La Côte d’Ivoire ambitionne de devenir un hub aérien en Afrique de l’ouest. Pour y parvenir, le gouvernement a sollicité l'expertise de la start-up californienne Zipline, considérée comme le leader mondial de la livraison logistique instantanée par drones.
Zipline, une société américaine de livraison de produits médicaux qui conçoit, fabrique et exploite des drones de livraison, va déployer ses services dans les prochains jours en Côte d’Ivoire. La société a récemment reçu le certificat d’exploitation des aéronefs automatisés (CEAT) délivré par l’Autorité nationale de l’aviation civile (ANAC) de la Côte d’ivoire.
Le CEAT, qui est une condition essentielle pour le vol de tout aéronef automatisé dans le pays, a été présenté le vendredi 6 janvier lors d’une cérémonie, sous l’égide du ministère des Transports et du ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle.
A en croire Diop Boubakar, représentant du ministère des Transports, la Côte d’ivoire a placé le transport aérien au cœur de ses priorités dans son plan de développement pour l'émergence. « Pour ce faire, la mission assignée au girecteur général de l'ANAC par le ministère des Transports est de faire de notre pays un hub aérien en Afrique de l'Ouest et du Centre avec un développement conséquent des infrastructures aéronautiques et aéroportuaires. C'est un défi que l'Agence vient de réussir en octroyant cette certification qui est une première en Afrique francophone », a-t-il déclaré.
C’est en décembre 2021 que Zipline a décidé d’étendre ses services en Côte d’Ivoire. La société avait annoncé la signature d’un accord de partenariat avec le ministère ivoirien de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture sanitaire universelle. L’accord qui est en cours prévoit que Zipline livre des vaccins, des médicaments, des produits sanguins et d’autres fournitures médicales aux établissements de santé dans tout le pays, y compris dans les zones reculées et difficiles d'accès. Le partenariat devrait déboucher sur la création de nombreux emplois pour les autochtones, car Zipline devrait trouver des talents locaux pour gérer les centres de distribution.
Dans le cadre de ce partenariat, Zipline devrait également construire et exploiter quatre centres de distribution à partir desquels les produits sanguins, les vaccins et les produits médicaux seront stockés et distribués à plus de 1 000 établissements de santé à travers le pays. Le premier centre de distribution situé à Daloa devra être mis en service dans les semaines à venir.
Depuis qu’elle a commencé à effectuer des livraisons de drones médicaux au Rwanda en 2016, Zipline n’a cessé d’étendre ses activités de logistique médicale instantanée à d’autres pays africains, comme le Ghana, le Nigeria et le Kenya.
Samira Njoya
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Le gouvernement nigérien a annoncé l’adoption d’une nouvelle Stratégie nationale de la cybersécurité en vue de renforcer la transformation numérique du pays. L’information est issue du compte rendu du Conseil des ministres tenu le mardi 27 décembre à Niamey. Ladite Stratégie sera mise en œuvre autour de quatre principaux axes et s’étendra sur cinq ans, notamment de 2023 à 2027.
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La transformation numérique et la demande en connectivité à haut débit s’accélèrent à travers l’Afrique. Le gouvernement marocain s’est donné pour objectif de garantir l’Internet dans tout le pays, y compris dans les localités les plus éloignées.
Le développement du haut et très haut débit figure au premier rang des priorités fixées dans le cadre de la note d’orientations générales pour le développement du secteur des télécommunications à horizon 2023 au Maroc.
Lundi 26 décembre, la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l'administration, Ghita Mezzour (photo), a répondu aux questions orales posées par le groupe Authenticité et modernité (PAM) à la Chambre des représentants sur la connexion du monde rural au réseau Internet.
La ministre a fait savoir que 9 225 localités sur 10 740 ont été connectées à Internet entre 2018-2023 dans le cadre de la première phase du Plan national pour le développement du haut et très haut débit. Selon Ghita Mezzour, les localités restantes seront couvertes d’ici la fin de l'année prochaine, révélant que son département prépare actuellement le lancement de la deuxième phase de ce plan, qui concerne 1 700 nouvelles zones, en veillant à détecter les régions qui connaissent un déficit sur le plan de la couverture Internet.
