Le ministre malien de la Communication, de l'Économie numérique et de la Modernisation de l’administration, Alhamdou Ag Ilyène, a rencontré le mardi 18 février Jana Kunicova, directrice sectorielle du numérique pour l'Afrique de l'Ouest et centrale à la Banque mondiale. Les échanges ont porté sur la numérisation de l'administration, le développement des infrastructures et les enjeux de cybersécurité et d'intelligence artificielle. À l’issue de la rencontre, la Banque Mondiale a réaffirmé son engagement à accompagner le Mali dans sa transition numérique.

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Le gouvernement nigérien fait d’énormes efforts pour offrir des solutions innovantes aux citoyens, afin de faciliter leur quotidien. Ces initiatives visent à moderniser les services publics et à promouvoir l'accès aux technologies numériques, contribuant ainsi au développement économique et social du pays.

La Caisse Autonome des Retraités du Niger (CARENI) a inauguré, le lundi 24 février à Niamey, la plateforme numérique « CARENI COLLECTE », conçue pour optimiser l'enregistrement des pensions. Cette initiative vise à simplifier et sécuriser l'accès aux prestations pour plus de 35 000 retraités nigériens, qui perçoivent un montant mensuel global dépassant 3 milliards de francs CFA (environ 5 millions de dollars).

« L’application CARENI COLLECTE que nous lançons aujourd’hui ne se limite pas à une simple digitalisation, elle marque une transformation profonde de notre mode de gestion, articulée autour de cinq axes majeurs, dont la carte biométrique intégrant une empreinte digitale et toutes les informations nécessaires, en remplacement du livre physique », a déclaré Ali Ousseini Hadiza (photo, au centre), directrice générale de la CARENI.

Complémentaire à l’application, cette carte permettra d’identifier les fonctionnaires et de faciliter l’accès aux services de couverture médicale, réduisant ainsi la nécessité de se déplacer systématiquement à la CARENI pour chaque prise en charge. Elle contribuera également à mettre un terme aux files d’attente interminables et aux déplacements répétés des retraités.

Ce projet s’inscrit dans un cadre plus large de transformation numérique au Niger, où les institutions publiques accélèrent leur transition vers des solutions numériques. À l’instar d’autres pays, le Niger ambitionne de se positionner favorablement en Afrique et dans le monde en matière de gouvernance électronique. Selon le dernier rapport des Nations unies, le pays se classe 187e sur 193, avec un indice de 0,21157 sur 1. Ces chiffres soulignent l’urgence d’accroître les efforts pour moderniser l’administration.

La mise en œuvre de CARENI COLLECTE devrait considérablement améliorer l’accès aux pensions et aux services de couverture médicale, rehaussant ainsi la qualité de vie des retraités. Toutefois, des défis subsistent, notamment la sensibilisation et la formation des usagers aux outils numériques, ainsi que les contraintes de connectivité dans les zones rurales. Un accompagnement soutenu des retraités et une amélioration continue de la plateforme seront essentiels pour assurer le plein succès de cette initiative.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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L’exécutif djiboutien veut accélérer la transformation numérique du pays. C’est dans cette optique qu’il explore au cours des derniers mois des opportunités de partenariats, notamment avec l’Inde, le Qatar, l’Union européenne, l’UIT...

Le ministère délégué chargé de l'Economie numérique et de l'Innovation de Djibouti a engagé un programme de renforcement des compétences numériques des cadres du gouvernement. Le département a annoncé le dimanche 23 février le lancement d’une formation dans le domaine de l'infrastructure Cloud, en partenariat avec la Digital Coopération Organization (DCO), Oracle University et l’Institut national d’administration publique (INAP).

