Amenli, un courtier insurtech égyptien, a obtenu un financement de 2,3 millions $ lors d’un tour de table mené par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et auquel ont pris part plusieurs investisseurs tels que Y Combinator (YC). L’argent est destiné à accélérer la croissance de la start-up à travers l'évolution de ses capacités et de ses solutions technologiques, la diversification de ses canaux de distribution, entre autres.
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Experte en finance, elle milite pour l’inclusion financière en Afrique. Passionnée par la transformation digitale, elle utilise la technologie pour fournir des services de finance numérique aux Camerounais.
Grace Jerolgan Nganakala (photo) est une comptable de formation et une entrepreneure technologique camerounaise. Elle est une cofondatrice et la présidente-directrice générale de Futa, une start-up de technologie financière.
Fondée en 2022 par Grace Jerolgan Nganakala et Daniel Dang, Futa propose une solution innovante permettant aux Camerounais de gérer tous leurs comptes mobile money sur une plateforme unique. Cette plateforme facilite l’envoi et la réception d’argent, quels que soient les opérateurs utilisés, tout en offrant un soutien précieux aux micros, petites et moyennes entreprises. Ces dernières peuvent payer leurs fournisseurs et employés plus efficacement. Les employés bénéficient aussi d’un accès simplifié à des prêts rapides.
L’entreprise développe « un système de notation de crédit basé sur les données salariales et l’historique des paiements pour faciliter la paie aux entreprises, améliorer la productivité des employés en leur offrant un accès rapide à des micro-prêts sans casse-tête et accélérer le processus d’analyse des dossiers de crédit pour les établissements de crédit », explique sa présidente-directrice générale.
En 2021, Grace Jerolgan Nganakala a cofondé en 2021 Bayebi Consulting, un cabinet de conseil en gestion qui rassemble des experts en marketing digital et en technologies de l’information. L’objectif de Bayebi Consulting est d’accompagner les entreprises dans leur quête d’excellence opérationnelle.
Grace Jerolgan Nganakala est titulaire d’un bachelor en comptabilité obtenu en 2017 au Ghana Communication Technology University (GCTU). Elle détient aussi un master en finance obtenu en 2019 à GBSB Global Business School, en Espagne. Il est aussi diplômé de la Graduate School of Management in Barcelona où elle a obtenu en 2020 un master en finance internationale.
Son parcours professionnel a débuté en 2016 chez Nissi Pharma, une entreprise ghanéenne spécialisée dans la distribution de produits pharmaceutiques, où elle occupait le poste d’assistante comptable. En 2018, elle a travaillé comme assistante financière chez Kantox, une fintech basée à Barcelone. Par la suite, en 2020, elle a rejoint Dimbaya.com, une plateforme financière, où elle était responsable administrative et financière.
Melchior Koba
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Les transferts de fonds internationaux jouent un rôle clé dans l'économie mondiale, facilitant les échanges financiers. En Afrique, l'essor du mobile money a révolutionné ces envois, permettant d’améliorer l’inclusion financière.
Les transferts internationaux de fonds via mobile money figurent parmi les services ayant enregistré les plus fortes croissances en Afrique en 2023. Le montant total des fonds envoyés a atteint près de 29 milliards de dollars, soit une augmentation de 33 % par rapport aux 22 milliards de dollars de 2022, selon l'Association mondiale des opérateurs de téléphonie mobile (GSMA).
Une adoption renforcée par la pandémie de Covid-19
Dans son rapport intitulé « Le point sur le secteur : les services de mobile money dans le monde, Résumé 2024 », publié en avril dernier, la GSMA explique que cette croissance a été en grande partie impulsée par la pandémie de Covid-19. Durant cette période, les diasporas du monde entier ont adopté massivement les transferts via mobile money pour répondre aux besoins urgents de leurs proches en Afrique.
