Le Nigeria poursuit sa marche vers la numérisation de ses procédures administratives. Le gouvernement fédéral a annoncé de nouvelles mesures visant à faciliter la procédure de délivrance de passeport.

La République fédérale du Nigeria va achever la numérisation complète du processus d’établissement de son passeport d'ici décembre. C’est ce qu’a annoncé le ministre de l'Intérieur, Rauf Aregbesola, lors d'un entretien avec la News Agency of Nigeria (NAN) à Abuja.

« Actuellement, nous avons encore quelques parties manuelles, car les dossiers sont encore ouverts manuellement.D'ici décembre, en particulier dans les centres de traitement des passeports les plus actifs, il n'y aura plus aucun segment manuel du traitement des passeports, chaque partie sera numérisée », a-t-il déclaré.

La décision de numériser les procédures intervient suite à de nombreuses plaintes déposées par des Nigérians au sujet des retards incessants dans l'acquisition de passeports à l'intérieur et à l'extérieur du pays. D’autres problèmes comme la corruption impliquée dans les demandes de passeport sont aussi à l’origine de cette décision du gouvernement fédéral. Selon une enquête réalisée en 2021 par SBM Intelligence, le passeport est la pièce d'identité gouvernementale la moins détenue au Nigeria car trop stressant à obtenir. Moins d'un dixième des 6 954 répondants avaient un passeport.

La nouvelle procédure permettra de réduire le temps d'obtention du passeport mais aussi les fils d'attentes dans les centres prévus à cet effet. « Je recommande, à moins qu'il n'y ait une urgence, de commencer le processus six mois avant l'expiration ou le renouvellement ou l'obtention d'un nouveau passeport », a ajouté le ministre.

Le nouveau passeport numérisé, comportera une page de données en polycarbonate et 25 dispositifs de sécurité supplémentaires. Il garantira l'élimination de l'usurpation d'identité, et réduira considérablement toutes les formes d'ingérence humaine et de corruption.

Selon le ministre, ce projet est l'une des priorités de l'administration du président Muhammadu Buhari. Il s’inscrit dans le cadre de la politique et de la stratégie nationale de l’économie numérique (NDEPS) pour un Nigeria numérique.

Samira Njoya

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A l’instar de plusieurs pays africains, la Guinée a entamé la numérisation de ses documents administratifs. A travers ce nouveau projet, l’Etat entend améliorer le système d’état civil dans le but d’obtenir des statistiques qui faciliteront la planification et le développement durable au pays.

Le gouvernement de la Guinée a entamé, le mercredi 5 octobre dernier, la numérisation des documents d’état civil dans le pays. Dix communes se sont inscrites à cet effet à la phase pilote de ce projet de numérisation des actes de naissance, de mariage et de décès.

Réunis les 6 et 7 octobre 2022 à Coyah, les cadres des communes, les acteurs du système judiciaire, de la santé et des affaires religieuses ont échangé sur le processus de transformation numérique des actes d’état civil par le biais d’une application.

« Cet atelier se tient à un moment où nous sommes en train de finaliser le premier module qui consiste à numériser l’ensemble des actes existants notamment l’acte de naissance, de mariage et de décès dans les communes, ensuite constituer un fichier d’état civil à travers les actes existants et se projeter dans l’avenir pour l’enregistrement direct et automatique, informatiser des faits d’état civil. C’est l’objet qui nous réunit pour revoir ensemble avant la remise officielle dans les jours à venir de ce premier module de l’application », a déclaré Djenabou Touré la coordinatrice de la réforme et de la modernisation de l’état civil.

La Guinée rencontre beaucoup de problèmes de conservation des documents d’état civil. Des actes de vandalismes et des incendies ont causé autrefois la perte des archives de l’état civil. D’importants jalons ont été posés pour résoudre ces problèmes tels que la mise en place d’une Stratégie nationale de la réforme et de la modernisation de l’état civil 2018-2022 avec l’appui de l’Union européenne (UE). Jusqu’ici, les défis demeurent importants.

