Il a fait des études en informatique aux Etats-Unis. Après avoir travaillé dans quelques entreprises en Amérique, il revient en Tanzanie afin de construire une infrastructure financière pour les chaînes d’approvisionnement africaines. Il est soutenu par plusieurs investisseurs.

Iain Usiri (photo) est un cofondateur et le président-directeur général de la start-up Ramani. Originaire de la Tanzanie, il est titulaire d’un bachelor en informatique obtenu en 2016 à l’université de Stanford. Avec Ramani, il fournit des logiciels de gestion de stocks, d’approvisionnement et de point de vente à des centres de micro-distribution (MDC) pour faciliter la gestion des stocks et les opérations.  

Fondée en 2019 par Kibet Martin et les frères Calvin et Iain Usiri, Ramani est une entreprise technologique qui opère dans la chaîne d’approvisionnement des biens de consommation. De façon pratique, la start-up, avec son logiciel de gestion d’approvisionnement, collecte les données de ladite chaîne pour améliorer la visibilité des ventes et permettre aux revendeurs d’accéder aux services financiers.

« La chaîne d’approvisionnement des biens de consommation emballés [CPG] est l’une des plus importantes d’Afrique, mais elle est largement mal desservie par les prestataires de services financiers actuels. C’est pourquoi nous construisons des services financiers sur mesure pour la chaîne d’approvisionnement », a déclaré Iain Usiri à TechCrunch en novembre 2022.

Récemment, l’entreprise a obtenu une licence de financement de la Banque de Tanzanie et a lancé un produit de financement des stocks sur 30 jours. Elle prévoit également de lancer d’autres produits, notamment une ligne de crédit renouvelable de deux semaines qui donnera aux distributeurs la possibilité d’emprunter jusqu’à 500 dollars sans intérêt.

En novembre 2022, la start-up tanzanienne, soutenue par Y Combinator en 2020, a levé 32 millions de dollars en série A pour numériser les chaînes d’approvisionnement CPG et accorder des prêts aux revendeurs. Le cycle a été dirigé par Flexcap Ventures et l’entrepreneur en série Jared Schreiber.

Avant Ramani, Iain Usiri a cofondé en 2015 la société de production audiovisuelle Verbatm Corporation en Californie, aux Etats-Unis. Il a dirigé l’entreprise jusqu’en 2016. Sa carrière professionnelle a commencé en 2014 en tant qu’analyste stagiaire dans le cabinet Deloitte en Tanzanie.

Etudiant tuteur pour le programme SLE (éducation libérale structurée) à l’université de Stanford en 2014, Iain Usiri a été membre du projet Garage de l’entreprise de capital-risque Pear VC l’année suivante en Californie. De 2017 à la création de Ramani, il était le chef produit de l’entreprise américaine de cloud computing Salesforce.

Melchior Koba

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La société basée à Dubaï peut désormais offrir ses services au Ghana, en partie grâce à la loi sur les services de paiement dans le pays. La loi ghanéenne exige que les fournisseurs de services soient basés au Ghana.

Network International, un acteur majeur du commerce numérique dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique (MEA), va ouvrir un nouveau bureau et un centre de données au Ghana. Les responsables de l’entreprise l’ont annoncé le lundi 5 décembre à travers un communiqué sur leur plateforme.

« Le Ghana est un marché passionnant pour les paiements numériques et l'innovation, et nous sommes ravis de lancer notre bureau et notre centre de données pour offrir aux clients, aux banques et aux entrepreneurs des services de paiement fluides et sécurisés. Nous sommes impatients d'accompagner les entreprises dans leur croissance et de toucher de nouveaux clients », a déclaré Addo-Quaye (photo, à gauche), directeur général de Network International Ghana.

La présence de l’entreprise au Ghana permettra selon le communiqué d'offrir des solutions innovantes, qui stimulent les revenus et la rentabilité des clients et aident les entreprises et les économies à prospérer en simplifiant le commerce et les paiements sur le marché ghanéen.