Cette habitude, née de la nécessité d'effectuer des transactions rapides, sécurisées et abordables, a perduré, notamment en raison du faible taux de bancarisation sur le continent. Le mobile money s'est ainsi imposé comme une alternative essentielle aux services bancaires traditionnels. Les transferts internationaux via mobile money ont crû de 16 milliards de dollars en 2021 pour atteindre les 29 milliards de 2023.
Une part significative dans le marché du mobile money
En 2023, les transferts internationaux par mobile money ont représenté 3,18 % des 912 milliards de dollars échangés via mobile money en Afrique subsaharienne. Bien qu'ils constituent une part modeste, ces transferts jouent un rôle clé dans le secteur. Les paiements marchands, une autre composante majeure, ont atteint 74 milliards de dollars, soit environ 8,11 % du montant total des transactions par mobile money, en hausse de 14 % par rapport à 2022. Par ailleurs, les transferts entre banques et mobile money (dans les deux sens) ont progressé de 15 % sur un an, atteignant 210 milliards de dollars en 2023 selon la GSMA.
Défis et recommandations pour le développement des transferts internationaux
Malgré cette forte croissance, le développement des transferts internationaux via mobile money en Afrique subsaharienne est freiné par des défis structurels. Parmi ceux-ci figure la faible adoption des services financiers mobiles, malgré une pénétration importante de la téléphonie mobile. En 2023, la région comptabilisait 856 millions d’abonnements à des services mobile money pour 980 millions d’abonnements téléphoniques.
Pour accélérer le développement de ce secteur, la GSMA recommande de multiplier les partenariats entre opérateurs télécoms et banques afin de favoriser l’interopérabilité et de réduire les coûts de transaction. Parallèlement, les gouvernements pourraient soutenir ces initiatives en investissant dans les infrastructures numériques dans les zones reculées et en adoptant des réglementations favorables. Ces actions rendraient les services de mobile money encore plus accessibles et renforceraient leur impact sur l’inclusion financière à l’échelle mondiale.
Samira Njoya
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Des entrepreneurs africains et moyen-orientaux, porteurs de projets novateurs, sont à l'honneur pour des solutions qui allient impact social et transformation numérique. En mettant en avant ces start-up, le Prix Orange de l'entrepreneur social célèbre l'ingéniosité au service des défis régionaux.
Les grands lauréats internationaux du Prix Orange de l’entrepreneur social en Afrique et au Moyen-Orient (POESAM) sont connus. Il s'agit de la start-up marocaine SAVEY, de la tunisienne WeFix, et de l'ivoirienne Cocoa Shield. Elles ont été officiellement dévoilées au public, le mardi 12 novembre, lors d’une cérémonie internationale organisée à Casablanca au Maroc.
Selon le communiqué d'Orange, ces lauréats se sont distingués parmi 1600 candidats issus de 17 pays. Les projets primés dans cette 14e édition du POESAM couvrent divers domaines, notamment l'éducation, la santé, l'e-commerce, l'agriculture et l'environnement.
🥇La startup 🇲🇦#Savey remporte le Grand Prix International du #POESAM2024 en présence de @younessekkouri Ministre de l’Inclusion Economique, de la Petite Entreprise, de l’Emploi et des Compétences, de @Cheydema et @jerome_henique d'@orange
— Orange Africa & Middle East (@orangeafrica) November 12, 2024
Plus d'infos : https://t.co/Mmw1iwUwT9 pic.twitter.com/x9C2McbAjO
Pour le Grand Prix international, la première place a été attribuée à la start-up marocaine SAVEY, qui propose une solution numérique et logistique pour réduire le gaspillage alimentaire, en proposant des produits alimentaires invendus ou proches de la date limite de consommation. Elle remporte un financement de 25 000 €.
La deuxième place est obtenue par la start-up tunisienne WeFix, qui met en avant une solution numérique visant à accompagner les particuliers et entreprises dans la gestion durable de leurs appareils électroniques et électroménagers. Cette start-up reçoit un financement de 15 000 €.
