Tech Stars

Tech Stars (1179)

Il cumule une vingtaine d’années d’expérience dans la fourniture de services à travers le numérique. À son actif, de nombreuses distinctions et la confiance de milliers de particuliers et de travailleurs indépendants.

Ezana Raswork (photo) est un entrepreneur technologique éthiopien. Il est le fondateur de la place de marché numérique Taskmoby qui met en relation des prestataires de services à domicile et des clients en Éthiopie. Des plombiers, électriciens, électroniciens, peintres, etc. sont disponibles. Ils sont déjà plus de 1 000 enregistrés sur la plateforme pour plus de 1 500 travaux déjà réalisés. 

Titulaire d’un bachelor en sciences de gestion et ingénierie de l’université de Stanford, il a lancé le service en 2018 pour répondre à la difficulté des particuliers à trouver des prestataires de qualité. Avec sa start-up, il a suscité l’intérêt de certains fonds d’investissement.

En 2021, Taskmoby a été retenu parmi les 50 start-up bénéficiaires d’un investissement du Google for Start-up Black Founders Fund for Africa, en plus de crédits Google Ads et Google Cloud d’une valeur maximale de 220 000 $. Ezana Raswork évolue dans un marché de services à la personne qui a gagné de la valeur au fil des années grâce au côté pratique apporté par le numérique.

Taskmoby n’est qu’une des expériences entrepreneuriales initiées par Ezana Raswork. En 2010, il a créé Africa 118, une entreprise technologique qui fournit des services de marketing numérique aux petites et moyennes entreprises en Afrique. Un projet qui s’aligne parfaitement avec son expérience professionnelle d’une trentaine d'années dans le marketing.

Il a en effet occupé plusieurs postes à responsabilité dans ce secteur d’activité depuis 1988. Il a débuté chez Procter & Gamble, la multinationale américaine spécialisée dans les biens de consommation courante, comme directeur marketing, avant de rejoindre Fido Solutions en tant que directeur marketing client onze années plus tard. Il a aussi fait une incursion dans le monde de l’édition comme vice-président principal responsable de l'unité d'affaires de l'est du Canada chez Group Publisher, l’éditeur de Montreal Gazette, Ottawa Citizen, Windsor Star.

Ezana Raswork a reçu plusieurs prix pour Taskmoby notamment le prix des start-up d’Afrique de l’Est, le prix de la meilleure entreprise éthiopienne à surveiller en Afrique. Il a aussi remporté le Best of Ecosystem Virtual Startup Pitch Series.  

Melchior Koba

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Posted On vendredi, 01 juillet 2022 19:38 Written by

Son expérience personnelle et ses compétences professionnelles sont à l’origine du projet dont l’objectif est de garantir aux apprenants des débouchés certains à la fin de leur cursus. Son action est déjà reconnue par plusieurs acteurs de renom à l’international.

Allier l’apprentissage en présentiel à celle à distance et donner à des milliers d’Africains l’opportunité d’acquérir une formation de qualité, dans un domaine porteur, est l’ambition qu’a réussi à concrétiser le Camerounais Yanick Kemayou (photo). Il est le président-directeur général de l’Edtech Kabakoo Academies qu’il a cofondé en 2019 avec Michèle Traoré.

L’école hybride, qui revendique déjà plus de 12 000 pensionnaires à cette date, forme un réseau d'universités dont la mission est de compenser les failles des structures éducatives actuelles, qui ne permettent pas aux étudiants d'obtenir des emplois décents à la fin de leur cursus.

« J'ai décidé de créer ce réseau d'écoles, car je suis moi-même confronté aux failles des structures éducatives et aux manques de perspectives au Cameroun », explique Yanick Kemayou qui est titulaire d’un doctorat en économie d'entreprise et gestion de l'université de Paderborn en Allemagne.

Chez Kabakoo, l’approche pédagogique est conçue pour que les apprenants acquièrent et développent des compétences en fabrication numérique et en technologies de fabrication distribuée. L’objectif n’est pas de conceptualiser des objets à la pointe de la technologie, mais d’utiliser la technologie à disposition pour répondre à un problème identifié dans l’entourage. 

