Les pays africains reconnaissent pleinement les avantages que la numérisation peut apporter à leurs économies. Ils s'engagent désormais avec détermination à exploiter ces opportunités pour en maximiser les bénéfices.
Au Mali, il est désormais possible d’utiliser son téléphone portable pour payer certains services publics tels que la carte d’identité, les contraventions de police et les actes d’état civil. Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta (photo), a présidé le vendredi 19 juillet à Koulouba le lancement de la première phase de la numérisation des services publics et des moyens de paiement. Ce projet marque un tournant décisif dans la modernisation des services administratifs du pays.
« Cette première phase, initialement déployée à Bamako, sera progressivement étendue à toutes les régions du Mali et aux représentations diplomatiques. Ce processus inclura progressivement tous les services publics, y compris les impôts et les marchés publics », informe le communiqué de la présidence de la République.
Le lancement de ce programme s’inscrit dans une vision plus large de développement et de modernisation du Mali, où l'innovation technologique joue un rôle central. L’initiative, portée par le président de la Transition, avait été annoncée dans son discours à Sikasso le 22 juin 2024. Elle prévoit, en seconde phase, la numérisation de l’administration générale.
L’objectif est de simplifier les démarches, de réduire les délais de traitement et d'optimiser la collecte des recettes publiques. En outre, cette transformation devrait contribuer à renforcer la confiance des citoyens dans les institutions publiques, en garantissant une gestion plus transparente et plus efficace des affaires publiques.
Il faut noter que le Mali accuse un certain retard dans ce domaine. En 2022, le pays figurait au 178e rang mondial du classement de l’ONU e-Government Development Index sur le développement de l'administration électronique. Ce nouvel élan est donc crucial pour rattraper le retard et promouvoir une administration plus moderne.
Samira Njoya
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Avec la révolution technologique en cours, les pays africains ont mis en place un calendrier de numérisation de leurs secteurs d’activité. A Madagascar, la numérisation du secteur éducatif suit son cours.
Les autorités malgaches ont lancé, lors d’un atelier-formation tenu du lundi 15 au mercredi 17 juillet à Toamasina, le processus de numérisation des établissements scolaires. Le projet dotera les zones d’administration pédagogique et les établissements du pays, à partir de la région Atsinanana, d’outils et de ressources nécessaires pour tirer parti des technologies numériques.
L’objectif est de mettre en place un système qui permettra de suivre l’assiduité du personnel, de contrôler les transferts et les dépenses des caisses des écoles, d’assurer la collecte de données rapides, la formation à distance ou encore le registre des élèves.
« La mise à l’échelle des services numériques dans la région Atsinanana est une première étape importante dans le processus de transformation numérique du secteur de l’éducation à Madagascar. L’Unité de Gouvernance Digitale et le ministère de l’Éducation nationale envisagent d’étendre ce projet à d’autres régions du pays dans les années à venir », indique le ministère de l'Education nationale (MEN).
Le gouvernement malgache multiplie les partenariats pour assurer la transformation numérique de son système éducatif. Depuis 2014, le MEN s’est associé à Orange Solidarité Madagascar à travers le programme « Ecoles Numériques ». L’objectif est de faciliter l’accès à l’éducation grâce aux nouvelles technologies. En février 2024, le MEN s’est également allié au Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) pour connecter les écoles secondaires à sa bibliothèque numérique.
Adoni Conrad Quenum
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Les autorités éthiopiennes veulent tirer profit de leur secteur agricole en le modernisant. Pour cela, elles mettent en place des projets pour numériser le secteur.
L’Institut éthiopien de la transformation agricole (ATI) a annoncé le mardi 16 juillet le lancement, en collaboration avec l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), de deux projets relatifs à la numérisation du secteur agricole. L’objectif est d’améliorer les systèmes de commercialisation des intrants et des produits agricoles.
