Le futur projet de loi va propulser la RDC et son administration dans une ère numérique qui tranchera radicalement avec les réalités actuelles.

La République démocratique du Congo (RDC) aura dans les prochains jours un code numérique qui régira la transformation numérique des services du pays. C’est l’un des points instruits par le président de république Félix Tshisekedi (photo) lors du Conseil des ministres qui s’est déroulé le vendredi 26 août à Kinshasa.  

Le président dans sa communication a donné l’ordre à son gouvernement d’adopter dans des délais courts un projet de loi portant sur la numérisation de tous les secteurs de l’administration publique. « Saluant les efforts notables déjà enregistrés dans ce domaine au sein de certains ministères, notamment la sécurisation des titres fonciers et immobiliers et la numérisation du Cadastre foncier, le président de la République a insisté sur la nécessité de couvrir tout le champ de l'administration publique », informe le compte rendu.

Le chef du gouvernement devra donc dans les prochains jours accélérer la mise en place d’un cadre légal pour assurer l’encadrement approprié de ce secteur. Il devra également veiller à ce qu’un projet de loi soit déposé à l’Assemblée nationale au courant de la session de septembre pour examen et adoption.

À travers cette nouvelle instruction du chef de l'État, la RDC renouvelle son engagement de mettre à jour son système de travail. Au début du mois d'août, le ministre des Affaires foncières, Aimé Molendo Sakombi, avait signé un contrat avec la société luxembourgeoise «  eProseed » pour la mise en œuvre du projet « e-Foncier » relatif à la sécurisation du cadastre et la modernisation des services fonciers en RDC. Le projet de loi permettra de repenser en profondeur l'action publique à l'aune de la révolution industrielle et sociétale pour faire de la RDC une République numérique.

Toutes ces actions s’inscrivent dans le cadre du plan national du numérique « Horizon 2025 » qui a pour vocation de faire du numérique congolais un levier d'intégration, de bonne de bonne gouvernance, de croissance économique et de progrès social.

Samira Njoya

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Le projet African Digital Hub veut profiter du positionnement géographique et géo-numérique de la Tunisie, au centre de la Méditerranée, pour créer un hub numérique mondial.

L’association Tunisian Smart Cities (TSC) a présenté le projet African Digital Hub dont l’objectif est de connecter l’Afrique au reste du monde. Le projet retenu et intégré dans le livre blanc élaboré par la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-japonaise (CCITJ) a été présenté lors de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD 8) qui s’est déroulée les 27 et 28 août en Tunisie.

Selon Akil Sadkaoui, le responsable du projet, cette infrastructure digitale africaine sera basée sur l’interconnexion des cardinaux numériques de l’Afrique avec les autres pays du monde à travers un maillage souverain des câbles sous-marins. Elle sera en mesure « d’irriguer en connectivité nos territoires et catalyser toutes les nouvelles chaînes de valeur qui s’offrent à nous […] Ceci est encore vrai à l’heure où l'e-commerce et le paiement mobile explosent, à l’heure où on ne cesse de parler d’I.A, de cryptomonnaie, et bientôt de quantique ».

African Digital Hub est un partenariat public-privé d’un coût d’investissement de 307 millions de dollars pour la première phase. Il reposera sur la construction des Green’s Data Cities. L’ensemble constituera une épine dorsale d’un vaste backbone, et d’autres villes alliées pourront plus facilement tirer parti de ces nouvelles autoroutes de l’information.

Le projet capable de créer 500 emplois s’inscrit dans une volonté de Green Deal sur la voie d’un numérique vert décarboné faisant appel à un couplage avec les productions d’énergies renouvelables adossé à un programme de recherche académique. La ville de Bizerte avec la Banque africaine de développement (BAD) a lancé une étude de faisabilité pour la première phase opérationnelle du projet.

Pour l’expert en connectivité Damien Bertrand « à l’échelle internationale, la Tunisie, à travers "African Digital Hub", devrait jouer un rôle de Gateway Nord de l’Afrique du futur souveraine et autonome, et Bizerte devrait être la première pierre de l’édifice ».

Samira Njoya

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L’Ouganda présente un taux d’accès à Internet assez avancé. Cependant, les tarifs liés à l'Internet sont encore élevés ce qui rend difficile l'accessibilité par toutes les couches sociales.

Le gouvernement ougandais envisage de réduire les coûts de l'Internet dans le pays d’ici la fin de l’année. L’objectif visé par cette initiative est de promouvoir l'utilisation des services financiers numériques et d'accroître l'inclusion financière des groupes vulnérables.

