Tech

Tech (959)

Comme plusieurs pays d’Afrique, le Burundi a fait de la transformation numérique un moteur de son développement économique et social. Mais le pays peine à financer ses différents chantiers.

Le Burundi explore des opportunités de partenariat avec la Société financière internationale (IFC) pour la mise en œuvre des projets. Une délégation de la branche de la Banque mondiale axée sur le financement du secteur privé dans les pays en développement a échangé avec le Secrétariat exécutif burundais des technologies de l'information et de la communication (SETIC) sur la question, le lundi 10 février.

 

Ce rapprochement peut s’inscrire dans le cadre de la vision du Burundi de devenir un pays émergent d'ici 2040 et un pays développé d'ici 2060, avec le numérique comme levier essentiel de développement. Le gouvernement veut faire bénéficier le pays « d'un véritable saut technologique susceptible d'améliorer sa croissance économique en permettant le développement des activités dans un cadre juridique sécurisé, utilisant les TIC ».

En janvier dernier, le Sénat a adopté à l’unanimité le projet de loi ratifiant le protocole de la Communauté de l'Afrique de l'Est (CAE) sur les réseaux de TIC, ouvrant ainsi la voie à une coopération renforcée avec les pays de la sous-région pour accélérer le développement du secteur numérique. Le pays a signé en novembre 2024 un protocole d’accord avec le Vietnam pour approfondir leur collaboration dans ce domaine. Un Projet d’appui aux fondations de l’économie numérique (PAFEN), financé à hauteur de 92 millions de dollars par la Banque mondiale, avait déjà été lancé en septembre 2024.

Le Burundi est classé 46e sur 47 pays africains selon l’indice de développement des TIC 2024 de l’Union internationale des télécommunications (UIT) avec un score de 24,4 sur 100. L’institution estime à 19% le taux de pénétration de l’Internet dans le pays, contre 8,3% pour le haut débit mobile et 25,6% pour la téléphonie mobile. De plus, seulement 50,6% de la population est au moins couverte par la 3G, contre 32,2% pour la 4G. En ce qui concerne la transformation numérique, le Département des affaires économiques et sociales des Nations unies (DAES) classe le Burundi parmi les pays ayant un indice de développement de l’e-gouvernement (EGDI) faible avec un score de 0,2480 sur 1, alors que la moyenne mondiale est de 0,6382.

Il est toutefois important de souligner que les détails des projets discutés entre le SETIC et l’IFC restent inconnus. À ce stade, aucun accord officiel n’a été signé ni même annoncé, laissant en suspens la portée et les implications concrètes de cette collaboration potentielle.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

Lire aussi:

Vers une interconnexion du Burundi et de la Zambie par fibre optique

Le Burundi accélère sa transformation numérique avec un projet de 92 millions $ 

Posted On mercredi, 12 février 2025 15:09 Written by

Les jeux vidéo sur téléphone connaissent une croissance rapide en Afrique, portés par une jeunesse connectée et un large accès aux technologies numériques. Le secteur dynamique représente une opportunité importante pour l'innovation, l'entrepreneuriat et le développement économique sur le continent.

Le groupe télécoms Sonatel, membre du groupe Orange, et Netgem, un opérateur de solutions intégrées dans le domaine du divertissement numérique, ont annoncé le mercredi 12 février le lancement de la première plateforme de cloud gaming en Afrique de l’Ouest. Intitulé Wido Games, ce service sera disponible pour les abonnés de Sonatel courant ce mois.

« Avec ce partenariat, nous souhaitons lancer le premier service de cloud gaming en Afrique de l’Ouest avec une promesse simple : une expérience de jeux console depuis n’importe quel terminal grâce à la puissance de notre réseau », a déclaré Malick Dary, directeur du marketing grand public de Sonatel.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte de développement rapide des infrastructures numériques en Afrique de l’Ouest, où une attention particulière est portée sur les technologies de très haut débit et le secteur du jeu vidéo en plein essor. Le groupe Sonatel, ayant investi près de 263 milliards FCFA (416 millions USD) dans l'extension de son réseau, continue d'explorer de nouvelles avenues pour répondre aux attentes croissantes des consommateurs en matière de divertissement numérique.