Il faut dire que ces dernières années le gouvernement marocain a fait beaucoup d’efforts pour satisfaire la population en matière de connexion Internet. A en croire Cable.co.uk dans rapport de 2022 qui compare les offres Internet dans 220 pays à travers le monde, le Maroc est le neuvième pays africain où la vitesse de connexion est la plus rapide avec 13,03 mégabits par seconde (Mbps).
D’autres domaines ont également été évoqués par la ministre le 26 décembre. Parlant de l'encadrement et l'accompagnement des start-up actives dans le domaine de l'informatique, elle a déclaré que les quatre Technoparks qui existent dans le pays accompagnent actuellement 450 start-up, pour un chiffre d'affaires de 86 millions de dollars, dont 25% exportent leurs produits numériques à l'étranger.
Samira Njoya
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Maroc : le groupe Thales investira 33,3 millions de dollars dans la cybersécurité
L’outsourcing est un secteur stratégique pour le Maroc, notamment en matière de création d’emplois pour les jeunes. Des partenariats dans ce sens sont signés avec l’objectif de faire du royaume l’une des meilleures destinations technologiques et techniques en Afrique.
Thales, un groupe d'électronique français spécialisé dans l'aérospatiale, la défense, la sécurité et le transport terrestre, va investir plus de 350 millions de dirhams (33,3 millions de dollars) dans le secteur de la cybersécurité au Maroc.
Un mémorandum d’entente relatif à un projet d'investissement dans le secteur de l'outsourcing a été signé, jeudi 22 décembre, entre la ministre de la Transition numérique et de la Réforme de l'administration, Ghita Mezzour (photo, à gauche), et le président directeur général de la société Thales Holding Maroc, Hicham Alj (photo, à droite).
A travers le mémorandum, Thales entend mettre sur pied un centre nearshore pour servir ses clients à l’international, ce qui permettra de créer près de 150 emplois directs à forte valeur ajoutée dans le pays.
Sur Twitter, Ghita Mezzour a déclaré que ce protocole d'accord vient « renforcer la position du royaume du Maroc en tant que pôle économique régional » et porte le bilan des emplois créés grâce aux partenariats depuis novembre 2021 dans le secteur numérique à plus de 15 800 emplois, pour un investissement global d’un milliard et 10 millions de dirhams.
Ces deux dernières années, le Maroc a multiplié les partenariats dans le domaine du numérique. Des milliers de nouveaux emplois directs et stables sont prévus dans plusieurs villes du pays en vue de la construction et l'équipement d'écoles numériques et de codage, de pôles d'innovation, ainsi que la création de plateformes régionales pour le développement de programmes de formation en upskilling et reskilling. Ces partenariats renforcent ainsi davantage la place du numérique dans l’économie du pays comme étant l’un des pourvoyeurs les plus importants d’emploi pour les jeunes et un levier de développement régional.
Selon Hicham Alj, le futur centre nearshore permettra de s’adresser directement au marché de la cybersécurité en Afrique, mais aussi d’assister le groupe dans ses projets internationaux. « Cet accord renforce notre présence de plus de quarante ans dans le royaume et nous prévoyons l’ouverture d’une nouvelle antenne à Casablanca en 2023 » a-t-il déclaré
Samira Njoya
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La question de la cybercriminalité est plus que jamais d’actualité en Afrique avec l’accélération de la numérisation. Les attaques de plus en plus ciblées poussent les pouvoirs publics africains à structurer leur défense numérique.
Le Tchad est sur la voie de se doter d'une Stratégie nationale de cybersécurité. Le ministère des Télécommunications et de l’Economie numérique et l’Agence Nationale de Sécurité Informatique et de Certification Electronique (ANSICE) ont procédé, mercredi 14 décembre, au lancement des travaux de l’élaboration de ladite stratégie en présence du ministre en charge des Télécommunications, Mahamat Allahou Taher.
Elaborée en partenariat avec l’Union internationale des télécommunications (UIT), la future Stratégie nationale de cybersécurité vise à trouver les moyens permettant de mieux lutter contre toutes formes d’attaques cybernétiques. « Il est important de mesurer les enjeux relatifs à la cybersécurité afin de définir et prioriser les réponses à adopter pour mettre en place une stratégie capable de fournir à l’ensemble des structures une plus grande sécurité numérique », a déclaré Mahamat Allahou Taher.