Le premier projet porte sur la mise en place d’une plateforme numérique qui connectera les petits exploitants agricoles aux acheteurs potentiels. « Cette initiative modernise le système des marchés agricoles en améliorant la détermination des prix, la gestion des risques et la transparence des transactions. Elle garantit un approvisionnement constant en produits de qualité, favorise la traçabilité, fait correspondre l'offre à la demande et stabilise les prix du marché », explique l’ATI.
Le second projet porte sur l’automatisation du système des bons d’intrants. L’ATI table sur des eVoucher 2.0 qui sont des bons électroniques disposant d’un code numérique qui permettent d’acheter des biens ou des services en ligne ou en magasin. L’adoption de ce système permettra d’améliorer la distribution des intrants agricoles et de lutter contre la fraude.
Le lancement de ces projets s’inscrit dans un contexte marqué par la volonté des autorités éthiopiennes de moderniser le secteur agricole. Elles ont signé divers partenariats à cette fin et elles confirment leurs intentions de tirer profit de la technologie. En juin dernier, l’ATI s’est allié avec Digital Green, une organisation américaine qui œuvre pour la numérisation de l’agriculture, pour la mise en place d’une plateforme de partage des connaissances.
Les deux projets lancés vont, entre autres, permettre de garantir un marché durable, d’assurer une meilleure fourniture des intrants aux agriculteurs, en plus de renforcer les liens entre les agriculteurs et les consommateurs de produits agricoles.
Adoni Conrad Quenum
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Depuis quelques années, le Maroc s’est engagé dans une transition numérique marquée par la modernisation de plusieurs secteurs, dont l’enseignement supérieur. Avec l’accompagnement de partenaires, les avancées deviennent de plus en plus concrètes.
Le Maroc a obtenu 120 millions d’euros de la Banque africaine de développement (BAD) pour numériser ses universités. Cet argent est le fruit d’un accord de financement signé à Rabat le mardi 16 juillet entre Achraf Hassan Tarsim, le responsable-pays de la BAD pour le Maroc, et Nizar Baraka, le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l'Innovation.
Il permettra au gouvernement de concevoir et de mettre en place de nouveaux programmes de formation universitaire dans le domaine numérique, adaptés aux besoins du marché de l’emploi et aux attentes des investisseurs nationaux et étrangers. Il permettra également de doter les universités de matériel informatique et de numériser les services universitaires.
Ce financement est l’un des quatre octroyés au Maroc pour un montant total de 604 millions d’euros. Les autres se déclinent comme suit : 200 millions d’euros pour le Programme d’amélioration de la compétitivité territoriale ; 200 millions d’euros pour la construction de l’autoroute Guercif - Nador (longue de 104 kilomètres) et 84 millions d’euros pour le Projet d’appui au développement intégré et durable des zones forestières.
En investissant dans la transformation de ses universités, le gouvernement du Maroc progresse dans la réalisation des objectifs de son Plan d’accélération de la transformation de l’écosystème de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation (ESRI 2030). Lancé en 2020, il vise à faire de l'enseignement supérieur marocain un système performant, attractif et en adéquation avec les besoins du pays. Il introduit l'entrepreneuriat dans les cursus, encourage l’excellence et l’innovation.
Le Maroc s’est fixé l’ambitieux objectif de former 22 500 diplômés par an d’ici 2027 et de porter à 50 000 le nombre de spécialisations ou de compétences numériques dans toutes les disciplines et à tous les niveaux d’ici 2035.
Samira Njoya
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Dans le processus de numérisation des secteurs d’activité, les autorités algériennes ont fait un progrès significatif en ce qui concerne la gestion des ressources humaines.
Le ministère algérien de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire a achevé l'opération de numérisation des documents administratifs relatifs à la gestion des ressources humaines aux niveaux central et local. L’annonce a été faite dans un communiqué publié le samedi 13 juillet.
« Cette initiative a abouti à la numérisation de 25 792 410 documents, incluant les cadres supérieurs, les employés, les agents contractuels en service et les retraités. Ces documents sont répartis dans 735 926 fichiers électroniques, chaque fichier contenant 35 documents numérisés », peut-on lire dans le communiqué.
