Le gouvernement algérien a décidé de placer le programme d’e-gouvernement parmi ses priorités. Une décision qui porte ses fruits et qui permettra de favoriser la croissance économique, la création d'emplois et la qualité de vie.
Le gouvernement algérien a procédé, mercredi 7 décembre, au lancement officiel du portail gouvernemental numérique des services publics. Opérationnel sur l’adresse www.bawabatic.dz, le portail renferme plus de 300 services publics numérisés relevant de 29 départements ministériels.
Le portail offre l’opportunité au citoyen d’accéder, en temps réel 24h/24 et 7/7, à l'ensemble des services publics numérisés assurés par les différentes administrations, et de consulter les informations relatives aux différentes mesures administratives en un clic.
S’exprimant sur cette avancée considérable, le Premier ministre, M. Aïmene Benabderrahmane, a affirmé que ce portail d’une grande importance pour le gouvernement favorisera « un accès unifié aux services numérisés, ce qui épargnera au citoyen la contrainte de chercher des services publics numérisés et la perte de temps en consultant plusieurs sites officiels ou portails sectoriels, vu leur multiplicité ».
En effet, depuis 2020, plusieurs réalisations ont été enregistrées en matière de renforcement des infrastructures, ce qui a permis à l’Algérie de créer une base solide pour une véritable transformation numérique. Ainsi, selon le rapport de l’Enquête e-gouvernement 2022 de l'ONU, « E-Government Survey 2022 The Future of Digital Government », sur les 193 Etats membres dans le développement de l'e-gouvernement, l’Algérie se classe 112e avec un indice d'e-gouvernance élevé et est parmi les 16 pays d’Afrique avec le meilleur niveau en 2022.
Signalons que la mise sur pied de ce portail rentre dans le cadre de la stratégie nationale de transition numérique du pays. Selon le Premier ministre, c’est un pas très important « sur la voie de la concrétisation du programme du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, qui a promis, dans son 25e engagement, la réalisation de la transition numérique, la généralisation de l'utilisation des TIC, notamment dans les administrations et les structures publiques et l'amélioration de la gouvernance du domaine économique ».
Samira Njoya
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Les technologies de l’information et de la communication appliquées à divers secteurs de l’économie sont désormais un moteur d’efficacité et de croissance. Au Cameroun, le gouvernement a décidé d'investir en conséquence pour soutenir le développement national.
Le président de la République, Paul Biya (photo), a signé le mardi 6 décembre un décret habilitant le ministre de l’Economie à signer avec l’Association internationale de développement (IDA), filiale de la Banque mondiale, un accord de crédit de 84,1 millions d’euros pour le financement du Projet d’accélération de la transformation numérique au Cameroun (PATNuC).
Selon les explications du ministère des Postes et Télécommunications (Minpostel), ce projet en cours de mise en œuvre depuis 2021 vise à poursuivre les réformes et les politiques dans le secteur des TIC ; améliorer les compétences numériques des citoyens ; promouvoir le développement des applications et des services numériques ; et à accroître la portée et l’utilisation des services numériques pour stimuler l’emploi et l’entrepreneuriat au Cameroun.
Le PATNuC est divisé en trois composantes principales. La première concerne la mise en place de nouveaux cadres institutionnels, juridiques et réglementaires propices à la croissance du secteur numérique, le renforcement de la confiance numérique, la création de plateformes numériques et l’acquisition d’équipements pertinents pour un développement sécurisé et résilient des services numériques au Cameroun.
La deuxième composante se concentre sur la stimulation du marché local en facilitant l’accès à Internet et l’utilisation inclusive des TIC dans le tissu de développement économique du pays. « Son objectif spécifique est de promouvoir l’expansion des réseaux numériques dans les zones rurales en se concentrant sur les localités moins desservies, principalement par le biais de partenariats public-privé (PPP), en vue d’améliorer l’offre de service mobile à large bande dans ces localités », explique le Minpostel.
