Il est un entrepreneur avec plus de sept ans d’expérience dans l’audit des systèmes, la sécurité des applications et le déploiement sécurisé du cloud. Avec son équipe, il fonde un système facilitant les micro-paiements dans les pays de l’Afrique de l’Est où son entreprise opère.
Emmanuel Chebukati (photo) est un ingénieur en sécurité cloud et un entrepreneur kényan. Avec l’analyste de données Rahab Wangari, il a fondé en 2020 HeptaPay, un agent en ligne pour argent mobile en Afrique de l’Est, dans le but de rendre plus simples, rapides et sécurisés les micro-paiements transfrontaliers.
« Nous avons constaté que les expatriés des pays d'Afrique de l'Est gagnent de l'argent sur leurs comptes bancaires étrangers, mais qu'il n'est pas rentable de transférer 100 USD ou moins dans leurs portefeuilles d'argent mobile locaux pour de petites dépenses. Pour les expatriés africains en particulier, les coûts sont ridicules, les systèmes très peu pratiques et les options limitées à des paires d'interopérabilité d'argent mobile », a déclaré Chebukati en novembre 2022. « Par conséquent, nous avons décidé de simplifier le transfert de micropaiements de votre compte bancaire étranger vers votre portefeuille d’argent mobile local en “glissant” votre carte en ligne », ajoute-t-il.
Plus concrètement, HeptaPay est un système qui, à travers une application, permet à ses utilisateurs de transférer de l’argent de leur carte de débit ou de crédit vers leurs comptes d’argent mobile au Rwanda, au Kenya, en RD Congo, en Ouganda et au Burundi. Avec l’application HeptaPay, au Rwanda, il est même possible de payer les factures d’électricité et d’eau et de temps d’antenne.
Cependant, HeptaPay est un produit de la société Hepta Analytics, fondée par les deux entrepreneurs en 2017. Cette dernière est une entreprise technologique spécialisée dans l’analyse de données. Emmanuel Chebukati est l’ingénieur en sécurité cloud de la société qui travaille pour l’extension de celle-ci.
Emmanuel Chebukati est diplômé de l’université de Carnegie Mellon d’un master en technologie de l’information obtenu en 2018. Il dispose, depuis 2014, d’un bachelor en technologie informatique appliquée de l’université internationale des Etats-Unis à Nairobi. Il est aussi titulaire d’un certificat en affaires et technologie de l’information et d’un certificat en programmation informatique obtenus, respectivement en 2009 et 2011, à l’institut de technologie avancée du Kenya.
Son parcours professionnel a commencé en 2015. Pendant trois mois, Emmanuel Chebukati a travaillé comme stagiaire diplômé en gestion du Presidential Digital Talent Program, conçu pour renforcer les capacités en matière de TIC au sein du gouvernement kényan. Il a ensuite travaillé, à partir de mai 2015, pour NatureSurf Systems en tant que développeur système. En parallèle, il était consultant en sécurité de l’information de Shidolya Tours and Safaris, une société de voyage tanzanienne.
Instructeur en cybersécurité, il a travaillé pour le compte de Thinkful en 2020, d’eKRAAL Innovation Hub de 2019 à 2022, et de LinkedIn de 2021 à 2022. En 2021, il était aussi instructeur bootcamp en cybersécurité à Skillsoft. Aujourd’hui, il est également un freelancer professionnel qui exerce sur le réseau de talents Toptal depuis février 2022.
Melchior Koba
Lire aussi :
La Kényane Judy Waruiru est la nouvelle directrice générale de DPO Group en Afrique
La numérisation des services financiers se développe en Afrique. Tout comme les banques, les marchés de capitaux ont aussi perçu l’intérêt de s’arrimer aux TIC. Au-delà de l’intégration des différents marchés, c’est aussi une opportunité de croissance de leurs activités.
L'Association des Bourses africaines (ASEA) annonce ce vendredi 18 novembre la mise en service de la plateforme numérique AELP Link. Dans sa première phase financée par une subvention du Fonds fiduciaire de coopération économique Corée-Afrique (KOAFEC) géré par la Banque africaine de développement, elle interconnecte sept Bourses de valeurs africaines et trente courtiers.