Les formations portent sur des domaines clés tels que le cloud, l’intelligence artificielle, la cybersécurité et la gestion des données, apprend-on. Ces formations sont mises à disposition des participants, issus de divers départements ministériels, sur la plateforme MyLearn d’Oracle University. Selon le ministère, ce programme est « une initiative clé pour renforcer les compétences des cadres de l'administration, afin de mieux maitriser les outils technologiques de pointe, pour améliorer nos services publics et accélérer l’innovation numérique ».

À travers cette initiative, le gouvernement djiboutien veut équiper les cadres des compétences nécessaires pour soutenir la transformation numérique du pays. La Banque mondiale estime que près de 230 millions d’emplois nécessiteront des compétences numériques en Afrique subsaharienne d’ici 2030. En attendant, les Nations unies donnent un score de 0,2800 sur 1 à Djibouti selon l’indice des infrastructures télécoms, qui fait lui-même partie de l’indice de développement de l’e-gouvernement. Pour cet indicateur, le pays a un score de 0,2911 sur 1, en dessous des moyennes africaine (0,4247) et mondiale (0,6382).

Rappelons que le gouvernement djiboutien a lancé dès 2022 le projet « Djibouti Fondement Numérique », avec le soutien financier de la Banque mondiale. L’exécutif ambitionne de doter le pays d’une économie numérique forte et inclusive d’ici 2035 en exploitant la puissance des technologies d’innovation. La stratégie déployée est établie autour d’un projet de développement du secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC) et de l’économie numérique pour contribuer à la croissance économique par sa valeur ajoutée.

Il convient de préciser qu’au-delà du renforcement des capacités des cadres, l’ensemble de la population a besoin de compétences numériques, qui constituent selon l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie (GSMA) l’une des principales barrières à l’adoption de l’Internet et, par ricochet, des services numériques. L’Union internationale des télécommunications (UIT) estime à 65% le taux de pénétration de l’Internet à Djibouti, contre 74,4% pour la téléphonie mobile.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Le gouvernement malien ambitionne de numériser l’ensemble des services publics dans les années à venir. Les premières retombées de ces efforts sont déjà visibles à travers diverses actions mises en place pour améliorer l’accès et l’efficacité des services administratifs.

Le Mali a lancé, le mardi 18 février , une plateforme numérique dédiée à sa diaspora afin de faciliter l’accès aux documents administratifs, d’identité et de voyage. Déployée dans les missions diplomatiques et consulaires à l’étranger, cette solution innovante et sécurisée vise également à renforcer la confiance des utilisateurs grâce à des protocoles de sécurité avancés et à la protection des données personnelles.

« Le lancement de cette solution et son opérationnalisation dans quinze jours témoignent de notre volonté de disposer d’une administration plus performante et réactive aux besoins des citoyens. Cette plateforme numérique marque une avancée significative en matière de modernisation et de protection des données administratives, tout en simplifiant l’accès aux documents essentiels pour nos compatriotes résidant à l’étranger », a déclaré Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.

Entièrement conçue et développée par des experts maliens, cette innovation devrait permettre de renforcer la souveraineté numérique du pays. En plus de faciliter les démarches des Maliens de la diaspora, elle bénéficiera également aux étrangers souhaitant se rendre au Mali, en numérisant le processus de demande de visa. À terme, la plateforme sera compatible avec le « Visa Liptako », un système de visa confédéral mis en place par l’Alliance des États du Sahel (AES), favorisant ainsi la mobilité régionale.

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de numérisation de l’État malien, visant à améliorer l’efficacité des services publics. Bien que le pays ait gagné 13 places dans le classement de l’e-gouvernement des Nations unies (EGDI), se positionnant 141e sur 193 pays, il reste encore des défis à relever pour améliorer davantage l’accessibilité et l’efficacité de ses services numériques.

La mise en œuvre réussie de la plateforme numérique devrait également permettre de réduire les délais et les obstacles bureaucratiques, optimisant ainsi la gestion des ressources publiques et réduisant les coûts administratifs. Une coordination étroite entre les ministères concernés sera essentielle pour garantir l’efficacité et la durabilité de ce projet.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Les autorités camerounaises ont commencé la production et la livraison des nouvelles cartes nationales d’identité. Au-delà d’un simple outil d’identification, elles sont présentées comme une autre étape vers la gestion numérisée des identités.