Selon Chris Baryomunsi, ministre des TIC et de l'Orientation nationale, le pays va réduire de plus de moitié le coût des données qu'il fournit par le biais de la fibre de l'infrastructure dorsale nationale, le faisant passer de 70 dollars par Mbps à 30 dollars.

« Nous parlons d'un Internet purement gouvernemental. Une fois que nous aurons réduit le coût auquel le gouvernement vend aux fournisseurs de services, ils réduiront automatiquement le coût que l'utilisateur final devra payer et nous pensons que cela contribuera à nos efforts pour numériser notre économie », a déclaré le ministre des TIC et de l'orientation nationale le mercredi 24 août.

La réduction des coûts d’Internet permettra de soutenir la croissance des innovations dans le domaine des TIC, des services financiers numériques, de la communication et des services administratifs en ligne, entre autres. Plusieurs projets à cet effet sont en cours et le plus important d’entre eux a été achevé. Il s’agit du projet portant sur l'infrastructure dorsale nationale de transmission de données et l'infrastructure d'administration en ligne dont le coût est estimé à 75 millions de dollars. Il va permettre de connecter toutes les grandes villes du pays à un réseau basé sur le câble à fibre optique et à connecter les ministères et les départements gouvernementaux au réseau d'administration en ligne.

Ces projets s’inscrivent dans le cadre du Programme d’accélération numérique de l’Ouganda qui a pour but de combler les lacunes de l’infrastructure actuelle et accélérer la pénétration de l’Internet dans le pays.

Samira Njoya

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La transformation numérique en marche au Congo va considérablement contribuer à gommer de nombreuses lacunes du système éducatif actuel et favoriser le développement d'un écosystème hautement performant.

Le ministère de l’Enseignement préscolaire primaire secondaire et de l’Alphabétisation de la République du Congo entreprend la transformation numérique du système éducatif. Il a identifié au préalable les axes majeurs à travers lesquels la mutation va s'opérer. Ils ont été dévoilés le jeudi 25 août à Brazzaville, lors de l’adoption des conclusions des consultations nationales sur la transformation de l’éducation tenues les 12 et 13 août.

Il s'agit entre autres de la formation des enseignants sur la pédagogie de l’apprentissage du numérique ; la maîtrise de l’utilisation des technologies de l’information et de la communication ; et la gestion de l’enseignement à distance.

Partenaire du gouvernement dans cette opération, le système des Nations unies estime que les concertations de Brazzaville ont permis de cerner les mécanismes favorables à la construction d'un système éducatif plus fort, équitable, adaptable et plus résilient.

« Conscient des défis auxquels le système éducatif est confronté, les Nations unies réitère son engagement pour accompagner les pays du monde dans la redynamisation de leur système éducatif, afin d'atteindre l’objectif du développement durable 4 », a déclaré Chris Mburu, le coordonnateur du système des Nations unies au Congo.

Le secteur de l'éducation a été l'un des plus durement touchés par la Covid-19 au Congo. Sa faible préparation numérique a eu comme conséquence l'arrêt des cours pour plusieurs milliers d'élèves faute de capacité technique et humaine de l'Etat à assurer la continuité de l'apprentissage à distance.

La transformation numérique du système éducatif prévue par l’Etat congolais contribuera à préserver la capacité du gouvernement à dispenser le savoir en période de crise incluant les restrictions de mobilité des populations. Elle permettra également aux élèves et étudiants d’accéder facilement à une multitude de ressources.

Samira Njoya

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Depuis quelques années, plusieurs hôpitaux égyptiens optent pour la télémédecine. Selon les autorités du pays, elle présente un certain nombre d'aspects positifs, notamment la réduction de la surpopulation dans les hôpitaux ainsi que la réduction de la charge financière et sanitaire pour le patient.

L'Autorité générale des soins de santé égyptienne a annoncé dans un communiqué, le jeudi 4 août, la création d’un hôpital virtuel relié à des cliniques mobiles pour venir en aide aux communautés bédouines du Sinaï Sud et veiller à ce que les besoins en soins de santé des résidents du gouvernorat soient satisfaits.

Dans le communiqué, le chef de l'Autorité générale Ahmed el-Sobky déclare que la décision de créer l'hôpital virtuel se joint à l’essai du nouveau système d'assurance dans le gouvernorat du Sinaï Sud qui « vise à couvrir tous les besoins et services de santé pour tous les résidents du gouvernorat, en particulier dans les zones reculées, où il est difficile de se déplacer facilement ou en raison de leur éloignement des hôpitaux et des centres médicaux ».

