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Le développement de l’Internet à haut débit en Afrique a contribué à l’essor de nouvelles opportunités professionnelles pour la jeunesse. Parmi elles, le gaming qui, bien accompagné, a le potentiel de faire éclore de nouveaux professionnels du divertissement.

Les jeunes talents du gaming d’Afrique se retrouveront au Palais des Congrès du Sofitel d’Abidjan les 28 et 29 janvier 2023 pour prendre part à la grande finale régionale de l’Orange Esport Expérience. Le championnat panafricain de jeux vidéo en ligne, organisé par la société Orange Côte d’Ivoire, accueille pour cette quatrième édition des équipes en provenance de quatorze pays.

Il s’agit du Bénin, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Egypte, Ghana, Guinée, Madagascar, Mali, Maroc, République démocratique du Congo, Sénégal, Centrafrique, Sierra Leone. De samedi à dimanche, les champions de ces pays s’affronteront sur des jeux tels que Street Fighter V, FIFA 2023, eFootball 2023 (ex-PES) et, durant un match de démonstration, sur League Of Legends.

Orange justifie son investissement dans l’Orange Esport Expérience au regard du développement du gaming en Afrique, porté par la vulgarisation de l’Internet à très haut débit sur le continent au cours des dix dernières années.

La société télécoms estime que le gaming constitue aujourd’hui une discipline professionnelle participant à la création de nombreux emplois, notamment dans le domaine de la cybersécurité, de l’intelligence artificielle et de l’open innovation. Pour Brelotte Ba, le directeur adjoint Orange Afrique et Moyen-Orient, « l’Afrique offre le cadre idéal pour cette discipline en plein essor ».

Le groupe Orange accompagne le développement de l’Esport depuis 2016, à travers l’organisation de compétitions nationales et internationales destinées à faire émerger de jeunes talents du gaming de la région Afrique et Moyen-Orient. La compétition Orange Esport Expérience se tient en Côte d’Ivoire depuis 2018, date de sa création.

En Europe et aux Etats-Unis, le gaming a depuis longtemps dépassé le stade de simple divertissement. Avec la professionnalisation des joueurs, des salaires mensuels à cinq chiffres ont parfois été atteints. Relativement nouvelle en Afrique, la discipline qui se développe assez rapidement laisse entrevoir de belles opportunités par une jeunesse férue d’Internet et de technologie.

Muriel Edjo

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Posted On vendredi, 27 janvier 2023 10:00 Written by

En Afrique, le secteur de l'agriculture est essentiel pour assurer la subsistance des personnes vivant dans les zones rurales et leur fournir des revenus. Cependant la plupart des petits agriculteurs n’ont pas accès aux nouvelles technologies, ce qui ralentit leurs activités à l’ère où le numérique prime.

Heifer International, une organisation non gouvernementale internationale qui lutte contre la pauvreté et la faim dans le monde, va collaborer avec Mastercard pour faciliter l'accès des agriculteurs d'Afrique aux moyens d'e-paiement. C’est ce qu’a annoncé Mastercard à travers un communiqué publié le mercredi 25 janvier.

Dans le cadre de ce partenariat, Heifer International et Mastercard vont connecter des millions de petits exploitants agricoles d'Afrique subsaharienne au Community Pass de Mastercard, une plateforme numérique qui offrira une visibilité aux agriculteurs et qui leur permettra d'être payés plus facilement et plus rapidement pour leurs produits, et leur créera une présence numérique.

« Nous restons déterminés à faire en sorte que les petits exploitants agricoles disposent des ressources et du soutien nécessaires pour prospérer en tirant parti de l'innovation et de partenariats clés. Nous sommes fermement convaincus que les petits exploitants agricoles jouent un rôle primordial pour assurer la résilience et l'autosuffisance alimentaire agricole du continent », a déclaré, Adesuwa Ifedi, première vice-présidente des programmes pour l'Afrique de Heifer International.

En effet, les petits exploitants agricoles occupent une place importante dans l’économie africaine. Selon la Banque africaine de développement (BAD), l’agriculture contribue pour environ 30 % au PIB du continent. Néanmoins, ces agriculteurs, vivant majoritairement dans les zones éloignées et souvent hors ligne, ne parviennent pas facilement à écouler leurs produits et faire des transactions commerciales numériques.

En s’associant, Heifer International et Mastercard ambitionnent de faire progresser la numérisation et l'inclusion financière de ces agriculteurs. Le Community Pass de Mastercard permettra de relever les défis d'infrastructure qui se posent lors de la numérisation des communautés rurales, tels que le manque de fiabilité de la connectivité, le faible taux de possession de smartphones et l'absence d'identification ou d'accréditation cohérente.