Le projet pilote consistera donc à la création d’une application qui numérisera les différents actes afin d’obtenir des documents fiables et sécurisés par un QR Code et des codes barres entre autres. Les documents seront classés dans un répertoire central dans lequel vont se trouver tous les actes sous forme de mensualité. « On a prévu aussi de migrer tous les jugements supplétifs qui se trouvent dans les tribunaux et qui n’ont jamais été transcrits par les communes. Là aussi ils vont passer en action et ce sera la même chose pour les services de santé », a expliqué Michel Luypaert, chef d’équipe de DXC la société gestionnaire de l'application.

Le projet de numérisation de l'état civil qui a démarré en avril 2021 est financé par l’Union européenne dans le cadre du Fonds fiduciaire d’urgence. Il est mis en œuvre par l’Agence belge de développement (ENABEL) et s’étendra jusqu’à mars 2024. Le projet prévoit intervenir dans dix communes pilotes des régions de Conakry, Kindia, Mamou ainsi que les consulats de la Guinée à Paris et à Bruxelles.

Samira Njoya

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La pandémie de Covid-19 a mis en évidence la nécessité de se tourner vers le digital pour promouvoir le tourisme en Afrique. Cependant, les acteurs du secteur n'ont pas toujours accès au financement pour lancer leur activité.

Purple Elephant Ventures (PEV), le studio de capital-risque spécialisé dans le tourisme, vient de lever un million de dollars de fonds de pré-amorçage. Ces nouveaux capitaux serviront à créer de nouvelles start-up qui utilisent la technologie pour moderniser le secteur du tourisme.

Selon le PDG Ben Peterson, il existe très peu de start-up dans le secteur du tourisme en Afrique et ces dernières ne sont pas financées pour la plupart. « Cela m'a semblé étrange, alors j'ai commencé à chercher pourquoi c'était le cas et, au bout du compte, je suis arrivé à la conclusion qu'il s'agit d'une industrie massive avec des marges réelles, mais que son mode de fonctionnement est complètement bloqué dans les années 1970. La plupart des organisations touristiques sont à peine présentes en ligne », a-t-il déclaré.

A en croire les données de World Travel and Tourism Council (WTTC), le secteur du tourisme africain devrait connaître une croissance de 6,8 %, soit le double du taux de l'économie globale du continent, pour atteindre 279 milliards de dollars. Ainsi, 32,9 millions d’emplois seront créés, grâce à l’industrie du tourisme et du voyage, de 2019 à 2029.

Cofondée par Ben Peterson, Mikul Shah et Jan van der Does de Willebois au début de 2020, Purple Elephant Ventures a pour mission de conduire l'industrie du tourisme en Afrique vers un avenir plus vert. L’entreprise a déjà lancé deux start-up, Nomad Africa, une entreprise qui informe le marché du tourisme intérieur de l'Afrique sur les expériences de voyage durables et locales, et Elephant Bookings, une entreprise SaaS (software-as-a-service) qui aide les prestataires hôteliers africains à devenir plus efficaces en se connectant en ligne. L'entreprise prévoit de créer environ quatre start-up par an.

Le tour de table a vu la participation de grands investisseurs comme Klister Credit Corp, une société d'investissement canadienne, The Untours Foundation participants, ainsi qu'un certain nombre d'investisseurs providentiels.

Samira Njoya

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Le projet lancé par le gouvernement béninois vise à terme l’interconnexion de toutes les universités et centres de recherche du Bénin entre eux, d’une part, et leur interconnexion avec des réseaux régionaux et internationaux, d’autre part.

Dix universités et centres universitaires du Bénin reliés par Internet peuvent désormais communiquer, échanger et mutualiser les ressources pédagogiques grâce au Réseau Béninois d’Education et de Recherche (RBER). La cérémonie de mise en service officielle du Réseau s’est déroulée le jeudi 6 octobre à l’université de Parakou.

