Investing in Innovation Africa, une initiative panafricaine de soutien aux jeunes start-up du secteur de la santé sur le continent, a annoncé le mardi 25 avril l’ouverture des candidatures pour la deuxième cohorte du programme d’accélération « Investir dans l'innovation » (i3).
Les healthtech africaines qui répondent aux défis de la chaîne d'approvisionnement grâce à des solutions basées sur l’utilisation des données sont invitées à postuler jusqu’au 26 juin à travers le lien : https://innovationsinafrica.com/fr/application/
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Lancée en Guinée sous le nom d’Evatis, son fondateur a préféré continuer le projet dans son pays, Djibouti. Après quelques années, la plateforme facilite déjà l’accès aux soins de santé aux populations djiboutiennes.
Medyc est une solution d’e-santé développée par une start-up djiboutienne. Elle permet aux patients d’accéder à des soins de santé par visioconférence grâce aux outils tels que Zoom et Google Meet intégrés directement sur la plateforme.
Outre le service aux particuliers, elle offre également des services spécifiques comme le conseil ou encore la numérisation des documents de santé aux entreprises et aux institutions. La healthtech a été fondée en 2019 par Moubarik Mahamoud et elle a réussi un tour de table d’un montant de 107 000 euros pour soutenir sa croissance.
La solution ne dispose pas encore d’une application mobile. C’est donc depuis sa plateforme web que les utilisateurs peuvent accéder aux services qu’elle offre. Il suffit de cliquer sur le bouton « prendre RDV » dans le coin supérieur droit et de suivre le processus, de la sélection du service à la date et heure du rendez-vous avec le médecin. La création d’un compte, si vous êtes un nouveau patient, est obligatoire pour valider le processus. La téléconsultation, les soins à domicile et la livraison de médicaments et de dispositifs médicaux au domicile du patient sont les services que propose la healthtech aux particuliers.
En ce qui concerne les institutions et les entreprises, Medyc offre des services de conseil pour les accompagner dans la conception et la mise en œuvre de plateformes de santé numériques, élabore des programmes de bien-être personnalisés pour leurs employés, assure la numérisation des registres papier existants et la formation des équipes à l'utilisation de ces outils. Medyc permet aux clients d’hôtel de bénéficier de consultations médicales, de soins et de livraison de médicaments durant leur séjour en cas d’état de santé défaillant.
Selon Moubarik Mahamoud, environ une trentaine de patients utilisent actuellement les services de Medyc et elle recueille leurs avis pour améliorer ses offres puisqu’elle est toujours en phase de pré-amorçage. Aussi, elle mène des actions pour permettre aux populations d’accéder encore plus facilement à leurs services sans des contraintes liées à la connexion Internet. « La pénétration d'Internet s'est nettement améliorée grâce aux efforts sur les prix. Nous discutons avec notre opérateur télécoms pour rendre la plateforme OpenData, avec notre centre d'incubation, le CLE, qui mène les négociations », confie Moubarik Mahamoud à We Are Tech Africa.
Medyc a des vues sur les marchés éthiopien et somalien. La proximité des deux pays guide ces choix mais son fondateur ajoute aussi que la demande pour des services de santé de qualité est croissante dans la sous-région, et la présence d'infrastructures de télécommunications en constante amélioration sous-tendent également le choix de ces marchés.
Adoni Conrad Quenum
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Au cours des cinq dernières années, le soutien financier apporté aux jeunes pousses technologiques africaines a augmenté. La confiance suscitée par les innovateurs locaux ne cesse de se renforcer et d’attirer des investisseurs conscients des opportunités de l’économie numérique sur le continent.
Selon la plateforme Africa : The Big Deal, Lauch Africa est l’un des investisseurs les plus actifs dans le financement des start-up en Afrique. Depuis le lancement de ses activités à la mi-2020, ce fonds panafricain de capital risque a dépensé plus de 31 millions $ dans 133 opérations, à raison de plus d'une opération par semaine en moyenne. La majorité des opérations financières se sont situées entre 100 000 et 300 000 USD, avec un chèque médian de 250 000 USD.
22 pays sont jusqu’ici au cœur de l’activité de Launch Africa. Les start-up de quatre pays en particulier Nigeria, Afrique du Sud, Kenya et Egypte ont à elles seules confisqué 21 millions USD déjà investis par Launch Africa à travers 89 accords de financement.
Cinq autres marchés ont attiré plus d'un million de dollars : le Ghana, le Sénégal et la Côte d'Ivoire en Afrique de l'Ouest ; la Tanzanie et la Tunisie. L'équipe d'investissement est également sortie des sentiers battus en identifiant des investissements dans des pays souvent négligés tels que le Togo, le Soudan ou l'Angola.