L'hôpital virtuel disposera des médecins les plus compétents dans diverses spécialités, qui aideront à diagnostiquer les maladies et diriger les équipes médicales dans les cliniques mobiles, lorsque cela sera nécessaire. Ils apporteront également leur expertise sur le traitement des patients en cas de maladies graves.

Les services de soins de santé seront couverts pour les citoyens bénéficiant du nouveau système d'assurance maladie dans le sud du Sinaï à travers l'hôpital virtuel et 31 établissements de santé affiliés à l'Autorité générale des soins de santé dans le gouvernorat, dont 23 centres médicaux, une unité de médecine familiale et huit établissements publics.

Ces divers hôpitaux qui sont interconnectés par un système électronique seront reliés à l'hôpital virtuel, qui permettra de communiquer avec des médecins consultants dans l'hôpital ou à l'extérieur, ainsi qu'avec des experts étrangers spécialisés pour obtenir des conseils et discuter de cas rares et médicalement complexes, sans qu'il soit nécessaire de se déplacer à l'intérieur ou à l'étranger pour se faire soigner.

À en croire l’Autorité générale, ce type d’hôpital a déjà été mis en œuvre dans plusieurs pays notamment aux Émirats arabes unis, au Japon, en France et au Royaume-Uni. Son déploiement en Égypte a pour objectif d’offrir une couverture médicale complète à tous les citoyens qui bénéficient du nouveau système d'assurance maladie pour recevoir des services holistiques.

« L'hôpital virtuel sera relié aux soins médicaux dispensés aux patients à domicile, et grâce à ce service, nous pourrons atteindre le patient n'importe où », a expliqué M. Sobky

Samira Njoya

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Au cours des années précédentes, chaque unité territoriale du Nigeria a géré son développement numérique selon ses ambitions. Cette situation vaut aujourd’hui au pays d’enregistrer diverses disparités en matière d’accès à Internet et d’usage des TIC.  

Le gouvernement de la République fédérale du Nigeria a demandé aux 36 Etats fédérés d’ouvrir  une branche du ministère des Communications et de l’Economie numérique. Isa Ali Pantami, le ministre chargé du secteur, a justifié cette requête par un souci de cohérence générale dans la mise en œuvre de la politique nationale en matière d'économie numérique en plus d’assurer le développement de l'économie numérique au niveau local.

Il s’exprimait à cet effet le mardi 23 août à Abuja, lors de la réunion du Conseil présidentiel sur l'économie numérique et le plan directeur de l'e-gouvernement qu’il dirige. « De nombreux États ont de bonnes initiatives sur l'économie numérique, mais il y a un manque d'harmonisation des activités. Ainsi, un cadre de travail va être développé, afin que nos Etats jouent leur propre rôle et que le gouvernement fédéral continue d'intervenir si nécessaire », a déclaré Isa Ali Pantami.

Dans le nouveau plan de développement national (NDP) 2021-2025, dévoilé mercredi 22 décembre par le président de la République fédérale du Nigeria, Muhammadu Buhari, le gouvernement nigérian a axé le développement numérique national autour de divers points. Il s’agit entre autres de l’amélioration du taux de pénétration du haut débit à travers l’investissement dans l’infrastructure télécoms, l’amélioration du niveau de numérisation des services publics, la formation aux compétences numériques, l’amélioration du niveau d’accès aux services financiers numériques, particulièrement dans les zones rurales.

L’adoption de nouvelles lois est également prévue pour soutenir la maturation de l’écosystème numérique national, notamment un cadre réglementaire propre à l’industrie des start-up.  

Le gouverneur de l’Etat d’Edo, Godwin Obaseki, a souligné que cette synergie opérationnelle entre l’Etat fédéral et les Etats fédérés est essentielle afin que nous « puissions réduire le gaspillage qui accompagne le non-alignement, et également gagner de l'élan et de la vitesse en termes de mise en œuvre de notre stratégie numérique en tant que pays ».

Muriel Edjo

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Cet investissement intervient près de 3 ans après la dernière levée de fonds opérée par ArabyAds. Il permettra à la start-up de se rapprocher de sa vision de créer une entreprise durable avec une politique de prudence financière.

