Les TIC présentent un potentiel immense pour améliorer la gouvernance, stimuler le développement économique et social en Afrique. Il est donc dans l'intérêt des gouvernements africains de les adopter et de s'adapter aux changements qu'elles peuvent apporter.
SciTech DiploHub, une organisation internationale basée à Barcelone et leader dans le domaine de la science, de la technologie et des affaires internationales, a annoncé le lundi 6 mai le lancement d'un Centre de diplomatie scientifique pour l'Afrique à Kigali, au Rwanda. Ce nouveau centre vise à coordonner les initiatives entre scientifiques, diplomates, décideurs politiques, entrepreneurs technologiques et entreprises multinationales, afin de promouvoir la recherche collaborative et le développement technologique en Afrique.
Selon Alexis Roig (photo, à gauche), PDG de SciTech DiploHub, ce lancement marque « un mouvement stratégique pour renforcer la collaboration internationale entre les principales institutions de recherche, les universités et les entreprises de l'écosystème scientifique et technologique en expansion en Afrique ».
Le projet — porté par SciTech DiploHub en partenariat avec les gouvernements municipaux de Barcelone et de Kigali, le gouvernement du Rwanda, le Réseau des académies scientifiques africaines (NASAC) représentant plus de 30 académies du continent, ainsi que l'Association des universités africaines, représentant plus de 400 universités de 50 pays africains — impliquera également plus de trente universités, organisations et centres de recherche espagnols, membres du réseau SciTech DiploHub.
Le projet bénéficie d'un investissement initial de plus de 3 millions d'euros jusqu'en 2028, grâce à la contribution des institutions fondatrices et des fonds de la Commission européenne à travers le système de cofinancement promu par l'Agenda d'innovation Union africaine - Union européenne.
Au cours des trois premières années d'activité, le Centre formera plus de 2 500 professionnels africains en diplomatie scientifique et technologique et soutiendra le développement de nouvelles stratégies en matière de politique scientifique pour une vingtaine de gouvernements nationaux et locaux de la région.
Samira Njoya
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Dans le but de stimuler l’innovation technologique sur le continent, diverses initiatives sont mises en œuvre. Timbuktoo est l’une d’entre elles, lancée en janvier dernier lors du forum économique mondial à Davos, en Suisse.
Les autorités béninoises, en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement, ont inauguré le vendredi 3 mai University Innovation Pod (UniPod) Bénin, un pôle universitaire d’innovation sur le campus d’Abomey-Calavi. L’objectif est d’aider les jeunes à exprimer leur créativité et leurs talents en donnant vie à des projets d’innovation.
Le Pôle Universitaire d'Innovation #UniPod a été lancé ce jour au #Bénin. C'était en présence de la Ministre de l'Enseignement Supérieur, du Ministre des PME, du Recteur de @uacbenin & RR du @PNUDBenin.
— PNUD Bénin (@PNUDBenin) May 3, 2024
Un cadre dédié à la jeunesse pour concrétiser ses idées les plus innovantes. pic.twitter.com/noz4AFLDGJ
« UniPod Bénin arrive à point nommé et se présente indiscutablement comme un véritable levier de développement pour notre institution universitaire. Il se dresse comme un pôle dont la contribution sera déterminante dans la réalisation de notre légitime ambition de nous maintenir à la pointe de l'innovation technologique au Bénin et en Afrique », a indiqué Félicien Avléssi, recteur de l’université d’Abomey-Calavi.
Le complexe est composé d’un espace de coworking, d’un laboratoire de conception équipé d’ordinateurs avec des logiciels professionnels spécifiques et d’imprimantes 3D pour faciliter les travaux de design industriels, électroniques, d’un makerspace qui rassemble plusieurs ateliers de fabrication disposant d’équipements appropriés et d’un bureau de transfert de technologie qui permettra de protéger l’innovation et de la mettre sur le marché ou de la rapprocher de l’industrie et du secteur privé.
