Alors que les pays africains prennent progressivement le chemin de la quatrième révolution industrielle, le recours aux solutions numériques doit être au cœur de la stratégie des entreprises. Les capacités digitales s’avèrent en effet nécessaires pour favoriser et pérenniser leurs activités.
ZTE Corporation, l'un des principaux fournisseurs mondiaux de solutions de technologies de l'information et de la communication (TIC), et BCX, un intégrateur de systèmes et partenaire de transformation numérique basé en Afrique du Sud, ont signé un accord de coopération stratégique lors du Mobile World Congress 2023 (MWC 2023) à Barcelone.
Le communiqué publié à cet effet par ZTE le jeudi 30 mars, renseigne que ledit accord vise à promouvoir le déploiement de solutions numériques pour diverses industries en Afrique du Sud.
« BCX plonge profondément en Afrique et au Moyen-Orient, et a fait de grandes réalisations dans la numérisation régionale. La coopération stratégique entre ZTE et BCX peut apporter des avantages complémentaires. ZTE et BCX apporteront plus de changements et d'opportunités de marché dans l'expansion de l'industrie et aideront à accélérer le processus de numérisation régionale », a déclaré Zhang Wanchun, SVP (Senior Vice President) et directeur général de la division Wireless Product Operation chez ZTE.
En Afrique du Sud, saisir les opportunités du numérique s’impose depuis des années comme une nécessité afin d’appréhender au mieux les nouveaux modes de consommation et développer l’activité des entreprises. Selon un rapport de McKinsey & Company, sur l'avenir du travail en Afrique du Sud, la numérisation et l'automatisation pourraient entraîner un gain net pouvant atteindre 1,2 million d'emplois en Afrique du Sud d'ici 2030.
En s’associant, BCX et ZTE ambitionnent coopérer pour développer davantage l'infrastructure numérique en Afrique du Sud, notamment les serveurs, le stockage, la 5G privée, l'infrastructure des centres de données et les clouds privés. Avec la signature de cet accord, BCX devient ainsi un partenaire de distribution officiel de ZTE sur le marché sud-africain des réseaux d'entreprise.
Samira Njoya
Lire aussi :
Afrique du Sud : Snapplify crée une place de marché pour les documents éducatifs numériques
En 2020, la pandémie a mis en évidence des problèmes dans la chaîne d'approvisionnement alimentaire en Afrique. Elle a alors suscité un fort intérêt des investisseurs dans la technologie en tant que solution potentielle pour satisfaire un consommateur de plus en plus numérisé.
L’écosystème des jeunes entreprises innovantes qui emploient les nouvelles technologies dans le secteur de l’agriculture et de l’alimentation (agrifoodtech) a gagné en valeur en Afrique en 2022. Il a attiré 640 millions $ d’investissement, en croissance de 22 % par rapport à 2021 où le volume de fonds attiré était de 536 millions $ selon un rapport publié par le fonds de capital-risque AgFunder, en collaboration avec le fonds souverain singapourien Temasek.
Pour 2022, l’argent reçu, réparti en fonction de la spécialisation des start-up, est demeuré faible dans le segment de la mécanisation. En effet, les jeunes entreprises de robotique agricole, mécanisation et équipement qui intègre les tracteurs connectés, les drones, les machines agricoles automatiques n’ont attiré que 10 millions $. Soit 1,56 % de l’ensemble des investissements mobilisés par l’agrifoodtech en Afrique.
Investissement par catégories de start-up en 2022 ($)
Source : AgFunder
Pourtant, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la mécanisation de l’agriculture en Afrique est indispensable car elle allège les tâches fastidieuses, augmente la productivité agricole, améliore les revenus et contribue à la sécurité alimentaire. L’organisation déplorait en 2019 le fait que les petits exploitants utilisaient encore à 65 % leur propre force musculaire pour la préparation des sols, à 25 % des animaux et seulement à 10 % les engins à moteur.
En Asie du Sud, par comparaison, la force musculaire humaine était déjà tombée à 30 % pour les travaux de préparation des sols, contre 40 % pour les engins à moteur, alors qu’en Amérique latine et dans les Caraïbes les engins à moteur représentaient 50 %.
Investissement consacré à la mécanisation par région en 2022 ($)
Source : AgFunder
Selon AgFunder, quatre segments de l’agrifoodtech ont capturé le gros des financements du secteur en 2022. Les start-up spécialisées dans le commerce de détail et les technologies de la restauration (In-Store Retail & Restaurant Tech) ont par contre attiré 197 millions $. Les start-up spécialisées dans les technologies intermédiaires (Midstream Tech), qui opèrent notamment sur les segments de la sécurité alimentaire, la traçabilité, la logistique, le transport et la transformation ont mobilisé 170 millions $.
Les start-up proposant des places de marché et les solutions de financement ont attiré 131 millions $ alors que les start-up spécialisées dans les technologies de cloud computing qui produisent, entre autres, des cuisines fantômes et des robots de livraison autonomes ont levé 44 millions $. Des sommes largement plus importantes que celle mobilisée par les start-up qui proposent des outils d’amélioration de la production.
Muriel Edjo
Lire aussi :
En Ouganda, Emata soutient les agriculteurs locaux dans la transformation numérique de leurs fermes
Les investissements dans l'espace technologique africain ont récemment augmenté. Cependant, les start-up détenues par des fondatrices n'ont pu obtenir qu'une infime fraction de tous les fonds.
