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Le Congo souhaite construire une société plus avancée numériquement. Pour y parvenir, il doit moderniser des secteurs clés tels que les télécommunications. Dans cette démarche, le pays cherche à renforcer sa coopération avec des partenaires afin d’accéder à des technologies et des compétences avancées. 

Le ministre congolais des Postes, des Télécommunications et de l'Économie numérique, Léon Juste Ibombo (photo, à droite), a reçu en audience le jeudi 13 mars l'ambassadeur de Turquie au Congo, Hilmi Ege Türemen (photo, à gauche). Cette rencontre a permis d'explorer de nouvelles opportunités de coopération dans les domaines des postes, des télécommunications et de l'économie numérique. 

« Nous avons abordé les moyens de coopération dans le domaine postal, où un accord est déjà en négociation. La Turquie s'est rapidement adaptée à ces négociations pour finaliser cet accord dans un délai très court. La coopération avec la Turquie représente une opportunité majeure pour notre pays d'accéder à des expertises et des technologies de pointe dans le secteur numérique », a déclaré le ministre Ibombo à l’issue de l’entretien. 

Cette rencontre s'inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre les deux pays, marqué par de récents échanges entre le président congolais, Denis Sassou N'Guesso, et son homologue turc, Recep Tayyip Erdoğan. Pour la future collaboration, les deux pays ont convenu de mettre l'accent sur la modernisation du secteur postal, le renforcement des capacités techniques et humaines, ainsi que la coopération en matière de technologies émergentes. L’ambassadeur turc a notamment exprimé l’intérêt de son pays pour l’accueil de stagiaires congolais dans le domaine des télécommunications et le transfert de savoir-faire technologique. 

Si les deux pays parviennent à concrétiser des accords, ils devraient permettre d’accélérer la transformation numérique du Congo, en facilitant l’accès à des infrastructures modernes et à des solutions technologiques adaptées aux défis du pays. La Turquie, bien avancée dans le domaine du numérique, a investi massivement dans le développement de l’e-commerce et les services postaux. 

En 2022, les transactions en ligne en Turquie ont atteint environ 800 milliards de livres turques (21,86 milliards de dollars), marquant une hausse de 488% par rapport à 2019. Cette croissance est alimentée par une pénétration élevée d'Internet. Selon Datareportal, au début de cette année, 88,3% de la population turque utilisait Internet, tandis que 92,1% des habitants étaient connectés via des appareils mobiles. 

En termes de gouvernance numérique, la Turquie occupe la 27e place mondiale selon le classement des Nations unies, avec un indice de 0,8913 sur 1, ce qui démontre un haut niveau de développement dans les services publics dématérialisés. En outre, le pays se distingue par son expertise en cybersécurité et en intelligence artificielle, domaines dans lesquels il est prêt à partager son savoir-faire avec le Congo. 

Samira Njoya

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Posted On vendredi, 14 mars 2025 09:37 Written by

L'agriculture joue un rôle central dans l'économie du Sénégal, représentant un secteur clé pour une grande partie de la population rurale. Pour répondre aux défis d'efficacité et de transparence dans la gestion des subventions agricoles, le pays s’oriente vers la numérisation.

Le mardi 11 mars, la Société financière internationale (IFC), la filiale de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, a annoncé sa collaboration avec le gouvernement sénégalais pour un projet ambitieux de numérisation des subventions agricoles. Ce programme, porté par le ministère de l'Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l'Élevage, vise à améliorer la transparence et l'efficacité de la distribution des aides dans des filières stratégiques comme l’arachide, le maïs, le niébé et le riz.

Le projet repose principalement sur l’assistance technique de l’IFC, qui travaille avec le ministère de l'Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l'Élevage et ses partenaires pour concevoir et mettre en œuvre un plan de numérisation. L’objectif est de mieux structurer la distribution des intrants agricoles, garantissant une gestion plus efficace et transparente des subventions.

Doté d’un budget estimé à 500 000 dollars, ce projet, approuvé le 29 juillet, vise à renforcer la contribution du secteur agricole aux objectifs de souveraineté alimentaire du Sénégal. La numérisation des paiements sera cruciale pour assurer une distribution rapide et traçable des subventions, apportant un soutien concret aux agriculteurs et stimulant la productivité des filières clés.