Lancé sur un marché en forte croissance, Wido Games représente une avancée significative dans le domaine du cloud gaming en Afrique. En effet, le secteur du jeu vidéo sur le continent connaît une dynamique exceptionnelle. Selon une étude publiée le 5 février par l'éditeur africain de jeux vidéo et de contenus interactifs Carry1st et le cabinet d’étude de marché spécialisé Newzoo, la taille du marché africain des jeux vidéo sur smartphones a atteint 1,8 milliard de dollars en 2024, marquant une hausse de 12,4 % par rapport à l’année précédente. Cette performance dépasse largement la croissance mondiale du secteur, qui s’est limitée à 2,1 % en 2024.

L’accès à Wido Games devrait permettre aux joueurs de vivre des expériences de jeu de type console directement depuis leurs smartphones, et bientôt sur PC, le tout sans nécessiter d'équipements onéreux. En outre, la puissance des réseaux de Sonatel, avec notamment la couverture 5G, devrait assurer une expérience fluide et sans latence, rendant l’offre particulièrement attractive pour les joueurs africains.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

Lire aussi:

Dawit Abraham conçoit et développe des jeux mobiles 100 % africains

Posted On mercredi, 12 février 2025 14:26 Written by

La recrudescence des attaques en ligne en Afrique, alimentée par l'expansion rapide de la numérisation et l'augmentation des services numériques, met à mal la sécurité des citoyens et des entreprises. Face à ces menaces croissantes, des mesures urgentes s'imposent pour protéger l'espace cybernétique.

Le ministère de la Sécurité, à travers la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC), a lancé le mardi 11 février la plateforme « Alerte-BCLCC ». Cette plateforme, accessible à l’adresse alerte.bclcc.gov.bf, et téléchargeable sur les smartphones et tablettes via Play Store (Android) et AppGallery (Huawei) permet désormais à chaque citoyen de signaler en toute sécurité et confidentialité tout acte de cybercriminalité. Ce nouvel outil numérique permet aussi de signaler des contenus faisant l’apologie du terrorisme en ligne, depuis n'importe quel point du territoire national.

« Avec cet outil, nos forces spécialisées devraient intervenir plus rapidement, mieux analyser les tendances et renforcer les actions pour lutter efficacement contre ces nouvelles formes de cybercriminalité », a déclaré le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, appelant les Burkinabè à s’approprier la plateforme.

Cette initiative s’inscrit dans la volonté du gouvernement de renforcer la sécurité de l’espace cybernétique national. Elle intervient dans un contexte de transformation numérique accéléré, marqué par l’adoption rapide des services de communication électronique et une recrudescence des cyberattaques. Selon les autorités nationales, entre 2020 et 2023, plus de 3 milliards de francs CFA (environ 5 millions $) ont été extorqués aux Burkinabè par des cybercriminels, soulignant ainsi l’urgence d'une réponse renforcée face à cette menace croissante. Face à ces défis, le Burkina Faso a validé en novembre dernier une Stratégie Nationale 2025-2029 de lutte contre la cybercriminalité, visant à moderniser les outils de réponse aux menaces numériques.

La plateforme garantit la confidentialité des données des utilisateurs, offrant la possibilité de signaler des incidents de manière anonyme et sécurisée. En quelques clics, il est désormais possible de transmettre des informations essentielles à la BCLCC, permettant ainsi des interventions rapides et ciblées. Ce dispositif innovant incarne la détermination du Burkina Faso à protéger ses citoyens dans l’espace numérique et à s'adapter aux nouvelles réalités sécuritaires.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

Lire aussi:

En Afrique, les défis actuels de cybersécurité couvent de belles opportunités

Posted On mercredi, 12 février 2025 10:37 Written by

À travers l'Afrique, l'identification numérique est un enjeu clé du développement socio-économique. Face aux défis liés à l'inclusion financière et à la gestion des services publics, de nombreux pays mènent des réformes pour doter leurs citoyens d'identités numériques sécurisées et interopérables.

Le ministre des Postes, Télécommunications et Numérique de la République démocratique du Congo (RDC), Augustin Kibassa Maliba (photo), a rencontré le lundi 10 février à Singapour le PDG de Trident Digital Tech Holdings Ltd, Soon Huat Lim, une entreprise singapourienne spécialisée dans la transformation numérique. Cette rencontre visait à discuter des modalités de mise en œuvre du système national d’identification numérique, une étape décisive avant la signature imminente de l'accord de collaboration qui marquera l'entrée en phase opérationnelle de ce projet d'envergure.

