Gestion Publique

Gestion Publique (510)

Les autorités nigérianes misent sur le numérique pour améliorer la qualité des services publics. Par exemple, l’exécutif veut numériser 75 % des services publics d’ici 2027.

Le gouvernement nigérian veut simplifier l’accès des citoyens aux services numériques publics. L’exécutif a dévoilé cette semaine un cadre d’infrastructure publique numérique pour accompagner efficacement les citoyens tout au long de leurs vies grâce à une plateforme assurant l’interopérabilité entre tous les services publics.

« Il [le cadre, Ndlr] garantira également que les applications technologiques utilisées par l’administration soient conçues et exploitées sans cloisonnement, tout en respectant les responsabilités et mandats des différents ministères, départements et agences à tous les niveaux de gouvernement au Nigeria », a déclaré Bosun Tijani, ministre des Communications, de l’Innovation et de l’Economie numérique, dans une publication sur X, le mardi 4 mars. Il a ajouté que cette « approche gouvernementale intégrée » tire parti des capacités du secteur privé pour développer des services destinés au public.

Cette initiative devrait contribuer à accélérer la transformation numérique du Nigeria. En effet, la Banque mondiale considère la DPI (identité numérique, paiements numériques, partage de données) comme intermédiaire entre l’infrastructure physique et les applications sectorielles. L’institution de Bretton Woods estime que les pays disposant d’une bonne infrastructure publique numérique peuvent également maintenir le fonctionnement des services publics, du commerce, des hôpitaux, des écoles et d’autres activités grâce aux canaux en ligne.

Le développement du cadre intervient alors que le gouvernement nigérian ambitionne de numériser 75 % des services publics d’ici 2027. En attendant, les Nations unies ont classé le pays 144e mondial sur 193 selon l’indice de développement de l’e-gouvernement (EGDI) en 2024 avec un score de 0,4815 sur 1. Bien que le pays soit au-dessus des moyennes en Afrique de l’Ouest (0,3957) et en Afrique (0,4247), il est en dessous de la moyenne mondiale. Pour le volet des services en ligne, le pays a un score de 0,5372.

Il convient toutefois de rappeler que le gouvernement nigérian n’a pas encore précisé le calendrier de mise en œuvre du cadre DPI. Par ailleurs, la mise en œuvre effective de ce cadre dépendra fortement de l’infrastructure numérique physique en place dans le pays, y compris la connectivité Internet, les appareils, les serveurs, les centres de données, le cloud, les routeurs... Pour le volet « infrastructure de télécommunications » de l’EGDI, le Nigeria a obtenu un score de 0,4836 sur 1.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On vendredi, 07 mars 2025 07:35 Written by

Comme de nombreux pays africains, la Tunisie mise sur la coopération internationale pour développer un secteur du numérique en pleine croissance. C’est dans cette optique que la Tunisie s’est récemment rapprochée de l’Inde et de la France.

La Tunisie veut renforcer sa coopération avec l’Italie dans le domaine des technologies de l’information et de la communication. La question a fait l’objet de discussions lors d’une rencontre le lundi 3 mars entre Sofiene Hemissi (photo, à droite), ministre tunisien des Technologies de la communication, et Alessandro Prunas (photo, à droite), ambassadeur d’Italie en Tunisie.

Au cours des discussions, les deux parties ont notamment mis l’accent sur les domaines liés à la promotion de l’innovation, du soutien à l’entrepreneuriat et au développement des start-up.

Cette potentielle coopération pourrait aider le gouvernement dans son ambition de transformation numérique, dont il a fait un pilier du développement socioéconomique. En 2024, la Tunisie s’est classée à la 87e place mondiale selon l’indice de développement de l’e-gouvernement (EGDI) des Nations unies. Le pays a affiché un score de 0,6935 sur 1, surclassant les moyennes africaines et mondiale. En matière de cybersécurité, la Tunisie a également été classée dans la troisième catégorie sur cinq par l’Union internationale des télécommunications (UIT). Le pays a de gros efforts à faire dans les mesures organisationnelles, le développement des capacités et la coopération.