Et d’ajouter : « dans le même contexte, un système d'aide à la décision pour la gestion des ressources humaines, appelé "system power BI", a été développé. Ce système utilise les données du Système d'information des ressources humaines (SIRH), intégré et global, pour une analyse précise et en temps réel des données, ainsi que pour fournir une vision prospective dans la prise de décisions relatives à la gestion des ressources humaines ».
L’accélération de la transformation numérique en Algérie s’inscrit dans le cadre des directives du président Abdelmadjid Tebboune. Avec en ligne de mire la numérisation du pays à l’horizon 2034, les autorités multiplient les actions dans ce sens dans divers secteurs d’activité conformément à la stratégie de transformation numérique 2024-2029.
L’initiative peut, entre autres, permettre d’améliorer l’efficacité et la productivité des services des ressources humaines dans les entités étatiques (réduction des erreurs humaines et des retards dans le traitement des documents, etc.), d’améliorer la transparence et la responsabilisation au sein des organisations et du gouvernement, de supprimer les fonctionnaires fantômes ou encore de faciliter l’accès aux services pour les citoyens tels que la demande de prestations sociales, la consultation des informations sur la paie et la soumission de demandes de congés.
Adoni Conrad Quenum
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Les services douaniers malgaches ont mis en place un plan stratégique pour leur transformation numérique. Ils s’allient à divers partenaires pour atteindre leur objectif dans les délais impartis.
La direction générale des douanes (DGD) s’est dotée la semaine dernière d’un data warehouse, un système de gestion de base de données conçu pour le stockage et l'analyse de données. Mis en place grâce au financement du Korea customs service, l’infrastructure permettra de stocker, de combiner et d’archiver des données à long terme provenant de différentes sources.
« La douane malagasy évolue dans un processus axé sur la performance, où les KPIs ou indicateurs clés de performance sont les maîtres mots pour orienter l’avenir de l’administration. [...] Nous avons rêvé d’un avenir où les décisions douanières, telles que, entre autres, celles concernant la valeur, l’admission temporaire, le regroupement tarifaire, et les décisions anticipées, seraient validées à travers un processus digitalisé et rapide, conçu pour mieux servir les usagers », a indiqué Ernest Zafivanona Lainkana, directeur général des douanes malgaches.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la modernisation et de la numérisation des services douaniers malgaches. Elle fait suite à la signature le 30 août 2022 d’un partenariat entre le gouvernement de la République de Corée et la DGD. L’objectif est de soutenir le plan stratégique de la DGD en finançant la réalisation de trois projets avec un montant de 5 163 000 $ pour une durée de quatre ans. Il faut souligner que ledit plan compte 31 projets.
La capacité du data warehouse pourra permettre de centraliser et de consolider toutes les données sensibles et stratégiques de la douane sur une période de 50 ans. Par ailleurs, le centre de données au sein duquel se situe l’infrastructure garantit un fonctionnement en continu de nouvelles applications. Il peut encore héberger d’autres racks ainsi que d'autres serveurs.
Adoni Conrad Quenum
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La ville de Douala numérise de plus en plus de services. Les autorités municipales se sont tournées vers le secteur des mototaxis.
La mairie de Douala a annoncé, via un communiqué de presse datant du mercredi 3 juillet, l’enregistrement sur une plateforme numérique des conducteurs de mototaxis de la ville. L’objectif est de lutter contre l’insécurité et de permettre aux populations de distinguer les mototaxis de la ville des personnes mal intentionnées.
« Nous avons sacrifié certains de nos membres pour aider l’administration à l’enrôlement numérique dans le secteur. Dans le quatrième arrondissement et ailleurs chez des collègues d’autres zones, nous allons suivre le même schéma après le ton d’alerte d’aujourd’hui », a indiqué Simplice Tabate, responsable des mototaxis du 4e arrondissement de la ville de Douala.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Plan Digital Cameroun 2020-2025. Son but est de faire du numérique un levier de développement économique et social. La ville de Douala multiplie des actions dans ce sens puisque, dès novembre 2021, elle a procédé à la numérisation des stationnements des véhicules. Plus tôt cette année, elle a mis en place une plateforme numérique pour encourager les Camerounais de l’étranger à investir dans la capitale économique du pays.
