Depuis quelques années, plusieurs hôpitaux égyptiens optent pour la télémédecine. Selon les autorités du pays, elle présente un certain nombre d'aspects positifs, notamment la réduction de la surpopulation dans les hôpitaux ainsi que la réduction de la charge financière et sanitaire pour le patient.

L'Autorité générale des soins de santé égyptienne a annoncé dans un communiqué, le jeudi 4 août, la création d’un hôpital virtuel relié à des cliniques mobiles pour venir en aide aux communautés bédouines du Sinaï Sud et veiller à ce que les besoins en soins de santé des résidents du gouvernorat soient satisfaits.

Dans le communiqué, le chef de l'Autorité générale Ahmed el-Sobky déclare que la décision de créer l'hôpital virtuel se joint à l’essai du nouveau système d'assurance dans le gouvernorat du Sinaï Sud qui « vise à couvrir tous les besoins et services de santé pour tous les résidents du gouvernorat, en particulier dans les zones reculées, où il est difficile de se déplacer facilement ou en raison de leur éloignement des hôpitaux et des centres médicaux ».

L'hôpital virtuel disposera des médecins les plus compétents dans diverses spécialités, qui aideront à diagnostiquer les maladies et diriger les équipes médicales dans les cliniques mobiles, lorsque cela sera nécessaire. Ils apporteront également leur expertise sur le traitement des patients en cas de maladies graves.

Les services de soins de santé seront couverts pour les citoyens bénéficiant du nouveau système d'assurance maladie dans le sud du Sinaï à travers l'hôpital virtuel et 31 établissements de santé affiliés à l'Autorité générale des soins de santé dans le gouvernorat, dont 23 centres médicaux, une unité de médecine familiale et huit établissements publics.

Ces divers hôpitaux qui sont interconnectés par un système électronique seront reliés à l'hôpital virtuel, qui permettra de communiquer avec des médecins consultants dans l'hôpital ou à l'extérieur, ainsi qu'avec des experts étrangers spécialisés pour obtenir des conseils et discuter de cas rares et médicalement complexes, sans qu'il soit nécessaire de se déplacer à l'intérieur ou à l'étranger pour se faire soigner.

À en croire l’Autorité générale, ce type d’hôpital a déjà été mis en œuvre dans plusieurs pays notamment aux Émirats arabes unis, au Japon, en France et au Royaume-Uni. Son déploiement en Égypte a pour objectif d’offrir une couverture médicale complète à tous les citoyens qui bénéficient du nouveau système d'assurance maladie pour recevoir des services holistiques.

« L'hôpital virtuel sera relié aux soins médicaux dispensés aux patients à domicile, et grâce à ce service, nous pourrons atteindre le patient n'importe où », a expliqué M. Sobky

Samira Njoya

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D’après les données des Nations unies de 2020 sur la mortalité infantile, le Mali affiche un taux de 91 pour 1000 contre 73 pour l’Afrique subsaharienne. Au delà les efforts des autorités, des solutions d’e-santé émergent pour donner un coup de main aux populations.

Denko Kunafoni est une solution numérique d'e-santé développée par la start-up malienne OSI Tech. Elle permet aux femmes enceintes de suivre leur état de santé pendant la grossesse, de recevoir des conseils, de se rappeler des nombreux rendez-vous chez le médecin et d’en prendre si besoin se fait sentir. La solution a été lancée par Fatoumata Bocoum en 2019.

Denko dispose d’une application mobile disponible sur Android. Depuis leur smartphone, les femmes peuvent ainsi recevoir toutes les informations sur la maternité et recevoir des réponses d’un médecin spécialiste à toutes leurs préoccupations dans l’anonymat. Divers astuces et conseils sont partagés tous les jours pour permettre aux femmes, aux nouvelles mamans et aux femmes enceintes d'améliorer leur hygiène de vie.

En ce qui concerne les bébés, la solution propose aux mamans un suivi de croissance et de développement de la naissance jusqu’à ses 3 ans. Pour profiter de ces services, il faudra s’inscrire en fournissant quelques informations personnelles. Outre le nom, le prénom ou encore l’adresse mail, il est impératif de renseigner le profil en intégrant des informations supplémentaires pour que la solution puisse fournir l’assistance nécessaire pendant et après la grossesse.

Par ailleurs, il faut souligner qu’il est possible de communiquer sur Denko Kunafoni en langues locales. En 2019, la solution de Fatoumata Bocoum a remporté le premier prix du concours Orange de l’Entrepreneur Social pour le Mali.

