Le Burkina Faso a officiellement lancé le jeudi 6 mars un système d’archivage électronique pour moderniser la gestion de ses documents administratifs. Portée par le ministère de la Transition digitale, cette initiative vise à améliorer l’accessibilité, la conservation et la traçabilité des archives. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large de numérisation des services publics afin de renforcer l’efficacité et la transparence de l’administration.

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L’Agence nationale de la cybersécurité du Togo (ANCy) a intégré le lundi 3 mars trois nouvelles procédures en ligne sur la plateforme des services publics de l’État. Les acteurs du secteur peuvent désormais soumettre leurs demandes de qualification des prestataires de services, de qualification des produits de sécurité, ainsi que d’agrément des centres d’évaluation directement via le portail numérique. Cette initiative devrait permettre un suivi en temps réel des requêtes et une interaction facilitée avec l’ANCy grâce à un outil de discussion intégré.

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Algérie Télécom a remporté le Prix IDATE des meilleures pratiques en développement du haut débit domestique lors du Mobile World Congress 2025, qui s'est tenu du 3 au 6 mars à Barcelone. Cette distinction vient saluer les efforts de l’entreprise publique dans la modernisation et l’extension de son infrastructure numérique.

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En Algérie, la Direction générale des impôts (DGI) a lancé la plateforme « QUASSIMATOUKA », permettant aux automobilistes d’acheter leur vignette en ligne. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la numérisation des services publics du pays, visant à simplifier les démarches administratives et à améliorer l’expérience des usagers.

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Les travaux de la composante tchadienne de la Dorsale transsaharienne à fibre optique ont été lancés en mai 2023. Le projet, confié au Groupement CGPS/LORYNE, devait initialement durer dix mois.

Le gouvernement tchadien demande aux entreprises concernées d’accélérer les travaux de la composante tchadienne du projet DTS, tout en veillant à ne pas compromettre la qualité des installations. Selon les autorités, l’infrastructure accuse un retard significatif, n’étant réalisée qu’à hauteur de 32 %.

Boukar Michel, ministre des Télécommunications, a constaté l’état d’avancement des travaux le jeudi 6 mars, lors d’une visite sur le terrain. Il était accompagné de ses collaborateurs et de responsables des entités sous tutelle, notamment l'Agence de développement des TIC (ADETIC) et l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP).

Cet appel intervient après une intervention de M. Boukar Michel en mai 2024, où il avait déploré la lenteur des travaux et annoncé qu'une « décision drastique » serait prise. Lors d’une autre visite en octobre, le ministre, accompagné de représentants de l’Union européenne (UE) et de la Banque africaine de développement (BAD), avait souligné des progrès, bien que modérés, tout en affirmant que les travaux prendraient fin fin 2024 ou au début de 2025.

La composante tchadienne de la DTS est un élément clé de la stratégie de désenclavement numérique du Tchad. Ne disposant pas d'accès direct à la mer ni à des câbles sous-marins, le pays s’appuie sur ses voisins, notamment le Cameroun et le Soudan, pour son accès à l’Internet international. Cette infrastructure devrait aussi faciliter l’interconnexion avec des pays tels que le Niger, le Mali, le Nigeria, la Mauritanie et l’Algérie. Des discussions officielles avec l’Égypte ont également été lancées en décembre 2024, ouvrant la voie à d’autres collaborations.

« Pour une communication électronique dynamique, il faut une route pour le trafic des données numériques, et cette route, la plus appropriée de nos jours, n’est autre que la fibre optique. C’est pourquoi le Gouvernement se déploie avec l’appui de ses partenaires à développer les technologies de l’information et de la communication (TIC) », a déclaré le ministère des Télécommunications dans un communiqué publié sur sa page Facebook.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Les autorités nigérianes misent sur le numérique pour améliorer la qualité des services publics. Par exemple, l’exécutif veut numériser 75 % des services publics d’ici 2027.