UK-Nigeria Tech Hub, une initiative du gouvernement britannique visant à soutenir la croissance de l'écosystème technologique nigérian, a annoncé le vendredi 24 mars sa collaboration avec Google for start-up Africa pour soutenir les femmes fondatrices d’entreprises technologiques au Nigeria.
Dans le cadre de cette collaboration, les deux entités attribueront 3 millions de dollars de crédits Google Cloud aux start-up détenues par des femmes. L’objectif est de subventionner les coûts liés à la technologie cloud pour les start-up, leur permettant ainsi de se concentrer sur l'innovation, l'acquisition de clients et la croissance.
The UK-Nigeria Tech Hub & Google for Startups, Africa is currently hosting a hybrid event for female founders.
— UK-Nigeria Tech Hub (@ukngtechhub) March 24, 2023
Join the ongoing conversation using this link:https://t.co/BFu6JZS7tD#DigitALL #InternationalWomensHistoryMonth #HerVentureJourney #UKNGTechHubxGoogleforStartups pic.twitter.com/OXdo8esd3m
« Ce partenariat témoigne de notre engagement à soutenir les femmes fondatrices et à les aider à atteindre leur plein potentiel. Des partenariats comme celui-ci sont l'un des meilleurs moyens pour les parties prenantes de s'unir afin de faire progresser l'écosystème technologique du Nigeria à un rythme accéléré », a déclaré Justina Oha, directrice nationale du UK-Nigeria Tech Hub.
Au Nigeria comme dans plusieurs pays d’Afrique, les investisseurs hésitent à financer des entreprises appartenant à des femmes. Dans un rapport, Maxime Bayen d'Africa : The Big Deal a révélé qu'en 2021, les femmes fondatrices n'avaient levé que 1,4 % (par rapport aux hommes fondateurs qui avaient reçu 87,5 %) du financement total qui est entré au Nigeria. Le reste, 11 %, a financé des équipes mixtes.
Le partenariat entre UK-Nigeria Tech Hub et Google for start-up Africa, comme plusieurs autres initiatives lancées au Nigeria ces dernières années, ambitionne de réduire ce fossé et renforcer les capacités des femmes entrepreneures dans le pays.
A en croire Folarin Aiyegbusi, responsable de l'écosystème des start-up de Google Afrique, « l'autonomisation des femmes fondatrices est essentielle à la construction d'une industrie technologique plus diversifiée et plus inclusive ».
Samira Njoya
Lire aussi :
Les jeunes pousses qui révolutionnent l’agriculture, l’énergie et la mobilité sur le continent attirent de plus en plus d’investisseurs. Mais les levées de fonds demeurent concentrées sur une poignée de pays.
Factor[e] Ventures, une équipe de bâtisseurs d’entreprises qui investit dans des start-up en phase de démarrage en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud-Est, a lancé Delta40, un studio de création de start-up spécialement axé sur l'Afrique.
Delta40 sera dédié à l'augmentation des revenus et à la lutte contre le changement climatique en Afrique par la création et l'investissement dans les entreprises technologiques.
« Une décennie d'investissements dans l'énergie, l'agriculture, la mobilité et les innovations dans le domaine de l'eau sur les marchés émergents a confirmé qu'il existe une grande opportunité, au stade de la création, de soutenir les fondateurs locaux et diversifiés lorsqu'ils connectent leurs technologies et leurs marchés », a déclaré Morgan DeFoort, cofondateur de Factor[e] Ventures.
Ainsi, Delta40 investira entre 100 000 et 600 000 dollars pour la création et l'accompagnement des start-up africaines spécialisées dans les domaines de l'énergie, l'agriculture et la mobilité. Ces secteurs qui représentent 8 % du financement total sur le continent selon le rapport 2022 Africa tech VC de Partech.
En lançant Delta40, Factor[e] Ventures veut faire grimper ces chiffres et pousser les investisseurs à financer encore plus de start-up desdits secteurs. Outre l'apport de capitaux, Delta40 agira également en tant que cofondateur, en proposant des tests produits, du courtage technologique et une commercialisation à un stade précoce, et en travaillant pour accélérer la création d'entreprises.
Delta40 a déjà obtenu des financements et le soutien de plusieurs institutions privées et publiques, dont la Fondation Autodesk, l'Alliance mondiale de l'énergie pour les peuples et la planète et le cabinet d'avocats Wilson Sonisi, spécialisé dans les technologies du climat. Le studio de création d'entreprises sera basé au Kenya, avec des opérations au Nigeria.
Samira Njoya
Lire aussi :
L'augmentation de la connectivité, l'essor du smartphone, la baisse des coûts des capteurs, le développement du cloud… offrent aux Africains l'opportunité de devenir de véritables acteurs du développement de l'Internet des objets. Le Nigeria ambitionne à cet effet d'investir dans le domaine.
E-Space, une société mondiale de communication par satellite, a annoncé le lundi 20 mars l’obtention des droits d'atterrissage au Nigeria pour sa constellation imminente de satellites en orbite terrestre basse (LEO).
Cet accord délivré par la Commission nigériane des communications donne le droit à E-Space de déployer son système satellitaire qui « fournira des services de communication et connectera des dispositifs de l'Internet des objets (IoT) dans tout le Nigeria, dans de nombreuses parties du pays parmi les plus difficiles à atteindre et en particulier dans les zones actuellement non desservies par les fournisseurs terrestres », lit-on dans le communiqué d'E-Space.