L'apprentissage créatif basé sur des projets et l'intégration des connaissances locales cible l'entrepreneuriat ou l'insertion professionnelle des apprenants. Via son application mobile, Kabakoo permet aux apprenants d’accéder à une diversité de cours dans divers domaines et de bénéficier de l’accompagnement de mentors issus d’entreprises de renom telles que Google, Deloitte, Orange, Oracle. Son modèle innovant d’apprentissage lui a d’ailleurs valu le label « d'école du futur », décerné par le Forum économique mondial de Davos, en décembre 2019.

Kabakoo n’est certainement qu’une étape de sa carrière professionnelle, riche et diversifiée, que Yanick Kemayou a débutée en 2008 chez L'Oréal à Düsseldorf en Allemagne comme assistant chef de produit. Il a ensuite cofondé et dirigé la société de mode Clothing and Lifestyle Start-up à Shanghai en Chine. Il a aussi accordé un grand intérêt à l’enseignement. Il a entre autres été scientifique invité à HEC Paris, assistant de recherche et chef projet de l'université de Paderborn.

Melchior Koba

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Posted On vendredi, 01 juillet 2022 09:24 Written by

Cet ancien banquier a réussi une belle reconversion professionnelle après son retour au pays, après une vingtaine d’années passées aux États-Unis et en France. Aujourd’hui, son investissement a un impact direct sur les populations à travers l’amélioration des soins de santé, la gouvernance publique.

Mountaga Keïta (photo) est un entrepreneur guinéen. Il est le président-directeur général de Tulip Industries Ltd. La société développe des bornes tactiles connectées, destinées à divers secteurs d’activités aussi bien publics que privés. Elle soutient ainsi les efforts de numérisation. Son fondateur affirme que « lorsque l’on digitalise, il n’y a pas de discrimination possible et l’argent arrive directement dans les caisses ». 

L’homme d’affaires a commencé à créer Tulip Industries en 2015 de retour en Guinée après vingt-trois années de vie à l’étranger (en France, puis aux États-Unis). Il lance finalement l’entreprise en 2017. En quelques années, la société gagne en crédibilité, ce qui lui vaut le développement de nouveaux produits et la signature de plusieurs contrats.

Mountaga Keita propose déjà trois types de bornes pour le secteur médical en fonction du domaine : cardiologie, thermographie et ultra-son. Début 2020, il décroche un contrat pour doter des hôpitaux de Guinée de ses appareils technologiques. Le bureau local du Programme alimentaire mondial en a aussi fait commande. Au niveau de l’État, diverses administrations publiques se sont aussi intéressées à ses bornes, notamment la commune de Ratoma à Conakry.

Pendant la crise de Covid-19, Mountaga Keïta s’est illustré à travers la conception d’une tablette médicale baptisée Health Scan ; elle est équipée d’une caméra thermique et de capteurs qui mesurent aussi bien la température corporelle que le niveau d’oxygène dans le sang, ainsi que le rythme cardiaque. Les données récoltées facilitent l’identification des symptômes de la Covid-19 et déterminent si l’état d’un individu nécessite son hospitalisation. 

Grâce aux innovations de Tulip Industries Ltd, Mountaga Keita a remporté plusieurs distinctions. Il a été le lauréat de la semaine du numérique 2017 en Guinée, reconnu comme l’un des meilleurs innovateurs africains au sommet sur l’innovation en Afrique de Kigali en 2018. La même année, il a  reçu le prix mondial de la propriété intellectuelle de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle. En 2019, à l’exposition internationale des inventions de Genève, il décroche la médaille d’or de l’Association française des inventeurs, le prix de l’Association européenne des inventeurs.

Avant son retour au pays, Mountaga Keïta s'est construit une solide expérience professionnelle dans plusieurs institutions financières aux États-Unis. Il a été, entre autres, banquier professionnel sénior chez Bank of America à Washington, D.C.

Melchior Koba

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Posted On mercredi, 29 juin 2022 18:26 Written by

En six ans d’activités, l’entreprise qui a débuté avec trois employés en enregistre actuellement près d’une centaine. Elle a à son actif plusieurs récompenses et distinctions.

Le Camerounais Idriss Marcial Monthe (photo) est le président-directeur général de CinetPay. La Fintech, fondée en 2016 avec l’Ivoirien Daniel Dindji, a développé une solution de paiement et de transfert d’argent en ligne qui permet aux entreprises et institutions d’Afrique francophone d’accepter les règlements financiers par mobile money, cartes bancaires et autres solutions financières. L’entreprise est basée à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Ingénieur en science informatique, diplômé de l’École nouvelle supérieure d’ingénieurs et de technologie (ENSIT) de Côte d’Ivoire en 2005, Idriss Marcial Monthe explique que CinetPay apporte une solution pratique aux difficultés que rencontrent les « entrepreneurs digitaux à se faire payer, du fait de la dominance des moyens de paiement bancaires en ligne, inadaptés aux réalités du marché africain et de la difficulté d’accéder aux moyens de paiement mobile money ».