Le lancement de Network International au Ghana intervient dans un contexte marqué par la transformation numérique accélérée et les préférences accrues des consommateurs pour les options de paiement pratiques et sans frictions. En juin, Ernest Addison, le gouverneur de la Banque du Ghana, a souligné que le volume des transactions de paiement instantané est passé de 420 000 cedis (environ 52 800 USD) en 2016 à 31,4 milliards de cedis en 2021. En outre, l’argent liquide en circulation dans le pays, par rapport au produit intérieur brut (PIB), a chuté de 6,8 % en 2016 à 4,7 % en 2021, tandis que le nombre de chèques utilisés par habitant est passé de 25,67 en 2016 à 18,9 en 2021.

Network International ambitionne profiter de ces mutations et créer davantage de partenariats avec des entreprises dans l'espace des paiements numériques au Ghana, avec des banques et institutions financières locales pour offrir aux clients davantage d'options de paiement et accroître l'inclusion financière.

Avec des bureaux au Nigeria, en Afrique du Sud, au Kenya, en Egypte et maintenant au Ghana, Network est présent sur les principaux marchés africains, et l'entreprise opère dans presque tous les autres pays africains.

Samira Njoya

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Malgré le caractère embryonnaire du secteur des assurances en Afrique, les compagnies se retrouvent en difficultés à cause des diverses formes de fraudes à l’assurance. Pour réduire voire décourager ces actes, une start-up nigériane a mis en place une solution intéressante.

Curacel est une plateforme numérique développée par une start-up nigériane éponyme. Elle permet aux entreprises de distribuer des produits d'assurance et de traiter plus rapidement les réclamations. La start-up, basée à Lagos, a été fondée en 2019 par Henry Mascot et John Dada. Depuis son lancement, la jeune pousse a déjà levé au moins 450 000 $ pour entre autres soutenir sa croissance.

« Nous avons réalisé qu'il y avait beaucoup de problèmes. Les compagnies d'assurance perdaient beaucoup d'argent à cause de la fraude. Et nous avons donc construit le système pour eux », a déclaré Henry Mascot.

La solution dispose d’une application mobile, accessible sur iOS et Android, pour atteindre un plus grand nombre de clients potentiels. Cette tactique n’est pas encore fructueuse pour l’instant puisque seulement peu plus de 50 personnes ont téléchargé la version Android de l’application mobile.

C’est donc en sachant développer son interface de programmation et d’autres outils technologiques pour accélérer l'évaluation des polices d'assurance et des sinistres et permettre la distribution des produits d’assurance à plus grande échelle que Curacel impacte le milieu des assurances. L’insurtech a également numérisé et automatisé le processus de réclamation. Selon Henry Mascot, environ 4 000 hôpitaux et 15 compagnies d'assurance partenaires ont déjà utilisé leur plateforme pour traiter des réclamations à hauteur de 25 millions de dollars.

Curacel a mis en place sur ses plateformes un formulaire pour permettre aux chefs d’entreprises de prendre contact avec eux. Il faudra fournir des informations telles que le nom, le prénom, l’e-mail, le numéro, sélectionner l’intérêt pour le produit et le pays. Il faut signaler que l’insurtech est présente dans 8 pays. Elle revendique des transactions d’une valeur de plus de 2 millions $ et dispose de plus de 15 assureurs.

Curacel est soutenu par l’accélérateur californien Y Combinator et elle espère poursuivre sa politique de conquête des pays du continent.

Adoni Conrad Quenum

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La start-up a développé une application mobile de services financiers qui propose l’achat, le transfert, la sauvegarde et l’épargne des actifs numériques en toute sécurité. L’objectif est de favoriser l’inclusion financière et la démocratisation des actifs financiers.

Ejara, une fintech camerounaise qui permet aux utilisateurs d'acheter des cryptos et d'épargner par le biais de portefeuilles décentralisés, a annoncé le lundi 28 novembre l’obtention de 8 millions de dollars en investissement de série A.

Le tour de table, mené par la société de capital-risque londonienne Anthemis aux côtés du fonds Dragonfly Capital, a vu la participation des sociétés comme Mercy Corps Ventures, Coinshares Ventures et Lateral Capital, et de nouveaux investisseurs tels que Circle Ventures Moonstake, Emurgo Ventures, etc.