Pour effectuer leur enregistrement, les conducteurs de mototaxis devront se munir, à partir du jeudi 11 juillet, de la carte nationale d’identité, du permis de conduire de catégorie A en cours de validité et de la carte grise de leur engin. Les contrôles débuteront le 15 septembre prochain.
Adoni Conrad Quenum
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Le gouvernement burkinabé redouble d'efforts pour renforcer la sécurité du cyberespace national. A cette fin, diverses initiatives sont mises en place pour améliorer la résilience des infrastructures numériques et protéger les données sensibles contre les cybermenaces.
Les députés de l’Assemblée législative de Transition (ALT) ont adopté à l’unanimité, le mardi 9 juillet, la loi portant sécurité des systèmes d’information au Burkina Faso. Cette législation établit un cadre légal et réglementaire visant à protéger efficacement les systèmes d’information, réduisant ainsi la vulnérabilité des administrations publiques et des unités de développement économique du pays.
Selon la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo/Sabane (photo), la loi revêt une importance particulière dans le processus de numérisation en cours dans le pays. « Nous sommes résolument engagés dans la dématérialisation des actes et procédures au niveau de l’administration pour sa modernisation, sa productivité, sa transparence et son accessibilité à tous les usagers. D’autres initiatives sont en vue pour faire du numérique un levier de notre développement socioéconomique », a-t-elle déclaré.
L'initiative s’inscrit dans la volonté du gouvernement de renforcer la sécurité de l’espace cybernétique national. Elle intervient dans un contexte de transformation numérique accélérée, marqué par l’adoption rapide des services de communication électronique et une recrudescence des cyberattaques, aggravée par la crise sécuritaire que traverse le Burkina Faso.
La nouvelle loi vient ainsi renforcer le rôle de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI), créée en 2013 pour réduire la vulnérabilité du cyberespace national. Cette législation permettra non seulement de soutenir le fonctionnement de l’ANSSI, mais aussi de garantir l’accomplissement efficace de ses missions en synergie avec les autres acteurs techniques de l’écosystème numérique.
L'adoption de cette loi marque une étape déterminante pour le Burkina Faso dans la sécurisation de ses infrastructures numériques. En renforçant la résilience du pays face aux cybermenaces, cette législation contribuera à bâtir un environnement numérique sûr et fiable pour tous les citoyens et les acteurs économiques.
Samira Njoya
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Dans le but de faciliter l’investissement des membres de la diaspora camerounaise dans leur ville, les autorités de Douala se sont tournés vers une solution technologique.
Après la création d’un cadre d’échanges avec la diaspora en décembre 2022, la Communauté urbaine de Douala (CUD), mairie de la ville, a dévoilé le mercredi 26 juin sa plateforme numérique icud-diaspora pour encourager les Camerounais de l’étranger à investir dans la capitale économique du pays.
« Nous avons pris le temps d’analyser les enseignements clés comme l’exigence unanimement formulée par notre diaspora d’installer des passerelles digitales visant à mieux s’approprier les opportunités au Cameroun. Nous voulons à travers cette plateforme proposer à la fois des compétences, les réseaux, les portefeuilles de relations qui permettraient à notre diaspora de venir également investir à Douala pour nous aider à faire face à la demande sociale de la ville », explique le maire de Douala, Roger Mbassa Ndine.
Concrètement, icud-diaspora permet aux migrants camerounais de déclarer leurs projets pour Douala en quelques clics et de proposer leurs expertises. En retour, la mairie se dit prête à leur proposer des partenariats public-privé (PPP), un interlocuteur dédié à distance, une assistance aux projets, des services en ligne, un réseau de prestataires agréés et la mise à disposition du foncier.