La plateforme égyptienne ArabyAds spécialisée dans la technologie publicitaire vient de lever 30 millions de dollars lors de son dernier tour de table. Le financement de pré-série B provient d'AfricInvest, une société d'investissement panafricaine qui gère des classes d'actifs alternatifs, notamment le capital-investissement, le capital-risque et le crédit privé, selon un communiqué de l’investisseur publié ce mardi 23 août.

Les fonds levés vont permettre à la plateforme d’étendre sa présence sur de nouveaux marchés en Afrique du Nord et en Afrique subsaharienne, investir davantage dans sa technologie et recruter de nouveaux employés qui stimuleront sa croissance.

Fondé en 2013 et très présente dans la région MENA, ArabyAds veut désormais cibler de nouveaux marchés et « tirer parti de ses plateformes évolutives, sécurisées de bout en bout pour aider les entreprises de commerce électronique à se développer sans effort dans le monde entier », a déclaré Mahmoud Fathy (photo, à gauche), directeur général et cofondateur d'ArabyAds.

En 2019, la start-up a obtenu un financement de série A de 6,5 millions de dollars de la part d'EQ2 Ventures, la branche d'investissement du groupe Choueiri, ce qui lui a permis d’ouvrir de nouveaux bureaux dans plusieurs pays. A ce jour, l’entreprise est présente aux Émirats arabes unis et possède des pôles technologiques en Égypte, en Tunisie et en Jordanie.

Spécialisée dans la publicité numérique, l'entreprise aide les annonceurs à mesurer leurs dépenses publicitaires et marketing de commerce électronique, elle emploie 300 personnes. Selon son site web, le nombre de transactions de commerce électronique alimentées par les plateformes d'ArabyAds a atteint près de 9,6 millions en 2022.

Samira Njoya

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Le Nigeria est connu pour être l'un des pays abritant le plus de cybercriminels en Afrique.  Cependant, les menaces du cyberespace perpétrées sur le territoire national ne sont pas toujours du fait de criminels locaux. Les autorités ont décidé de s’associer aux autres États pour lutter contre ce fléau.

Le Nigeria vient de franchir une étape importante en matière de cybersécurité et de lutte contre la cybercriminalité. Le pays a officiellement rejoint 66 États du monde en signant et en ratifiant la Convention de Budapest sur la cybercriminalité. Le conseiller à la sécurité nationale (NSA), Babagana Monguno, l’a annoncé le lundi 22 août à travers un communiqué. 

Selon le communiqué, la signature de la convention intervient après l’autorisation d’adhésion signée par le chef de l’État Muhammadu Buhari le 6 juillet et l'approbation du Conseil exécutif fédéral (FEC) le 29 juin.

Depuis quelques années, le Nigeria lutte activement contre les infractions commises par le biais d'Internet et d'autres réseaux informatiques. En 2015, la loi sur la cybercriminalité (interdiction, prévention, etc.) avait été adoptée comme cadre juridique pour la codification des activités criminelles dans le cyberespace.

En 2021, le gouvernement fédéral a élaboré une politique et une stratégie nationale de cybersécurité (NCPS 2021). Il avait également mis sur pied  l'équipe nigériane d'intervention en cas d'urgence informatique (ngCERT) et un laboratoire national de criminalistique numérique.

La signature de la convention de Budapest va donc permettre « de soutenir et de faire partie de la coopération internationale dans la lutte contre les menaces de la cybercriminalité. Ceci compte tenu de la nature transfrontalière des menaces liées à la cybersécurité et de la nécessité impérieuse d'une synergie et d'une collaboration efficace avec la communauté internationale pour relever ce défi sans cesse croissant », a déclaré Babagana Monguno.

La Convention de Budapest, également connue sous le nom de Convention sur la cybercriminalité, est le premier traité international visant à lutter contre la criminalité sur Internet en harmonisant les législations nationales, en améliorant les techniques d'enquête et en renforçant la coopération entre les nations.

Samira Njoya

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Dans plusieurs pays africains, l'adoption de la biométrie sort progressivement du cadre des documents d'identité. Un nombre croissant d'administrations publiques s'y intéressent au regard de son efficacité pour combattre la fraude.

La CNSS (Caisse nationale de sécurité sociale) vient de lancer Biosécu, une application web de reconnaissance faciale pour ses opérations de contrôle de vie  qui consistent à vérifier l’existence physique des bénéficiaires de droits (pensionnés et rentiers).