La réalisation de ce projet s’inscrit dans le cadre de l’initiative Timbuktoo dont l’objectif est de mobiliser et d’investir 1 milliard $ de capital catalyseur et commercial pour combler les lacunes critiques et soutenir l’écosystème des start-up sur le continent. Dans un contexte où les start-up africaines attirent de moins en moins de capitaux, la mise en place de telles initiatives facilitera l’émergence d’innovations technologiques sur le continent.
Outre le Bénin, quinze autres pays accueilleront des UniPod. Il s’agit du Mali, du Soudan du Sud, du Malawi, du Rwanda, de l’Ouganda, de la Mauritanie, de la Sierra Leone, du Togo, du Liberia, du Lesotho, de la Guinée, de la Zambie, de la Gambie, du Burkina Faso et du Gabon.
Adoni Conrad Quenum
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L'accès à la connectivité Internet à haut débit est aujourd'hui incontournable en Afrique où la transformation numérique s'accélère. Toutefois, le coût élevé d'Internet reste un obstacle majeur pour une population désireuse de tirer parti des nouvelles technologies.
Le gouvernement malgache a annulé sa récente décision d'augmenter le prix du giga-octet à 0,95 $, revenant ainsi sur sa décision du mois dernier. Cette volte-face a été annoncée par le ministère du Développement numérique, des Postes et des Télécommunications (MNDPT) dans un communiqué, suite à une évaluation des pratiques tarifaires des fournisseurs d'accès à Internet dans le pays.
« Le gouvernement a constaté que les prix maintenus artificiellement élevés par les opérateurs de télécommunications ne reflétaient pas les engagements pris lors des négociations. En conséquence, cette mesure vise à rétablir une concurrence loyale et à faire baisser les coûts pour les utilisateurs finaux », précise le communiqué du MNDPT.
Initialement, le gouvernement avait décidé d'augmenter le prix du giga-octet de 0,45 $ à 0,95 $, justifiant cette mesure par l'argument qu'elle favoriserait une meilleure répartition de l'accès à Internet dans le pays. Cependant, cette décision a rendu l'accès à internet de plus en plus difficile pour de nombreux Malgaches, accentuant ainsi la fracture numérique déjà existante.
Pour répondre aux besoins de leur clientèle, plusieurs fournisseurs n'ont pas mis en œuvre les nouveaux tarifs. Selon les données du cabinet Kepios, spécialisé dans l'étude des usages numériques, le pays comptait 3,80 millions d'utilisateurs de médias sociaux en janvier 2024. Suite à l'augmentation des tarifs, de nombreux internautes ont été contraints de restreindre leurs dépenses liées à la connexion Internet ou de fréquenter des cybercafés, transformant ainsi un service qui était autrefois largement accessible en un produit de luxe à Madagascar.
La suspension de cette décision devrait ouvrir la voie à de nouvelles discussions entre le gouvernement et les opérateurs mobiles du pays. Une éventuelle baisse des prix devrait contribuer à libéraliser le marché et permettre aux différents utilisateurs de renouer avec Internet, qui représente un outil de travail crucial pour les étudiants, les commerçants et les startuppeurs locaux.
Samira Njoya
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Le gouvernement burundais s'est engagé à moderniser les services offerts aux citoyens, mais plusieurs régions du pays ne bénéficient pas encore d'une couverture Internet complète ni des compétences numériques nécessaires, ce qui limite l'accès aux services numériques dans ces localités.
Le ministère de la Communication, des Technologies de l'Information et des Médias a annoncé, le lundi 29 avril, le lancement d'une enquête nationale sur l’accès et l'usage des TIC auprès des ménages, des entreprises et des administrations publiques au Burundi. Cette initiative vise à évaluer l’état d'utilisation et d'accès aux services numériques, ainsi qu'à cerner les connaissances et les besoins des populations burundaises.