Selon Aurelie Adam Soule Zoumarou (photo, au centre), ministre du Numérique et de la Digitalisation, le RBER représente aujourd'hui le plus grand réseau fixe existant au Bénin. « Le RBER, ce n'est pas que de l'Internet. C’est d'abord un réseau qui interconnecte tous les sites universitaires et qui permet un partage de ressources numériques, de ressources éducatives, et la mobilité au niveau des différents sites tout en continuant de bénéficier des mêmes services », a-t-elle déclaré.

Au Bénin, après l’arrêt des cours et les perturbations du calendrier académique dues à la pandémie de la Covid-19, le gouvernement a décidé de mettre sur pied un réseau qui favorisera l’accès au savoir à plus de 100 000 étudiants béninois via une connexion Internet haut débit, de la documentation et des cours en ligne.

Lancée le 30 juin 2022, la première phase de ce projet a permis entre autres la construction d’un réseau campus de 420 points d’accès répartis dans les amphithéâtres, les laboratoires et les bureaux ; la mise en place de deux systèmes de vidéoconférences et téléphonie IP ; l’installation d’un réseau Internet de 1000 mbps et le déploiement de 7 000 mètres de fibre optique. La deuxième phase du projet  va quand à elle intégrer de nouveaux services et interconnecter 12 autres sites universitaires. 

Cette première phase qui vient d'être bouclée a été mise en œuvre par l’Agence des Systèmes d’Information et du Numérique (ASIN), sous la supervision du ministère du numérique et de la digitalisation, avec la participation active de l’ensemble des parties prenantes du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, de même que les universités.

La mise en place du Réseau Béninois d’Education et de Recherche rentre dans le cadre de la vision du gouvernement béninois qui vise à faire du pays le leader des TIC en Afrique de l'Ouest à travers la numérisation de tous les secteurs du pays y compris l'éducation.

Samira Njoya

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Cinq ans après le décès prématuré de son premier satellite national, le gouvernement angolais annonce le lancement de Angosat-2 livré depuis le 26 juillet dernier.

Angosat-2, le satellite angolais construit par la Russie sera mis en orbite le mercredi 12 octobre. C’est ce qu’a déclaré le mardi 4 octobre Mário Augusto da Silva Oliveira, le ministre angolais des Télécommunications, des Technologies de l'information et de la Communication sociale (MINTTICS).

Le satellite sera lancé depuis le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan par l'intermédiaire de l'Agence spatiale fédérale russe (Roscosmos). Il résulte du protocole complémentaire au contrat signé entre la Russie et l’Angola qui prévoyait la construction d’un nouvel engin de remplacement en cas d’échec du premier satellite Angosat-1 d’une valeur de 327,6 millions de dollars.

Selon le directeur général du Bureau national de gestion du programme spatial angolais (GGPEN), Zolana João, Angosat-2 sera sept fois plus rapide que son prédécesseur Angosat-1, qui avait été perdu quelques heures après son lancement en 2017.

Avec un haut débit de transmission de données (HTS), fournissant 13 gigaoctets dans chaque région éclairée (zones de portée du signal du satellite), le nouveau satellite va assurer la couverture complète du territoire national et fournira des services de télécommunications (téléphonie, Internet, télémédecine, diffusion et radiodiffusion). Il couvrira l'ensemble du continent africain, en particulier l'Afrique australe et sera basé sur la plateforme Eurostar-3000 avec une durée de vie nominale de 15 ans.

Le lancement d'Angosat-2, entre dans le cadre de la stratégie spatiale nationale de la République d’Angola 2016-2025 et contribuera à unifier et à développer l'Afrique. « Nous voulons avoir une industrie spatiale nationale forte qui sert les intérêts de notre économie et apporte des avantages, non seulement pour l'Angola, mais comme un moyen de créer des synergies dans notre région tout en favorisant l'établissement d'une Afrique unie », a déclaré le ministre.