La dernière composante, apprend-on, se concentre sur le renforcement des technologies agricoles de rupture (DAT) afin d’améliorer les liens avec le marché et la création de valeur ajoutée par une utilisation accrue des solutions DAT par les communautés rurales ciblées.
S.A.
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La transformation numérique, accélérée par la pandémie de Covid-19, touche tous les secteurs économiques et entraîne le développement de nouveaux métiers numériques. Les institutions et gouvernements se mettent ensemble pour multiplier les mains-d'œuvre dans le secteur.
Mercredi 7 décembre, la secrétaire générale de la Francophonie Louise Mushikiwabo (photo, à gauche) et le président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), Serge Ekue (photo, à droite), ont signé un accord-cadre de coopération pour soutenir la transformation numérique dans les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), à savoir le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.
L’accord signé permettra à la BOAD de concevoir un véhicule financier, mobilisant plusieurs dizaines de millions d’euros, que les pays concernés pourront utiliser pour permettre à la population en particulier des jeunes et les femmes de suivre des formations au numérique.
« Lors du XVIIIe Sommet de la Francophonie à Djerba, les chefs d’Etat et de gouvernement ont longuement délibéré sur la transformation numérique. Ils ont conclu que l’appropriation du numérique par les jeunes francophones – et notamment les jeunes filles – constituait un enjeu vital pour l’avenir de la Francophonie et de l’Afrique. Avec plus de 70 % de leur population nationale qui est âgée de moins de trente ans, les pays de l’Afrique de l’Ouest doivent mettre la formation au numérique tout en haut de leur agenda. Avec cet accord, l’OIF et la BOAD vont les y accompagner », a expliqué Louise Mushikiwabo.
L’accord signé entre les deux organisations rentre dans le cadre du programme « D-CLIC, formez-vous au numérique avec l’OIF ». Lancé en janvier 2022 suite à l’adoption de la Stratégie de la Francophonie numérique 2022-2026, D-CLIC a déjà mis en place 57 parcours de formation professionnalisante aux métiers du numérique dans 10 pays africains francophones.
Le projet offre également des solutions en matière de renforcement de capacités des agents publics dans le domaine de la gouvernance du numérique, et proposera dès 2023 un ensemble d’outils visant à sensibiliser et initier au numérique les personnes les plus éloignées de cette réalité nouvelle.
Samira Njoya
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Le gouvernement congolais accorde une importance particulière au numérique. Depuis la création du ministère du Numérique, plusieurs actions sont nées avec pour objectif de faire du numérique un levier d'intégration, de bonne gouvernance, de croissance économique et de progrès social.
La République démocratique du Congo (RDC) vient de faire un pas de plus vers le développement du secteur numérique. Mardi 6 décembre, l'Assemblée nationale a déclaré recevable le projet de loi portant Code du numérique en RDC. Il a été présenté et défendu par Désiré-Cashmir Eberande Kolongele (photo), ministre du Numérique.
Selon le ministre du Numérique, « l'adoption de ce cadre juridique a pour but de réguler la nouvelle économie numérique pour sécuriser l'investissement dans ce secteur et d'encadrer ce vaste domaine en recherchant un point d'équilibre entre, d'une part, les principes de liberté, notamment la liberté d'économie, d'expression, d'information, de réunion et d'opinion et, d'autre part, la protection de la vie privée ainsi que la protection de l'ordre public ».
En effet c’est le 26 aout, que le président de la République Félix Tshisekedi a instruit l'adoption du Code du numérique qui régira la transformation 2.0 de la RDC, c'était lors d’un Conseil des ministres. Le 14 octobre le gouvernement l’a adopté après qu’il a été défendu par le ministre en charge du Numérique et qu’il a bénéficié des commentaires et recommandations de certaines organisations internationales évoluant dans ce secteur.