1/5. Le #MINCOTIM a annoncé ce 29 avril le début de l’enquête nationale sur l’accès et l’utilisation des TIC auprès des ménages, entreprises et administrations publiques au Burundi, dans un point de presse animé par M. Thierry Kitamoya, Assistant du #MINCOTIM. pic.twitter.com/Li4ncsVmAb
— PAFEN (@PafenBurundi) April 29, 2024
Selon Thierry Kitamoya (photo), assistant du ministre chargé des TIC, cette enquête s'inscrit dans le cadre du Projet d’appui aux fondations de l’économie numérique (PAFEN), financé par la Banque mondiale à hauteur de 92 millions de dollars. Le PAFEN a pour objectif d'accroître l'accès à Internet à haut débit pour les populations mal desservies, d'améliorer la capacité du gouvernement à fournir des services par voie numérique et de jeter les bases d'un développement accéléré de l'économie numérique au Burundi.
Lancée le 29 avril dernier, l'enquête se poursuivra jusqu'au 17 mai, sous la conduite du Centre d'étude et de recherche en population et développement (CERPED), une institution burundaise, ainsi que de la société tunisienne SFM Technologies. Cette enquête ciblera des échantillons variés, répartis dans différentes communes et provinces du pays, afin de fournir une vue d'ensemble précise de l'accès aux TIC et de leur utilisation au Burundi.
Les résultats de l'enquête en cours permettront également d'éclairer la conception et le ciblage des programmes d'accès numérique, de formuler de nouvelles politiques en matière de large bande, et d'évaluer le niveau de pénétration des technologies de l'information et de la communication au Burundi.
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Les technologies numériques jouent un rôle central dans la transformation rapide de l'économie africaine. Conscients de cela, les dirigeants du continent multiplient les initiatives visant à mettre en place des services numériques de qualité et à rendre l'Internet à haut débit accessible.
Les ministres africains des TIC souhaitent accroître le taux d’accès de l'Internet sur le continent de 20 % au cours des cinq prochaines années. Cette décision a été prise en marge du sommet Connected Africa 2024, qui s'est tenu du 21 au 25 avril à Nairobi, au cours duquel ils ont publié une déclaration sur la promotion d'une Afrique connectée et responsabilisée. Cette déclaration fixe plusieurs autres objectifs ambitieux en faveur de la transformation numérique sur le continent.
Lors de la cérémonie de clôture, Eliud Owalo, ministre de l'Information, de la Communication et de l'Economie numérique du Kenya, a souligné l'importance de la collaboration pour stimuler la transformation numérique de l'Afrique. « L’harmonisation des politiques numériques à travers le continent accélérera l’ambition de l’Afrique de se positionner comme la principale puissance commerciale mondiale dans le cadre de la zone de libre-échange continentale africaine. Nous formerons un million de jeunes Africains aux compétences numériques d’ici 2027 grâce au renforcement des capacités, ce qui ferait progresser notre vision commune d’une Afrique numériquement responsabilisée d’ici 2030 », a déclaré M. Owalo.
Ainsi, les 14 ministres africains chargés des TIC présents au sommet Connected Africa 2024 se baseront sur une feuille de route globale pour l'autonomisation numérique, englobant les accords, les engagements et les résolutions politiques. Il s'agit notamment d'initiatives visant à intégrer les compétences numériques dans les programmes d'enseignement, à développer les infrastructures à large bande, à faciliter le commerce numérique par le biais de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et à promouvoir la recherche et l'innovation en matière d'intelligence artificielle.
Cette 4e édition du sommet Connected Africa s'inscrit dans le cadre de la stratégie numérique 2063 de l'Afrique et de la Vision 2030 de l'Union africaine. L’objectif est de concilier les actions des pays africains visant à accélérer la transformation numérique et combler le fossé numérique sur le continent.
Samira Njoya
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Le Maroc est le quatrième pays africain a bénéficié du programme de formation aux compétences numériques de l’Alliance mondiale de l’alphabétisation de l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, après la Côte d’Ivoire, l’Egypte et le Nigeria.
Les autorités marocaines, en partenariat avec l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et l'entreprise chinoise de technologie Huawei, ont lancé le mardi 23 avril un programme visant à améliorer les compétences numériques des enseignants, en l’occurrence les éducateurs en alphabétisation. L’objectif est de renforcer, d’ici 2025, les compétences numériques de 10 000 éducateurs en alphabétisation. L’annonce a été faite via un communiqué de presse publié le lundi 30 avril.