De son côté, l’Italie est classée parmi les exemples à suivre en matière de cybersécurité. Selon l’UIT, cela démontre « un engagement fort en matière de cybersécurité à travers des actions coordonnées et pilotées par le gouvernement. Cela inclut l'évaluation, l'établissement et la mise en œuvre de certaines mesures de cybersécurité généralement acceptées sur l'ensemble des cinq piliers ou jusqu'à tous les indicateurs ». Le pays affiche également un EGDI de 0,8355 sur 1 et se positionne à la 51e place mondiale.

Il convient de noter que les discussions entre les deux parties n’en sont qu’à leur début. Les contours exacts de la potentielle collaboration n’ont pas encore été définis, et aucun accord officiel n’a, pour l’instant, été annoncé. Il faudra donc suivre l’évolution des négociations pour en savoir davantage sur les orientations et les implications éventuelles.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On mercredi, 05 mars 2025 11:07 Written by

La transformation numérique est une priorité du gouvernement congolais. Pour atteindre ces objectifs dans ce domaine, l’exécutif veut renforcer son infrastructure télécoms national.

Le nouveau centre de données national de la République du Congo devrait être inauguré en novembre prochain, selon le gouvernement. Les travaux de construction de l’infrastructure lancée au début de l’année 2024 sont déjà exécutés à hauteur de 80%.

Léon Juste Ibombo (photo, à droite), ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, a révélé cela, le jeudi 28 février, lors d’une visite du chantier. Il était accompagné de Solomane Koné (photo, au centre), directeur général adjoint pour la région Afrique centrale de la Banque africaine de développement (BAD). L’institution panafricaine finance le projet à hauteur de 13 millions $.

Les spécificités et les caractéristiques du datacenter n’ont pas encore été révélées au public. Toutefois, on sait qu’il sera installé dans un bâtiment de trois niveaux extensibles, avec un sous-sol. L’infrastructure comprendra des salles dédiées aux serveurs, au contrôle et à la supervision, ainsi que des espaces de réunion et de conférence. Des zones seront également réservées aux équipements d’alimentation énergétique et de climatisation, garantissant le bon fonctionnement du centre de données.

Alors que le gouvernement congolais veut accélérer sa transformation numérique et en faire un pilier du développement socioéconomique, la mise en service du datacenter peut contribuer à renforcer l’infrastructure télécoms nationale. En 2024, le Département des affaires économiques et sociales des Nations unies (DAES) a attribué au pays un score de 0,2776 sur 1 à l’indice de l’infrastructure télécoms qui fait partie de l’indice de développement de l’e-gouvernement (EGDI). Pour cet indicateur, le Congo affiche un score de 0,3391 sur 1, se positionnant à la 166e place mondiale sur 193. Son score est en dessous des moyennes en Afrique centrale (0,3354), en Afrique (0,4247) et dans le monde (0,6382).

L’infrastructure devrait également contribuer à la souveraineté numérique du Congo, selon les autorités. « Toutes les données qui vont être produites au Congo doivent être stockées quelque part. Actuellement, ces données sont stockées à l’étranger si bien qu’on a des noms de domaines de chez nous qui se terminent souvent par ".fr" ou ".com", alors que le nom de domaine du Congo est ".cg". Dorénavant, nous pourrons héberger toutes les données publiques au niveau du datacenter, ainsi que celles des opérateurs de télécommunications, des banques, des compagnies d’assurance et des autres sociétés privées qui veulent les faire héberger ici, y compris les sauvegardes des sites de stockage primaires éventuels qu’ils utilisent », avait déclaré Michel Ngakala, coordonnateur du Projet de la dorsale à fibre optique d’Afrique centrale (CAB), composante du Congo, en 2024 au lancement des travaux.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On mardi, 04 mars 2025 02:11 Written by

Les autorités nigériennes comptent sur la transformation numérique pour impulser le son développement socioéconomique du pays. L’exécutif veut notamment renforcer l’infrastructure télécoms nationale.