Selon les résultats d’une consultation de la diaspora menée par la CUD entre juin et aout 2023, 72 % des 445 interviewés sont prêts à investir si les conditions sont réunies, 49 % souhaitent un intermédiaire dédié pour faciliter la mise en œuvre de leurs projets et 81 % ont pour première exigence la qualité et fiabilité de l’information. La consultation relève comme freins principaux à l’engagement de la diaspora : la situation économique, sociale et politique ; la bureaucratie ; le manque d’inventives ; le déficit de confiance et de connaissance des opportunités.
A ce jour, indique la CUD, une douzaine d’opportunités sont offertes à la diaspora dans les domaines des infrastructures et de l’urbanisme avec le développement de projets immobiliers résidentiels ou commerciaux, la construction et exploitation des supermarchés, etc. Pour Roger Mbassa Ndine, « il est question de co-construire le développement de Douala avec les Camerounais de l’étranger qui sont une force pour notre pays ».
Il convient de relever que les transferts de fonds de la diaspora ne sont pas négligeables pour l’économie nationale. Selon la Banque mondiale, les envois d’argent des migrants camerounais vers leur pays d’origine s’élevaient à 365 millions $ en 2022, en hausse d’environ 5 % comparé aux 350 millions $ de 2021. Douala veut donc tirer profit de ces fonds pour impulser son développement.
Frédéric Nonos
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En juillet 2022, le Togo s’est donné pour objectif de numériser 75% des démarches administratives d’ici 2025.
Le Togo et le Kazakhstan renforcent leur coopération en matière de digitalisation des services publics. L’Agence Togo Digital (ATD), une structure gouvernementale du Togo, a conclu un partenariat stratégique avec la National Information Technologies (NITEC) du Kazakhstan. Ce partenariat permettra à l'ATD de bénéficier des ressources et des compétences de NITEC pour ses projets digitaux, selon Togo First.
Signature d’un partenariat stratégique
— Agence Togo Digital (@digitalgouvtg) June 25, 2024
L'Agence Togo Digital signe un accord de partenariat avec la National Information Technologies (NITEC) du Kazakhstan. Classé 28e sur l'indice de développement de l'administration en ligne et 8e sur l'indice mondial des services en ligne de… pic.twitter.com/BTNLcZEgdR
« Ce partenariat permettra à l'ATD de bénéficier de l'expertise de NITEC sur divers sujets pour accélérer la digitalisation des services publics et des administrations », indique l’Agence togolaise.
Cette initiative s'inscrit dans le cadre du renforcement des relations diplomatiques entre les deux pays, notamment après la visite du président Faure Gnassingbé au Kazakhstan. La National Information Technologies, classée 28e sur l'indice de développement de l'administration en ligne et 8e sur l'indice mondial des services en ligne de l'ONU, devrait apporter son expertise au Togo. Cela aidera le pays à déployer des technologies avancées pour améliorer ses services publics.
Rappelons que le Togo s’est donné pour ambition de digitaliser 75% de ses services publics d’ici 2030.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Kenya veut s’imposer comme un hub de choix en Afrique de l’Est. Le pays s’est tourné vers la Pologne qui a décidé d’investir dans son projet de ville intelligente mis en œuvre depuis 2012.
Farada Group, une entreprise polonaise spécialisée dans la fabrication de véhicules aériens sans pilote (UAS), a annoncé avoir obtenu tous les documents nécessaires de la part de l'Autorité de l'aviation civile du Kenya (KCAA) pour installer une usine à Konza Technopolis, au Kenya. L’objectif est de faire du pays son principal hub pour desservir le marché africain.
S’exprimant sur le sujet, Adam Cudny, président de Farada Group, indique : « nous avons l'intention de prendre une parcelle de terrain ici à Konza Technopolis pour établir une entreprise de fabrication de drones pour le Kenya et l'ensemble de l'Afrique. [...] Nous avons obtenu toutes les autorisations nécessaires et nous avons créé une société locale pour mettre en œuvre le projet ».
