Le numérique se présente comme une composante essentielle de la relance économique post-Covid-19 de l’Afrique et même de sa croissance future. Pour y arriver, il est nécessaire que toutes les zones géographiques disposent d’une connexion Internet de qualité.

La Banque européenne d’investissement (BEI) a annoncé le jeudi 10 novembre qu’elle comptait investir 10 millions de dollars dans le cadre de sa coopération avec le Bandwidth & Cloud Services Group (BCS Group), une société spécialisée dans la fibre optique.

L’investissement vise à faire bénéficier à plus de 2,5 millions de personnes vivant dans des régions reculées de l'est de la République démocratique du Congo d'une connectivité numérique transformée grâce à un réseau de fibres optiques mis en place par la BCS.

« La Banque européenne d'investissement s'est engagée à accélérer la numérisation en Afrique et elle est heureuse de renforcer son partenariat avec BCS pour transformer les réseaux de fibre optique à haut débit en RDC. L'extension de la dorsale en fibre optique permettra aux communautés locales de bénéficier du haut débit mobile et aux hôpitaux et écoles d'être connectés au reste du monde », a déclaré Thomas Östros, vice-président de la Banque européenne d'investissement.

Si l’on s’en tient au rapport de l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie (GSMA) intitulé « The State of Mobile Internet Connectivity 2020 », la RDC est l’un des pays du continent africain qui détient encore le plus grand écart de connectivité entre les zones rurales et urbaines. La demande en connectivité dans le pays s'est développée après la Covid-19 et pousse les entreprises locales et même internationales à y investir. Liquid Technologies, Facebook, CSquared se sont engagés à construire des réseaux de fibre optique dans le pays avec pour but d’améliorer l’accès des populations au haut débit et à des coûts plus abordables.

Le nouvel investissement de BCS, soutenu par la BEI, permettra de connecter des zones actuellement mal desservies par les télécommunications à haut débit. Le projet contribuera à la construction de 1 200 km de fibre qui font partie des 20 000 km que BCS prévoit de construire en Afrique australe, centrale et orientale au cours des 3 prochaines années.

Plusieurs résultats sont attendus à la fin du projet. Selon le communiqué de la BEI, une meilleure numérisation de la zone ouvrira de nouvelles opportunités pour les entrepreneurs locaux et soutiendra la création d'emplois et des connexions télécoms directes vers 319 écoles et 70 hôpitaux et centres de santé.

Samira Njoya

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L’Etat ivoirien multiplie les actions pour favoriser l’employabilité des jeunes et des femmes à travers les TIC.  L’objectif est de réduire le chômage et favoriser l’innovation technologique dans le pays.

Le ministre de la Communication et de l’Economie numérique, Amadou Coulibaly (photo, à droite), et le ministre du commerce, de l’Industrie et de la Promotion des PME, Souleymane Diarrassouba (photo, à gauche), ont procédé le jeudi 10 novembre au lancement officiel du projet « Employment4Youth / L’Industrie 4.0 pour favoriser l’emploi des jeunes en Tunisie et en Côte d’Ivoire ».

En collaboration avec l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) et financé par le ministère de la Coopération économique et du Développement de la République fédérale d’Allemagne (BMZ), le projet vise à soutenir et à renforcer les capacités des acteurs du secteur des TIC et de l’agro-industrie, dans le but de bénéficier des opportunités de la quatrième révolution industrielle (4IR) et de contribuer à la création d’emplois pour les jeunes et les femmes à travers l’adoption des nouvelles technologies au sein des chaînes de valeurs cibles.

« L’ambition de notre pays est de faire en sorte que l’économie numérique soit un secteur porteur à travers la création d’emplois pour la jeunesse et la favorisation des investissements », a fait savoir Amadou Coulibaly, avant de souligner que l’objectif du gouvernement à l’horizon 2030, est de faire de la Côte d'Ivoire un Etat entièrement numérique avec zéro papier.