En Afrique, les petits exploitants produisent plus de 70 % de l’alimentation et soutiennent des millions de ménages ruraux, selon la Banque africaine de développement. Pourtant, ces exploitants font face à des défis majeurs : accès limité aux intrants abordables, mécanismes de financement insuffisants, services de conseil rares et asymétries d’information sur le marché.

En ligne avec les objectifs de transparence et de modernisation, cette initiative devrait transformer le secteur agricole sénégalais. La numérisation des paiements favorisera une distribution rapide des subventions agricoles, tout en respectant les calendriers culturaux et en améliorant les conditions de vie des petits exploitants agricoles.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

Posted On jeudi, 13 mars 2025 14:45 Written by

L’écosystème des start-up est en pleine expansion à l’échelle mondiale. En Côte d'Ivoire, le gouvernement veut exploiter cette dynamique pour favoriser l’émergence de start-up innovantes et renforcer l’économie numérique.

Lors du Conseil des ministres du mercredi 12 mars, le gouvernement ivoirien a annoncé la création d’un Comité de labellisation des start-up numériques, sous l’égide du ministère de la Transition numérique et de la Digitalisation. Cette initiative vise à soutenir les jeunes entreprises technologiques en leur attribuant un label officiel tout en renforçant l’écosystème numérique du pays.

Le Comité de labellisation, selon un communiqué du ministère, aura pour mission d’évaluer et d’attribuer un label aux start-up numériques, sur la base de critères tels que l’innovation, la viabilité économique et leur impact sur l’économie locale. Le comité supervisera également une plateforme numérique destinée à faciliter l’accès des start-up aux services et dispositifs de soutien.

Une fois labellisées, les entreprises seront suivies et contrôlées pour garantir leur conformité avec les exigences du label. Par ailleurs, le comité proposera des ajustements réglementaires afin de faire évoluer le cadre juridique en phase avec les avancées du secteur.

Ce comité s’inscrit dans les efforts du gouvernement ivoirien pour promouvoir les start-up numériques. Selon Partech Africa, les start-up ivoiriennes ont levé 17 millions USD en 2021, 33 millions USD en 2022, 21 millions USD en 2023, et 33 millions USD en 2024. Malgré cette dynamique, elles font face à des défis récurrents tels que l’accès limité aux financements structurés, des difficultés d’accès aux marchés et l’absence d’un cadre normatif clair.

En offrant aux start-up ivoiriennes une meilleure visibilité et un environnement structuré, cette initiative devrait contribuer à renforcer leur compétitivité. À terme, elle vise à développer une économie numérique robuste, créatrice d’emplois et génératrice de valeur ajoutée pour la Côte d’Ivoire.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On jeudi, 13 mars 2025 13:40 Written by

À la veille des élections de 2021 en Ouganda, le gouvernement a suspendu l’ensemble des plateformes de réseaux sociaux, affirmant vouloir limiter la propagation de la désinformation en ligne. Si la plupart de ces plateformes ont depuis été rétablies, Facebook reste, lui, inaccessible.

Suspendue depuis janvier 2021, la plateforme de réseau social Facebook pourrait bientôt être restaurée en Ouganda. Chris Baryomunsi (photo), ministre des Technologies de l'information et de l'Orientation nationale, a révélé mardi 11 février que les discussions engagées avec la société américaine Meta à cet effet sont sur le point d’aboutir.

Le ministre s’exprimait lors du « CEO-Consumer Forum » organisé par la Commission des communications de l'Ouganda (UCC) à Kampala, où il a rencontré l’équipe de Facebook. Il a déclaré qu’il ne devrait plus y avoir de problème majeur une fois que les deux parties auront trouvé un accord. Toutefois, Facebook devra s’abstenir de se mêler à la politique partisane locale et se contenter de fournir ses services.

« Le problème avec Facebook est survenu lors de la dernière période électorale, lorsque la plateforme a adopté une position partisane dans notre politique locale. […] Une plateforme comme Facebook ne devrait pas prendre parti dans notre politique locale. Lorsqu’ils ont commencé à supprimer les comptes des membres du parti au pouvoir tout en semblant soutenir l’opposition, cela n’était pas acceptable », soutient M. Baryomunsi.