Ainsi, avec Biosécu, la société qui fournit les prestations sociales veut permettre à tout bénéficiaire de pensions ou rentes d’effectuer son opération de contrôle de vie, sans se déplacer, depuis n’importe quel endroit, grâce à la technologie de reconnaissance faciale.

« La reconnaissance faciale nous permet de confirmer que votre visage correspond parfaitement aux informations biométriques détenues par la CNSS Togo », indique l'institution de sécurité sociale.

Bancarisé progressivement depuis plusieurs années, le paiement des prestations sociales (pensions et rentes) était soumis au contrôle physique de vie qui s’effectue deux fois par an.

« L’opération de contrôle de vie, précédemment suspendue dans le cadre du respect des mesures barrières édictées par le gouvernement pour lutter contre la propagation de la Covid-19, reprend du 16 août au 31 décembre 2022 en vue du paiement des pensions et rentes du 1er semestre 2023 », a annoncé un communiqué d’Ingrid Awadé, la directrice générale de la CNSS.

« Le paiement des droits de ceux des bénéficiaires qui n’effectueront pas ladite opération sera suspendu à compter du 1er janvier 2023, conformément aux dispositions réglementaires du code de sécurité sociale », a-t-elle souligné.

Avec cette plateforme numérique de contrôle de vie biométrique, la CNSS qui est à l’avant-garde de la digitalisation au Togo, franchit un nouveau palier, elle qui, la première, avait lancé la saison des dématérialisations avec la télédéclaration et le télépaiement.

Rappelons que le contrôle de vie concerne aussi bien les bénéficiaires des droits viagers résidant sur le territoire national que ceux à l’extérieur.

Fiacre E. Kakpo

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Durant son mandat présidentiel démarré en avril 2013, Uhuru Kenyatta, le président sortant, a réussi à faire briller le Kenya sur la scène technologique et numérique internationale. Pour les cinq prochaines années, son successeur veut faire encore mieux.

Le nouveau président de la République du Kenya, William Ruto (photo), élu le 9 août dernier, croit au pouvoir catalyseur du numérique pour le développement local. Il a prévu à cet effet divers projets qui contribueront à accélérer et à concrétiser la transformation numérique du pays initiée par son prédécesseur, Uhuru Kenyatta.

Le chef de l’Etat annonce  d’ici cinq ans la construction d’un réseau de fibre optique de 100 000 km à travers le territoire national. Il garantira la disponibilité universelle du haut débit dans tout le pays. Actuellement, le réseau national de fibre optique du Kenya est d’environ 9 000 km, selon le président de la République qui prévoit aussi de porter à 80 % le taux de numérisation des services publics et d’automatisation des processus critiques du gouvernement.

Selon ses prévisions, le haut débit et la numérisation joueront un rôle essentiel « en nous permettant de réaliser d'énormes progrès dans les quatre piliers de la santé, de l'agriculture, des MPME et du financement, ainsi que dans l'amélioration de la collecte des recettes grâce à l'automatisation des systèmes de TVA ».

Soucieux de l’impact du numérique sur la création de l’emploi et la lutte contre la pauvreté, William Ruto annonce aussi la réduction du coût de l’accès à Internet pour permettre aux jeunes de se connecter davantage pour apprendre, s'informer et faire des affaires.

Un centre régional pour l’Afrique est prévu pour promouvoir le développement de logiciels destinés à l'exportation. De même, le nouveau président de la République compte développer l'industrie de l'externalisation des processus d'affaires (BPO) pour en faire un secteur d'exportation et de création d'emplois de premier plan.

William Ruto a par ailleurs affirmé que « l'administration renforcera Konza Technopolis pour rassembler l'industrie, les institutions universitaires et d'autres innovateurs pour co-investir dans les technologies émergentes afin de créer des emplois de haute qualité qui s'appuient sur l'intelligence artificielle, la robotique et d'autres technologies, et ainsi améliorer notre compétitivité régionale et mondiale ».

Cet ensemble d’investissements annoncés par le chef de l’Etat ont pour ambition principale de faire du Kenya une référence en matière de transformation numérique sur le continent d’ici 2027. Une transformation qui garantira au pays un réel développement humain, économique et social.

Les investissements numériques porteurs de cette ambitieuse vision sont estimée à 40 milliards de shillings (334 millions $). L’argent sera tiré du fonds de service universel des télécommunications. Géré par l’Autorité des communications (CA), le fonds est constitué de taxes prélevées sur les titulaires de licence, de crédits du gouvernement ainsi que de subventions et de dons.

Muriel Edjo

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