La construction du centre de données national du Niger en est à 13% de réalisation et devrait achevée d’ici le 30 septembre. Le projet, dont le coût total s’élève à 9 milliards FCFA (environ 14,3 millions USD), a été évoqué cette semaine par le ministre de la Communication, des Postes et de l’Économie numérique, Sidi Mohamed Raliou, lors d’un passage à la télévision nationale consacré au bilan de son activité.

 

S’il n’a pas donné de précisions sur les capacités et caractéristiques techniques de l’infrastructure appelée à stocker et sécuriser les données publiques du pays, on sait toutefois qu’elle est de niveau Tier 3 selon les standards d’Uptime Institute qui mesure la redondance et la disponibilité annuelle des infrastructures numériques. Elle est donc censée intégrer plusieurs voies d’alimentation et de refroidissement, réduisant ainsi l’indisponibilité à 1,6 heure par an.

Une fois finalisé, le datacenter contribuera à renforcer l’infrastructure numérique du Niger, nécessaire à la transformation digitale. Le Département des affaires économiques et sociales des Nations unies (DAES) attribue au pays un score de 0,1578 sur 1 à l’indice de l’infrastructure télécoms qui fait partie de l’indice de développement de l’e-gouvernement (EGDI). Pour ce dernier indicateur, le Niger affiche un score de 0,2116 sur 1, se positionnant à 187e place mondiale sur 193. C’est en dessous des moyennes en Afrique de l’Ouest (0,3957), en Afrique (0,4247) et dans le monde (0,6382).

Au-delà du centre de données, le pays sahélien doit prendre des mesures pour accélérer la couverture et l’adoption des TIC. L’Union internationale des télécommunications (UIT) estime en effet que les réseaux 3G et 4G y couvrent respectivement 24% et 17,5% de la population, contre 92% pour la 2G. Les données de DataReportal montrent également que le Niger comptait 4,69 millions d’abonnés à Internet au début de l’année 2024, pour un taux de pénétration de 16,9%. Le taux de pénétration de la téléphonie mobile était quant à lui de 59,4%. 

Isaac K. Kassouwi

Editing : Feriol Bewa

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Posted On dimanche, 02 mars 2025 07:40 Written by

L’exécutif djiboutien veut accélérer la transformation numérique du pays. C’est dans cette optique qu’il explore au cours des derniers mois des opportunités de partenariats, notamment avec l’Inde, le Qatar, l’Union européenne, l’UIT...

Le ministère délégué chargé de l'Economie numérique et de l'Innovation de Djibouti a engagé un programme de renforcement des compétences numériques des cadres du gouvernement. Le département a annoncé le dimanche 23 février le lancement d’une formation dans le domaine de l'infrastructure Cloud, en partenariat avec la Digital Coopération Organization (DCO), Oracle University et l’Institut national d’administration publique (INAP).

Les formations portent sur des domaines clés tels que le cloud, l’intelligence artificielle, la cybersécurité et la gestion des données, apprend-on. Ces formations sont mises à disposition des participants, issus de divers départements ministériels, sur la plateforme MyLearn d’Oracle University. Selon le ministère, ce programme est « une initiative clé pour renforcer les compétences des cadres de l'administration, afin de mieux maitriser les outils technologiques de pointe, pour améliorer nos services publics et accélérer l’innovation numérique ».

À travers cette initiative, le gouvernement djiboutien veut équiper les cadres des compétences nécessaires pour soutenir la transformation numérique du pays. La Banque mondiale estime que près de 230 millions d’emplois nécessiteront des compétences numériques en Afrique subsaharienne d’ici 2030. En attendant, les Nations unies donnent un score de 0,2800 sur 1 à Djibouti selon l’indice des infrastructures télécoms, qui fait lui-même partie de l’indice de développement de l’e-gouvernement. Pour cet indicateur, le pays a un score de 0,2911 sur 1, en dessous des moyennes africaine (0,4247) et mondiale (0,6382).

Rappelons que le gouvernement djiboutien a lancé dès 2022 le projet « Djibouti Fondement Numérique », avec le soutien financier de la Banque mondiale. L’exécutif ambitionne de doter le pays d’une économie numérique forte et inclusive d’ici 2035 en exploitant la puissance des technologies d’innovation. La stratégie déployée est établie autour d’un projet de développement du secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC) et de l’économie numérique pour contribuer à la croissance économique par sa valeur ajoutée.