Le projet de loi adopté par l’Assemblée nationale met l’accent entre autres sur la cybersécurité, la mise en place d'un régime juridique applicable aux activités et services numériques, la mise en place des organismes, établissements publics spécifiques devant accompagner la mise en œuvre et le contrôle de l'écosystème numérique que sont : l’Autorité de régulation du secteur du numérique, l'Autorité nationale de certification électronique, l'Autorité de protection des données, l'Agence nationale de cybersécurité. Le code numérique s'intéresse également à la consécration des règles organisant la sécurité et la protection pénales des systèmes d'information numériques.
Il faut noter que la nouvelle loi, qui est désormais en examen approfondie, viendra compléter la loi du 25 novembre 2020 relative aux télécommunications et aux technologies de l’information et de la communication, qui avait montré des faiblesses du fait qu’elle ne prend pas en compte la protection des données à caractère personnel, la cybersécurité et la cybercriminalité.
Samira Njoya
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La transition numérique est l’une des préoccupations majeures du gouvernement de la République démocratique du Congo depuis quelques années. Pour favoriser cette transition, il est nécessaire d’assainir l’espace cybernétique marqué par des menaces de plus en plus transfrontalières.
La République démocratique du Congo (RDC) a adopté le projet de loi autorisant la ratification de la convention de l’Union africaine (UA) sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel. La décision a été prise au cours de la 79e réunion du Conseil des ministres du gouvernement congolais tenue le vendredi 2 décembre par visioconférence.
Le projet de loi permettra à la RDC de consolider son arsenal juridique pour protéger son cyberespace et bénéficier d’une meilleure coopération internationale. La décision de son adoption intervient un mois après que le chef de l’Etat a donné l’instruction à son gouvernement à travers le ministre du Numérique « de prendre toutes les dispositions qui s’imposent pour permettre la ratification par notre pays de la convention de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel dite convention de Malabo », avait-il déclaré le 14 octobre lors du 73e conseil des ministres.
Lors du même Conseil, le président de la République avait également instruit l’opérationnalisation de l’Agence nationale de cybersécurité et avait validé la stratégie nationale de la cybersécurité. L’objectif étant de bâtir et disposer d’un écosystème cybersécuritaire solide qui sera capable de faire face aux menaces multiformes.
Signalons que la convention de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel a été adoptée en juin 2014 à Malabo en Guinée Equatoriale. C’était lors de la 23e Session ordinaire du Sommet de l’UA.
Elle vise à renforcer et harmoniser les législations actuelles des Etats membres et des Communautés économiques régionales (CER) en matière de TIC dans le respect des libertés fondamentales et des droits de l’homme et des peuples. Elle vise également à créer un cadre normatif approprié correspondant à l’environnement juridique, culturel, économique et social africain et souligne que la protection des données personnelles et de la vie privée est un « enjeu majeur de la société de l’information », et que tout traitement de données personnelles doit respecter un équilibre entre libertés fondamentales, promotion et usage des TIC, intérêts des acteurs publics et privés.
Samira Njoya
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Le Nigeria ambitionne de numériser l’ensemble des services administratifs et favoriser l’accès à Internet dans tout le pays. Pour y arriver le gouvernement noue des relations avec d’autres pays qui partagent les mêmes objectifs à l’instar du Vietnam.
Le vice-président du Nigeria Yemi Osinbajo (photo, à gauche) vient d’effectuer une visite de travail en République socialiste du Vietnam. L’homme politique a été reçu le lundi 5 décembre par son homologue vietnamienne, Madame Võ Thị Ánh Xuân (photo, à droite), au palais présidentiel de Hanoï.
Les deux pays ont signé par la même occasion un accord de coopération en matière de défense et ont exprimé leur détermination à approfondir leurs relations bilatérales de longue date, en travaillant ensemble, dans les domaines de l'économie numérique, des télécommunications, entre autres.
There are vast opportunities for cooperation and collaboration between Nigeria and Vietnam especially in the Digital Economy space. We have a growing telecoms market, possibly one of the deepest penetrations of telecoms in the developing world. pic.twitter.com/aZ5jGh5NcA
— Prof Yemi Osinbajo (@ProfOsinbajo) December 5, 2022
Selon Yemi Osinbajo, « il existe de vastes possibilités de coopération et de collaboration, notamment dans le domaine de l'économie numérique et des télécommunications. Nous sommes impatients d'accélérer le processus, en veillant à ce que ces accords soient signés, car ils sont essentiels aux collaborations que nous verrons entre nos pays dans les années à venir », a-t-il déclaré.