Adoni Conrad Quenum

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Le développement de l’économie numérique à travers le monde a également suscité l’apparition de nouvelles activités professionnelles. Dans de nombreux pays, ils ont entraîné de nouveaux défis sur divers aspects, notamment légal, fiscal ou encore déontologique.

Le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de l'Économie de la connaissance et des Start-up, Yacine El Mahdi Oualid (photo), a apporté des précisions quant au projet de loi sur l’auto-entrepreneuriat que prépare son département. Jeudi 18 août, sur sa page Facebook, il a expliqué que le texte juridique qui exclut les professions libérales, les activités réglementées ainsi que les artisans sera bientôt présenté au Parlement. Il tentera d’encadrer de nouvelles activités économiques qui ont émergé avec l'émergence de l'économie numérique.

Parmi les métiers numériques dans l’ère du temps que couvrira le nouveau cadre légal figurent entre autres celui des influenceurs web, e-marketistes, développeurs d'applications web et téléphoniques, infographes, etc. Le ministre indique que cette loi apportera plusieurs avantages tels que « l’inscription en ligne, une comptabilité simplifiée, un régime fiscal préférentiel, la couverture sociale, l’ouverture d’un compte bancaire commercial, la possibilité de localiser l’activité sur le lieu de résidence ou dans des espaces de travail partagés ».

Approuvé par le gouvernement lors du Conseil des ministres du mercredi 13 juillet, le projet de loi sur l’auto-entrepreneuriat est né pour restreindre de potentielles dérives suscitées par divers auto-entrepreneurs numériques. Le 9 août 2021, la justice algérienne avait condamné quatre jeunes influenceurs web à six mois de prison pour escroquerie et association de malfaiteurs dans l’affaire Future Gate, une agence fictive d’accompagnement estudiantine dans des universités étrangères à laquelle ils avaient prêté leur influence.

Selon le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de l’Economie de la connaissance et des Start-up, la loi sur l'auto-entrepreneuriat encouragera l'esprit d'entreprise, facilitera l'accès des jeunes au marché du travail par le biais du travail indépendant, réduira le nombre de personnes actives sur le marché parallèle, facilitera l'exportation des services numériques, contribuera à l’économie nationale.

Muriel Edjo

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Dans plusieurs secteurs stratégiques du développement de l’Afrique, le numérique a un fort potentiel transformateur. Diverses solutions adaptées ont déjà été développées par les jeunes. Ils n’attendent que la confiance des autorités pour mener le continent à sa révolution.

Lors de son voyage au Bénin, mercredi 27 juillet, le président de la République française Emmanuel Macron (photo, à droite) a échangé avec la jeunesse tech innovante locale à Sèmè City, la Cité internationale de l’innovation et du savoir. Lors de cet entretien, la Dr Vèna Arielle Ahouansou (photo, à gauche), fondatrice de la HealthTech Kea Medicals, a partagé avec lui sa vision d'un système de santé numérique africain.

Assise aux côtés du ministre béninois des Affaires étrangères, Aurélien Agbenonci (photo, au centre), et du président français, Vèna Arielle Ahouansou a exprimé son désir d’une collaboration des talents d'Afrique et d'Europe pour créer un système de santé primaire numérique intégré et homogène qui profite à « une seule race de personnes, la race humaine. »

La jeune femme qui milite pour un meilleur accès des populations aux soins de santé de qualité travaille depuis 2017 à la réalisation de cette ambition à travers l’identification médicale universelle. Via Kea Medicals, elle a développé une plateforme numérique qui interconnecte les différentes structures de santé (hôpitaux, pharmacie, laboratoires, assurances, entités étatiques). 

Au Bénin et même au Mali, où la plateforme de Kea Medicals est déjà présente en partenariat avec Orange, la start-up permet aux patients d’être pris en charge efficacement, peu importe le centre de soins dans lequel ils se rendent. En un clic, les médecins traitants peuvent accéder à leur historique médical grâce à leur identité médicale universelle enregistrée sur la plateforme centralisée.  

Diplômée de la faculté de médecine de l’université béninoise de Parakou en 2017, Vèna Arielle Ahouansou révèle que l’idée de l’identité médicale universelle du patient résulte des nombreux décès évitables, dont elle a été témoin pendant son stage de médecine. Le décès de trop pour elle a été celui de Charlotte.

« Un soir au Bénin, j’étais de garde dans un hôpital de référence, quand j’ai reçu Charlotte, une jeune femme d’environ 27 ans. Elle venait de donner naissance à des jumeaux dans un hôpital de banlieue. Malheureusement, la délivrance a entraîné une hémorragie lors de l’accouchement », raconte-t-elle. La jeune femme qui avait besoin d’une transfusion sanguine est décédée après dix minutes d’attente parce qu’il fallait retrouver l’information relative à son groupe sanguin.

