Tech

Tech (959)

Le pays veut miser sur la coopération internationale pour atteindre ses objectifs en ce qui concerne la technologie spatiale. Il avait déjà signé en juin un accord avec YahClick, filiale du groupe émirati Yahsat spécialisée dans la fourniture de solutions de connectivité Internet par satellite.

Le Nigeria envisage des opportunités de partenariat avec la France dans le domaine de la technologie spatiale. Cette ambition a été au cœur de discussions tenues le mercredi 11 décembre entre Jane Egerton-Idehen (photo, au centre), directrice générale de la société publique de communications par satellite NigComSat, et Marc Fonbaustier (photo, à gauche), ambassadeur de France au Nigeria. Le pays aspire particulièrement à tirer parti de l’expertise française pour progresser dans la réalisation de ses objectifs en matière de satellites.

 

En effet, le Nigeria ambitionne notamment de se doter de deux nouveaux satellites télécoms d’ici 2025 afin de remplacer le NigComSat 1-R qui arrivera au terme de sa durée de vie de 15 ans en 2026. En octobre dernier, le président Bola Tinubu a approuvé la mise en place de quatre nouveaux satellites de télédétection pour renforcer les capacités du pays.

« […] Le partage d’expertise nous permet d’apprendre des leaders mondiaux, ce qui à son tour accélère l’innovation. Cela compte aussi parce que cela stimule l’économie. La technologie satellitaire a le potentiel massif de transformer des industries comme l’agriculture, l’éducation et la santé. Et enfin, cela compte à cause de son impact global. Les avancées dans la technologie spatiale améliorent la connectivité et la durabilité pour tous », a déclaré Jane Egerton-Idehen, dans un communiqué publié sur sa page Facebook le jeudi 12 décembre.

Le Nigeria est particulièrement intéressé par des entreprises leaders dans l’industrie spatiale comme le groupe Eutelsat et Thales. Ce dernier, à travers Thales Alenia Space, a déjà collaboré avec plusieurs pays africains, dont l’Égypte pour qui il a construit le satellite NileSat-301 qui a été mis en orbite en juin 2022. Il a signé en octobre un protocole d’accord avec la société marocaine Panafsat pour le développement d’un système marocain de communications par satellite. La République démocratique du Congo (RDC) s’est également rapprochée de lui et de son partenaire Monacosat pour un projet d’Internet par satellite.

Si la France dispose de l’expertise nécessaire pour aider le Nigeria à atteindre ses objectifs, il est important de rappeler que la rencontre entre Mme Egerton-Idehen et M. Fonbaustier a été principalement décrite comme « une courtoisie formelle ». Aucun accord officiel n’a pour l’instant été conclu entre les deux parties, ni même annoncé. Il faudra donc attendre des développements ultérieurs avant de s’avancer sur les perspectives de la collaboration.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

Lire aussi:

03/06/2023 - Nigeria : l’opérateur public de satellite NigComSat s’associe à YahClick pour améliorer la portée de ses services

20/09/2021 - Le Nigeria veut acquérir deux nouveaux satellites d'ici 2025 pour remplacer le NigComSat 1-R

Posted On lundi, 16 décembre 2024 07:04 Written by

Le pays poursuit son évolution vers la modernisation en introduisant des solutions numériques dans ses processus administratifs. Ce développement témoigne de la volonté des autorités de faciliter les démarches et d’optimiser l’accès aux services publics.

Le ministre tchadien des Finances, du Budget, de l’Économie et du Plan, Tahir Hamid Nguilin (photo), a procédé, le mercredi 11 décembre, au lancement officiel de la plateforme électronique de délivrance du visa électronique (e-Visa) au Tchad. Ce système vise à simplifier et à accélérer les démarches des voyageurs étrangers souhaitant se rendre au Tchad.

 

« Le Tchad est le 26e pays au monde à mettre en place le visa électronique, et nous devons nous en féliciter. Cela témoigne de l’engagement du maréchal Mahamat Idriss Déby Itno [président de la République] pour la digitalisation de nos services publics, une réalité désormais concrète et soutenue par le gouvernement », a déclaré Tahir Hamid Nguilin.