Les Bourses concernées sont : la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), Casablanca Stock Exchange (CSE), The Egyptian Exchange (EGX), Johannesburg Stock Exchange (JSE), Nairobi Securities Exchange (NSE), Nigerian Exchange Limited (NGX) et la Bourse de Maurice (SEM).
Selon Edoh Kossi Amenounve (photo), le président de l'Association des Bourses africaines (ASEA) qui regroupe 25 bourses de valeurs en Afrique, « la mise en service aujourd'hui d'AELP Link est une étape historique vers la réalisation de la mission de l'ASEA, d'engager les écosystèmes des marchés de capitaux africains afin de favoriser la mobilisation de ressources, de promouvoir la durabilité et de renforcer l'inclusion financière au profit du développement économique de l'Afrique. L'harmonisation de l'infrastructure de négociation par le biais d'AELP Link devrait faciliter les processus de négociation existants et potentiellement réduire le coût des transactions sur les marchés de capitaux africains ».
Conçu et mis en œuvre par DirectFN Ltd, le système de négociation AELP Link a pour objectif la facilitation des transactions transfrontalières entre Bourses et certaines sociétés de courtage en Bourse. Disponible en anglais, français et arabe, il regroupe les données de marché en direct des Bourses et permet aux courtiers d'accéder aux informations et de voir la profondeur et la liquidité des marchés. Il est hébergé sur Oracle Cloud Infrastructure (OCI) qui lui garantit un environnement numérique sécurisé et disponible dans lequel l’ASEA peut créer et exécuter un large éventail d'applications selon le besoin.
La mise en service de la plateforme AELP Link découle de plusieurs tests techniques engagés depuis juillet dernier. Ils ont permis aux courtiers de se familiariser avec la plateforme et d'exécuter quelques transactions pour améliorer la solution numérique. Cette phase de tests s’est achevée le 7 novembre, ouvrant ainsi la voie à la mise en service technique du système que Willie Njoroge le secrétaire général de l'Association africaine des courtiers et négociants en valeurs mobilières (ASSDA) — a qualifié de « moment historique pour l'Afrique […] après de nombreuses tentatives infructueuses au cours des deux dernières décennies ».
L’ASEA a prévu d’intégrer de nouvelles Bourses de valeurs africaines membres de l'ASEA et courtiers à la plateforme AELP Link. La Bourse du Botswana (BSE) et la Bourse du Ghana (GSE) sont ciblées pour la phase 2 du projet qui est annoncée pour 2023.
Muriel Edjo
Lire aussi :
Afrique de l’Est : la maison de vente aux enchères de thé de Mombasa numérise ses procédés
En Afrique, la plupart des abonnés des opérateurs mobiles disposent d’un compte mobile money. Pour faciliter certaines opérations financières, pouvoir faire le pont entre ces deux comptes peut s’avérer nécessaire. C’est ce qu’offre une fintech sénégalaise.
Yonéma est une solution fintech développée par la jeune pousse sénégalaise InTech Group SAS. Elle permet aux utilisateurs de transférer de l’argent depuis une carte bancaire vers un compte mobile money de son choix. La solution fintech a été lancée en 2019 par Abdoulaye Diop et Mohamet Mbow.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur Android et iOS. L’utilisateur doit au préalable télécharger puis s’inscrire en remplissant les cases d’un formulaire avec ses informations personnelles. Le compte créé, il a la possibilité d’effectuer les transactions depuis des cartes bancaires (Visa, MasterCard, carte bleue, etc.) jusqu’au compte mobile money d’un proche.
Il faudra suivre un processus bien défini et fournir toutes les informations nécessaires à chaque étape du transfert. Le pays, le numéro de téléphone, le montant et les informations de la carte bancaire seront nécessaires pour finaliser le processus de transfert. Il faut signaler que le bénéficiaire doit avoir activé un portefeuille mobile chez l'un des opérateurs de téléphonie mobile partenaire de Yonéma dans son pays.
Les fonds reçus, le bénéficiaire reçoit un SMS de son opérateur de téléphonie mobile et de la fintech pour confirmer que l'argent a bien été remis ou l'avertir en cas de problème. Rappelons que Yonéma intègre les programmes Verified By Visa et MasterCard SecureCode pour prévenir toute utilisation non autorisée des cartes bancaires sur Internet.