Depuis le lundi 17 février, les Camerounais peuvent effectuer leur pré-enrôlement en ligne pour obtenir la nouvelle carte nationale d’identité (CNI). Développée par l’entreprise allemande Augentic en partenariat avec la Délégation Générale à la Sûreté Nationale (DGSN), cette carte marque une évolution vers une identité biométrique (empreintes digitales, photo numérique haute définition, et éventuellement empreinte rétinienne, reconnaissance faciale) et numérique, riche d’enjeux sécuritaires et même économiques et sociaux pour le Cameroun.

En matière de sécurité, la nouvelle CNI est conforme aux normes ISO/IEC 9303. Elle intègre une puce électronique ou une bande MRZ (Machine Readable Zone) qui contient toutes les données enregistrées sur la carte. Elle est également dotée d’un QR code ; une version de code barre unique à chaque carte. Ces caractéristiques techniques mettent à mal la falsification et l’usurpation d’identité tout en facilitant le contrôle automatisé aussi bien au niveau national qu’à l’international.

Une porte d’entrée vers les e-services

En plus de la biométrie, le caractère numérique de la CNI camerounaise représente aussi un atout économique et de planification sociale. En associant la CNI à un identifiant numérique unique, les citoyens pourraient accéder à des plateformes gouvernementales sécurisées, telles que les services fiscaux, la sécurité sociale ou encore les paiements en ligne.

Avec un identifiant biométrique et numérique fiable, l’ouverture d’un compte bancaire et l’accès aux services financiers numériques à distance devient possible. Les institutions financières pourraient aussi faciliter l’accès aux microcrédits ou à des assurances adaptées en utilisant l’identité numérique pour évaluer la solvabilité des individus. Une identité fiable est au cœur de la confiance dans les transactions économiques. L’identité numérique est aussi un atout pour l’e-commerce.

Cette carte pourrait servir de base pour des systèmes de vote électronique sécurisés, réduisant ainsi les risques de fraude électorale et garantissant une meilleure transparence des processus démocratiques.

Vers l’e-gouvernance

L’identité biométrique et numérique joue aussi un rôle crucial dans la planification sociale, c’est-à-dire la conception et la mise en œuvre de politiques publiques visant à améliorer le bien-être des citoyens. À travers l’ensemble de données authentifiée sur sa population majeure (travailleurs, handicapés, niveau d’étude, lieu de résidence, personne âgée, filiation, étudiants, etc.), le gouvernement peut mieux cibler les programmes sociaux (allocations familiales, bourses d’études, aides au logement). Ces données numériques sont par ailleurs une source d’informations statistiques fiables et utiles pour divers programmes économiques, notamment les prévisions fiscales, les politiques de création d’emploi, etc.

Toutefois, pour que cette nouvelle carte d’identité camerounaise serve réellement de support à une multitude de services numériques et devienne un levier clé pour réduire la pauvreté et améliorer le bien-être des citoyens, il sera nécessaire de mettre en place un système d’identification numérique robuste et interconnecté, de veiller au respect du cadre juridique régissant l’identification et de garantir la protection des données qui sont à l’ère de la quatrième révolution industrielle des ressources précieuses.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Dans sa quête de transformation numérique, le Sénégal vise à augmenter la contribution du secteur numérique à au moins 15 % de son PIB d'ici dix ans. Pour atteindre cet objectif ambitieux, le pays s'engage à unifier ses initiatives numériques et à rationaliser les projets.

Le Sénégal va mettre en place un Comité de gouvernance du numérique, dénommé « GouvNum ». Ce projet, approuvé le mercredi 19 février lors du dernier Conseil des ministres, marque une étape clé dans la mise en place d'un cadre cohérent pour les initiatives numériques de l'État.