La plateforme « eVisa.td », déjà accessible, permet aux voyageurs de soumettre leur demande de visa, de payer les frais nécessaires et de recevoir leur visa par voie électronique. Le prix de l’e-visa pour un séjour de courte durée à entrées multiples et valable 90 jours est de 100 euros. Il est recommandé de faire la demande au moins sept jours avant la date d’entrée au Tchad.

L’initiative s’inscrit dans une dynamique de modernisation des services publics et de transformation numérique du Tchad. Elle intervient quelques jours seulement après le lancement du Projet d’appui à la transformation numérique (PATN) du Tchad financé par la Banque mondiale à hauteur de 76,45 milliards FCFA (environ 123,2 millions $). Le projet vise entre autres à réduire la fracture numérique, améliorer la connectivité et faciliter l’accès aux services publics numériques.

La mise en place du visa électronique au Tchad représente ainsi un progrès majeur pour la gestion des flux entrants et sortants sur le territoire. En centralisant les données et en utilisant des paiements électroniques, cette initiative permet non seulement de renforcer la sécurité et la transparence, mais aussi de simplifier l’accès aux services administratifs, réduisant ainsi les contraintes géographiques et les longues attentes dans les ambassades.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

Lire aussi:

Le Tchad veut améliorer les services télécoms et réduire les coûts 

Posted On vendredi, 13 décembre 2024 14:55 Written by

La transformation numérique de l’éducation s’impose comme une priorité pour répondre aux défis d’inclusion et de qualité dans l’enseignement. En Afrique, des initiatives innovantes permettent de réinventer les méthodes pédagogiques en intégrant des outils technologiques adaptés aux besoins locaux.

Le projet Imaginecole, lancé par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) en réponse aux défis éducatifs posés par la pandémie de Covid-19, entre dans une nouvelle phase. Il sera désormais placé sous la responsabilité de l’État sénégalais et des acteurs locaux de l’enseignement, qui devront l’adapter aux spécificités du pays. Ce transfert, précédé d’un double atelier organisé à Dakar du lundi 9 au vendredi 13 décembre, symbolise la volonté de renforcer les capacités locales pour intégrer durablement les outils numériques dans l’enseignement.

« Nous arrivons à une étape où nous allons confier le projet au Sénégal. Nous avons développé de nombreuses formations sur le numérique, l’éducation et même l’utilisation de l’intelligence artificielle en classe. Il est temps que les autorités nationales prennent le relais pour poursuivre cette dynamique », a déclaré Idalina Ndiaye Rodriguez, coordonnatrice régionale de l’initiative Imaginecole pour l’UNESCO.

Conçue pour garantir la continuité pédagogique durant les crises, Imaginecole est une plateforme régionale accessible dans 11 pays d’Afrique francophone. Elle met à disposition des enseignants et des élèves des ressources numériques variées, allant des bandes dessinées éducatives aux outils d’intelligence artificielle. Ce projet s’inscrit dans un contexte où le Sénégal intensifie ses efforts pour bâtir une éducation inclusive et efficace. À cet égard, le pays a récemment obtenu un financement de 70 millions d’euros de la Development Bank of Southern Africa (DBSA) pour soutenir la transformation numérique de son système éducatif.

Le transfert d’Imaginecole promet de moderniser l’enseignement au Sénégal, en rendant les apprentissages plus interactifs et accessibles. Cette initiative pourrait également renforcer la motivation des élèves, réduire les inégalités éducatives et positionner le Sénégal comme un acteur clé de la transformation numérique en Afrique francophone.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

Lire aussi:

Grâce à l’IA, Gabi Immelman encourage l’apprentissage autonome chez les élèves

Posted On vendredi, 13 décembre 2024 08:39 Written by

La numérisation des institutions culturelles est devenue un enjeu majeur pour de nombreux pays souhaitant préserver leur patrimoine tout en facilitant l’accès à la connaissance. Dans ce contexte, la collaboration internationale joue un rôle crucial pour soutenir ces initiatives de modernisation.

