Le Ghana a amorcé sa transformation numérique depuis le début des années 2010. La pandémie de la Covid-19 a permis d’accélérer le processus et des initiatives parallèles naissent dans le but de soutenir la quatrième révolution industrielle.
L’université du Ghana (UG) a lancé, mercredi 20 avril, un projet de numérisation dans le but d’améliorer les conditions d’études de ses étudiants. Initié par la professeur Nana Aba Appiah Amfo (photo), vice-rectrice de l’UG, et d’un montant de 7 millions $, le projet portera sur la modernisation des salles de classe, l’initiative « Un étudiant, un ordinateur portable » et la création de zones d’accès sans fil pour une connectivité Internet rapide. La cérémonie s’est déroulée sur le campus, entre autres en présence de Yaw Osei Adutwum, ministre de l’Éducation, et de Sophia Akuffo, présidente du conseil universitaire.
Selon Nana Aba Appiah Amfo, « l’UG a du mal à maintenir l’infrastructure des salles de classe en raison de la dépendance à l’égard du gouvernement qui a surchargé le Ghana Education Trust Fund (GETFUND) à cause du nombre d’universités publiques ».
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme de numérisation du gouvernement ghanéen piloté par le vice-président de la République, Mahamudu Bawumia. Pendant la pandémie, les cours à distance ont été un moyen d’acquisition des connaissances dans de nombreuses universités. La mise à niveau des infrastructures, couplée à la mise à disposition d’une connexion Internet fiable sur le campus et d’un ordinateur portable pour chaque étudiant, permettra assurément d’améliorer les conditions d’étude.
« L’UG s’est engagée à adopter cette nouvelle réalité et les projets lancés visent à améliorer l’expérience de nos étudiants et d’autres parties prenantes clés. Le conseil de l’université adhère pleinement au programme de numérisation et soutiendra la direction de l’université pour assurer son succès total », a indiqué Sophia Akuffo.
Adoni Conrad Quenum
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Depuis 2020, l’attention de la majorité des gouvernements africains est focalisée sur la numérisation d’un certain nombre de secteurs stratégiques, notamment l’administration publique. En deux ans, le Ghana a mobilisé 315 millions $ à cet effet.
La Banque mondiale a attribué un prêt de 200 millions $ au gouvernement de la République du Ghana, jeudi 28 avril. Le financement permettra d’accélérer la transformation numérique à travers l’amélioration de l’accès au haut débit pour les populations, l’amélioration de l'efficacité et de la qualité de certains services publics numériques, le renforcement de l'écosystème d'innovation numérique au Ghana afin de contribuer à la création de meilleurs emplois et opportunités économiques.
Pierre Laporte (photo), le directeur de la Banque mondiale pour le Ghana, le Liberia et la Sierra Leone, estime que « l'élargissement de l'accès et de l'adoption du numérique, l'amélioration de la prestation de services publics numériques et la promotion de l'innovation fondée sur le numérique sont essentiels pour la transformation numérique du Ghana, qui contribuera à une reprise robuste après la Covid-19 ».
Pour Maria Claudia Pachon, spécialiste principale du développement numérique de la Banque mondiale et chef du projet, la numérisation des services gouvernementaux permettra « de réaliser d'importantes économies en raison de la diminution des temps de déplacement et de traitement pour obtenir des services, ainsi que des coûts de transaction tels que les erreurs de saisie manuelle, la fraude et la corruption ».
Le projet d'accélération numérique du Ghana rentre dans la continuité du projet e-Transform Ghana en cours, qui a permis au pays de devenir l’un des environnements africains les plus propices à l’économie numérique. Dans son dernier rapport sur l’indice de développement de l’e-gouvernement qui jauge la qualité des infrastructures télécoms, le niveau de développement des services en ligne, le niveau de développement humain, l’Union internationale des télécommunications (UIT) classe le pays d’Afrique de l'Ouest parmi les plus avancés du continent. Le Ghana occupe la 5e place en Afrique. Au plan mondial, sur 193 pays, il est passé de la 143e place en 2004 à la 101e place en 2020.
