Après plus de 10 ans d’expérience dans le secteur de l’édition, il a travaillé et entrepris dans le domaine du marketing digital. Il dirige plusieurs entreprises, dont Fraxeum qui favorise l’inclusion financière avec la technologie blockchain.
Originaire d’Afrique du Sud, Barry Tuck (photo) est un entrepreneur en série diplômé de l’université d’Afrique du Sud où il a obtenu un bachelor en psychologie en 1999. Il est l’un des cofondateurs et le directeur de Fraxeum, une blockchain qui a pour but de changer le monde de la finance.
Fondée en 2019 par Barry Tuck, Llew Morkel et Khaya Maloney, Fraxeum a été conçue pour les institutions financières, les applications Web3 et les systèmes IoT qui ont besoin d’une blockchain rapide et sans frais de transaction. « Essentiellement, Fraxeum permet d’investir dans n’importe quel type d’actif, qu’il soit réel ou numérique, traditionnel ou alternatif, en fractionnant l’investissement en millions de micro-actions », explique Barry Tuck en décembre 2022.
« Au-dessus de la blockchain, nous avons ensuite développé une gamme de solutions fintech qui facilitent le KYC, l’AML et l’onboarding des clients, les dépôts et retraits directs en fiat, un desk secondaire OTC pour la revente des micro-actions, et bien plus encore », ajoute-t-il.
Barry Tuck est aussi un cofondateur et le directeur de Ûs The Movement (un collectif d’artistes, de designers, de cavaliers et de fabricants), de l’agence de marketing SwiftX et de la plateforme de financement participatif AZUZA. Il est le directeur de l’entreprise de transformation de déchets plastiques Infinite Industries, de Global Crypto et de Sirvis Pro. Ce dernier met en relation des prestataires de services tels que des plombiers, des entraîneurs personnels, des designers et des serruriers avec des clients de leur région.
Il avait également cofondé Three One Combinator en 2016 et Gorilla Creative Media en 2008. Il a commencé sa carrière professionnelle en 1994 dans le secteur de l’édition où il a travaillé comme photographe, puis comme rédacteur, éditeur et directeur de production de magazine.
Il s’est ensuite lancé dans le marketing numérique en travaillant pour Paton Tupper Digital en tant que directeur général entre 2013 et 2019. Entre 2020 et 2022, il a travaillé pour Affinity Group, composé de huit entreprises en Afrique du Sud et au Royaume-Uni, au poste de directeur du marketing global. Il était donc le directeur marketing de toutes les entreprises du groupe.
Barry Tuck a également pris la parole dans plusieurs conférences pour des organisations comme Unilever, Shell, RE/MAX, Radius Solutions Group, BRICS et Digital Day. Il a fait le même exercice pour plusieurs associations d’enseignants, chambres de commerce et clubs d’entrepreneurs.
Melchior Koba
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Le débat sur la sécurisation des données fait rage dans de nombreux secteurs d’activité. Dans les microfinances, un tech entrepreneur a mis au point une solution pour améliorer le volet de la sécurité des données dans les institutions de microfinance.
Fluid est une solution numérique développée par une jeune pousse ghanéenne. Elle permet aux agents de terrain des institutions de microfinance de collecter plus rapidement et plus efficacement les données. La start-up, basée à Accra, a été fondée en 2021 par Moustapha Seck.
« Avec le logiciel de Fluid, les collectes de paiements et la création de compte sont désormais entièrement numériques et traçables par vidéo. Cela permet aux clients de la microfinance de savoir que leur argent et leurs données sont en sécurité avec vous », indique la plateforme.
Les agents des microfinances se munissent ainsi du logiciel pour mieux effectuer les travaux sur le terrain. Pour convaincre les clients potentiels de souscrire aux services proposés, la fintech a concocté des vidéos éducatives et d’autres types de contenus tout aussi éducatifs pour aider tout un chacun à comprendre le concept. Aussi, la solution est conçue pour être utilisée complètement hors ligne afin de permettre aux agents de terrain d'atteindre les communautés éloignées et de fournir des services financiers.