Il convient de préciser qu’au-delà du renforcement des capacités des cadres, l’ensemble de la population a besoin de compétences numériques, qui constituent selon l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie (GSMA) l’une des principales barrières à l’adoption de l’Internet et, par ricochet, des services numériques. L’Union internationale des télécommunications (UIT) estime à 65% le taux de pénétration de l’Internet à Djibouti, contre 74,4% pour la téléphonie mobile.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On lundi, 24 février 2025 08:19 Written by

Horizon Industries a officiellement lancé ses activités au Burkina Faso en avril 2022. La société est détenue par l’État à hauteur de 35 %, à travers le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES).

Le gouvernement burkinabè prévoit de s’approvisionner en matériel informatique auprès de la société locale Horizon Industries au profit de l’administration publique. Les autorités ont approuvé la signature d’un accord-cadre à cet effet lors du Conseil des ministres du mercredi 19 février.

Le communiqué du Conseil des ministres ne précise ni le type de matériel que le gouvernement souhaite acquérir ni la quantité. Toutefois, on sait qu’Horizon Industries est spécialisée dans l’assemblage d’ordinateurs portables, de téléphones, de tablettes et d’équipements électroménagers.

Cette initiative peut s’inscrire dans le cadre des ambitions de transformation numérique du gouvernement burkinabè. L’exécutif veut positionner le pays comme un leader africain dans l'intégration des TIC dans des secteurs essentiels tels que l'administration publique, l'éducation, la santé, le commerce et l'agriculture. C’est dans ce cadre que le gouvernement a lancé en 2024 la réhabilitation du Réseau informatique national de l’administration (RESINA), qui connectait déjà environ 2800 bâtiments administratifs en août 2023. 130 nouveaux sites avaient été annoncés pour rejoindre le projet en décembre 2024.

Pour le moment, le pays se classe 175e sur 193 selon l’indice de développement de l’e-gouvernement (EGDI) des Nations unies. Le Burkina Faso affiche un score de 0,2895 sur 1, inférieur aux moyennes de l’Afrique de l’Ouest (0,3957), de l’Afrique (0,4247) et du monde (0,6382).

Il convient toutefois de rappeler que l’usage des appareils acquis par le gouvernement pour l’administration nécessitera des compétences numériques de la part des fonctionnaires. De plus, ces équipements pourraient nécessiter un accès à Internet pour certaines tâches. Il serait donc essentiel que les administrations soient connectées à l’Internet haut débit.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On vendredi, 21 février 2025 07:51 Written by

Comme de nombreux pays africains, la Tunisie mise sur la coopération internationale pour développer un secteur du numérique en pleine croissance. C’est dans cette optique que la Tunisie s’est récemment rapprochée de l’Inde.

La Tunisie explore les opportunités de coopération avec la France dans le domaine du numérique. Sofiene Hemissi, ministre tunisien des Technologies de la communication, a discuté des perspectives avec Clara Chappaz (photo, à droite), ministre déléguée française chargée de l'Intelligence artificielle et du Numérique, en marge du Sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle, tenu du 10 au 11 février à Paris.

« À cette occasion, le ministre a exprimé l’ambition de la Tunisie de contribuer activement à la mise en œuvre des orientations et initiatives discutées lors du sommet, visant à mettre les technologies de l’intelligence artificielle au service de l’humanité dans un cadre responsable et inclusif », a déclaré le ministère tunisien des Technologies de la communication dans un communiqué.

Cette potentielle coopération pourrait aider le gouvernement dans son ambition de transformation numérique, dont il a fait un pilier du développement socioéconomique. La France est classée à la 34e place mondiale selon l’indice de développement de l’e-gouvernement des Nations unies. Le pays affiche un score de 0,8744 sur 1, bien au-dessus de la moyenne mondiale de 0,6382. La Tunisie affiche un score de 0,6935.