E-Space is proud to receive our landing rights in Nigeria — one of the most dynamic and forward-thinking markets for communications initiatives in Africa.
— E-Space, Inc. (@ESpace_Inc) March 20, 2023
#nigeria #iotsolutions #ict #ESpace #LEOSatellite #Satellitehttps://t.co/Inyr0YwrE2 pic.twitter.com/64BC6yVvNy
Le Nigeria fait partie des nombreuses nations qui exploitent l’Internet des objets pour répondre à une grande variété de défis nationaux, tout en mettant en œuvre des solutions pour développer leur économie. En 2018, le géant américain IBM et l’agritech Hello Tractor, présente au Nigeria et au Kenya, se sont associés pour développer une plateforme, basée notamment sur l’IA et la blockchain, au profit des agriculteurs africains. Le partenariat a permis d'installer des objets connectés dotés de capteurs dans les champs tout au long de l’année pour récolter et transmettre des données sur la pluviométrie, les prédateurs des plantes, l’usage des intrants, etc.
L’autorisation d’atterrissage délivré par de la Commission nigériane des communications ouvre une nouvelle ère dans le domaine préparant ainsi le terrain d’une future collaboration entre E-Space et le gouvernement, les entreprises et les communautés du pays pour construire l'écosystème et les applications nécessaires pour développer l'économie locale et créer de nouveaux emplois dans une gamme de domaines, y compris l'ingénierie, l'analyse de données.
Lire aussi :
Commentl’Afriques’appropriel’InternetdesObjetspourdéveloppersonsecteuragricole
Pour que les jeunes apportent une contribution productive à la société, ils doivent avoir les compétences et les possibilités leur permettant de concrétiser leur vision d'un avenir connecté. Pour cela, des moyens sont mis en œuvre pour leurs permettre de développer des compétences numériques.
La première dame de Madagascar, Mialy Rajoelina (photo, à gauche), a procédé le lundi 20 mars, à Antananarivo, au lancement officiel d’un espace d'incubation numérique fourni par le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) dans le but d'accompagner les jeunes porteurs d’idées et de projets innovants.
« Cet espace contribuera largement à garantir l'accès à l'apprentissage numérique, en particulier pour nos jeunes filles. L’éducation ne constitue pas seulement un droit humain fondamental. Elle est aussi le garant du développement durable de notre société et de notre pays », a déclaré Mme Rajoelina.
A Madagascar, les jeunes rencontrent encore d’énormes difficultés en ce qui concerne l'accès à Internet, le manque d'approvisionnement constant en électricité et le besoin d'outils TIC pour apprendre, développer et partager des solutions numériques.
Selon les données de l'Union internationale des télécommunications (UIT), en 2018, pour 100 habitants à Madagascar, seulement 0,12 disposait d'un abonnement Internet fixe, ce qui représente environ 33 600 personnes dans un pays de 28 millions d'habitants.
La nouvelle salle d’innovation permettra donc de répondre en partie aux difficultés infrastructurelles du pays en matière de TIC. Située dans les bureaux de l'UNFPA à Antananarivo, elle offre un accès gratuit à une gamme d'outils TIC et à d'autres formes de soutien. Une annexe à la salle d’innovation a été mise sur pied à Tuléar, dans la région d’Atsimo-Andrefana.
Selon le gouverneur Edally Tovondrainy de la région d’Atsimo-Andrefana, l'annexe permettra « d'aider les jeunes à mieux se construire et à initier des projets innovants pour le développement de la région, qui est la plus grande de Madagascar ».
Samira Njoya
Lire aussi :
Madagascar accueille les Assises de la Transformation Digitale en Afrique les 19 et 20 mai
La Poste djiboutienne entend se positionner comme un acteur majeur de la numérisation des services aux citoyens. Pour y parvenir, la société s’allie à des partenaires technologiques spécialisés dans le domaine.
La Poste de Djibouti, le service postal de la République de Djibouti, va connaître de profondes mutations numériques dans les prochains mois. La société publique s’est récemment associée à Software Group, une entreprise technologique internationale, pour l’accompagner dans son projet de réforme et de numérisation.
Une rencontre à cet effet s’est tenue le samedi 11 mars à Sofia en Bulgarie entre le directeur général la Poste de Djibouti, Bahnan Maidal Ali, accompagné de Samba Thiam, ambassadeur itinérant à Nouakchott, et le CEO de Software Group, Kalin Radev.
#solutionsdigitales #inclusionfinanciere #epargnepostale. Rencontre fructueuse entre le DG de la poste de 🇩🇯 accompagné de M. Samba Thiam avec le groupe Software pour finaliser le partenariat Fintech dans le cadre de notre politique gouvernementale d’inclusion financière. pic.twitter.com/HVWKuFK045
— La Poste de Djibouti ( Compte officiel ) (@lapost_djibouti) March 10, 2023
Dans le cadre de ce partenariat, Software Group développera entre autres des plateformes de gestion du courrier électronique, des systèmes de suivi de colis et des outils de paiement en ligne.
Il faut noter que la Poste de Djibouti a entamé depuis quelques années un projet de numérisation des services. La société a lancé plusieurs nouveaux services parmi lesquels le service E-Suuq permettant d'acheter sur Internet à travers de grandes plateformes d’achats tel qu’Amazon.
