Il a travaillé pour plusieurs entités dans les secteurs publics et privés en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. Il dirige actuellement l’une des entreprises de soins de santé numériques à la croissance la plus rapide de la région MEA.

Amir Barsoum (photo) est un entrepreneur égyptien. Il est cofondateur et président-directeur général de Vazeeta, une société de technologie de la santé qui permet l’accès à des soins de qualité. La start-up propose un éventail de produits diversifié allant d’une plateforme de prise de rendez-vous chez le médecin aux téléconsultations. Elle inclut aussi la commande et la livraison de médicaments en ligne et plusieurs autres solutions de soins de santé numérique.

L’entrepreneur est titulaire d’un bachelor en études pharmaceutiques obtenu en 2004 à l’université Aïn Shams, d’un master de l’université américaine du Caire en 2008 et d’un master en administration d’affaires de l’école de gestion MIT Sloan en 2020 aux Etats-Unis. Il a fondé Vazeeta en 2012 avec Ahmed Badr et compte plus de 10 millions de patients dans 80 villes aux Emirats arabes unis, en Arabie saoudite, en Egypte, en Jordanie, au Liban, au Nigeria et au Kenya.

En octobre 2022, il a réussi à lever un montant non divulgué de financement de croissance auprès de Gulf Capital et de VNV Global. La start-up va donc poursuivre son expansion vers de nouveaux produits et rechercher des acquisitions dans toute la région du Moyen-Orient et de l’Afrique (MEA).

« Il a fallu sept ans à notre marché de la santé pour acquérir la confiance de cinq millions de patients. En revanche, notre fournisseur numérique vertical, y compris la pharmacie en ligne et les cliniques gérées numériquement, a atteint la même note en moins de deux ans. Cette performance remarquable témoigne de l’effort et de l’engagement de notre talent, de nos partenaires médecins, cliniques, pharmacies et laboratoires, et certainement de nos actionnaires et investisseurs, sans qui cet exploit ne serait pas possible », a déclaré Barsoum après la collecte de fonds.

Membre officiel du conseil commercial de Forbes depuis octobre 2021, Amir Barsoum a démarré sa carrière professionnelle en tant que consultant en gestion chez McKinsey & Company en 2008. Il a ensuite travaillé pour AstraZeneca comme responsable du développement commercial et responsable stratégique de la zone MENA de 2010 à la création de Vazeeta.

Membre de l’Entrepreneurs' Organization (EO), il a été reconnu comme l’un des 40 leaders mondiaux de la santé de moins de 40 ans de Fortune en 2020. Sélectionné en tant qu’entrepreneur Endeavour en 2014, il a rejoint en 2016 le conseil d’administration d’Endeavour Egypt.

Melchior Koba

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Entrepreneur en série et investisseur providentiel, il désire contribuer au développement en Afrique en favorisant la santé des populations. Au cours des cinq dernières années, ses actions lui ont valu la confiance de plusieurs investisseurs.

Bryan Mezue (photo) est un entrepreneur et un investisseur nigérian. Il est cofondateur et président-directeur général de Lifestores Healthcare. La start-up s’est fixé comme objectif d’améliorer l’accès des populations aux médicaments de qualité et aux soins, ainsi que l’activité des pharmaciens en Afrique.

Sa solution PharmaIQ renferme deux services indispensables pour répondre efficacement à ces ambitions. Il y a la place de marché pharmaceutique B2B en ligne OGApharmacy qui permet aux hôpitaux et aux pharmacies de se procurer des produits authentiques à bas prix. Lifestores Healthcare y combine les besoins d'approvisionnement de centaines de prestataires de soins de santé et négocie avec les fabricants et les importateurs en leur nom.

La seconde solution est un prologiciel de gestion intégré spécifiquement pour les besoins des pharmaciens au Nigeria. Il gère les principaux aspects d'une pharmacie, notamment les ventes, les stocks et les achats, avec plusieurs fonctionnalités spécifiques aux pharmacies, comme les notifications de péremption.

