Tech

Tech (960)

Le pays nourrit l’ambition d’être un hub de l’économie numérique en Afrique subsaharienne. Depuis, la transformation numérique s’est accélérée et la dématérialisation des services publics se concrétise.

Le gouvernement kényan se prépare à numériser au moins 80 % des services publics et à les rendre accessibles via la plateforme eCitizen. Mary Kerema (photo, à gauche), la secrétaire aux TIC, à l'Administration en ligne et à l'Economie numérique, l’a annoncé lors de la Conférence internationale sur la convergence des systèmes intelligents, qui s’est déroulée récemment à Nairobi.

Selon Mary Kerema, le Kenya a lancé plusieurs initiatives dans le cadre du Plan national de digitalisation (2022-2032). A ce jour, près de 17 000 services en ligne ont été numérisés, et le gouvernement met également en place des mesures pour protéger les citoyens contre les cyberattaques.

Grâce à la numérisation accélérée des services publics, les recettes mensuelles de l’Etat ont augmenté, passant d’environ 1,5 milliard de shillings (11,7 millions USD), les années précédentes, à 9 milliards de shillings, selon des déclarations du président, William Ruto, en novembre dernier. Les services disponibles incluent la délivrance de la carte d’identité nationale, la gestion des salaires pour lutter contre l’absentéisme dans la fonction publique, les certificats d’état civil, l’enregistrement des entreprises et les permis de conduire.

Avec cette numérisation, le Kenya aspire à devenir un leader de l'industrie manufacturière grâce aux TIC. D’après un rapport de l'UNESCO en collaboration avec la firme technologique chinoise Huawei, publié en 2021, l'économie numérique devrait représenter 9,24 % du PIB national d'ici 2025.

Samira Njoya

Lire aussi:

Kenya : la numérisation des services publics a fait bondir les recettes mensuelles de l'Etat de 10 à 60 millions de $

Posted On jeudi, 11 juillet 2024 03:46 Written by

L’accès à l’Internet abordable est l’une des priorités des objectifs de développement durable des Nations unies. En Afrique, malgré les efforts des organisations et des gouvernements, le coût d’Internet demeure un obstacle à son utilisation.

Selon l’Union internationale des télécommunications (UIT), l’Afrique enregistre encore le coût d’Internet fixe le plus élevé au monde. Sur le continent, il faut payer cinq fois plus pour obtenir 5 gigabits (5 Gb). En effet, alors que le prix du services Internet à haut débit représente 2,9% du revenu national brut (RNB) mensuel par habitant dans le monde, il est évalué en Afrique à 14,8%. La Broadband Commission, un organisme spécial de l’UIT, considère le prix d’Internet comme accessible s’il est égal ou inférieur à 2% du RNB.

Dans son rapport « The State of Broadband 2024 : Leveraging AI for Universal Connectivity » publié en juin 2024, la Broadband Commission indique que l’inaccessibilité du service en Afrique s’explique par le faible pouvoir d’achat.  « Le manque de moyens financiers reste un obstacle majeur à l'accès à Internet, en particulier dans les économies à faible revenu. Un écart important persiste entre les économies à haut revenu et le reste du monde ».

Mais au-delà du faible pouvoir d’achat sur le continent, il est également judicieux d’indiquer que cette cherté est la conséquence de l’insuffisance d’infrastructures télécoms en Afrique qui contraint certains marchés à rentabiliser, à prix fort, le peu qui existe. « Les réseaux à large bande fixe sont très coûteux à déployer, à entretenir et à mettre à niveau, en fonction de la géographie et de l'extension du territoire à couvrir », indique l’UIT.

La Broadband Commission a d’ailleurs estimé, dans son rapport « Connecting Africa Through Broadband A strategy for doubling connectivity by 2021 and reaching universal access by 2030 » publié en octobre 2019, qu’il faut actuellement près de 100 milliards $ de fonds pour couvrir totalement le continent en Internet d’ici 2030. La dépendance de l’Afrique aux câbles étrangers, dont le coût du transit international est élevé, demeure aussi un défi pour à l’accessibilité du haut débit fixe sur le continent.