Avec pour objectif de couvrir 15 pays francophones d’Afrique à l’horizon 2025, Idriss Martial Monthe a annoncé, en décembre 2021, une levée de fonds de 2,4 millions $ auprès de 4DX Ventures et Flutterwave. Le financement contribuera à la réalisation de son souhait de faire de Cinetpay le premier agrégateur mobile money en Afrique Francophone. La société est déjà présente dans plusieurs marchés, notamment la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Togo, le Cameroun, le Sénégal, le Mali, la Guinée Conakry, la RDC et le Burkina Faso.

La croissance de CinetPay, Idriss Marcial Monthe indique qu'elle a été soutenue, au début, grâce à des fonds obtenus de la participation à divers programmes et concours. La société a bénéficié entre autres de 5 000 $ et de trois formations en ligne sur l’entrepreneuriat en 2016, grâce au Tony Elumelu Foundation Entrepreneurship Programme. En 2017, elle a gagné 2 000 $ lors du concours Euromena Awards organisé à Abidjan.

Idriss Marcial Monthe a démarré sa carrière professionnelle en 2005 dans la start-up d’e-commerce ivoirienne Cimarket. Il y a travaillé en tant que responsable de la plateforme Internet, mais l’entreprise a fait faillite en 2007. En 2009, avec Daniel Dindji, il a fondé l’entreprise Cinetcore qui a développé un site de vente de nom de domaine en ligne. Responsable Business Unit Veritas et Oracle entre 2015 et 2020 au sein de la SOCITECH, il est depuis septembre 2005 le responsable des clubs Linux et logiciels libres au sein de l’AI3L, une association ivoirienne à but non lucratif qui forme des jeunes aux technologies mobiles.  

Melchior Koba

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Posted On lundi, 27 juin 2022 16:00 Written by

Pendant ses études en France, il a perçu l’intérêt de la plateforme de covoiturage Blablacar dans l’amélioration des conditions de déplacements des populations. Il a décidé d’investir dans la mobilité afin de reproduire ce succès en Afrique, en tenant compte des réalités locales. 

Doctorant en géographie et aménagement, actuellement employé chez l’éditeur de solutions numériques d’écomobilité Transway à Nantes en France, Raynald Ballo (photo) est le fondateur et président-directeur général de Raynis. La start-up basée à Abomey-Calavi au Bénin est spécialisée dans la fourniture de solutions web et l’accompagnement des clients dans la transformation numérique. C’est à travers l’un de ses produits phares, sa solution numérique de mobilité RMobility, que Raynald Ballo s’est fait une place dans l’industrie africaine de la tech.

RMobility, lancée en 2021, est une plateforme de covoiturage, de comotorage, de cotaxi et de cobus, qui met en relation des conducteurs et des passagers qui souhaitent faire un trajet commun, sécurisé et à moindre coût. Elle revendique déjà 10 000 covoitureurs au Bénin et au Togo.

« La super appli RMobility est avant tout l’une des solutions modernes qui s’inscrivent dans la dynamique de la révolution numérique en Afrique. Dans notre contexte, sa particularité est double. D’abord, elle aide à faire des économies, à faire de nouvelles rencontres, à entretenir le lien social entre les membres de la RCommunauté qui sont en majorité des jeunes », explique Raynald Ballo. Le tech entrepreneur souligne que sa solution « permet aussi à la jeunesse d’impacter positivement l’environnement en utilisant son smartphone pour publier ou rechercher des trajets. Cela contribue à réduire les émissions de CO2 ». 

Face au succès de RMobility, qui traduit le besoin des usagers pour des solutions de mobilité commune à petit prix, Raynald Ballo a reproduit le concept dans le segment des colis. Raynis a développé et lancé RColis, une plateforme d’acheminement de colis pour la RCommunité. RDigital a aussi vu le jour pour apporter des solutions web et mobiles qui accompagnent les projets des clients.