A la troisième place se trouve la start-up ivoirienne Cocoa Shield, une solution combinant IA et IoT pour surveiller et suivre les cultures de cacao et lutter contre les maladies qui les affectent. La start-up remporte un prix de 10 000 €.
Le Prix féminin international, récompensant une start-up dirigée par une femme avec un fort impact, a été attribué à MyTindy (Maroc). Il s'agit d'une plateforme en ligne reliant des artisans à des clients internationaux, permettant ainsi la vente directe et autonome de leurs produits. Elle reçoit un financement de 20 000 €.
Enfin, le prix coup de cœur a été décerné à Intella, une start-up égyptienne développant une solution de réduction du fossé entre les avancées de l'intelligence artificielle et le monde arabophone, via un moteur de transcription multi-dialecte arabe de la parole au texte, parmi les plus précis au monde.
En plus de ces distinctions, les gagnants nationaux du POESAM 2024, présents dans les 17 marchés d’Orange Middle East and Africa, bénéficieront d'un accompagnement au sein des Orange Digital Centers, leur offrant ainsi la possibilité de développer leurs activités au-delà de leurs frontières nationales, à travers ce réseau présent en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe.
Samira Njoya
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Chaque année, de nombreux Africains s’installent à l’étranger en quête de meilleures opportunités. Cet entrepreneur nigérian soutient les migrants comme lui, en leur permettant d’aider financièrement leurs proches restés au pays.
Emmanuel Ogbodo (photo) est un informaticien et un entrepreneur nigérian basé au Royaume-Uni. Il est le fondateur et le président-directeur général d’OhentPay, une start-up de technologie financière spécialisée dans les transferts internationaux d’argent.
Fondée en 2018, OhentPay est une plateforme de transfert de fonds basée au Royaume-Uni, qui s’adresse aux particuliers et aux entreprises. Elle permet à ses utilisateurs d’envoyer et de recevoir de l’argent de manière simple et rapide, facilitant les échanges entre amis, famille et proches partout dans le monde. La plateforme prend en charge jusqu’à 40 devises, avec des taux de change avantageux.
OhentPay cible principalement les millions de Nigérians résidant à l’étranger, simplifiant les transactions commerciales internationales grâce à des frais fixes, transparents, et sans frais cachés. Actuellement, l’entreprise est présente dans plus de 190 pays, incluant l’Australie, la Belgique, la France, les Etats-Unis, le Canada et l’Estonie.
Emmanuel Ogbodo est diplômé de l’université de Greenwich, au Royaume-Uni, où il a obtenu en 2017 un bachelor en ingénierie informatique. Sa carrière professionnelle a commencé en 2013 à l’Agence nationale de développement des technologies de l’information du Nigeria où il était le formateur en programmation.
En 2015, il a rejoint Facebook en tant qu’ingénieur logiciel, puis en 2017, il a intégré Mobile Worker Plus, une entreprise de logiciels et de technologie, en tant qu’ingénieur logiciel et consultant DevOps. En 2018, il a occupé le poste de développeur full stack chez Gigaclear, une société britannique de télécommunications.
Melchior Koba
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Il est un entrepreneur primé, fort d’une solide expérience dans le marketing et les affaires numériques. Il a fondé plus de cinq entreprises dans des secteurs variés, notamment la finance, la mobilité et la logistique.
Wilson Ganga (photo) est un entrepreneur en série et homme d’affaires angolais. Il est le fondateur et président-directeur général de Paypay Africa, une fintech créée en 2020, spécialisée dans les solutions de paiement mobile pour le commerce électronique en Afrique. Son ambition est de rendre les services financiers plus inclusifs et les paiements plus pratiques.
Paypay Africa propose une application mobile permettant d’envoyer et de recevoir de l’argent, de régler des factures d’électricité, d’eau, de télévision, de recharger des téléphones et d’effectuer des achats dans divers commerces. La start-up aide également ses utilisateurs, particuliers comme entreprises, à faire des économies en supprimant les frais de maintenance et en offrant des réductions à ses clients.