Adoni Conrad Quenum
Lire aussi : En Egypte, Blnk offre des crédits de consommation en ligne
Elle a plus de trois ans d’expérience dans la fourniture de solutions logicielles fintech, edtech et entreprises de qualité. Sa start-up a développé une solution de paiement qui est devenue au Cameroun le principal moyen de paiement de scolarité dans les écoles secondaires.
Ako Joelle (photo) est une informaticienne et une entrepreneure d’origine camerounaise. Diplômée de l’université de Buea d’un bachelor technologique en génie informatique obtenu en 2018, elle est la cofondatrice et la présidente-directrice générale de la start-up technologique Innovative Clan (I-Clan).
Fondée en 2018, I-Clan est le résultat de la collaboration entre Ako Joelle, Shafack Amanda, Efuet Flora, Ndam Njei Lesly et Nfor Carlton, tous des informaticiens diplômés de l’université de Buea. La start-up s’engage dans le développement de logiciels qui résolvent des problèmes majeurs de la société.
Avec son équipe, Ako Joelle a développé une plateforme de paiement en ligne et hors ligne par l’utilisation de la technologie USSD. La plateforme permet aux écoles de recevoir les paiements de scolarité de tous les moyens de paiements mobiles locaux tout en assurant une transparence financière et la traçabilité des fonds. Les parents quant à eux peuvent utiliser cette solution pour réaliser des paiements sans utiliser de connexion Internet.
La plateforme est déjà utilisée dans toutes les écoles secondaires du Cameroun comme principal moyen de paiement des frais de scolarité. Les jurys d’examen du pays ont également adopté la solution comme mode de paiement officiel pour les examens de l’éducation. Avant de fonder I-Clan, Ako Joelle n’avait travaillé que pour la plateforme technologique pour les services de carrière et de recrutement en Afrique, Njorku Ltd, en tant que développeuse front-end en 2016.
Sélectionnée parmi les femmes fondatrices qui participeront au VC4A Venture Showcase 2022, Ako Joëlle a remporté pour Innovative Clan la première édition du Hackathon PAK 2021 organisé par le port autonome de Kribi au Cameroun. En 2019, au Kenya, elle a été finaliste du Daikin - Samurai Incubate Ideathon Airtech Bootcamp Africa. Elle a été sélectionnée pour participer au lancement de l’initiative Youth Connekt Africa au Rwanda et a été invitée par Google pour prendre part au Google Sub-Saharan Africa Community Summit d’Accra au Ghana.
Melchior Koba
Lire aussi :
Elle cumule plus de 10 ans d’expérience dans le secteur des services financiers. Désireuse d’impacter davantage la croissance économique en Afrique, elle crée sa propre start-up de technologie financière. Elle a été primée à plusieurs reprises dans son pays et à l’international.
Chilufya Mutale (photo) est une entrepreneure zambienne et une consultante en services financiers. Elle est la cofondatrice et la présidente-directrice générale de la start-up de technologie financière PremierCredit opérant en Zambie et au Zimbabwe.
Fondée en 2019, la start-up de Chilufya Mutale propose une plateforme de microcrédit et d’investissement en ligne qui permet aux entreprises et particuliers de gérer plus efficacement leurs finances en aidant ces derniers à épargner, emprunter et investir facilement dans le but d’atteindre leurs objectifs financiers. L’entreprise offre un crédit abordable aux emprunteurs avec des conditions flexibles qui contribuent à l’inclusion financière et un revenu passif pour les investisseurs.
« Nous construisons une banque Challenger pour l’Afrique qui fournit un financement intégré inclusif, introduit des groupes de revenus auparavant défavorisés dans les services financiers formels, contribuant ainsi positivement à l’inclusion financière. PremierCredit contribue à la croissance économique en soutenant les PME, qui constituent l’épine dorsale des économies des marchés émergents, en renforçant leurs capacités grâce à la littératie financière ainsi qu’en fournissant des solutions de fonds de roulement et des services d’investissement », explique Chilufya Mutale en avril 2022.
Expert certifié en financement des petites et moyennes entreprises (PME) et en gestion des risques de l’école de financement et de gestion de Francfort, respectivement, en 2015 et 2016, Chilufya Mutale est titulaire d’un diplôme de troisième cycle en gestion de projet obtenu en 2011 à l’université Cavendish de la Zambie. Elle est aussi diplômée de l’université de Zambie d’un bachelor scientifique en gestion des ressources naturelles.