Samira Njoya

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La crise sécuritaire que traverse le Nigeria depuis 2009 a accentué la criminalité dans le pays. Pour y faire face avec plus d’efficacité, le gouvernement conseille l'adoption des nouvelles technologies.

Le vice-président nigérian, Yemi Osinbajo (photo), a appelé l’armée nigériane à se concentrer davantage sur la technologie numérique pour lutter efficacement contre le terrorisme et d'autres formes d’insécurité dans le pays. Il s’est exprimé, le mardi 4 octobre, à l’occasion de la 32e cérémonie de remise de diplômes aux élèves officiers du 69e cours régulier et aux étudiants de troisième cycle de la Nigerian Defence Academy (NDA) à Kaduna, au Nigeria.

« Il est clair que nous ne pouvons pas sécuriser ou défendre un pays de cette taille avec les seuls moyens humains, nous devons tirer parti de la technologie […] A une époque où les ressources nationales sont épuisées, nous devons proposer des solutions axées sur la technologie pour répondre à nos besoins en matière de sécurité », a déclaré le vice-président. « Nous devons devenir plus habiles dans le déploiement d'outils de renseignement, de surveillance et de reconnaissance pour compléter nos ressources humaines », a ajouté le vice-président.

Au-delà de la terreur entretenue par Boko Haram dans le nord-est du Nigeria depuis 2009, le pays fait face à d’autres menaces telles que le grand banditisme et la cybercriminalité. Pour y faire face, le gouvernement fédéral a élaboré en 2021 une politique et une stratégie nationale de cybersécurité (NCPS 2021), et a mis en place une équipe d'intervention en cas d'urgence informatique (ngCERT) ainsi qu'un laboratoire national de criminalistique numérique.

Tout comme plusieurs autres pays, le Nigeria a adopté la biométrie, qui contribue à réduire les cas d'usurpation d'identité, ainsi que la reconnaissance faciale intégrée dans les systèmes de vidéo surveillance de certaines grandes villes.

Alors que la transformation numérique du Nigeria est résolument en cours, Yemi Osinbajo a souligné « qu'il ne fait aucun doute que le domaine numérique est l'une des frontières que la prochaine génération de nos forces armées aura de plus en plus à défendre ».

Samira Njoya

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Le numérique est au cœur du programme de développement du gouvernement. Pour atteindre les premiers objectifs fixés pour 2025, le Sénégal a accepté de collaborer avec l’Ukraine, qui ambitionne de devenir « le pays le plus numérique du monde » malgré la crise.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba (photo, à gauche), a commencé sa première tournée africaine par le Sénégal. L’homme politique a été reçu le lundi 3 octobre par son homologue sénégalais, la ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Aissata Tall Sall (photo, à droite).

« Dans le cadre de la stratégie africaine, l'Ukraine approfondit ses relations avec les pays du continent africain. Il est symbolique que la première étape de ma tournée africaine ait été le Sénégal, un pays important qui assure actuellement la présidence de l'Union africaine. Avec mon collègue Aissata, nous avons convenu aujourd'hui d'ouvrir un nouveau chapitre de coopération mutuellement bénéfique entre l'Ukraine et le Sénégal », a déclaré Dmytro Kuleba.

S’agissant des relations futures entre les deux pays, les ministres ont discuté des mesures à prendre pour intensifier la coopération dans les domaines de l'informatique, de la numérisation, de la cybersécurité, du commerce, de l'agriculture et de l'éducation. « Je suis venu au Sénégal, accompagné de chefs d’entreprise. Notamment dans le numérique, domaine dans lequel notre pays est très développé. Nous voulons beaucoup faire dans ce domaine avec le Sénégal. Nous sommes prêts à vous offrir des opportunités », a-t-il ajouté.