Selon le communiqué du ministère chargé de la Transformation numérique, durant les vingt dernières années, des investissements colossaux ont été consentis dans la modernisation des infrastructures publiques numériques et l’interconnexion des entités de l’administration, établissant ainsi les fondements d’un système d’information de l’État et d’une architecture d’entreprise gouvernementale. Cependant, une approche fragmentée a engendré des doublons et des incohérences dans les projets numériques des différentes structures étatiques. Une situation qui a entraîné une augmentation des coûts de non-qualité, une stagnation dans la sécurisation des systèmes d’information, et un décalage entre les stratégies sectorielles et la stratégie nationale. Ces obstacles ont entravé l'atteinte des objectifs de la stratégie numérique précédente (SN20-25).

Dans ce contexte, la création de GouvNum s'inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie numérique du Sénégal, le « New Deal Technologique », qui sera lancée le 24 février. Ce comité vise à établir un cadre unique de gouvernance pour les initiatives numériques de l'État, permettant de rationaliser les projets, d'assurer la cohérence des stratégies sectorielles avec la vision globale, d'améliorer la performance et la sécurité, et de garantir un suivi et une évaluation efficaces.

Le GouvNum sera également chargé de renforcer la coordination et la priorisation des programmes numériques, posant ainsi les bases d'une transformation numérique plus efficace et intégrée pour le Sénégal. L'un des objectifs majeurs de cette transformation numérique est d'augmenter la contribution du secteur numérique à au moins 15 % du PIB au cours des dix prochaines années. Cette ambition sera soutenue par une stratégie détaillée à travers les 12 programmes du New Deal Technologique.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Horizon Industries a officiellement lancé ses activités au Burkina Faso en avril 2022. La société est détenue par l’État à hauteur de 35 %, à travers le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES).

Le gouvernement burkinabè prévoit de s’approvisionner en matériel informatique auprès de la société locale Horizon Industries au profit de l’administration publique. Les autorités ont approuvé la signature d’un accord-cadre à cet effet lors du Conseil des ministres du mercredi 19 février.

Le communiqué du Conseil des ministres ne précise ni le type de matériel que le gouvernement souhaite acquérir ni la quantité. Toutefois, on sait qu’Horizon Industries est spécialisée dans l’assemblage d’ordinateurs portables, de téléphones, de tablettes et d’équipements électroménagers.

Cette initiative peut s’inscrire dans le cadre des ambitions de transformation numérique du gouvernement burkinabè. L’exécutif veut positionner le pays comme un leader africain dans l'intégration des TIC dans des secteurs essentiels tels que l'administration publique, l'éducation, la santé, le commerce et l'agriculture. C’est dans ce cadre que le gouvernement a lancé en 2024 la réhabilitation du Réseau informatique national de l’administration (RESINA), qui connectait déjà environ 2800 bâtiments administratifs en août 2023. 130 nouveaux sites avaient été annoncés pour rejoindre le projet en décembre 2024.

Pour le moment, le pays se classe 175e sur 193 selon l’indice de développement de l’e-gouvernement (EGDI) des Nations unies. Le Burkina Faso affiche un score de 0,2895 sur 1, inférieur aux moyennes de l’Afrique de l’Ouest (0,3957), de l’Afrique (0,4247) et du monde (0,6382).

Il convient toutefois de rappeler que l’usage des appareils acquis par le gouvernement pour l’administration nécessitera des compétences numériques de la part des fonctionnaires. De plus, ces équipements pourraient nécessiter un accès à Internet pour certaines tâches. Il serait donc essentiel que les administrations soient connectées à l’Internet haut débit.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Les Camerounais peuvent désormais effectuer le pré-enrôlement en ligne pour l’obtention de la nouvelle carte nationale d’identité. Une plateforme numérique a été lancée le lundi 17 février, à cet effet. Selon la Délégation générale à la sûreté nationale (DGSN), les citoyens peuvent s’inscrire sur www.idcam.cm, remplir une fiche d’information, effectuer le paiement de 10 000 FCFA (environ 16 $) et choisir un rendez-vous d’enrôlement physique. Les centres de production des dix régions du pays débuteront les enrôlements à partir du 24 février.

