Après avoir mis en place une législation favorisant l’entrepreneuriat, le gouvernement algérien s'associe aux partenaires de choix pour faire de l’Algérie une « start-up nation » dans les prochaines années.
L’Algérie bénéficiera de l’expertise de l’Allemagne en matière d'innovation ouverte, d'entrepreneuriat, d'accélération… Un accord de projet de développement de ces domaines a été signé le mardi 22 novembre entre le ministère de l'Economie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises et la Coopération allemande.
L’accord signé est le résultat d'une convention de coopération algéro-allemande conclue le 25 novembre 2021 en Algérie. Le projet jugé « ambitieux » porte sur la réalisation d'un programme de création de plus de 100 start-up technologiques dans le domaine de l'entrepreneuriat numérique et vert. Il sera réalisé sur quatre ans et permettra à l'Algérie d'apprendre aux côtés des experts allemands du domaine.
En effet, le choix de l’Allemagne pour ce projet n’est pas un pur hasard. Connus pour leur expertise dans ce domaine, étant donné qu'ils passent pour être leaders en Europe, les Allemands pourront contribuer à faire émerger une nouvelle race de start-up, spécialisées dans le numérique et soucieuses des normes écologiques et environnementales, en Algérie qui mise beaucoup sur ses start-up innovantes pour booster son économie.
Le pays s'est doté d'un ministère des Start-up, une première dans la région. Yacine el Mahdi Oualid, un ancien startuper âgé de 29 ans, se trouve à la tête de ce ministère qui multiplie les partenariats pour développer le secteur qui selon lui connaît la plus grande évolution. « On souhaite que les jeunes pousses d'aujourd'hui soient les championnes de l'économie de demain, qu'elles permettent à l'Algérie de se positionner comme un pôle incontournable des nouvelles technologies en Afrique », avait-il déclaré en septembre dernier à Euronews.
Samira Njoya
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Positionner le Bénin comme la plateforme numérique de l’Afrique de l’Ouest et faire des technologies de l’information et de la communication le principal levier de son développement socio-économique, telle est l'ambition du gouvernement béninois.
Le Bénin connaîtra plusieurs réformes dans le secteur du numérique l’année prochaine, si les fonds sont accordés pour leurs réalisations. La ministre en charge du numérique et de la digitalisation, Aurelie Adam Soulé Zoumarou (photo), a défendu devant la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale le budget de son département pour la mise en œuvre de projets structurants et à fort impact dans l’ensemble du pays.
Le budget qui s'élève à plus de 31 milliards FCFA (49,2 millions USD) prend en compte 9 003 433 000 FCFA pour les dépenses ordinaires et 22 071 648 000 FCFA pour les dépenses en capital. Ces fonds permettront, selon le ministère, de poursuivre l’extension de la connectivité dans toutes les communes du Bénin y compris les zones rurales, d’accélérer la digitalisation de l’administration béninoise, de renforcer les usages et la confiance numériques et de susciter l’attractivité des communes par leur transformation numérique, et d’assurer la modernisation et le rayonnement des médias béninois.
Le ministère prévoit également l’élaboration et le développement de nouveaux curricula de formation pour l’enrichissement de l’offre de formation de l’école des métiers du numérique, le développement et la promotion d’applications d’intelligence artificielle et de gestion des données utiles aux programmes nationaux et enfin la poursuite du projet Smart Gouv.
Le 18 novembre 2021, devant la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale, Aurélie Adam Soulé Zoumarou avait défendu un budget de 24 milliards 252 millions FCFA pour les projets de son secteur pour 2022. On note une hausse de 23,57 % par rapport à l’année dernière. Selon la ministre, cet accroissement du budget 2023 résulte des nombreux chantiers ouverts en 2022 qui doivent se poursuivre et se renforcer en 2023. Parmi ces projets, la numérisation de l’administration publique et l’enregistrement de l’offre sur le portail des e-services avec l’implication de toutes les zones sectorielles.
Samira Njoya
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La République du Congo poursuit sa marche vers la numérisation des services du pays. Pour accélérer le processus et présenter les premiers résultats d’ici 2025, le gouvernement multiplie les partenariats avec des entreprises internationales spécialisées sur les questions numériques.