La fintech est le secteur dans lequel Launch Africa a le plus investi avec 42 transactions (32 %) évaluées à 11 millions $ (36 % des 31 millions $) sur 13 marchés au total. Le Nigeria a représenté 13 transactions fintech.
Les autres secteurs dans lesquels Launch Africa a également beaucoup investi sont les places de marché, la logistique, le big data et les healthtech qui ont attiré chacun un total financier variant de 3 à 4 millions $ pour 15 à 20 transactions. Les transactions dans les places de marché, la logistique et le big data ont été réalisées sur près de 10 marchés par secteur. Par contre, le soutien aux healthtech a porté sur 5 marchés, avec 7 transactions en Afrique du Sud.
Muriel Edjo
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Enrich Africa, une entité qui soutient les incubateurs et les accélérateurs en Afrique et en Europe, a annoncé le lundi 17 avril, en partenariat avec Sothema, un laboratoire pharmaceutique marocain, et l’Université polytechnique Mohammed VI, l’ouverture des candidatures pour l’Africa Medtech Challenge. L’objectif de cette initiative est d’utiliser la technologie pour développer des traitements plus innovants en Europe et en Afrique pour faire passer un cap à la médecine. Les healthtech ont jusqu’au 7 mai pour postuler ici.
📢Healthcare #Startups!
— ENRICH in Africa (@ENRICHinAfrica) April 17, 2023
Sothema and Mohammed VI Polytechnic University are seeking #startups to participate in the Africa MedTech Challenge, #EiAs Open Innovation Challenge to bring change to healthcare in Europe and Africa!🌍
Find out more:
👉https://t.co/6cUDTAVRNb pic.twitter.com/WPfNGXmIOb
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Kenya : Tibu Health fournit des services de soins de santé à domicile
Les tech entrepreneurs ont fait évoluer leur modèle économique à plusieurs reprises pour se mettre sur ce créneau qui, selon eux, apportent une solution viable aux populations voulant aisément accéder à des soins de santé.
Tibu Health est une solution healthtech développée par une jeune pousse kényane. Elle permet aux utilisateurs de recourir à des agents de santé à domicile depuis la plateforme web et l’application mobile. La healthtech, basée à Nairobi, a été fondée en 2018 par Jason Carmichael et Peter Gicharu. L’objectif est de faciliter l'accès des populations aux services de santé à des tarifs abordables.
Disposant d’une solution accessible sur iOS et sur Android, l’utilisateur doit se créer un compte pour avoir accès aux services de la jeune pousse. Il faudra choisir une heure et renseigner votre localisation et un agent se rendra sur place pour vous aider. Que ce soit pour une consultation médicale, des prélèvements en vue de tests de laboratoire ou encore des vaccinations, il suffit de renseigner les détails via l’application mobile ou la plateforme web pour que l’agent se munisse du nécessaire pour accomplir sa tâche.
Dans le cas des tests de laboratoire, les rapports numérisés sont envoyés au patient ou au médecin, et si des interprétations sont nécessaires, Tibu Health aide dans ce sens. Plus de 250 différents types de tests de laboratoires sont effectués sur les installations de la healthtech. Elle revendique faire économiser plus de 5 heures en moyenne, un temps que le patient aurait dû passer dans les files d’attente dans les hôpitaux ou dans les laboratoires. De plus, Tibu Health aurait, d’après ses données, rencontré plus de 40 000 patients avec un taux de satisfaction de 95 %.
From our patient-centric wellness clinic, virtual care to homebased care services, experience care as it should be at Tibu Health.
— TIBU Health Africa (@TIBUHealth) April 11, 2023
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En mars 2023, la jeune pousse a réussi un tour de table d’un montant non dévoilé pour accélérer sa croissance sur le marché local. Elle veut également améliorer sa technologie et renforcer la lutte contre les maladies chroniques. « Nous sommes particulièrement ravis de développer notre programme de lutte contre les maladies chroniques et de faire face à l'augmentation alarmante de l'incidence des maladies chroniques en Afrique », a déclaré Jason Carmichael.
Adoni Conrad Quenum
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Les inégalités dans l'accès aux soins de santé de qualité perdurent en Afrique. Grâce à des partenariats à travers le continent, AstraZeneca ambitionne de former les talents locaux et rendre les soins de santé de qualité plus accessibles à tous.
AstraZeneca le groupe pharmaceutique suédo-britannique a annoncé le jeudi 13 avril le lancement de « l’Africa Health Innovation Hub », un centre d'innovation destiné à améliorer l'accès aux soins de santé en Afrique.