L'initiative 'Literacy Educator Training program' a été lancée le 25 avril 2024 à Rabat, par l'UNESCO en partenariat avec l'ANLCA et avec le soutien de Huawei pour former 10 000 enseignants à la littératie numérique au Maroc d'ici 2025. L’événement a connu la participation de… pic.twitter.com/mfVjFJMPXH
— Huawei Maroc (@HuaweiMaroc) April 25, 2024
« L'alphabétisation est le fondement de l'apprentissage tout au long de la vie et un moteur du développement durable et participatif. A la lumière de la transformation numérique, il est essentiel que l'enseignement de l'alphabétisation tire parti de tout le potentiel de la technologie. Nous sommes fiers de soutenir le royaume du Maroc en tant que membre de l'Alliance mondiale pour l'alphabétisation de l'UNESCO en améliorant les compétences numériques de 10 000 alphabétiseurs d'ici 2025 », a déclaré Isabell Kempf, directrice de l'Institut de l'UNESCO pour l'apprentissage tout au long de la vie (UIL).
Le programme s'inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de numérisation de l'éducation, elle-même un pan de la stratégie Maroc Digital 2030, qui vise à faire du royaume chérifien un leader régional en matière d'éducation numérique. En novembre 2023, le gouvernement marocain s’est associé avec la société américaine Oracle pour développer les compétences numériques dans l’enseignement supérieur, permettant ainsi aux professeurs et aux étudiants d’accéder à des formations, des ressources d'apprentissage ou encore à des logiciels spécialisés.
In fine, la mise en œuvre de cette initiative permettra d’améliorer la qualité d’enseignement au Maroc, de mieux préparer les élèves à l'ère numérique et de réduire la fracture numérique dans le royaume.
Adoni Conrad Quenum
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La Guinée travaille sur plusieurs projets numériques et cherche des partenaires expérimentés pour les concrétiser efficacement. Le pays ouest-africain souhaite avancer rapidement dans la mise en œuvre de ces projets.
La Guinée et les Etats-Unis ont exprimé leur désir de coopérer dans le domaine du numérique. La ministre guinéenne de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Aminata Kaba, s'est entretenue à cet effet avec la secrétaire d'Etat américaine au Commerce, Gina Raimondo, le jeudi 25 avril à Nairobi en marge de la table ronde ministérielle de Smart Africa.
« Cette rencontre a permis d'aborder les défis et les opportunités liés à la transformation numérique en Guinée et en Afrique mais également au renforcement de la coopération entre les deux pays dans le domaine des technologies de l'information et de la communication (TIC) », a souligné le ministère chargé de l’Economie numérique.
Plus précisément, les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération en matière de TIC, notamment la collaboration en cours avec la société américaine Cisco en vue de l'établissement d'une Networking Academy en Guinée. Il a également été question d'explorer des initiatives communes entre l'Afrique et les Etats-Unis visant à faciliter l'accès et l'adoption de technologies adaptées aux besoins du continent.
A l’issue de la rencontre, la secrétaire d’Etat a annoncé une future initiative permettant à de jeunes Africains de participer à des immersions dans l'écosystème des start-up aux Etats-Unis, notamment dans la Silicon Valley.
Cette rencontre entre Aminata Kaba et Gina Raimondo s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par le gouvernement guinéen pour développer le numérique dans le pays grâce à des partenariats. Pour les Etats-Unis, il s’agit de rechercher des collaborations afin de faire avancer le projet de Transformation numérique en Afrique (DTA), une initiative gouvernementale visant à élargir l’accès au numérique sur le continent. Dans le cadre dudit projet, les Etats-Unis ont investi 82 millions de dollars en 2023 dans de nouvelles infrastructures numériques, des projets numériques et des programmes techniques en Afrique.