Mardi 22 novembre, le ministre congolais des Postes, des Télécommunications et de l'Economie numérique, Léon Juste Ibombo (photo, à gauche), et le président-directeur général de la société canadienne Casimir Network, Jean Michel Casimir (photo, à droite), ont signé à Brazzaville un protocole d’entente qui vise à accompagner le Congo dans sa transformation numérique.
Le protocole prévoit, entre autres, la formation des talents locaux sur les technologies innovantes, la construction et l’opérationnalisation d’un datacenter qui hébergera les serveurs des services de blockchain ; le transfert de compétences en matière d’exploitation de ce datacenter ; le développement des programmes de cybersécurité et de protection des données à caractère personnel ; et le soutien à la recherche et le développement du Centre africain de recherche en intelligence artificielle (Caria).
J'ai reçu une délégation canadienne conduite par M. Jean Michel CEO Casimir_Network à l'ordre du jour construction d'un data center pour la blockchain en République du Congo, un mémorandum d'entente a été signé à cet effet entre les deux parties https://t.co/eZbT5JMyLN pic.twitter.com/iy6Sdg9e7N
— Léon-Juste Ibombo (@LeonJuste) November 22, 2022
S’exprimant sur le bien-fondé de cette signature, le ministre Léon Juste Ibombo a indiqué avoir signé « ce mémorandum de partenariat pour accompagner nos partenaires à implémenter et opérationnaliser ce centre de données ici dans notre pays. En effet, la construction d’un centre de données permettra à nos partenaires de nous accompagner, nous assister et nous appuyer dans le cadre de l’opérationnalisation du Caria », a-t-il déclaré.
En effet, le Congo s’est doté en début de cette année d’un Centre africain de recherche en intelligence artificielle (Caria) qui sert de cadre aux recherches approfondies pour les étudiants et autres chercheurs du continent. C’est le fruit de la coopération entre le gouvernement congolais et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA). Le Caria accompagne d’autres grands projets numériques en cours définis dans la stratégie nationale de développement de l'économie numérique du Congo baptisée « Congo Digital 2025 ».
L’accord à effet immédiat entre le Congo et Casimir Network devrait prendre corps en début d’année 2023. Cette semaine, une visite de terrain sera organisée pour vérifier le site d’implantation du futur datacenter. « A partir de septembre 2023, nous espérons finaliser le tout et lancer l’opération », a déclaré Jean Michel Casimir.
« Dans ce projet, c’est un centre de données de la blockchain, nous sommes écologiques, donc verts. Le Congo offre de l’énergie verte par barrage électrique, nous cherchons une stabilité et nous l’avons trouvée ici », a-t-il ajouté.
Il faut noter que Casimir Network est une compagnie basée au Canada et spécialisée dans divers domaines tels que le développement, la communication, l’économie numérique et les télécommunications.
Samira Njoya
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La numérisation en cours en République démocratique du Congo touche tous les secteurs y compris la justice. Le futur système d’identification va considérablement faciliter le travail de la police et autres organes responsables du maintien de l'ordre dans le pays.
La République démocratique du Congo va numériser la base de données des criminels du pays. Un contrat de 70 millions de dollars a été récemment signé avec la société israélienne Pangea pour développer et exploiter un système automatisé et centralisé d’identification biométrique criminelle (ABIS) qui identifiera les personnes sur la base de leurs traits physiques afin de générer leur casier judiciaire.
La base de données comprendra les données démographiques et biométriques des délinquants répertoriés dans les archives, et sera accessible depuis 150 postes de police dans tout le pays. Elle sera également dotée de capacités d'enquête sur les crimes à partir des empreintes digitales et des empreintes de mains.
« Les services gouvernementaux numériques sont essentiels à la croissance à long terme des pays, en particulier ceux qui ont un énorme potentiel économique comme la République démocratique du Congo », explique Uzy Rozenthal, vice-président exécutif et directeur général des ventes gouvernementales chez Pangea.