L’idée de fonder PremierCredit est née de son désir de mieux servir ses clients en fournissant des solutions qui répondent mieux à leurs besoins pendant qu’elle était encore la présidente-directrice générale d’ExpressCredit Zambia, une institution de microfinance enregistrée et agréée en Zambie, entre 2016 et 2019.
La carrière professionnelle de Chilufya Mutale a commencé en 2012 à FINCA où elle a occupé le poste de directeur de succursale en Zambie. Après son passage à ExpressCredit, elle a travaillé pour BlueOrange en Afrique du Sud en tant que directrice et consultante en services financiers.
Chilufya Mutale fait partie des 14 fondatrices sélectionnées en septembre pour le VC4A Venture Showcase 2022. Elle a été mise en relation avec les meilleurs investisseurs en capital-risque en tant que mentors, et a présenté un argumentaire sur sa start-up lors de la 9e édition de l’Africa Early Stage Investor Summit qui s’est déroulée du 2 au 4 novembre. Elle fait également partie des EY Entrepreneurial Winning Women 2022.
Membre du top 100 des femmes zambiennes qui prennent les devants et qui inspirent la transformation en 2022, Chilufya Mutale a été présélectionnée pour le prix de la femme innovatrice de l’année aux Africa Tech Festival Awards 2022.
Lire aussi :
Le Zambien Perseus Mlambo démocratise l’accès des PME aux cartes de débit avec Union54
Elle a 20 ans d’expérience dans la gestion et l’identification d’opportunités de croissance sur différents marchés en Afrique et dans le monde. Après trois ans passés à DPO Group, elle est nommée à la tête de la société en Afrique.
Judy Waruiru (photo) est une cadre supérieure kényane. Actuellement directrice générale adjointe du fournisseur de services de paiement numérique africain, DPO Group, elle est nommée directrice générale de l’entreprise et prendra fonction en janvier 2023. Elle sera ainsi la responsable des affaires de la société dans plus de 20 pays à travers le continent.
Contente d’avoir été nommée, Judi déclare : « c’est un privilège d’avoir cette opportunité et de continuer à travailler avec une équipe talentueuse pour développer nos services en Afrique. J’ai hâte de relever ce nouveau défi et de continuer à fournir des solutions de paiement numériques innovantes à nos clients afin de mieux servir les communautés et les économies dans lesquelles nous opérons. DPO est à l’avant-garde du changement du récit des paiements à travers le continent, et je suis fier de pouvoir conduire ce programme ».
Fondé en 2006, DPO est l’une des principales sociétés africaines de paiements numériques en Afrique. Le groupe a développé une technologie de paiement intégrée pour soutenir des entreprises de toutes tailles. Il accepte les paiements dans toutes les devises et intègre plusieurs modes de paiement, que ce soient les cartes virtuelles, l’argent mobile ou encore les portefeuilles électroniques. L’entreprise travaille actuellement avec 60 000 commerçants actifs et emploie plus de 400 salariés.
Diplômée d’un master en administration des affaires de l’université internationale des Etats-Unis en Afrique, Judy Waruiru a intégré DPO Group en 2019 au poste de chef de l’exploitation. Elle supervisait les opérations et était responsable de la mise en œuvre de la stratégie, de la gestion des risques, de l’excellence client et de la conformité opérationnelle. Elle faisait partie de l’équipe qui a conduit le groupe à son acquisition en 2021 par Network International, principal facilitateur de commerce numérique dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique (MEA).
Avant DPO Group, Judy Waruiru a travaillé pour la compagnie aérienne du Kenya, Jambojet, en tant que cheffe des ventes et du marketing de 2016 à 2019. Son parcours professionnel a commencé en 2004 à Nation Media Group où elle occupait le poste de responsable des ventes et du développement en ligne. En 2006, elle rejoint Qatar Airways en tant que cheffe produit numérique avant d’être nommée, en 2012, responsable digitale du groupe en Afrique.
Melchior Koba
Lire aussi :
Au Kenya, Patrick Mungai développe et promeut des jeux mobiles éducatifs via mSwali
Il est un entrepreneur technologique, plein d’ambition pour l’Afrique. Eprouvant le besoin de voir les familles subvenir à leurs besoins et atteindre leurs objectifs, il crée des solutions technologiques à impact social. Il est à la tête de plusieurs entreprises au Kenya.
