Le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atanga, a procédé le mercredi 12 avril 2 à Yaoundé, la capitale camerounaise, au lancement de la plateforme gouvernementale de promotion en ligne des produits locaux. Accessible à l’adresse https://ecommerce-gov.cm, cet outil ambitionne de devenir la vitrine du savoir-faire des producteurs camerounais dans des domaines tels que l’agroalimentaire, l’agriculture, le textile, le cosmétique, l’artisanat, etc.
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La numérisation totale des services publics est devenue prioritaire dans plusieurs pays d'Afrique. Son impact sur le développement socioéconomique n'est plus à démontrer. Le gouvernement congolais est mobilisé pour cette transformation.
Au cours de l'année 2023, le Congo investira 13,995 milliards FCFA (23,3 millions $) pour renforcer l'accès des populations à Internet et aux services numériques. Divers projets ont été définis à cet effet, mardi 11 avril, au courant du premier comité de pilotage du Projet d’accélération de la transformation numérique (PATN) qui s'est tenu à Brazzaville.
Le Copil est appelé à examiner les activités préparatoires cruciales menées par l'UCP. Au nombre de ses défis le #PATN appuiera la transformation numérique du pays en mettant l'accent sur l'utilisation productive du haut débit dans la prestation de services publics Numériques pic.twitter.com/k0h5jAsOAI
— Léon-Juste Ibombo (@LeonJuste) April 12, 2023
Lors des travaux, le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, Léon Juste Ibombo, a expliqué que les activités définies cette année permettront entre autres de créer « un intranet gouvernemental sécurisé ; un portail unique pour les services en ligne aux citoyens et de multiples systèmes d'information pour mieux gérer les services aux citoyens ».
Sur le budget annuel total de 13,995 milliards FCFA arrêté par le comité de pilotage, 5,720 milliards FCFA serviront entre autres au développement de la connectivité à haut débit, notamment dans les universités Marien Ngouabi et Denis Sassou Nguesso en plus de certains bâtiments administratifs et de zones enclavées comme le département de la Likouala. 3,737 milliards FCFA serviront à l’amélioration de l'offre de services numériques aux populations, notamment au niveau de l'état civil.
Cette session du comité de pilotage du PATN marque le démarrage effectif dudit projet qui durera cinq ans et qui bénéficie d'un soutien financier de 100 millions $ de la Banque mondiale, de 25 millions € (27,5 millions $) de la Banque européenne d'investissement (BEI) et d'un prêt de 15 millions € (16,5 millions $) de l'Union européenne.
A travers l'Internet et les services numériques accessibles par tous, le gouvernement du Congo mise sur l'économie numérique comme catalyseur de la bonne gouvernance, de la productivité et de la croissance socioéconomique.
Samira Njoya
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Six pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), à savoir le Cap-Vert, la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Liberia et la Sierra Leone, ont signé le mercredi 5 avril à Freetown, un protocole d’accord pour le développement du câble sous-marin de télécommunications « Amilcar Cabral ».
Ces Etats concernés par le projet ont convenu entre autres de s’engager à participer au processus d’évaluation de la faisabilité technique, économique, financière, sociale et environnementale du projet en vue de juger de sa viabilité, sa rentabilité ainsi que de mobiliser les ressources nécessaires à sa mise en œuvre.
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La science, la technologie et l’innovation (STI) sont des secteurs clés du progrès et du développement d’un pays. Une communication efficace sur ces secteurs est cruciale pour permettre d’avoir accès aux bonnes connaissances et informations pour une utilisation appropriée.
Le gouvernement fédéral a procédé le mardi 11 avril à l’inauguration officielle du studio de diffusion de la télévision de la science, de la technologie et de l'innovation du Nigeria baptisée « NSTI tv ».
Selon le ministre nigérian de la Science, de la Technologie et de l'Innovation, le Dr Adeleke Olorunnimbe Mamora (photo, au centre), la NSTI tv est une chaîne scientifique multilingue qui diffusera des contenus en anglais, yoruba, igbo et hausa et sera accessible sur n'importe quel appareil disposant d'une connexion Internet.
« Dans le cadre de nos projets visant à faciliter l'accès à l'information, nous avons développé une chaîne de télévision indélébile et robuste, terrestre, satellitaire et Internet, dédiée à la science, à la technologie et à la diffusion des connaissances, avec un engagement fort en faveur de la diffusion de la conscience scientifique, en particulier dans la perspective, l'éthique et le milieu culturel nigérians », a déclaré le ministre.