« Aujourd'hui, nous sommes en mesure d'avancer avec un projet aussi stratégique dans un laps de temps remarquablement court et de réaliser une transformation majeure avec des solutions qui ont fait leurs preuves dans le monde entier », a-t-il ajouté.
Le projet qui sera réalisé sur la base d'un partenariat public-privé est le résultat d’une décision du gouvernement du Congo de promouvoir la numérisation des services gouvernementaux dans le pays. Il rejoint l’ensemble des projets en cours dans le pays qui devront être réalisés d’ici trois ans tel que mentionné dans le Plan national du numérique - Horizon 2025.
La RDC pourra donc compter sur l’entreprise Pangea qui fournit des solutions de transformation numérique aux entreprises depuis sa création en 2018, et qui a une expérience dans la mise en œuvre de systèmes biométriques et informatiques pour des organismes gouvernementaux dans plusieurs pays du monde.
« Pangea continue de développer des capacités et des innovations dans nos domaines d'expertise, notamment de nouveaux produits pour l'eKYC [Connaissance électronique du client] et le contrôle des frontières intelligentes […] Ces capacités deviendront des produits uniques dans les prochains mois et généreront des revenus importants dans les prochaines années », a déclaré Rafi Kaminer (photo), président et CEO de Pangea.
Samira Njoya
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La technologie et les communications de l'information contribuent à l'évolution de la stratégie informatique et de réseau des hôpitaux. L’interconnexion des hôpitaux permet, entre autres, aux médecins et aux services médicaux de communiquer plus aisément et efficacement avec les patients.
Cinq formations sanitaires du Burkina Faso seront interconnectées via le Réseau informatique national de l'administration (RESINA) dans les prochains mois. Le ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo/Sabane, et son collègue en charge de la Santé, Robert Lucien Jean Claude Kargougou, ont visité ce mardi 15 novembre les installations de l’interconnexion du Centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo, à Ouagadougou.
Les cinq formations sanitaires concernées par la première phase de ce projet sont situées dans les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso. Il s’agit du CHU-pédiatrie Charles de Gaulle, CHU Tengandogo, CHU Yalgado Ouédraogo, CMA Pissy, CHU Souro Sanou. « Le besoin était énorme. Avec cette interconnexion, l’offre en santé connaîtra évidemment une nette amélioration », a déclaré le ministre de la Santé au terme de la visite.
Financé par le Fonds pour l’accès et le service universel (FASU) à hauteur de 439 275 650 FCFA (695 000 $), et mis en oeuvre par l’Agence nationale de promotion des technologies de l’information et de la communication (ANPTIC), le projet consiste en la desserte en fibre optique, la fourniture et installation des équipements actifs, l’interconnexion des bâtiments internes par fibre optique, le renforcement du réseau local, la configuration et mise en service pour l’accès aux ressources du RESINA.
Il faut signaler que les hôpitaux du Burkina Faso font l'objet de plusieurs critiques depuis des années. Des directeurs des formations sanitaires se plaignent constamment du système de travail qui est encore très archaïque et qui gagnerait à être numérisé. Des plaintes qui ont été prises en compte par le gouvernement qui a institué des projets dans ce sens ; selon la ministre de la Transition digitale, « l’informatisation intégrale du secteur de la santé sera une réalité dans un avenir très proche ».
Le projet d'interconnexion est l’aboutissement de la volonté des autorités de la Transition de poursuivre la modernisation des formations sanitaires. Ce premier pas améliorera les travaux de télémédecine, la collecte et l’informatisation des données. A long terme, il permettra de réduire considérablement la prise en charge des patients, de transférer les images radiologiques entre structures sanitaires et facilitera la gestion des centres hospitaliers.
Samira Njoya
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L’Afrique veut tirer parti du numérique pour accélérer sa croissance économique. Pour y parvenir, les pays agissent en communauté afin d’obtenir des résultats performants, parmi lesquels la création de millions d’emplois à travers le continent.
L’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) va se doter d’un Programme Régional de Développement de l’Economie Numérique (PRDEN). C’est l’une des initiatives approuvées par les ministres en charge de l’économie numérique des Etats membres de l’UEMOA réunis le vendredi 11 novembre à Cotonou.