En octobre 2022, Fluid a été sélectionnée, avec cinq autres start-up ghanéennes, pour participer à la première cohorte de l'accélérateur MEST Express axée sur la durabilité. Le programme va durer vingt semaines et les start-up ont reçu 5 000 $ pour les frais de subventions.
Adoni Conrad Quenum
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La plateforme Africa : The Big Deal révèle que, de janvier à mai 2022, les start-up nigérianes ont capté 86 % des 4,2 milliards $ levés par l’écosystème start-up d’Afrique de l’Ouest. Soit 3,6 milliards $. Un dynamisme encore largement dépendant des investissements étrangers.
La Nigerian Exchange Limited (NGX) a annoncé, lundi 19 décembre, qu’elle acceptait désormais la levée de capitaux d’entreprises technologiques locales comme Opay, Flutterwave, etc. Cette évolution de la Bourse locale est rendue possible grâce au NGX Technology Board dont elle vient de se doter, après approbation de la Commission des valeurs mobilières (SEC) du Nigeria.
Selon la Nigerian Exchange Limited, « la NGX Technology Board est une plateforme spécialisée permettant aux entreprises technologiques de s'inscrire et de lever des capitaux à la Bourse. Par l'intermédiaire du conseil d'administration, NGX vise à encourager les investissements dans des entreprises indigènes à tendance technologique et dans d'autres à travers l'Afrique, à offrir une plus grande visibilité à ces entreprises et, en fin de compte, à approfondir le marché des capitaux nigérian. Les titres cotés sur le NGX Technology Board seront accessibles aux investisseurs institutionnels qualifiés, aux investisseurs particuliers et aux investisseurs fortunés ».
En Afrique, le Nigeria constitue actuellement l’industrie start-up qui exprime le plus grand besoin en capitaux pour se développer. Cela se traduit par le volume de fonds mobilisés par les tech entrepreneurs du pays depuis 2019. Selon les données de Partech, les start-up nigérianes ont capté la plus grosse part des 6 milliards $ mobilisés sur le continent en 2021. Soit 1,8 milliard $. En 2020, elles ont attiré 21 % des 1,43 milliard $ mobilisés. Soit 307 millions $. En 2019, ce sont 747 millions $ qu’elles ont levé sur les 2 milliards perçus par le continent.
D’après le directeur général de la NGX, Temi Popoola, la NGX Technology Board est « une réalisation historique qui positionnera la Bourse comme une destination attrayante pour la formation de capital par les entreprises du secteur technologique. Cela atteste également de l'engagement de NGX à approfondir le marché des capitaux nigérian […] Nous sommes convaincus que NGX Technology Board encouragera les start-up, à la fois fondées au Nigeria et dans d'autres pays africains, à s'inscrire à la Bourse alors qu'elles s'efforcent de répondre à leurs besoins de financement ».
Muriel Edjo
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L’américain Mastercard poursuit ses actions en Afrique. Ces derniers mois, la société de paiement a multiplié des partenariats pour favoriser les services financiers numériques et développer l’inclusion financière.
L'Agence américaine de financement pour le développement international (DFC) et l'entreprise américaine de système de paiement Mastercard vont collaborer ensemble dans le cadre d’un projet de financement pour la numérisation et l’inclusion financière en Afrique. Le partenariat entre les deux entités a été signé à Washington en marge du Sommet des dirigeants États-Unis — Afrique qui s’est tenu du mardi 13 au jeudi 15 décembre.
A travers la collaboration DFC va soutenir des investissements potentiels, pouvant atteindre 50 millions de dollars, dans des organisations faisant partie du réseau Community Pass qui prend en charge la connectivité numérique, la pénétration des smartphones et les systèmes d'identification dans les zones rurales de l'Inde, du Kenya, de la Mauritanie, du Mozambique, de la Tanzanie et de l'Ouganda.
Selon le PDG de DFC, Scott Nathan, « le travail de DFC et de Mastercard, visant à renforcer l'inclusion financière et améliorer l'accès aux outils numériques, nous aidera à progresser vers la réalisation de notre objectif commun qui consiste à réduire la fracture numérique ».