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Le gouvernement sénégalais entend faire du numérique un moteur clé de sa croissance économique. Lors d’un entretien à la Radio télévision sénégalaise (RTS) le mercredi 19 février, le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall, a annoncé l’ambition de porter la contribution du secteur à au moins 15 % du PIB au cours des dix prochaines années. Une stratégie détaillée à travers les 12 programmes du New Deal Technologique, dont le lancement est prévu pour le 24 février.

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L'IA transforme divers secteurs et améliore la productivité. Les nations africaines reconnaissent de plus en plus son potentiel et cherchent à investir dans ce domaine pour tirer parti de ses retombées économiques, favoriser l'innovation et renforcer leur position sur la scène internationale.

L’Algérie souhaite que l’intelligence artificielle (IA) contribue à hauteur de 7 % de son produit intérieur brut (PIB) d’ici 2027. Cette ambition a été dévoilée par le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki (photo, à gauche), lors de la troisième édition du CTO Forum Algeria le lundi 17 février. L’initiative vise à diversifier l'économie nationale et positionner le pays parmi les leaders mondiaux du secteur.

Pour réaliser cette vision, le pays a investi dans des universités de premier plan dédiées à l’IA, à la robotique et aux mathématiques. En outre, des incubateurs ont été déployés à travers le territoire national pour favoriser l’innovation et encourager l’émergence de start-up technologiques.

De l'autre côté, Algérie Télécom, l'opérateur public de télécommunications, s'est engagé à établir un fonds d’investissement de 1,5 milliard de dinars (11,1 millions $) destiné à soutenir les start-up spécialisées en IA, cybersécurité et robotique. Cette démarche s'inscrit dans une stratégie présidentielle qui vise à créer 20 000 start-up dans les plus brefs délais. En parallèle, le gouvernement mise sur des programmes de formation, tels que les Scale Centers, pour renforcer les compétences en IA, cybersécurité et cloud computing, en ciblant notamment les jeunes sans formation universitaire. La Commission nationale d’IA a également lancé une stratégie ambitieuse pour structurer et dynamiser ce secteur clé.

Renforcement des infrastructures numériques

Pour soutenir cette dynamique prometteuse, des efforts considérables ont été déployés en matière d’infrastructures numériques. Le gouvernement a procédé à l'installation de 265 000 kilomètres de fibre optique et à la connexion de 1400 sites en 4G. L'objectif est d'améliorer la couverture des zones enclavées. De plus, il prévoit l’implantation de 7000 nouvelles stations 4G d’ici 2025, afin de renforcer la connectivité et d'accroître les débits Internet.

Si cette stratégie porte ses fruits, elle pourrait transformer en profondeur l’économie algérienne en améliorant la productivité dans des secteurs clés tels que l’industrie, l’agriculture et les services. L'IA jouera un rôle central dans cette transformation, en optimisant la gestion des ressources, en automatisant les processus et en facilitant la prise de décisions fondées sur des données précises.

En favorisant l’émergence de start-up locales capables de développer des solutions technologiques avancées, l’Algérie pourrait non seulement renforcer son efficacité économique, mais aussi se positionner comme un exportateur de technologies. À cet égard, Olumide Balogun, directeur de Google pour l'Afrique de l'Ouest, souligne que l'IA pourrait apporter jusqu'à 1500 milliards de dollars au PIB de l’Afrique d’ici 2030. Cette perspective met en évidence l’importance pour l’Algérie de s’investir pleinement dans le développement de l’IA afin de capter une part significative de ce marché en pleine expansion.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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