Sur le site web de l’entreprise, on peut lire que son objectif est « de permettre aux Angolais d’effectuer des virements internationaux via Paypay et de faire de l’application la meilleure application de paiement en Angola ».
En 2015, Wilson Ganga a cofondé Tranzind Delivery, une entreprise de commande en ligne et de marketing, au sein de laquelle il siège aujourd’hui au conseil consultatif. En 2016, il a également cofondé Tupuca, une start-up de livraison où il occupe un poste au conseil d’administration. L’année suivante, il a lancé G-Smart Solutions, une entreprise spécialisée dans les services numériques aux entreprises.
Wilson Ganga est aussi PDG de G-Corporate, une société d’investissement en Angola. En 2021, il a cofondé Gafran International, une société de transport et de logistique, et en 2023, il a fondé Avança Na Vida, une start-up de microcrédit. Il est aussi membre du conseil d’administration du groupe angolais Dinelia.
L’Angolais est diplômé de l’University of Saint Francis, aux Etats-Unis, où il a obtenu en 2015 un bachelor en administration des affaires, avec une spécialisation en gestion et opérations. En 2018, il a été distingué par le prix d’Entrepreneur de l’année lors des Sirius Awards de Deloitte.
Melchior Koba
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Il s’engage à autonomiser la jeunesse africaine en lui offrant les outils et les conseils nécessaires pour atteindre son plein potentiel. Grâce à la technologie, il a déjà pu toucher des milliers de jeunes à travers le continent.
Patrick Ngounou (photo) est le fondateur et le président-directeur général de Student’s Mag, une start-up qui vise à améliorer l’accès à l’éducation et à l’emploi en Afrique. Originaire du Cameroun, il aspire à faire de cette entreprise le partenaire incontournable des étudiants africains.
En 2008, Student’s Mag n’était qu’un annuaire de 152 pages, répertoriant les offres de formation au Cameroun. Au fil des années, la demande des parents pour des informations éducatives a fortement augmenté, ce qui a poussé Patrick Ngounou et son équipe à imaginer une solution plus pérenne. C’est ainsi qu’est née la start-up Student’s Mag en 2023.
Aujourd’hui, grâce à la technologie, Student’s Mag connecte talents, experts, institutions académiques et entreprises dans toute l’Afrique. La plateforme démocratise l’accès à l’information et accompagne les jeunes dans leur parcours éducatif et professionnel, avec une offre complète d’orientation scolaire et professionnelle adaptée aux besoins des étudiants africains. Elle propose un éventail de services pour guider les étudiants dans leurs choix de formation et faciliter leur insertion sur le marché de l’emploi.
Les jeunes utilisateurs de la plateforme peuvent accéder à des répertoires numériques d’universités, à un portail d’emploi doté d’une intelligence artificielle, ainsi qu’à des offres de bourses dans des établissements partenaires. Les universités, centres de formation et entreprises peuvent également se promouvoir via ces plateformes.
« Depuis notre lancement, plus de 2000 étudiants ont déjà bénéficié de nos services et ont pu trouver des orientations et des ressources précieuses pour leur parcours académique et professionnel. Cet impact direct sur la vie des jeunes Africains est la plus grande récompense de notre travail », déclare Patrick Ngounou à We Are Tech Afrique. La start-up a déjà sensibilisé plus de 4000 jeunes et référence 1400 établissements à travers le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Gabon et le Togo.
Patrick Ngounou possède aussi une solide expérience dans la mobilité internationale et l’entrepreneuriat. En 2006, après trois ans en tant que consultant junior en mobilité internationale, il fonde Advisers Agency, un cabinet spécialisé dans l’accompagnement des étudiants africains souhaitant étudier à l’étranger. En 2012, il diversifie ses activités en lançant Advisers Services Sarl, une entreprise de transport de marchandises qui a travaillé notamment pour des sociétés comme Guinness, Bolloré et Fobert Centrafrique.