Cette situation impacte négativement les petites et moyennes entreprises du continent, car l’Internet s’impose comme un outil indispensable à l’ère de la transformation numérique. La Broadband Commission rappelle que, selon une enquête menée par la Société financière internationale et la Banque mondiale auprès de 3 325 microentreprises dans sept pays africains, l'utilisation de l'Internet à des fins professionnelles était de 7% en moyenne, allant de 24% en Afrique du Sud à 1% au Rwanda.

La Broadband Commission a pour principal objectif de rendre le haut débit abordable dans les pays en développement d'ici 2025. Bien que l’atteinte de cet objectif en Afrique soit hypothétique pour l'année prochaine, l’organe souligne toutefois que « les services TIC suivis par l'UIT sont devenus plus abordables en 2023 qu'ils ne l'ont jamais été auparavant ».

En 2022, pour le cas de l’Internet fixe, le coût s’était établi à 16,3% du RNB mensuel par habitant sur le continent et à 18,3% en 2021. En 2009, il était estimé à près de 483 % du RNB mensuel par habitant.

Adoni Conrad Quenum

Lire aussi:

Cybersécurité : 4 recommandations de Kaspersky pour se protéger sur mobile

Posted On mardi, 09 juillet 2024 11:45 Written by

Ces deux dernières années, l’Algérie a doublé ses capacités en matière de bande passante internationale. Cette initiative est considérée comme un modèle de partenariat réussi entre les pays africains.

L'Algérie a réalisé un progrès significatif dans le renforcement de ses infrastructures numériques en complétant son tronçon de 2 600 km de fibres optiques, qui est une composante clé du projet de la dorsale transsaharienne à fibre optique (DTS). Le Secrétaire général du ministère de la Poste et des Télécommunications, Abdelouahab Bara, a annoncé cette réalisation le dimanche 7 juillet à Alger, lors de l’ouverture des travaux de la 5e session du Comité de liaison du projet.

Selon M. Bara, le projet a pour vocation « de créer une dynamique technologique favorisant l’émergence d’une économie numérique dans les pays concernés à même de contribuer au développement du commerce électronique sur le continent et des services financiers en ligne, ainsi qu'à l’amélioration du climat des affaires ».

Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’initiative du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) de l'Union africaine, visant l'intégration continentale et le développement de l'économie numérique dans la région. Il relie six pays : l’Algérie, le Niger, le Nigeria, le Tchad, le Mali et la Mauritanie. Le projet qui va coûter 79 millions d'euros est cofinancé à hauteur de 29 millions d'euros par l'Union européenne. Un cofinancement administré par la Banque africaine de développement à travers une convention de délégation signée par les deux partenaires.

Le raccordement de l'Algérie à cette dorsale transsaharienne a pour objectif de renforcer et de diversifier l'économie nationale en augmentant la connectivité à haut débit via la large bande. D'après les données de DataReportal, l'Algérie comptait, au début de l'année 2024, un total de 50,65 millions de connexions mobiles cellulaires actives, soit un taux de pénétration de 110,2 % de la population.

Une fois achevé, le projet permettra d’augmenter la connectivité régionale avec les pays voisins et de soutenir une gamme de services électroniques. Les secteurs agricole, éducatif, sanitaire et du commerce vont être positivement impactés par ce projet, car il va créer de nouvelles opportunités, notamment de nouveaux emplois, et améliorer les revenus surtout dans les zones rurales.

Samira Njoya

Lire aussi:

Guinée : le gouvernement obtient 60 millions $ de la Banque mondiale pour améliorer l’accès à Internet

Posted On lundi, 08 juillet 2024 11:31 Written by

Madagascar et la Corée entretiennent des relations bilatérales depuis 1993. Les deux pays souhaitent renforcer cette collaboration dans le domaine du numérique.

