Gestion Publique

Gestion Publique (510)

Les autorités béninoises ont fait du numérique un des piliers du développement socioéconomique du pays. L’exécutif s’est récemment lancé à la recherche d’un expert pour renforcer l’environnement de développement des services publics numériques.

Le gouvernement béninois veut utiliser la technologie spatiale de Starlink pour améliorer l’accès à Internet dans les zones mal couvertes et renforcer l’inclusion numérique. La question est l’un des trois axes de coopération discutés le mercredi 5 février lors d’une rencontre entre Romuald Wadagni (photo, au centre), ministre d'État chargé de l'Économie et des Finances, et des représentants de la société américaine SpaceX d’Elon Musk, qui exploite le fournisseur d’accès Internet par satellite Starlink.

Les discussions entre les deux parties ont également porté sur le développement de solutions numériques innovantes pour l’e-éducation et l’e-santé, véritables moteurs de transformation sociale, ainsi que pour le renforcement de la connectivité pour une surveillance plus efficace des frontières. « L’inclusion numérique est un levier clé pour relever les défis de demain. Ce partenariat illustre notre engagement à moderniser le pays et à réduire la fracture numérique pour un développement plus inclusif et durable », a déclaré M. Wadagni.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la vision du gouvernement de faire « du Bénin la plateforme numérique de l’Afrique de l’Ouest » et de la transformation numérique un levier d’action important pour accélérer la croissance économique. Toutefois, l’adoption des services télécoms, en particulier de l’Internet, reste limitée.

Selon l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (ARCEP), le Bénin comptait 8,5 millions d’abonnés uniques à la téléphonie mobile pour un taux de pénétration de 67%. L’ARCEP estime que le nombre d’utilisateurs Internet uniques à la fin de 2023 était de 7,0 millions, ce qui représente 55,4 % de la population totale. L’Association mondiale des opérateurs de téléphonie estime à 3,8 millions le nombre de Béninois qui accédaient à Internet régulièrement via leurs téléphones portables à fin 2023, soit 28% de la population totale.

Combler cette fracture numérique regorge plusieurs avantages pour la population. « L’adoption des technologies numériques permet d’ouvrir de nouvelles voies de développement, que ce soit en augmentant la valeur ajoutée des ressources agricoles existantes, en facilitant l’accès aux chaînes de valeur mondiales, en améliorant l’éducation et les soins de santé, en réduisant les coûts de transaction ou en favorisant l’efficacité, la transparence et la gouvernance des services gouvernementaux en faveur des citoyens et des entreprises », a déclaré la GSMA dans son rapport « La transformation numérique de l’économie du Bénin ».

Cependant, il est important de souligner que les discussions entre le gouvernement béninois et Starlink en matière d’inclusion numérique en sont encore à leurs prémices, bien que la société ait démarré ses activités commerciales dans le pays à la fin de l’année 2023. Aucun accord n’a encore été signé ou annoncé entre les deux parties. Par ailleurs, il demeure incertain de quelle manière les populations des zones mal desservies bénéficieront concrètement de ce partenariat.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On vendredi, 07 février 2025 11:44 Written by

Les autorités djiboutiennes multiplient les initiatives pour faire du pays un hub numérique d'ici à 2035. Cela comprend l’exploration du soutien d’autres pays et d’organisations internationales.

Djibouti intensifie les efforts de coopération internationale pour la mise en œuvre de la feuille de route de la transformation numérique. Mariam Hamadou Ali, ministre de l'Économie numérique et de l'Innovation de Djibouti a rencontré, à cet effet, des représentants de la Commission économique et sociale des Nations unies pour l’Asie occidentale (ESCWA), lors d’un atelier le lundi 3 février.

Au cours des derniers mois, Djibouti s’était déjà rapproché de plusieurs pays et organisations internationales. Il s’agit notamment de l’Union européenne, de l’Union internationale des télécommunications (UIT), de l’Inde et du Qatar. Avec ce dernier pays, les discussions ont tourné autour des moyens de développer et de renforcer le partenariat dans le domaine de la cybersécurité.