« Nous sommes conscients du fait que l’identification numérique ou électronique est l’une des bases sur lesquelles s’assoit l'e-gouvernement. J’ai bien suivi le CEO qui a précisé qu’une commission sera mise en place pour travailler, car les opérations numériques relèvent du ministère. Cependant, en ce qui concerne l’identité, il est important d’inclure d’autres structures avec lesquelles nous allons pouvoir collaborer afin d’assurer véritablement la vision commune du gouvernement pour le développement du secteur numérique », a déclaré Augustin Kibassa Maliba.

Cette initiative s'inscrit dans le cadre du Plan National du Numérique « Horizon 2025 », qui reflète la vision du Chef de l’État de positionner la RDC comme un acteur clé du numérique en Afrique. L'objectif est de faire du numérique un levier d'intégration, de bonne gouvernance, de croissance économique et de progrès social. Cette rencontre fait suite à la signature, en décembre dernier, d'un accord préliminaire entre la RDC et Trident Digital Tech Holdings Ltd, jetant les bases d'une collaboration pour développer et mettre en œuvre une plateforme de gestion des identités numériques et des données des citoyens congolais.

Une fois mis en place, ce système permettra à la RDC de rejoindre d'autres pays africains qui ont déjà mis en œuvre ou sont en cours de développement de leurs systèmes d'identification numérique, tels que le Nigeria avec son National Identity Management System (NIMS), le Ghana et son National Identification Authority (NIA), ainsi que le Rwanda avec son système d’e-ID. L’importance de ces systèmes réside dans leur capacité à améliorer l’efficacité des services publics, à renforcer la sécurité des données, à faciliter l’accès aux services financiers et à promouvoir l’inclusion numérique et économique des populations.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

Lire aussi:

La RDC s’associe à Trident pour développer un système d’e-gouvernance

Posted On mardi, 11 février 2025 16:37 Written by

La transformation numérique s’impose comme un moteur clé du développement économique et social à l’échelle mondiale. En Afrique de l’Ouest, elle représente désormais un vecteur clé pour renforcer la gouvernance, améliorer les services publics et promouvoir l’inclusion numérique.

La Commission de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) veut faire de la transformation numérique un levier stratégique pour le développement inclusif et durable de ses États membres. À travers le Projet Régional d’Intégration Numérique en Afrique de l’Ouest (WARDIP), financé par la Banque mondiale, elle s'engage à accélérer cette dynamique. Cette volonté a été mise en lumière lors du Forum des experts de la CEDEAO sur l'e-gouvernement, tenu le jeudi 6 et le vendredi 7 février en Gambie. L'événement a réuni des experts des pays membres et des représentants des Nations unies pour débattre des progrès et des perspectives de l'e-gouvernement dans la région.

Au cœur des discussions, l'analyse des conclusions de l'enquête 2024 des Nations unies sur l'e-gouvernement et le renforcement des capacités des experts en matière de gouvernance des données a été effectuée. Les participants ont exploré des thématiques clés telles que l'identification numérique, l'interopérabilité des systèmes, la gestion des données, ainsi que le développement de contenus numériques adaptés aux besoins des citoyens.

Cette initiative s'inscrit dans la Vision 2050 de la CEDEAO et dans le cadre stratégique communautaire 2023-2027, qui ambitionnent de promouvoir un développement inclusif et durable. La Commission entend positionner les TIC comme des leviers essentiels de croissance économique et d'inclusion sociale. L'objectif est de bâtir un marché numérique unique en Afrique de l’Ouest, propice à la prospérité partagée, tout en stimulant des secteurs stratégiques tels que l’e-commerce, l’e-santé, l'agriculture connectée et l'éducation en ligne.

Cependant, la réalisation de ces ambitions se heurte à plusieurs défis majeurs. Les pays de la CEDEAO doivent surmonter des obstacles liés au déficit de coordination entre les institutions gouvernementales, à l'insuffisance des infrastructures numériques, au manque de compétences spécialisées dans le numérique, ainsi qu'à des préoccupations croissantes en matière de protection des données et de cybersécurité. Face à ces enjeux, la Commission plaide pour un engagement renforcé des acteurs de l'écosystème numérique, une coopération régionale accrue et des investissements soutenus pour garantir une transition numérique réussie et durable dans la région.