Une délégation malgache, dirigée par la secrétaire générale du ministère de l'Agriculture et de l'Elevage, Raharinomena Fanja, a effectué une visite officielle en Corée du Sud du vendredi 28 juin au vendredi 5 juillet. Cette mission, financée par la Korea World Bank Partnership Facility (KWPF), visait à explorer les avancées de la blockchain dans la gestion des dotations d'intrants agricoles.

« La mission illustre comment la délégation malgache s'oriente vers un pays étranger, reconnu pour son expertise dans le domaine observé, afin d'explorer une approche alternative plus efficace que celle actuellement suivie », a indiqué le ministère.

Au cours de cette mission, la délégation malgache a rencontré diverses entités gouvernementales et régulatrices et autres institutions telles que le ministère de la Science et des TIC, la Korea Internet & Security Agency (KISA), l’Alliance of Blockchain Leading Digital Economy (ABLE). En outre, des entreprises technologiques et start-up spécialisées en blockchain — telles que SK Telecom (SKT), SMART M2M et KONA I, Ahnlab Blockchain Company — ont présenté leurs innovations.

Cette visite s’inscrit ainsi dans les actions gouvernementales visant à renforcer le secteur agricole via des partenariats technologiques innovants. Depuis plusieurs années, Madagascar est confronté à de nombreux défis, notamment climatiques. Selon les Nations unies, Madagascar est le quatrième pays le plus vulnérable au changement climatique dans le monde. Il est frappé de manière récurrente par des sécheresses et des cyclones dont la fréquence, la durée et l'intensité augmentent en raison du changement climatique, ce qui a un impact considérable sur l’agriculture.

Dans ce contexte, le projet Riz Plus de productivité et résilience des moyens de subsistance ruraux, piloté par le MINAE et financé par la Banque mondiale, ambitionne d’introduire des technologies agricoles intelligentes et des programmes électroniques basés sur la blockchain pour la dotation d’intrants (semences et engrais).

La mission a ainsi permis à la délégation de découvrir la blockchain comme une technologie prometteuse pour la gestion efficace et sécurisée des vouchers ou bons numérisés. Elle a également ouvert la voie à de nouvelles collaborations et innovations, marquant ainsi un pas important vers la transformation numérique de l'agriculture à Madagascar.

Samira Njoya

Lire aussi:

Madagascar adhère à la Convention de Malabo sur la cybersécurité

Posted On vendredi, 05 juillet 2024 15:48 Written by

Alors que moins d'un tiers des Africains ont accès au haut débit, l'adoption des réseaux à large bande demeure inéquitable, la connectivité étant souvent coûteuse ou peu fiable sur le continent. Des initiatives sont en cours pour remédier à cette situation.

L’Union internationale des télécommunications (UIT) a annoncé, dans un communiqué le jeudi 4 juillet, le lancement du projet Africa Broadband Maps en marge du Symposium mondial de l’UIT pour les régulateurs 2024, tenu à Kampala, en Ouganda.

Ce projet de cartographie à large bande, soutenu par la Commission européenne, vise à instaurer des systèmes de cartographie pour encourager l'investissement et la transformation numérique en Afrique. Doté d’un budget de 15 millions d'euros sur quatre ans, le projet bénéficiera initialement à 11 pays : le Bénin, le Botswana, le Burundi, la Côte d'Ivoire, l'Ethiopie, le Kenya, le Malawi, le Nigéria, l'Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe.

L'initiative, pilotée par le Bureau de développement des télécommunications de l'UIT (ITU BDT), s’inscrit dans les efforts de l’organisme pour améliorer la connectivité numérique sur un continent où l'accès à Internet reste limité dans plusieurs régions.

Selon le rapport « Connecting Africa through Broadband » publié en 2019 par la Broadband Commission, il est estimé que 100 milliards de dollars devront être investis sur dix ans pour couvrir la totalité du territoire africain en haut débit. 80 % de ce montant est destiné au déploiement et à l'entretien des réseaux, 17,5 % au développement des compétences numériques locales, et environ 2 % à l'élaboration d'un cadre réglementaire adapté.