Titulaire d’un bachelor en mathématiques option recherche, statistique et économie de l’université de Warwick au Royaume-Uni et d’un master en entrepreneuriat au Harvard Business School, Bryan Mezue a fondé Lifestores Healthcare en 2017 avec Andrew Garza qui en est le directeur des opérations.

Le 4 octobre dernier, Bryan Mezue annonçait la clôture d’un cycle de financement de 3 millions $ de série A dirigé par Health54 pour poursuivre la « démocratisation de l’accès à des soins de santé primaires de haute qualité et à prix raisonnable en Afrique subsaharienne, aux côtés de partenaires actuels ».

Cofondateur et membre du conseil d’administration de West Africa Vocational Education (WAVE) Academy en 2013, une société sociale qui œuvre pour un écosystème de l’éducation à l’emploi pour les jeunes Africains, Bryan Mezue a commencé son parcours professionnel en 2006, comme stagiaire d’été en banque d’investissement chez Barclays Capital.

En 2008, il rejoint la société de services et conseils Bain & Company, à Londres, au poste de consultant. Directeur des opérations et du développement des affaires de d.light Design, une entreprise spécialisée dans la fabrication de semi-conducteurs pour énergies renouvelables, à Lagos en 2011 ; il a rejoint le service des opérations, ventes et marketings de MyTime à San Francisco en 2012. Au cours de la même année, il a effectué un stage professionnel chez Actis comme associé en capital-investissement. En 2014, il devient le directeur général de Bain & Company à Lagos.

Fondateur en 2016 de Banyi Group, une société d’investissement et de conseil, Bryan Mezue figure parmi les premiers bénéficiaires de la première bourse pour le programme des dirigeants africains de la Fondation Obama en 2018.

Melchior Koba

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Dans les hôpitaux d’Afrique, on enregistre encore des morts à cause de la pénurie de sang. Pour résoudre ce problème dans son pays, un tech entrepreneur sierra-léonais a mis en place une solution d’e-santé opérant sur ce volet.

LifeBlood est une plateforme numérique développée par une jeune pousse sierra-léonaise éponyme. Elle permet à ses utilisateurs de donner du sang en quelques clics. La start-up, basée à Freetown, est l’œuvre de Joseph David Koroma.

La solution dispose d’une application « Donate Blood » qui permet de simplifier le processus de don de sang. Après téléchargement, il faudrait s’inscrire et configurer le compte. Cette étape passée, un test sanguin est requis puis, si tout va bien, le don de sang est effectué. L’utilisateur peut donner son sang à une fréquence donnée. Grâce à l’application, il peut être averti avant l’arrivée de chaque échéance.

LifeBlood dispose de nombreux centres de donneurs dans le pays, en l’occurrence dans les hôpitaux. L’utilisateur a le choix de se rendre dans les centres les plus fréquentés ou alors d’opter pour un centre plus proche de chez lui ou de son bureau. Cette dernière approche lui permet, lorsqu’il a un emploi du temps serré, de trouver du temps pour honorer son rendez-vous de don de sang.

Depuis la plateforme, il est possible pour un utilisateur de créer une campagne de don de sang. Il pourra définir la cible, la période, etc. C’est une façon de soutenir les actions de la start-up dont l’objectif est, entre autres, d'augmenter les donateurs volontaires non rémunérés et d’améliorer l’efficacité opérationnelle des établissements administrant les services de sang ainsi que le service national de la sécurité du sang.

En 2022, la jeune pousse a remporté le premier prix lors de l’étape internationale du Prix Orange de l’entrepreneur social en Afrique et au Moyen-Orient (POESAM). Joseph David Koroma reçoit un chèque d’un montant de 25 000 euros pour le compte de sa start-up.

Adoni Conrad Quenum

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L’accès aux médicaments en Afrique n’est pas une sinécure. Dans divers pays du continent, les tech entrepreneurs essayent de mettre au service de la population des solutions novatrices pour ce genre de problème.

