera sur des solutions qui peuvent permettre aux communautés de mieux se préparer et gérer les chocs, d'adapter les moyens de subsistance aux impacts climatiques et de construire une résilience à long terme.

Samira Njoya

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Posted On lundi, 11 septembre 2023 13:17 Written by

Le Nigeria ambitionne de devenir un leader de l’économie numérique en Afrique. Pour atteindre son objectif, il signe des partenariats avec des pays qui partagent les mêmes objectifs.

Le ministre nigérian de la Communication, de l'Innovation et de l'Economie numérique, Bosun Tijani, a signé le mercredi 6 septembre deux protocoles d'accord à New Delhi en Inde. Le premier accord, signé avec le ministère indien de l'Electronique et des Technologies de l'information, vise à partager les meilleures solutions numériques au profit des citoyens des deux pays.

Le second partenariat signé avec l'équipe de Central Square Foundation, une organisation à but non lucratif qui œuvre pour garantir une éducation scolaire de qualité en Inde, a pour but de mettre sur pied des solutions pour faciliter l’enseignement et l'apprentissage au Nigeria à travers les nouvelles technologies.

« La collaboration entre nos pays nous offre une plateforme pour tirer parti de la trajectoire ascendante de la transformation numérique en tant que moteur de la croissance économique », a déclaré Bosun Tijani.

La signature des deux protocoles d'accord se fait en marge du 18e Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du G20 qui se tiendra du samedi 9 au dimanche 10 septembre à New Delhi. Elle intervient alors que le gouvernement nigérian multiplie les actions visant à attirer des investisseurs supplémentaires dans le pays et augmenter les fonds pour soutenir les innovateurs nigérians et accroître les ressources pour les entrepreneurs locaux. L’objectif est de créer un million d'emplois dans l'économie numérique et d'améliorer la culture numérique des jeunes.

Le choix de l'Inde pour l'accompagner dans la réalisation de ces projets numériques est judicieux. En moins de 10 ans, le taux de pénétration du numérique en Inde a plus que doublé. La cinquième puissance économique du monde a lancé en 2015, le « Digital India », un programme ambitieux avec pour objectif de transformer l’Inde en « une société digitale et une économie de la connaissance ».

Samira Njoya

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Posted On jeudi, 07 septembre 2023 14:31 Written by

Avec l’accélération de la transformation numérique, les Etats africains sont contraints d’investir dans la cybersécurité. 18 des 54 pays du continent ont déjà élaboré des stratégies nationales de cybersécurité et 22 disposent d'équipes nationales de réponse aux incidents informatiques (CIRT).

Dans son rapport « Cybersecurity in Africa-Call to action » publié en juin 2023, le cabinet Kearney explique que le manque d’investissement et la faible réglementation exposent le continent noir aux attaques cybercriminelles. Pourtant, les investissements sur le marché africain de la cybersécurité devraient passer de 2,5 milliards $ en 2020 à 3,7 milliards $ en 2025, soit un taux de croissance annuel composé de 7,9%.

« Malgré cet investissement, la région perd plus de 3,5 milliards $ à cause des cyberattaques, et plusieurs autres milliards en raison des opportunités commerciales manquées à cause des cyberattaques », selon le document.

Pour étayer ce point, la cyber-résilience de l’Afrique, la capacité du continent à résister, à s'adapter et à se rétablir face aux cyberattaques, a été testée. Pour cela, le rapport s’appuie sur les cinq meilleurs élèves du continent, selon l’indice mondial de cybersécurité de l’Union internationale des télécommunications, que sont l’Afrique du Sud, le Maroc, le Nigeria, le Kenya et l’Egypte.

« A travers les cinq pays sélectionnés, l’analyse a montré que la cyber-résilience de l’Afrique est faible, notamment en matière de stratégie, de gouvernance et d’entités opérationnelles, ainsi que de coopération intersectorielle », explique le rapport.

Alors que la référence moyenne est de 0,25% du PIB, l’Afrique du Sud, champion africain en dépenses dans la cybersécurité, n'y investit que 0,19% de son PIB contre 0,03% pour le reste des pays d’Afrique subsaharienne. « Si chaque pays africain consacrait 0,25% de son PIB par an à la cybersécurité, cela correspondrait aux dépenses des marchés matures. Nos estimations suggèrent que cela se traduit par 4,2 milliards $ par an pour la région », peut-on lire dans le document.