En matière de cybersécurité, la France est classée par l’Union internationale des télécommunications (UIT) parmi les exemples à suivre dans le monde. La Tunisie quant à elle est classée dans la troisième catégorie (Tier 3) sur cinq, avec de gros efforts à faire dans les mesures organisationnelles, le développement des capacités et la coopération.

En matière de développement des technologies de l’information et de la communication (TIC), l’UIT a attribué un score de 89,8 sur 100 à la France. La Tunisie a un score de 77,2 sur 100, se classant à la huitième position en Afrique sur 47.

Toutefois, il convient de noter que les discussions entre les deux parties n’en sont qu’à leur début. Les contours exacts de la potentielle collaboration n’ont pas encore été définis, et aucun accord officiel n’a, pour l’instant, été signé ou même annoncé. Il faudra donc suivre l’évolution des négociations pour en savoir davantage sur les orientations et les implications éventuelles de ce projet.  

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On mardi, 18 février 2025 10:10 Written by

La transformation numérique est l’une des priorités du gouvernement algérien. Le 9 février, en Conseil des ministres, le président Abdelmadjid Tebboune a recommandé la prise de mesures pour accélérer le processus de numérisation.

Le gouvernement algérien a adopté la signature et la certification électroniques, poursuivant ses actions en faveur de la transformation numérique. La cérémonie officielle de lancement s’est tenue le dimanche 16 janvier en présence de Sid Ali Zerrouki, ministre de la Poste et des Télécommunications.

Selon le communiqué du ministère, l’Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques (ARPCE) a été désignée comme autorité économique de certification électronique. À ce titre, elle est chargée du suivi et du contrôle des prestataires de services de signature et de certification électroniques destinés au public.

« La certification électronique, également appelée certification numérique ou certificat électronique, est un processus visant à garantir l'authenticité, l'intégrité et la sécurité des informations transmises ou stockées électroniquement. Elle repose sur l'utilisation de clés cryptographiques (clés publique et privée) pour sécuriser les données et les transactions en ligne », explique le ministère sur son site web. La Banque mondiale définit la signature électronique comme « une signature générée par des moyens électroniques dans le but d'authentifier une transaction électronique ».

Ce lancement intervient environ un mois après la signature d’une convention-cadre entre l’Assemblée populaire nationale (APN) et l’Autorité gouvernementale de certification électronique (AGCE) pour l’intégration des services de certification et de signature électroniques. Il s’inscrit dans la volonté du gouvernement algérien d’accélérer la transformation numérique, érigée en pilier du développement socioéconomique. L’exécutif ambitionne de bâtir une véritable société de l’information en généralisant l’usage des TIC dans l’ensemble des secteurs économiques.

La Banque mondiale estime que les signatures doivent devenir électroniques à mesure que les transactions dont elles sont censées garantir la fiabilité se numérisent. « L'absence de moyens d'authentification électroniques fiables et juridiquement reconnus a contraint à maintenir l'utilisation des signatures manuscrites en présence physique, freinant ainsi les efforts de numérisation en imposant des interactions en personne pour finaliser une transaction », a déclaré l’institution de Bretton Woods dans son rapport « Electronic Signatures - Enabling Trusted Digital Transformation » publié en septembre 2024.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On lundi, 17 février 2025 11:04 Written by

Les autorités tchadiennes veulent faire du numérique un pilier du développement socioéconomique. Pour y arriver, N'Djamena mise sur la coopération internationale.

Le gouvernement tchadien souhaite collaborer avec l’Inde pour développer le secteur du numérique. Les perspectives du partenariat ont été au cœur des discussions lors d’une rencontre le vendredi 14 février entre Boukar Michel, ministre tchadien des Communications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation, et Sevela Naik Mude, vice-ministre indien des Affaires étrangères, chargé de l’Afrique centrale et de l’Est.

Les discussions entre les deux parties s’articulent autour de trois axes principaux. D’abord, l’Inde est sollicitée pour former des ingénieurs tchadiens, notamment en intelligence artificielle (IA). Ensuite, elle pourrait soutenir l'École nationale supérieure des technologies de l'information et de la communication (ENASTIC) en offrant des formations spécialisées aux étudiants et enseignants. Enfin, cette coopération vise à accélérer la digitalisation des services postaux, notamment à travers le projet de banque postale.