Le projet d'accélération numérique du Ghana nouvellement approuvé soutient un changement de réglementation visant à créer un environnement favorable à l’accès de 6 millions de personnes à l'Internet mobile et aux services à haut débit, en particulier en zones rurales mal desservies ; à l'inclusion numérique des femmes, des personnes handicapées. Il doit contribuer aussi à renforcer l'écosystème local de l'entrepreneuriat numérique et à améliorer le taux de survie et de croissance des start-up ; à faciliter l'engagement des petits exploitants dans l'agriculture numérique axée sur les données ; à promouvoir les compétences avancées en matière d'innovation numérique.
Muriel Edjo
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Au cours des dix dernières années, le royaume chérifien a investi dans la transformation numérique de ses différents secteurs d'activité. Avec l’expérience et l’expertise de nouveaux partenaires, il prévoit de combler les lacunes qui demeurent.
L’Organisation de la coopération numérique (DCO) basée à Riyad en Arabie saoudite a annoncé, mardi 26 avril, l'adhésion du Maroc. L’ambassadeur du royaume en Arabie saoudite, Mustapha Mansouri (photo), a signé l’acte constitutif de l’organisation multilatérale, faisant du pays son 9e membre aux côtés du Bahreïn, Koweït, Nigeria, Sultanat d’Oman, Pakistan, Jordanie, Rwanda et Arabie saoudite.
Dima Al-Yahya, la secrétaire générale de l’Organisation, a indiqué que le Maroc a réalisé des progrès remarquables dans l’élaboration de son agenda numérique et offre aujourd’hui à ses citoyens l’opportunité de prospérer sous l’égide de l’économie numérique. Elle a souligné que la DCO aidera le Maroc à accélérer sa transformation numérique, gage d’une plus grande inclusion des populations.
L’adhésion du Maroc à la DCO s’inscrit dans le cadre de la volonté du pays de répondre aux nouveaux défis socioéconomiques, contribuer à l’amélioration du climat des affaires et élargir les initiatives en matière d’autonomisation des femmes, des jeunes et des entrepreneurs.
La Banque mondiale indique que la numérisation de l’économie des pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) pourrait augmenter le produit intérieur brut (PIB) par habitant de plus de 40 %, les recettes du secteur manufacturier, par unité de facteur de production, pourraient augmenter de 37 %, l’emploi dans ce secteur pourrait augmenter de 7 % et le nombre de touristes étrangers pourrait croître de 70 %, créant ainsi des emplois dans le secteur hôtelier.
La Banque mondiale indique qu’avec la numérisation, les taux de chômage de longue durée pourraient tomber à des niveaux négligeables et le taux d’activité des femmes pourrait doubler pour atteindre plus de 40 %.
Ruben Tchounyabe
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Fruit d’un processus démarré en 2021, le choix du code-barres ouvre la voie à une maximisation des recettes publiques. C’est l’un des 52 projets du Programme de transformation numérique du pays à l'horizon 2023.
Le gouvernement de la RDC a élaboré une stratégie nationale pour la traçabilité des produits et échanges commerciaux par la technologie du code-barres. Un atelier organisé par le ministère du Numérique, du 18 au 20 avril derniers à Kinshasa, a permis de la valider.
Selon le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, cette stratégie est l’engagement du gouvernement à « construire un Etat fort, prospère et uni. Cela passe par la maîtrise de sa production locale, les statistiques liées à toutes les importations et exportations, la lutte contre la contrefaçon ».
L’adoption de la stratégie fait suite à l’obtention par la RDC de son préfixe international 605 pour la codification et la traçabilité des produits. Lors de la 34e réunion du Conseil des ministres, le 24 décembre 2021, le ministre du Numérique, Désiré-Cashmir Kolongele Eberande, avait porté l'acquisition de cette ressource à la connaissance du gouvernement.
« Avec le 605 comme préfixe de tous les produits made in RDC, nous aurons souverainement choisi d'intégrer le grand réseau mondial reconnu dans la production des code-barres. Nous avons permis à notre pays de retrouver sa place de choix dans les statistiques mondiales des exportations, en vue de créer un environnement propice dans l'économie numérique », a estimé Jean-Michel Sama Lukonde.