Les fonds supplémentaires seront utilisés pour démocratiser davantage l’accès aux produits d’investissement et d’épargne pour les populations en Afrique francophone et la diaspora, en utilisant la technologie blockchain. « L’inclusion financière est au premier plan de mes préoccupations, et notre rôle est de faire en sorte que les produits financiers que les Africains méritent soient accessibles à tous en quelques clics, avec la plus faible barrière à l’entrée », a déclaré Nelly Chatue-Diop, PDG d’Ejara.

Cette levée de fonds intervient un an exactement après l’obtention d’un premier tour de table d’une valeur de 2 millions de dollars portant à 10 millions de dollars l'enveloppe de l’entreprise qui a ouvert ses portes en 2020. Ces premiers fonds avaient servi selon l'entreprise à dynamiser l'utilisation de services de cryptomonnaies et d'investissement en Afrique francophone.

Malgré l’effondrement que connaît la cryptomonnaie en Afrique ces derniers mois, Ejara a vu ses revenus multipliés par 10 et a enregistré une croissance du volume des transactions de 15 % par mois depuis octobre dernier. La start-up prévoit de porter à 100 000 le nombre d’utilisateurs de la plateforme d'ici la fin de l'année. Rappelons que ces utilisateurs sont pour l’essentiel originaires de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Mali, de la Guinée, du Gabon et du Sénégal, ainsi que des Africains francophones de la diaspora (Europe, Asie et Etats-Unis).

Samira Njoya

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Il est un conseiller en investissement doté d’une expérience de plus de 20 ans. Il est l’un des initiateurs et organisateurs d’un prestigieux sommet africain axé sur la fintech et il a reçu plusieurs récompenses pour son impact en Afrique et dans son pays.

Zekarias Amsalu (photo) est un investisseur éthiopien, un expert-comptable agréé ACCA et un personnage actif de la technologie financière en Afrique. Diplômé de l’université d’Oxford Brookes d’un master en finance obtenu en 2010, il est l’un des cofondateurs et coorganisateurs de l’Africa Fintech Summit.

Fondé en 2018, l’Africa Fintech Summit est défini comme une initiative de création d’écosystèmes, avec des ateliers, des démonstrations, des concours de présentation, des visites d’écosystèmes, des livres blancs, des récompenses et d’autres opportunités de collaboration avec les investisseurs et les entreprises qui construisent l’avenir de la fintech africaine. Il se déroule deux fois par an, une fois à Washington, D.C., et l’autre fois dans un pays africain sélectionné.

« L’Africa Fintech Summit est un événement qui accueille des leaders, des investisseurs, des régulateurs, des groupes de réflexion, des dirigeants d’entreprise, des banques, des agences gouvernementales et d’autres architectes de l’écosystème afin de favoriser la collaboration, de mobiliser des capitaux et d’explorer des stratégies visant à élargir la portée de la prestation de services financiers en Afrique. Chaque année, en avril, une édition de l’AFTS se tient en marge des réunions de printemps de la Banque mondiale à Washington, D.C., tandis qu’une autre se tient dans un pays africain sélectionné », a déclaré Zekarias Amsalu en avril 2022.

Cette année, c’est l’Afrique du Sud (Cape Town) qui a abrité l’Africa Fintech Summit les 3 et 4 novembre. Le sommet a été animé par 60 conférenciers, dont Zekarias Amsalu, et a accueilli plus de 500 participants de plus de 40 pays.

Zekarias Amsalu est aussi le fondateur et le directeur général d’IBEX Frontier LLC, une société de conseil qui se concentre sur les marchés émergents avec une préférence pour les opportunités de L’Ethiopie. Il a participé à la cohorte 2019 du programme NextGen d’Invest Africa. En 2002, il a fondé Future Proof Accountancy, une société de conseil qui fournit ces services aux entreprises et entrepreneurs éthiopiens. Il a dirigé l’entreprise jusqu’en 2004.

Sa carrière professionnelle a commencé en 1997 à la Dashen Bank S.C d’Addis-Abeba où il était comptable du siège social. En 1998, il a été embauché par Shell au poste de trésorier et responsable de crédit de l’East African Hub.