Pour que pareille situation ne se reproduise plus, ainsi que bien d’autres qui surviennent à cause d’une mauvaise gestion de l’information essentielle, Arielle Ahouansou a fait de la bonne gestion des données médicales des patients son combat. 

Muriel Edjo

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L’industrie start-up d’Afrique suscite aujourd’hui l’intérêt croissant de nombreux investisseurs locaux et étrangers. Les tech innovateurs africains savent de mieux en mieux vendre leurs idées. Mais pas dans tous les marchés.

Avec 83 millions $ de financement attirés par ses start-up de 2019 à juin 2022, la sous-région Afrique centrale demeure l’écosystème start-up le plus faible d’Afrique. Les innovations existent, se multiplient, mais ne suscitent pas l’intérêt des investisseurs comme dans les autres sous-régions que sont l’Afrique du Nord, de l’Est, de l’Ouest et australe.

Selon la plateforme The Big Deal, le montant total mobilisé par les start-up d’Afrique centrale qui regroupe le Cameroun, le Gabon, la Centrafrique, le Tchad, le Burundi, Sao Tomé et Principe, la Guinée équatoriale, le Congo et la République démocratique du Congo ne représentent qu’environ 0,8 % des 9,8 milliards $ mobilisés par les start-up du continent entre 2019 et juin 2022.

« La région manque d'un champion qui pourrait attirer l'attention et les capitaux chez ses voisins », indique The Big Deal. Avec 37 millions $ levés depuis 2019, le Congo  « ne joue pas dans la même ligue que les " Big Four " (Kenya, Égypte, Nigeria et Afrique du Sud, Ndlr), mais se classe plutôt au niveau du Rwanda ou de la Côte d'Ivoire », poursuit la plateforme. Sa première place en Afrique centrale est due à la start-up web3 Jambo qui a clôturé avec succès un tour de table de 7,5 millions $ en février 2022 et un autre tour de série A de 30 millions $ en mai.

En comparant les cinq sous-régions africaines, c’est l’Afrique de l’Ouest qui est championne avec plus de 4,2 milliards $ mobilisés entre 2019 et juin 2022. Le Nigeria y règne en maître avec plus de 3,6 milliards $ captés. L’Afrique de l’Est vient en second avec plus de 2,3 milliards $ mobilisés. Ici, c’est le Kenya qui trône avec plus de 1,9 milliard $ levé par les start-up locales.

L’Afrique australe est le troisième écosystème start-up le plus performant d’Afrique en matière de levée de capitaux. Il a enregistré plus de 1,8 milliard $ de 2019 à juin 2022. L’Afrique du Sud le domine avec plus de 1,7 milliard $ capté par ses start-up. Enfin, l’Afrique du Nord occupe la quatrième place avec près de 1,5 milliard $ mobilisé. L’Égypte y détient la première place avec 1,25 milliard $ mobilisé.

En Afrique centrale, bien que le volume de financement mobilisé par les start-up soit très faible, il est tout de même en croissance continue depuis 2019. Il est passé de 7 millions $ à 11 millions $ en 2020 puis à 24 millions$ en 2021. Au terme du premier semestre 2022, il était déjà de 41 millions $. 

Muriel Edjo

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Au cours des cinq dernières années, l’industrie start-up d’Afrique a enregistré une croissance dans le volume des investissements captés. Le Nigeria a toujours occupé la première place. Le pays veut se donner tous les moyens pour faire plus.

Mercredi 20 juillet, le Sénat de la République fédérale du Nigeria a approuvé le projet de loi sur les start-up, introduit au Parlement en mars dernier par la présidence de la République et l’écosystème tech innovant national. Désormais, il ne manque plus que l’accord de la Chambre des représentants à qui le texte juridique est déjà soumis pour sa validation. Après, le chef de l'Etat n'aura plus qu'à le signer.

A travers le projet de loi sur les start-up, l’objectif est de « fournir un environnement propice à l'établissement, au développement et à l'exploitation d'une start-up au Nigeria. Favoriser le développement et la croissance des talents liés à la technologie et positionner l'écosystème de start-up du Nigeria comme principal pôle de technologie numérique en Afrique, disposant d'excellents innovateurs dotés de compétences de pointe et d'une capacité exportable », explique le gouvernement.