D’un coût total de 121 milliards FCFA (190 millions $), le programme, jugé ambitieux et innovant, a pour objectif de contribuer à l'accroissement de l'utilisation des services numériques dans les activités économiques et sociales au sein de l'espace communautaire.
« On a commencé par des projets pilotes en donnant des ressources aux Etats membres dans le cadre des cases numériques et de la digitalisation des services. Et sur les ressources de la commission, par exemple pour la gouvernance, on a déjà un avant-projet de cadre législatif réglementaire qu’on soumet aux Etats pour leur approbation », a déclaré Abossé Akue-Kpakpo, le directeur de l’économie numérique de la Commission de l’UEMOA.
Selon Abossé Akue-Kpakpo, l’Afrique de l’Ouest a fait des efforts remarquables ces dernières années en ce qui concerne l’économie numérique. Dans une vidéo publiée au début de cette année par l’UEMOA, le directeur de l’économie numérique informe que près de 94 % de la zone a un abonnement cellulaire, et près de 40 % ont accès à Internet. On note également plus de 80 millions de comptes mobile money demeurent actifs, soit 63 % de la population, ce qui génère plus de 2,7 milliards de transactions pour une valeur cumulée annuelle de plus de 29 000 milliards FCFA soit environ 47 milliards de dollars.
Le PRDEN, à travers ses quatre principaux axes, entend à cet effet renforcer la gouvernance du secteur de l'économie numérique, améliorer l'accès des usagers aux services numériques, accroître l'offre de service numérique et enfin promouvoir l'innovation et la recherche.
Le programme va s’étaler sur la période 2023-2027 et sera financé par des bailleurs de fonds. Une table ronde sera organisée dans ce sens au cours du second trimestre de l’année 2023. L’un des résultats phares attendus est la digitalisation de 120 services publics dans les Etats membres.
Signalons qu'à l’issue des travaux, les ministres en charge du numérique ont également approuvé le projet de décision portant création du Comité des Régulateurs du Numérique des Etats membres de l’UEMOA et le projet de directive relative à l’utilisation de masse du numérique.
Samira Njoya
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L’Etat ivoirien multiplie les actions pour favoriser l’employabilité des jeunes et des femmes à travers les TIC. L’objectif est de réduire le chômage et favoriser l’innovation technologique dans le pays.
Le ministre de la Communication et de l’Economie numérique, Amadou Coulibaly (photo, à droite), et le ministre du commerce, de l’Industrie et de la Promotion des PME, Souleymane Diarrassouba (photo, à gauche), ont procédé le jeudi 10 novembre au lancement officiel du projet « Employment4Youth / L’Industrie 4.0 pour favoriser l’emploi des jeunes en Tunisie et en Côte d’Ivoire ».
En collaboration avec l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) et financé par le ministère de la Coopération économique et du Développement de la République fédérale d’Allemagne (BMZ), le projet vise à soutenir et à renforcer les capacités des acteurs du secteur des TIC et de l’agro-industrie, dans le but de bénéficier des opportunités de la quatrième révolution industrielle (4IR) et de contribuer à la création d’emplois pour les jeunes et les femmes à travers l’adoption des nouvelles technologies au sein des chaînes de valeurs cibles.
« L’ambition de notre pays est de faire en sorte que l’économie numérique soit un secteur porteur à travers la création d’emplois pour la jeunesse et la favorisation des investissements », a fait savoir Amadou Coulibaly, avant de souligner que l’objectif du gouvernement à l’horizon 2030, est de faire de la Côte d'Ivoire un Etat entièrement numérique avec zéro papier.
En 2011, le gouvernement ivoirien a engagé plusieurs réformes dans le secteur numérique dont l’adoption de la Stratégie nationale du numérique qui repose sur 7 différents piliers, comporte 32 réformes, 96 projets sur la période 2021-2025 pour un budget de 2 000 milliards de francs CFA (3,15 milliards USD). Plus récemment, le 26 septembre, l’Etat a mis sur pied le Comité national de digitalisation chargé, entre autres, de fixer les grandes orientations en matière de digitalisation des services pour une transformation numérique réussie.