La République démocratique du Congo (RDC) sollicite l’assistance de la France pour la modernisation et la numérisation de sa Bibliothèque nationale. Ce projet ambitieux a été présenté par le député national Léonard She Okitundu lors de la visite de l’ambassadeur de France en RDC, Remy Maréchaux, à cette institution emblématique, le lundi 9 décembre.

« Doter la République démocratique du Congo, premier pays francophone, d’une bibliothèque nationale moderne revêt une importance cruciale pour la promotion et la préservation de la langue française dans le cadre de la diversité linguistique mondiale », a déclaré Léonard She Okitundu. Il a également souligné l’urgence de numériser cette institution pour répondre aux exigences actuelles, rappelant que le président Emmanuel Macron s’était déjà montré réceptif à cette initiative.

Ce plaidoyer s’inscrit dans le cadre de la transformation numérique que la RDC mène à travers son Plan National du Numérique « Horizon 2025 ». La Bibliothèque nationale, créée en 1989 et véritable patrimoine du pays, se trouve confrontée à des défis majeurs liés à son état de dégradation, alors qu’elle conserve plus de 120 000 ouvrages et 700 000 photographies historiques en noir et blanc. Sans un processus de numérisation rapide, ces ressources précieuses risquent de se détériorer irrémédiablement ou d’être perdues en cas de catastrophe, telle qu’un incendie, mettant en péril des décennies d’efforts de conservation et d’enrichissement culturel.

Si les discussions sur un financement, évoquées par Remy Maréchaux, aboutissent, la numérisation de la Bibliothèque nationale apporterait plusieurs avantages notables. Elle permettrait non seulement de préserver les documents historiques face à l’usure du temps, mais aussi d’améliorer leur accessibilité en les rendant disponibles sur des plateformes numériques, facilitant ainsi leur consultation par un public plus large et diversifié. De plus, cette numérisation contribuerait à renforcer la diffusion du savoir et de la culture congolais à l’échelle mondiale.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

Lire aussi:

Patrimoine immatériel : Diomaye Faye voit le numérique comme un atout pour le Sénégal

Posted On jeudi, 12 décembre 2024 11:47 Written by

Malgré l’intérêt de nombreux pays africains pour l’e-gouvernement, financer ce type de projet sur fonds propres demeure un défi. Multiplier les sources de financement au niveau continental pourrait s’avérer une approche judicieuse.

Depuis Lomé, la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et la banque de développement allemande KfW ont récemment procédé au lancement officiel du Fonds de transformation digitale (FTD), destiné à la sous-région de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Ce lancement fait suite à plusieurs années de préparation, le projet étant en gestation depuis 2020. Pour l’occasion, l’initiative a été présentée par Moustapha Ben Barka, vice-président de la BOAD.

Un levier pour la modernisation numérique

Conçu comme un outil financier et stratégique, le FTD vise à soutenir les projets de digitalisation dans les huit pays membres de l’UEMOA. Ce fonds cible exclusivement la transformation numérique des administrations publiques, incluant la modernisation des infrastructures technologiques, le développement de systèmes d’information et l’implémentation de solutions numériques innovantes. Ses ressources, modulables et flexibles, seront adaptées aux priorités spécifiques de chaque pays concerné.

« Le FTD incarne notre ambition collective de bâtir des administrations modernes, capables de répondre efficacement aux besoins de nos populations dans un monde en constante évolution », a déclaré Moustapha Ben Barka lors du lancement.

Au Togo, ce fonds s’annonce dans un contexte où le pays ambitionne de renforcer sa digitalisation et de moderniser ses services publics. Ces dernières années, le ministère chargé de la digitalisation, avec l’appui opérationnel de l’Agence Togo Digital, a initié plusieurs réformes majeures dans le domaine des services publics, incluant la numérisation de nombreux services administratifs. L’objectif affiché est ambitieux : atteindre 75 % de services publics digitalisés d’ici à 2025.