Selon le communiqué du géant pharmaceutique, l’Africa Health Innovation Hub se concentrera sur les dernières sciences et technologies telles que l'intelligence artificielle (IA) et la génération de données.
« Le lancement de l'Africa Health Innovation Hub est une étape importante pour débloquer la transformation numérique et l'innovation dans le domaine de la santé à travers le continent, ouvrant la voie à des solutions de santé numérique centrées sur le patient qui ne laissent personne de côté », a déclaré Gagan Singh, le président du groupe AstraZeneca en Afrique.
Dans ses phases initiales, l'Africa Health Innovation Hub formera deux partenariats majeurs en Afrique. Avec Medsol AI Solutions, le groupe travaillera pour le déploiement de l’application « Melusi Breast AI » pour promouvoir l'utilisation de l'IA dans la détection des maladies par le biais d'une sonde à ultrasons Wi-Fi de pointe qui peut détecter le cancer du sein en quelques secondes. L'application de détection rapide Melusi Breast AI sera déployée dans les cliniques rurales à cet effet en Afrique du Sud.
Au Kenya, l'entreprise collabore avec Tricog Health Limited pour améliorer le diagnostic précoce et le traitement de l'insuffisance cardiaque en utilisant les outils d'IA InstaECG de Tricog pour un diagnostic rapide.
L'Africa Health Innovation Hub investira également dans le renforcement des talents locaux, encouragera un changement de politique en matière de dépistage du cancer, comblera les lacunes en matière d'accès aux soins de santé et améliorera la qualité de vie des patients en Afrique, en particulier dans les communautés rurales et mal desservies, rapporte le communiqué.
Samira Njoya
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La création de la healthtech est partie d’une discussion entre les fondatrices sur le manque d'accès aux soins de santé professionnels et abordables dans leur pays, l’Afrique du Sud. Elles ont su se mobiliser et rassembler autour d’elles des infirmières qualifiées pour lancer cette solution.
NOOSi est une solution healthtech développée par une jeune pousse sud-africaine. Elle permet de relier des infirmiers aux personnes nécessitant des soins de santé à domicile, virtuellement ou en personne. La healthtech, basée au Cap, a été fondée en 2021 par Sumarie Roodt et Catherine Williams. L'objectif de la start-up est de créer une communauté où les soins de santé sont accessibles à tous.
« NOOSi a été lancée parce que nous voulions revitaliser le système de santé sud-africain. Nous croyons que cela peut être fait en utilisant une approche tech4good d'une manière qui donne aux infirmières qui travaillent dur de nouvelles et meilleures opportunités d'emploi et donne aux patients un moyen d'obtenir des soins de santé abordables et accessibles », a indiqué Sumarie Roodt.
Il faudra créer un compte sur la plateforme web pour accéder aux services de la jeune pousse. Que ce soit pour les soins pour la prise en charge des maladies chroniques et les soins mentaux et psychiatriques, NOOSi dispose de la main-d'œuvre qualifiée pour remplir ces tâches. La plateforme embarque une barre de recherche où il faut remplir des informations comme l’adresse du patient potentiel, les services dont il a besoin et la catégorie du service.
NOOSi proposera ainsi des infirmières les plus à même de remplir cette tâche puisque chacune d’elles est spécialisée dans des domaines particuliers. Si les profils proposés par la plateforme ne vous satisfont pas, il est possible de les contacter directement via WhatsApp. En ce qui concerne les tarifs, ils sont fonctions des types de services à effectuer et de l’infirmière. La healthtech est uniquement disponible dans la province du Cap-Occidental. Elle essaie de s’étendre aux autres provinces du pays avant de penser à une éventuelle expansion hors de l’Afrique du Sud.
Adoni Conrad Quenum
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Elle est préoccupée par la santé des femmes dans son pays et dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique. Elle utilise l’intelligence artificielle et développe des solutions de télémédecine performantes.
Shamim Nabuuma Kaliisa (photo) est une femme docteur ougandaise diplômée de l’université de Makerere. Entrepreneure sociale, elle est la fondatrice et la présidente-directrice générale de CHIL Artificial Intelligence Lab Group (CHIL AI Lab Group).
CHIL AI Lab Group a pour objectif de rendre accessibles à toutes les femmes, quels que soient leur lieu de résidence et leur revenu quotidien, des services spécialisés, abordables et médicalement prouvés de prévention et de gestion des maladies chroniques. Pour atteindre ce but, l’entreprise exploite la puissance de l’apprentissage automatique et de l’intelligence artificielle.