La nécessité d'une meilleure collaboration entre le Nigeria et le Vietnam était au centre des discussions de la rencontre de ce lundi. Les deux pays possèdent chacun un grand potentiel en matière d’économie numérique et de télécommunication dans leur continent respectif. Dans son rapport « E-Government Survey 2022 The Future of Digital Government », le département des questions économiques et sociales des Nations unies (UN DESA) indique que le Vietnam occupe le 86e rang sur 193 pays avec un indice d’e-gouvernement élevé. Le Nigeria quant à lui occupe la 140e place mondiale avec un indice d’e-gouvernement moyen.
La collaboration bilatérale entre les deux pays permettra donc au Nigeria de bénéficier de l’expérience poussée du Vietnam dans la numérisation des services, le déploiement des services de télécommunications, pour permettre à toute la population du pays de bénéficier des services administratifs en cours de numérisation.
« Près de 120 millions de nos concitoyens ont mis en service des équipements ou des appareils de télécommunications. De plus, la connectivité à large bande s'est considérablement améliorée. Nous espérons que d'ici 2025, nous aurons une connectivité à large bande pour l'ensemble de nos plus de 200 millions d'habitants », a ajouté le vice-président.
Samira Njoya
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L’Algérie poursuit sa marche vers la transformation numérique des services. Tous les secteurs sont concernés, y compris le secteur du commerce. Désormais les entreprises devront se doter de la technologie du code-barres, pour commercialiser les produits à l’intérieur et à l’extérieur du pays.
Le secteur du commerce en Algérie connaîtra d’importantes réformes dans les prochains mois. L’une d’entre elles est l’apposition obligatoire du code-barres sur tous les produits fabriqués localement, importés ou destinés à l’exportation.
Le ministre du Commerce et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig (photo), l’a annoncé le samedi 3 décembre lors de la journée d'information sur le code-barres, organisée à l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur à Alger.
Soulignant l’importance de cette nouvelle réforme, le ministre Kamel Rezig a déclaré que le code-barres a pour rôle de « faciliter le processus d’exportation des produits, en évitant la falsification ». Cette réforme fait suite à l’arrêté interministériel (Commerce et Industrie) du 16 février 2021 portant règlement technique fixant les conditions et les modalités applicables à l’apposition du code-barres sur les produits destinés à la consommation humaine.
En effet, c'est en août 2020 que le ministre avait annoncé l’élaboration prochaine d’un texte réglementaire relatif au « code-barres emballeur ». Il avait affirmé que durant les 5 prochaines années, « tous les produits algériens fabriqués localement, emballés et destinés à la consommation humaine seront codifiés une fois l’opération obligatoire ».
A ce jour, 11 410 entreprises opérant sur le marché national ont obtenu le code-barres, à leur demande, qui est ainsi apposé sur plus de 500 000 produits destinés à la consommation humaine. Les autres entreprises sont appelées à se mettre à jour car « une fois le délai dépassé, les produits ne possédants pas de code-barre, seront considérés comme illégaux et interdits à la commercialisation », a déclaré le ministre.
Signalons que le code-barre qui est une donnée numérique ou alphanumérique sous forme de barres et d’espaces joue plusieurs rôles. De façon générale, il permet d’identifier un article afin de connaître son origine, son emplacement et la quantité disponible. Il permet également d’assurer la gestion informatisée du stock pour avoir une meilleure gestion des stocks et des approvisionnements. Il permet aussi d’assurer une meilleure traçabilité du producteur au consommateur.
Samira Njoya
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Le gouvernement sénégalais veut faire émerger son écosystème TIC et réussir la transformation numérique du pays dans les prochaines années. Pour y parvenir, des outils sont mis à jour pour suivre l’évolution des projets et détecter les innovations technologiques.