Samira Njoya

Posted On mardi, 11 février 2025 03:38 Written by

L'éducation dans de nombreux pays fait face à des défis majeurs, tels que l'accès limité, les inégalités territoriales, et les crises sociales ou sécuritaires. Pour relever ces défis, des solutions innovantes, comme l'enseignement à distance, sont cruciales afin d'assurer une éducation inclusive.

Le ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé le mercredi 5 février la signature d'un arrêté historique encadrant l'enseignement à distance pour les niveaux primaire, secondaire et technique. Cette initiative s'inscrit dans la volonté de moderniser le système éducatif congolais, en le rendant plus inclusif et accessible à tous, conformément à la vision du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

 

Dans un communiqué officiel, le ministère a précisé : « grâce à un modèle multimodal, combinant plateformes numériques, radio, télévision et supports embarqués, cet arrêté permet à tous les élèves, y compris ceux vivant dans des zones à faible connectivité, de poursuivre leur apprentissage. C’est un pas décisif vers l’équité éducative et la réduction des inégalités territoriales ». Cette approche a pour objectif de garantir la continuité pédagogique, même dans des contextes difficiles, marqués par des défis sécuritaires ou des infrastructures limitées.

Cette décision intervient dans un contexte où l'Est du pays fait face à d'importants défis sécuritaires, notamment des conflits armés qui entravent l'accès à l'éducation pour de nombreux enfants. Par ailleurs, selon le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF), environ 7 millions d'enfants n'ont pas repris le chemin de l'école pour la rentrée 2023-2024, une situation due à des facteurs tels que la pauvreté, le manque d'infrastructures, le travail des enfants et, dans certaines régions, l’instabilité sécuritaire.

L'adoption de l'enseignement à distance se présente ainsi comme une réponse stratégique pour garantir la poursuite des apprentissages malgré ces obstacles. De plus, cette approche permettra de préparer la jeunesse congolaise aux défis du XXIᵉ siècle, en développant des compétences essentielles telles que l'autonomie dans l'apprentissage et la maîtrise des technologies numériques. L'UNESCO souligne que les stratégies d'apprentissage à distance renforcent la résilience du secteur de l'éducation, offrant des opportunités pour combler le fossé entre les populations rurales et urbaines.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

Lire aussi:

Guinée : 1000 étudiants des universités publiques reçoivent un ordinateur de l'État

Posted On vendredi, 07 février 2025 08:35 Written by

La production agricole en Afrique se heurte encore à de nombreux défis qui entravent l'auto-suffisance alimentaire tant recherchée sur le continent. Comme la mécanisation à l'époque de la révolution industrielle, le numérique à l'ère de l'actuelle révolution 4.0 présente un fort potentiel pour transformer ce secteur. L'Ethiopie a décidé de se lancer, à travers un ambitieuse stratégie.

En Éthiopie, le gouvernement a officiellement lancé le mardi 4 février, le Digital Agriculture Roadmap (DAR), un plan national visant à accélérer la digitalisation du secteur agricole. Élaborée par le ministère de l’Agriculture en collaboration avec l’Institut de Transformation Agricole (ATI), cette feuille de route sera mise en œuvre sur la période 2025-2032.

L’ambition affichée par les autorités est d’améliorer la productivité agricole grâce à des solutions numériques inclusives, accessibles et durables. D’après Girma Amente (photo), ministre de l’Agriculture, cette stratégie est prévue pour faciliter l’accès aux services de vulgarisation agricole via les smartphones, renforcer la disponibilité des intrants, améliorer l’offre de services financiers (prêts et assurances agricoles) et favoriser une meilleure coordination des acteurs sur l’ensemble de la chaîne de valeur, de la production à la commercialisation.

Dans le cadre de ces ambitions, le déploiement du DAR se déroulera en deux phases. La première, prévue entre 2025 et 2029, se concentrera sur la mise en place des infrastructures numériques de base et le développement des services prioritaires pour l’agriculture. La seconde, couvrant la période 2030-2032, visera à étendre et diversifier l’écosystème numérique à l’ensemble du secteur.

Selon les autorités, la digitalisation de l’agriculture en Éthiopie se heurte à des défis majeurs, notamment un faible accès à la connectivité et le manque de compétences numériques, ce qui pourrait freiner l’adoption des technologies numériques dans le secteur.