Le gouvernement djiboutien ambitionne notamment de faire du pays un hub technologique d'ici à 2035, grâce à la promotion des services numériques, la généralisation de l’utilisation des TIC et la mise en place d’un environnement propice pour les investissements du secteur privé dans les TIC.

En attendant, l’UIT a classé Djibouti au 17e rang africain sur 47 pays en matière de développement des TIC, avec un score de 61,6 sur 100. Le pays a perdu une place par rapport à 2023 où il occupait la 16e place avec un score de 63,6. De plus, l’Organisation des Nations unies (ONU) classe Djibouti dans le groupe des pays ayant un indice de développement de l’e-gouvernement (EGDI) intermédiaire, avec un score de 0,2911 sur 1. En matière de cybersécurité, l’UIT classe Djibouti dans la quatrième catégorie (Tier 4) sur 5 avec d’autres pays « témoignant d’un engagement de base en matière de cybersécurité à travers des actions impulsées par le gouvernement ».

La coopération internationale offre à Djibouti l'opportunité de tirer parti de l'expérience des pays plus avancés en matière de transformation numérique. Cependant, il est important de souligner que, dans la plupart des cas, les échanges en sont encore au stade préliminaire. Il faudrait donc attendre pour voir si les discussions aboutissent à des accords spécifiques.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On mercredi, 05 février 2025 11:28 Written by

En Afrique, les restrictions d’accès à Internet et aux réseaux sociaux sont devenues une pratique récurrente, en période de tensions politiques ou sociales. Ces coupures, justifiées par des raisons de sécurité, soulèvent des préoccupations sur la liberté d'expression et leurs effets économiques.

Depuis le samedi 1ᵉʳ février, les habitants de plusieurs villes congolaises rencontrent des difficultés pour accéder à certaines plateformes sociales, notamment TikTok et X. Bien qu’aucune annonce officielle n’ait confirmé ces restrictions, de nombreux observateurs estiment qu'il s'agit d'une mesure visant à limiter la diffusion d'informations en lien avec la situation tendue dans l'est du pays.

Les perturbations ont été signalées dans plusieurs grandes villes, notamment Kinshasa, Goma, Bukavu et Lubumbashi. De nombreux internautes ont rapporté ne plus pouvoir se connecter à leurs applications, tandis que d'autres ont pu contourner ces restrictions grâce à des réseaux privés virtuels (VPN). Selon l'organisation NetBlocks, spécialisée dans la surveillance de l'Internet, les données indiquent une restriction ciblée sur les réseaux sociaux ainsi que sur les plateformes de téléchargement d'applications, rendant l'accès aux VPN plus difficile.

Cette restriction intervient dans un contexte de tensions accrues en RDC. Alors que le gouvernement accuse certains acteurs d'exploiter les réseaux sociaux pour diffuser de fausses informations ou attiser les tensions, plusieurs organisations de la société civile dénoncent une atteinte à la liberté d'expression.

À l’instar de la RDC, plusieurs gouvernements africains ont recours aux restrictions d’Internet en période de crise politique ou sécuritaire. Selon le rapport Global Cost of Internet Shutdowns, publié en janvier dernier par la plateforme britannique Top10VPN, l'Afrique subsaharienne aurait perdu près de 1,5 milliard de dollars en 2024 en raison des coupures d’Internet, du blocage des réseaux sociaux et de la réduction du débit. Au-delà des pertes économiques directes pour les entreprises numériques et les travailleurs indépendants, ces restrictions freinent les transactions en ligne, perturbent les chaînes d’approvisionnement et affectent des secteurs clés comme le commerce électronique et les services numériques.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On mardi, 04 février 2025 09:40 Written by

Le pays mise sur la transformation numérique pour son développement socioéconomique. Le gouvernement multiplie les initiatives pour exploiter le numérique afin d’améliorer l’accès aux services, renforcer la transparence et stimuler l’innovation.