Ayi Renaud Dossavi

Lire aussi:

Togo : YULCOM Technologies retenue par le Fonds mondial pour numériser 5 hôpitaux

« L’avenir de l’Afrique dépend du numérique » (Lacina Koné)

GIM-UEMOA et Backbase s’allient pour lancer l’application GIMpay visant à favoriser l'innovation financière dans l’UEMOA

Posted On jeudi, 12 décembre 2024 09:06 Written by

Djibouti s’engage résolument dans l’ère numérique pour moderniser ses services publics et renforcer son développement durable. En établissant des partenariats stratégiques avec des acteurs mondiaux, le pays entend devenir un modèle de transformation digitale en Afrique de l’Est.

Le ministère djiboutien de l’Économie numérique et de l’Innovation (MDENI) a annoncé, le mardi 10 décembre, la signature d’un protocole d’accord avec la Fondation eGov, une organisation indienne spécialisée dans les solutions open-source pour les services publics. Ce partenariat vise à catalyser la transformation numérique de Djibouti à travers l’utilisation de la plateforme DIGIT, développée par eGov, afin d’améliorer la prestation des services publics, d’encourager l’innovation et de soutenir l’agenda numérique national.

« Ce partenariat représente une étape cruciale dans la réalisation de notre vision d’un Djibouti numériquement autonome. La mise en œuvre de solutions telles que le système de permis de construire va non seulement transformer les services publics, mais aussi positionner Djibouti comme un leader dans l’utilisation de la technologie pour stimuler la croissance urbaine durable », a déclaré Mariam Hamadou Ali (photo, à gauche), ministre de l’Économie numérique et de l’Innovation.

Créée en Inde, la Fondation eGov est un acteur mondial reconnu pour ses solutions numériques open-source destinées à améliorer la gouvernance et l’expérience des citoyens. Ce partenariat s’inscrit dans son engagement à fournir des biens publics numériques et à accompagner les pays en développement dans leur transformation numérique d’ici 2030. Pour Djibouti, il s’inscrit dans le cadre de la feuille de route « Djibouti Smart Nation », élaborée pour préparer la stratégie nationale de souveraineté numérique.

Dans le cadre de cette collaboration, plusieurs projets seront déployés, notamment la phase pilote d’un système de permis de construire pour rationaliser les processus administratifs et améliorer la transparence. La plateforme DIGIT sera également utilisée pour moderniser d’autres secteurs clés tels que la santé, l’assainissement, les finances publiques et la gouvernance locale. En outre, un programme de renforcement des capacités sera mis en place avec en projet un transfert de connaissances aux équipes locales pour une gestion autonome des outils numériques.

Ce partenariat marque une avancée majeure dans les efforts de modernisation des services publics à Djibouti. Bien que le pays se classe actuellement au 174e rang mondial selon l’indice de développement de l’e-gouvernement (EGDI) 2024, avec un score de 0,2911 sur 1, en dessous des moyennes régionale (0,3903) et mondiale (0,6382), cette collaboration témoigne de la volonté du gouvernement djiboutien de relever ces défis.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

Lire aussi:

Djibouti adopte une stratégie nationale de cybersécurité pour 2024-2030

Posted On mercredi, 11 décembre 2024 10:28 Written by

L’IA révolutionne les modèles économiques et sociaux à travers le monde, offrant des solutions innovantes aux défis complexes. En Afrique, elle suscite de grands espoirs pour accélérer le développement durable, réduire les inégalités et stimuler l’innovation locale.

Le gouvernement congolais voit dans l’intelligence artificielle (IA) un levier stratégique pour accélérer son développement numérique et économique. Lors de la 3ᵉ édition de la Conférence africaine des start-up, tenue à Alger du jeudi 5 au samedi 7 décembre, Léon-Juste Ibombo (photo), ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie Numérique du Congo, a exposé la vision du pays en matière d’IA, axée sur l’innovation et la collaboration régionale et internationale.

Parmi les priorités majeures identifiées, l’amélioration de la recherche en IA occupe une place centrale. Pour répondre à ce défi, le Congo a lancé, en partenariat avec la Commission Économique pour l’Afrique (CEA), le Centre Africain de Recherche en Intelligence Artificielle (CARIA). Situé à Brazzaville, ce centre se veut un catalyseur pour l’innovation et la coopération sud-sud dans des domaines tels que la vision par ordinateur, la robotique ou encore le calcul génétique.