Samira Njoya 

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Posted On jeudi, 26 janvier 2023 09:56 Written by

Depuis la promulgation de la Nigeria Startup Act, le pays se dresse comme un exemple en matière de start-up en Afrique. Le Nigeria essaye de s'imprégner des expériences des autres pays avant la mise en œuvre de ladite loi.  

A l'invitation de l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA), une délégation du Bureau de l'innovation du Nigéria effectue, depuis le lundi 23 janvier, une visite de travail à Tunis. L’objectif est d’explorer l’écosystème tunisien des start-up et s’informer de la manière dont les acteurs privés et publics collaborent pour développer le secteur.

Selon les membres de la délégation, il est important de s'inspirer de l’expérience tunisienne qui pourrait être bénéfique pour le Nigeria lors de la mise en œuvre de la  Nigeria Startup Act, la loi sur les start-up promulguée le 19 octobre dernier par le président nigérian Muhammadu Buhari. « Nous sommes venus pour apprendre des expériences des acteurs de l'écosystème tunisien tout au long des phases de pré- et post-mise en œuvre de la Nigeria Startup Act », a déclaré Fuwa Naonobu, le consultant de la JICA qui accompagne l'équipe nigériane.

La délégation conduite par Oswald Guobadia Osaretin, assistant spécial principal du président du Nigeria sur transformation numérique, a eu des rencontres avec le ministère des Technologies et des Communications. En coordination avec le bureau de la JICA en Tunisie, la délégation a également rencontré plusieurs start-up et accélérateurs de start-up tels que Smart Capital, Africinvest, Flat6labs, Technopole El Ghazala, Instadeep.

Il faut noter que la rencontre s’inscrit dans le cadre du projet NINJA (Next Innovation with Japan) lançé par la JICA, qui a pour objectif d’assurer un soutien complet et adapté aux entrepreneurs à différents stades de développement de leur activité. L'objectif est d'encourager les entrepreneurs pour la création de start-up. Le projet touche 19 pays du continent Africain.

Samira Njoya

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Posted On mercredi, 25 janvier 2023 14:57 Written by

La formation des jeunes aux métiers du numérique est un gage de développement du secteur en Afrique. Au Mali comme dans plusieurs pays du continent, les centres de formations se multiplient pour accélérer la dynamisation du secteur.

Danew Talla Electronics, la coentreprise de droit malien formée par la société française Danew et l’entreprise malienne Talla Telecom, s’est associée au Complexe numérique de Bamako pour former plus de jeunes dans les métiers du numérique et accélérer la numérisation du pays. Les deux entreprises ont signé le lundi 23 janvier une convention de partenariat à cet effet.

Hamed Salif Camara, le directeur général du Complexe numérique de Bamako, a indiqué que cet investissement contribuera à la réalisation d’un des objectifs du complexe, à savoir l’assurance du développement du potentiel des TIC. « Nous appelons à vous associer à nous et à toutes les entreprises du numérique afin de prendre en charge le financement des start-up pour que nous puissions demain espérer un Mali plus intelligent et plus brillant pour chacun d’entre nous », a-t-il déclaré.

En marge de cette signature, les autorités maliennes ont procédé au lancement officiel du centre d’excellence (CEDEX), créé par Danew Talla Electronics. Le CEDEX, qui a débuté ses formations gratuites en novembre dernier, a déjà accueilli une sélection de 47 jeunes envoyés par le consortium d’ONG hollandaises du Programme de Gouvernance Locale Redevable Plus (PGLR+). De plus, entre janvier et mars 2023, plus de 150 jeunes seront formés aux métiers du numérique, selon le responsable du centre.

A travers toutes ces actions, les entreprises ambitionnent de participer à la stratégie pour le développement du numérique au Mali baptisé « Mali Numérique 2020 » qui vise à positionner le Mali comme un des Hubs technologiques en Afrique de l’Ouest.

Samira Njoya

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Posted On mercredi, 25 janvier 2023 10:30 Written by

Le partenariat permettra d'automatiser et de numériser l'intégralité du cycle de paiement, et ce, dans le but de réussir à économiser du temps, mais également de réduire les différents coûts et efforts liés à ce type d'opérations.

Lundi 23 janvier, X-ERA Egypt, l'un des principaux fournisseurs de solutions de technologie financière et de logistique au Moyen-Orient, et Paymob, le principal fournisseur de services financiers de la région MENA-P, ont annoncé la signature d’un accord de partenariat qui vise à numériser les paiements B2B pour des dizaines de milliers d'épiciers et de petits détaillants en Egypte.