Dans un rapport intitulé « Driving Digital Transformation of the Economy in Ethiopia: Opportunities, Policy Reforms and the Role of Mobile » publié en octobre 2024, l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie (GSMA) indique que 76 % de la population éthiopienne n’utilise toujours pas l’Internet mobile.

La GSMA estime par ailleurs le taux de pénétration des smartphones, outils essentiels dans le Digital Agriculture Roadmap (DAR), à 36 % en Éthiopie. De plus, l’association évalue à un score de 41 sur 100 le niveau de maîtrise des compétences numériques de base par la population.

Stéphanas Assocle

Édité par Wilfried ASSOGBA

Lire aussi:

Afrique : vulgariser les TIC peut accroître la production agricole de 20 % en 5 ans

Posted On jeudi, 06 février 2025 13:55 Written by

Les premiers pas de l’e-gouvernement au Maroc remonte en 2013 à travers le Plan Maroc Numérique. Le processus évolue en 2020 avec la Stratégie Maroc Digitale. D’ici 2030, l’Etat entend bien accélérer tout le processus. Objectif : une administration plus efficace.

Selon des informations relayées par la presse locale, le Maroc prévoit de lancer le 14 février 2025 son portail numérique des services publics, dénommé « e-services ». L’annonce est attribuée à Amal El Fallah Seghrouchni, la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, qui s’exprimait le mardi 4 février devant la Commission de contrôle des finances publiques à la Chambre des représentants.

Le portail en ligne centralise selon elle déjà environ 600 services publics, dont plus de 300 destinés aux citoyens, environ 200 aux entreprises, et près d’une centaine aux administrations publiques. Le but est d’améliorer l'accès aux services administratifs en simplifiant les procédures et en réduisant les délais de traitement.

Ceci s'inscrit dans le cadre de la stratégie de transition numérique « Digital Maroc 2030 » dévoilée en septembre 2024. Selon les Nations unies, le royaume chérifien affiche un score de 0,5618 sur 1 à l’indice de développement des services en ligne, l’une des composantes de l’indice de développement de l’administration en ligne (EGDI). Il occupe la 100e place mondiale, la 11e africaine, et vise à l’horizon 2030 le Top 50 mondial.

Le lancement du portail facilitera les interactions entre la population et l'administration, l'accès aux services essentiels, contribuant ainsi à une meilleure gouvernance numérique. Les délais de traitement des requêtes devraient être réduit de 50% selon le document de stratégie « Maroc Digital 2030 ».

Adoni Conrad Quenum

Edité par : Feriol Bewa

Lire aussi:

Digital Maroc 2030 : l’ambition du royaume dans le numérique

Posted On jeudi, 06 février 2025 13:48 Written by

Selon Google et la SFI, le marché numérique africain devrait représenter 5,2 % du PIB du continent d’ici 2025. Si ces perspectives attirent certains leaders technologiques, d’autres choisissent au contraire de se retirer stratégiquement du marché.

IBM, géant technologique américain spécialisé dans les solutions informatiques, a annoncé la fin de ses activités au Nigeria, au Ghana et sur d’autres marchés africains clés. À partir du 1er avril, ses fonctions régionales seront transférées à MIBB, une filiale de Midis Group, un conglomérat multinational opérant dans les secteurs de l’informatique et des télécommunications en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. Ce transfert affectera également 34 autres pays africains où IBM était présent.

« IBM s’associe à MIBB pour lancer un autre modèle opérationnel et est toujours déterminé à faire des affaires en Afrique. Ce nouveau modèle opérationnel montre qu'IBM s'est fermement engagé en Afrique. IBM continuera d’investir et d’innover en Afrique, y compris en continuant à développer la technologie d’intelligence artificielle et d’informatique en nuage hybride la plus avancée de l’industrie pour assurer le succès de nos clients », a déclaré IBM dans un communiqué.

Cette décision s’inscrit dans le cadre d’une réorganisation stratégique mondiale pour IBM. Présente au Nigeria depuis plus de 50 ans, l’entreprise a joué un rôle clé dans le secteur technologique, en offrant des services d’infrastructure et de conseil à des industries cruciales telles que la banque, les télécommunications, le pétrole, le gaz et le gouvernement. La concurrence croissante de sociétés comme Dell et Huawei, combinée à des défis financiers mondiaux, a conduit à ce repositionnement.