Le projet Employment4Youth s’inscrit, selon Amadou Coulibaly, dans cette stratégie et épouse la vision de la transformation structurelle de l’économie du pays telle que portée par le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, avec pour objectif de faire de la transformation digitale une véritable solution à l’employabilité des jeunes. L’initiative sera basée sur l’industrie 4.0 ou industrie du futur qui utilise l’intelligence artificielle, le big data, les technologies numériques, la blockchain, le commerce électronique, etc. Elle permettra de créer 13 000 emplois, dont 3 000 directs, d’ici 2025 dans le secteur privé (transformation sociale et écologique, énergies renouvelables, TIC, agro-industrie, etc.), à hauteur de 30 millions USD.
Samira Njoya
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La transformation numérique et la demande en connectivité à haut débit s’accélèrent à travers l’Afrique. Le gouvernement algérien s’est donné pour mission de garantir l’Internet à toute la population.
Karim Bibi Triki (photo), le ministre de la Poste et des Télécommunications de l’Algérie, a déclaré lundi 7 novembre que le pays connaîtra des avancées considérables en matière d’Internet dans les deux prochaines années. Alors qu’il était invité sur la Radio nationale chaîne 3, le ministre a annoncé que les foyers connectés à Internet vont quasiment doubler.
« D’ici 2024, deux tiers des foyers algériens seront raccordés au réseau de connexion Internet fixe. La bande passante internationale a été doublée durant les deux dernières années. Nous sommes sur le point de finaliser une première opération d’extension de câbles sous-marins, ce qui nous permettra de rajouter 5 Tb/s aux capacités existantes avant la fin de l’année en cours », a déclaré le ministre.
Le gouvernement algérien intensifie ses efforts depuis quelques années pour faire migrer le maximum d’abonnés vers une connexion via la fibre optique. Selon le ministre, le secteur est passé, en moins de 2 ans, de 72 000 foyers abonnés à la fibre optique jusqu’au domicile (FTTH) à 450 000 aujourd'hui. Des travaux de remplacement des câbles en cuivre par la fibre optique sont en cours et permettront d’offrir un service de meilleure qualité à plus de foyers.
De 3,5 millions, le nombre de foyers raccordés au réseau Internet en Algérie augmentera d'environ 50 % à l’horizon 2024 pour atteindre le seuil des six millions. Le ministère de la Poste et des Télécommunications a fixé un objectif de raccordement de 500 000 nouveaux foyers d’ici la fin d’année.
Pour atteindre tous ces objectifs, le gouvernement s'est allié aux micro-entreprises algériennes. En 2021, plus de 1 900 lots de réalisation avaient été signés avec les micro-entreprises. Ces dernières ont reçu, selon le ministre, un plan de charge avoisinant les 2,6 milliards de dinars, soit 18,5 millions $, contribuant ainsi à « assurer une ressource financière à ces entreprises pour continuer à s'activer dans de bonnes conditions ».
Samira Njoya
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Le développement du secteur industriel fait partie des priorités du gouvernement égyptien. En 2021, le secteur industriel a enregistré un taux de croissance de 6,5 % et a contribué à hauteur de 17 % au produit intérieur brut (PIB).
Le gouvernement égyptien et la société e-finance vont lancer une plateforme industrielle numérique. Un protocole de coopération a été signé le mercredi 2 novembre à cet effet entre le ministère du Plan et du Développement économique, le ministère du Commerce et de l'Industrie, et la société cotée en bourse e-finance.
Le protocole de coopération vise à concevoir la plateforme industrielle numérique égyptienne et à fournir des services de conception, de gestion et d'exploitation pour ladite plateforme. L’objectif est de contribuer à offrir de meilleurs services aux investisseurs et aux fabricants, et à accélérer le processus d'exploitation et de gouvernance des procédures requises via un système numérique.
Les entreprises pourront utiliser la plateforme pour tester les services nouvellement développés avant de les présenter officiellement à leurs clients. La plateforme propose également d'autres services tels que des plateformes cloud, une infrastructure sécurisée, l'Internet des objets, des applications de cybersécurité, l'intelligence artificielle, le big data, etc.