L’Observatoire national du numérique (ONN) va se doter d’une plateforme actualisée en vue de favoriser l’éclosion des entreprises du savoir numérique et les aider à tirer leur épingle du jeu. Un atelier de présentation du projet s’est tenu le vendredi 2 décembre à Dakar, sous l’égide du ministère de la Communication, des Télécommunications et de l’Economie numérique.
Le projet d’une valeur de 3 millions de dollars sera conduit par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en partenariat avec Bureau régional de l’Unesco pour l'éducation en Afrique (BREDA), le Bureau régional de l’Unesco à Dakar, et l’antenne sénégalaise d’Internet Society (ISCO).
Selon le secrétaire général du ministère de la Communication, des Télécommunications et de l’Economie numérique, Isaac Cissokho, le secteur du numérique est en plein développement au Sénégal il est donc plus qu’important de « créer un environnement qui puisse entraîner de l’émulation entre les différents acteurs de l’écosystème ».
La future plateforme devra à cet effet permettre de mieux apprécier l’état d’utilisation des Technologies de l’information et de la Communication (TIC) ainsi que les principaux usages qu’en font les Sénégalais. Elle permettra également de mieux mesurer le niveau d’accès du citoyen sénégalais aux données numériques. Enfin, elle rendra disponible l’information numérique harmonisée et de haute qualité pour la formulation, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des politiques sur le secteur des télécommunications/TIC.
En amont de la refonte de la plateforme, une étude sur les usages et services numériques commanditée par le PNUD sera réalisée dans l’ensemble du territoire. L’objectif est de « définir les différents usages et services numérique qui sont au Sénégal et dans la sous-région pour faire en sorte que ce secteur soit créateur de valeur ».
Samira Njoya
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Le secteur touristique au Maroc a de beaux jours devant lui. Le gouvernement fait des efforts continus consentis pour renforcer l’attractivité dans le pays et stimuler les investissements à forte valeur ajoutée dans le secteur.
L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) va apporter son soutien aux petites et moyennes entreprises marocaines (PME). L’agence onusienne a annoncé, mardi 29 novembre, dans un communiqué, qu’elle s’est associée au gouvernement marocain afin d’accompagner 10 000 PME touristiques dans leur processus de transformation numérique.
Une convention a cet effet a été signée quelques jours plutôt en marge du Conseil exécutif de l’OMT à Marrakech. « Les micros, petites et moyennes entreprises sont l'épine dorsale du secteur mondial du tourisme », a déclaré le secrétaire général de l'OMT, Zurab Pololikashvili (photo, a droite).
« Ces entreprises ont été les plus durement touchées par la pandémie. Avec le soutien adéquat, ils peuvent se développer pour devenir de véritables agents du changement et aider à construire un secteur plus inclusif et durable. L'OMT est fière d'aider des milliers de petites entreprises, au Maroc et dans le monde entier, à prendre le virage du numérique et à devenir ainsi plus innovantes et compétitives », a-t-il ajouté.
En effet, le secteur touristique au Maroc a été lourdement frappé par la pandémie de la Covid-19, ce qui a considérablement fait baisser les chiffres. Selon la ministre du Tourisme, Fatim-Zahra Ammor (photo, au centre), les chiffres sont de nouveau en croissance. En juin dernier, les recettes du secteur touristique affichaient un taux de recouvrement de 71 % par rapport à 2019, une augmentation de 173 % par rapport à 2021.
Avec 2,3 millions de touristes ayant jusqu'à présent voyagé au Maroc depuis que le pays a levé son interdiction de voyage lié à la Covid en février, les arrivées dans le pays ont maintenant augmenté de 52 % par rapport à 2019.
Les petites et moyennes entreprises, quant à elles, pèsent 98 % de l’économie touristique marocaine et revêtent, ainsi, une importance stratégique. Dans ce contexte, les PME touristiques constituent un vrai fer de lance pour la résilience du secteur. D’où l’importance de cette convention qui permettra leur numérisation à travers un accompagnement sur-mesure, porté par des experts dans les nouvelles technologies.