En 2011, le gouvernement ivoirien a engagé plusieurs réformes dans le secteur numérique dont l’adoption de la Stratégie nationale du numérique qui repose sur 7 différents piliers, comporte 32 réformes, 96 projets sur la période 2021-2025 pour un budget de 2 000 milliards de francs CFA (3,15 milliards USD). Plus récemment, le 26 septembre, l’Etat a mis sur pied le Comité national de digitalisation chargé, entre autres, de fixer les grandes orientations en matière de digitalisation des services pour une transformation numérique réussie.

Le projet Employment4Youth s’inscrit, selon Amadou Coulibaly, dans cette stratégie et épouse la vision de la transformation structurelle de l’économie du pays telle que portée par le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, avec pour objectif de faire de la transformation digitale une véritable solution à l’employabilité des jeunes. L’initiative sera basée sur l’industrie 4.0 ou industrie du futur qui utilise l’intelligence artificielle, le big data, les technologies numériques, la blockchain, le commerce électronique, etc. Elle permettra de créer 13 000 emplois, dont 3 000 directs, d’ici 2025 dans le secteur privé (transformation sociale et écologique, énergies renouvelables, TIC, agro-industrie, etc.), à hauteur de 30 millions USD.

Samira Njoya

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La transformation numérique et la demande en connectivité à haut débit s’accélèrent à travers l’Afrique. Le gouvernement algérien s’est donné pour mission de garantir l’Internet à toute la population. 

Karim Bibi Triki (photo), le ministre de la Poste et des Télécommunications de l’Algérie, a déclaré lundi 7 novembre que le pays connaîtra des avancées considérables en matière d’Internet dans les deux prochaines années. Alors qu’il était invité sur la Radio nationale chaîne 3, le ministre a annoncé que les foyers connectés à Internet vont quasiment doubler. 

 « D’ici 2024, deux tiers des foyers algériens seront raccordés au réseau de connexion Internet fixe. La bande passante internationale a été doublée durant les deux dernières années. Nous sommes sur le point de finaliser une première opération d’extension de câbles sous-marins, ce qui nous permettra de rajouter 5 Tb/s aux capacités existantes avant la fin de l’année en cours », a déclaré le ministre.

Le gouvernement algérien intensifie ses efforts depuis quelques années pour faire migrer le maximum d’abonnés vers une connexion via la fibre optique. Selon le ministre, le secteur est passé, en moins de 2 ans, de 72 000 foyers abonnés à la fibre optique jusqu’au domicile (FTTH) à 450 000 aujourd'hui. Des travaux de remplacement des câbles en cuivre par la fibre optique sont en cours et permettront d’offrir un service de meilleure qualité à plus de foyers.

De 3,5 millions, le nombre de foyers raccordés au réseau Internet en Algérie augmentera d'environ 50 % à l’horizon 2024 pour atteindre le seuil des six millions. Le ministère de la Poste et des Télécommunications a fixé un objectif de raccordement de 500 000 nouveaux foyers d’ici la fin d’année.

Pour atteindre tous ces objectifs, le gouvernement s'est allié aux micro-entreprises algériennes. En 2021, plus de 1 900 lots de réalisation avaient été signés avec les micro-entreprises. Ces dernières ont reçu, selon le ministre, un plan de charge avoisinant les 2,6 milliards de dinars, soit 18,5 millions $, contribuant ainsi à « assurer une ressource financière à ces entreprises pour continuer à s'activer dans de bonnes conditions ».

Samira Njoya

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Un an après le premier financement, l’organisation internationale basée aux Etats-Unis va accorder des capitaux supplémentaires à deux associations qui travaillent pour l’inclusion numérique en Afrique.

Internet Society Foundation, l’organisation mondiale qui favorise l’accès à Internet à travers des projets et des financements, a annoncé, le mardi 8 novembre, l’octroi d’une troisième vague de subventions pour promouvoir l’inclusion numérique au Bangladesh, en Colombie et au Sénégal.