Jusque-là, la situation entre les deux parties n’avait pas beaucoup évolué. En décembre 2022, le président Yoweri Museveni avait déjà déclaré que le gouvernement restaurerait l’accès à Facebook lorsqu’il arrêterait de « jouer des jeux ». « Facebook est arrogant. Ils étaient utilisés pour nous attaquer. Quand nos propres gens ont essayé de répondre, ils nous ont réduits au silence. Cela fait deux ans que Facebook a été chassé de l'Ouganda. Quand j'ai vérifié, les boda-bodas [taxi-motos, Ndlr] et les taxis circulaient toujours ; même les matooke et le lait continuaient d'arriver. J'espère que Facebook sait maintenant qui est aux commandes de l'Ouganda ! », avait-il déclaré.

La restauration de l’accès à Facebook devrait être un soulagement aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises. En décembre 2023, l’avocat d’un groupe de PME avait déclaré que la fermeture de Facebook a fait perdre 17,5 millions $ aux entreprises locales. Le nombre d’utilisateurs des réseaux sociaux dans le pays est passé de 3,4 millions en 2021 à 2,4 millions en 2025, selon DataReportal. Par ailleurs, la restauration devrait renforcer la sécurité des populations ougandaises en ligne, étant donné que l’utilisation des VPN pour accéder à la plateforme les expose à des risques de cyberattaques, entre autres.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

Posted On jeudi, 13 mars 2025 13:10 Written by

Alors que l’Afrique se lance dans l’ère du numérique, sa main-d’œuvre qualifiée dans ce domaine demeure faible dans plusieurs segments. Bien que plusieurs initiatives publiques tentent d’y remédier, elles se heurtent parfois aux contraintes budgétaires des États, offrant ainsi une aubaine au secteur privé.

Les autorités de la République du Congo ont reçu, le lundi 10 mars, Thione Niang, un expert sénégalais en intelligence artificielle et promoteur du programme de formation en compétences numériques Give1project. Il faisait partie de la délégation conduite par Adama-Dian Barri, représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Congo.

Le but de la visite était d’intégrer le pays d’Afrique centrale au Give1project, qui prévoit de former 25 000 jeunes Africains aux compétences numériques, notamment en cybersécurité et en intelligence artificielle. L’initiative est soutenue, entre autres, par le PNUD, la firme technologique américaine Microsoft et la France.

« De plus en plus, le monde sera connecté, et de plus en plus, on va dématérialiser. Les procédures administratives seront facilitées. L’État gagnerait avec des ressources qui seront rationalisées, car on n’utilisera plus les moyens que nous avions avant, et c’est une avancée extraordinaire. On a besoin de renforcer les capacités, de former les jeunes afin qu’ils puissent s’approprier ces infrastructures numériques », a indiqué Léon Juste Ibombo, ministre congolais des Postes, des Télécommunications et de l'Économie numérique.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de transformation numérique Vision Congo Digital 2025 et du projet d’accélération de la transformation numérique, financé à hauteur de 100 millions $ par la Banque mondiale. Les autorités locales cherchent à renforcer les compétences numériques de la population, et Give1project intervient dans ce contexte. Il faut souligner que le Centre africain de recherche en intelligence artificielle (CARIA) fera partie de cette collaboration.

Selon les Nations unies, la République du Congo affichait, en 2024, un score de 0,4637 sur 1 à l’indice du capital humain (HCI), une des composantes de l’indice de développement de l’administration en ligne. Cet indicateur évalue la capacité des citoyens à utiliser les services d’e-gouvernement. Rappelons que le score du Congo est légèrement au-dessus de la moyenne africaine, qui est de 0,4346, mais en dessous de la moyenne mondiale, qui s’est de son côté établie à 0,6494.

Adoni Conrad Quenum

Édité par Feriol Bewa

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Posted On jeudi, 13 mars 2025 11:42 Written by

Les autorités éthiopiennes veulent accélérer le développement du secteur spatial national et le mettre au service du développement socioéconomique. Il est prévu que dix satellites soient lancés d’ici 2035.

L’Éthiopie prévoit de lancer son troisième satellite d’observation de la Terre, dénommé Ethiopian Remote Sensing Satellite-2 (ETRSS-2), en 2026. C’est ce qu’a révélé l’Institut éthiopien des sciences spatiales et de la géomatique (ESSGI) cette semaine.