L’investissement de Raynald Ballo dans la mobilité est le fruit de plusieurs années d’expérience professionnelle dans le secteur. Il a été entre autres ingénieur d’études stationnement au Forum urbain à Bordeaux, puis enquêteur en Gironde pour le cabinet ITEC Etudes, spécialisé dans les enquêtes de transport et de circulation. Il a aussi travaillé à Gondreville comme chargé de mission mobilité et transports au sein de la société créatrice de voyage Prêt à Partir et ingénieur d’études stationnement à Paris chez SARECO, une entreprise de recherche sur le transport et la mobilité.  

Melchior Koba

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Posted On lundi, 27 juin 2022 12:44 Written by

Après quelques années difficiles pour mettre en œuvre son premier projet, tout s’est emballé dès 2016 pour le jeune entrepreneur qui a multiplié les innovations. A son actif, plusieurs distinctions internationales.

Au Cameroun, le nom d’Arthur Zang s’est fait connaître dans le secteur médical en 2016, lorsque l’innovateur et président-directeur général de la start-up Himore Medical Equipements a démarré la production de son Cardiopad. Il s’agit d’un électrocardiogramme connecté qui se présente sous la forme d’une tablette reliée à des électrodes.

L’outil tactile est doté de plusieurs applications dont l’électrocardiographe qui permet d’enregistrer un examen cardiaque complet sur douze pistes et de stocker le résultat ; l’électrocardioscope qui permet d’enregistrer et d’analyser en temps réel l’activité cardiaque d’un patient ; le cardiodata qui permet de gérer les données issues des différents examens ; la télécardiologie qui permet de transférer les données d’un patient à un spécialiste pour analyse.

Titulaire d’un diplôme d’ingénierie de conception obtenu en 2010 à l’Ecole nationale supérieure polytechnique de Yaoundé, Arthur Zang a commencé à travailler sur son prototype en 2009. Pour le tech entrepreneur qui a grandi à Mbankomo, une bourgade située à vingtaine de kilomètres de la capitale, l’innovation a été pensée pour répondre au nombre insuffisant de cardiologues à travers le pays et en Afrique, surtout hors des grandes agglomérations.

C’est la somme de 45 000 $ reçue du gouvernement camerounais, il y a sept ans, après avoir remporté le prix du président de la République pour l’excellence dans les sciences et l’innovation en 2015, et aux matériels obtenus de sa participation au concours international, Microsoft Imagination Competition qui lui ont permis de développer ses premières tablettes et de se lancer sur le marché.

En 2021, le Cardiopad équipait déjà 267 formations sanitaires publiques du Cameroun. Des cliniques privées l’ont aussi adopté. L’outil s’est même exporté vers d’autres pays notamment le Gabon. Grâce au Cardiopad, l’ancien ingénieur informatique en chef de l’université catholique d’Afrique centrale (2013 à 2014) a obtenu plusieurs distinctions comme le prix de la Fondation Rolex en 2014, la médaille d’or de l’Africa Prize for Engeneering Innovation en 2016. 

Durant la crise de Covid-19, le jeune innovateur s’est encore distingué avec une nouvelle conception, l’Oxynnet. Il s’agit d’une station d’oxygène médical capable de produire de manière continue une concentration d’oxygène pure à 95%, à partir de l’air ambiant. Connecté au réseau électrique d’un hôpital ou à un panneau solaire connecté à une batterie, la station, qui peut être piloté à distance depuis un mobile, permet à chaque centre de santé de produire 60 litres d’oxygène médical par minute et de la fournir à plus de 10 patients de manière simultanée.

Melchior Koba

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Posted On samedi, 25 juin 2022 16:02 Written by

Elle a su s’attirer au fil des années la confiance des Rwandais, de plus en plus nombreux à acheter sur sa plateforme. Aujourd’hui, elle enregistre déjà des clients dans d’autres pays d’Afrique et sur d’autres continents.  

Cela fait déjà six ans que la Rwandaise Yvette Uwimpaye (photo) s’est fait connaître dans son pays. Elle est fondatrice et présidente-directrice générale de Murukali Ltd lancée en 2015. Titulaire d’un master en gestion des projets obtenu en 2016 à l’université de Kigali, la jeune femme est l’une des pionnières de l'e-commerce dans le pays.

À travers Murukali, elle propose divers articles aux populations dans le domaine de l’épicerie, la vaisselle, l’électroménager, l’habillement, les produits hygiéniques, le matériel de bureau, la décoration d’intérieur. Au-delà de la vente, Yvette Uwimpaye propose aussi un service de livraison des achats effectués sur sa plateforme.