Samira Njoya
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Le Guinée a engagé la numérisation des services publics. Cette initiative, dont l’objectif est de permettre aux pays de tirer profit de l’économie numérique, doit mettre à contribution les travailleurs de ce secteur.
Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah (photo), a lancé le mercredi 24 avril deux plateformes numériques dédiées à l’efficacité de l’administration. Ces plateformes, nommées « e-Learning » et « e-conseil », visent à moderniser les processus administratifs en offrant des outils de formation et de gestion innovants.
La plateforme « e-Learning » a été développée en collaboration avec l'Agence nationale du service universel des télécommunications et du numérique. Elle propose des cours en ligne accessibles avec ou sans connexion Internet, permettant aux fonctionnaires d'accroître leurs compétences dans divers domaines et de se familiariser avec l’outil informatique. A la fin de la formation, les participants peuvent obtenir un certificat vérifiable attestant de leur réussite.
Quant à la plateforme « e-conseil », elle est destinée à être utilisée par les différents départements administratifs pour automatiser la transmission de leurs activités. Elle permettra aux membres du Gouvernement de collaborer à distance, contribuant ainsi à la préparation des conseils interministériels et des réunions du cabinet ce qui représente un gain de temps considérable. La sécurité de cette plateforme est garantie par des solutions extrêmement sécurisées conformes aux normes internationales, avec les données hébergées à l'Autorité de régulation des postes et Télécommunications (ARPT).
Le déploiement de ces deux plateformes s'inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement guinéen visant à numériser et à moderniser son administration. Ces solutions numériques devraient permettre aux fonctionnaires d'acquérir les compétences minimales en TIC nécessaires pour s'adapter à la transformation numérique en cours dans le pays. Leur mise en oeuvre intervient quelques jours après un atelier au cours duquel le Premier ministre avait sonné la mobilisation générale pour accélérer la numérisation de l'administration publique en Guinée.
Samira Njoya
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Huawei s’est retrouvée ces dernières années au cœur de la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis. La firme a été obligée de prendre plusieurs décisions stratégiques, notamment revoir sa chaîne d’approvisionnement et développer un nouveau système d’exploitation pour ses flagships.
La firme technologique chinoise Huawei invite les développeurs à concevoir des applications sur son système d’exploitation HarmonyOS. L’information a été dévoilée par Eric Xu, vice-président et président tournant de Huawei, lors du 21e Huawei Analyst Summit qui s’est tenu du mercredi 17 au vendredi 19 avril à Shenzhen, en Chine.
« Nous invitons tous les développeurs et propriétaires d'applications en Chine à rejoindre au plus vite notre écosystème d'applications natives HarmonyOS et à travailler ensemble pour offrir une meilleure expérience aux consommateurs », a indiqué Eric Xu. Et il ajoute : « En 2024, l'un de nos objectifs clés est de renforcer l'écosystème d'applications natives HarmonyOS. C'est une entreprise massive, mais nous avons un large soutien dans l'industrie et de nombreux développeurs d'applications ».
Le développement de son système d’exploitation s’inscrit dans le cadre des sanctions américaines à l’encontre de la firme de Shenzhen en 2018, sanctions renforcées par le président Donald Trump en 2021 à deux jours de l’investiture de son successeur Joe Biden. Huawei a été contraint de développer son système d’exploitation pour se faire une place sur un marché dominé par les américains Android (Google, qui équipait ses flagships), et iOS (Apple) avec respectivement 70,79% et 28,46% de parts de marché en mars 2024, selon les données de StatCounter, une solution irlandaise qui permet d’évaluer le nombre d’utilisateurs d’une plateforme.
Avec pour objectif de disposer de plus d'un million d’applications sur son écosystème natif, Huawei a déjà investi dans la formation de talents et plus de 380 000 développeurs ont obtenu la certification HarmonyOS. Selon le rapport annuel de l’entreprise publié fin mars, plus de 135 universités en Chine proposent des cours sur HarmonyOS.