Cet investissement polonais s’inscrit dans le cadre de la visite d’Etat du président polonais, Andrzej Duda, au Kenya en février dernier. Les deux pays ont décidé de collaborer dans divers secteurs et les dirigeants de Farada Group, présents lors de la visite, ont pu nouer des relations avec les autorités kényanes. Ils ont pour l’occasion offert un drone au Kenya Wildlife Service (KWS) pour l'aider à surveiller les parcs nationaux du pays.
Il faut souligner que les engins fabriqués par la compagnie polonaise sont utilisés pour la surveillance de la faune, des lignes électriques, des catastrophes naturelles (inondations, incendies de forêt, etc.) ou encore pour la livraison de biens essentiels tels que les équipements médicaux. Pour rappel, la Korea Eximbank a signé deux accords plus tôt dans le mois avec les autorités kényanes pour investir un montant de 238 millions $ dans Konza Technopolis. Le projet, autrefois à l’abandon, a retrouvé des couleurs depuis quelques années et est au cœur du plan de développement national du Kenya Vision 2030.
Adoni Conrad Quenum
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Le gouvernement burkinabé veut accélérer la transformation numérique et en faire un pilier du développement socioéconomique. Toutefois, il doit d’abord généraliser l’accès à l’Internet dans tout le pays, y compris les domiciles, les administrations, les hôpitaux, les écoles…
Le gouvernement burkinabé a lancé, le vendredi 14 juin, la connexion de neuf institutions d’enseignement supérieur et de recherche (IESR) sur dix à l’Internet à haut débit. D’un coût de 3,8 milliards de francs CFA (6,2 millions $), le projet a été financé par la Banque mondiale. Il a été réalisé avec l’assistance technique de l’opérateur de téléphonie mobile Orange Burkina Faso.
#Internet : lancement de la connexion haut débit dans les universités et institutions de recherche du Burkina Faso
— SIG Burkina Faso (@sigbf) June 15, 2024
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« L’accompagnement a consisté à mettre à la disposition du ministère chargé de l’Enseignement supérieur des équipements informatiques. Ce sont des équipements wifi qui sont mis dans les neuf IESR. Nous avons aussi œuvré à relier avec un très haut débit les différents bâtiments [174 au total, Ndlr] à travers la connectivité fibre, sans oublier la formation de 29 ingénieurs qui vont assurer le suivi et la maintenance de tout le dispositif pour la pérennisation du projet », a expliqué Nafy Silué Coulibaly, directrice générale d’Orange.
Le lancement du projet fait suite à la rencontre du président Ibrahim Traoré avec le monde universitaire en janvier 2023. Il avait notamment été question des problèmes qui minent les universités et le système éducatif du pays. Le chef d’Etat burkinabé avait instruit Adjima Thiombiano, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, de doter les IESR du pays d’Internet à haut débit.
Pour M. Thiombiano, la fourniture de l’Internet à haut débit dans les universités publiques du Burkina Faso devrait contribuer à développer l’e-learning en facilitant l’accès à l’information et aux ressources éducatives en ligne. Cela devrait également encourager la collaboration et l’échange de connaissances entre les différentes parties prenantes, renforcer les compétences numériques des étudiants, stimuler l’innovation et la créativité…
Par ailleurs, cette initiative pourrait s’inscrire dans le cadre de « la dynamique de digitalisation » dans laquelle est engagé le gouvernement burkinabé. Ce dernier ambitionne d’introduire le numérique dans tous les secteurs afin d’en faire un instrument de transformation de la société et de développement socioéconomique.
Isaac K. Kassouwi
Le gouvernement congolais veut améliorer sa capacité à fournir des services publics adaptés aux besoins des populations grâce au numérique. Cela fait partie des objectifs phares du Projet d’accélération de la transformation numérique.
Léon Juste Ibombo (photo, au centre), ministre congolais des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, a lancé le vendredi 14 juin les travaux de connexion des administrations publiques à l’Internet à haut débit à travers le pays. Les travaux ont été confiés à la société Silicone Connect. Ils devraient durer six mois et coûter 3,2 millions d’euros (3,5 millions USD).