Ces derniers jours, le Tchad a accéléré ses efforts pour renforcer sa cybersécurité. Le 5 décembre, deux projets de loi ont été adoptés pour renforcer la cybersécurité du pays : le premier ratifie l’ordonnance N°007/PCMT/2022 du 31 août 2022 relative à la cybercriminalité et la cyberdéfense, et le second ratifie l’ordonnance N°008/PCMT/2022 du 31 août 2022 relative à la cybersécurité.
Pour renforcer les textes, le gouvernement a décidé d’avancer considérablement dans la mise en place de la Stratégie nationale de la cybersécurité qui est à la traîne depuis quelques années. En 2019, une assise réunissant des participants de 32 institutions nationales et régionales s'est tenue dans le pays. L'une des résolutions des échanges était l'accélération du processus d’élaboration de la stratégie nationale de Cybersécurité au Tchad.
Rappelons qu'en février, le pays a également accueilli des experts en cybersécurité venus de divers pays et de la sous-région pour discuter des questions liées à la méthodologie d’évaluation, la politique stratégique de cybersécurité, le commerce en ligne, la banque, le cadre juridique et réglementaire et les normes de technologie.
Samira Njoya
Le secteur de la tech et du numérique est en pleine expansion dans la région d’Afrique de l’Est et joue un rôle de plus en plus important dans les économies des pays. Pour les accompagner dans ce développement et favoriser l’intégration numérique, des institutions font des financements importants.
La Banque mondiale a octroyé environ 15 millions de dollars pour renforcer et accélérer les efforts d'intégration numérique régionale dans la Communauté d'Afrique de l'Est (CAE) qui regroupe sept pays à savoir le Burundi, le Kenya, l'Ouganda, le Rwanda, le Soudan du Sud, la Tanzanie, et la République démocratique du Congo.
Selon un communiqué publié par la CAE le samedi 17 décembre, la Banque mondiale, par le biais de son initiative de marché numérique unique (SDM), entend soutenir la région pour qu'elle devienne un pôle d'investissement, d'innovation et de croissance numérique plus profondément intégré et plus dynamique.
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— East African Community (@jumuiya) December 16, 2022
The World Bank has earmarked about $15 million for the EAC, to enhance & accelerate regional digital integration efforts across the region.
EAC SG @pmathuki held a meeting with the project’s team on this at the @WorldBank main offices in Washington,D.C@WorldBankAfrica pic.twitter.com/FFQ7YWpKnN
A en croire Peter Mathuki, le secrétaire général de la CAE, ces fonds seront utilisés pour créer, entres autres, des centres régionaux d'innovation numérique dans l'ensemble des Etats partenaires pour répondre aux défis numériques. « Ce soutien renforcera encore la compétitivité de la région et le développement des compétences qui sont au cœur de la réussite de la transformation numérique », a-t-il déclaré.
La communauté des pays d’Afrique de l’Est place en effet l’économie numérique et le développement des infrastructures parmi ses priorités. Les pays membres de la CAE ont décidé il y a deux ans d’aligner leurs réglementations fiscales en matière d’économie numérique, dans l’espoir d’augmenter les revenus issus du secteur des TIC. L’uniformisation de la réglementation fiscale du secteur des TIC au sein de la CAE devrait permettre aux autorités de mieux faire face aux grands groupes mondiaux du numérique dans les années à venir.
Selon une étude menée en 2020, par la Société financière internationale (SFI) du groupe de la Banque mondiale, l’économie de l’Internet, dans le PIB des pays, devrait atteindre, en 2025, 9,24% au Kenya, 5,96% au Rwanda, 4,57% en Tanzanie, 4,18% en Ouganda.
Pour atteindre ces chiffres, la communauté pourra compter sur la Banque mondiale et son initiative de marché numérique unique. Le communiqué indique que le projet se concentrera sur le développement et l'intégration du marché de la connectivité, ce qui impliquera la création d'un environnement juridique, réglementaire et institutionnel favorable aux technologies de l'information et de la communication pour renforcer la numérisation dans la région.
Samira Njoya
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Fondée en 2014, la start-up américaine de livraison a réussi son pari, celui de développer un écosystème de travail, depuis les drones et le logiciel de logistique jusqu'au système de lancement et d'atterrissage.
Zipline, la société américaine de livraison de produits médicaux qui conçoit, fabrique et exploite des drones de livraison a signé un renouvellement de partenariat de 61 millions de dollars avec le gouvernement rwandais.