Soulignant l’importance de cet accord, Mahmoud ELenani, PDG de X-ERA, a déclaré que « cette coopération s'aligne sur la stratégie de X-ERA visant à redévelopper le marché commercial informel égyptien, en fournissant un ensemble d'outils fintech diversifiés et de solutions de paiement aux petits épiciers, aux dépanneurs, aux petits et moyens commerçants dans différents gouvernorats à travers l'Egypte ».

En fait, les épiceries traditionnelles sont toujours en tête du secteur de l'alimentation au détail en Egypte. Il représente 96.6% du total des points de vente et environ 74% des ventes totales, selon des données partagées en janvier 2023 par BNP Paribas. Avec plus de 116 000 épiceries et échoppes, ce segment a compté pour 73 % des ventes en 2021, soit 23 milliards $ selon les dernières estimations du département américain de l’Agriculture (USDA).

Avec le nouvel accord, la technologie d'acceptation des paiements de Paymob sera désormais intégrée à l'application de commande de biens de consommation à rotation rapide (FMCG) de X-ERA, créant une solution commerciale numérique de bout en bout pour les commerçants qui n'avaient auparavant que la possibilité de payer leurs marchandises en espèces à la livraison.

Selon le communiqué commun des deux entreprises, ce partenariat numérisera le fonctionnement des épiciers et des petites entreprises et servira à alimenter leur croissance dans l'économie numérique. Grâce à la technologie de Paymob, les commerçants X-ERA pourront également payer leurs factures de services publics et de télécommunications pour numériser davantage leurs activités.

Samira Njoya

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Posted On mardi, 24 janvier 2023 12:48 Written by

Depuis son arrivée en Tanzanie en 2016, la société n'avait jamais mis un terme à ses activités dans le pays. Pendant la pause qui a duré plusieurs mois, la société californienne a travaillé sur de nouvelles offres et services.

Uber, le géant américain spécialisé dans le covoiturage, a annoncé le mercredi 18 janvier la reprise de ses activités en Tanzanie, mettant ainsi fin à un différend qui l’opposait au gouvernement du pays.

C’est dans un communiqué que la société a dit être ravie de relancer ses activités dans le pays après près de 10 mois de suspension. « Nous sommes ravis de commencer l'année sur une note aussi positive en réintroduisant le marché tanzanien […] Notre priorité est de fournir une plateforme où les chauffeurs peuvent gagner des revenus substantiels tout en offrant des options pratiques et fiables aux usagers en Tanzanie », lit-on dans le communiqué.

En Effet, c’est en avril 2022 que la société américaine avait été contrainte de suspendre ses services en Tanzanie en raison des modifications apportées à la réglementation gouvernementale plafonnant la commission maximale des chauffeurs à 15 %, contre 33 % auparavant. Après des mois de négociations, l'autorité tanzanienne de régulation des transports a autorisé le mois dernier les sociétés de transport par covoiturage à facturer jusqu'à 25 % de commission et 3,5 % de frais de réservation.

En relançant ses activités en Tanzanie, Uber a également introduit une nouvelle technologie de contrôle de sécurité qui donnera, selon l'entreprise, plus d'assurance aux passagers et aux conducteurs pendant leurs trajets. « Sur la base de recherches, la plupart des cyclistes semblent ignorer les dispositifs de sécurité à leur disposition. En conséquence, Uber lance Safety Check-up en Tanzanie, qui encouragera les passagers à compléter leur profil de sécurité en activant et en utilisant les fonctionnalités disponibles telles que les contacts de confiance, la vérification du code PIN et le RideCheck », a ajouté la société.

La nouvelle fonctionnalité de sécurité permet également de signaler directement les cas d'arrêt soudain du véhicule suite à un petit accident ou à une panne quelconque. Un rapport est partagé dans ce cas avec la société et de l'aide est demandée.

Samira Njoya

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Tunisie : le ministère du Transport interdit à Yassir de solliciter les particuliers comme taxis 

Posted On vendredi, 20 janvier 2023 12:03 Written by

En Tunisie, la start-up Yassir est depuis quelques mois confrontée à plusieurs accusations. La dernière en date est celle de violation du principe de la concurrence loyale décriée par les chauffeurs de taxi de la ville.

Yassir, le premier opérateur algérien de véhicules de tourisme avec chauffeur, a reçu le lundi 16 janvier une mise en garde des ministères tunisiens du Transport et des Technologies. Dans un communiqué commun, les deux ministères indiquent que Yassir Tunisie a enfreint la loi en lançant un appel aux particuliers, pour qu’ils transportent des passagers contre rémunération.