L’entrepreneure révèle que son objectif premier est d’aider le plus grand nombre de femmes à gagner en autonomie financière. « En tant que commerçante autonome, je veux aider les autres femmes à se sentir autonomes », explique-t-elle, soulignant au passage que les femmes sont plus nombreuses dans les marchés de Kigali, la capitale.

Au-delà de l’aspect commercial de sa start-up, Yvette Uwimpaye a aussi développé un goût pour le partage de connaissances. « Nous aidons également à sensibiliser les jeunes au commerce électronique en proposant des stages et des formations », confie la femme d’affaires, dont le site d’e-commerce enregistre déjà des clients dans plusieurs pays, notamment aux États-Unis, Suisse, Ouganda, Kenya. 

Vice-présidente de l’association rwandaise du commerce électronique depuis 2018, Yvette Uwimpaye est l’une des six chefs d’entreprises francophones mises à l’honneur sur le stand de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) lors du Salon international de l’innovation technologique Vivatech qui s’est tenu à Paris du 15 au 18 juin.  

Melchior Koba

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Posted On vendredi, 24 juin 2022 08:15 Written by

Il projette de devenir le banquier des personnes non bancarisées d’Afrique. Pour y parvenir, son idée générale consiste à associer les services de paiement mobile, prisés sur le continent, aux outils financiers appréciés à l’international.

L’ingénieur camerounais en intelligence artificielle et robotique Roger Nengwe Ntafam (photo) est le président-directeur général de PaySika. La start-up cofondée en février 2020 avec Stezen Bisselou facilite le paiement et le transfert d’argent depuis une application mobile dont le compte utilisateur est rechargeable par Mobile Money.

Elle permet aussi la gestion de son argent en temps réel depuis Facebook Messenger, WhatsApp et Telegram. De plus, la start-up propose sur demande une carte de paiement virtuelle gratuite pour les paiements à l’international et/ou en ligne.

Diplômé de l’école d’ingénieurs UPSSITECH de l’université Paul Sabatier Toulouse III en France, l’entrepreneur explique que la solution de paiement qui cible l’Afrique francophone lui a été inspirée de la peine rencontrée par son père boutiquier pour effectuer son inventaire, sa comptabilité, rendre la petite monnaie. Mais le déclic qui l’a poussé à développer le service s’est produit lors du processus de paiement de ses frais académiques en France. Sans compte bancaire, il a eu beaucoup de mal.

En octobre 2021, Roger Nengwe Ntafam a réussi à lever 300 000 $ auprès d’investisseurs britanniques, français et nigérians pour poursuivre le développement de PaySika et lancer officiellement ses services au premier trimestre 2022. La start-up revendiquait déjà 20 000 pré-inscriptions durant la phase de pré-lancement de ses activités. Le Cameroun et le Gabon sont les premiers marchés ciblés.

Avant de se lancer dans PaySika, Roger Nengwe Ntafam a d’abord affûté ses capacités entrepreneuriales avec la start-up MyMoney qu’il a cofondée en 2019. La jeune entreprise opérait un chatbot d’aide à la gestion financière. Son expertise dans la technologie financière et l’innovation, il l’a développée au sein de plusieurs centres de recherche tels que le laboratoire de recherche pluridisciplinaire du Nord-Est de Midi-Pyrénées (LRPmip) en 2017,  l’Artificial Intelligence Center à Prague en République tchèque en 2018.

Il a aussi participé à divers programmes de soutien aux entrepreneurs et d’innovation tech tels que la première cohorte de la French Tech Tremplin, un programme d’accompagnement d’entrepreneur à fort impact, en 2019. En mars 2022, il a rejoint le programme Entrepreneur in Residence de la Founder Institute. L’aventure de Roger Nengwe Ntafam dans la tech a démarré juste après un bref passage de trois mois chez Exxon Mobile en 2016, comme assistant-opérateur affecté à l’inspection de la plateforme pétrolière. 

Melchior Koba 

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Posted On jeudi, 23 juin 2022 16:52 Written by

Le tech entrepreneur cumule de nombreuses années d’expérience professionnelle acquise en Europe et en Afrique. Son goût pour l’entrepreneuriat lui a donné en 2018 l’opportunité d’investir dans deux secteurs porteurs comme la fintech et les télécoms.