Léon-Juste Ibombo a également mis en avant les initiatives du Congo pour orienter l’utilisation de l’IA vers le développement économique et social. Depuis près de sept ans, le pays récompense l’innovation numérique à travers le Prix Sassou-Nguesso, une initiative complétée par le programme Seeds for the Future, en collaboration avec Huawei, afin de promouvoir les start-up locales. En 2022, une loi spécifique sur la labellisation des start-up a été promulguée pour encourager leur croissance et attirer des investissements dans ce secteur stratégique.

Le Congo entend également jouer un rôle clé dans la formation et le développement des compétences locales en collaborant avec le Cameroun pour créer une université Inter-État sur le numérique. Ce projet stratégique vise à établir un lien solide entre les universités et les industries afin de promouvoir l’innovation et de soutenir les jeunes talents dans des domaines tels que l’IA et la robotique.

Outre la recherche et la formation, le pays ambitionne d’explorer le potentiel transformateur de l’IA dans des secteurs critiques tels que la santé, l’agriculture, les transports et la finance.

Tous ces projets s’inscrivent dans une dynamique continentale, où l’IA est perçue comme une technologie capable de répondre à des défis sociaux et économiques majeurs. Pour le continent, tirer parti de cette technologie constitue une occasion de combler le fossé numérique, de moderniser les économies et de renforcer les capacités locales. À en croire Olumide Balogun, directeur de Google pour l’Afrique de l’Ouest, l’intelligence artificielle pourrait contribuer à hauteur de 1500 milliards de dollars au produit intérieur brut de l’Afrique d’ici 2030.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

Posted On mardi, 10 décembre 2024 12:45 Written by

Les TIC offrent un potentiel important pour stimuler la créativité et l’apprentissage dès le jeune âge. Pourtant, en Afrique, leur adoption dans l’éducation reste limitée, freinée par un manque de préparation et d’infrastructures adaptées.

SCHOOLAP, une plateforme numérique dédiée à l’éducation à distance, a annoncé, le vendredi 6 décembre, la signature d’un partenariat stratégique avec l’Union Nationale des Établissements Privés d’Enseignement Laïc (UNEPEL) au Burkina Faso. Ce projet ambitieux vise à moderniser plus de 1400 écoles privées laïques à travers le pays grâce à des solutions technologiques adaptées.

« Quelques écoles pilotes à Ouagadougou sont en cours d’activation avec la collecte des données, la formation des acteurs et la dotation de tablettes éducatives. Les premiers retours sont très positifs, notamment sur les outils dédiés aux directeurs d’école », précise SCHOOLAP dans un communiqué.

Ce projet s’inscrit dans un contexte continental marqué par une ambition renouvelée pour l’éducation. L’Union africaine a désigné 2024 comme « Année de l’éducation », incitant les pays à renforcer leurs efforts pour garantir une éducation inclusive et de qualité. Dans cette dynamique, la Stratégie d’éducation numérique de l’Union africaine (2023-2028) prévoit notamment le développement d’infrastructures numériques dans les écoles, avec pour objectif qu’au moins 50 % des établissements disposent d’une connectivité à haut débit d’ici 2027 et qu’un tiers des étudiants et tous les enseignants aient accès à des appareils numériques d’ici 2030.

Ce partenariat entre SCHOOLAP et l’UNEPEL marque une avancée importante pour le Burkina Faso, où les infrastructures éducatives numériques restent encore insuffisantes. En modernisant la gestion des écoles et en fournissant des outils pédagogiques adaptés, cette initiative contribue non seulement à améliorer l’enseignement, mais aussi à inscrire le pays dans une dynamique continentale tournée vers l’avenir de l’éducation en Afrique.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

Lire aussi:

10 actions pour un écosystème EdTech fort en Afrique (Fondation Mastercard)

Posted On mardi, 10 décembre 2024 08:24 Written by

L’IA représente une opportunité majeure pour accélérer le développement technologique et économique en Afrique. Face à ses immenses potentialités, les pays du continent cherchent à unir leurs efforts pour définir des stratégies communes et maximiser son impact.