Pour lui, la réussite de la stratégie adoptée entraînera plusieurs impacts majeurs, notamment la conformité aux normes internationales sur la sécurité et la traçabilité des produits, la compétitivité des produits made in RDC sur le marché national, régional et international.
Ruben Tchounyabe
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Du fait de la méconnaissance de leurs compétences par la majorité des usagers, les adouls ne sont pas toujours sollicités à bon escient. Mais cette situation est en passe de changer avec les réformes entreprises par leur administration de tutelle.
Depuis la semaine dernière, l’Agence nationale de conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC) du Maroc a entamé la numérisation des services proposés par les adouls, les notaires de droit islamique.
La plateforme électronique à travers laquelle les usagers peuvent accéder à ces services a été présentée le mercredi 13 avril. Encore dans sa phase pilote, elle regroupe déjà 25 adouls pour des prestations comme la consultation et le retrait du certificat de propriété, le retrait du plan cadastral ou encore le paiement en ligne des droits de conservation foncière.
Mohamed Sassioui (photo), le président de l’Ordre national des adouls, a indiqué dans un entretien accordé à la presse marocaine que le nombre d’adouls enregistré sur la plateforme sera agrandie progressivement jusqu’à les rassembler tous.
La dématérialisation des services des adouls rentre dans le cadre du programme de développement de l’ANCFCC mis en œuvre depuis 2016 par Karim Tajmouati, après sa nomination à la tête de cet établissement public. Cette recherche de performance pour l’Agence et ses services connexes est d’ailleurs alignée sur la politique de transformation numérique de l’État conduite depuis dix ans par le gouvernement.
Au-delà de faciliter l’accès aux services des adouls, Mohamed Sassioui a souligné que la numérisation contribuera également à mettre en exergue tous leurs champs de compétences. « Dans la culture populaire marocaine, les compétences des adouls sont limités aux actes de mariage et de divorces, aux affaires de successions, etc. Or les adouls sont généralement spécialisés en droit immobilier puisqu’ils établissent les contrats de vente, de donation, etc. C’est justement après avoir constaté le nombre important d’actes émanant des adouls que la conservation foncière a lancé cette initiative qui sera bientôt généralisée », a-t-il affirmé.
Muriel Edjo
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Depuis 2020, le gouvernement tchadien accorde une attention particulière à la transformation numérique du pays. Pour garantir son succès, il multiplie des accords stratégiques qui contribueront à libérer de la valeur aussi bien pour l’État que pour les populations.
La République du Tchad a obtenu l’accord de la Banque européenne d’investissement (BEI) pour financer la réalisation du système d’information de l’État et la numérisation des services publics. Le ministre tchadien des Postes et de l’Économie numérique, Idriss Saleh Bachar, l’a révélé le lundi 11 avril lors de l’audience qu’il a accordée à la délégation d’experts des cabinets Deloitte et TACTIS, commis par la BEI pour collecter des données et réaliser des études de faisabilité pour le projet de transformation numérique du Tchad qui inclut ces deux axes.
Le ministre Idriss Saleh Bachar a indiqué que la BEI envisage d’investir globalement 150 millions d'euros dans ce projet, qui inclut également l’extension de l’accès aux télécommunications en zones rurales. Une composante indispensable à l'inclusion numérique de tous les Tchadiens.
L’appui financier de la BEI au Tchad rentre dans la continuité de l’accord de coopération signé entre les deux parties en décembre 2020 pour accélérer la numérisation et la connectivité rurale. L’accord entre les deux parties est survenu cinq mois après la validation par le gouvernement tchadien de son plan stratégique de développement du numérique (2020-2030), au cours d’un atelier organisé du 15 au 16 juillet 2020.
Lors de la signature de l’accord de coopération de décembre 2020, Idriss Saleh Bachar avait souligné « qu'un investissement à fort impact dans la digitalisation est essentiel pour renforcer la croissance économique future et le progrès social dans un Tchad sans littoral ».