Les autorités tchadiennes considèrent l'Inde comme l'un des leaders dans le domaine du numérique. En effet, le pays est classé 97e mondial sur 193 selon l'indice de développement de l'e-gouvernement (EGDI) des Nations unies, avec un score de 0,6678 sur 1, supérieur à la moyenne mondiale de 0,6382. De plus, l'Union internationale des télécommunications (UIT) classe le pays parmi les exemples à suivre en matière de cybersécurité.

Le gouvernement tchadien compte sur l’expertise de l’Inde pour réaliser son ambition de faire du numérique « un levier de développement socioéconomique ». C’est dans ce cadre que l’exécutif a lancé en décembre 2024 le Projet d’appui à la transformation numérique (PATN), financé par la Banque mondiale à hauteur de 76,45 milliards FCFA (environ 122,3 millions $). Le pays affiche un EGDI de 0,1785 sur 1, en dessous des moyennes de la région Afrique centrale (0,3354), de l’Afrique (0,4247) et du monde. En matière de cybersécurité, le pays est classé au quatrième niveau (Tier 4) sur cinq.

Les discussions entre le Tchad et l’Inde sur cette coopération numérique restent à un stade préliminaire, et aucun engagement concret n’a encore été formalisé. Cependant, les deux parties affichent une volonté commune de structurer ce partenariat à travers la signature d’un mémorandum d’entente. Aucun calendrier précis n’a été annoncé pour le moment.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On lundi, 17 février 2025 07:14 Written by

Avec la montée en puissance des réseaux sociaux et d'Internet, la circulation de contenus inadaptés et trompeurs s’est accélérée. Cette prolifération de désinformation menace la stabilité sociale, en particulier en Afrique, où elle peut semer la confusion et alimenter les tensions.

L'Afrique francophone dispose désormais d'une application dédiée à la lutte contre la désinformation. Lancée le jeudi 6 février par Tama Média, La Voix de Mopti et Sétanal Média, avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), l’application AKILI vise à renforcer la vérification des informations dans un contexte marqué par la prolifération des contenus trompeurs.

« AKILI s’appuie sur une combinaison unique de technologie de pointe, d’intelligence artificielle et d’intervention humaine pour proposer une solution adaptée aux enjeux complexes de la région. En exploitant des algorithmes avancés, AKILI analyse et vérifie les informations à partir de sources fiables, tout en permettant aux utilisateurs de solliciter l’expertise de journalistes spécialisés pour des cas plus complexes. Cette approche hybride garantit un haut niveau de précision et de crédibilité », expliquent les initiateurs du projet.

Ce lancement s’inscrit dans le cadre du programme « Jumelage entre initiatives francophones de lutte contre la désinformation », dont les trois médias partenaires ont été lauréats en 2024. L’application est accessible à tous grâce à une interface intuitive et ludique. Elle s’inscrit dans une démarche d’éducation numérique, sensibilisant les utilisateurs aux mécanismes de la désinformation et développant leur esprit critique, essentiel face à la multiplication des fausses informations.

AKILI propose plusieurs fonctionnalités clés : vérifier la véracité d’un article en copiant son lien dans le chatbot, interroger le chatbot AKILI via texte, vidéo ou note vocale, soumettre une demande de vérification à un journaliste spécialisé lorsque le fait ne peut pas être automatiquement validé par le chatbot, et accéder à des contenus pédagogiques, des podcasts et des vidéos de fact-checking en français et dans des langues locales africaines telles que le Fulfuldé, le Bambara, le Wolof, le Lingala ou encore le Swahili.

Dans un contexte africain où la désinformation peut avoir des impacts significatifs sur la stabilité sociale et la cohésion des communautés, AKILI se positionne comme un outil essentiel. En favorisant l’accès à une information fiable, AKILI entend non seulement renforcer la confiance des populations envers les médias, mais aussi contribuer à la stabilité sociale et au développement durable des sociétés africaines.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Posted On mardi, 11 février 2025 12:42 Written by
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