A travers son programme SCILLS (Strengthening Communities, Improving Lives and Livelihoods), l’organisation entend œuvrer au profit de cinq projets innovants dans les trois pays. « Le programme SCILLS traduit notre engagement à promouvoir une transformation numérique équitable par le développement des aptitudes à l’usage d’Internet. Nous sommes heureux de renouveler notre soutien à ces cinq projets qui promeuvent l’inclusion numérique au sein des communautés au Bangladesh, en Colombie et au Sénégal », a déclaré Sarah Armstrong, directrice exécutive de l’Internet Society Foundation. 

Au Sénégal, la fondation va subventionner deux grands projets à hauteur de 400 000 $ environ. Le premier, CTIC (Croissance TIC) Dakar est un accélérateur de croissance qui recevra  249 493 dollars pour former 30 entrepreneurs en phase de démarrage et à fort potentiel de croissance en compétences entrepreneuriales et numériques et leur faciliter l’accès à un financement.

La fondation va également subventionner la SENUM (Synergie pour l’Education aux Numériques et aux Médias), une association qui a pour mission de former et sensibiliser les jeunes, leurs parents, et les enseignants sur l’usage pédagogique du numérique. Les 149 421 dollars octroyés à l’association seront utilisés pour former des enseignants à l’utilisation d’Internet afin d’améliorer la qualité de l’enseignement et aider les élèves à acquérir des compétences en TIC au moyen de « clubs tech » et de hackathons inter-lycées.

Le programme SCILLS, qui est établi dans un seul pays d’Afrique pour le moment, sera étendu au Ghana en 2023. Le nouveau financement accordé au Sénégal est le deuxième de la fondation. En 2021, l'Association Jeunesse Espoir, la Fondation Simplon et la SENUM avaient bénéficié de subventions l’Internet Society Foundation. Le financement avait permis d’aider des populations dans plusieurs villes du Sénégal à acquérir des compétences numériques indispensables à l’amélioration scolaire et économique.

Samira Njoya

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Le développement du secteur industriel fait partie des priorités du gouvernement égyptien. En 2021, le secteur industriel a enregistré un taux de croissance de 6,5 % et a contribué à hauteur de 17 % au produit intérieur brut (PIB).

Le gouvernement égyptien et la société e-finance vont lancer une plateforme industrielle numérique. Un protocole de coopération a été signé le mercredi 2 novembre à cet effet entre le ministère du Plan et du Développement économique, le ministère du Commerce et de l'Industrie, et la société cotée en bourse e-finance.

Le protocole de coopération vise à concevoir la plateforme industrielle numérique égyptienne et à fournir des services de conception, de gestion et d'exploitation pour ladite plateforme. L’objectif est de contribuer à offrir de meilleurs services aux investisseurs et aux fabricants, et à accélérer le processus d'exploitation et de gouvernance des procédures requises via un système numérique.

Les entreprises pourront  utiliser la plateforme pour tester les services nouvellement développés avant de les présenter officiellement à leurs clients. La plateforme propose également d'autres services tels que des plateformes cloud, une infrastructure sécurisée, l'Internet des objets, des applications de cybersécurité, l'intelligence artificielle, le big data, etc.

Comme plusieurs pays africains, l’Egypte a fait de la transformation numérique un facteur clé de son développement. Depuis 2017, le pays est devenu un pôle d’attraction pour de grandes compagnies technologiques. Cette attraction croissante est due à de nombreux processus stratégiques adoptés par le gouvernement pour réaliser la quatrième révolution industrielle.

La nouvelle plateforme est donc l’une des actions entreprises par l’Etat pour accélérer les efforts de transformation numérique existants pour les parties prenantes, à savoir les institutions gouvernementales, les institutions financières bancaires et non bancaires, le secteur privé.

Selon le communiqué annonçant cette signature, la plateforme sera lancée lors de la conférence du Caire sur les TIC, qui se tiendra du 27 au 30 novembre 2022, en collaboration avec les pionniers mondiaux de la transformation numérique tels que Pure Storage, Dell, IBM, Cisco, Redhat, Huawei et bien d'autres.