Le gouvernement nigérian veut simplifier l’accès des citoyens aux services numériques publics. L’exécutif a dévoilé cette semaine un cadre d’infrastructure publique numérique pour accompagner efficacement les citoyens tout au long de leurs vies grâce à une plateforme assurant l’interopérabilité entre tous les services publics.

« Il [le cadre, Ndlr] garantira également que les applications technologiques utilisées par l’administration soient conçues et exploitées sans cloisonnement, tout en respectant les responsabilités et mandats des différents ministères, départements et agences à tous les niveaux de gouvernement au Nigeria », a déclaré Bosun Tijani, ministre des Communications, de l’Innovation et de l’Economie numérique, dans une publication sur X, le mardi 4 mars. Il a ajouté que cette « approche gouvernementale intégrée » tire parti des capacités du secteur privé pour développer des services destinés au public.

Cette initiative devrait contribuer à accélérer la transformation numérique du Nigeria. En effet, la Banque mondiale considère la DPI (identité numérique, paiements numériques, partage de données) comme intermédiaire entre l’infrastructure physique et les applications sectorielles. L’institution de Bretton Woods estime que les pays disposant d’une bonne infrastructure publique numérique peuvent également maintenir le fonctionnement des services publics, du commerce, des hôpitaux, des écoles et d’autres activités grâce aux canaux en ligne.

Le développement du cadre intervient alors que le gouvernement nigérian ambitionne de numériser 75 % des services publics d’ici 2027. En attendant, les Nations unies ont classé le pays 144e mondial sur 193 selon l’indice de développement de l’e-gouvernement (EGDI) en 2024 avec un score de 0,4815 sur 1. Bien que le pays soit au-dessus des moyennes en Afrique de l’Ouest (0,3957) et en Afrique (0,4247), il est en dessous de la moyenne mondiale. Pour le volet des services en ligne, le pays a un score de 0,5372.

Il convient toutefois de rappeler que le gouvernement nigérian n’a pas encore précisé le calendrier de mise en œuvre du cadre DPI. Par ailleurs, la mise en œuvre effective de ce cadre dépendra fortement de l’infrastructure numérique physique en place dans le pays, y compris la connectivité Internet, les appareils, les serveurs, les centres de données, le cloud, les routeurs... Pour le volet « infrastructure de télécommunications » de l’EGDI, le Nigeria a obtenu un score de 0,4836 sur 1.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Le continent fait face à une hausse alarmante des cyberattaques qui menacent ses économies et ses infrastructures numériques. Face à cette menace croissante, la coopération devient essentielle.

Kaspersky, une entreprise mondiale spécialisée en cybersécurité et pionnière dans la lutte contre les cybermenaces, a signé le mercredi 5 mars un protocole d’accord stratégique de trois ans avec Smart Africa, une alliance regroupant plus de 40 pays africains engagés dans la transformation numérique du continent. Ce partenariat vise à renforcer la cybersécurité en Afrique à travers le développement des compétences, l’harmonisation des politiques et le renforcement des infrastructures essentielles.

« Ce protocole d’accord marque une étape clé dans notre mission de sécuriser l’avenir numérique de l’Afrique. En unissant nos forces avec Kaspersky, nous ne nous contentons pas de renforcer les compétences en cybersécurité et de combler les écarts de genre, mais nous jetons également les bases d’une coopération régionale solide et d’infrastructures cybernétiques de pointe », a déclaré Lacina Koné (photo, à droite), directeur général de Smart Africa.

L'initiative s’inscrit dans une dynamique plus large visant à améliorer la résilience numérique des pays africains. La Commission économique africaine des Nations unies indique que le faible niveau de préparation en cybersécurité coûte aux États africains en moyenne 10 % de leur PIB, soit près de 4 milliards de dollars par an, exclusivement dus à la cybercriminalité. Le Réseau Africain des Autorités de Cybersécurité (ANCA), récemment lancé par Smart Africa, représente un premier pas vers une coopération intergouvernementale plus efficace en matière de cybersécurité.