Les détails de ce nouveau partenariat ont été dévoilés le jeudi 15 décembre. Selon les deux entités, ce partenariat élargi ajoutera de nouveaux sites de livraison dans les zones rurales et urbaines du pays, ce qui devrait permettre de tripler le volume de livraison. La start-up californienne prévoit de réaliser près de 2 millions de livraisons et parcourir plus de 200 millions de kilomètres avec ses drones autonomes dans le pays africain d'ici 2029.
Selon la PDG du Rwanda Development Board, Clare Akamanzi, le nouvel accord permettra « de renforcer la chaîne d'approvisionnement en soins de santé du Rwanda, lutter contre la malnutrition et soutenir l'industrie de l'écotourisme du pays ».
C’est la deuxième fois que le gouvernement rwandais prolonge le contrat de la start-up américaine. En 2018, deux ans après son arrivée au Rwanda, le gouvernement avait annoncé par communiqué sa décision de poursuivre sa collaboration avec l’entreprise qui avait réussi sa première mission, celle de fournir un système de livraison aérienne autonome capable de livrer du sang à travers le pays.
Avec deux sites de lancement dans les villes de Muhanga et Kayonza, Zipline a déjà livré plus de 450 000 colis à ce jour, dont 215 000 cette année. La start-up revendique également 75 % de l'approvisionnement en sang du pays en dehors de Kigali. Plus de 400 hôpitaux et cliniques reçoivent du sang, des médicaments et du matériel médical quelques minutes seulement après que la commande soit passée.
Avec ce nouveau contrat, les responsables de l'entreprise espèrent convaincre d’autres marchés, ce qui leur permettrait d’étendre leurs services dans d’autres pays. Zipline opère déjà au Ghana, aux Etats-Unis, au Nigeria et au Japon, et compte lancer des opérations en Côte d'Ivoire et au Kenya.
Samira Njoya
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L'écosystème numérique de l'Afrique offre un potentiel énorme pour stimuler la reprise économique, promouvoir les opportunités, faire progresser l'égalité sociale et créer des emplois. Il est donc urgent de développer cet écosystème pour obtenir ces résultats.
Le président américain Joe Biden (photo) a plaidé le mercredi 14 décembre pour créer un vaste partenariat avec l’Afrique, au deuxième jour du sommet Afrique — Etats-Unis qui s’est tenu à Washington du mardi 13 au jeudi 15 décembre.
L’administration Biden entend consacrer 55 milliards de dollars à l’Afrique d’ici trois ans dans plusieurs domaines parmi lesquels le numérique. Le président américain a annoncé, à cet effet, le lancement d'une nouvelle initiative de Transformation numérique en Afrique (DTA).
L’initiative a pour objectif d’élargir l'accès au numérique et l'alphabétisation et de renforcer les environnements numériques favorables sur tout le continent. En collaboration avec le Congrès, cette initiative vise à investir plus de 350 millions de dollars et à faciliter plus de 450 millions de dollars de financement pour l'Afrique.
Lors du même sommet, d’autres projets importants ont été annoncés. Le leader des cartes de crédit Visa a annoncé son intention d’investir un milliard de dollars en Afrique d'ici 2027 pour développer ses activités, déployer de nouvelles technologies innovantes et renforcer sa collaboration avec ses partenaires. L'entreprise américaine d'informatique Cisco Systems et son partenaire Cybastion ont annoncé quant à eux des investissements pour 858 millions $ dans le domaine de la cybersécurité à travers une dizaine de contrats en Afrique.
Le groupe ADB a lui aussi annoncé consacrer 500 millions de dollars pour développer la technologie du cloud en Côte d'Ivoire notamment. Microsoft a fait part d'un programme visant à faciliter l'accès à Internet via satellite pour 10 millions de personnes dans le monde dont la moitié en Afrique, dans le cadre d'efforts visant à combler la fracture numérique persistante entre riches et pauvres. Selon l’AFP, ce projet devrait permettre d'apporter un accès à Internet pour la première fois à des régions reculées d'Egypte, du Sénégal ou encore de l'Angola.
Signalons que les projets suscités rentrent dans la stratégie de transformation numérique de l'Union africaine et dans la stratégie américaine en faveur de l'Afrique subsaharienne. « Ce sont des investissements à long terme qui vont bénéficier vraiment aux gens, créer de nouveaux emplois bien payés, y compris ici aux Etats-Unis, et élargir les opportunités de tous nos pays pour les années à venir », a déclaré Joe Biden.