À travers la mise en œuvre du système d’information de l’État, le gouvernement tchadien souhaite une plus grande efficacité dans la collaboration entre ses différents départements. Pour ce qui est de la numérisation des services publics, elle contribuera à une amélioration de la qualité des prestations de l’État aux citoyens.
Ruben Tchounyabe
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Pendant longtemps, divers acteurs publics ont déployé des plateformes de santé qui n'ont pas contribué à une prise en charge efficace des patients à travers le pays. Le gouvernement, de plus en plus préoccupé par la prise en charge inclusive des malades, est décidé à mettre fin à cette cacophonie.
Au cours d’une communication publique, samedi 9 avril, Khalid Ait Taleb (photo), le ministre marocain de la Santé et de la Protection sociale, a annoncé le lancement prochain d’un système national de santé en ligne (e-santé). Il permettra l’accès égal des citoyens aux dossiers de santé et autres services en ligne.
À travers la nouvelle plateforme, le gouvernement veut mettre fin au système fragmenté de santé en ligne existant, mis en œuvre par les hôpitaux universitaires, les autorités sanitaires régionales et les différents programmes nationaux de santé, a déclaré Khalid Ait Taleb. En effet, au niveau national, deux programmes possèdent des plateformes électroniques établies. Il s’agit du Programme national de santé maternelle et infantile et celui de lutte contre la tuberculose.
L’idée d’un système national intégré d’e-santé est une recommandation de l'Université Mohammed V de Rabat. Dans un rapport de synthèse sur la santé électronique au Maroc dressé par son Centre d'innovation en e-santé, l’institution académique a évalué le système national de santé, identifié les opportunités et les défis des solutions d'e-santé qui cadrent bien avec la stratégie de transformation numérique menée ces vingt dernières années par le gouvernement.
Le ministre de la Santé et de la Protection sociale a souligné que les solutions innovantes de santé en ligne, pendant la crise de Covid-19, ont accru la résilience et la réactivité du système de santé du pays. Il a affirmé que la télémédecine et l'accès en ligne aux services de santé sont conformes au cadre légal du pays pour la protection des données personnelles et l'exercice de la médecine.
Ruben Tchounyabe
Déployée grâce à un financement de la Banque mondiale, la solution a été pensée pour susciter de la valeur entre tous les acteurs du secteur agricole. L’objectif qui lui est attribué est l’amélioration de la quantité et de la qualité de la production vivrière.
Le ministère de l'Économie numérique, des Télécommunications et de l'Innovation a lancé une plateforme numérique des services agricoles, jeudi 7 avril, dans la localité de Daloa. Baptisée AgriStore, la solution contribuera à améliorer la productivité des exploitants agricoles, à faciliter la mise en relation commerciale des acteurs de la chaîne de valeurs agricoles, en l’occurrence les producteurs, transporteurs, acheteurs, établissements financiers, et les populations.
« Notre secteur agricole n’a pas droit de rater l’introduction du numérique dans ses pratiques et chaîne de valeur », a mentionné le ministre de l’Économie numérique, Roger Félix Adom (photo, à gauche), lors de la cérémonie de lancement à laquelle ont assisté ses homologues de l’Agriculture et du Développement rural et de la Promotion de la bonne gouvernance.
AgriStore fournira des informations agro-météorologiques et du conseil agricole à ses utilisateurs, grâce à la collaboration de l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER). Les informations sur les stocks de produits, leur localisation et les prix pratiqués seront quant à elles collectées par l’Office d’aide à la commercialisation des produits vivriers (OCPV) dont les capacités opérationnelles ont été renforcées pour sillonner l’ensemble des zones couvertes par le projet, assure son coordonnateur, Adjoumani Boffoué.
AgriStore est conçue dans le cadre du Projet de solutions numériques pour le désenclavement des zones rurales et l’e-Agriculture (PSNDEA). Démarré en novembre 2018 avec le soutien de la Banque mondiale et financé à hauteur de 37 milliards FCFA (61,3 millions $) par un prêt de l’Association internationale de développement (IDA), ce projet vise à rendre l’agriculture ivoirienne performante et compétitive en coût de production et en qualité.