Il faut dire que le numérique occupe une place importante pour l’Ukraine. L’économie numérique et le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC) ont connu un essor rapide en Ukraine au cours des années qui ont précédé la guerre. En 2021, les exportations informatiques de l’Ukraine ont progressé de 36 % en glissement annuel pour atteindre 6,8 milliards USD, soit 10 % des exportations totales du pays.

Tout comme le Sénégal, le pays dispose également d’une grande plateforme numérique qui permet d’obtenir tous les documents administratifs en un clic. L’objectif de la plateforme dénommée « diaa » est de rendre 100 % des services administratifs accessibles en ligne. L’Ukraine est devenue, grâce à cette plateforme, le premier pays à accepter des passeports et des cartes d’identités entièrement numériques.

Le Sénégal qui a également les mêmes objectifs avec la plateforme « Sénégal numérique » pourra compter sur cette nouvelle coopération pour atteindre les objectifs de la stratégie « Sénégal numérique 2025 ».

Samira Njoya

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La possibilité de communiquer et de faire fonctionner des appareils par la parole est cruciale pour quiconque interagit avec la technologie aujourd'hui. Cependant, ces technologies ne profitent pas aux millions de personnes dans le monde qui sont atteint de divers handicaps.

L’université de l’Illinois à Urbana-Champaign (UIUC) aux États-Unis a lancé ce lundi 3 octobre le « Speech Accessibility Project », une initiative de recherche pluriannuelle avec le soutien d’Amazon, Apple, Google, Meta, Microsoft et quelques organisations de personnes handicapées à but non lucratif.

La nouvelle initiative de recherche vise à rendre la technologie de reconnaissance vocale plus accessible pour les personnes souffrant de troubles de la parole et de divers handicaps. Cela inclut notamment les handicaps affectant la parole, comme la sclérose latérale amyotrophique, la maladie de Parkinson, la paralysie cérébrale et le syndrome de Down (trisomie 21).  

« Les interfaces vocales devraient être disponibles pour tout le monde, y compris les personnes handicapées. Cette tâche a été difficile car elle nécessite beaucoup d’infrastructures, idéalement du type qui peuvent être soutenues par les principales entreprises technologiques. Nous avons donc créé une équipe interdisciplinaire unique, experte en linguistique, en parole, en IA, en sécurité et en confidentialité, pour nous aider à relever cet important défis », a déclaré Mark Hasegawa-Johnson, professeur de génie électrique et informatique à l’UIUC.

Au cours de la dernière décennie, Apple et d'autres entreprises technologiques ont innové dans le secteur des assistants vocaux avec des outils tels que Siri, Amazon Alexa, Google Assistant, etc. Apple a également investi dans des technologies telles que VoiceOver et Voice Control. Plus récemment en 2019, Google a lancé le projet Euphonia qui visait à rendre la technologie de reconnaissance vocale plus accessible en tirant parti de l'Intelligence artificielle. Ces projets ont connu chacun des failles d’où l’importance de collaborer pour développer des systèmes de reconnaissance automatique de la parole capables de comprendre la voix de tout le monde, quel que soit le modèle vocal.

Pour atteindre cet objectif, ce projet d'accessibilité de la parole collectera des échantillons de parole de personnes représentant une diversité de modèles de parole. Les chercheurs de l'UIUC recruteront des volontaires rémunérés pour fournir des échantillons de voix enregistrés et créeront un ensemble de données privées et dépersonnalisées qui pourront être utilisées pour entraîner des modèles d'apprentissage automatique afin de mieux comprendre une grande variété de modèles de parole.

Le Speech Accessibility Project se concentrera d'abord sur l'anglais américain. Selon le National Institute on Deafness and Other Communication Disorders (NIDCD), les résultats de ces travaux pourraient profiter à plus de 17,5 millions de personnes souffrant de ces problèmes, rien qu'aux États-Unis.