Titulaire d’un master en management général, finance, stratégie et marketing de la Darden School of Business de l’université de Charlottesville en Virginie aux USA, en 2011, le Sénégalais Souleymane Gning (photo) a fondé Assuraf en 2018. L’InsurTech met à la disposition des Africains des produits d’assurance par le biais de nouveaux canaux numériques.

À travers sa plateforme, l’entrepreneur explique que son ambition est « de communiquer simplement à travers les divers canaux de communication, online et offline » et de montrer aux Africains « l’assurance en action, afin qu’ils soient plus et mieux exposés à l’assurance et comprennent mieux l’intérêt et la nécessité de l’assurance et la protection qu’elle procure ».

Sa maîtrise en ingénierie des télécommunications obtenue en 2003 à l’université de Poitiers en France a beaucoup aidé Souleymane Gning dans le développement de son projet qui lui vaut aujourd’hui la confiance de nombreuses compagnies d’assurance.

C’est riche d’une carrière professionnelle d’une quinzaine d’années que Soulaymane Gning s’est lancé dans l’entrepreneuriat. Son expertise, il l’a développée au sein de diverses entreprises, notamment SFR en France et Sonatel au Sénégal où il a occupé ses premiers postes à responsabilité de 2003 à 2006. Responsable du secteur public pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de Cisco System puis consultant sénior avant-vente de la société de télécommunication de Sicap SA (Swisscom) de 2006 à 2009, il a aussi travaillé chez Upstream, Persado, Sandvine et a été conseiller principal en éducation de l’EM Normandie Business School. 

En parallèle à Assuraf, Souleymane Gning a aussi investi la même année dans le secteur des télécommunications. Il a fondé eConnect consulting dont il est le directeur général. La start-up est spécialisée dans la mise en place de solutions commerciales mobiles et numériques en Afrique subsaharienne. 

Melchior Koba

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Posted On mercredi, 22 juin 2022 08:22 Written by

Il y a six ans, il a décidé de mettre ses compétences informatiques et son expérience professionnelle internationale au service des pays africains. Aujourd’hui, il a à son actif plusieurs clients et distinctions.

L’entrepreneur technologique  marocain Badr Idrissi est le président-directeur général d’Atlan Space, une entreprise qu’il a cofondée en 2016 avec Younes Moumen. La société est spécialisée dans le développement de drones autonomes grâce à l’Intelligence artificielle. L’entreprise a été lancée pour aider les États africains à se doter à moindres coûts d’équipement de surveillance pour combattre les crimes environnementaux, notamment la pêche illégale.

Dans un entretien accordé à Médias24, l’ingénieur en télécommunications et réseaux, diplômé en 2005 de l’École nationale des sciences appliquées du Maroc, explique que « certains pays, surtout en Afrique, manquent de moyens technologiques à prix abordables pour surveiller et protéger efficacement leurs océans et leurs ressources halieutiques ». Il souligne par contre que « les pays développés utilisent plusieurs outils performants parmi lesquels les avions légers, la surveillance satellitaire et d’autres basés sur des technologies qui coûtent des millions, voire des dizaines de millions $ ».

En 2021, Badr Idriss a mené avec succès une levée de 10 millions de dirhams (1 000 000 USD) qui a contribué à la diversification des secteurs d’intervention de la société : la déforestation, la désertification ou l’activité minière illégale, l’amélioration de ses solutions. En février dernier, Atlan Space a d’ailleurs lancé un nouveau produit.

Selon Badr Idrissi, l’objectif de la start-up est de participer au « développement, à travers la technologie civile, de la surveillance de larges zones géographiques pour identifier des anomalies ou des risques environnementaux ou liés à la vie humaine ».

Pour la contribution d’Atlan Space au service de l’environnement, Badr Idrissi a obtenu plusieurs distinctions, notamment le Marine Protection Prize de la National Geographic Society ou encore l’African Entrepreneurship Award. Cette année, Atlan Space a fait partie des 45 start-up en compétition pour l’AfricaTech Awards organisé durant l’édition 2022 de Viva Technology du 15 au 18 juin.

Avant de se lancer dans l’entrepreneuriat, Badr Idrissi a travaillé comme ingénieur système sénior chez Siemens, spécialiste des solutions des réseaux chez Nokia ou encore comme chargé de  compte sénior à Microsoft.  

Melchior Koba

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Posted On mardi, 21 juin 2022 17:56 Written by
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