Outre l’investissement financier, l’investissement en capital humain est aussi un volet important. En effet, 84% des organisations croient que moins de 50% des candidats postulant pour des emplois en cybersécurité sont qualifiés, et plus de la moitié des entreprises recherchant ces profils prennent plus de 6 mois pour trouver des personnes qualifiées.

Dans ce contexte, Youssef Mazouz, secrétaire général du Centre africain de la cybersécurité, explique dans une interview donnée à We Are Tech Africa en mai dernier qu’il faut « accompagner l’Afrique par la mise en place des formations continues, la mise en place des compétences, l’ouverture des centres ou des universités de recherches dans le domaine de la cybersécurité ».

Qu’en est-il de la réglementation ?

Les pays africains ont du mal à accorder leurs violons. Bien que la convention de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données personnelles ait été adoptée en 2014, son entrée en vigueur n’est toujours pas effective à ce jour. Selon son article 36, la convention doit être ratifiée par au moins 15 pays sur les 54 du continent pour son entrée en vigueur, mais seulement 14 se sont exécutés. Le dernier en date fut la Côte d’Ivoire en mars 2023. Toutefois, la transformation numérique s’accélère sur le continent depuis la pandémie de la Covid-19.

« La cybersécurité n’est pas une question dont les pays africains peuvent s’isoler. L’interconnectivité des systèmes entraîne l’interconnectivité des menaces à la sécurité des Etats membres [...] L’absence d’un cadre de gouvernance unifié et mis en œuvre rend difficile la collaboration et le partage de renseignements entre les pays », indique le document.

L’Afrique gèrera mieux le problème en s’associant comme les pays du vieux continent qui ont opté depuis mai 2018 pour le règlement général de protection des données (RGPD), un texte qui encadre le traitement des données de manière égalitaire sur tout le territoire de l'Union européenne (UE).

Adoni Conrad Quenum

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Posted On mercredi, 06 septembre 2023 11:33 Written by

Fondée en 2014, la healthtech a déjà levé environ 90 millions $, dont 30 millions $ en 2022, pour soutenir sa croissance. Pourtant, elle n’est pas épargnée par le climat économique délétère qui souffle sur les start-up du continent noir.

La plateforme ghanéenne d’e-santé mPharma a licencié 150 employés, rapporte Techcabal ce lundi 4 septembre. D’après Gregory Rockson, président-directeur général de la start-up, la firme a été obligée de « redimensionner l’équipe » à cause des conditions macroéconomiques actuelles liées à la dévaluation du Naira.

« Cette décision nous permettra de continuer à servir les plus de 200 000 patients qui comptent sur nos services Mutti [service de pharmacie en ligne de la start-up] pour leurs besoins en matière de soins de santé chaque mois », indique Gregory Rockson. Et il poursuit : « nous avons permis aux employés concernés de conserver leur assurance maladie et nous avons prolongé de 90 jours à 3 ans la période pendant laquelle ils peuvent exercer leurs options d'achat d'actions ».

Depuis le début de l’année, plusieurs start-up du continent ont pris des décisions radicales pour se maintenir à flot. Alors que la plateforme kényane de ventes en ligne Copia Global a dû se retirer du marché ougandais en avril dernier, en raison du ralentissement économique et des marchés financiers limités, les fintech nigérianes Lazerpay et Bundle Africa ont mis fin à leurs activités après des réductions de personnel.

Dans le même temps, les investissements en capital-risque sur le continent sont au ralenti. Au premier semestre de 2023, 2,2 milliards $ ont été investis dans les jeunes pousses africaines, en baisse de 52 % par rapport au premier semestre de 2022. Le nombre d’opérations suit également la même tendance puisque, selon l'Association africaine de capital investissement et capital-risque (AVCA), seulement 263 opérations ont été signalées au premier semestre de cette année contre plus de 400 sur la même période en 2022. C’est donc un ralentissement net pour l’écosystème des start-up en Afrique qui ne suivait pas la tendance mondiale.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On lundi, 04 septembre 2023 16:56 Written by

Le débat relatif à l’impact de l’intelligence artificielle sur le développement du continent a pris de l'ampleur depuis l’année dernière. Les opportunités et les menaces qu'elle représente sont dès lors passées au crible par divers experts nationaux et organisations.