Adoni Conrad Quenum
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Ces dernières années, l'écosystème de l'innovation dédié aux événements sportifs a connu une montée en puissance, avec l'émergence de start-up très prometteuses. Afin de soutenir ce secteur en pleine expansion, des initiatives se multiplient en faveur de l’Afrique.
La National Basketball Association (NBA), le championnat professionnel de basketball américain, a annoncé le jeudi 25 avril le lancement du « Triple-Double: NBA Africa Startup Accelerator », un accélérateur basé sur le continent et destiné aux start-up africaines en phase de démarrage dans le secteur sportif.
L’initiative vise à soutenir l’écosystème technologique de l’Afrique et la prochaine génération d’entrepreneurs technologiques africains en leur fournissant un accès à du mentorat et du capital pour promouvoir la croissance.
ALX to spearhead NBA Africa Startup Accelerator
— NBA Africa (@NBA_Africa) April 24, 2024
ALX will take the lead in the NBA Africa Startup Accelerator, from operating Triple Double and overseeing the selection process.
Apply here: 🔗 https://t.co/jJCnowenGw#NBAAfrica #NBAAfricaStartup pic.twitter.com/9GXclGePQ6
Exploité par ALX Ventures, un incubateur technologique de premier plan, le Triple-Double: NBA Africa Startup Accelerator s’adresse aux jeunes pousses africaines qui développent des solutions de gestion et de billetterie événementielles, d’accompagnement de la jeunesse, d’intelligence artificielle et de marketing numérique dans les industries du sport et de la création.
Le lancement du nouvel accélérateur s’inscrit dans le cadre de l’initiative Digital Transformation with Africa (DTA) lancée en 2022 par le président américain, Joe Biden. Cette initiative vise à renforcer la coopération entre les Etats-Unis et les pays africains dans le domaine de la transformation numérique. Elle s'aligne également avec la stratégie africaine du département américain du Commerce, qui vise à stimuler les investissements dans des projets prioritaires en Afrique et à soutenir le développement économique du continent.
Pour sa première cohorte, le Triple-Double: NBA Africa Startup Accelerator sélectionnera dix start-up qui se verront attribuer des mentors, composés de dirigeants de NBA Afrique et d'ALX, ainsi que d'autres acteurs du secteur privé, qui fourniront des conseils en mettant l'accent sur le développement de produits, la croissance commerciale et la stratégie de mise sur le marché.
Lors de la journée de démonstration à New York en septembre, les start-up sélectionnées seront invitées à présenter leurs produits à un panel de dirigeants sectoriels des Etats-Unis, d'Afrique et du monde. A l'issue, quatre entreprises lauréates bénéficieront d'un soutien financier, d'un mentorat et de l’opportunité de travailler avec NBA Afrique et la Basketball Africa League (BAL) sur leurs initiatives actuelles et futures sur le continent.
Les start-up dans le domaine du sport intéressées ont jusqu’au 31 mai pour s’inscrire à l’adresse TripleDoubleAccelerator.NBA.com.
Samira Njoya
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EMpact est présent sur plusieurs marchés dans le monde. Pour ses premiers pas en Afrique, la firme a opté pour la Côte d’Ivoire.
Pour le lancement de ses activités en Afrique de l’Ouest, le Studio EMpact, une entreprise d’investissement américaine qui soutient les initiatives entrepreneuriales de jeunes talents afin d’accélérer les start-up au service des chaînes de valeur essentielles dans les marchés frontières, a choisi l’Institut national Polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB) et l’Université Internationale de Grand Bassam (IGUB) de Côte d’Ivoire comme partenaires académiques.
Il est attendu que le programme stimule les innovations dans la chaîne de valeur agricole tout en encourageant les pratiques durables. Cela non seulement en Côte d’Ivoire, mais dans toute la région ouest-africaine, où le studio compte se déployer dans d’autres pays.
Dans ce contexte, des étudiants, anciens et actuels, des universités partenaires ou non bénéficieront d’un encadrement en tant qu'entrepreneurs grâce à une formation hybride dispensée par les institutions universitaires partenaires et le programme mondial d'EMpact. Après la formation, suivra la phase d’incubation puis un accélérateur de start-up pour proposer aux incubés un mentorat continu et une formation continue.