Développé en partenariat avec la Chine, ce nouveau satellite aura une durée de vie de cinq ans et une résolution de 0,5 mètre. Il est censé offrir des images de haute résolution et des capacités de surveillance améliorées par rapport à ses prédécesseurs, l’ETRSS-1 et l’ET-SMART-RSS, lancés respectivement en décembre 2019 et décembre 2020.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la politique spatiale nationale lancée en décembre 2018. La feuille de route traduit l’ambition du gouvernement d’exploiter les technologies spatiales pour relever les défis socioéconomiques du pays. Par exemple, dix nouveaux satellites devraient être lancés d’ici 2035.

Une fois lancé et mis en service, le satellite pourrait faciliter la prise de décision dans plusieurs secteurs, dont l’agriculture, en fournissant des données précises. En effet, le Bureau des affaires spatiales des Nations unies (BAS-NU) estime que la technologie spatiale est devenue un catalyseur clé dans le secteur agricole.

« L'imagerie satellite, les données des systèmes mondiaux de navigation par satellite et leurs applications intégrées sont désormais des outils essentiels pour l'agriculture. Ils permettent aux acteurs, des agriculteurs locaux aux décideurs internationaux, de surveiller la santé des cultures, de gérer les ressources en eau, de détecter et contrôler les ravageurs, et d’anticiper les aléas météorologiques, entre autres applications », explique le rapport _« Leverage Space Technology for Agricultural Development and Food Security »_, publié en janvier 2025.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On jeudi, 13 mars 2025 07:52 Written by

L’essor d’Internet en Afrique accélère le développement d’infrastructures numériques adaptées aux évolutions technologiques. Cette transformation favorise l’e-santé, en améliorant l’accès aux soins et en optimisant la gestion des services médicaux.

Dans le cadre de l’Initiative Présidentielle pour la Santé (IPS), le Burkina Faso prévoit de déployer un système d’information hospitalier. Ce projet a été au cœur des discussions entre la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo/Sabane (photo, à droite), et son homologue de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou (photo, à gauche), lors d’une réunion tenue le lundi 10 mars. L’objectif principal était de faire le point sur les travaux en cours et de valider les orientations du plan numérique lié au projet.

« Ce volet numérique est une priorité pour le gouvernement, qui entend renforcer la souveraineté nationale dans le domaine du numérique et améliorer l’efficacité du système de santé », ont souligné les ministres à l’issue des discussions. Ils ont également salué l’avancement du projet et félicité les équipes techniques pour leurs progrès. Ils ont encouragé la poursuite des efforts pour accélérer la modernisation des infrastructures sanitaires grâce aux solutions numériques.

Le déploiement du système d’information hospitalier inclut plusieurs volets essentiels : le raccordement des établissements de santé au Réseau informatique national (RESINA), la mise en place de réseaux locaux, l’équipement en matériel informatique, le choix d’une plateforme de gestion adaptée et la sécurisation des données médicales. Cette initiative vise à optimiser la coordination entre les établissements de santé et à améliorer l’efficacité du suivi médical des patients.

Dans un contexte où le Burkina Faso fait face à des défis majeurs en matière d’accès aux soins, la numérisation du secteur de la santé apparaît comme une solution clé. Parmi les enjeux principaux figure la gestion du dossier médical électronique. En centralisant les informations de santé des patients, cet outil permet un suivi plus précis, une meilleure prise en charge et une réduction des erreurs médicales. Toutefois, sa mise en œuvre exige des infrastructures fiables, un cadre réglementaire rigoureux pour assurer la confidentialité des données et une formation adaptée des professionnels de santé.

Ainsi, à travers ce projet, le Burkina Faso entend poser les bases d’un écosystème e-santé performant, capable de répondre aux besoins de sa population tout en s’inscrivant dans les tendances numériques qui transforment le secteur médical à l’échelle mondiale.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

Posted On mercredi, 12 mars 2025 14:24 Written by

L’intégration du numérique transforme l’éducation en la rendant plus accessible, interactive et adaptée aux défis du 21ᵉ siècle. Le Sénégal s’engage pleinement dans cette démarche : un investissement stratégique susceptible de propulser le pays sur la scène internationale dans les années à venir.