C’est depuis octobre 2021 que le gouvernement s’est lancé dans la mise en place d’un cadre réglementaire propice à l’éclosion des entreprises tech innovantes. Actuellement, les start-up nigérianes sont celles qui attirent le plus d’investissements en Afrique. Elles ont réussi à prospérer dans un environnement d’affaires bâti à coups de batailles de longue haleine, menées par le secteur privé. Aujourd’hui, au regard de l’impact sur la croissance économique des Etats que plusieurs analystes attribuent aux start-up à l’ère du numérique, le secteur public est décidé à leur fournir un cadre d’expression plus favorable.

Dans son projet de loi sur les start-up en gestation, le Nigeria a prévu plusieurs facilités qui contribueront à accélérer leur maturité. Parmi celles-ci, figure un label qui accordera aux entreprises qui l’obtiendront des incitations fiscales, des facilités financières à travers un fonds dédié à l’amorçage, des facilités douanières. Le gouvernement accorde aussi une grande attention à la formation.

Une fois le projet de loi adopté, le Nigeria rejoindra la liste des quelques Etats africains qui se sont déjà dotés d’une réglementation spécifique aux start-up. Y figurent le Sénégal, la Tunisie ou encore le Mali.

Muriel Edjo 

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Les solutions healthtech émergent en Afrique pour aider les populations à accéder plus aisément aux soins. Au Cameroun, un entrepreneur s’est lancé dans l’aventure en proposant une alternative intéressante.

Healthlane est une plateforme numérique développée par une jeune pousse camerounaise. Elle permet aux utilisateurs d’accéder à des services de soins de qualité à des prix abordables au Cameroun et au Nigeria. La start-up a été fondée en 2020 par Alain Nteff, un ingénieur camerounais qui n’est pas à son premier essai dans l’univers des start-up spécialisées dans le secteur de la santé. En 2020, Healthlane a réussi à lever 2,4 millions $ pour accélérer sa croissance.

La start-up dispose d’une application sur iOS et sur Android où il est possible de prendre rendez-vous en cas de maladie. Des soins de santé aux soins préventifs, elle embarque toutes les fonctionnalités pour prendre en charge les patients. L’analyse corporelle, la santé cardiaque, le contrôle du diabète, l’immunité, la vérification rénale ou encore le contrôle du foie sont autant de tests qui sont effectués pour maintenir le patient en bonne santé.

Il faut débourser entre 50 000 FCFA et 250 000 FCFA pour souscrire à l’un des forfaits d'utilisation concoctés pour les patients. En effet, un bilan de santé premium revient à 50 000 FCFA, le patient aura droit à une cinquantaine de tests préventifs, alors que le pack santé complet revient à 250 000 FCFA. Même si le patient dispose d’une assurance maladie, il peut toujours opter pour la solution Healthlane.

Depuis son lancement, la jeune pousse revendique plus de 500 tests préventifs effectués, plus de 10 000 plans de soins curatifs et plus de 10 000 vaccins administrés. En 2020, elle a participé à la cohorte d’hiver de l’accélérateur californien de start-up Y Combinator. La Healthtech s’annonce au Kenya et en Côte d’Ivoire dans les prochains mois.

Adoni Conrad Quenum

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Les autorités ghanéennes sont engagées depuis quelques années dans un projet de numérisation du pays. L’objectif est d’accélérer l'adoption des technologies numériques et l'innovation par les secteurs productifs clés de l’économie.

Le Ghana s’est doté de sa première plateforme de pharmacie électronique à l'échelle nationale. L’annonce a été faite par la présidence du pays, le lundi 18 juillet sur son site Internet.

Dénommée « plateforme nationale de pharmacie électronique (NEPP) », elle est constituée d’une fusion numérique de plusieurs pharmacies agréées dans tout le pays. L’initiative permettra aux populations « d'avoir accès aux médicaments prescrits et de les acheter en passant une commande avec un téléphone mobile via l'application de la pharmacie électronique, le site Web ou un code court, et de se faire livrer le médicament à l'endroit demandé », indique la note gouvernementale.

« L'introduction de la plateforme nationale d'e-pharmacie est destinée à rendre les médicaments disponibles de manière sûre et sécurisée, à réduire le poids des coûts et à gagner du temps », a expliqué le vice-président de la République, le Dr Mahamudu Bawumia.

D’après le ministère ghanéen de la Communication, bien que le taux de pénétration des téléphones portables soit supérieur à 100% dans le pays, les populations n’ont pas encore pleinement adopté les TIC dans leur vie quotidienne ou dans les opérations commerciales. « Les utilisateurs d'Internet au Ghana représentent toujours moins de 10 % de la population totale et l'utilisation du haut débit mobile est extrêmement faible », révèle le ministère.