Sam Wanjohi (photo) est un entrepreneur kényan intéressé par la création d’entreprises innovantes à la pointe de la technologie. Diplômé de l’université de Birmingham d’un master scientifique en génie civil et gestion des projets, il est le fondateur et le président-directeur général de la société de technologie financière Popote Payments Ltd.
Lancé en 2013, Popote Pay est une solution de gestion de dépenses conçues pour les entreprises en Afrique. Il aide les sociétés à payer, à distance et facilement, absolument tout, que ce soit des menues, des fournitures, des salaires, des services publics, ou encore des taxes. Il permet aussi de faciliter la collaboration sur les demandes et les approbations entre les membres d’une équipe.
« PopotePay permet aux entreprises de lier et de payer plusieurs comptes bancaires ou portefeuilles d’argent mobile. Les transactions terminées sont stockées avec leurs notes, pièces jointes, historique des autorisations et grand livre comptable, ce qui signifie que la partie comptable est également effectuée. D’un simple clic sur un bouton, les enregistrements peuvent être récupérés pour être utilisés dans la préparation des comptes de gestion ou audités. L’ensemble du processus est transparent », a déclaré Sam Wanjohi à propos de Popote en 2021.
L’idée de créer Popote est née après que Sam a présenté, lors du sommet Phocuswright 2012 sur l’innovation dans le domaine du voyage, sa technologie Dash2do en Arizona. Lauréat de la troisième place du challenge, il devrait piloter sa solution dans une ville américaine et par la même occasion continuer à diriger, à distance, ses autres activités au Kenya. Il a donc créé Popote Payments qui fait partie, aujourd’hui, du top 45 des start-up les plus innovantes aux AfricaTech Awards 2022.
Fondateur en 2007 et directeur général de Foresights Interiors, une entreprise de conception, de fabrication et d’installation de cuisines équipées et d’armoires, jusqu’en 2018, Sam a aussi fondé Foresight Ventures en 2012. L’entreprise développe des solutions technologiques aux problèmes quotidiens et investit dans d’autres start-up technologiques innovantes.
Sam Wanjohi est le président non exécutif de Foresight Housing Group, formé en 2018 après l’acquisition des actifs de Foresight Interior et Economic Housing Group qui existait depuis 1972. Sa carrière professionnelle a démarré au Royaume-Uni en 2002 à Ove Arup, une société créatrice au cœur des projets les plus importants au monde au sein de l’environnement bâti et de l’industrie, où il était ingénieur civil. Il a ensuite été travailleur indépendant à Property Investment de 2005 à 2007.
Melchior Koba
Lire aussi :
Malgré la multiplication des organismes de microcrédits et les fintech sur le continent, les Africains peinent à recourir aux crédits. C’est un marché encore en pleine croissance et les solutions ne cessent d’émerger au jour le jour.
Blnk est une solution fintech développée par une jeune pousse égyptienne du même nom. Elle permet aux utilisateurs d’accéder à des crédits de consommation en moins de trois minutes. La start-up, fondée par Amr Sultan et Tarek Elsheikh en 2021, a réussi un tour de table de 32 millions $ pour accélérer sa croissance.
Selon Amr Sultan, la fintech veut « permettre à davantage d'Egyptiens d'acheter plus facilement les produits et services qu'ils désirent en offrant un crédit à la consommation inclusif et pratique au point de vente. […] Nous pensons pouvoir favoriser l'inclusion financière en Egypte, ainsi que dans la région élargie du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord ».
Pour atteindre ses objectifs, elle dispose d’une application mobile accessible sur Android et iOS. Après téléchargement, il faudra remplir un formulaire pour la création du compte. Une fois le compte activé, l’utilisateur peut profiter des offres de la fintech dans son réseau de e-commerce. Il faut souligner que pour accéder aux divers services de Blnk, l’utilisateur a juste besoin de sa carte d’identité.
La fintech revendique plus de 20 millions $ de prêts déjà effectués sur le marché égyptien. La version Android de son application mobile a déjà été téléchargée plus de 50 000 fois. Avec ses nouveaux capitaux, elle veut renforcer sa présence sur le territoire local et s’étendre aux autres pays de la région.