C’est en 2020 que DFC a été lancé pour aider les entreprises à se développer sur les marchés émergents, favoriser entre autres la croissance et améliorer la vie dans les pays en développement. L'organisation émet des placements en actions, des prêts, des garanties, des assurances, de l'assistance technique et de la recherche dans des secteurs tels que l'énergie, la médecine, les infrastructures et la technologie.
En élargissant le réseau d'institutions financières et de fournisseurs de services sur Community Pass, Mastercard ambitionne atteindre 15 millions d'utilisateurs de la plateforme en Afrique, et 30 millions d'utilisateurs au total, d'ici 2027.
La collaboration entre DFC et Mastercard permettra à cet effet d’accroître l'accès aux services essentiels dans les communautés mal desservies, dans le but plus large de construire une économie numérique plus inclusive et durable pour tous. « Notre partenariat avec DFC illustre comment le financement du secteur public, combiné à la technologie et à l'expertise du secteur privé, peut créer un tout supérieur à la somme de ses parties », a déclaré Tara Nathan, Vice-présidente exécutive de l'aide humanitaire et du développement chez Mastercard.
Samira Njoya
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De nombreux tech entrepreneurs africains proposent des solutions fintech pour aider les populations. Au Cameroun, un tech entrepreneur propose une solution intéressante pour faciliter les paiements virtuels.
Noupia est une solution fintech développée par une jeune pousse camerounaise. Elle permet aux utilisateurs d’acheter en ligne, de payer des factures en ligne, d’être payer en ligne, d’acheter des cryptomonnaies ou encore d’acheter des recharges chez les opérateurs télécoms. La fintech a été fondée en 2020 par Site Antipas.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur iOS et sur Android. Après téléchargement, il faudra s’inscrire pour accéder aux services de la fintech. Noupia permet de recharger votre carte bancaire instantanément, de payer votre abonnement Netflix, vos publicités sur les divers réseaux sociaux ; il est également possible de la connecter à votre compte PayPal, Apple Pay ou encore Google Play.
Noupia intègre également un code QR qui permet d’effectuer tout paiement en cas d’oubli de pièces d’identité. Outre cette option, la fintech a pensé aux créateurs de contenus sur les réseaux sociaux. Elle a mis en place Noupia Tip qui est un service de financement participatif dédié aux créateurs de contenus pour recevoir des « remerciements » monétaires de la part de leur public. Il faut rappeler que le « Tip » est un soutien volontaire et facultatif.
Par ailleurs, Noupia permet aussi de payer des factures chez Eneo, Camwater ou encore chez Canal Plus, d’acheter du crédit chez Orange, Camtel, Nexttel ou encore MTN. Selon les statistiques de Play Store, la version Android de l’application a déjà été téléchargée plus de 50 000 fois. La fintech est en pleine expansion et elle espère soutenir sa croissance au Cameroun et dans la sous-région dans les mois à venir.
Adoni Conrad Quenum
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A cause de la sous-bancarisation des populations africaines, les solutions fintech sont devenues d’intéressantes alternatives sur le continent. Elles se multiplient et essaient d’apporter un plus aux populations.
Cassbana est une solution fintech développée par une start-up égyptienne. Elle permet à ses utilisateurs, en l’occurrence les petits commerçants, de commander des stocks de marchandises auprès des partenaires de la start-up et de payer plus tard en petits versements. La start-up, basée au Caire, a été fondée en 2020 par Haitham Nassar.
« Cassbana est une solution technologique qui crée des identités financières aux populations mal desservies en Egypte en gérant leurs besoins commerciaux et en créant un système de notation basé sur le comportement faisant de la start-up le futur collectif de conseil financier basé sur les données », indique la plateforme.
La solution dispose d’une application mobile accessible uniquement sur Android. Il faut disposer d’un compte avant d’accéder au système de Cassbana. Après, l’utilisateur peut profiter de tout ce qu’offre la start-up et celle-ci collecte les données pour permettre à l’IA et l’apprentissage automatique d’affiner les décisions pour chaque commerçant.