Phati est une solution e-santé développée par la start-up congolaise Valorigo. Elle permet à ses utilisateurs de vérifier la disponibilité des articles de santé dans leur localité, de comparer les prix et d’être orientés vers la pharmacie la plus appropriée. La start-up, basée à Kinshasa et à Goma, a été fondée en 2018 par Birindwa Makombe, Ghislaine Neema et Esther Masirika.

C’est grâce à sa plateforme web et à l’application de messagerie instantanée WhatsApp que les utilisateurs peuvent utiliser la solution Phati. Lorsque vous êtes à la recherche d’un médicament, il suffit de se rendre sur la plateforme et de renseigner votre emplacement, le nom du médicament et votre numéro de téléphone. L’application vous dirige vers une page où vous pouvez comparer le prix de l’article dans plusieurs pharmacies. Votre choix effectué, vous serez redirigé vers le compte WhatsApp de la pharmacie pour effectuer votre achat.

En ce qui concerne les pharmacies, elles devront absolument être préalablement enregistrées sur la plateforme. Le propriétaire devra remplir un formulaire où on retrouve son nom, le nom de sa pharmacie, le logo de la pharmacie, la localisation, le numéro WhatsApp ou encore l’adresse email. C’est la seule façon de faire partie de la communauté Phati qui est en pleine extension.

Outre Phati, la start-up Valorigo a développé de nombreuses solutions dans le secteur de la santé. En septembre 2022, elle a été sélectionnée parmi les 30 start-up opérant dans le secteur de la santé dans le cadre du programme panafricain « Investir dans l'innovation (i3) », une initiative de la fondation Bill et Melinda Gates. Chacune des start-up obtiendra une subvention d’un montant de 50 000 $ pour entre autres soutenir sa croissance.

Adoni Conrad Quenum

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Au cours des 18 derniers mois, le fournisseur de soins de santé nigérian Mobihealth a travaillé avec la Fondation Bill et Melinda Gates dans certains Etats au NigeriaCes capitaux supplémentaires permettront à la start-up de se déployer hors du Nigeria.

L’Agence américaine pour le commerce et le développement (USTDA) a annoncé, lundi 17 octobre, l’octroi d’un don à la société nigériane Mobihealthcare Limited (Mobihealth) pour une étude de faisabilité visant à soutenir le développement de ses services de télésanté en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Kenya et en Égypte.

Selon Enoh T. Ebong, la directrice de l’USTDA, le partenariat a pour objectif de « transformer la prestation de soins de santé aux communautés mal desservies d’Afrique, en recourant à la meilleure technologie que l’industrie américaine ait à offrir […] il est également gratifiant de voir des entreprises dirigées par des femmes, comme Mobihealth, mener le développement d'infrastructures essentielles sur le continent », a-t-il déclaré.

Si le montant du don n’a pas été dévoilé, le communiqué informe que l’étude englobera une évaluation détaillée du marché, une analyse financière et une étude juridique et réglementaire pour chacun des quatre pays. L’Africa Investment Forum (AIF), une initiative de la Banque africaine de développement, travaillera avec l’USTDA pour faciliter le développement et le financement du projet de Mobihealth.

Il y a un an, l’USTDA a signé un protocole d'accord avec l'AIF afin de soutenir des solutions d'infrastructure de haute qualité pour l'Afrique subsaharienne. Le protocole d'accord avait défini des domaines de coopération sur les transactions dans des secteurs vitaux tels que l'énergie propre, les transports, les technologies de l'information et de la communication, les infrastructures de santé et l'agroalimentaire.

Selon le communiqué, le projet s’inscrit également dans le cadre de l’initiative « Prosper Africa » du gouvernement américain, qui vise à accroître significativement les échanges commerciaux et les investissements bilatéraux entre les Etats-Unis et l’Afrique. La collaboration contribuera à élargir l'accès aux soins de santé pour 100 000 personnes par an en Afrique.

Pour Funmi Adewara, PDG de Mobihealth. « La subvention de l'USTDA arrive à point nommé et nous permettra d'étendre la portée de nos services intégrés de télésanté, de dossiers médicaux électroniques et de numérisation à plusieurs autres marchés africains au cours des prochaines années ».