Samira Njoya
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La question de la cybersécurité est désormais une préoccupation universelle. Pour y faire face, les pays sont obligés de se regrouper afin de prendre les mesures nécessaires pour renforcer, à tous les niveaux, la coopération et travailler ensemble pour lutter contre la cybermenace.
L’Organisation arabe des technologies de l’information et de la Communication (Aicto) est sur la voie de lancer la Stratégie Arabe pour la Cybersécurité. Ladite stratégie a été présentée ce mardi 29 novembre en marge des « Journées régionales de la confiance numérique », qui se tiennent les 29, 30 novembre et 1er décembre à Tunis en partenariat avec Huawei Technologies.
La stratégie vise à appuyer les 17 pays arabes membres (dont 10 pays africains) de l’Aicto dans la réponse aux défis cybernétiques, l’homogénéisation du cadre juridique, entre autres, pour répondre plus efficacement à la multiplication des attaques et menaces cybernétiques dans un environnement économique de plus en plus digital.
« A l’heure actuelle, on est en train de vivre une transformation digitale de tous les secteurs et une amélioration croissante de l’usage d’Internet. Si on n’assure pas la fiabilité du système, la confidentialité des informations et la protection des données personnelles, cela ne pourra se développer comme il faut. La cybersécurité reste un prérequis très important et une priorité absolue », a déclaré Adnane Ben Halima, le vice-président en charge des relations publiques pour la région Méditerranée de Huawei Northern Africa.
Cette stratégie survient un an après que les Etats membres de la Ligue arabe et l’Aicto ont convenu de tracer une vision et une stratégie de cybersécurité communes. Élaborée en collaboration avec des experts sur la question, la nouvelle stratégie a pour objectif de renforcer l'action arabe commune et booster la coopération interrégionale et mondiale en matière de sûreté et de sécurité des transformations technologiques aux niveaux stratégique, technique et organisationnel.
Présentée et appréciée par les participants du forum, la stratégie sera adoptée dans les prochains mois. Elle fait partie d’un certain nombre de projets d’envergure contenus dans le plan d’action quinquennal (2023-2027) de l’Aicto, dont l’objectif est d’atteindre une croissance uniforme et combler le gap existant en matière de cybersécurité au sein des pays membres.
Samira Njoya
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Le gouvernement guinéen a choisi l’année 2023 pour accélérer la numérisation du pays. Des projets de grandes envergures ont été annoncés par le ministre en charge des questions numériques.
Ousmane Gaoual Diallo, le ministre guinéen des Postes, des Télécommunications et de l'Economie numérique, a déclaré, lundi 28 novembre, que le pays connaîtra des avancées considérables en matière d’Internet dans les prochains mois. Alors qu’il était invité à la Radio télévision guinéenne (RTG), le ministre a annoncé que le gouvernement a déjà investi plus de 200 millions de dollars pour le déploiement de 4 400 kilomètres de fibre optique sur l'ensemble du territoire.
Le ministre a rappelé que le gouvernement travaille en ce moment pour faire passer d'un à trois le nombre de câbles optiques dans le pays dans les prochains mois. Ce qui permettra de réduire le coût de la téléphonie et des services d'Internet pour les usagers et ramener jusqu'à 500 000 francs guinéens (58 dollars) le coût de la consommation mensuelle des services de téléphonie et d'Internet, contre plus de 1,5 million de francs guinéens aujourd'hui.
Le gouvernement guinéen intensifie ses efforts depuis quelques années pour numériser le pays ; plusieurs projets sont en cours sur l'ensemble du territoire national, parmi lesquels le lancement d'une société nationale des télécoms baptisée Guinée Télécom. Selon le ministre, le gouvernement travaille avec des partenaires pour lancer Guinée Télécom, au premier semestre 2023.