La signature du protocole s'inscrit dans le cadre de la Vision 2030 de l'Egypte et de sa stratégie de transformation numérique, qui visent à renforcer le développement économique et social dans tous les secteurs et à faire du pays un pôle numérique d'excellence en Afrique.

Samira Njoya

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L’allègement du poids du cartable est une préoccupation pour le gouvernement en Algérie. Afin d’habituer les élèves aux TIC et mettre fin aux souffrances causées par les lourds cartables, une version numérique du manuel scolaire va entrer en vigueur dans le pays.

Le secteur de l’éducation en Algérie va franchir une nouvelle étape dans les prochains jours. Le ministre de l’Éducation nationale Abdelhakim Belabed a affirmé que la date de mise en œuvre du livre numérique sera fixée avant la fin de la semaine. Le ministre l’a déclaré samedi 5 novembre, lors d’une conférence des cadres de l'Administration centrale et des directeurs de l'Education, tenue en visioconférence.

 « Plus de 3 millions d’élèves scolarisés en troisième, quatrième et cinquième années du primaire seront débarrassés du poids du cartable, grâce aux mesures approuvées par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune », a déclaré le ministre avant d'appeler les responsables de son secteur à faciliter l’acquisition du manuel numérique par les parents d’élèves.

En Algérie, la question du poids du cartable revient au-devant de la scène à chaque rentrée scolaire. Jugés trop lourds, les syndicats ont proposé à plusieurs reprises une révision du système éducatif comme une solution pour remédier au problème du poids des cartables des élèves en Algérie.

En septembre, le ministre de l’Education nationale avait déclaré que plusieurs « mesures inédites » avaient été prises par le gouvernement pour trouver des solutions définitives au problème. La plus importante d’entre elles est la mise à disposition de tablettes électroniques au profit de plus de 1600 établissements à travers le pays.

Grâce à ces tablettes, les élèves bénéficieront gratuitement de la version numérique du manuel scolaire qui leur proposera de nombreuses ressources supplémentaires telles que des vidéos, sons, animations et des fonctionnalités interactives.  

Il faut noter que ces mesures sont inscrites dans le programme gouvernemental approuvé par les deux chambres du Parlement. Elles entrent dans le cadre du projet de généralisation de l’utilisation des tablettes tactiles dans les établissements scolaires dès la rentrée scolaire 2022/2023 qui a débuté en septembre.

Samira Njoya

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L’Etat des Seychelles avait décidé en Août 2021 d’accélérer la transformation du pays pour l’avènement de l’économie numérique. Les premières retombées de cette décision voient le jour à travers le lancement de cette plateforme.

Le gouvernement de la République des Seychelles a procédé le lundi 31 octobre au lancement officiel de la plateforme « SeyID » qui vise à garantir un haut niveau d'identité numérique et de sécurité en ligne.

Selon le vice-président du pays, Ahmed Afif (photo), le déploiement de la nouvelle plateforme est une autre initiative entreprise par le Département des technologies de l'information et de la Communication (DICT) pour accélérer la transformation numérique du pays.

« Avoir une identité numérique par le biais de la plateforme SeyID ne sera pas seulement un moyen de prouver numériquement votre identité ou d'accéder à des services numériques publics ou privés. Il vous permettra également de signer numériquement des documents, une autre exigence croissante lors des transactions numériques. Grâce à cette plateforme, la signature numérique sera beaucoup plus facile à réaliser que ce n'est le cas actuellement », a déclaré M. Afif. 

Selon la Banque mondiale, les Seychelles ont enregistré en 2020 une performance économique de -13,5% contre 3,9% en 2019 en raison des perturbations importantes des activités économiques par la Covid-19. En février 2021, pour diversifier et étendre la portée des activités économiques du pays, renouer avec la croissance, le ministre des Finances, Naadir Hassan, présentait déjà le numérique comme une alternative viable. Il annonçait alors la préparation par le gouvernement d’un plan de passage à l’économie numérique.