Samira Njoya

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L’Afrique francophone compte plus de 300 millions de patients et, parmi eux, plus de 50% achètent encore les médicaments dans la rue, selon les données de Meditect. C’est entre autres l’une des raisons qui a amené à la création de Meditect.

Meditect est une solution e-santé développée par une start-up ivoirienne du même nom. Elle permet à ses utilisateurs d’accéder à des médicaments de qualité, de localiser les pharmacies les plus proches et de vérifier l’authenticité des médicaments. La start-up, fondée en 2018 par Arnaud Pourredon et Romain Renard, a pour mission de digitaliser les acteurs de la chaîne de distribution des médicaments en Côte d’Ivoire.

Selon Arnaud Pourredon, « l'Afrique connaît une explosion démographique sans précédent. Pour faire face au défi de l'accès aux médicaments de qualité, l'Afrique va devoir sauter une étape grâce au digital ». C’est donc dans cette optique qu’il a mis en place Meditect.

La solution permet au patient de s’informer, grâce à son application mobile disponible sur Android et iOS, sur les médicaments prescrits. Il pourra aisément connaître les prix et les pharmacies dans lesquelles ses cachets sont disponibles après la création d’un compte. Quant aux pharmaciens, ils devront également disposer d’un compte sur la plateforme afin de rendre leur officine connectée. Les données des patients sont accessibles sur Meditect en local ou en ligne. Une perturbation du réseau ne conduira donc pas à un drame.

La start-up, opérationnelle en Côte d’Ivoire et au Sénégal, revendique plus de 50 000 patients et plus de 1 200 pharmacies. Elle collabore avec les autorités et les douanes pour lutter contre la contrefaçon de médicaments. Plus de 3 000 médicaments ont déjà été saisi. La version Android de l’application a déjà été téléchargée plus de 10 000 fois. En septembre 2022, la healthtech, start-up opérant dans le secteur de la santé, a été sélectionnée pour participer au programme panafricain Investir dans l'innovation (i3), obtenant une subvention de 50 000 $. L’initiative a été financée par la fondation Bill et Melinda Gates.

Adoni Conrad Quenum

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Depuis 2011, l’entrepreneur en série et passionné de technologie s’est spécialisé dans le développement de solutions de santé numérique. Il a pu faire valoir son expérience à l’international lors de la crise de Covid-19.

Dennis Addo (photo) est un médecin et un entrepreneur ghanéen. Diplômé de l’université des sciences et technologies Kwame Nkrumah en 2006, il est connu pour être le président-directeur général de la start-up de healthtech Wala Digital Health.

Egalement diplômé en leadership en santé mondiale et santé publique internationale à l’université de Californie à Berkeley, en entrepreneuriat et innovation de la Massachusetts Institute of Technology et titulaire d’un master en administration publique de l’université de Harvard, Dennis Addo a fondé Wala Digital Health en 2019.

Son objectif est de faciliter l’approvisionnement des hôpitaux en produits sanguins pour les urgences médicales. La start-up fournit aux hôpitaux et aux banques de sang une plateforme numérique complète pour commander et recevoir du sang et des produits sanguins. 

Pour Wala Digital Health, Dennis Addo s’est inscrit au MEST Africa Challenge 2022. Le 5 octobre, sa start-up a été retenue parmi les 36 qui prendront part aux sélections régionales. Les deux meilleures identifiées à l’issue de la compétition remporteront chacune une somme de 50 000 $.

Très engagé dans l’entrepreneuriat sanitaire, Dennis Addo est aussi le fondateur de Clarondoc, une plateforme de soins de santé en ligne en Afrique. Elle est née en 2018. Il est le président-directeur général de Claron Health International, un groupe de soins de santé gérés qu’il a fondé en 2011.

Actuellement membre de l’équipe de la National Health Insurance Authority du Ghana, sa carrière professionnelle a débuté en 2007 à la direction de la santé du ministère de la Défense en tant que médecin, consultant en santé publique et gestionnaire de projet.