Samira Njoya
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Le Congo mise sur l’année 2023 pour avancer considérablement dans la réalisation de ses projets numériques. Pour cela, le gouvernement multiplie des accords et partenariats avec des sociétés spécialisées dans le domaine.
Le ministre congolais de l’Economie numérique, Léon Juste Ibombo (photo, à gauche), a signé le mardi 13 décembre à Brazzaville un mémorandum d’entente avec Sivakumaran Kathiresan (photo, à droite), le vice-président d’ATDXT, une société indienne spécialisée dans la transformation numérique.
L’accord signé entre le gouvernement congolais et la société basée à Dubaï vise à accompagner le pays dans la réalisation de plusieurs projets dont le plus important est la numérisation de la Société des postes et de l’épargne du Congo (Sopéco).
J'ai signé un Mémorandum d'entente avec la société https://t.co/qUYFThzIf3 pour, entre autres, accélérer la transformation numérique @PosteCongo https://t.co/eZbT5JM0Wf pic.twitter.com/Vl8FIUtW5x
— Léon-Juste Ibombo (@LeonJuste) December 13, 2022
S’exprimant sur l’objectif de ce mémorandum, Sivakumaran Kathiresan a déclaré qu’il vise à « la construction des infrastructures numériques en vue de contribuer à la digitalisation de l’économie congolaise. Nous allons construire des datas center, financer la numérisation de la Sopéco, favoriser la relance de ses activités et procéder à la conception des guichets uniques au Congo ».
La signature de ce mémorandum est l’un des multiples accords signés par le gouvernement congolais cette année. Le pays s’est allié à plusieurs partenaires pour la construction d'infrastructures de choix, en vue de numériser le Congo dans sa marche vers la résilience. En novembre, le ministre en charge du Numérique a signé un accord avec la société canadienne Casimir Network pour la formation des talents locaux sur les technologies innovantes, la construction et l’opérationnalisation d’un datacenter qui hébergera les serveurs des services de blockchain du pays.
Avec la société ATDXT, qui est également implantée en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis d'Amérique, en Inde et en République démocratique du Congo, le Congo ambitionne de profiter de l'expertise indienne pour mettre en œuvre sa politique de développement du numérique et atteindre les objectifs de la stratégie numérique « Congo numérique 2025 »
Samira Njoya
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Depuis quelques années, le gouvernement égyptien s’est engagé dans le développement de l’infrastructure numérique du pays, ainsi que l’adoption de nombreux projets nationaux qui se focalisent sur la dématérialisation de l’économie égyptienne.
Le Sénat égyptien a approuvé, le dimanche 11 décembre, lors de sa session plénière un projet de loi instituant la création du « Fonds Egypte numérique », présenté par le gouvernement.
Le rapport du Sénat indique que le projet de loi est conforme à la Vision 2030 de l'Egypte et à sa stratégie pour réaliser sa transformation numérique. Il vise entre autres à simplifier la prestation des services publics par la mise en place d’un système électronique.
Selon le même rapport, le ministère des Communications et des Technologies de l'information s'est engagé dans la « construction d'une Egypte numérique », sur la base d'une vision globale qui vise à devenir la pierre angulaire de la transformation de l'Egypte en une société numérique.
Pour y parvenir, des stratégies sont envisagées, à savoir la mise en place d'un gouvernement connecté et intégré numériquement, l'expansion de la fourniture de services automatisés, le développement des mécanismes du système de transformation numérique, la mise en œuvre de plans et initiatives pertinentes, le financement des secteurs de l'Etat pour fournir leurs services de manière optimale…
La création du fonds numérique égyptien sera donc l'un des piliers de la numérisation de tous les services de l'Etat. En juillet, le gouvernement égyptien a lancé la plateforme « Digital Egypt » qui offre 125 services gouvernementaux. Le même mois, le ministre égyptien des Finances, Mohamed Maait, a annoncé que le gouvernement avait alloué 319,1 millions de dollars dans le budget de l’exercice 2022-2023 pour les projets de transformation numérique et de cybersécurité.
La création du Fonds Egypte numérique permettra donc également d’éradiquer l'analphabétisme numérique, en incitant les citoyens à passer à la numérisation dans toutes leurs transactions, sans charges financières supplémentaires.
Samira Njoya
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