Adoni Conrad Quenum
Lire aussi : Avec Yalla Xash, les Marocains transfèrent rapidement de l’argent à l’international
Comme les healthtech, les insurtech prolifèrent sur le continent pour aider les populations à accéder, entre autres, à des soins de santé décents. Au Rwanda, un tech entrepreneur a mis en place une solution pour les employés des entreprises.
Eden Care est une plateforme numérique développée par une start-up rwandaise du même nom. Elle permet aux utilisateurs de souscrire à une assurance maladie sans passer par des courtiers en assurance. La start-up, basée à Kigali, a été fondée par Moses Mukundi en 2021.
« Eden Care a été fondée pour créer le type d'assurance maladie que nous voulions pour nous-mêmes — une assurance abordable qui ne nécessite pas de remplir six pages de documents à l'hôpital et un temps d'attente de trois heures. Une assurance où nous pouvons facilement voir nos avantages et qui offre des outils de bien-être, une communauté et des incitations pour nous permettre d'être et de rester en bonne santé », a indiqué Moses Mukundi.
La solution propose des plans de santé personnalisables et abordables. En fonction de ses employés, l’entreprise souscrit au forfait qui l’arrange. Elle dispose d’un réseau national de fournisseurs ce qui permet de bien couvrir le territoire national. Hôpitaux, cliniques ou encore laboratoires sont disponibles dans toutes les régions du pays. Eden Care a également recours à la télémédecine pour faire soigner un patient si c’est nécessaire.
En ce qui concerne la paperasse administrative, la plateforme permet de réduire significativement ce volet. Les prestataires médicaux aussi y trouvent également leur compte avec des délais de paiement réduits et des pré-autorisations plus rapides.
« Nous considérons qu'Eden Care a ce qu'il faut pour offrir cette augmentation de valeur et de service aux consommateurs. En numérisant les processus d'assurance et en offrant une couverture d'assurance axée sur le bien-être aux employeurs, Eden Care rend accessible une assurance santé de qualité à un marché mal desservi », a affirmé Arnold Mwangi, associé dans la société néerlandaise d'investissement à impact DOB Equity.
Adoni Conrad Quenum
Lire aussi : La Franco-Béninoise Bola Bardet veut faire de Susu une solution qui révolutionne la santé en Afrique francophone
L’envoi des fonds en Afrique est parfois compliqué à cause des tarifs appliqués par les entreprises de transferts. De plus en plus de solutions fintech proposent des solutions pour alléger la tâche à la diaspora et aux familles africaines.
Yalla Xash est une solution fintech développée par une start-up marocaine du même nom. Elle permet à ses utilisateurs d’envoyer rapidement de l’argent au Canada, au Sénégal et en Côte d’Ivoire grâce à son application mobile. La start-up a été fondée en 2017 par Cedric Tamavond et Emir Lallouche.
L’application mobile est disponible sur Android et iOS et il est impératif de disposer d’un compte avant toute opération financière. Après un transfert, les fonds sont disponibles dans les 30 secondes en cas de retrait en espèces, et dans les 48 heures maximum pour le transfert bancaire. En ce qui concerne les frais de retrait, la fintech affirme qu’ils sont jusqu’à 6 fois moins chers que la concurrence. Néanmoins, ils commencent à partir de 1,99 CAD (1,5 USD).
Il faut signaler que le receveur reçoit une notification par SMS du transfert avec toutes les informations nécessaires. Après retrait, il est également notifié via le même canal que les sous ont été retirés sans problème.
L’application Android de Yalla Xash a déjà été téléchargée plus de 5 000 fois dans le Play Store. Depuis la crise de la Covid-19 et sa fulgurante progression de 35% du volume de ses transactions, la fintech ne cesse de gagner du terrain sur le continent. Elle dispose de plus 4 300 points de retrait dans tout le royaume chérifien. Cette évolution a attiré de nouveaux investisseurs, dont Maroc Numeric Fund en juin 2021. L’entité a décidé de mettre 6 millions de dirhams (560 000 $) dans la fintech.
Adoni Conrad Quenum
Lire aussi : Rwanda : Kayko, un assistant comptable pour les petites et moyennes entreprises