Abdourahmane Sarr, ministre sénégalais de l’Économie, du Plan et de la Coopération, a inauguré la semaine dernière une plateforme numérique dédiée à l’obtention du Numéro d'identification nationale des entreprises et des associations (NINEA). Cette initiative pourrait contribuer à simplifier et accélérer les démarches administratives pour l’enregistrement des entreprises et associations.

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de transformation numérique du Sénégal, le « New Deal Technologique », qui vise à positionner le pays comme un leader régional de l’innovation. Le gouvernement met un accent particulier sur la numérisation des services publics et privés afin d’améliorer l’efficacité administrative, l’inclusion numérique et la transparence.

« L’immatriculation au NINEA englobe les entreprises exerçant une activité au Sénégal, les associations nationales ou étrangères régulièrement déclarées ou autorisées, les syndicats professionnels, les administrations publiques centrales, les établissements publics, les collectivités locales et les partis politiques, les opérateurs occasionnels, les propriétaires fonciers, les organisations non gouvernementales (ONG), etc. », explique l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) dans son rapport pour le troisième trimestre 2023.

Toutefois, il convient de rappeler que l’utilisation de la plateforme dépendra de l’accès de la population à l’Internet. Selon la plateforme DataReportal, le Sénégal comptait 10,79 millions d’abonnés Internet pour un taux de pénétration de 60%.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On mardi, 04 février 2025 07:11 Written by

Dans un contexte de transformation numérique profonde, le Gabon adopte des solutions technologiques de pointe pour moderniser ses services publics. L'objectif est de consolider sa position de leader en matière de e-gouvernance, tout en modernisant les infrastructures urbaines essentielles.

Le ministre gabonais des Transports et de la Marine marchande, Jonathan Ignoumba (photo, au centre), a signé, le mercredi 29 janvier, un mémorandum d’entente avec la société DSD, spécialisée dans la numérisation. Cette initiative vise à moderniser les documents de transport, tels que les permis de conduire et les cartes grises, tout en améliorant les infrastructures urbaines de Libreville grâce à des solutions innovantes, comme les parkings rotatifs et l’installation de feux tricolores intelligents.

Djemory Doumbouya, directeur général de DSD, a souligné que son entreprise, déjà active en Guinée, en Ouganda et au Libéria, mobilisera rapidement les ressources nécessaires pour mener les études de faisabilité. « Après cette signature, nous devrons élaborer un business plan, définir un calendrier d’exécution et soumettre ces éléments aux autorités gabonaises pour validation avant la signature du contrat définitif », a-t-il précisé.

L’initiative peut s’inscrire dans le cadre du programme « Gabon Digital » dont l’une des priorités est la modernisation des services publics et la simplification des procédures administratives. Une plateforme sera mise en œuvre à cet effet au cours de l’année selon le Comité de pilotage (Copil) dudit projet démarré en novembre dernier.

Si les parties parviennent à s’entendre sur les modalités de mise en œuvre, le projet devrait permettre d’améliorer la gestion du trafic dans une capitale de près de 1 million d’habitants, soit environ 50 % de la population gabonaise. Libreville, confrontée à une congestion routière croissante, pourrait ainsi bénéficier de solutions concrètes pour réduire les embouteillages, améliorer la sécurité routière et optimiser l’utilisation de l’espace urbain.

En parallèle, la numérisation des documents de transport devrait offrir de nombreux avantages, notamment une réduction des fraudes, une meilleure traçabilité des informations, une simplification des démarches administratives pour les citoyens et une plus grande efficacité dans la gestion des infrastructures publiques.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On vendredi, 31 janvier 2025 12:26 Written by

Le gouvernement italien ambitionne de faire du pays un hub numérique et d’innovation en Afrique de l’Est. Le pays mise sur la coopération internationale pour atteindre cet objectif.

Ahmed Shide, ministre éthiopien des Finances, a signé en début de semaine un accord de subvention de 4,5 millions d’euros (4,6 millions de dollars) avec Anna Maria Bernini, ministre des Universités et de la Recherche d’Italie. Cette collaboration vise notamment à favoriser l’émergence des start-up et à accélérer l’adoption des services numériques en Éthiopie.