« Ce type de transport irrégulier des personnes est exercé en dehors du cadre légal. C'est un dépassement dangereux car ce type de transport doit être soumis à des autorisations. C'est une atteinte aux règles de la concurrence loyale. Avec les ministères compétents, un terme sera mis à ce phénomène afin de protéger le service public », lit-on dans le communiqué.

Cette mise en garde à l'attention de la start-up intervient après plusieurs plaintes portées contre elle par l’Union tunisienne des taxis individuels. Son président, Fouzi Khabouchi, a déclaré lundi dernier avoir déposé deux plaintes contre la société de taxi. Une plainte auprès du ministère public et une autre auprès de la Commission des analyses financières de la Banque centrale de Tunisie pour alerter contre de multiples infractions allant jusqu’au blanchiment d’argent.

La start-up qui fournit des services de taxi et de livraison alimentaire pour sa part avait déclaré à la suite de ces accusations que « les structures officielles de l'Etat tunisien sont les seules parties habilitées à demander des éclaircissements et des explications au sujet de l’activité de la société ou à résoudre éventuellement tout différend qui pourrait avoir lieu entre la start-up et d’autres structures professionnelles ou privées ».

Rappelons que Yassir est devenue en novembre la start-up la plus valorisée d’Afrique du Nord après avoir clôturé une deuxième levée de fonds de 150 millions de dollars, inédite à ce stade de développement.

Samira Njoya

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Posted On mardi, 17 janvier 2023 14:05 Written by

L’Afrique subit les effets du changement climatique les plus importants de toute région du monde. Il est plus qu’important de développer des technologies pour permettre aux populations d’être plus résilients face à ces perturbations.

Mardi 10 janvier, le fonds de capital-risque (CR) de pré-amorçage et accélérateur Catalyst Fund a dévoilé la liste des 10 start-up africaines retenues pour la première cohorte de son nouveau fonds de capital-risque de 30 millions de dollars, appuyé par l'agence de développement du secteur financier FSD Africa, qui vise à soutenir les jeunes entreprises qui développent des technologies permettant à l'Afrique de mieux résister aux effets du changement climatique.

Les start-up sélectionnées sont originaires de l’Egypte, de l’Ouganda, du Maroc, du Kenya et du Nigeria. Elles ont été choisies pour les technologies innovantes qu’elles ont développées pour aider les communautés à mieux s'adapter aux impacts climatiques et à accroître leur résilience.

Elles bénéficieront chacune de 100 000 dollars d'investissements en capital, ainsi que 100 000 dollars de soutien pratique à la création d’entreprise, et rejoindront le portefeuille existant de Catalyst Fund, qui compte 61 start-up sur les marchés émergents. Elles bénéficieront également d'une aide à la création d'entreprise sur mesure dirigée par des experts, ainsi que de connexions directes avec des investisseurs, des entreprises innovantes et des réseaux de talents qui peuvent les aider à se développer.

Signalons que les entreprises du portefeuille de Catalyst Fund ont levé plus de 640 millions de dollars en financement complémentaire à ce jour, et servent actuellement plus de 14 millions de personnes et de micro, petites et moyennes entreprises (MPME) dans le monde. Selon Maelis Carraro, associée directrice de Catalyst Fund, l’objectif visé est de soutenir des fondateurs motivés « qui partagent notre vision d'un monde où chaque individu dispose des outils et des opportunités dont il a besoin pour s'épanouir ».

Samira Njoya

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Posted On mercredi, 11 janvier 2023 10:52 Written by

Le gouvernement américain a récemment annoncé le lancement de plusieurs projets numériques en Afrique. Ils ont pour objectif d’élargir l'accès au numérique et à l'alphabétisation et de renforcer les environnements numériques favorables sur tout le continent. 

L'Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) a annoncé, le lundi 9 janvier, quatre nouveaux partenariats public-privé dans le cadre du programme Digital Invest qui vise à soutenir l'infrastructure de connectivité numérique et les services financiers numériques dans les marchés en développement.

Le communiqué publié par l’agence américaine renseigne que lesdits partenariats seront lancés cette année, élargissant et diversifiant le portefeuille de Digital Invest avec des approches nouvelles et innovantes. Le premier partenariat évoqué sera signé avec la société kényane CSquared pour la mise en place d’un réseau national de fibre optique à accès ouvert de 350 kilomètres au Liberia, ce qui permettra d'offrir un accès Internet de qualité à près d'un million de personnes dans le pays.

La seconde collaboration, dans le cadre de l'initiative Microsoft Airband, vise à augmenter la disponibilité d'Internet pour 5 millions de personnes en Afrique et 5 millions de personnes supplémentaires dans le monde d'ici la fin de 2025. Ceci passera par le lancement d’un fonds incitatif mondial fournissant un accès numérique aux institutions communautaires telles que les cliniques, les écoles et les administrations locales.