Grâce à cet accord, l’Afrique bénéficiera de formations de pointe via la Kaspersky Academy, d’un accompagnement pour l’élaboration de cadres réglementaires adaptés et du développement de centres d’opérations de sécurité (SOC). En intégrant la cybersécurité dans les priorités de la transformation numérique du continent, cette collaboration vise à assurer un espace numérique plus sûr, inclusif et résilient pour les années à venir.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Comme de nombreux pays africains, la Tunisie mise sur la coopération internationale pour développer un secteur du numérique en pleine croissance. C’est dans cette optique que la Tunisie s’est récemment rapprochée de l’Inde et de la France.

La Tunisie veut renforcer sa coopération avec l’Italie dans le domaine des technologies de l’information et de la communication. La question a fait l’objet de discussions lors d’une rencontre le lundi 3 mars entre Sofiene Hemissi (photo, à droite), ministre tunisien des Technologies de la communication, et Alessandro Prunas (photo, à droite), ambassadeur d’Italie en Tunisie.

Au cours des discussions, les deux parties ont notamment mis l’accent sur les domaines liés à la promotion de l’innovation, du soutien à l’entrepreneuriat et au développement des start-up.

Cette potentielle coopération pourrait aider le gouvernement dans son ambition de transformation numérique, dont il a fait un pilier du développement socioéconomique. En 2024, la Tunisie s’est classée à la 87e place mondiale selon l’indice de développement de l’e-gouvernement (EGDI) des Nations unies. Le pays a affiché un score de 0,6935 sur 1, surclassant les moyennes africaines et mondiale. En matière de cybersécurité, la Tunisie a également été classée dans la troisième catégorie sur cinq par l’Union internationale des télécommunications (UIT). Le pays a de gros efforts à faire dans les mesures organisationnelles, le développement des capacités et la coopération.

De son côté, l’Italie est classée parmi les exemples à suivre en matière de cybersécurité. Selon l’UIT, cela démontre « un engagement fort en matière de cybersécurité à travers des actions coordonnées et pilotées par le gouvernement. Cela inclut l'évaluation, l'établissement et la mise en œuvre de certaines mesures de cybersécurité généralement acceptées sur l'ensemble des cinq piliers ou jusqu'à tous les indicateurs ». Le pays affiche également un EGDI de 0,8355 sur 1 et se positionne à la 51e place mondiale.

Il convient de noter que les discussions entre les deux parties n’en sont qu’à leur début. Les contours exacts de la potentielle collaboration n’ont pas encore été définis, et aucun accord officiel n’a, pour l’instant, été annoncé. Il faudra donc suivre l’évolution des négociations pour en savoir davantage sur les orientations et les implications éventuelles.

Isaac K. Kassouwi

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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L'Afrique, avec ses vastes territoires et sa population croissante, fait face à un besoin urgent de connectivité numérique. En dépit des progrès réalisés, de nombreuses régions restent exclues de l'accès à Internet, freinant ainsi leur inclusion économique et sociale dans un monde de plus en plus numérique.

Orange Afrique et Moyen-Orient (OMEA) et Eutelsat, une société française de satellites, ont annoncé le mardi 3 mars la signature d’un partenariat visant à accélérer le déploiement de l’Internet par satellite en Afrique et au Moyen-Orient. L’objectif est de réduire la fracture numérique dans ces régions en fournissant un accès haut débit fiable et abordable, notamment dans les zones blanches privées de connectivité.

« Ce partenariat illustre notre engagement à connecter tous les territoires et à réduire la fracture numérique en Afrique et au Moyen-Orient. Aujourd’hui, Orange sert plus de 160 millions de clients dans la région et poursuit son ambition de permettre l’accès au numérique pour tous », a déclaré Jérôme Hénique, directeur général d’Orange Afrique et Moyen-Orient.

Ce partenariat repose sur l'utilisation du satellite Eutelsat Konnect, une technologie avancée permettant des débits allant jusqu’à 100 Mbps en téléchargement. Les premiers déploiements concerneront des pays comme la Côte d'Ivoire, le Sénégal et la République démocratique du Congo, avec l’objectif de s'étendre progressivement à l’ensemble de la région. Cette initiative devrait permettre de combler l’écart de connectivité dans des régions reculées, en fournissant des solutions adaptées aux besoins des particuliers et des entreprises.