La société ambitionne désormais de favoriser l’inclusion financière via des solutions Fintech. L'objectif est d'améliorer la portée de la mission de service public de la Poste avec une première étape dans le court terme sur l’implémentation de l’épargne postale.
Il faut signaler également que la Poste djiboutienne occupe une place de choix en Afrique pour ses innovations et le travail qu’elle abat. Entre 2018 et 2019, la société postale a avancé de 59 places dans le classement mondial de PricewaterhouseCoopers, en termes de qualité de service apporté au public. Au 1er trimestre 2021, elle a connu une fois de plus un bond dans le classement mondial. A la 174e place en 2014, elle figure désormais parmi les 73 premiers.
Samira Njoya
Lire aussi :
Sénégal :le nouveau de La Poste fait de la numérisation une de ses grandes priorités
Habitué des grands rendez-vous mondiaux de la tech, Huawei Technologies a une fois encore pris part au Mobile World Congress (MWC). L'évènement 2023 s’est tenu du 27 février au 2 mars à Barcelone en Espagne. Durant cette rencontre internationale, le vice-président en charge des affaires publiques pour la branche Afrique du Nord, a échangé avec We Are Tech sur quelques-unes des grandes thématiques mises en avant par le groupe chinois.
Qu’est-ce qui justifie l’intérêt croissant que Huawei porte au Cloud en Afrique ?
Pour tout le monde, lorsqu’on parle d’infrastructure numérique, on voit tout d’abord la partie connectivité. Mais à l’ère dans laquelle nous vivons actuellement, la connectivité génère beaucoup de données. Et il faut avoir derrière cette connectivité les bonnes plateformes pour stocker et gérer toutes ces données. C’est dans ce sens-là que nous parlons de cloud et de datacenters.
Nous pensons que le cloud et les datacenters sont une partie intégrante de l’infrastructure numérique d’un pays. Ils sont indispensables pour gérer la transformation numérique qui s’opère actuellement à tous les niveaux au sein de nombreux pays. Il existe déjà plusieurs offres de cloud public dont fait évidemment partie Huawei, mais dans certains cas on doit parler de souveraineté numérique et le cloud souverain devient un sujet stratégique au plan national pour gérer des questions relatives aux services E-Gov, fintech et autres. Au regard de cette importance, nous essayons à Huawei de sensibiliser sur cette thématique, de former des personnes compétentes au niveau local parce que la souveraineté passe aussi par-là, et nous essayons d’aider les start-up à développer leurs activités dans le cloud afin de gagner une ouverture plus importante et une exposition internationale. Pour nous, le sujet du cloud est très important sur tous ces angles de vue et nous initions plusieurs actions pour accompagner le développement rapide des acteurs locaux dans ce sens.
Vous parliez tantôt de soutien aux start-up. Comment le cloud peut avoir un impact sur leur croissance ?
Le cloud permet en fait de centraliser tous les systèmes informatiques et permet à tout le monde d’y avoir accès de façon contrôlée, à tout moment et en tous lieux. Du coup, ça facilite et fluidifie les échanges entre les personnes, améliore l’efficacité au sein de l’entreprise. Le cloud favorise aussi une certaine optimisation des systèmes informatiques de l’entreprise. Dans l’ancien modèle, chaque personnel utilise son matériel informatique dans son coin et ce n’est pas forcément source d’efficacité, ni en matière de coût ni en matière de maintenance ou de performance. Du coup, l’utilisation du cloud améliore ces aspects là et permet un meilleur échange entre les acteurs puisque le cloud et les systèmes informatiques sont accessibles de partout et à tout moment, et il n’y a pas de problème de sécurité, de perte de données, de perte de matériel physique, etc. Les cloud sont généralement soumis à des standards extrêmement rigoureux.
Le Cloud pour une entreprise c’est aussi une exposition internationale. Par exemple, une start-up ivoirienne peut vendre ses services à Singapour sans avoir à se heurter à des contraintes géographiques. Elle peut accéder à ses systèmes partout dans le monde avec le cloud et proposer ses offres.
Concrètement, comment se matérialise l’accompagnement de Huawei dans l’appropriation du Cloud par les start-up d’Afrique ?
Nous avons lancé un programme de soutien aux start-up qui s’appelle Spark. Il est essentiellement axé sur les technologies du cloud. Ce programme vise en fait à sélectionner des start-up qui bénéficieront par la suite de plusieurs avantages suivant leur catégorie. Elles vont bénéficier de formations sur le cloud, l’intelligence artificielle, de logiciels et d’autres technologies. L’IA couplé maintenant au cloud développera davantage la puissance dans l’usage du cloud. Nous formerons aussi les start-up dans l’amélioration de leurs usages d’affaires, nous leur fourniront des subventions financières, nous leur donneront des accès gratuits sur le cloud public de Huawei, et enfin nous leur fournirons de la visibilité dans les évènements majeurs auxquels Huawei participe pour une mise en relation avec nos partenaires, nos clients, les investisseurs, etc., pour qu’elles grandissent.
Dans quels pays ce programme a déjà été lancé et quels sont les ambitions 2023 ?
Le programme a commencé à la fin de l’année dernière. Il a été lancé en première étape en Egypte, au Maroc et en Tunisie. Et cette année de nouveaux pays sont ciblés, notamment la Côte d’Ivoire, le Cameroun ou encore le Sénégal.
Comment le cloud est-il associé à la connectivité ?