Plus précisément, ce partenariat prévoit la mise en place d’un centre de services électroniques et d’incubation de start-up, ainsi que la création d’un centre de formation et d’un pôle de développement des talents en haute technologie. Il inclut également l’ouverture d’un Fab Lab (Fabrication Laboratory) équipé d’outils de pointe pour la fabrication et le prototypage.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du plan « Digital Ethiopia 2025 », qui vise à exploiter les opportunités du numérique pour propulser le pays vers une économie fondée sur la connaissance et l’innovation. L’Éthiopie s’est déjà associée au Global Innovation Initiative Group (GIIG) pour soutenir l’innovation en développant l’écosystème des start-up à l’échelle nationale. Le pays a également lancé une initiative visant à former cinq millions de codeurs d’ici 2026.

Selon l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie (GSMA), les investissements dans les technologies mobiles et la numérisation devraient dynamiser des secteurs clés tels que l’agriculture, l’industrie manufacturière et les services publics. Ces initiatives devraient également permettre la création de plus d’un million de nouveaux emplois, tout en générant 57 milliards de birrs (environ 446,4 millions $) en recettes fiscales. Par ailleurs, l’essor du numérique pourrait stimuler la croissance dans tous les secteurs, avec une contribution estimée à 140 milliards de birrs pour l’agriculture et 114 milliards de birrs pour l’industrie manufacturière d’ici 2028.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On vendredi, 31 janvier 2025 07:46 Written by

Le Maroc mise sur la coopération internationale pour réaliser ses ambitions de transformation numérique. Au cours des derniers mois, le royaume chérifien s’est déjà rapproché de pays comme l’Arabie saoudite, le Portugal et l’Estonie.

Le royaume explore les moyens de renforcer sa coopération avec la Finlande en ce qui concerne la transformation numérique. La question a été au cœur des échanges lors d’une rencontre entre Amal El Fallah Seghrouchni (photo, à droite), ministre marocaine de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, et Lulu Ranne (photo, à gauche), ministre finlandaise des Transports et des Communications, le mardi 28 janvier lors de la visite d'une délégation marocaine en Finlande.

Les échanges entre les deux parties ont notamment porté sur les domaines de la recherche, de l’innovation technologique, des infrastructures numériques et des données. Selon le communiqué du ministère marocain de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Mme El Fallah Seghrouchni a souligné « l’importance de tirer parti de l’expérience finlandaise en intelligence artificielle et en technologies avancées, tout en insistant sur la nécessité de partager les meilleures pratiques pour renforcer l’expertise marocaine dans ces domaines ». Elle a également rencontré des acteurs finlandais du secteur des technologies comme Nokia.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts de coopération internationale du gouvernement marocain pour la mise en œuvre de sa nouvelle stratégie de transformation numérique, « Digital Maroc 2030 », lancée officiellement en septembre. Un protocole d’accord a déjà été signé en décembre avec l’Arabie saoudite pour renforcer la coopération en ce qui concerne l’e-gouvernement. Le royaume chérifien s’était également rapproché de l’Arabie saoudite, du Portugal et de l’Estonie, ce dernier étant considéré comme l’un des champions mondiaux en matière de transformation numérique.

Actuellement, le Maroc occupe la 4e place en Afrique et la 90e au niveau mondial selon l’indice de développement de l’e-gouvernement 2024 des Nations unies. Avec un score de 0,6841 sur 1, le royaume dépasse les moyennes de l’Afrique du Nord (0,5776), de l’Afrique (0,4247) et même du monde (0,6382). Cependant, des efforts restent nécessaires, notamment pour renforcer le développement du capital humain et améliorer les services en ligne. En matière de cybersécurité, le Maroc se distingue également comme un modèle à suivre. Cependant, il doit intensifier ses actions en matière de renforcement des mesures et de développement des capacités.

De son côté, la Finlande est 9e mondiale en matière d’e-gouvernement. Le pays est également classé parmi les exemples à suivre en matière de cybersécurité par l’Union internationale des télécommunications (UIT) ayant validé tous les piliers avec le score maximal (20/20) : mesures législatives, mesures techniques, mesures organisationnelles, mesures de développement des capacités et mesures de coopération.