Distingués invités,
— Léon-Juste Ibombo (@LeonJuste) June 14, 2024
Mesdames et messieurs,
À un moment où le numérique devient un pilier essentiel de notre développement, les résultats attendus de ces travaux épousent bien évidemment la vision chère du Président de la République, Chef de l’État, celle de préparer l'entrée… pic.twitter.com/Fd5ZuvVeUA
Le projet concerne, dans sa première phase, les ministères de l’Intérieur, des Postes et des Télécommunications, de la Santé, de la Justice, des Affaires sociales et de la Fonction publique. Il consistera notamment en l’installation de points d’accès Wifi et la mise en œuvre des services numériques.
Dans la Fonction publique, le ministre s’attend notamment à l’amélioration de la connectivité des centres d'état civil, le renforcement du système intégré des faits d'état civil, la synchronisation efficace et une meilleure gestion des données civiles. « De façon similaire, la Santé et la Justice verront augmenter la connectivité des centres d’état civil, des hôpitaux, des tribunaux, ce qui assurera une gestion fluide et transparente des données », a-t-il ajouté.
Le lancement de ce projet intervient deux mois après celui de déploiement du haut débit dans les universités publiques congolaises. Il s’inscrit dans le cadre du Projet d’accélération de la transformation numérique (PATN) qui vise à augmenter l’accès des populations mal desservies au haut débit et à améliorer la capacité du gouvernement à fournir des services publics adaptés grâce au numérique. Il est soutenu par la Banque mondiale qui le finance à hauteur de 100 millions $. Le budget 2024 du programme a été arrêté à environ 64 millions $.
Pour rappel, le gouvernement congolais s’est fixé pour objectif de favoriser un accès équitable aux services numériques pour tous les citoyens à l’horizon 2025. « A un moment où le numérique devient un pilier essentiel de notre développement, les résultats attendus de ces travaux épousent bien évidemment la vision chère du président de la République, chef de l’Etat, celle de préparer l’entrée du Congo dans un futur numérique, inclusif et dynamique : la société de l’information », a déclaré M. Ibombo.
Isaac K. Kassouwi
La transformation numérique bat son plein sur le continent. La construction d'infrastructures numériques est indispensable pour atteindre tous les objectifs préalablement fixés dans les divers documents de stratégie.
Mohamed Abdallahi Ould Louly, ministre mauritanien de la Transformation numérique, de l’Innovation et de la Modernisation de l’administration, a annoncé que son département comptait réaliser 2 300 kilomètres de fibre optique dans le pays. Cette déclaration a été faite en marge du lancement d’un programme de formation à la fibre optique le lundi 10 juin. L’objectif du programme est de connecter toutes les wilayas et les moughatas à la fibre optique.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’Agenda numérique 2022-2025 du gouvernement mauritanien qui vise à faire du numérique un véritable levier pour accélérer le développement socio-économique du pays. Le gouvernement s’est doté, en mai 2021, d’un ministère spécialisé qui est chargé de conduire tous les projets relatifs à cette vision. L’amélioration des infrastructures numériques s’inscrit dans ce cadre et depuis lors, le pays a déjà mis en place plus de 5 500 kilomètres de fibre optique.
Outre la volonté politique, cette progression s’est faite avec la signature de divers partenariats. Entre autres, on peut citer la signature de plusieurs partenariats avec les Emirats arabes unis et la France, ou encore les perspectives de renforcement de la coopération dans le domaine du numérique avec les Nations unies. Dans ce cadre, le ministre mauritanien a rencontré le 2 avril dernier, à Nouakchott, Leila Peters Yahya, coordinatrice résidente du système des Nations unies en Mauritanie.
Pour rappel, dans son Agenda numérique 2022-2025, la Mauritanie a prévu la pose de 4 000 kilomètres de backbone à l’horizon 2025 et a planifié la mise en place de 4 000 kilomètres supplémentaires dans les années à venir. L’objectif est de développer la connectivité Internet et l’accès à la bande passante internationale, des conditions préalables pour le développement de l’e-gouvernement, la prolifération des start-up et la naissance d’un écosystème technologique dans le pays.
Adoni Conrad Quenum
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