Le cloud, pour en faire bon usage, il faut avoir une bonne connectivité. Si vous avez une puissance de calcul énorme sur le cloud et une grande capacité de stockage à laquelle vous accédez avec un faible débit, ça ne marchera pas. La connectivité sera un goulot d’étranglement dans ce cas. Il faut avoir une bonne connexion pour pouvoir profiter de la vraie puissance du cloud.
Aujourd’hui, la 5G prend de l’ampleur à travers le monde. Qu’est-ce que Huawei fait pour démontrer les enjeux stratégiques autour de cette technologie aux acteurs publics et privés qui demeurent assez attentistes sur le continent ?
Depuis un certain nombre d’années, nous essayons de sensibiliser les différents protagonistes de l’écosystème sur la vraie puissance de la 5G. Nous essayons surtout de préparer les scénarios d’usage. Nous avançons. La 5G arrivera cette année dans certains pays et l’année prochaine dans d’autres. Dans tous les cas elle arrive. Mais pour bénéficier de la vraie puissance de cette technologie, il faut préparer les cas d’usage qui la mettent en valeur. On trouvera des scénarios essentiellement Business-to-Business (B2B) qui impacteront avec plus de force l’économie numérique et l’économie en général. Nous préparons déjà ces cas d’usage avec les gouvernements, les régulateurs télécoms, les opérateurs télécoms, les start-up, etc.
Nous essayons de montrer la voie, les opportunités, ce qui est faisable dans le pays et aussi partager l’expérience, les meilleures pratiques d’autres pays ou régions.
Au regard de l’impact du numérique sur le secteur social, est-ce que l’Afrique est prête pour des scénarios d’usage de la 5G qui ne sont pas essentiellement B2B ?
Sur la 5G, il y a une multitude de scénarios qui ne sont pas forcément tous réussis d’un pays à un autre. Ça peut marcher dans d’autres mais pas dans les autres. Dans tous les cas, nous voyons des scénarios évidents dans plusieurs pays d’Afrique. En Afrique du Sud par exemple, dans les mines, la 5G a été adoptée pour améliorer la sécurité des travailleurs. Il n’est plus nécessaire que les conducteurs d’engins type excavateurs, camions et autres soient présents sur le site. Ils sont installés dans des salles et pilotent ces véhicules à distance grâce à la 5G. C’est un scénario réel qui peut être reproduit ailleurs. D’autres scénarios qui ont bien marché dans d’autres pays et dont on voit l’efficacité, c’est la numérisation des ports. Il y a plusieurs ports à travers le monde qui ont adopté la 5G. Elle a contribué à l’amélioration du travail et cela a eu un impact sur l’économie. Pour plusieurs ports africains, augmenter leur efficacité avec la 5G aura un impact bénéfique immédiat sur l’économie de leur pays.
Au niveau des consommateurs particuliers, est-ce que l’introduction de la 5G est pertinente actuellement en Afrique ?
Oui, c’est pertinent. Il y a des scénarios qui demandent une bande passante plus importante. Pendant la Covid-19 nous avons expérimenté l’éducation à distance. Aujourd’hui elle a évolué et l’éducation à distance nous permet désormais d’être plus présent dans les établissements d’apprentissage. La 5G peut également être très intéressante dans les scénarios de divertissement. Par exemple à Barcelone, nous avons montré que l’expérience client lors de la visualisation d’une rencontre sportive peut complètement changer parce que vous ne serez plus seulement limité à l’angle de vue de la caméra que le réalisateur va choisir mais vous pourrez bouger par vous-même l’image pour choisir l’angle de vue qui vous satisfait. Vous pourrez vous focaliser sur un individu en particulier, une partie précise du terrain grâce à des caméras ultra haute définition qui diffuseront l'événement à 360 degrés.
Même dans le gaming, une industrie qui gagne en valeur, la 5G aura un impact sur l’expérience client. Il y aura une possibilité d’immersion même dans le jeu. L’industrie commerciale en profitera aussi avec les centres commerciaux virtuels qu'on peut visiter depuis chez soi. Il y a une multitude de scénarios. Après chaque pays développera les scénarios qui correspondent à ses besoins, qui cadrent avec la culture locale et les prérequis locaux.
Le mobile joue un grand rôle dans l’accès à la connectivité en Afrique. Qu’est-ce qui explique qu’un smartphone 5G coûte plusieurs fois plus cher qu’un 4G ?
Le premier point c’est que les composants d’un téléphone 5G sont plus complexes en matière de performances que ceux d’un téléphone 4G. Il y a beaucoup plus de complexité mais pas que ça. Vous verrez également que les mêmes composants 5G vont perdre en valeur au cours des années. On ne va pas comparer les composants 4G et 5G mais uniquement les 5G entre eux au cours du temps et on constatera qu’il y aura un effet d’amortissement sur cette technologie. Ceux qui font de la recherche et développement investissent énormément d’argent pour arriver à des standards et à des brevets. Et ces coûts doivent être amortis et du coup il faudra un certain volume de composants produits pour que ces coûts-là soient amortis. C’est pour cela qu’avec l’augmentation du nombre d’abonnés 5G à travers le monde 1 milliard le coût du téléphone 5G est en train de baisser. Aujourd’hui on pourra parler de téléphone 5G de moins de 200 dollars, ce qui n’était pas le cas l’année dernière. L’effet d’amortissement déployé à grande échelle permet véritablement d’amortir les coûts de recherche investis les années précédentes. Ceci est valable pour toutes les organisations qui ont contribué à élaborer ces composants. Il faut retenir que les fabricants de composants ne sont pas les fabricants de téléphones.