Développée par WISeKey International Holding, une entreprise suisse leader de la cybersécurité, la plateforme d'identification donnera aux Seychellois les outils nécessaires pour prouver leur identité en ligne, mais elle facilitera également l'accès à de nombreux services publics et privés qui choisiront de s'intégrer à la plateforme SeyID grâce aux interfaces de programmation d'applications (API) qui seront mises à disposition pour permettre l'interfaçage entre les systèmes.

L’application SeyID est déjà disponible sur le Google Play Store. « SeyID sera accessible via des applications Web et mobiles et les deux sont pris en charge par des techniques d'authentification fortes. Ceci afin d'assurer la sécurité des utilisateurs de la plateforme SeyID », a déclaré M. Hassan.

Samira Njoya

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Seize ans après le lancement de la plateforme de micro-blogging, la société annonce qu'elle vient d’ouvrir un siège social au Ghana, le premier en Afrique.

Twitter, le géant américain du web a ouvert un siège à Accra, au Ghana. C’est ce qu’a annoncé, mardi 1er octobre, Kafui Sokpe, directeur associé principal de Twitter Afrique. Le nouveau siège permettra à la firme de coordonner toutes les activités de la plateforme pour l'Afrique.

« Il y a un an, Twitter est entré en Afrique par le Ghana. Aujourd'hui, nous avons officiellement ouvert le siège africain de Twitter à Accra et, pour la première fois, tous les tweeps [utilisateurs de Twitter] de la région ont quitté leur bureau et se sont réunis pour travailler en équipe. Cela mérite d'être célébré », peut-on lire dans le tweet.

Twitter avait annoncé le choix du pays subsaharien le 12 avril 2021 en le liant à la mise en œuvre de l'accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), le dispositif promu par l'Union africaine pour créer un marché libre sur le continent. « En tant que promoteur de la démocratie, le Ghana soutient la liberté d'expression, la liberté en ligne et l'Internet ouvert, dont Twitter est également partisan », avait indiqué le groupe dans une note, pour qui le choix d'Accra comme siège du secrétariat de la Zlecaf était conforme à son objectif global d'établir une présence dans la région.

Le groupe avait également annoncé l'embauche de 11 personnes au Ghana, avec l'intention de faire du pays d'Afrique de l'Ouest le siège de son expansion sur le continent.

Avec ce nouveau bureau, Twitter suit son plus grand rival, Facebook Inc, qui a ouvert son premier bureau africain à Johannesburg en 2015 et a annoncé en 2020 l’ouverture d’un deuxième bureau à Lagos. Il faut noter que cette initiative entre en ligne de compte avec la stratégie de croissance de Twitter, qui ambitionne de s’impliquer davantage dans les communautés qui alimentent les discussions quotidiennes à travers le continent.

Samira Njoya

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Le Maroc aspire à devenir l’une des destinations mondiales de l’ingénierie technologique. Pour ce faire, le pays développe le capital humain, à travers des partenariats et la formation des citoyens aux nouveaux métiers.

Mardi 2 novembre, le gouvernement du Maroc représenté par le ministère de l'Industrie et du Commerce, le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l'administration, a annoncé la signature de deux mémorandums d’entente (MoU) avec Capgemini, une entreprise internationale spécialisée dans le conseil et la transformation numérique.

Les mémorandums signés visent à mettre en place les conditions nécessaires à la formation des talents en vue de continuer à développer l’ingénierie et offrir l’ensemble des atouts qui permettent de positionner le Maroc comme une destination technologique.

Dans une déclaration à la presse, le gouvernement a indiqué que ce MoU va concerner la création de 1 500 emplois supplémentaires hautement qualifiés, dans les prochaines années dans le secteur de l’ingénierie à l’horizon 2026. « Cet investissement incarne la confiance croissante dans les compétences marocaines et confirme l’attractivité du royaume en tant que destination technologique et d’ingénierie de choix pour l’outsoursing », a déclaré le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour (photo, à gauche).