Il est également prévu en 2023 la numérisation de l’administration et des différents services publics, la connexion de 300 écoles et de certaines universités à Internet. Pour la réalisation de tous ces objectifs, le colonel Mamadi Doumbouya, chef de l'Etat, président de la transition, a décrété en avril la création de l'Agence nationale de la digitalisation de l’Etat. Sa principale mission est la mise en œuvre de la politique des programmes et des projets du gouvernement, en matière de transformation numérique de l’Etat, y compris l’administration centrale, l’administration décentralisée, les collectivités locales, les institutions et organismes public, les établissements publics et sociétés publiques…
Samira Njoya
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Le parc de la Lopé représente un sanctuaire pour la faune africaine. Pour assurer son bon fonctionnement à l’ère du numérique, le gouvernement gabonais s'est associé à Axione, un opérateur français d'infrastructures de télécommunications présent à l’international.
Le parc national de la Lopé sera doté, dans les prochains mois, d'une connexion Internet à haut débit. Une convention de mécénat a été signée, ce lundi 28 novembre, entre l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) et Axione, une société à laquelle l'Etat a confié l'exploitation, la maintenance et la commercialisation des infrastructures du réseau national de fibre optique.
La convention vise à connecter les locaux du parc national de la Lopé à la fibre optique. Ce qui permettra aux équipes scientifiques du parc d’analyser instantanément les données recueillies par les objets connectés du parc (traceurs, caméras d’observations de la faune sauvage, vidéoprotection, etc.).
« Nous sommes très heureux et très fiers de soutenir les actions de la réserve naturelle de la Lopé, qui œuvre au quotidien pour protéger la biodiversité. Grâce à l’expertise des équipes d’Axione Gabon, nous installons un réseau de fibre optique au sein du parc. Cette connectivité à la fibre optique améliorera de manière notable les possibilités données aux chercheurs, scientifiques ou étudiants pour transférer et analyser les données collectées, nécessaires pour observer et préserver la faune et la flore sauvage », a déclaré Jacques Beauvois (photo, à droite) Administrateur général d’Axione Gabon.
Inscrit depuis 2007 sur la liste du patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), le Parc national de la Lopé est l’un des plus riches du Gabon et représente une priorité pour le gouvernement du pays. La particularité du parc tient notamment à la présence de sites archéologiques vieux de 620 000 à 850 000 ans. Ce sont les plus anciennes traces de vie humaine d’Afrique centrale connues à ce jour. Il était donc important de doter cet espace d’une connexion haut débit pour raccorder les bureaux et le centre de formation du parc national au Backbone national très haut débit.
Concrètement, Axione se chargera de la supervision des travaux, de la fourniture, de la pose, du raccordement de la fibre optique et de la mise en service des équipements. Signalons que cette signature est le résultat de trois ans de collaboration entre plusieurs entités publiques et le groupe Axione.
Samira Njoya
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Le gouvernement congolais s’est engagé à faire de la couverture santé universelle une réalité objective. Des organisations internationales œuvrant dans le pays ont décidé d’accompagner le gouvernement dans cette vision à travers la mise sur pied de projets innovants.
L’accord signé entre des Organisations non gouvernementales en République démocratique du Congo et l’ambassade du Japon, en mars 2017, porte à nouveau ses fruits. Vendredi 25 novembre, le gouvernement a lancé à Kinshasa le projet « d'Appui à la santé numérique en RDC » exécuté par le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) dans le cadre de cette coopération multilatérale.
Le projet financé par le Japon à hauteur de 2,5 millions de dollars vise à développer et déployer un registre de vaccination numérique intégrant un module d’enregistrement des naissances dans les provinces de Kinshasa, Kongo-Central, Kasaï-Central et Haut-Katanga.
S’exprimant sur l’importance de ce projet, Jean-Jacques Mbungani, le ministre de la Santé publique, de l'Hygiène et de la Prévention, a déclaré qu’il revêt une importance capitale, car « il contribuera à améliorer le taux de vaccination, mais également le taux d’enregistrement des naissances, et à fournir au personnel de santé et aux décideurs des informations précises et en temps réel sur la vaccination ».