A partir de 2003, au Royaume-Uni, il est devenu comptable financier de Prudential Financial, une société de services financiers. Il a ensuite travaillé pour la Westminster Electrical en tant que responsable financier entre 2006 et 2017. Parallèlement, Zekarias Amsalu a été comptable en gestion de la Godrej Consumer Products Ltd de 2007 à 2008. De 2016 à 2017, il a également travaillé pour Asoko Insight où il était le directeur des opérations en Ethiopie.

Membre du conseil consultatif de l’Afrinet Capital, une entreprise de capital risque, il a été primé à plusieurs reprises. En 2018, Zekarias Amsalu a, entre autres, été nommé comme étant l’une des 100 personnes les plus influentes d’ascendance africaine de moins de 40 ans dans le domaine des affaires et de l’entrepreneuriat. Il a été reconnu Invest Connector par Forbes et fut récompensé par l'Outstanding Trade Avocate Award pour l’Ethiopie lors du Sommet sur le commerce et l’investissement en Afrique.

Melchior Koba

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Dans le but d’aider la population mauricienne à accéder aux crédits, un tech entrepreneur a mis en place une solution fintech qui permet aux personnes plus ou moins aisées d’aider leurs compatriotes dans le besoin en se faisant une petite plus-value dans le processus.

FinClub est une solution fintech développée par une start-up mauricienne éponyme. Elle permet à ses utilisateurs d’emprunter de l’argent entre eux sans aucun intermédiaire pour plus de stabilité. La start-up a été fondée en 2018 par Sanjay Mungur.

« FinClub agit en tant que facilitateur pour connecter directement les prêteurs aux emprunteurs. En utilisant une plateforme en ligne transparente et entièrement automatisée, avec des frais généraux minimes, nous transmettons les économies aux emprunteurs qui obtiennent des prêts compétitifs et aux prêteurs qui obtiennent des taux d'intérêt plus élevés », indique la plateforme.

C’est donc depuis leur application mobile accessible sur iOS et Android que les utilisateurs s’inscrivent pour être éligible aux prêts. La version Android de l’application de la fintech a déjà été téléchargée plus de mille fois sur le Play Store.

Après l’enregistrement des détails personnels et le téléchargement des documents nécessaires, l’emprunteur suit un processus préalablement défini. Il en est de même pour un utilisateur présent sur la plateforme en tant qu’investisseur. Les investisseurs pourront faire travailler leur argent puisque la fintech « offre la possibilité d'obtenir des rendements attractifs en investissant directement auprès d'emprunteurs solvables ».

En 2022, FinClub a été sélectionnée avec sept autres start-up mauriciennes pour prendre part à Viva Technology à Versailles en France. C’est l’un des plus importants événements de technologie en Europe et cette participation a aidé la fintech à gagner en visibilité, non seulement sur son île mais aussi à l’international.

Adoni Conrad Quenum

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Il est un entrepreneur en série ayant déjà contribué à la création de cinq start-up en Afrique. Sa dernière entreprise concrétise son désir de construction d'une nouvelle infrastructure de crédit et de commerce en Afrique pour les marchés émergents.

Kageni Wilson (photo) est un entrepreneur d’origine kényane. Diplômé de l’institut de technologie avancée du Kenya en 2010, il a fondé la start-up Finplus Group avec Bernard Banta en 2017. Il en est le président-directeur général.

Finplus Group est une entreprise technologique qui a pour but d’aider à combler l’énorme déficit de crédit de 5,2 milliards de dollars auquel sont confrontées, chaque année, les petites et moyennes entreprises (PME) des pays en développement. La start-up a conçu un logiciel de finance numérique et de commerce électronique qui fournit principalement trois services.

Le logiciel Finplus permet aux banques et aux micro-prêteurs de prêter à grande échelle. Il aide les entreprises de biens de consommation à numériser les ventes de bout en bout en transformant efficacement leur chaîne d’approvisionnement en une chaîne de demande. Enfin, il débloque l’accès à une ligne de crédit instantanée pour des dizaines de millions de PME et de particuliers dans les marchés émergents.