Les efforts de coopération du gouvernement marocain pourraient accélérer la réalisation de l’ambition des autorités de faire du numérique un des piliers du développement socioéconomique, avec une contribution de 100 milliards de dirhams marocains (environ 10 milliards $) d’ici 2030. Toutefois, il est important de souligner que les discussions avec la Finlande en sont encore à un stade préliminaire. Aucun accord n’a été signé ou même annoncé entre les deux parties.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On jeudi, 30 janvier 2025 07:54 Written by

Tout comme de nombreux autres pays africains, le Cameroun aspire à intégrer les TIC dans les services publics pour améliorer leur gestion. Cette transformation repose notamment sur la formation des agents de l’État pour moderniser l’administration et répondre aux défis du numérique.

Le Cameroun se prépare à entamer la construction de quatre smart campus dans la capitale Yaoundé. L’information a été dévoilée le lundi 20 janvier lors de la première session du Comité de pilotage du projet, co-présidée par Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et Télécommunications, et Joseph Le (photo, au centre), ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative. Ce projet, fruit d’un partenariat avec l'Agence coréenne de coopération internationale (KOICA), s’inscrit dans la stratégie de transformation numérique du gouvernement camerounais visant à moderniser son administration publique.

« Les 4 smart campus vont permettre d’accélérer la sensibilisation et la formation des jeunes Camerounais. KOICA nous a présenté les plans de ces 4 smart campus, et en juin au plus tard, les travaux devraient commencer simultanément sur les 4 sites de telle sorte qu’au terme des 24 mois prévus, nous ayons déjà nos smart campus », a déclaré Joseph Le.

Avec un budget de 8 millions de dollars, le projet a pour objectif de promouvoir l’e-gouvernement et de former les agents publics actuels et futurs à l’usage des technologies de l’information et de la communication (TIC). Les campus seront construits sur quatre sites stratégiques à savoir l’École Nationale d’administration et de Magistrature (ENAM), l’École nationale des Postes, Télécommunications et Technologies de l’Information et de la Communication (SUP’PTIC), l’Institut supérieur de management public (ISMP), ainsi qu’au ministère chargé de la Fonction publique.

Ce projet constitue un jalon essentiel pour améliorer la position du Cameroun dans le classement mondial de l’e-gouvernement des Nations Unies où le pays occupe actuellement la 155ᵉ place avec un score de 0.4294 sur 1, après avoir perdu 14 places par rapport à 2022. En modernisant son administration et en renforçant les compétences des jeunes générations, le Cameroun aspire à construire une administration publique plus performante et résiliente face aux défis du 21ᵉ siècle.

Samira Njoya

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Posted On dimanche, 26 janvier 2025 19:10 Written by

Sixième mondial en matière d’e-gouvernement, l’Arabie saoudite attire plusieurs pays africains en quête de partenaire dans la transformation numérique. Un protocole d’accord dans ce domaine a été signé avec le Maroc en décembre 2024.

Le Rwanda veut collaborer avec l’Arabie saoudite dans la transformation numérique. Paula Ingabire (photo, à gauche), ministre rwandaise des TIC et de l’Innovation, a discuté de partenariat en début de semaine avec Abdullah Alswaha (photo, à droite), ministre saoudien des Communications et des Technologies de l'information. C’était en marge du Forum économique mondial (FEM), qui se tient du 20 au 24 janvier à Davos, en Suisse.

Les discussions entre les deux parties ont notamment porté sur l'innovation, la technologie, l’intelligence artificielle et le renforcement des capacités technologiques. Le partenariat, une fois concrétisé, se fera sous l’égide de l’Organisation de Coopération Numérique (DCO), basée à Riyad, en Arabie saoudite.

Ce rapprochement peut s’inscrire dans le cadre de la vision du Rwanda d’exploiter les TIC et l'innovation pour accélérer la croissance et réduire la pauvreté afin de devenir une économie fondée sur le savoir et un pays à revenu intermédiaire supérieur d'ici 2035.