Des alertes sur le marché seront envoyées aux agriculteurs inscrits sur la plateforme sous forme de messages courts (SMS) et de messages vocaux, dans les langues les plus parlées dans les zones du projet. Ces messages porteront sur le riz, le maïs, le manioc, l’igname, la banane plantain, le karité, le poulet, la pintade et les produits maraîchers, a indiqué Aboul Karim Koné, le coordonnateur chargé des services numériques au sein du PSNDEA. Il a souligné que les services de la plateforme sont entièrement gratuits, depuis l’inscription jusqu’à son utilisation.
AgriStore couvrira dix régions administratives de forte production agricole que sont le Haut Sassandra, la Marahoué, le Bounkani, le Poro, le Tchologo, la Bagoué, le Kabadougou, le Folon, le Gôh et le Loh-Djiboua. Pour garantir son succès, le ministre de l’Économie numérique a insisté sur les investissements connexes qui doivent l’accompagner, notamment la connectivité rurale, la fourniture des services numériques aux communautés rurales, la réhabilitation des routes rurales.
Ruben Tchounyabe
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La plateforme numérique iTTS — lancée officiellement il y a plus d’une semaine par l’Association est-africaine de commerce de thé (EATTA), après deux années d'expérimentation — offre plusieurs avantages aux producteurs. Suivi en temps réel des opérations, accélération des paiements...
Les transactions sur la place de vente aux enchères de thé de Mombasa se font désormais en ligne à travers une plateforme électronique : iTTS (Integrated Tea Trading System). L'iTTS, dont le coût est évalué à 2,12 millions $, met fin aux interactions physiques entre commerçants de thé au niveau de la maison de vente aux enchères.
Le président de l'EATTA, Arthur Sawe, a affirmé que la plateforme, qui a été financée par l'Agence danoise de développement international (Danida), augmentera les bénéfices des agriculteurs et des concessionnaires en réduisant les coûts d'exploitation. Selon lui, « la numérisation vise à combler les lacunes des procédures actuelles, qui se font manuellement, y compris l'adhésion et le catalogage ».
Pour Morgens Strunge Lursen, conseiller à l'ambassade du Danemark au Kenya, « le lancement de l'iTTS est particulièrement excitant, car il aide à positionner un secteur critique pour la croissance et le succès futurs, en stimulant l'efficacité et en soutenant à la fois une traçabilité et un échange d'informations accrus ».
La maison de vente aux enchères de thé de Mombasa dessert le Kenya, le Mozambique, la Tanzanie, le Malawi, le Burundi, l'Éthiopie, la RDC, le Rwanda, Madagascar et l'Ouganda. Le projet de numérisation a démarré en mai 2020, au début de la pandémie de Covid-19. Il a aidé l'industrie à répondre aux exigences de distanciation sociale conformément au protocole Covid-19. Les acheteurs pouvaient enchérir sur le thé dans le confort de leur bureau ou de leur domicile.
D'après Arthur Sawe, la numérisation réduira les coûts et le temps dans le cycle commercial du thé d'environ 65 %. Il passera de 45 à 60 jours actuellement à moins d'un mois. La numérisation accélèrera également les paiements.
Les utilisateurs n'auront besoin que de simples gadgets tels que les téléphones portables pour suivre le mouvement de leur thé dans les usines et les compagnies maritimes, et il a des fonctionnalités pour aider les revendeurs à analyser les tendances du marché dans le monde. Selon le secrétaire permanent chargé de la Communauté de l'Afrique de l'Est du Kenya, Kevit Desai, « la procédure manuelle implique des intermédiaires, des producteurs, des entrepôts, des courtiers, des acheteurs. Et les agriculteurs avaient peu à dire sur les prix de leur thé, mais le nouveau système est inclusif ».
Le directeur général de l'EATTA, Edward Mudibo, a déclaré que la plateforme garantira que les parties prenantes de la vente aux enchères de thé — agriculteurs, acheteurs et vendeurs — reçoivent des informations en temps réel sur ce qui se passe lors de la vente aux enchères, ce qui apportera de la transparence et renforcera la confiance dans le processus.