Selon une étude financée par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et réalisée par le gouvernement du pays, le Maroc fait face depuis quelques années déjà à un déficit d'ingénieurs et de techniciens. Pour faire face à l’urgence, le gouvernement a engagé une série de partenariats avec des entreprises internationales afin de faire évoluer des capacités et compétences diversifiées dans plusieurs secteurs et domaines innovants. En avril, le pays a signé quatre autres MoU relatifs à des projets d’investissement dans le secteur de l’outsourcing avec à la clé plus de 5 000 emplois.

Le nouvel accord avec le groupe Capgemini viendra renforcer les efforts du gouvernement marocain dans sa volonté de positionner le Maroc comme un foyer d'inventions et d'innovations. Depuis l’installation du groupe au Maroc en 2007, il est devenu la plus grande entreprise technologique au niveau national. Selon Idriss Elasri (photo, à droite), le directeur général de Capgemini Engineering Maroc, en 2021, ses équipes se sont enrichies de 800 nouveaux talents et en 2022, 1 100 talents ont été recrutés.

A cet effet, le MoU a pour but  de « mettre en place les conditions nécessaires à la formation des talents en vue de continuer à développer ce métier et offrir l'ensemble des atouts qui permettent de positionner le Maroc comme une destination technologique ».

Samira Njoya

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Selon le rapport « Data Center Market in Africa – Industry Outlook and Forecast 2020-2025 » (ReportLinker), le marché des datacenters en Afrique devrait progresser à un rythme annuel supérieur à 12 % au cours de la période 2020-2025 et devrait atteindre une valeur de 3 milliards USD.

Le Groupe Raxio continue d’étendre sa présence en Afrique. Le constructeur et exploitant de centres de données neutres a annoncé lundi 1er novembre dans un communiqué le lancement des travaux de construction de son premier centre de données à Grand-Bassam, à 30 km du centre-ville d’Abidjan en Côte d’Ivoire.

La pose de la première pierre de ce quatrième centre de données en Afrique est prévue pour le 3 novembre. « Notre mission première est de participer à fonder les bases de l'économie numérique africaine, à travers une technologie révolutionnaire afin d'offrir le niveau de performance, de sécurité et de service nécessaire et répondre ainsi aux besoins de sécurisation des systèmes d'information », explique le document.

C’est en octobre 2021 que Raxio Group a annoncé son intention de construire un centre de données en Côte d’ivoire. Une initiative qui rentre dans le cadre de son expansion continentale entamée en 2019, qui verra la construction de dix à douze centres de données sur le continent pour répondre à la demande croissante. La société exploite actuellement une installation de 1,5 MW à Kinshasa avec des installations en construction en Ethiopie, en Tanzanie, et en Ouganda.

Selon Raxio Group, la Côte d’Ivoire représente l’économie à la croissance la plus rapide en Afrique de l’Ouest francophone, raison pour laquelle le pays accueillera le premier data center de niveau 3, indépendant vis-à-vis des opérateurs du pays. Il fournira des services aux clients d’Abidjan et de l’UEMOA dans son ensemble, à une époque où la transformation numérique, la consommation de données et de contenu, et la connectivité affichent toutes des taux de croissance historiques.

Prévu pour être opérationnel au troisième trimestre 2023, Raxio Côte d’Ivoire sera installé au sein du Village des Technologies de l'Information et de la Biotechnologie (VITIB) de Grand-Bassam. Selon l'entreprise, Raxio Côte d’Ivoire proposera à ses clients un environnement optimisé pour leurs équipements informatiques au sein d’une installation modulaire de pointe, entièrement dotée des meilleurs équipements du secteur en matière de technologie, de sécurité, de compatibilité électrique CA/CC et de redondance.

Samira Njoya

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