Il faut rappeler que l’application a déjà été téléchargée plus de 50 000 fois sur le Play Store. Elle attire de plus en plus de clients et Haitham Nassar veut mettre en place d’autres services afin d’aider davantage ces nano et micro entreprises. En 2021, la start-up avait levé la somme d’un million de dollars pour accélérer sa croissance dans le pays.
Adoni Conrad Quenum
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Dans le but d'accélérer l'inclusion financière en Afrique, des solutions fintech se sont multipliées pour être des alternatives intéressantes. Au Nigeria, une solution émerge et veut devenir un leader dans l'exécution des opérations financières.
Zone est une solution fintech développée par la start-up nigériane Appzone Group. Elle prend la suite d'Appzone, également une solution fintech. La nouvelle solution permet dea connecter chaque réserve de valeur monétaire à l'aide de la blockchain et de créer un réseau mondial pour payer n'importe qui, par n'importe quel moyen et dans n'importe quelle devise. La fintech a été fondée en 2022 par Obi Emeratom photo,au centre), Emeka Emeratom (photo, à gauche), Wale Onawunmi (photo, à droite) et Elendu Uche.
La solution est un réseau Blockchain réglementé qui permet les paiements et l'acceptation des monnaies numériques. Selon la start-up, la blockchain de couche 1 garantit le succès à 100 % des transactions pour les paiements effectués en monnaie fiduciaire ou en devises numériques. De plus, elle garantit des opérations sans frictions et une interopérabilité universelle. En effet, « le réseau garantit que les utilisateurs finaux interagissent de manière simple et naturelle et que les fournisseurs de services n'ont pas besoin de faire d'efforts supplémentaires pour prendre en charge la fonctionnalité de paiement », indique la plateforme.
Il faut également souligner que Zone prend en charge l'intégration à tous les systèmes qui stockent la valeur monétaire et tous les points de contact utilisés pour initier des paiements. Pour rendre le système plus efficace, elle met à disposition des interfaces de programmation simples et efficaces. Elles peuvent être utilisées plusieurs fois pour divers cas d'opérations de paiement. Pour soutenir sa croissance, la fintech a déjà levé plus de 10 millions $.
« En tant qu'Appzone, nous avons lancé le premier logiciel bancaire central et omnicanal sur le cloud ainsi que le premier service de prélèvement multibancaire basé sur des mandats mondiaux uniques. Avec cette transition vers Zone, nous utilisons la puissance de la technologie blockchain pour connecter chaque réserve de valeur monétaire et permettre des paiements fiables, sans frictions et universellement interopérables », affirme Obi Emeratom.
Adoni Conrad Quenum
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Il est un entrepreneur en série spécialisé dans la création de solutions technologiques dans les domaines immobiliers et financiers. Il a conçu la première plateforme panafricaine de paiement sans carte permettant de faire des achats et de payer plus tard.
Moses Omuetha (photo) est le fondateur et le président-directeur général de Tribease, une plateforme panafricaine de paiement sans carte. Fondé en 2021, ce dernier permet aux clients de consommer librement les produits et services des marchands enregistrés et de payer plus tard. En créant cette solution fintech, la mission de Moses Omuetha est d’assurer un moyen sûr, simple, efficace et très sécurisé de payer et de régler les factures.
Bien que la start-up ait déjà passé le cap des 1000 clients et 50 commerçants à Lagos, Moses Omuetha désire aller beaucoup plus loin. S’exprimant sur ses ambitions, il déclare en novembre 2022 : « nous souhaitons établir des partenariats avec des entreprises de microcrédit à travers le continent, sur le terrain, afin d’alimenter notre expansion. Nous avons déjà commencé, avec succès, avec une entreprise de microcrédit en Zambie. Ce modèle similaire est maintenant destiné à être répété en Ouganda et au Kenya. Nous sommes également en contact avec de grands noms de la distribution internationale en Afrique du Sud et avec des partenaires potentiels au Botswana ».