L’Arabie saoudite se classe sixième mondiale selon l’indice de développement de l’e-gouvernement des Nations unies en 2024. Le royaume affiche un score de 0,9602 sur 1. Pour les sous-indices des services en ligne et de l’infrastructure télécoms, le pays affiche des scores respectifs de 0,9900 et 0,9841. De plus, l’Union internationale des télécommunications (UIT) classe le pays parmi les exemples à suivre en matière de cybersécurité, ayant validé tous les cinq piliers composant l’indice de cybersécurité.

En matière d’e-gouvernement, le Rwanda pointe à la 118e place mondiale avec un score de 0,5799 sur 1, au-dessus des scores moyens en Afrique de l’Est (0,3903) et en Afrique (0,4247), mais en dessous de la moyenne mondiale (0,6382). En matière de cybersécurité, le pays est parmi les exemples à suivre comme l’Arabie saoudite. Toutefois, il doit encore faire des efforts en ce qui concerne les mesures techniques, selon l’UIT.

La collaboration envisagée avec l'Arabie saoudite pourrait jouer un rôle clé dans l'accélération de la transformation numérique du Rwanda. Cependant, bien que des orientations générales aient été évoquées, les détails précis des axes de coopération restent à définir. Par ailleurs, les discussions entre les deux parties n'en sont qu'à un stade préliminaire, et aucun accord n'a encore été signé ou officiellement annoncé.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On vendredi, 24 janvier 2025 08:22 Written by

Les autorités veulent accélérer la transformation numérique de tous les secteurs de l’économie. L’exécutif a identifié la semaine dernière deux sites pilotes pour démarrer le programme de numérisation des hôpitaux du pays.

Le gouvernement malgache veut transformer le Centre national de télé-enseignement de Madagascar (CNTEMAD) en une université numérique. Une réunion de travail s’est tenue le mardi 21 janvier à cet effet entre les différentes parties prenantes : le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ; le ministère du Développement numérique, des Postes et des Télécommunications, la direction du CNTEMAD et l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) qui est le partenaire technique de l’initiative.

Au cours de la réunion, il était notamment question d’examiner les améliorations techniques nécessaires pour la réalisation du projet. « Un des points à l'ordre du jour était également l'élaboration d'un calendrier pour la mise en œuvre de ce projet, ainsi que la coordination des différents aspects techniques nécessaires à sa réalisation », a déclaré le ministère du Développement numérique, des Postes et des Télécommunications, dans un communiqué, sans donner plus de détails.

Créé en novembre 1992, le CNTEMAD utilise principalement des cours polycopiés comme supports pédagogiques. Il complète ce dispositif par des devoirs de synthèse avec corrigés types, des regroupements en salle organisés au siège et dans les centres régionaux, des exercices supplémentaires et des travaux pratiques axés sur l'usage des TIC. L'établissement encourage les travaux de groupe et propose des ressources audiovisuelles sur demande. Les examens ont lieu deux fois par an. En 2024, l'établissement comptait environ 17 000 étudiants. Sa transformation en une université numérique s’inscrit dans les efforts pour numériser le système éducatif national afin de l’améliorer dans un cadre plus large de transformation numérique nationale.

L’exécutif a lancé en juillet 2024 le processus de numérisation des établissements scolaires. Le projet vise à doter les zones d’administration pédagogique et les établissements du pays d’outils et de ressources nécessaires pour tirer parti des technologies numériques.

Il est toutefois important de préciser que les discussions entre les parties sont en cours et on ne sait pas encore exactement quand et comment le projet sera mis en œuvre. Par ailleurs, même si la transformation se faisait, l’accès des étudiants du pays aux plateformes de l’université numérique peut être limité par l’accès à Internet et aux appareils compatibles (ordinateurs, tablettes, smartphones…). Selon les données recueillies par l’Autorité de régulation des technologies de communication (ARTEC), le taux de pénétration de l’Internet dans le pays était de 32,57% pour une population estimée à 30,3 millions (Banque mondiale).

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Madagascar met ses écoles au numérique

Posted On mercredi, 22 janvier 2025 12:03 Written by
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