Comme plusieurs pays africains, l’Egypte a fait de la transformation numérique un facteur clé de son développement. Depuis 2017, le pays est devenu un pôle d’attraction pour de grandes compagnies technologiques. Cette attraction croissante est due à de nombreux processus stratégiques adoptés par le gouvernement pour réaliser la quatrième révolution industrielle.
La nouvelle plateforme est donc l’une des actions entreprises par l’Etat pour accélérer les efforts de transformation numérique existants pour les parties prenantes, à savoir les institutions gouvernementales, les institutions financières bancaires et non bancaires, le secteur privé.
Selon le communiqué annonçant cette signature, la plateforme sera lancée lors de la conférence du Caire sur les TIC, qui se tiendra du 27 au 30 novembre 2022, en collaboration avec les pionniers mondiaux de la transformation numérique tels que Pure Storage, Dell, IBM, Cisco, Redhat, Huawei et bien d'autres.
La signature du protocole s'inscrit dans le cadre de la Vision 2030 de l'Egypte et de sa stratégie de transformation numérique, qui visent à renforcer le développement économique et social dans tous les secteurs et à faire du pays un pôle numérique d'excellence en Afrique.
Samira Njoya
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L’allègement du poids du cartable est une préoccupation pour le gouvernement en Algérie. Afin d’habituer les élèves aux TIC et mettre fin aux souffrances causées par les lourds cartables, une version numérique du manuel scolaire va entrer en vigueur dans le pays.
Le secteur de l’éducation en Algérie va franchir une nouvelle étape dans les prochains jours. Le ministre de l’Éducation nationale Abdelhakim Belabed a affirmé que la date de mise en œuvre du livre numérique sera fixée avant la fin de la semaine. Le ministre l’a déclaré samedi 5 novembre, lors d’une conférence des cadres de l'Administration centrale et des directeurs de l'Education, tenue en visioconférence.
« Plus de 3 millions d’élèves scolarisés en troisième, quatrième et cinquième années du primaire seront débarrassés du poids du cartable, grâce aux mesures approuvées par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune », a déclaré le ministre avant d'appeler les responsables de son secteur à faciliter l’acquisition du manuel numérique par les parents d’élèves.
En Algérie, la question du poids du cartable revient au-devant de la scène à chaque rentrée scolaire. Jugés trop lourds, les syndicats ont proposé à plusieurs reprises une révision du système éducatif comme une solution pour remédier au problème du poids des cartables des élèves en Algérie.
En septembre, le ministre de l’Education nationale avait déclaré que plusieurs « mesures inédites » avaient été prises par le gouvernement pour trouver des solutions définitives au problème. La plus importante d’entre elles est la mise à disposition de tablettes électroniques au profit de plus de 1600 établissements à travers le pays.
Grâce à ces tablettes, les élèves bénéficieront gratuitement de la version numérique du manuel scolaire qui leur proposera de nombreuses ressources supplémentaires telles que des vidéos, sons, animations et des fonctionnalités interactives.
Il faut noter que ces mesures sont inscrites dans le programme gouvernemental approuvé par les deux chambres du Parlement. Elles entrent dans le cadre du projet de généralisation de l’utilisation des tablettes tactiles dans les établissements scolaires dès la rentrée scolaire 2022/2023 qui a débuté en septembre.
Samira Njoya
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Les achats et le paiement en ligne ont connu une nette accélération en Afrique depuis la crise mondiale de Covid-19. Mieux structurer le secteur de l'e-commerce devient une nécessité pour les Etats.
Il se tiendra à Lomé, un séminaire national sur le commerce électronique, du 10 au 11 novembre 2022. La rencontre, à l'initiative du ministère du Commerce, est organisée en collaboration avec l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Il s’agira notamment d’outiller les jeunes entrepreneurs togolais pour les nouvelles plateformes de commercialisation via Internet, dans un contexte où l'e-commerce est perçu comme une source d'opportunités pour les activités économiques, sur fond d’ambitions de digitalisation, notamment dans les services publics.