Fondée en 2018, l’entreprise a lancé, en 2021, CHIL Femtech Center qui est un hôpital électronique révolutionnaire, guidé par l’IA, spécialisé dans le traitement des femmes souffrant de maladies chroniques, le cancer en l’occurrence, dans la région Moyen-Orient et Afrique (MEA). Cette plateforme novatrice permet aux patientes de bénéficier de soins médicaux de qualité, sans avoir à régler immédiatement les frais associés aux traitements.
Récemment, le CHIL Femtech Center a développé une nouvelle technologie de télémédecine innovante qui permettra aux enfants des écoles africaines d’avoir accès à des soins médicaux. Cette nouvelle technologie permettra aux écoles de se connecter avec des entreprises qui produisent du matériel de télémédecine compatible avec le robot d’intelligence artificielle de CHIL. L’entreprise qui commencera ses activités en Tanzanie a pour but de s’étendre au Kenya et à l’Ouganda avant d’atteindre l’ensemble du continent africain d’ici à 2025. Plus de 10 000 écoliers sont déjà inscrit sur la plateforme.
https://www.linkedin.com/posts/shamim-nabuuma-kaliisa-9069a5163_our-target-is-having-1-million-students-registered-activity-7046958764188393472-YMhj?utm_source=share&utm_medium=member_desktop
Hormis, CHIL Femtech Center, CHIL AI LAb Group a également développé, en 2020, CHIL Food Center, une plateforme Fintech business to business alimentée par l’intelligence artificielle, qui propose des services de paiement différé et d’achat instantané aux petites et moyennes entreprises enregistrées légalement dans les domaines de la vente au détail, de la distribution et du stockage de produits alimentaires.
Shamim Nabuuma Kaliisa a développé d’autres entreprises comme SolerChil Technologies qui produit une technologie de chaîne du froid alimentée par l’énergie solaire pour aider les agriculteurs et les vendeurs ougandais à conserver en toute sécurité les denrées alimentaires invendues.
En 2016, l’entrepreneure a travaillé pour Community Dental and Reproductive Health comme PDG. Ancien membre de la communauté Black in AI, elle fut une lauréate de la liste Forbes Africa 30 under 30 en 2020 et mentor d’affaires à The Tony Elumelu Foundation entre 2019 et 2020. En 2021, elle était juge au Hult Prize et en 2022, elle était une lauréate du prix Les Margaret. En mars 2023, elle a été parmi les finalistes du Win Fund et a reçu le prix de l’icône de la jeunesse émis par Forbes Africa.
Melchior Koba
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La start-up éthiopienne Medstore lance une place de marché numérique pour permettre aux utilisateurs de vendre et d'acheter du matériel médical en ligne, ainsi que de publier des appels d'offres pour du matériel médical et de s'y abonner.
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Dans le but d'aider les populations à accéder aux services de radiologie à des prix compétitifs, des tech entrepreneurs se sont associés pour mettre en place une solution d'e-santé sur mesure.
Rology est une plateforme d’e-santé développée par une start-up égyptienne éponyme. Elle permet aux patients de prendre rendez-vous avec des radiologues via sa plateforme de téléradiologie assistée par l’IA. La jeune pousse, basée au Caire, a été fondée en 2017 par Amr Abodraiaa, Moaaz Hossam, Mahmoud Eldefrawy et Bassam Khallaf. L’objectif de la healthtech est de résoudre le problème de la pénurie de radiologues sur le continent.
C’est via sa plateforme web que les utilisateurs peuvent décrocher un rendez-vous avec des spécialistes en radiologie. Ils peuvent ainsi passer en direct quelques minutes après avoir rempli les formalités d’usage. La jeune pousse propose un essai gratuit, mais faudrait remplir un formulaire en fournissant des informations telles que nom, prénom, hôpital ou encore le type d’analyses. Après le rendez-vous, le patient reçoit un rapport du spécialiste dans les douze heures, et si c’est une urgence, il est disponible en 90 minutes.
Rology travaille avec une centaine d’hôpitaux et a réussi quelques tours de table (1 million $ au total) pour s’étendre en Afrique et au Moyen-Orient. Elle est aujourd'hui présente dans huit pays.
En 2020, le cofondateur Amr Abodraiaa avait déclaré « qu’ils ont pu constater comment les services de Rology aidaient les hôpitaux à offrir des soins rapides et précis à leurs patients et comment ils pouvaient littéralement sauver la vie des patients. Ils sont impatients d'étendre la plateforme de Rology au marché de l'Afrique et du Moyen-Orient où les services de Rology sont requis et, en fin de compte, aider les hôpitaux à offrir de meilleurs soins à leurs patients ».
Adoni Conrad Quenum
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