Depuis quelques années, le gouvernement a lancé sa stratégie e-Transform Ghana afin d’accroître l'accès au haut débit, à améliorer l'efficacité et la qualité de certains services publics numériques et à renforcer l'écosystème d'innovation numérique au Ghana pour aider à créer de meilleurs emplois et une meilleure économie. Selon la Banque mondiale, le secteur est devenu l’un des plus performants du pays avec une croissance moyenne de 19% par an entre 2014 et 2020.

NEPP s’inscrit dans le cadre de cette stratégie de transformation numérique. Elle vise à améliorer le ciblage des ressources gouvernementales, conduisant à une utilisation plus efficace des fonds publics et à améliorer l'efficacité et la couverture des services publics prioritaires, en particulier dans les zones rurales et mal desservies. Elle favorisera également l'esprit d'entreprise et créera des emplois grâce à l'entrepreneuriat facilité par les TIC.

Jean-Marc Gogbeu

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La jeune femme fait déjà partie des acteurs qui contribuent au développement social en RD Congo. Grâce à la technologie, elle milite pour la sécurité sanitaire des femmes enceintes.

Née à Goma en République démocratique du Congo (RDC), Joséphine Ndeze (photo) est une entrepreneure locale. Diplômée de l’Institut supérieur de programmation et d’analyse, elle y a obtenu une licence en génie logiciel en 2021. Elle est directrice des opérations et cofondatrice d’Uptodate Developers.

Fondée en 2019, Uptodate Developers est une start-up qui fait la promotion des nouvelles technologies de l’information et de la communication en développant des applications mobiles et web destinées à résoudre des problèmes de la communauté.

La société, qui organise également des formations et des concours pour initier le plus grand nombre de personnes à l’utilisation des solutions informatiques, a développé l’application mobile SOS-Mamas. Présentée en 2021 à Paris au salon international du numérique VivaTech 2021 par Joséphine Ndeze, la solution lutte contre la mortalité des femmes enceintes.

L’application est connectée à un bracelet intelligent qui contrôle les signes vitaux de la femme qui le porte et transfère les informations, en temps réel, à un fournisseur de services de santé d’urgence.

Lauréate de la troisième édition de Miss Geek Africa en 2019, elle est depuis la même année ambassadrice du Next Einstein Forum (NEF), une conférence non gouvernementale organisée en Afrique depuis 2013 pour renforcer l’enseignement et la recherche scientifique, mettre en valeur les meilleurs jeunes scientifiques d’Afrique et soutenir un développement mené par la science. En juin 2022, elle s’est vue attribuer le prix « Congo UNITES pour l’espoir » dans la catégorie « Sciences et technologies » pour Uptodate Developers. 

Melchior Koba

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L’entrepreneur congolais s’est lancé dans cette aventure avec des fonds propres en ayant recours aux services de développeurs indiens. Fin prête, sa solution est utile à plus d’un millier de personnes dans son pays natal.

Lisungui Pharma est une plateforme numérique développée par une jeune pousse congolaise. Cette healthtech permet entre autres de géolocaliser les pharmacies dans un rayon de dix kilomètres, de connaître la disponibilité des produits et leur prix ou encore de recevoir des alertes pour les traitements. La start-up a été fondée en 2015 par un natif de Pointe-Noire, Rufin Ovoula Lepembe. Il a eu recours à des développeurs indiens pour créer le premier prototype de la solution.

« J’ai fait du vécu, une opportunité […] Il s’agissait surtout de savoir si mon idée pouvait se concrétiser dans une application. Bien sûr, du fait de sa conception low cost, l’application comportait un certain nombre de bugs. Mais ce prototype a montré que le concept tenait la route, il ne restait plus qu’à améliorer la forme », a indiqué Rufin Ovoula Lepembe.

Présente également au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Cameroun et au Congo, la solution embarque une application mobile, disponible uniquement sur Android, où toutes les fonctionnalités sont accessibles. L’utilisateur a l’obligation de créer un compte pour accéder aux services et d’activer la localisation pour que l’application fonctionne normalement. Il faut signaler que ce paramètre permet également de montrer l’itinéraire à suivre pour se rendre dans une des pharmacies de garde ou dans celles situées dans un rayon de dix kilomètres.

En 2016, le natif de Pointe-Noire a remporté le premier prix du concours d’entreprise de la fondation congolaise Perspectives d'Avenir ; en 2018, il a été sélectionné parmi les lauréats du programme de la fondation Tony Elumelu avec une dotation de 10 000 $. Rufin Ovoula Lepembe espère que sa solution sera présente dans une vingtaine de pays dans les prochaines années.

Adoni Conrad Quenum

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