En gardant à l’esprit que la connectivité et le cloud charrient une vaste quantité de données personnelles, commerciales, financières, etc., que fait Huawei pour garantir que les infrastructures qu’elle déploie ne sont pas à risque ?
La cybersécurité c’est la base de notre travail. Tous les services que nous offrons en matière de numérisation, de connectivité, etc. n’ont plus de sens si nous n’arrivons pas à les protéger. La confiance entre un utilisateur et le système qu’il utilise, si elle est rompue, il n'y a pas de développement. Huawei accorde un intérêt important à cette question et cela date de plus de vingt ans. Huawei a mis en place des mécanismes de gestion de la cybersécurité depuis de longues années. Les gens en parlent déjà un tout petit peu parce qu’il y a eu une augmentation de l’usage d’Internet mais nous sommes présents sur ce segment bien avant. Nous avons fourni des équipements dans plus de 176 pays et il y a plus de trois milliards de personnes qui transitent sur nos réseaux. Nous ne pouvons pas nous permettre d’avoir la moindre défaillance ou encore un souci de qualité de nos produits. Concrètement, nous opérons à travers divers aspects.
D’abord nos produits sont conçus « security by design ». Ça veut dire que la question de la protection de l'utilisateur du produit ou du service est intégrée dès sa conception. Actuellement chez Huawei nous sommes conformes à tous les standards internationaux en matière de cybersécurité. Nous avons des procédures extrêmement rigoureuses lors du déploiement et de la maintenance de réseaux, couplés à des examens mensuels. Ces processus nous permettent d’éviter tous types d'erreurs humaines. Nous avons également déployé plusieurs centres de transparence à travers le monde –- sept —, dans lesquels tous nos produits et solutions sont ouverts à tous nos partenaires qui peuvent tester leur intégrité, leur robustesse.
Propos recueillis par Muriel Edjo
Lire aussi :
« Nous croyons vraiment que le digital peut permettre à l’Afrique de croître plus rapidement »
Le gouvernement angolais veut faire de son futur aéroport l’un des meilleurs sur le continent. Pour cela, l’exécutif a confié sa numérisation à une entreprise internationale déjà expérimentée dans le domaine.
Indra, une entreprise espagnole spécialisée dans la fourniture de services numériques, équipera le nouvel aéroport de M'Banza Congo, en Angola, des systèmes terrestres et aériens nécessaires à son fonctionnement. L’entreprise a annoncé le mardi 14 mars l’obtention d’un contrat de 12,5 millions d'euros à cet effet.
We will equip the new M’Banza Congo airport in Angola with the ground and air systems required to operate it. @PTExpo #PTExpoConf #Airports #Aviation #Mobility https://t.co/ZFD7dq7Ihc pic.twitter.com/cbJ2UWlTld
— Indra (@IndraCompany) March 14, 2023
« Le nouvel aéroport rejoindra ceux de Luanda, Catumbela et Lubango qu'Indra a déjà équipés de ses solutions, rendant la mise en œuvre plus facile, plus rapide et plus efficace et créant un réseau hautement numérisé dans le pays », a expliqué Berta Barrero, directrice générale de l'activité Mobilité d'Indra.
Dans le cadre de ce nouveau contrat, Indra installera des systèmes opérationnels de communication, de sécurité et de tour de contrôle au sein de l’aéroport. Au cours de la première phase, l’entreprise déploiera ses systèmes AODB-InBase, RMS-InUse, FIDS-InFlight, qui ont été conçus pour recueillir des données sur les plans de vol, l'allocation des ressources dans l'aéroport, ainsi que pour fournir des informations aux passagers.
Indra déploiera également un système d'enregistrement et d'embarquement à l'aéroport et installera des réseaux de données, de téléphonie, Wi-Fi et tetra. Le contrat inclut également la mise en place de systèmes de surveillance vidéo en circuit fermé, un contrôle d'accès, des rayons X, une sécurité périmétrique, un système de sonorisation ainsi que des technologies de contrôle du stationnement.
Côté piste, Indra déploiera entre autres sa solution ManagAir, l'une des technologies de gestion de l'espace aérien les plus matures, les plus robustes, les plus efficaces et les plus souples qui existent et avec laquelle elle a modernisé des centres de contrôle sur cinq continents.
Il faut signaler que Indria n'intervient pas qu'en Angola sur le continent. L'entreprise a également mis en œuvre ses solutions dans des aéroports de pays tels que le Kenya, la Tunisie, le Ghana et le Mozambique, où ce type de projet visant à équiper les infrastructures aéroportuaires de toutes les technologies nécessaires est plus fréquent.
Samira Njoya
Lire aussi :
Guinée : l’aéroport international Ahmed Sékou Touré se dote d’une connexion Wifi haut débit
Alors que la transformation numérique se poursuit sur le continent, les pays africains se tournent vers la technologie spatiale pour accélérer la pénétration des services télécoms. En Angola, les premières retombées du satellite récemment mis en orbite sont déjà perceptibles.
AngoSat-2, le deuxième satellite de communication angolais, est désormais en service dans le pays. Le Bureau de gestion du programme spatial national (GGPEN) a récemment annoncé que les hôpitaux, les administrations, les écoles et les universités de sept régions d’Angola ont désormais accès à une connectivité Internet gratuite et aux outils nécessaires à la croissance socio-économique, grâce à AngoSat-2.