En 2024, IBM a enregistré une baisse de 2 % de son chiffre d'affaires dans le secteur du conseil, qui a atteint 5,18 milliards de dollars, tandis que les ventes d’infrastructures ont chuté de 8 %. Toutefois, l’entreprise a affiché une hausse globale de 1 % de son chiffre d’affaires, qui s’est élevé à 17,55 milliards de dollars, soutenue par une croissance de 10 % des ventes de logiciels, qui ont atteint 7,92 milliards de dollars.

La sortie d’IBM des marchés africains intervient alors même que l’adoption du cloud se développe rapidement sur le continent. Selon une étude de Telecom Advisory Services commandée par AWS, l’utilisation du cloud au Nigeria devrait tripler au cours de la prochaine décennie, contribuant potentiellement à 30 200 milliards de dollars à l’économie du pays d’ici 2033. Cette croissance survient malgré les difficultés financières mondiales de l’entreprise. Bien qu’IBM ait enregistré une légère augmentation de ses revenus globaux en 2024, ses activités dans le conseil et les infrastructures ont continué de baisser.

Le partenariat avec MIBB pourrait toutefois stimuler l'innovation en Afrique. MIBB prendra en charge les opérations, l’assistance et les relations avec les clients locaux, tout en commercialisant les produits et services d’IBM, notamment les logiciels, le matériel, le cloud et le conseil.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

Lire aussi:

Nigeria : Abdulazeez Ogunjobi développe un outil d'automatisation des tests de logiciels qui ne nécessite aucun codage

Posted On jeudi, 06 février 2025 13:17 Written by

La coopération internationale dans le domaine spatial connaît un essor croissant, favorisant le partage de technologies, de données et d’expertises. Avec l’aide du Kazakhstan, le Congo souhaite renforcer ses capacités technologiques et améliorer la gestion de ses ressources.

La République du Congo a officialisé, le mardi 4 février, un accord d’investissement avec le Kazakhstan pour le développement et la mise en œuvre d’un système spatial de télédétection terrestre à haute résolution. La cérémonie de signature s’est tenue au ministère du Développement numérique, des Innovations et de l’Industrie aérospatiale du Kazakhstan, en présence des représentants de JSC NC Kazakhstan Gharysh Sapary, la société chargée de la gestion spatiale au Kazakhstan, et d’une délégation congolaise.

« En plus de la plateforme satellitaire, le Kazakhstan offre une solution complète, incluant la formation et le transfert de compétences. Le pays renforce ainsi sa position en tant que centre de développement technologique, et nos solutions gagnent la confiance de partenaires internationaux. Il s’agit déjà de notre deuxième exportation réussie, preuve du haut niveau de l'industrie spatiale nationale », a déclaré Zhaslan Madiyev, ministre kazakh du Développement numérique, de l'Innovation et de l’Aérospatiale.

Cet accord s'inscrit dans la stratégie de diversification des partenariats technologiques du Congo, qui cherche à exploiter le potentiel des technologies spatiales pour répondre à des enjeux cruciaux tels que la sécurité nationale, la gestion des ressources naturelles, le suivi de l’agriculture, la protection de l’environnement et la planification urbaine. Il fait suite à la signature d’une feuille de route conjointe, le 2 août dernier, qui avait défini les priorités stratégiques de cette coopération.

Grâce à cet accord, la République du Congo rejoint un réseau international de satellites d’observation terrestre, aux côtés de pays comme la Mongolie. Une fois mis en orbite, le satellite permettra d’améliorer considérablement la surveillance des forêts, la gestion des risques naturels, le suivi des activités agricoles et la planification des infrastructures urbaines. Par ailleurs, l’échange de données et la coopération scientifique qui en résulteront favoriseront le développement d’initiatives technologiques innovantes, renforçant ainsi la souveraineté numérique du Congo dans un secteur stratégique en pleine expansion.

Selon les données de Mordor Intelligence, la taille du marché des satellites de télédétection est estimée à 43,36 milliards USD en 2024 et devrait atteindre 76,88 milliards USD d'ici 2029, avec une croissance de 12,14 % au cours de la période de prévision (2024-2029).

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

Lire aussi:

Le Congo dévoile une feuille de route pour la transformation numérique en 2025

Posted On jeudi, 06 février 2025 07:03 Written by
Page 6 sur 69

Please publish modules in offcanvas position.