📌Le Ministère du @CommercegouvTg
— Ministère du Commerce - TOGO (@CommercegouvTg) November 2, 2022
en collaboration avec l’Organisation Mondiale du Commerce #OMC organise un séminaire national sur le commerce électronique du 10 au 11 novembre 2022 à Lomé🇹🇬.
Inscription via ce formulaire 👉 https://t.co/f9zGJi4kKQ#Denyigban#TgTwittos
Les jeunes entreprises et start-up sont invitées à s'inscrire pour cette session de formation, où « les candidatures féminines sont vivement encouragées », selon le ministère. La date butoir pour les enregistrements est fixée au 6 novembre 2022 à 23h59.
Notons qu’avant ce futur séminaire sur le commerce électronique, une session similaire est organisée à l’endroit des acteurs du secteur textile, en marge du Salon international du textile africain (SITA2022), qui se tient à Lomé cette semaine.
Consulter le formulaire en ligne.
Ayi Renaud Dossavi
L’Etat des Seychelles avait décidé en Août 2021 d’accélérer la transformation du pays pour l’avènement de l’économie numérique. Les premières retombées de cette décision voient le jour à travers le lancement de cette plateforme.
Le gouvernement de la République des Seychelles a procédé le lundi 31 octobre au lancement officiel de la plateforme « SeyID » qui vise à garantir un haut niveau d'identité numérique et de sécurité en ligne.
Selon le vice-président du pays, Ahmed Afif (photo), le déploiement de la nouvelle plateforme est une autre initiative entreprise par le Département des technologies de l'information et de la Communication (DICT) pour accélérer la transformation numérique du pays.
« Avoir une identité numérique par le biais de la plateforme SeyID ne sera pas seulement un moyen de prouver numériquement votre identité ou d'accéder à des services numériques publics ou privés. Il vous permettra également de signer numériquement des documents, une autre exigence croissante lors des transactions numériques. Grâce à cette plateforme, la signature numérique sera beaucoup plus facile à réaliser que ce n'est le cas actuellement », a déclaré M. Afif.
Selon la Banque mondiale, les Seychelles ont enregistré en 2020 une performance économique de -13,5% contre 3,9% en 2019 en raison des perturbations importantes des activités économiques par la Covid-19. En février 2021, pour diversifier et étendre la portée des activités économiques du pays, renouer avec la croissance, le ministre des Finances, Naadir Hassan, présentait déjà le numérique comme une alternative viable. Il annonçait alors la préparation par le gouvernement d’un plan de passage à l’économie numérique.
Développée par WISeKey International Holding, une entreprise suisse leader de la cybersécurité, la plateforme d'identification donnera aux Seychellois les outils nécessaires pour prouver leur identité en ligne, mais elle facilitera également l'accès à de nombreux services publics et privés qui choisiront de s'intégrer à la plateforme SeyID grâce aux interfaces de programmation d'applications (API) qui seront mises à disposition pour permettre l'interfaçage entre les systèmes.
L’application SeyID est déjà disponible sur le Google Play Store. « SeyID sera accessible via des applications Web et mobiles et les deux sont pris en charge par des techniques d'authentification fortes. Ceci afin d'assurer la sécurité des utilisateurs de la plateforme SeyID », a déclaré M. Hassan.
Samira Njoya
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Recapitaliser la société nationale La Poste pour la sauver des difficultés est l’une des préoccupations du président de la République du Sénégal. Pour le faire, Macky Sall a nommé un nouveau directeur à la tête de l’opérateur public du service postal.
La Poste sénégalaise va connaître de profondes mutations numériques dans les prochains mois. C’est l’une des actions annoncées par le nouveau directeur général de la poste sénégalaise, Mohamadou Diaïté, qui a pris fonctions le lundi 31 octobre.
Selon Mohamadou Diaité, la transformation numérique de la Poste est l’une des pièces maîtresses de sa feuille de route baptisée « Plan stratégique expansion de la poste (PSE-P) » qui prévoit entre autres de renforcer et moderniser la logistique, de développer la monétique et l'e-commerce et d'augmenter les périmètres des services des guichets par des services financiers innovants.