Après avoir obtenu son baccalauréat, Patrick Ngounou a étudié les mathématiques pendant un an à l’université de Yaoundé 1. En 2003, il rejoint le Cambridge International College où il décroche en 2006 un diplôme d’études supérieures en finance. Il est actuellement inscrit au Global International MBA en entrepreneuriat d’impact de l’université catholique du Sacré-Cœur de Milan.
Membre actif de la Jeune chambre internationale (JCI), Patrick Ngounou a obtenu la troisième place au Prix Orange de l'entrepreneur social en Afrique et au Moyen-Orient (POESAM) 2024, au Cameroun.
Melchior Koba
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Il souhaite transformer l’accès des petites entreprises aux capitaux et faciliter le financement de leurs activités. Il mise sur la technologie afin d’atteindre son objectif.
Luyanda Jafta (photo) est un expert en investissement et un entrepreneur sud-africain. Il est le fondateur et le président-directeur général de The People’s Fund (TPF), une société financière.
Fondée en 2017, TPF est une plateforme de financement participatif qui aide les entreprises à lever des fonds pour exécuter des commandes destinées au gouvernement ou à d’autres sociétés, en leur fournissant le capital nécessaire pour honorer leurs contrats. Cette plateforme permet également aux particuliers de soutenir la croissance de ces entreprises, tout en facilitant leur accès aux financements.
Luyanda Jafta est aussi le fondateur et PDG de The People’s Stokvel, une société sœur de TPF. Elle offre aux Sud-Africains l’opportunité d’investir dans de petites entreprises appartenant à des entrepreneurs noirs.
En parallèle, il est à la tête de Paybook, une entreprise fondée en 2012 spécialisée dans les réseaux sociaux. Paybook permet à ses abonnés de partager des campagnes de marques sur leurs profils, leur offrant ainsi des gains basés sur le nombre de visiteurs uniques, les leads, ou les commissions sur les ventes générées pour les marques.
Entrepreneur en série, Luyanda Jafta a également fondé Whole In One en 2010, un journal destiné aux étudiants et aux jeunes. En 2016, il a cofondé Box A Veg, une entreprise de livraison de produits biologiques à domicile, qui offre aux petits agriculteurs un revenu stable et aux Sud-Africains un moyen pratique de consommer des produits sains.
Luyanda Jafta est diplômé de l’université de Witwatersrand où il a obtenu en 2011 un bachelor en économie, assurance et investissement.
Melchior Koba
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Il possède plus de 25 ans d’expérience dans le développement de services numériques en Afrique. Ses solutions innovantes lui ont valu de nombreuses récompenses et distinctions, aussi bien sur le plan national qu’international.
Jil-Alexandre N’Dia (photo) est un entrepreneur ivoirien. En 1998, il fonde avec un ami, Daniel Ahouassa, Weblogy, une fintech et un groupe de média numérique qui s’est donné pour mission d’accélérer la transformation digitale en Afrique.
Weblogy fournit des services numériques, principalement en Afrique francophone, en créant des sites web, des applications mobiles et des campagnes de marketing en ligne qui apportent des avantages commerciaux aux entreprises et aux marques. L’entreprise s’est donné pour mission d’accompagner le développement des pays africains en intégrant les nouvelles technologies.
En plus de ses activités digitales, Weblogy propose des services de conseil et met à la disposition des start-up des espaces de travail pour les aider à développer leurs projets. En tant que fintech, l’entreprise s’engage également à promouvoir l’inclusion financière et à répondre aux besoins croissants de paiements rapides et sécurisés. Depuis 2016, elle offre des cartes prépayées VISA baptisées Abidjan.net.