Ce projet devrait permettre d’identifier les zones avec une couverture haut débit insuffisante ou des vitesses Internet inférieures aux normes. Les résultats permettront aux décideurs politiques d'allouer efficacement les ressources, garantissant ainsi que les investissements dans l'expansion des infrastructures soient efficaces et équitables.

Samira Njoya

Lire aussi:

Cybersécurité : 4 recommandations de Kaspersky pour se protéger sur mobile

Posted On vendredi, 05 juillet 2024 12:56 Written by

Les fonds levés par les start-up africaines continuent leur chute libre. Le bilan du premier semestre de l’année 2024 confirme la tendance baissière et la vampirisation des capitaux par les start-up du Big Four.

Les levées de fonds des start-up africaines se sont établies à 780 millions $ au premier semestre de l’année 2024, d’après des données publiées le jeudi 4 juillet par Africa : The Big Deal, une base de données répertoriant les financements de plus de 100 000 $ captés par les jeunes pousses du continent. Ce montant est en baisse de 57 % en comparaison au premier semestre de 2023.

66 % des financements captés par les jeunes pousses du continent ont été réalisés sous forme de fonds propres, soit 513 millions $,  et 254 millions $ sous la forme de dette, soit 33 %. Il faut signaler que les start-up du Big Four (Kenya, Nigeria, Egypte, Afrique du Sud) ont reçu 79 % du total de fonds levés sur la période. Le Kenya arrive en tête avec 244 millions $ (32 %), suivi du Nigeria (172 millions $), de l’Egypte (101 millions $) et de l’Afrique du Sud (85 millions $).

Outre les pays du Big Four, le Bénin tient le haut du pavé avec 50 millions $ levés par la start-up Spiro sous forme de dette auprès d’Afreximbank, suivi par le Ghana (29 millions $), l’Ouganda (19 millions $), le Maroc (14 millions $) et le Sénégal (11 millions $).

Les start-up de transport/logistique, emmenée par les opérations du nigérian Moove (100 millions $) et du béninois Spiro (50 millions $), arrivent en tête avec 218 millions $, soit 28 % du total des fonds levés. Suivent les fintech avec 186 millions $ (24 %), puis les start-up opérant dans le secteur de l’énergie et de l’eau complètent le podium avec 132 millions $.

Adoni Conrad Quenum

Lire aussi:

Les start-up africaines ont levé 466 millions $ au 1er trimestre de 2024, en recul de 47 % par rapport à 2023

Posted On jeudi, 04 juillet 2024 15:34 Written by

Avec l’accélération de la transformation numérique, les compétences numériques sont devenues des atouts indispensables en Afrique. Des partenariats stratégiques sont signés pour permettre aux populations de se doter de ces compétences.

Orange Mali, une filiale du groupe télécoms Orange, a signé un partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). L’objectif est de former 3 000 jeunes, en l’occurrence des jeunes femmes, aux compétences numériques sur une période de deux ans. L’annonce a été faite via un communiqué publié le lundi 1er juillet par l’organe onusien.

« C'est avec une grande fierté et une immense satisfaction que nous annonçons la signature de cet accord de partenariat entre PNUD Mali et Orange Mali. [...] Les femmes, bien que représentant une force essentielle, sont sous-représentées dans les secteurs technologiques », a indiqué Maleye Diop, représentant résident du PNUD au Mali.

Et d’ajouter : « notre objectif est de créer une vision cohérente d'insertion des jeunes à travers des programmes concrets qui leur permettent d'être opérationnels rapidement. Ce projet ne constitue qu'une première étape vers d'autres initiatives prometteuses à venir ».

Dans un monde de plus en plus digital, disposer des compétences numériques est devenu indispensable. Tous les secteurs d’activité tendent à se numériser et il urge de s’adapter à ce nouveau monde. La Banque mondiale, dans son rapport intitulé « Digital Skills : The Why, the What and the How » paru en 2021, soulignait que les déficits importants, en matière de compétences numériques sur le continent, exposaient les économies de nombreux pays africains au risque d'être encore plus à la traîne face à une frontière numérique qui évolue rapidement.