Dans un nouvel élan pour moderniser et renforcer le système éducatif sénégalais, le ministère de l’Éducation nationale et la Fondation Sonatel ont signé, le mardi 11 mars, un protocole d'accord visant à soutenir l'amélioration des infrastructures scolaires, à promouvoir l’éducation numérique et à offrir des opportunités d’égalité des chances et d’excellence pour tous.

 

« Ce partenariat est une occasion unique pour Sonatel de continuer à contribuer activement au développement du pays en mettant à profit son expertise et ses ressources dans le domaine éducatif. Nous sommes convaincus que l’éducation est la clé de l’avenir, et c’est pourquoi nous nous engageons aux côtés du gouvernement pour offrir un avenir meilleur aux générations futures », a déclaré Sékou Dramé (photo, à droite), président du Conseil de la Fondation Sonatel.

Le partenariat prévoit plusieurs initiatives numériques stratégiques. Parmi elles, le programme « Écoles Numériques », qui bénéficiera à 120 écoles élémentaires, fournissant des équipements technologiques modernes et des contenus éducatifs numériques. Cette initiative vise à renforcer l’accès des élèves à l’apprentissage numérique dès le plus jeune âge, en mettant un accent particulier sur les technologies de l'information. Parallèlement, 500 femmes seront formées gratuitement au marketing digital et à la gestion de projets dans 7 Maisons digitales, facilitant ainsi leur insertion dans l’économie numérique. Le programme prévoit également de renforcer l’employabilité des jeunes.

Ce partenariat s'inscrit pleinement dans la mission de la Fondation Sonatel, dédiée à la promotion de l'excellence, de l'égalité des chances et de l'inclusion. Il reflète également la vision du ministère de l’Éducation nationale, qui œuvre pour transformer le système éducatif sénégalais en une société éducative moderne et technologiquement avancée. Le pays travaille également sur une stratégie dotée de 206 millions de dollars visant à moderniser les infrastructures éducatives et intégrer des technologies de pointe.

Ce partenariat fait également écho au « New Deal Technologique », la stratégie numérique du gouvernement, récemment lancée. Celle-ci prévoit la formation de 100 000 diplômés dans le domaine numérique et l’intégration des sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STEM) dans tous les cycles éducatifs. La stratégie encourage l’apprentissage par la pratique, avec un accent sur des disciplines comme la robotique, le codage et l'intelligence artificielle (IA).

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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France — Sénégal : vers une coopération renforcée dans l’entrepreneuriat numérique 

Posted On mercredi, 12 mars 2025 13:26 Written by

L’Afrique pourrait profiter pleinement de l’IA si elle développait les infrastructures adéquates. Le Burkina Faso souhaite exploiter cette technologie pour impulser son développement, notamment dans des secteurs clés comme la santé et l’éducation, avec une vision d’innovation durable et souveraine.

Le gouvernement burkinabè considère l’intelligence artificielle (IA) comme un levier stratégique pour accélérer le développement numérique et économique national. Le mardi 11 mars, Aminata Zerbo/Sabane, ministre de la Transition numérique, des Postes et des Communications électroniques, a présenté à l’Assemblée législative de Transition (ALT) les progrès réalisés et les actions en cours pour faire de l’IA un pilier du développement technologique.

« Nous travaillons à tirer le maximum de bénéfices de l'IA tout en minimisant les risques. Notre vision est claire : faire du Burkina Faso un hub d'innovation souveraine en IA, développer des solutions adaptées à nos réalités et former une génération de spécialistes capables de rivaliser à l’échelle sous-régionale. Le pays possède les atouts nécessaires pour devenir une référence en matière d’IA dans la sous-région », a déclaré la ministre.

Dans cette optique, plusieurs initiatives concrètes ont été mises en place. Le gouvernement a créé le Secrétariat permanent de l’innovation et de la veille sur les technologies émergentes du numérique (SPIVTEN), un organe chargé d’encadrer et de réguler le développement de l'IA au Burkina Faso. En matière d’infrastructures, le pays a déployé le backbone national et un G-Cloud, assurant l’hébergement sécurisé des données et le calcul haute performance pour les applications d'IA.

Le Burkina Faso mise également sur des solutions numériques intégrant l’IA pour moderniser ses services publics. La plateforme DJAM et des chatbots réglementaires ont été lancés afin d’améliorer l’accès aux services numériques et d’automatiser certaines tâches administratives. Un plan d’action spécifique à l’IA est en cours d’élaboration et sera intégré à la stratégie nationale du numérique, afin de structurer l’essor de cette technologie dans le pays.