Moses Omuetha est titulaire d’un master en gestion de l’environnement obtenu à l’université de Lagos et d’un bachelor en génie civil obtenu à l’université d’Ibadan. En 2016, il a suivi une formation de la Lagos Business School de la Pan-Atlantic University.
Travaillant à temps plein à Tribease, il agit à titre consultatif en tant que président ou administrateur du conseil d’administration dans d’autres entreprises qu’il a cofondé. Il s’agit d’Actus Prime, de Mobod Synergy, de Coworkstyle, un espace de coworking pour les petites et moyennes entreprises et les indépendants, et de Patrifields Partners.
Président du Rotary Club d’Ikoyi Metro au Nigeria, la carrière professionnelle de l’entrepreneur en série a commencé en 2007 avec un stage en gestion à UAC of Nigeria, une société opérant dans le secteur de l’alimentation et des boissons, de l’immobilier, de la peinture... Parallèlement, il a aussi commencé à travailler pour la société immobilière UPDC en tant que responsable projet et qualité.
Auditeur principal de contrat travaillant aux services de certification SMQ de Dominite Management Systems Ltd entre 2010 et 2015, il a travaillé, pendant la même période, pour International Fairwood Property Limited en tant que gestionnaire de projets et de biens immobiliers. En 2015, il a rejoint l’entreprise immobilière Grenadines Homes au poste de gestionnaire du développement des affaires et des produits.
Après huit mois, il est promu dans l’entreprise mère Palton Morgan Holdings comme chef de la formulation de la stratégie, du développement des affaires et des produits. En 2016, il devient directeur général de Mitcherutti Contractors au sein de la même entreprise. De 2019 à 2020, il occupe le poste de président-directeur général de FACL Properties, une filiale de la société de services financiers First Ally Group.
Melchior Koba
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Le Nigérian Chude Osiegbu automatise la gestion immobilière communautaire en Afrique
Après plus de dix mois de tests, la start-up kényane Hisa dévoile enfin son nouveau joyau. C’est une solution fintech qui permettra à des millions de Kényans d’apprendre davantage sur le milieu de l’investissement et plus encore.
Hisa est une solution fintech développée par une start-up kényane du même nom. Elle permet aux utilisateurs, particuliers et entreprises, d'acheter des fractions d'actions kényanes et des titres américains, d’investir depuis le confort de son smartphone en utilisant le mobile money. La start-up, basée à Nairobi, a été fondée en 2021 par Erick Asuma, Eric Jackson et Nyawira Thairu.
« Chez Hisa, nous construisons l'infrastructure pour des investissements sans frontières en Afrique grâce aux micro-investissements. Moins d'un pour cent de la population d'Afrique subsaharienne investit sur les marchés de capitaux, principalement en raison d'un manque d'accès, de faibles niveaux de connaissances financières, d'un manque d'introductions en bourse ainsi que d'une faible liquidité des bourses locales », a indiqué Erick Asuma. Et il poursuit : « grâce à Hisa, tout le monde au Kenya peut investir dans ces entreprises préférées telles que Safaricom, KCB, Equity, Tesla, Apple, Microsoft et bien d'autres encore ».
Here are the most active US stocks in today's premarket trading. Market opens in 10 minutes!#InvestGloballyLocally with Hisa
— Hisa (@HisaApp) December 7, 2022
Tesla $TSLA
Bank of America $BAC
Amazon $AMZN
NIO $NIO
AMD $AMD
Apple $AAPL
Carnival Corp $CCL
XPeng $XPEV
Tilray $TLRY
AT&T $T
Il a fallu effectuer un test Bêta de dix mois pour avoir le feu vert pour présenter la solution au public. Elle dispose d’une application mobile accessible sur Android et iOS depuis laquelle on peut accéder, après téléchargement et création d’un compte, aux multiples fonctionnalités que propose la solution. Entre autres, elle garantit l’accès à plus de 400 podcasts sur les marchés boursiers et la technologie, aux actualités dans le secteur ou encore à la gestion du patrimoine.