En 2013, Dennis Addo est embauché comme médecin-chef pour la mission des Nations unies en Côte d’Ivoire. De mars à septembre 2020, à Cambridge, il a fait partie de l’équipe de mise en œuvre mondiale Covid Safe Paths, une solution open source initiée par la PathCheck Foundation et axée sur la confidentialité pour les citoyens et la santé publique dans le but de réduire la propagation de la Covid-19.

Melchior Koba

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Grâce aux diverses compétitions organisées sur le continent, les tech entrepreneurs se subliment pour proposer des solutions numériques intéressantes. L’étape sénégalaise du Prix Orange de l’entrepreneur social en Afrique et au Moyen-Orient n’a pas dérogé à la règle.

Doom Yaye est une plateforme numérique développée par une jeune pousse sénégalaise du même nom. Elle permet aux femmes enceintes et aux nouvelles mères de s’informer sur la santé maternelle. La plateforme dispose également d’une boutique en ligne où il est possible de faire des courses pour bébé et pour la nouvelle mère. La start-up, basée à Dakar, a été fondée par Awa Diop.

La solution dispose d’une plateforme web sur laquelle on retrouve tout ce qui se rapporte à la femme enceinte et à la mère. Divers articles de blog sont accessibles sans inscription préalable sur la plateforme. Ces articles traitent de divers sujets et mettent en relief les situations variées que peuvent affronter une femme enceinte, du premier trimestre à la confession de sa valise de maternité. Outre cette période, beaucoup d’informations sont accessibles sur l’enfant et la vie de mère du premier jour jusqu’aux huit ans de l’enfant.

La plateforme dispose d’un commerce en ligne où il est possible d’acheter vêtements, chaussures, livres, jouets, etc. Des articles pour bébé et tout ce dont on a besoin pour concocter une valise de maternité sont disponibles sur la plateforme. En dehors de l’achat, Doom Yaye propose la location de divers objets de puériculture et de loisirs pour enfant tels qu’un trotteur, une baignoire, de la vaisselle ou encore une chaise haute. La durée de location est de 48 heures à 6 mois. La start-up souligne que tous les articles loués sont désinfectés.

Pour effectuer des achats ou des locations, la possession d’un compte s’impose. Il faudra fournir diverses informations et créer un mot de passe pour entériner l’inscription. En 2022, Doom Yaye remporte le prix de la douzième édition du Prix Orange de l’entrepreneur social au Sénégal. La start-up empoche un chèque d’un montant de 5 millions FCFA (7 405 USD) et valide son billet pour participer à la phase finale regroupant 17 pays d’Afrique et du Moyen-Orient.

Adoni Conrad Quenum

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Après la réussite de la première cohorte de 30 startups de 10 pays africains et sur l'excellente collaboration avec le gouvernement du Rwanda, le Hub panafricain est à recherche de la prochaine cohorte d'innovateur.

Le HealthTech Hub Africa, un centre panafricain de soutien aux start-up de technologies médicales, a récemment annoncé le lancement de la deuxième édition d'Africa HealthTech Challenge, un concours qui prime et accompagne les start-up les plus prometteuses d'Afrique qui s’attaquent aux défis de santé de la population. Les candidatures sont recevables à l’adresse https://thehealthtech.org/application-form/ jusqu’au 22 octobre.

Pour cette nouvelle édition, l’incubateur sélectionnera 40 start-up : 30 start-up de croissance et 10 scale-up. Pour être éligibles, les start-up devront s’intéresser à quatre thématiques, à savoir la santé cardiovasculaire, le cancer du sein, la santé et les soins virtuels, et l'optimisation de la prise de décision basée sur les données.

Elles devront également avoir des équipes constituées d'au moins deux employés à temps plein et être enregistrées dans un pays africain. Les équipes constituées des deux sexes seront priorisées. Les start-up de croissance doivent s’assurer de ne pas faire partie d'un autre programme d'accélération la même année.