Selon le programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l’intelligence artificielle (IA) peut se révéler un formidable atout pour la paix et la sécurité internationales. L’organe onusien soutient cette position au regard du rythme rapide d’évolution des conflits et de la quantité importante de données produites que les êtres humains sont incapables de traiter efficacement pour des processus décisionnels efficaces.

Le PNUD croit que « l’intelligence artificielle peut nous aider à comprendre, voire anticiper, le déclenchement et l’évolution d’une crise ». Mais elle doit être associée à l’humain. En effet, l’organisme international est certain que l’IA Human-in-the-loop (HITL) — qui combine la puissance de l’apprentissage automatique avec l’intelligence humaine pour résoudre des problèmes complexes — peut aider à mieux analyser les données dans des circonstances radicalement changeantes.

En Afrique où les réseaux sociaux sont devenus des outils privilégiés d’expression, et où la désinformation et les discours haineux se développent, tout comme la communication des groupes extrémistes, l’IA servira à y relever la vigilance. Surtout sur des plateformes telles que « Facebook et Twitter qui n’ont pas voulu ou ont été incapables de remédier à ces vulnérabilités fondamentales », affirme le PNUD.

« Ces entreprises sont souvent incapables de prendre en compte les impacts multiplateformes de leurs politiques et des comportements de leurs utilisateurs. Ils ne disposent pas des ressources (et des incitations internes) nécessaires pour comprendre l’impact de la technologie dans un contexte non occidental et, jusqu’à présent, n’ont pas été disposés à partager les mesures nécessaires pour évaluer correctement les effets de leurs politiques et interventions », déplore l’organisme dans édition d’août 2023 de son « Development Futures Series ».

Après le début du conflit ukraino-russe le 24 février 2022, Twitter, YouTube, Facebook ont été activement utilisés pour rendre compte des événements en temps réel, ainsi que comme « armes » pour influencer et façonner les opinions en ligne. Cependant, ils se sont également révélés utiles pour étudier de nombreux aspects du conflit tels que les attaques contre des établissements de santé, les champs de mines et l’utilisation de systèmes d’armes interdits (par exemple les armes à sous-munitions).

Pour le PNUD, les systèmes d'intelligence artificielle peuvent être testés au sein de l'ONU, dans un petit nombre de bureaux de pays ou d'autres opérations sur le terrain pour répondre aux besoins de chaque contexte. L'objectif initial pourrait être d'élargir les efforts de prévention dans les endroits où les tensions augmentent ou d'identifier les campagnes de désinformation visant le personnel humanitaire.

Ces tests pourraient déboucher sur la création d’une plateforme mondiale de pointe pour partager des outils, des étiquettes, des modèles et des algorithmes d'intelligence artificielle.

Muriel Edjo

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Posted On lundi, 04 septembre 2023 16:24 Written by

Les jeunes pousses qui révolutionnent l’agriculture, l'éducation et d’autres secteurs importants pour le développement du continent africain attirent de plus en plus d’investisseurs. Les levées de fonds demeurent néanmoins concentrées sur une poignée de pays.

Black Ostrich Ventures, une société de capital-risque basée à Los Angeles, a annoncé le lancement d’un fonds de démarrage de 20 millions de dollars spécialement axé sur l'Afrique. Il sera dédié à l'augmentation des revenus des fondateurs africains visant à les aider à développer leurs entreprises dans les secteurs des technologies propres, de la chaîne d'approvisionnement, de l'agritech et de l'edtech.

Le fonds, soutenu par des investisseurs basés à New York et des personnes fortunées de Los Angeles, se concentrera sur les start-up de Tanzanie, de Zambie, du Maroc et de l'Ouganda.

« Si l'on considère les entrées de capitaux dans le secteur du capital-risque en Afrique, quatre grands pays (le Nigeria, l'Afrique du Sud, l'Egypte et le Kenya) attirent tous les capitaux. Mais la plupart des sorties n'ont pas lieu sur ces marchés », a déclaré Ajani Windsor-Areago, partenaire général de Black Ostrich Ventures.

A travers le fonds, Black Ostrich Ventures soutiendra des start-up avec des chèques allant de 50 000 à 200 000 dollars. La société offrira également un investissement de suivi pouvant aller jusqu'à 1 million de dollars si l'entreprise atteint la série A.