Les ministres africains du Numérique souhaitent mettre en place des politiques unifiées sur l’intelligence artificielle (IA) à l’échelle du continent. Cet appel a été formulé dans la « Déclaration ministérielle d’Alger sur le développement des start-up et de l’IA », adoptée lors de la 3e édition de la Conférence africaine des start-up, qui s’est tenue du jeudi 5 au samedi 7 décembre à Alger. Les 45 ministres ont souligné l’importance de renforcer la coopération entre les pays africains dans ce domaine en définissant un cadre réglementaire commun, adapté aux enjeux du développement numérique.

L’objectif de ces politiques est de créer un écosystème propice à l’innovation et au développement technologique en Afrique. Un cadre commun permettrait d’harmoniser les réglementations, de favoriser le partage des connaissances et de mobiliser des ressources pour des projets d’envergure. Il ouvrirait également la voie à des investissements stratégiques dans les infrastructures numériques, tout en créant des opportunités pour les start-up africaines sur les marchés régionaux et internationaux.

Toutefois, ces ambitions nécessitent de relever plusieurs défis, notamment le déficit en compétences spécialisées dans l’IA, les inégalités d’accès à la technologie entre zones rurales et urbaines, et l’insuffisance des infrastructures comme les centres de données et les réseaux à haut débit. En réponse, les ministres appellent à intensifier la formation, à multiplier les partenariats publics-privés et à garantir un accès équitable aux technologies sur tout le continent.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, qui promeut l’innovation et la transition numérique comme moteurs de développement socio-économique. L’IA se présente comme une innovation majeure qui pourrait contribuer à hauteur de 1200 milliards de dollars au PIB de l’Afrique d’ici 2030, selon le rapport « Africa Development Insights » du Programme des Nations unies pour le développement.

Une telle politique unifiée pourrait ainsi transformer le paysage numérique africain. Elle permettrait de créer un écosystème numérique intégré, de favoriser la coopération interafricaine, d’établir des partenariats stratégiques entre universités, centres de recherche et entreprises, et de positionner l’Afrique comme un acteur clé de l’intelligence artificielle à l’échelle mondiale.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

Lire aussi:

AWS compte investir 1,7 milliard $ pour stimuler le cloud et l'IA en Afrique

Posted On lundi, 09 décembre 2024 07:58 Written by

La Somalie s’engage activement dans le développement de ses infrastructures numériques pour répondre aux besoins croissants du marché. L’extension des centres de données verts devient ainsi une priorité pour soutenir l’économie numérique locale et mondiale.

Hormuud Telecom, l’un des principaux opérateurs de télécommunications en Somalie, a annoncé son intention de construire davantage de centres de données verts pour répondre aux besoins croissants de l’économie locale et mondiale en solutions d’intelligence artificielle (IA). Cette annonce, faite par le directeur général Ahmed Mohamud Yusuf (photo), marque une nouvelle étape dans l’engagement de l’entreprise envers des infrastructures numériques durables.

« La Somalie est l’un des pays les plus ensoleillés au monde, et nombre de nos centres de données fonctionnent déjà à l’énergie solaire pendant la journée. Nous opérons dans un environnement complexe avec des défis liés à la sécurité et aux infrastructures, mais notre pays regorge d’opportunités », a précisé Ahmed Mohamud Yusuf.

Cette ambition s’inscrit dans un contexte où la demande pour des solutions numériques durables et fiables ne cesse d’augmenter, tant au niveau local que mondial. Hormuud dispose actuellement de 11 centres de données avec une capacité combinée de 10 mégawattheures, dont jusqu’à 95 % de l’énergie provient de l’énergie solaire. La capacité des nouvelles installations sera ajustée en fonction de la demande, reflétant une approche flexible et durable.

En Afrique, les centres de données verts revêtent une importance capitale dans une région où les coupures d’électricité sont fréquentes et où les infrastructures énergétiques sont limitées. En misant sur l’énergie solaire, Hormuud offre non seulement une solution écologique mais également une résilience accrue face aux interruptions d’alimentation électrique, garantissant ainsi une continuité des services numériques essentiels pour le développement économique et social.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

Posted On vendredi, 06 décembre 2024 17:00 Written by
Page 9 sur 69

Please publish modules in offcanvas position.