Depuis plusieurs années, le gouvernement fédéral accorde une place importante à la STI. Des actions sont menées par l’exécutif afin d’intégrer la STI dans la vie quotidienne des Nigérians. Selon Adeleke Mamora, si ces secteurs sont exploités dans le pays, le Nigeria pourra se classer parmi les 20 premières économies mondiales d'ici 2030.
Ainsi, la chaîne de télévision a été créée dans le cadre de la mise en œuvre de l'ordre exécutif présidentiel n° 5 pour le Développement économique national (NED), en particulier dans le domaine de la promotion des biens et services fabriqués au Nigeria (MNGS). Elle se concentrera à cet effet sur les contributions du Nigeria aux STI en publiant les derniers résultats et produits de toutes les institutions de recherche et les derniers développements en matière de STI au Nigeria et dans le monde.
A en croire le directeur général de l'Agence nationale de recherche spatiale (NASRDA), le Dr Halilu Shabba, la NSTI tv est une étape importante pour l'agence car 25 % du contenu local a été utilisé pour la création de la chaîne.
Samira Njoya
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L'Autorité générale égyptienne pour l'investissement et les zones franches (GAFI) va lancer en juillet une plateforme électronique de création d'entreprises, a annoncé Hossam Haiba (photo), président de l’Autorité.
La plateforme permettra aux investisseurs de créer leurs entreprises électroniquement en quelques minutes. L'objectif principal de l'Autorité est de traiter rapidement et résoudre les problèmes des investisseurs.
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Yassir et HEETCH deux sociétés de covoiturage exerçants au Sénégal ont été invitées par la Commission de Protection des Données (CDP) à se conformer aux lois et règlements en vigueur dans le pays concernant la protection des données personnelles.
Selon l’institution, les deux sociétés doivent déclarer dans les prochains jours, leurs fichiers, bases de données personnelles et systèmes de traitement de données collectées dans le cadre de leurs activités.
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Le Kenya veut devenir une référence en matière de transformation numérique en Afrique d’ici 2027. Pour financer l’ensemble des projets prévus à cet effet, le gouvernement a sollicité l’appui de la Banque mondiale et des investisseurs privés.
La Banque mondiale va octroyer un financement de 390 millions de dollars pour la réalisation des infrastructures numériques du Kenya. L’institution financière l’a annoncé dans un communiqué publié le mercredi 5 avril.
Selon l’institution de Bretton Woods, le financement sera utilisé pour la première phase du projet d’accélération de l’économie numérique et servira à étendre l'accès à l'Internet à haut débit dans le pays, à améliorer la qualité et la fourniture de l'éducation et de certains services gouvernementaux, et à développer des compétences pour l'économie numérique régionale.
« L'élargissement de l'accès aux technologies et aux services numériques est une voie transversale pour accélérer la croissance économique et la création d'emplois, améliorer la prestation de services et renforcer la résilience », a déclaré Keith Hansen, directeur de la Banque mondiale pour le Kenya, le Rwanda, la Somalie et l’Ouganda.
Il y a quelques semaines, le ministre de l'Information, de la Communication et du Numérique, Eliud Owalo, avait annoncé que le gouvernement du pays était en pourparlers avec la Banque mondiale dans le but d’obtenir un financement de 600 millions de dollars pour le projet « d’autoroute numérique ».
Ainsi, la phase 1 qui a été financée s'étendra de 2023 à 2028. La phase 2 quant à elle se déroulera de 2026 à 2030 et se concentrera sur la construction d'un environnement sécurisé et axé sur les données pour améliorer la prestation de services numériques et l'innovation pour l'économie numérique régionale.
A en croire Keith Hansen, le projet d’accélération de l’économie numérique au Kenya vise à rendre la croissance du pays plus équitable en réduisant les disparités en matière de compétences numériques et de connectivité, et en élargissant le marché numérique.
Samira Njoya
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Le Sénégal, à travers sa stratégie numérique, ambitionne de devenir un leader innovant en Afrique en 2025. Cependant, plusieurs projets sont encore à la traîne à deux ans de l’échéance. Il devient donc important de multiplier les partenariats pour accélérer leurs réalisations.
Le ministre sénégalais en charge de la Communication, des Télécommunications et de l'Economie numérique, Moussa Bocar Thiam (photo, à gauche), a annoncé le samedi 8 avril, la signature d’un protocole d’entente avec l'émirati Presight ai LTD.
Sur Twitter, Moussa Bocar Thiam a fait savoir que le nouveau partenariat vise à accompagner le Sénégal dans l’implémentation de différents projets, à savoir la réalisation de l'identité numérique, de l'adressage numérique et de la digitalisation des taxes.