En décidant d’accompagner certaines start-up au détriment d’autres, les responsables du fonds ambitionnent soutenir les marchés qui reçoivent très peu de financement. Un rapport publié le 11 juillet par le cabinet de recherche Magnitt indique que les « big four » ont accaparé 94,5 % du total des financements mobilisés par les pépites africaines de la tech durant les six premiers mois de 2023.

Samira Njoya

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Posted On jeudi, 31 août 2023 14:29 Written by

Afin d’assurer l’accès aux nouvelles technologies à tous les écoliers et élèves du Malawi, le gouvernement a mis en place le projet « Connect-a-School ». Lancée en août, sa première phase vise la construction de 500 laboratoires TIC dans les écoles secondaires d’ici 5 ans.

L'Autorité de Régulation des Communications du Malawi (Macra), en collaboration avec le ministère de l'Education, a annoncé la construction prochaine de 75 laboratoires TIC dans des écoles secondaires sélectionnées à travers le pays. L’initiative vise selon la Macra à remédier au manque d'infrastructures technologiques et physiques dans les écoles et à promouvoir l'inclusion numérique. 

« Actuellement, seules 241 écoles secondaires sur 1 610 proposent des cours d'informatique en raison du manque d'infrastructures technologiques et physiques. La Macra, par l'intermédiaire du Fonds de service universel (USF), construira 100 laboratoires TIC par an au cours des cinq prochaines années dans le cadre de la phase 1 du projet "Connect-a-School" du ministère », a déclaré Chomora Mikeka, directeur de la science, de la technologie et de l'innovation au ministère de l'Education.

Dans le cadre du même projet, les instituts de formation des enseignants seront dotés d’équipements TIC et de compétences numériques afin qu'ils puissent utiliser et entretenir les technologies qui seront installées dans les laboratoires TIC.

L'initiative Connect-a-School dont il est question est un projet de cinq ans en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF), Airtel Malawi, et le ministère de l'Education. Elle vise à doter les écoles d'une technologie de pointe et à les équiper d'une télévision intelligente, de tablettes et d'une connexion Internet gratuite.

Il s’inscrit dans le cadre des interventions prioritaires en matière de numérisation de l'éducation du ministère, comme indiqué dans la Stratégie de développement national Malawi 2063 (MW2063).

La construction de ces laboratoires TIC permettra à long terme de réduire la fracture numérique dans le pays. Les laboratoires fourniront aux étudiants un accès aux technologies modernes, améliorant ainsi leurs possibilités d'éducation en les préparant à l'ère numérique.

Samira Njoya

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Posted On jeudi, 31 août 2023 13:17 Written by

Huawei multiplie les partenariats avec les pays africains dans le secteur de la technologie. Après la livraison d’un réseau national de fibre optique en Sierra Leone le 17 août, la société se tourne vers l’Afrique du Sud.

Le ministère sud-africain de la Communication et des Technologies numériques et la filiale locale de Huawei (Huawei SA) ont lancé, le vendredi 25 août, une initiative de développement de l’Internet à haut débit dans la nation arc-en-ciel. L’objectif, selon Will Meng, président-directeur général de Huawei SA, est d’améliorer la connectivité sociale, d’encourager la transformation industrielle et de favoriser le développement de l’économie numérique.

« Pour répondre aux fortes demandes de l'économie numérique, nous devons accélérer le développement de la fibre à large bande en Afrique du Sud, sensibiliser le public et l'industrie à la valeur et à l'importance du développement de la fibre à large bande, et encourager les partenaires de l'industrie à investir davantage dans la fibre à large bande », a déclaré Will Meng.

Malgré un taux de pénétration d’Internet de 72,3 % en 2021, le pays est à la traîne en ce qui concerne le haut débit. Celui-ci s’élève à 3 %, ce qui est insuffisant pour amorcer une véritable révolution économique en misant sur le numérique. D’ailleurs, en se référant à un rapport de la Banque mondiale, Will Meng explique que chaque augmentation de 10 % de la pénétration de l’Internet à haut débit entraînera une croissance de 1,5 % du produit intérieur brut (PIB) d'un pays.