Le Groupe Orange, à travers son plan stratégique « Engage 2025 » fait du développement des compétences numériques une priorité sur le continent. La multiplication des Orange Digital Centers dans de nombreux pays du continent, dont le Mali, et la signature de ce partenariat avec le PNUD s’inscrivent ainsi dans le cadre dudit plan. La phase pilote du programme a été immédiatement lancée pour former 200 jeunes femmes dans des domaines tels que le marketing digital, le développement web, le design graphique et le montage vidéo.

Adoni Conrad Quenum

Lire aussi:

Guinée-Bissau : inauguration d’un nouvel Orange Digital Center

Le Bénin se dote d’un pôle universitaire d’innovation avec l’aide du PNUD

Posted On jeudi, 04 juillet 2024 12:16 Written by

En Afrique, les progrès technologiques rapides ont apporté de nombreux avantages, mais ils ont également engendré de nouvelles menaces qui mettent en péril les individus, les entreprises et les gouvernements.

Le Congo est sur la voie de mettre en place une Commission nationale de protection des données à caractère personnel. L’avant-projet de loi présenté par le ministre des Postes, des Télécommunications et de l'Economie numérique, Léon-Juste Ibombo (photo), a été approuvé en Conseil des ministres le mercredi 3 juillet.

« En effet, la protection des données à caractère personnel est devenue un enjeu majeur à l'ère du numérique. Avec la multiplication des échanges d'informations sur Internet, il est essentiel de garantir la confidentialité et la sécurité des données personnelles des citoyens », a expliqué Léon-Juste Ibombo.

La Commission nationale de protection des données sera, entre autres, chargée de veiller à ce que le traitement des données à caractère personnel n’enfreigne pas les droits et libertés des citoyens. Elle aura également pour mission de collaborer avec les institutions internationales et les autres pays africains afin de partager les meilleures pratiques et les informations pertinentes sur les menaces de cybersécurité. En outre, elle devra sensibiliser les citoyens et les entreprises aux risques liés à la cybercriminalité, tout en les formant aux mesures de protection.

La création de cette commission s'inscrit dans le cadre des actions du gouvernement congolais visant à renforcer la législation actuelle, à promouvoir un environnement économique attractif et sécurisé et à assurer un contrôle rigoureux de l'utilisation des données personnelles. Le pays dispose déjà d'une Agence nationale de sécurité des systèmes d'information (ANSSI) et d’une loi portant sur la protection des données personnelles. Il a également ratifié la Convention de Malabo sur la cybersécurité et la protection des données personnelles.

La mise en œuvre de la Commission devrait renforcer la lutte contre la cybercriminalité au Congo et en Afrique. Selon le rapport Security Navigator d'Orange Cyberdefense de 2024, le nombre d'extorsions a augmenté de 70 % en 2023, entraînant une perte de 10 % du PIB sur le continent. Cette augmentation alarmante souligne l'urgence de disposer d'un organe de régulation efficace pour protéger les données des citoyens et des entreprises.

Lire aussi:

Le Congo discute de numérisation avec la société anglaise Reggali 

Posted On jeudi, 04 juillet 2024 10:56 Written by

Ces dernières années, l’Afrique a enregistré de nombreux projets de villes intelligentes qui comptent se développer en réduisant la fracture technologique qui affecte le continent.

Le ministre gabonais de l’Economie numérique et des Nouvelles technologies de l’information, le général de brigade Bonjean Rodrigue Mbanza, a effectué le mardi 2 juillet une visite officielle au Cameroun. Cette visite avait pour objectif d'examiner et de s'inspirer des technologies en place afin de soutenir le développement du projet Smart City au Gabon.