Pour les partenaires ivoiriens, notamment l’INP-HB, ce programme va jouer un rôle fondamental dans le développement de l’entrepreneuriat agricole et par ricochet de l’économie africaine, fortement soutenu par ce secteur.
« L'un des principaux défis auxquels nos pays sont confrontés est la création d'emplois et le placement de nos jeunes diplômés. Ce partenariat est une réponse pertinente à la croissance du chômage des étudiants car il renforce les liens entre notre système de recherche et la valorisation des résultats à travers des entreprises innovantes. L'agriculture, qui reste l'un des piliers du développement des pays africains, en est la première bénéficiaire. L'esprit d'entreprise connaît un essor sans précédent dans notre région, ce qui rend ce partenariat encore plus pertinent et opportun pour nous », a déclaré le directeur général de l'INP-HB, Moussa Diaby (photo, à gauche).
Le studio EMpact en Afrique de l’Ouest sera calqué sous le modèle déjà opérationnel au Guatemala, en Amérique centrale. En 2025, le studio EMpact prévoit d'inclure d'autres marchés frontières, tels que ceux d'Asie centrale, et de commencer à interconnecter ces marchés par le biais d'une pollinisation croisée des idées, en capitalisant sur leurs similitudes et complémentarités organiques.
Vanessa Ngono Atangana
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Lancé en 2011, le Prix de l'entrepreneur africain revient chaque année avec de nouveaux défis, tout en poursuivant un objectif constant : encourager l'entrepreneuriat, soutenir l'innovation en Afrique et contribuer au développement socio-économique du continent.
Africangels, le premier réseau africain d'investisseurs providentiels en affaires, a annoncé le jeudi 25 avril le lancement des candidatures pour la 8e édition du Prix de l'entrepreneur africain. Ce concours prestigieux vise à récompenser les entrepreneurs africains et internationaux qui ont un impact significatif en Afrique.
Cette année, cinq grands prix seront décernés aux lauréats. Le Prix de l’entrepreneur africain de l’année honorera celui ou celle dont l'impact entrepreneurial a été le plus marquant. Le Prix de la startup africaine de l’année sera remis à un jeune créateur présentant un fort potentiel. Le prix Next Impact récompensera des leaders pour leur impact sur l'économie et leurs solutions novatrices aux problématiques sociétales. Enfin, le prix African’Elles sera dédié aux femmes innovantes qui proposent des solutions aux défis sociétaux, économiques et environnementaux.
Le Prix de l'entrepreneur africain offrira aux lauréats des catégories thématiques la possibilité d'expansion en leur fournissant une assistance-conseil, un accès à des réseaux internationaux, une opportunité de financement par un jury d’investisseurs, ainsi qu'une visibilité médiatique étendue. De plus, les lauréats recevront une dotation pouvant aller jusqu'à 40 000 €.
Le concours se déroulera en deux étapes. La première étape est une phase d’appel à candidatures régionale qui se déroulera d'avril à août 2024. A l'issue de cette période, une sélection sera effectuée dans six régions pour désigner trois finalistes régionaux, qui seront automatiquement qualifiés pour la phase internationale. La deuxième phase, qui sera internationale, aura lieu en novembre prochain. Un jury final composé de personnalités influentes désignera alors les lauréats du Prix de l’entrepreneur africain.
Les candidats à cette édition ont jusqu’au 20 août pour soumettre leurs dossiers via le site https://prixdelentrepreneur.com/.
Samira Njoya
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L'écosystème technologique africain continue de souffrir d'un manque de financements. Mais la plateforme Africa : The Big Deal garde espoir en un rebond dans les prochains mois.
Les financements par actions mobilisés par les start-up en Afrique ont représenté moins de 1 % de l'ensemble des fonds mobilisés dans le monde au premier trimestre de l’année 2024. C’est ce que rapporte Africa : The Big Deal, la base de données répertoriant les financements de plus de 100 000 $ captés par les jeunes pousses africaines, ce mardi 23 avril.