Cet accord s'inscrit dans une volonté commune de réduire la fracture numérique, en offrant un accès haut débit aux régions qui en sont actuellement privées. Selon le rapport « The Mobile Economy Sub-Saharan Africa 2024 » de l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie (GSMA), l’Afrique subsaharienne est la région la moins connectée au monde où seulement 27 % de la population utilise des services d'internet mobile, ce qui laisse un écart de couverture de 13 % et un déficit d'utilisation de 60 %.

En combinant l’expertise d’Orange dans les télécommunications et l’innovation technologique d’Eutelsat dans le domaine du satellite, ce partenariat devrait permettre de proposer des offres adaptées aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises, garantissant ainsi une connectivité sécurisée, fiable et performante. La complémentarité des offres de technologies fixes, mobiles et satellitaires permettra de connecter les territoires isolés et de répondre aux besoins croissants en accès Internet dans la région.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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La montée des faux diplômes, facilitée par les outils technologiques, représente une menace croissante pour l'intégrité des systèmes éducatifs mondiaux. Cependant, les nouvelles technologies, telles que la blockchain, offrent des solutions innovantes pour lutter contre ce phénomène.

Une enquête de l’association tunisienne de lutte contre la corruption, rendue publique en 2023, a révélé que 120 000 à 200 000 fonctionnaires auraient été recrutés entre 2011 et 2021 sur la base de faux diplômes. Face à cette prolifération de documents falsifiés, le gouvernement tunisien a lancé, le vendredi 28 février, une initiative majeure : l’adoption du système arabe unifié de vérification de l’authenticité des diplômes basé sur la blockchain dans tous les établissements d’enseignement supérieur.

Ce système repose sur la technologie blockchain, qui permet de stocker chaque diplôme sous la forme d’un bloc unique, sécurisé et inaltérable. Cette caractéristique garantit que les dossiers académiques sont protégés contre la falsification, la fraude et les modifications non autorisées. Les établissements, les employeurs et les différentes parties prenantes pourront ainsi vérifier l’authenticité des diplômes instantanément, sans dépendre de processus administratifs longs et parfois inefficaces.

Un marché en pleine expansion

L’utilisation de la blockchain dans l’enseignement supérieur n’est pas une première mondiale. Dès 2017, le Massachusetts Institute of Technology (MIT) a mis en place un programme de diplômes numériques sécurisés sur blockchain. En Afrique, des initiatives similaires émergent. Par exemple, au Nigeria, certaines universités expérimentent l’enregistrement des diplômes sur blockchain afin de garantir leur authenticité et de simplifier leur vérification.

Selon une étude de Market Research Future, le marché de la blockchain appliquée à l’éducation pourrait atteindre 1,3 milliard de dollars d’ici 2030, avec un taux de croissance annuel estimé à 33,7 %. Cette progression témoigne de l’adoption croissante de cette technologie par les institutions éducatives, qui y voient une solution efficace pour sécuriser et simplifier la gestion des diplômes.

Un projet stratégique pour la Tunisie

En Tunisie, le projet s’inscrit dans la stratégie de transformation numérique du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Il vise non seulement à garantir l’intégrité des diplômes, mais aussi à développer les compétences numériques, et à moderniser le secteur éducatif. L’initiative découle d’un accord de coopération signé en novembre 2024 entre la Tunisie et l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (ALECSO). Un projet pilote mené dans trois établissements tunisiens a déjà prouvé l’efficacité de cette solution, ouvrant ainsi la voie à une généralisation à l’échelle nationale.

Au-delà de la lutte contre la fraude, cette innovation devrait faciliter la mobilité académique et professionnelle, en assurant une reconnaissance immédiate et incontestable des diplômes, aussi bien au niveau national qu’international. Elle constitue également une avancée stratégique pour le système éducatif tunisien, renforçant la crédibilité et la compétitivité de ses universités sur la scène mondiale.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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