Signature du Mémorandum Of Understanding (MOU ) à Dubai, avec la société du Fonds Émirates PRESIGHT Artificial intellengency pour la réalisation de l'identité numérique, de l'adressage numérique et de la digitalisation des taxes.#SEMMACKYSALL#PSE#MCTEN #SN2025 pic.twitter.com/bLMf24K5mQ
— Me Moussa Bocar Thiam 🇸🇳 (@MaitreMBT) April 8, 2023
Le protocole d’entente nouvellement signé permettra d’appuyer financièrement le Sénégal dans ces différents projets déjà lancés dans le pays. Le projet d’adressage numérique initié en février 2021 au Sénégal vise à cartographier l’ensemble du territoire national et attribuer une adresse numérique à chaque emplacement géographique.
Le projet d’identité numérique lancé le 24 juin dernier vise quant à lui à fournir une identité numérique opérationnelle, fiable, sécurisée et accessible aux usagers sénégalais d’ici 2024. En ce qui concerne la digitalisation des taxes, le projet, lancé depuis plusieurs années, permet aux usagers de déclarer et de payer les taxes en ligne.
Il faut noter que Moussa Bocar Thiam a également signé à Dubaï, le lundi 10 avril, un protocole d’entente avec la société PANAMAX pour le financement du développement d'une solution de poste-digitale et pour la participation à la semaine du numérique « SENEGALCONNECT » organisée par le ministère de la Communication, des Télécommunications et de l'Economie numérique du 16 au 20 mai à Dakar au Sénégal.
Samira Njoya
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L’agence nigériane de protection des consommateurs, la Federal Competition and Consumer Protection Commission (FCCPC), a récemment publié une liste de toutes les applications de prêt autorisées à opérer dans le pays. Sur les 173 sociétés de prêt numérique approuvées, 119 ont reçu des approbations complètes et 54 des approbations conditionnelles.
Dans les prochains jours, Google supprimera les applications non conformes de PlayStore, jusqu'à ce qu'elles fournissent le certification d'approbation du FCCPC.
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A l’instar de plusieurs pays africains, le Cameroun a officiellement adopté l'émission du visa en ligne. Après plusieurs mois d'attente, les autorités du pays ont annoncé la date de l’effectivité de l’e-visa.
A partir du 30 avril, les demandes de visas à destination du Cameroun se feront exclusivement en ligne, a annoncé le ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella, à travers un communiqué publié le jeudi 6 avril.
#e_visaCAM 🇨🇲
— Diplomatie Cameroun /Cameroon Diplomacy (@diplocam_minrex) April 6, 2023
S.E MBELLA MBELLA porte à la connaissance de l'opinion publique nationale et internationale que, pour compter du 30 avril 2023, toutes les demandes de visas à destination du Cameroun se feront exclusivement en ligne.https://t.co/eX2TyZ9Swh#Diplocam #Cameroun pic.twitter.com/4YrcPijjPv
Selon le communiqué, l’obtention du visa électronique requiert au préalable l'introduction d'une demande de visa à partir de la plateforme www.evisacam.cm, et ce, peu importe la zone géographique, du demandeur, selon les modalités administratives établies. La demande en ligne est suivie du paiement des frais du visa qui se fera en ligne via divers modes (Mastercard, Visa, Paypal, Mobile Money, Orange Money, Moov, Wave, Safaricom, Airtel, Vodacom, Africell).
Une autorisation de visa en ligne sera ensuite délivrée au demandeur qui pourra se rendre soit dans une mission diplomatique, soit à un poste frontière, pour obtenir véritablement le visa. Cette phase finale sera achevée par un enrôlement du demandeur consistant au prélèvement de ses empreintes digitales, de la photographie du visage et autres. Selon le communiqué, le visa est délivré dans un délai de trois jours à compter de la date de la demande en ligne.
Rappelons que c’est en juin dernier que le gouvernement camerounais avait réceptionné les équipements informatiques dédiés à ce projet confié à l’entreprise Impact Palmarès R&D SAS basé à Abidjan en Côte d’ivoire. Le projet de loi actualisant le cadre juridique avait quant à lui été déposé à l’Assemblée nationale le 2 juillet. Le décret qui actualise les conditions d’entrée, de séjour et de sortie des étrangers qui séjournent au Cameroun avait été signé le mois dernier par le président de la République, Paul Biya.
Cette réforme prescrite par le président de la République constitue la première étape vers la transformation numérique de l’appareil diplomatique du Cameroun. A en croire le ministre des Relations extérieures, « le système e-visa au Cameroun répond au souci de rendre la destination Cameroun plus attentive, de répondre aux doléances de la diaspora camerounaise d’arrimer notre système consulaire aux standards internationaux en la matière ».
Samira Njoya
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