Conçues en partenariat avec VISA et des banques, les cartes Abidjan.net sont des porte-monnaies électroniques rechargeables qui ne nécessitent pas de compte bancaire. Pour simplifier les paiements en ligne, Weblogy a aussi lancé une application appelée APAYM. Ce portail permet aux utilisateurs de gérer leurs cartes Abidjan.net ainsi que d’autres cartes bancaires nationales et internationales.
A ce jour, Weblogy a réalisé plus de 3000 projets web et mobiles pour un portefeuille de plus de 700 clients à l’international. Elle dispose d’un réseau publicitaire indépendant couvrant 48 pays, avec plus de 20 millions de visiteurs uniques par mois, et est présente dans 11 pays grâce à six bureaux et six représentations commerciales.
Jil-Alexandre N’Dia est aussi le président de l’organisation non gouvernementale J’aime Jacqueville, qui œuvre pour l’inclusion financière en milieu rural, la vulgarisation des nouvelles technologies et la promotion de la santé et du bien-être. Par ailleurs, il occupe la fonction de vice-président de la Fondation Kaydan. Cette dernière, initiée par plusieurs entrepreneurs ivoiriens, vise à contribuer au développement d’une véritable culture entrepreneuriale en Afrique, et plus particulièrement en Côte d’Ivoire.
Jil-Alexandre N’Dia est titulaire d’un bachelor en gestion des systèmes d’information obtenu en 1999 à l’Indiana University Bloomington. Il a été honoré en 2013 par le prix d’excellence de l’entrepreneuriat jeune décerné par le président de la République ivoirienne et a reçu en 2019 le second prix d’excellence pour le développement de la communication.
Il est également officier de l’Ordre national de Côte d’Ivoire et officier de l’Ordre du Mérite ivoirien. En 2021, il a remporté le prix de la meilleure fintech d’Afrique francophone, décerné par Global Technology Partners, une entreprise spécialisée dans le traitement des paiements prépayés, en partenariat avec Visa. En 2022, Jil-Alexandre N’Dia a été élevé au rang de commandeur de l’Ordre du mérite des postes et télécommunications de Côte d’Ivoire.
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Ingénieur logiciel de formation, il a acquis une solide expérience en travaillant dans des entreprises fintech. Aujourd’hui entrepreneur, il développe des solutions technologiques pour répondre aux besoins des start-up du secteur financier.
Serigne Bassirou Diaby (photo) est un entrepreneur technologique sénégalais spécialisé dans la finance. Il est un cofondateur et le président-directeur général d’ALAL Sénégal, une start-up qui propose ses services aux entreprises de technologies financières.
Fondée en 2023, ALAL Sénégal propose une plateforme API (interface de programmation d’applications) destinée aux start-up fintech d’Afrique francophone. Cette plateforme permet aux entreprises d’intégrer diverses fonctionnalités financières à leurs produits, telles que le lancement de programmes de cartes personnalisées, l’utilisation de terminaux de paiement (TPE), ainsi que des solutions de paiement par mobile money et comptes bancaires.
La start-up met à disposition une suite d’API et de widgets facilitant l’émission de cartes prépayées sans nécessité de collaboration avec une banque partenaire ni de certification PCI DSS (une norme mondiale en sécurité des paiements). Actuellement, ALAL Sénégal collabore avec 20 partenaires et couvre plusieurs pays d’Afrique francophone.
Serigne Bassirou Diaby est diplômé de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, au Sénégal. Il y a obtenu un bachelor en informatique en 2019 et un master en intelligence artificielle et business intelligence en 2020.
Sa carrière professionnelle a débuté en 2018 chez Oolu, une entreprise d’énergie durable et de services financiers en Afrique de l’Ouest, où il occupait le poste d’ingénieur logiciel. En 2021, il a rejoint la fintech PayDunya, également en tant qu’ingénieur logiciel, avant d’être promu en 2022 au poste de directeur de l’innovation, rôle qu’il a exercé jusqu’en 2023.
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