Le gouvernement prévoit aussi un volet majeur dédié à la formation et au renforcement des capacités. Grâce au Projet d'Accélération de la Transformation Digitale (PACDIGITAL), un financement important a été mobilisé pour mettre en place des pôles d'excellence en IA et octroyer des bourses d'études pour former une nouvelle génération de spécialistes. Une opération spéciale de recrutement de 100 ingénieurs sera lancée dans les semaines à venir pour une formation intensive en IA et cybersécurité, un élément clé pour développer une expertise locale et renforcer la souveraineté numérique du pays.

D’après une étude de PwC, l’IA pourrait générer 1200 milliards de dollars pour l’Afrique d’ici 2030, augmentant de 5,6 % son PIB en améliorant la productivité dans des secteurs clés comme l’agriculture, la santé, la finance et l’éducation. Pour le Burkina Faso, ces avancées visent à positionner le pays comme un acteur majeur de l’IA en Afrique de l’Ouest, en développant des solutions locales adaptées aux réalités du continent et en stimulant un écosystème numérique compétitif.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On mercredi, 12 mars 2025 10:12 Written by

Les coopérations Nord-Sud jouent un rôle clé dans le développement de l’innovation en Afrique. Ces coopérations favorisent le transfert de technologies, le financement et l’accompagnement des entrepreneurs, stimulant ainsi l’émergence de start-up locales et renforçant la compétitivité du continent.

Le Sénégal et la France souhaitent approfondir leur coopération dans le numérique. À cet effet, le ministre délégué français à la Francophonie et aux Partenariats internationaux, Thani Mohamed-Soilihi, a réalisé une visite officielle le lundi 10 mars à la Délégation générale à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes (DER/FJ) au Sénégal. Cette rencontre visait à faire le point sur les initiatives en cours et à explorer de nouvelles opportunités de collaboration dans le numérique et l’innovation. L’objectif affiché est de renforcer le soutien aux jeunes entrepreneurs sénégalais et d’accélérer le développement des start-up évoluant dans les secteurs technologiques.

 

« Nous sommes au Sénégal pour nourrir le partenariat entre la France et le Sénégal. Un partenariat gagnant-gagnant et je suis très fier de voir ici que l’Agence française de développement (AFD) et d’autres opérateurs, notamment la Banque africaine de développement (BAD), contribuent à promouvoir ces projets si importants et novateurs pour la jeunesse sénégalaise. La France tient à avoir ce nouvel agenda de partenariat respectueux de nos liens historiques », a déclaré Thani Mohamed-Soilihi.

Par ailleurs, cette visite s’inscrit dans un contexte de coopération renforcée entre la France et le Sénégal en faveur de l’innovation et de l’entrepreneuriat. À travers des initiatives comme Choose Africa 2, la France soutient activement les jeunes entrepreneurs africains. La DER/FJ, en partenariat avec l’AFD et d’autres acteurs, a déjà permis la création de 74 000 emplois et accompagné 10 000 initiatives entrepreneuriales, dont 40 start-up en collaboration avec HEC Paris. Ces initiatives sont illustrées par des projets comme le Game Hub Sénégal et l’Anim’Lab, qui fournissent aux jeunes talents des opportunités de formation et d’expérimentation en création numérique.

Au-delà de ces initiatives, cette visite pourrait également marquer une avancée décisive avec la possible signature de la deuxième phase du Programme d’appui à la valorisation de l’innovation (PAVI 2) par l’AFD, qui vise à renforcer les capacités des jeunes entrepreneurs en leur offrant un meilleur accès au financement et à l’accompagnement technique.

Plus largement, ces futurs partenariats viendront accompagner le Sénégal dans l’atteinte des objectifs fixés par le New Deal Technologique, la nouvelle stratégie nationale de transformation numérique. Ce programme ambitieux prévoit, d’ici 2034, la labellisation de 500 start-up technologiques et la création de 150 000 emplois directs. Un axe stratégique qui fait de l’innovation un levier central de croissance et de compétitivité pour l’économie sénégalaise.

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Posted On mardi, 11 mars 2025 09:32 Written by
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