« Il n’est pas concevable qu’en 2022 on délivre encore des quittances manuelles. Il faut diversifier les produits et rattraper le retard pour une meilleure rentabilité de la structure », a indiqué M. Diaïté.
En effet, la société nationale de la Poste a sombré ces dernières années. Plusieurs problèmes ont été identifiés comme causes, parmi lesquels la faible utilisation des TIC par l’ensemble des opérateurs postaux et la faible prise en charge des nouveaux besoins des clients en TIC. Pour palier à ces problèmes, l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT) a lancé en 2021, une réflexion visant à mettre en place une nouvelle stratégie de modernisation du secteur postal qui portait sur quatre axes stratégiques, dont un sur la promotion et l’utilisation des TIC pour améliorer la performance globale du secteur postal.
Le nouveau directeur envisage de travailler dans la continuité de toutes ces initiatives. Il entend solutionner ces problèmes par « l’exploitation judicieuse d’opportunités objectives et extensibles, que présente l'entreprise ». Selon Mohamadou Diaïté, il faudra procéder à une « mutation institutionnelle de Poste-Finances en banque postale, poursuivre la transformation digitale en l’intensifiant et en l’accélérant, diversifier les activités de production et de services dans une perspective plus large, plus innovante, plus ambitieuse en renforçant et modernisant la logistique, la monétique et l'e-commerce ».
Samira Njoya
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Malgré l’utilité et les effets bénéfiques indéniables des écrans, leur usage excessif est associé à de nombreuses répercussions sur la santé physique, le développement mental et psychosocial des enfants et des adolescents. Au Gabon, des activités sont mises en place pour sensibiliser à ce sujet.
Le Gabon va lancer dans les prochains mois, une campagne nationale de sensibilisation numérique. Une conférence en prélude à l’évènement a été organisée, le vendredi 29 octobre, sous le thème « Les dangers de la surexposition aux écrans : effets sur le comportement et la santé ». La campagne nationale est une initiative de l’agence Blanc Cristal et du centre de rééducation Mot à Mot, avec l’appui du ministère de l’Economie numérique.
Selon Virginie Mounanga, CEO de Blanc cristal, la campagne aura pour objectif d’alerter les parents face aux dangers liés à la surexposition à Internet et aux écrans. « On a rencontré plusieurs médecins, des spécialistes et des chefs d’établissements qui se plaignent de cette addiction des enfants, des adolescents à Internet et qui les coupe complètement de l’activité sociale […] Il y a aussi une rupture de l’engagement scolaire. Donc, il faut vraiment mettre en alerte les parents et tous les pédagogues afin de réduire ces effets sur la santé », a t-elle expliqué.
Au Gabon comme dans plusieurs pays d’Afrique, le numérique a servi d'alternative pour continuer à travailler, étudier, avoir un lien social pendant la Covid-19. La crise a changé les habitudes de consommation d'Internet. La demande en connectivité et le temps passé sur Internet et devant les écrans a considérablement augmenté. Conséquences : des problèmes de myopie, de sédentarité, mais aussi des troubles du comportement, de sommeil et de l’humeur, ainsi que des problèmes relationnels, des retards de langage, des troubles de l’attention et des difficultés scolaires.
Pour mettre fin a ces problèmes que rencontrent les jeunes, les professionnels présents à l’atelier ont proposé des solutions comme la réduction du temps passé sur Internet, l’arrêt du Wifi par intermittence, et le développement des activités sociales et des activités en famille.
La méthode canadienne qui préconise de limiter le temps des écrans pour les enfants a aussi été évoquée. Elle consiste selon les spécialistes à interdire les écrans aux enfants avant l'âge de 2 ans et de surveiller le temps d’utilisation pour ceux qui ont dépassé cet âge-là. « Aujourd’hui nous abordons un thème qui est celui des écrans avec l’addition que tout cela peut entraîner. Essayer de sensibiliser les familles sur ce qu’ils peuvent faire de manière à ce que nous puissions exploiter tous ces changements et ces progrès technologiques », a rappelé Raphaël Mezui, directeur général de la Promotion de l’économie numérique, représentant le ministre de l’Economie numérique.
Samira Njoya
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