Ruben Tchounyabe
L'introduction des TIC a plusieurs objectifs, notamment réduire le temps de collecte et de traitement des données. L'opération, sous cette forme, offre plus de flexibilité à l'État dans l'usage des informations recueillies.
Les Seychelles procéderont au lancement de leur premier recensement national numérisé le 22 avril. Cet exercice vise à recueillir des données sur la population, les ménages et les électeurs, a déclaré le mardi 5 avril, la directrice générale adjointe du Bureau national des statistiques (NBS), Helena Butler-Payette. Par rapport aux années précédentes où le recensement était effectué en remplissant des formulaires, cette année cela se fera numériquement.
« L'un des plus grands changements dans la façon dont nous faisons des choses est dans la numérisation du recensement », explique Helena Butler-Payette, qui souligne par ailleurs que des sessions de formation ont déjà commencé, pour environ 500 agents qui feront du porte-à-porte pour mener les enquêtes.
Les Seychelles ont effectué six recensements depuis leur indépendance, le premier en 1977 ensuite un autre en 1987. Les recensements suivants (1994, 1997, 2002 et 2010) visaient à répondre à des besoins nationaux, en particulier la démarcation des frontières administratives. Selon le NBS, en décembre 2021, la population des Seychelles était de 99 728, soit un taux de croissance annuel de 0,8 % par rapport à 2020. Le recensement (qui a normalement lieu tous les 10 ans) était prévu pour 2020, mais en raison de la pandémie de Covid-19, il a été repoussé à 2022.
En plus des données sur la population et les ménages, les agents collecteront également des informations sur les électeurs. Mme Butler-Payette a expliqué qu'il est préférable d'utiliser les mêmes ressources maintenant et de réaliser les deux enquêtes plutôt que de dépenser de l'argent pour mener deux exercices à des moments différents, ce qui coûterait plus cher. C’est environ 904 000 $ que gouvernement investira dans ce processus.
Pour le NBS, l’introduction du numérique va permettre d’avoir les résultats beaucoup plus rapidement. « Auparavant, il nous fallait presque un an pour produire des rapports basés sur les données recueillies lors du recensement, mais cette fois, ça ne prendra que des semaines ou quelques mois », a relevé la directrice générale adjointe du NBS.
Ruben Tchounyabe
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Le gouvernement a annoncé plusieurs mesures dont la finalité est l'accélération des délais de traitement des dossiers des personnels de la fonction publique. Une nécessité au regard des lenteurs que dénoncent les fonctionnaires depuis de nombreuses années.
Le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative Joseph Le (photo) a annoncé, lors d'un point de presse qu’il a donné le mercredi 6 avril à Yaoundé, une série de mesures tendant à dématérialiser et à simplifier les procédures de traitement des dossiers d’intégration dans la fonction publique. Joseph Le affirme qu’une première provision budgétaire constituée dans le cadre de l’exercice 2022 va permettre d’acquérir une application spécialement dédiée à l’authentification des diplômes.
Le ministre indique qu’il s’agit d’une plateforme collaborative regroupant le ministère de la Fonction publique, le ministère de la Santé publique, et les départements ministériels en charge des questions de l’éducation aux niveaux primaire, secondaire et supérieur. « En un clic, il me sera possible à partir de mon bureau d’obtenir toutes les informations sollicitées », explique Joseph Le. Qui annonce également la numérisation des pièces constitutives des dossiers d’intégration des lauréats des écoles normales dès la première semaine suivant la fin de leur formation.
Le Cameroun s’est certes doté il y a quelques années d’un Système informatique de gestion intégrée des personnels de l’Etat et de la solde (Sigipes) ; mais il n’est pas rare de voir des fonctionnaires en cours d’intégration attendre plusieurs années avant d’obtenir leur premier salaire. Une grève menée par les enseignants du secondaire, de janvier à mars, a perturbé le déroulement des cours. Les grévistes, à travers le mouvement On a Trop Supporté (OTS), dénonçaient les retards dans leur prise en charge et dans le paiement de certains émoluments.