Le logiciel de l’entreprise de Kageni a déjà traité plus d’un milliard de dollars américains en valeur de transactions sur les marchés du Kenya, de l’Ouganda, de la Tanzanie, de l’eSwatini et de l’Afrique du Sud. Il a aussi permis à plus de 3 millions de PME et de particuliers d’accéder au crédit.

« Aujourd’hui, notre logiciel aide un particulier ou une petite entreprise à accéder au crédit ou à effectuer des transactions avec des institutions financières et des fournisseurs toutes les 10 secondes. Nous avons parcouru un long chemin depuis le traitement de notre première transaction en avril 2017 et tout cela grâce à nos clients qui nous font confiance pour gérer leur relation avec des millions de clients finaux et plus d’un milliard de dollars de valeur. C’est une énorme responsabilité qui nous rend fiers en tant qu’entreprise africaine qui construit en Afrique pour les Africains », a déclaré Wilson en novembre 2022.

Mentor du programme KCB 2jiajiri du KCB Bank Group depuis 2016, Kageni Wilson est un ambassadeur de la sensibilisation de l’iHub Nairobi. Il est aussi un membre de l’équipe du 1%Club, une plateforme de crowdfunding à but non lucratif.

Entrepreneur en série, il a cofondé la plateforme éducative Usomi en 2012, ionacloud, qui est un ordinateur entièrement basé sur le Web, en 2011, et Planetary Pictures, une société de production de médias numériques, en 2010. De 2014 à 2017, il était un associé fondateur d’AllenHark Group. Ce dernier est un collectif d’entreprises de technologie financière qui élaborent des solutions logicielles prêtes à l’emploi pour la prestation de services financiers en Afrique de l’Est.

Melchior Koba

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L’absence de banques agricoles dans de nombreux pays africains empêchent ce secteur, pourtant moteur de l’économie de ces pays, de prendre réellement son envol. Les jeunes pousses émergent pour combler ce vide laissé par les autorités.

Emata est une solution numérique développée par une jeune pousse ougandaise du même nom. Elle permet aux agriculteurs d’obtenir des prêts afin d’investir dans leurs fermes. Elle embarque également les outils nécessaires pour la mise en place d’un commerce en ligne des divers produits cultivés sur la ferme. La start-up, basée à Kampala et Mbarara, a été fondée en 2017 par Marius Andreas Koestler.

« Nous installons Emata sur l'ordinateur et le téléphone de votre coopérative ou agrégateur. Notre équipe d'impact local forme votre personnel à son utilisation. La coopérative ou l'agrégateur utilise Emata pour enregistrer les livraisons des agriculteurs, mettre à jour les prix, créer des calendriers de paiement et partager des mises à jour quotidiennes par SMS avec les agriculteurs », indique la plateforme.

Il est possible de recueillir diverses données sur le fonctionnement de la nouvelle entreprise. En fonction de ces données, des décisions seront prises pour éventuellement ajuster les résultats. Il faut aussi signaler que la start-up a recours à des algorithmes de notation de crédits pour identifier les bons agriculteurs et proposer des prêts qu'ils peuvent se permettre. Selon Emata, ce sont « des prêts numériques instantanés et abordables pour investir dans la productivité de leurs exploitations ».

A ce jour, la start-up dispose de 8 091 agriculteurs et a déjà émis des prêts pour 1 429. En 2021, elle a été sélectionnée avec onze autres start-up pour participer à la troisième édition de CATAPULT : Inclusion Africa. Cette expérience a permis à Emata de gagner en visibilité et de renforcer sa présence sur le marché ougandais.

Adoni Conrad Quenum

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Comme le crédit, l’assurance n’est pas très développée en Afrique. Depuis quelques années, les start-up prolifèrent dans le secteur pour proposer aux populations des produits d’assurance intéressants et utiles. 

Vooli est une solution numérique développée par une jeune pousse kényane du même nom. Elle permet à ses utilisateurs de directement souscrire à une assurance depuis un téléphone mobile. La start-up, basée à Nairobi, a été fondée en 2019 par Allan Wafula, Brian Baliat, Joel Kipkorir et Maureen Kiboi.