Selon le GGPEN, les villes qui bénéficient du nouveau satellite sont Uíge, Cuando Cubango, Huíla, Luanda, Cabinda, Moxico et Lunda-Sul.
Lancé le 12 octobre dernier, le satellite AngoSat-2 a été mis en service conformément aux objectifs de la stratégie spatiale nationale visant à combler le fossé numérique et l'exclusion dans le pays, en particulier pour les communautés éloignées et mal desservies.
Les services du satellite AngoSat-2 devraient couvrir l'ensemble du pays, du continent africain et une grande partie de l'Europe du Sud dans la bande C. Le satellite fournira également une couverture presque complète de l'Europe du Sud et de l'Afrique australe en bande Ku.
En outre, le satellite fournira à l'Angola les moyens de réduire la fracture numérique, en permettant à tous les Angolais d'accéder aux avantages des technologies de l'information et de la communication (TIC) sur un pied d'égalité.
Rappelons que AngoSat-2 a été construit par la société russe Reshetnev Information Satellite Systems Company (ISS-Reshetnev) et mis en orbite depuis le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan. L’engin vient en compensation du satellite AngoSat-1, d’une valeur de 327,6 millions USD, perdu dans l’espace peu de temps après son lancement en 2017.
Samira Njoya
Lire aussi :
L'Angola renforcera ses capacités Internet en lançant son satellite Angosat-2 le 12 octobre
En Afrique, le phénomène de disparition d’enfants ne recule pas malgré les mesures mises en place par les autorités. Avec les nouveaux systèmes nés de l’avènement des réseaux sociaux, des outils d'alerte enlèvement à grande échelle sont testés sur le continent.
La direction générale de la sûreté nationale (DGSN) au Maroc a procédé le mardi 7 mars à Kénitra au lancement officiel de « Tifli Moukhtafi » (Mon enfant a disparu), un mécanisme d’alerte et de recherche des enfants déclarés disparus dans des conditions suspectes.
Le système est mis sur pied par la DGSN en partenariat avec la société Meta, propriétaire de Facebook, Instagram et WhatsApp. Selon Ouafae Zouidi, la présidente du pôle de la coopération judiciaire internationale et des droits de l’homme à la présidence du ministère public, il est fondé sur la disponibilité des bases de données et des mécanismes du système d’alerte, ainsi que les opportunités offertes par la technologie et l’intelligence artificielle dans ce domaine.
En Afrique, la disparition des enfants demeure un problème humanitaire à la fois tragique et souvent négligé selon Patrick Youssef, directeur régional du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour l’Afrique. En Août dernier, à l'occasion de la journée internationale des personnes disparues, un rapport publié par le CICR alerte que plus de 25 000 mineurs sont portés disparus sur la totalité du continent. Ce chiffre représente 40 % des 64 000 cas de personnes disparues en Afrique, d'après ledit rapport.
En lançant, « Tifli Moukhtafi », le gouvernement marocain veut mettre fin au phénomène d’enlèvement d’enfants dans le royaume. Le programme comporte dans certains de ses piliers le mécanisme américain « Amber Alert » qui permettra la circulation d’alertes en temps réel sur Facebook des cas de disparition en couvrant initialement l’ensemble des comptes ouverts au sein de la zone géographique où la disparition a été signalée, avant d’être progressivement généralisée à des zones géographiques plus larges.
A en croire Ahmed Zaâri, le directeur de l'Institut royal de police, ce dispositif « s'inscrit dans le cadre de la haute sollicitude royale dont SM le roi Mohammed VI ne cesse d'entourer l'enfance »
Lire aussi :
Meta lance des comptes vérifiés payants pour Instagram et Facebook
Pour accroître le commerce agricole en l’Afrique, il devient nécessaire à l’ère du numérique d’apporter des changements qui permettront d’augmenter la productivité et les revenus des agriculteurs.
Le Bureau de transformation en Afrique (ATO) du groupe Microsoft et OCP Africa, filiale du Groupe OCP, leader mondial du marché du phosphate et de ses produits dérivés, ont récemment annoncé une nouvelle collaboration. C’était lors de la 5e Conférence des Nations unies sur les pays les moins avancés (LDC5) qui s’est tenue au Qatar du dimanche 5 au jeudi 9 mars.
Le partenariat vise à aider les petits exploitants agricoles à accéder aux compétences et à l’information grâce à des services agro-numériques en s’appuyant sur les programmes d’OCP Africa tel que le concept de l’agri hub pour soutenir des millions d’agriculteurs.
« La technologie est le facteur clé pour permettre et accroître l’accès au financement, à l’équipement et à la durabilité pour les agriculteurs ruraux, autonomisant les agriculteurs locaux en Afrique. Notre partenariat avec OCP Africa contribuera à avoir un impact direct sur les petits exploitants agricoles et à améliorer la production », a déclaré Wael Elkabbany, directeur général de Microsoft Africa Regional Cluster.
Malgré l'urbanisation rapide, les activités liées à l'agriculture constituent encore le moyen de subsistance d'environ 60 % de la population active du continent, représentent 15 % de la totalité du produit intérieur brut. Selon les prévisions des agences des Nations unies, les terres exploitées devraient s’étendre et la productivité s’accroître grâce à un meilleur usage des technologies et la mise en œuvre de techniques agricoles intelligentes et de précision.