Selon un communiqué publié par le ministère chargé de l’Economie numérique, la visite a été marquée par une inspection du Centre national de commandement de la vidéo surveillance ainsi que du Data Center à Yaoundé.

La visite du ministre au Cameroun s'inscrit dans le cadre des actions du gouvernement gabonais visant à rechercher des partenaires et des expertises pour la mise en œuvre d'un projet de Smart City dans plusieurs communes du Gabon. En avril, le ministre avait déjà séjourné à Shenzhen, en Chine, où il a rencontré les responsables de Huawei et visité les infrastructures de pointe de la firme technologique.

En explorant diverses options technologiques proposées par plusieurs partenaires, le Gabon envisage de choisir la solution la plus adaptée à ses besoins. Tout comme le projet de Smart City déjà déployé dans plusieurs villes d’Afrique, la Smart City au Gabon devrait résoudre les problèmes complexes des centres urbains régionaux en créant des écosystèmes urbains intelligents, notamment en matière de planification, d’infrastructure, de gestion de la population, et bien d'autres domaines.

Cette initiative ambitieuse témoigne de l’engagement du Gabon à intégrer les technologies de pointe dans sa stratégie de développement urbain. Elle vise à améliorer la qualité de vie des populations et à positionner le pays comme un leader régional en matière de villes intelligentes.

Samira Njoya

Lire aussi:

Le Gabon adopte une carte d’identité nationale électronique

Posted On mercredi, 03 juillet 2024 19:24 Written by

L’agriculture est un secteur crucial pour la majorité des pays africains. Des investissements substantiels sont nécessaires pour améliorer les rendements et soutenir la croissance.

L'Union européenne (UE), en partenariat avec la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), a dévoilé, le mardi 2 juillet à Abuja, une nouvelle plateforme numérique destinée à stimuler les investissements dans le secteur agroalimentaire du Nigeria. Cette initiative a été présentée en marge de la 9e édition du Forum des entreprises UE - Nigeria.

S’exprimant sur le bien-fondé de cette innovation, Myriam Ferran (photo), directrice générale adjointe de la direction des partenariats internationaux (INTPA) de la Commission européenne, a déclaré qu'il s'agit « d'une plateforme agricole numérique qui fournit un espace de commercialisation, de négociation ou d’investissement numérique pour les activités commerciales et/ou transactionnelles. Elle contribue également aux interactions, aux communications, aux intégrations et à la coopération dans le système agroalimentaire et l’agro-industrie entre les PME nigérianes et européennes ».

Le lancement de cette plateforme s'inscrit dans les engagements pris lors du dialogue ministériel UE - Nigeria de novembre 2020. Conformément à l'accord avec le gouvernement nigérian, il a été décidé de créer une plateforme agro-industrielle UE - Nigeria visant à rassembler les communautés agricoles et agroalimentaires nigérianes et européennes, afin de promouvoir le commerce, d'attirer des investissements responsables et de favoriser les relations interentreprises, en particulier pour les PME.

Il faut noter qu’au Nigeria, l'agriculture occupe une place prépondérante dans l'économie, étant la deuxième activité la plus importante après le secteur pétrolier. Selon la plateforme de données Statista, le secteur agricole a généré environ 21 % du produit intérieur brut (PIB) du pays au deuxième trimestre de 2023. Toutefois, malgré sa contribution significative, le secteur agricole nigérian fait face à de nombreux défis tels que le manque d'investissements, des systèmes agricoles obsolètes, une offre insuffisante pour répondre à la croissance démographique et à la demande alimentaire croissante.

La nouvelle plateforme devrait permettre de relever ces défis, d’accroître les investissements privés dans le secteur agro-industriel du pays et de renforcer les liens et les interactions entre les acteurs agro-industriels du Nigeria et d’Europe.

Samira Njoya

Lire aussi:

Le Nigérian Blueroomcare lève un fonds de pré-amorçage pour son expansion 

Posted On mercredi, 03 juillet 2024 10:06 Written by
Page 21 sur 69

Please publish modules in offcanvas position.