La solution permet de payer votre police d’assurance depuis le confort de votre maison. Lorsque vous souscrivez à l’un de ses services, l’insurtech vous envoie un certificat d’assurance numérique ; en cas de réclamations, c’est également depuis l’application que vous vous lancez dans le processus.

Vooli est accessible sur Android et iOS et propose une multitude de services d’assurance. Entre autres, on peut citer l’assurance voyage, l’assurance voiture, l’assurance maritime ou encore l’assurance responsabilité civile. Il est possible pour les utilisateurs d’obtenir un devis en ligne. Pour cela, il faudra remplir un formulaire sur sa plateforme en fournissant des détails personnels et les détails de l’assurance.

Outre les produits cités supra, Vooli dispose également de produits d’assurance-vie et d’assurance-maladie. « Cette police [parlant de l’assurance-maladie] couvre tout ou partie du risque qu'une personne engage des frais médicaux », indique la plateforme.

Malgré ses diverses propositions, l’insurtech peine à se frayer un chemin sur le marché kényan. D’après les statistiques de Play Store, la version Android de son application a été téléchargée un peu plus de dix fois.

Pourtant en 2022, la start-up a été sélectionnée avec neuf autres start-up africaines pour participer à la deuxième édition de l'Africa Startup Initiative Program (ASIP) organisée par Startupbootcamp AfriTech et Telecel Group. L’an passé, elle avait déjà participé à la troisième édition de CATAPULT : Inclusion Africa. Le but de ces événements est de permettre aux jeunes pousses d’accéder à des financements pour accélérer leur croissance.

Adoni Conrad Quenum

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Chipper Cash poursuit son expansion en Afrique. La fintech compte à ce jour plus de 5 millions d'utilisateurs et prépare son expansion en Zambie dans les prochains mois.

Chipper Cash, la fintech nigériane spécialisée dans la fourniture de solutions de paiements transfrontaliers, a annoncé le jeudi 17 novembre son projet d'acquisition du groupe Zoona, une société de services financiers opérant en Zambie.

Selon le communiqué de la fintech, l'acquisition proposée accélérera l'expansion de Chipper Cash à travers l'Afrique et favorisera l'innovation et le développement des offres de l’entreprise dans le domaine des services de paiement, de transfert de fonds, ainsi que des produits complémentaires tels que les API, les décaissements et les solutions de transfert.

« Zoona et Chipper partagent la même vision : fournir des solutions de paiement et de transfert innovantes et fiables aux clients en Afrique. En travaillant ensemble, nous pouvons combiner notre expertise pour connecter les consommateurs et les entreprises à travers le continent, en nous positionnant comme le fournisseur de services financiers de premier choix pour les populations d'Afrique », a déclaré Brett Magrath, cofondateur et PDG de Zoona. 

A en croire la Banque mondiale, les transferts de fonds de la diaspora africaine en direction de leurs pays d’origine d’Afrique subsaharienne sont devenus la principale source de financement extérieur de ces pays en voie de développement. Ces transferts volumineux sont néanmoins très coûteux. La base de données de la Banque mondiale sur les coûts des transferts dans le monde renseigne que c’est en Afrique subsaharienne que le tarif d’envoi de fonds est le plus élevé (8 %) et en Asie du Sud que le tarif est le plus bas (4,6 %).

Fondée en 2018 pour offrir des paiements personnels et transfrontaliers sans frais à l'Afrique, Chipper Cash est disponible dans plusieurs pays d’Afrique, ainsi qu'au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Grâce à cette acquisition, la fintech envisage élargir sa gamme de produits pour inclure des services en ligne supplémentaires et un réseau d'agents afin d'accélérer la réalisation de son ambition première qui est de fournir les produits financiers les plus fiables et les plus accessibles aux personnes vivant en Afrique et au-delà.

L’entreprise pourra compter sur l’expérience de Zoona, qui a été l'un des pionniers de l'écosystème technologique zambien lors de sa création en 2008, en développant le service Tilt qui permet aux particuliers et aux entreprises de payer et de transférer des fonds à des fournisseurs de services bancaires et de téléphonie mobile dans le pays par le biais d'espèces, de son canal numérique ou de son réseau de plus de 450 agents interopérables.

Samira Njoya

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