Ainsi en collaborant ensemble, Microsoft et OCP ambitionnent également de développer une plateforme d’agriculture numérique permettant d'améliorer la qualité de la production des agriculteurs, leur permettant ainsi de mieux gérer leurs entreprises.
Le partenariat prévoit également l’adoption et l’intégration de technologies telles que le cloud, l’intelligence artificielle, les plateformes de données agricoles et la modernisation d’application Azure dans l’espace agricole, ce qui entraînera une transformation sous la forme d’une agriculture de précision.
Selon Mohamed Anouar Jamali, PDG d’OCP Africa, la collaboration permettra entre autres d’étendre la portée d’OCP et d’avoir un impact encore plus important sur la sécurité alimentaire à travers le continent.
Lire aussi :
En Afrique, la situation d'Internet est marquée par un important retard de développement, et un accès à un réseau lent. En s’associant à d’autres entreprises basées sur le continent, Microsoft entend contribuer à sa manière pour réduire la fracture numérique sur le continent.
Le géant américain de l’informatique Microsoft Corporation et Liquid Intelligent Technologies, une entreprise panafricaine spécialisée dans la fourniture de services Internet, ont annoncé le jeudi 2 mars une nouvelle collaboration visant à fournir un accès à Internet à 20 millions de personnes mal desservies en Afrique d'ici la fin 2025.
Ce partenariat ciblera initialement des régions telles que la République démocratique du Congo, la Tanzanie et la Zambie et permettra une prolifération accrue de la connectivité à haut débit dans les régions les plus éloignées du Nigeria, du Kenya et de l'Afrique du Sud.
We're collaborating with @Microsoft to deliver internet access to 20 million underserved people in Africa by the end of 2025 through their Airband Initiative! Read more here: https://t.co/bDdI1ub3eF #WeAreLiquid #Airband pic.twitter.com/JFkdtX8AYr
— Liquid Intelligent Technologies (@LiquidInTech) March 2, 2023
S’exprimant sur cette collaboration, Vickie Robinson, directrice générale de l'initiative Airband de Microsoft, a déclaré que cette nouvelle collaboration avec Liquid Intelligent Technologies « s'appuie sur notre collaboration existante pour catalyser la croissance économique et le développement en Afrique, ce qui nous permet d'accélérer nos efforts pour étendre l'Internet à haut débit à un quart de milliard de personnes d'ici la fin de 2025, dont 100 millions en Afrique ».
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme « Airband » de Microsoft. Lancée en 2017, l’initiative vise à faire progresser l’accès à l’Internet abordable et aux compétences numériques essentielles dans le monde entier grâce à des partenariats avec les acteurs du secteur. La société avait déjà signé en décembre dernier un accord avec l’opérateur de services télécoms via satellites Viasat pour connecter 5 millions de personnes en Afrique, notamment en RDC, au Nigeria, en Egypte, au Sénégal et en Angola.
La collaboration entre Microsoft et Liquid Intelligent devrait de ce fait contribuer à réduire la fracture numérique en Afrique et à assurer l'avenir des Africains sur le continent, ouvrant ainsi la voie à une véritable économie numériquement inclusive.
Samira Njoya
Lire aussi :
Le Kenya prévoit de collaborer avec Microsoft pour améliorer l'éducation avec le numérique
Depuis quelques années, le secteur des fintech est en forte croissance en Egypte. Pour le développer davantage, les entreprises se mettent ensemble et créent des solutions innovantes bénéfiques pour le marché des paiements électroniques.
XPay, une fintech engagée dans la numérisation des services financiers réglementée et agréée par la Banque centrale d'Egypte, et Fawry, le principal fournisseur de solutions de paiements électroniques et de financement numérique en Egypte, ont signé le dimanche 5 mars un partenariat intégré visant à faciliter les paiements en fournissant divers services financiers.
« Nous sommes ravis de coopérer avec XPay et nous espérons les aider à répondre aux besoins des clients grâce à la technologie innovante que nous leur fournirons, en particulier le service "code de référence FawryPay" », a déclaré Bassem Lotfy, le responsable de l'acceptation chez Fawry.
En effet, le partenariat permettra de mettre en place le code de référence FawryPay et des services d'encaissement pour les clients et commerçants de XPay, sur le marché égyptien, leur permettant d’utiliser les derniers types de méthodes de paiement électronique afin d'améliorer leur qualité de vie et de faciliter le processus de gestion de leurs transactions financières.
En Egypte, le secteur des services financiers associés aux technologies accueille régulièrement de nouveaux arrivants tels que Xpay, une start-up lancée en 2018 dans le but de renforcer l'autonomisation financière des partenaires particuliers et entreprises en les aidant à planifier et à gérer leurs finances grâce à une variété de solutions numériques.
Ainsi, en s’associant à Xpay, la licorne Fawry qui cumule déjà 14 ans sur le marché, ambitionne de poursuivre sa stratégie visant à consolider les principes d'inclusion financière et à diffuser la culture du paiement électronique dans les transactions financières.
De ce fait, la coopération entre les deux parties contribuera à la construction d'une société sans numéraire dotée de diverses solutions et options technologiques. Elle s’inscrit dans la vision de l’exécutif egyptien qui œuvre pour la transformation numérique de l’Egypte à l’horizon 2030.
Samira Njoya
Lire aussi :
La licorne égyptienne Fawry et Misr Capital lancent un fonds axé sur les Fintech