En réponse à ce mouvement de mécontentement, le président de la République, Paul Biya, a alors instruit l'optimisation de la gestion des dossiers des fonctionnaires. Pour le ministre de la Fonction publique, le véritable goulot d’étranglement se situe au niveau de l’authentification des diplômes et de la délivrance de leurs équivalences. A cela s’ajoutent la constitution et l’acheminement des dossiers d’intégration par les lauréats des écoles normales.
Selon le gouvernement, les réformes annoncées participeront à réduire la durée du parcours du dossier d’intégration qui pouvait atteindre 25 à 30 mois avant de parvenir au niveau central. Le ministre affirme que les pièces constitutives des dossiers seront reçues en temps réel à Yaoundé au moment de leur numérisation dans les régions et que le double processus d’intégration et d’attribution du matricule est engagé concomitamment.
« Au regard de ce qui précède, nous sommes en droit de penser et même d’affirmer qu’au lieu de deux à trois ans, voire plus, le jeune lauréat sorti de l’ENS ou de l’ENSET ne devrait plus patienter que pendant 45 ou 90 jours, voire moins, pour se doter d’un numéro matricules et d’un acte d’intégration », a soutenu le ministre.
Ruben Tchounyabe
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Depuis 2019, les gouvernements africains s’activent pour accélérer la transformation numérique. Ils votent des lois dans le but de mettre en place un cadre approprié pour le développement du secteur du numérique.
Le gouvernement congolais a décidé, mercredi 6 avril, lors du Conseil des ministres, de la création d’une agence de développement de l’économie numérique. L’objectif est d'en faire le levier de l’action des pouvoirs publics en matière de transition numérique au Congo, en transformant la direction générale de développement de l’économie numérique en un établissement public à caractère administratif. Le projet de loi sera transmis au Parlement pour examen et adoption.
Léon Juste Ibombo (photo), ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, explique que « la transformation numérique de l’économie, objectif transversal, nécessite d’importants investissements, notamment en ce qui concerne les infrastructures, les réseaux, les équipements, les contenus et les usages ».
La pandémie de la Covid-19 a accéléré la transformation numérique dans le monde. Le Congo n’est pas resté en marge de cette révolution et depuis 2019, le pays a mené des actions dans le but d’amorcer le développement de son économie numérique. Entre autres, la création d’un Centre africain de recherche en intelligence artificielle (Caria) en février et la mise en place d’un cadre juridique pour les start-up devraient booster le secteur du numérique dans le pays.
La nouvelle agence congolaise, autonome en matière de gestion sera chargée de l’impulsion, de l’animation et de l’accompagnement des projets numériques, et elle permettra d’optimiser les choix d’organisation et d’implantation des nouvelles technologies sur le territoire national.
Adoni Conrad Quenum
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L’objectif est de faire bénéficier exclusivement à ces couches défavorisées du soutien de l’État qui leur est spécifiquement destiné. Pendant longtemps, de nombreuses personnes ont profité des failles de l’ancien système pour jouir de diverses facilités.
Le Conseil national pour les personnes handicapées (NCPWD) du Kenya est en train de déployer un nouveau système d'identification de ses membres. L'objectif est de lutter contre la fraude, améliorer la structure de rapport pour la responsabilisation et générer des données socio-économiques adéquates à des fins de planification.
Lors d’une formation des équipes d'évaluation médicale des handicaps sur les nouvelles directives d'évaluation et de catégorisation élaborées par le ministère de la Santé, le directeur exécutif du NCPWD, Harun Hassan, a expliqué que « de nombreuses personnes ont découvert le soutien apporté aux personnes handicapées et se sont inscrites en tant que membres du NCPWD, même celles qui n'ont pas de dossier d'invalidité, pour bénéficier de privilèges tels que l'exonération fiscale à vie ».
Daniel Njuguna, expert en TIC au NCPWD, a souligné que l'ancien système qui sera obsolète d’ici 2023 n'avait pas de directives normalisant le processus d'évaluation médicale des handicaps, ce qui entraînait parfois des disparités d'informations et des enregistrements inexacts.