Mondli Gungubele, ministre de la Communication et des Technologies numériques, affirme que l'Afrique du Sud doit tirer parti des avancées technologiques pour libérer le potentiel caché de l'économie et du capital humain. Outre les secteurs suscités, l’accord porte également sur le développement des données, du cloud, de l'administration numérique, des talents et de l'innovation.

Adoni Conrad Quenum

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Posted On mercredi, 30 août 2023 17:35 Written by

La société basée à Dubaï souligne que l’investissement servira à renforcer l'infrastructure des systèmes de paiement, l'inclusion financière et à contribuer à la transformation numérique engagée par le gouvernement egyptien.

Network International, un acteur majeur du commerce numérique dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique (MEA), a annoncé le lundi 28 août un investissement de 1 milliard EGP (32,3 millions $) pour soutenir la croissance économique de l'Egypte grâce à des solutions de paiement innovantes.

Selon le communiqué de la société, une « part importante » des capitaux sera injectée dans l'acquisition, le déploiement et la maintenance d'environ 100 000 machines de point de vente (POS) dans plusieurs régions d'Egypte. Le reste de l'investissement sera consacré à la mise en œuvre et au bon fonctionnement de Network One, la plateforme technologique de pointe de la société en matière de paiements.

« Cet investissement souligne notre engagement continu à fournir des solutions de paiement innovantes aux entreprises égyptiennes. Notre présence dans l'économie égyptienne s'étend sur plus de deux décennies, au cours desquelles nous avons servi de nombreuses banques et institutions financières », a déclaré Nandan Mer, PDG de Network International.

Le nouvel investissement de Network International en Egypte s’inscrit dans le cadre des efforts consentis par le gouvernement dans le cadre de la réalisation de la stratégie nationale de transformation numérique du pays dénommée « Digital Egypt 2030 ». Elle vise à « réaliser l’économie numérique grâce aux TIC, afin de garantir la prospérité, la liberté et l’équité sociale pour tous ».

Ainsi, la présence de Network International en Egypte contribuera aux progrès remarquables du pays en matière d'inclusion financière et de croissance du PIB. L’objectif est de moderniser la technologie financière afin de faciliter le passage des paiements en espèces aux paiements numériques.

Samira Njoya

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Posted On mercredi, 30 août 2023 12:14 Written by

Selon la BAD, la production agricole de l’Afrique pourrait passer de 280 milliards $ par an à 1 000 milliards $ d’ici 2030. Pour cela, les acteurs publics et privés sont appelés à travailler ensemble pour lever les obstacles au développement de l’agriculture.

Le directeur exécutif de l'Institut éthiopien de Transformation agricole (ATI), Mandrefo Nigussie (photo, à droite), et Abraham Endrias (photo, à gauche), fondateur et PDG de Lersha, une plateforme agricole numérique privée, ont procédé le lundi 28 août à la signature d’un protocole d’accord visant à numériser l'agriculture en Ethiopie.

Selon un communiqué de presse conjoint, le protocole d'accord permettra de mettre en œuvre des profils numériques complets pour 1,05 million de petits agriculteurs leur permettant de bénéficier de divers services d'agriculture numérique.

« Lersha a de solides antécédents en matière d'innovation dans le secteur privé et nous sommes convaincus qu'ensemble, nous pouvons apporter une contribution importante à l'économie mondiale d'innovation en tant que secteur privé, et nous pensons qu'ensemble nous pouvons avoir un impact sur la vie des petits exploitants agricoles en Ethiopie », a déclaré Mandefro Nigussie.

Selon les responsables de Lersha, le partenariat entre dans le cadre des efforts mis sur pied par la plateforme pour promouvoir les services numériques à guichet unique et créer des emplois pour les jeunes dans les zones rurales. Pour l’ATI, l’accord souligne l’engagement du gouvernement à travailler avec le secteur privé pour le développement agricole durable et inclusif dans le pays.

Selon le communiqué, le partenariat se déroulera sur une période de 3 ans allant de septembre 2023 à août 2026. Outre les profils numériques, les partenaires fourniront des services agroalimentaires et des services d'assistance technique aux agriculteurs. Le but est d'autonomiser et former 82 500 jeunes en devenir (dont 70 % de femmes) en proposant un programme de formation contextualisé.

Samira Njoya

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Posted On mardi, 29 août 2023 15:36 Written by
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