Le troisième partenariat, avec l’accélérateur Modus Capital, entend favoriser la croissance et le développement des talents technologiques locaux du continent et des entreprises en phase de démarrage axées sur l'impact.

Le dernier partenariat annoncé est une collaboration avec la société d'investissement SIMA Funds à travers sa plateforme de financement participatif Sow Good Investments, qui catalysera les investissements de détail américains dans les institutions de microfinance fintech et les sociétés de financement et de distribution solaires par répartition opérant dans toute l’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud-Est.

Il faut noter que le Digital Invest est un programme de financement mixte qui vise à mobiliser des capitaux privés pour l'infrastructure de connectivité numérique et les services financiers numériques qui renforcent les écosystèmes numériques ouverts, interopérables, fiables, inclusifs et sécurisés dans les marchés émergents. Ce programme a été annoncé par le président américain Joe Biden, en juin 2022, comme un programme phare du Partenariat pour les infrastructures et les investissements mondiaux (PGII).

Samira Njoya

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Posted On mardi, 10 janvier 2023 16:43 Written by

D’année en année, la crédibilité de l’écosystème tech innovant d’Afrique se renforce. Cela se traduit par le volume croissant d’investissement attiré sur le continent. Bien que ce financement soit encore largement polarisé, il n’enlève rien à la qualité des tech innovateurs africains.

Au terme de l’année 2022, le total des levées de fonds d’une valeur de plus de  100 000 $ réalisées par les start-up d’Afrique s’affiche à 4,8 milliards $, selon la plateforme The Big Deal. En croissance de 11,63% comparés aux 4,3 milliards levés en 2021. Quatre pays ont confisqué près de 75% de ce montant. Il s’agit du Nigeria, du Kenya, de l’Egypte et de l’Afrique du Sud. A eux seuls, ils ont attiré 3,6 milliards $. Soit 74,46% des fonds.

Chacun de ces pays s’est positionné comme leader de sa sous-région pour l’année écoulée. En Afrique de l’Ouest où 1,8 milliard $ ont été canalisés par les tech entrepreneurs, l’écosystème nigérian, à lui seul, a absorbé 1,2 milliard $. En Afrique de l'Est, où 1,2 milliard $ ont été investis dans les start-up, le Kenya s’est arrogé 1,1 milliard $. En Afrique du Nord, l’Egypte a confisqué 820 millions $ sur 1,1 milliard $ attribués. En Afrique australe, 550 millions $ sont allés en Afrique du Sud sur les 600 millions mobilisés dans la sous-région.

Comparé à l’année 2021, l’on note que la performance financière dans chaque pays a connu des réalités diverses. Le total des fonds reçus par le Nigeria a reculé de 500 millions $. L’année dernière, le volume de financement qu’il a mobilisé s’élevait à 1,7 milliard $. Celui du Kenya a par contre largement augmenté, soit de 687 millions $. Le pays affichait seulement 413 millions $ de fonds levés en 2021. Même l’Egypte a enregistré une augmentation du volume de fonds capté par ses start-up. Il a crû de 218 millions $. Le pays présentait 602 millions $ levés en 2021. Enfin, l’Afrique du Sud a connu une chute du financement capté par ses start-up. Le pays qui affichait 947 millions $ en 2021 a perdu 397 millions $.

Le renversement de tendance a aussi frappé les sous-régions. Le volume de fonds levés en Afrique de l’Ouest a connu un recul annuel de 12%. Il est passé de 2 milliards $ en 2021 à 1,8 milliard en 2022. L’Afrique de l’Est a plutôt connu une croissance annuelle de 115%, passant de 571 millions $ de fonds levés en 2021 à 1,2 milliard $ en 2022. L’Afrique du Nord a enregistré une croissance annuelle de 62%, passant de 685 millions $ en 2021 à 1,1 milliard $ en 2022. Enfin, l’Afrique australe a chuté de 44%, passant de 964 millions $ en 2021 à 600 millions en 2022.

Malgré ces bouleversements sur le continent, il est toutefois demeuré une sous-région africaine où le volume d’investissement n’a toujours pas franchi la barre des 100 millions $ depuis 2018. C’est l’Afrique centrale. Pour 2022, elle a mobilisé 50 millions $ en croissance annuelle de 110%. En 2021, la sous-région revendiquait 24 millions $ mobilisés.

Muriel Edjo

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Posted On lundi, 09 janvier 2023 18:01 Written by
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