Samira Njoya

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La transformation numérique prônée depuis les trente dernières années par les Nations unies fait de la modernisation des services publics un axe majeur de succès. Le retard qu’affichait l’Afrique par rapport au reste du monde se réduit. Mais beaucoup reste à faire pour le combler.

Dans son rapport « E-Government Survey 2022 The Future of Digital Government », le département des questions économiques et sociales des Nations Unies (UN DESA) indique que seize pays sont désormais champions de l’administration électronique en Afrique. Ils étaient au nombre de quatorze en 2020. Se sont ajoutés la Côte d’Ivoire et la Namibie. Le Rwanda aussi  qui a remplacé le Zimbabwé, présent dans le classement de 2020.

L’Afrique du Sud qui occupait la 3e place en 2020 est désormais à la première place. L’île Maurice a quitté le trône pour la deuxième position. Les Seychelles ont été bousculés de leur deuxième place pour la troisième.

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Selon les Nations unies, les seize champions d’Afrique sont ceux qui affiche un indice de développement des infrastructures de télécommunication, de capital humain et de services en ligne au-dessus de la moyenne continentale qui est de 0,4054 point sur 1,0000 et proche de la moyenne mondiale qui est 0,6102 point.

Parmi les seize pays champions de 2022, l’on retrouve six d’Afrique australe, quatre pays d’Afrique du Nord, trois pays d’Afrique de l’Ouest, deux pays d’Afrique de l’Est et un seul pays d’Afrique centrale.

Aujourd’hui, hormis les seize champions, il faut compter trente-trois pays avec un niveau moyen en e-gouvernement. Seuls six pays affichent encore de mauvais résultats. Il s’agit de la Centrafrique, du Tchad, du Soudan du Sud, de l’Erythrée, du Niger et de la Somalie.

Malgré les nombreux progrès enregistrés par les pays africains en matière d’administration électronique au cours des deux dernières décennies, les Nations unies déplorent que les pays n'aient pas insisté sur l’inclusion. « Ce sont généralement les groupes les plus faciles à atteindre qui ont le plus profité des progrès notables tandis que nombre des populations les plus pauvres et les plus vulnérables ont été laissées pour compte », affirme l’Organisation internationale qui appelle « à ne laisser personne derrière ».

Muriel Edjo

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En 2020, alors que la propagation du coronavirus entravait la continuité des activités administratives et économiques, le président de la République d’Algérie avait fait de la numérisation de l’Etat une priorité. Son objectif, accroître la résilience du pays en cas de crise.

Le Premier ministre de la République d’Algérie, Aïmene Benabderrahmane (photo), a annoncé le lancement dans les prochaine semaines d’un nouveau portail électronique de services publics. L'annonce est survenue dans la matinée du lundi 3 octobre, lors de sa présentation de la déclaration de politique générale du gouvernement devant les députés de l'Assemblée populaire nationale (APN).

Selon le chef du gouvernement, ce nouveau portail électronique viendra enrichir la gamme de services publics numérisés qu’offre déjà le gouvernement dans des secteurs comme les marchés publics, le sport, ou encore le tourisme. Selon Aïmene Benabderrahmane, l’accès efficace à ces services dématérialisés exigera des usagers la présentation d’un identifiant unique national qui est en cours de concrétisation au niveau de l'ensemble des départements ministériels.

La multiplication par le gouvernement algérien de ses services publics numérisés s’inscrit dans la continuité des réformes économiques et des grandes actions sociales entreprises depuis le début de l'année 2020 par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Elle vise à terme la transformation numérique effective de l'administration publique.

A travers la numérisation accélérée de ses services publics, l’Algérie veut rapidement faire gagner davantage d’efficacité à son administration publique qui est un élément essentiel au développement économique et social auquel travaille le gouvernement depuis la fin de la crise de Covid-19. Son efficacité est en effet le gage d’une gestion publique transparente, d’un climat des affaires dynamique.

Muriel Edjo

Lire aussi : Les dix pays d’Afrique avec la meilleure expérience numérique (Surfshark) 

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