Selon l'Unicef la RDC enregistre de bonnes couvertures vaccinales soit 85% sur les 5 dernières années. Le pays continue néanmoins à faire face à des épidémies récurrentes de maladies évitables par la vaccination, notamment la rougeole, la poliomyélite, la fièvre jaune et la méningite. Selon les chiffres de l'organisation internationale, 4 enfants sur 10 sont enregistrés à l’état civil. Le taux d’enregistrement des enfants de moins de 1 an est de 38 % ; il est de 40 % pour les enfants de moins de 5 ans.
Pour faire progresser ces chiffres et assurer une couverture sanitaire plus large, il était plus que nécessaire de disposer d’un système efficace et fiable d’enregistrement des faits d’état civil et de statistiques vitales, d’où la mise sur pied du projet d’Appui à la santé numérique en RDC.
A travers ce projet, le personnel de santé pourra, entre autres, suivre l’état de l’enregistrement des naissances et les vaccinations de chaque enfant en enregistrant ces informations dans une base de données nationale. Ce système permettra d’effectuer un suivi individualisé et de s’assurer que tous les enfants reçoivent tous les vaccins nécessaires, et ce, même s’ils changent de région. « A terme, cela améliorera considérablement la précision des données administratives pour mieux estimer la couverture vaccinale, y compris la vaccination de routine et Covid-19 », a indiqué Hiro Minami, Ambassadeur du Japon en République démocratique du Congo.
Samira Njoya
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La cybercriminalité gagne du terrain en Afrique. Escroqueries en ligne, menaces d'attaques d’ampleur, l'Afrique subsaharienne est présentée comme particulièrement vulnérable face à la cybercriminalité. Les acteurs du secteur cherchent néanmoins à apporter une réponse spécifique.
Le gouvernement ivoirien veut mettre fin à toutes les formes de menaces qui minent son cyberespace. Le projet de loi modifiant les articles 17, 33, 58, 60,62 et 66 de la loi N° 2013-451 du 19 janvier 2013, relative à la lutte contre la cybercriminalité a été défendu le mercredi 23 novembre par Amadou Coulibaly, le ministre de la Communication et de l’Economie numérique. A l’unanimité, la loi a été votée par des députés membres de la Commission des affaires générales et institutionnelles.
Pour Amadou Coulibaly (photo, au centre), il était nécessaire de réviser le volume des peines encourues par les acteurs d’infractions, en vue d’un endurcissement conséquent de la répression des actes de criminalité de plus en plus nombreux depuis l’avènement des réseaux sociaux.
En Côte d’Ivoire comme dans plusieurs pays d’Afrique, la cybercriminalité prend une ampleur considérable. Les actes de cyberattaques les plus récurrentes sont les menaces de publications d’images à caractère sexuel, les harcèlements sexuels, les fraudes sur les transactions électroniques, et l'utilisation frauduleuse d’éléments d’identification de personnes physiques.
En 2011, le gouvernement ivoirien a mis sur pied une Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC). En mars 2019, il a ratifié la Convention de Budapest sur la cybercriminalité, ce qui a permis de bénéficier d’une collaboration internationale dans sa lutte, pour une meilleure efficacité. En 2021, le pays a également adopté, une communication relative à une Stratégie Nationale de Cybersécurité pour mieux sécuriser le cyberespace, soutenir l’accélération de la transformation numérique et faire de la Côte d’Ivoire le leader africain en cybersécurité.
A travers ce projet de loi, l’Etat a décidé de doubler les peines maximales d’emprisonnement liées aux atteintes à la dignité humaine, à l’honneur, à la propriété intellectuelle et à tous autres agissements illicites au moyen des TICS. Par exemple, l’article 17 puni d’un à six ans et 20 à 40 millions de francs d’amende toute personne qui publie une image à caractère pornographique infantile dans un système d’information ou dans un moyen de stockage de données informatiques.
Samira Njoya
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