Selon Douglas Kitut, représentant du ministère de la Santé, il y a environ 600 000 personnes handicapées au Kenya. La majorité souffrant de problèmes physiques, visuels, auditifs, d'apprentissage, mentaux et de handicaps progressifs chroniques. Le pays a mobilisé 15,5 millions $ en 2021 pour aider les personnes handicapées touchées par la crise de Covid-19. Le NCPWD a, dans le cadre de son mandat visant l’amélioration de la prestation de services, procédé à des réformes d'identification depuis 2009. Le déploiement du nouveau système cette année marquera donc une étape importante pour cette couche de la population kényane.
Le Conseil a l'intention de faire migrer ses membres vers le nouveau système lors de l'entreprise d'identification de masse actuellement en cours à travers le pays. Après cette opération, les personnes handicapées recevront une carte à puce avec des fonctions de sécurité clés et un code QR pour prouver la véracité de leur statut à l'aide d'un téléphone.
Le processus d’identification permettra aux parties prenantes de générer en temps réel des données démographiques sur différents types de handicap à partir de la base de données complète. Ce système va permettre de décentraliser la signature du directeur des services médicaux de Nairobi vers les médecins de la région. Cela rapprochera le service des populations bénéficiaires. Le système numérisé devrait également rationaliser les opérations au sein du conseil et garantir que seules les personnes qui atteignent le seuil d'enregistrement requis sont prises en compte.
Avec la numérisation du processus d'inscription, le NCPWD envisage d'intégrer ses opérations à d'autres agences gouvernementales pour que les membres puissent être servis notamment sur les portails E-gouvernement et E-citoyen.
Ruben Tchounyabe
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En 2020, la stratégie nationale Digital Ethiopia 2025 a été lancée. Elle accorde une grande importance à la transformation numérique de l’administration publique. L’un des aspects stratégiques au cœur de cette quête d’efficacité des services publics est l’accès et la facilitation du paiement en ligne.
Il sera bientôt possible pour les usagers éthiopiens de payer directement en ligne pour divers services publics. Lundi 4 avril, le gouvernement, à travers le ministère de l'Innovation et de la Technologie (MINT), a signé un accord de partenariat à cet effet avec Mastercard pour l’intégration de la passerelle de services de paiement de l'entreprise à son portail de services électroniques. A la Commercial Bank of Ethiopia qui est également partie prenante à cet accord, il reviendra la charge de collecter les paiements pour le compte de l’État.
Belete Molla (photo), le ministre de l'Innovation et de la Technologie, a indiqué que le partenariat avec Mastercard permettra « de fournir une solution de paiement numérique polyvalente — les clients avec n'importe quelle carte bancaire peuvent l'utiliser. Cela signifie que les gens pourront payer facilement et en toute sécurité où qu'ils soient et à tout moment. Cela nous permettra également d'améliorer la collecte des recettes et de réaliser des gains d'efficacité, ce qui libérera des ressources pour améliorer la prestation de services ».
L'intégration de la passerelle de service de paiement de Mastercard au portail de services électroniques du gouvernement fait suite au mémorandum d’entente signé en 2020 entre le MINT et l’entreprise privée américaine. Son objectif était d’accompagner l’État dans la numérisation des paiements et d’améliorer la prestation de services aux citoyens conformément à la stratégie de transformation numérique de l'Éthiopie baptisée « Digital Ethiopia 2025 ».
La première phase de cette opération de numérisation des paiements des services publics touchera les membres des organisations de la société civile éthiopienne. Ils pourront bientôt payer leurs licences d'exploitation sur le portail avec n'importe quelle carte de paiement de marque.
Pour Mark Elliott, le président de division, Mastercard, Afrique subsaharienne, l’engagement de l’entreprise en Éthiopie est orienté sur la création « d’une économie numérique inclusive qui profite à tout le monde, partout, en rendant les transactions sûres, simples, intelligentes et accessibles ».
Muriel Edjo