Par ailleurs, il faut souligner que le milieu de l’investissement boursier en est encore à ses balbutiements en Afrique. Selon Eric Jackson, la start-up est en train de préparer un tour de table pour prendre de l’envergure et soutenir sa croissance sur le marché. Depuis le lancement de la version Bêta des plateformes web et mobile de hisa, le cofondateur affirme que la fintech compte déjà plus de 15 000 utilisateurs pour plus d’un million de dollars de transactions réalisées. En ce qui concerne le nombre d’utilisateurs, le marché numérique des applications Android, Play Store, corrobore ses chiffres. Plus de 10 000 téléchargements de la version Android de l’application ont été réalisés mais les notes des internautes ne suivent pas puisque Hisa affiche une moyenne de 2,8 sur 5 sur la plateforme.
Adoni Conrad Quenum
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Passionné par la résolution de problèmes locaux à l’aide de la technologie, il lance Venco. La start-up développe une plateforme de gestion et une boîte à outils numérique pour les communautés multi-ménages. Pour étendre son entreprise, plusieurs investisseurs lui accordent leur confiance.
Chude Osiegbu (photo) est un entrepreneur nigérian diplômé en analyse de rentabilité et comptabilité des immobilisations. Il a fait ses études au Royaume-Uni entre 2008 et 2010 et est actuellement le président-directeur général de VENCO, une société de gestion immobilière communautaire.
Lancée en 2022 par Chude Osiegbu, Reagan Mbitiru et Uzochukwu Alor, la société facilite la vie des résidents et des gestionnaires de propriétés immobilières en simplifiant les processus quotidiens, du paiement des factures à l’accès des visiteurs, en passant par la gestion des problèmes, la distribution des services publics et bien plus encore. Elle réduit le coût de la prestation de services et augmente la commodité.
Plus concrètement, la société numérise la collecte et le rapprochement de toutes les cotisations et de tous les paiements dans les communautés, ce qui permet d’augmenter les recettes et les marges des propriétaires. De plus, les résidents peuvent accéder à une variété de services financiers intégrés, tels que l’assurance, la facilitation du crédit pour le loyer, les frais de service et les dépenses du ménage, en plus de nombreux autres services, grâce à la possibilité de créer un profil économique basé sur leurs transactions financières sur la plateforme VENCO. L’entreprise dessert actuellement plus de 12 000 unités immobilières dans six villes du Nigeria et du Kenya.
S’exprimant sur les raisons de la création de VENCO, Chude Osiegbu a déclaré ceci à Techpoint en décembre 2022 : « depuis 2011, j’ai vécu dans l’un ou l’autre des quartiers de Lagos et de Port Harcourt, et les thèmes étaient les mêmes. Dans chaque domaine, j’ai rencontré des difficultés concernant les choses les plus élémentaires, comme savoir qui vit ici, comment partager nos factures, comment s’assurer qu’elles sont collectées efficacement, et comment s’assurer de qui entre, entre autres choses ».
Toujours en décembre 2022, VENCO a levé 670 000 dollars en financement de pré-amorçage. Les fonds collectés aideront surtout la start-up à s’étendre dans d’autres villes et nations du continent puis à développer son infrastructure de distribution de crédit pour le loyer et les dépenses des ménages en commençant par le Nigeria et le Kenya.
La carrière professionnelle de Chude Osiegbu a commencé en 2002 en tant que développeur et architecte Java pour Socketworks. En 2004, il a rejoint SchlumbergerSema au poste de consultant CRM et analyste de données. Il a ensuite occupé le poste de consultant SAP FI/CO à VAS Consulting entre 2005 et 2008. Il a exercé à ce même poste à Absoft de 2008 à 2010 au Royaume-Uni.
De retour au Nigeria, il a travaillé pour Total E&P au poste de consultant SAP et spécialiste des finances de 2010 à 2013. De 2013 à 2021, il a occupé le même poste au sein de la société Total E&P, mais en exerçant sous l’égide de la société de services et conseil informatiques Manqala Ltd, dont il était le directeur de la technologie.
Melchior Koba
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