Les 30 start-up choisies au terme de la sélection bénéficieront d’un programme d’accélération de 10 mois qui comprend entre autres un mentorat de 2 mentors bénévoles par start-up, d’un coaching et un accès à une plate-forme interactive d'accompagnement, d’une invitation à des rencontres de réseautage et à des événements hybrides à travers l'Afrique et au-delà.

Les  10 scale-up bénéficieront des mêmes avantage en plus d’un accès gratuit à des services juridiques de classe mondiale, à la comptabilité, au marketing, à l'acquisition de talents, à une collecte de fonds accélérée, une formation et une exposition aux médias.

Les trois meilleures start-up HealthTech recevront respectivement 50 000 $, 30 000 $ et 20 000 $ en subventions de la Fondation Novartis.

Samira Njoya

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Malgré les efforts des autorités publiques et de diverses associations et organisations, l’accès aux soins sur le continent est toujours difficile. Les diverses solutions développées par les start-up s’avèrent des alternatives intéressantes.

Appy Saude est une plateforme numérique développée par une start-up angolaise du même nom. Elle permet à ses utilisateurs d’accéder aux pharmacies et aux établissements de santé en cas de problèmes de santé. L’objectif de la jeune pousse est de connecter les populations aux professionnels de santé, aux médicaments et aux savoir-faire dont ils ont besoin grâce aux outils numériques. La healthtech a été fondée en 2017 par Pedro Beirao.

« Nous essayons d'améliorer l'accessibilité aux services de santé en utilisant les outils numériques dont nous disposons aujourd'hui. Notre vision est de connecter tout le monde à notre service de santé, ce pour quoi travaillent la plupart des ONG et des gouvernements », a indiqué Pedro Beirao (photo, à droite).

La solution dispose d’une application mobile sur Android et sur iOS. Depuis un smartphone embarquant l’un ou l’autre de ces systèmes, il est possible d’accéder à toutes les fonctionnalités d’Appy Saude. Après téléchargement, il faut s’inscrire sur la plateforme en fournissant des informations telles que le nom, le prénom, le mail, puis créer un mot de passe.

L’application se comporte comme un marché de produits pharmaceutiques, des articles de beauté aux divers médicaments pour maladies en passant par les vitamines. On y retrouve également les unités de soins comme les cliniques, les cabinets de soin ou encore des laboratoires. Toutes ces unités sont notées par les internautes qui s'y sont déjà rendus, ils font un retour d’expérience en commentaires. L’utilisateur d’Appy Saude saura exactement à quoi s’attendre en se rendant dans un endroit X plutôt qu’à un endroit Y.

La start-up s’est alliée avec l’opérateur mobile Unitel pour atteindre plus de monde dans la société angolaise. Comme l’explique Pedro Beirao, « En termes d'expansion, nous considérons les opérateurs mobiles comme une partie importante de notre croissance et de la numérisation des services de santé. Ils ont une couverture partout, ils recherchent des solutions que les gens peuvent utiliser pour accéder aux soins de santé ou à d'autres services numériques, et ils peuvent aider à collecter des données sur les pharmacies et les médecins sur notre plateforme ouverte ».

En 2019, Appy Saude a réussi une levée de fonds d’un montant d’un million de dollars pour s’étendre au Rwanda et en Afrique du Sud. En février 2019, Appy Saude a été sélectionnée pour présenter sa solution lors de l’Africa Startup Summit à Kigali. En 2020, elle est lauréate du prix ITU Virtual Digital World SME Awards. En 2022, elle fait partie des trente start-up africaines sélectionnées pour participer au programme panafricain « Investir dans l'innovation (i3) ». Financé par la Fondation Bill et Melinda Gates, chacune des jeunes pousses recevra une enveloppe de 50 000 $. Par ailleurs, la solution a déjà été téléchargée, ne serait-ce que sur le Play Store d’Android, plus de 50 000 fois.

Adoni Conrad Quenum

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Damu-Sasa, une solution kényane de gestion des services de don de sang

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