VC markets are bouncing back in the US and Europe. Could Africa be next?
— Africa: The Big Deal (@AfricaTBD) April 23, 2024
More here: https://t.co/Wh85m2cWmJ
More data: https://t.co/E1RHnhqR7y pic.twitter.com/Bsw1oc9eIc
Ces financements se sont en effet établis à 332 millions $ alors qu’environ 58,4 milliards $ ont été levés par les start-up dans le monde sur cette même période. En Afrique, ces données traduisent une chute des financements de 47 % par rapport à la même période en 2023. Sur le plan mondial, il est également constaté un recul du financement de 21 %. Outre l’Europe, toutes les régions du monde ont connu une baisse.
« Si l'on compare le financement du 1er trimestre 2024 au pic de la vague de financement (fin 2021/début 2022), les start-up lèvent actuellement 5 fois moins de fonds par trimestre qu'elles ne le faisaient lors du pic de la collecte de fonds au 3e trimestre 2021. Il s'agit d'une contraction plus importante que la moyenne mondiale (3,1x), qui est très influencée par les chiffres de l'Europe et des Etats-Unis (2,7x). Elle est toutefois conforme à la tendance asiatique et beaucoup moins dramatique que l'écart enregistré dans les pays d'Amérique latine (14x) », explique Africa : The Big Deal.
Malgré les mauvaises performances des start-up africaines, Africa : The Big Deal reste tout de même optimiste pour les prochains mois. La plateforme explique : « nous avons vu par le passé que les tendances observées aux Etats-Unis et en Europe prennent généralement quelques trimestres avant d'avoir un impact sur l'Afrique ». Elle croit que dans un effet d'entraînement, le regain de financement observé aux Etats-Unis et en Europe se manifestera également en Afrique.
Adoni Conrad Quenum
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Dans le cadre de son plan d'action, le gouvernement algérien a adopté une politique pharmaceutique et industrielle visant à faire de ce secteur un pilier stratégique de l'économie, capable de générer des richesses. Pour concrétiser cette vision, plusieurs initiatives ont été mises en œuvre.
L'Algérie envisage de mettre en place, dans les mois à venir, une plateforme numérique dédiée à la gestion des pharmacies d'officine à travers le pays. Cette annonce a été faite par le ministre de la Santé, Abdelhak Saihi (photo, à gauche), lors de la cérémonie d'ouverture du 17e colloque national du Syndicat national algérien des pharmaciens d'officine (SNAPO) le lundi 22 avril.
Abdelhak Saihi a souligné que cette plateforme « instaurera un nouveau mode moderne, efficace et transparent de gestion de tous les aspects liés aux pharmacies d'officine, contribuant ainsi à la prévention de l'automédication et au contrôle de la traçabilité des médicaments psychotropes, tout en anticipant les pénuries et les ruptures de stock des produits pharmaceutiques ».
La mise en place de cette nouvelle plateforme est supervisée par un comité regroupant la direction générale de la pharmacie et des équipements du ministère de la Santé, le Conseil de l'Ordre des pharmaciens et le SNAPO. Cette initiative s'inscrit dans le cadre de la Stratégie de numérisation du secteur de la santé. Elle prévoit la numérisation de tous ses aspects, y compris la pharmacie.
La plateforme servira de tableau de bord pour la gestion de l'activité des officines sur l'ensemble du territoire national, en facilitant la gestion numérique de la disponibilité des médicaments, des gardes, de la traçabilité des psychotropes et des antibiotiques. Elle contribuera également à anticiper les pénuries et les ruptures de stock de produits pharmaceutiques, garantissant ainsi un meilleur accès aux médicaments pour la population. A travers la plateforme, la tutelle pourra également identifier les pharmaciens exerçant illégalement.
Selon les derniers chiffres du SNAPO, le nombre d'officines s'élève actuellement à 12 500, réparties sur tout le territoire national, soit une officine pour 3 000 habitants.
Samira Njoya
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