Ces dernières années, le gouvernement béninois a énormément entrepris dans le secteur du numérique au grand plaisir de la population. En 2023, plusieurs projets dans le secteur seront opérationnels tel que mentionné dans l’agenda dévoilé par le ministère chargé du Numérique.

Vendredi 3 février, la ministre béninoise du Numérique et de la Digitalisation, Aurelie Adam Soulé Zoumarou, a présenté à Cotonou, l’agenda 2023 du secteur dont elle a la charge. Selon la ministre, « Impact, renforcement de la résilience, passage à l’échelle, seront les maitres-mots de cette année 2023 dans le secteur du numérique et de la digitalisation au Bénin ».

En effet, pour l’année 2023, la ministre avait défendu un budget de plus de 31 milliards FCFA (49,2 millions USD) pour la réalisation d'un ensembles de projets, notamment la mise en œuvre de la Stratégie Nationale d’Intelligence et des Mégadonnées (SNIAM) approuvée le 18 janvier dernier, le déploiement des salles numériques et e-services, la réalisation du cadre réglementaire qui comprend le code du numérique, la loi sur la radiodiffusion numérique et la protection des données.

L'agenda prévoit également l’extension des sites mobiles et la phase pilote de la 5G. Dans le même sillage, Aurelie Adam Soulé Zoumarou a annoncé deux réformes majeures, à savoir : la mutualisation des travaux de construction d’infrastructures passives et l’insertion de la formation aux compétences numériques minimales dans les cursus de formations classiques et de certification.

En ce qui concerne les médias, l’accent sera mis sur la poursuite de la modernisation de la télévision nationale l’ORTB, le lancement de la chaîne A+ Bénin, la mise en place d’un cadre pour l’organisation du secteur de la publicité et le lancement de la Télévision Numérique Terrestre avec la mise sur le marché des décodeurs.

L’agenda 2023 prend aussi en compte entre autres les zones rurales du pays. Il prévoit une extension de la couverture mobile dans les zones rurales et la mise en place de points numériques communautaires dans les communes éligibles qui n’en sont pas encore pourvues.

Samira Njoya

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17 ans après la dernière édition qui s'est tenue en 2006, Nigeria s’apprête à faire le 5e recensement de sa population. Pour son bon déroulement, le gouvernement a fait appel aux entreprises technologiques locales capables de relever le défi à l’ère du numérique.

Le gouvernement fédéral du Nigeria, par le biais de la Commission nationale de la population (NPC), a signé un contrat inédit d’une valeur de 184 millions $ avec Zinox Technologies, une entreprise technologique locale basée à Lagos. Le contrat vise à fournir des composants technologiques et d'autres accessoires pour le projet de recensement national prévu entre mars et avril prochain.

« C'est un privilège pour le gouvernement fédéral de nous considérer parmi de nombreuses autres entreprises dans le monde. Il sait que nous avons la capacité. Nous déployons toutes nos ressources pour faire en sorte que ce soit un succès », s’est réjouie Kelechi Okonta, la directrice générale de Zinox Technologies.

En 2006 et 2010, Zinox Technologies avait collaboré avec le gouvernement dans le processus d’inscription électorale. Les entreprises technologiques étrangères sollicitées par la Commission électorale nationale indépendante (INEC) n'avaient pas pu livrer à temps le matériel commandé par le gouvernement.

L'entreprise technologique avait alors  utilisé son dispositif intelligent Z-Pad, sur laquelle l'INEC s'appuie aujourd'hui, pour jeter les bases de la démocratie numérique du Nigeria. La bonne exécution du contrat INEC de plus de 200 millions de dollars en 2010 a donné un nouvel élan au profil de Zinox en tant qu'entreprise tech locale forte, dotée de capacités et de compétences.

Le 4 février, Zinox a fourni à la Comission nationale de la population, le premier lot d'environ 100 000 unités d'assistants numériques personnels (PDA) nécessaires pour le recensement national.

Samira Njoya

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Le ministre camerounais des Transports a suspendu, mercredi 8 février, les activités de transport urbain de personnes via la plateforme numérique Yango « jusqu’à nouvel ordre ».

Par communiqué, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe justifie cette décision par le non-respect, par la plateforme russe, de la législation régissant le transport routier au Cameroun, notamment la loi de juillet 2001 sur les professions de transporteurs routiers et d’auxiliaires de transports routiers.

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Quatre nouveaux services du ministère de l’Industrie et du Commerce ont été ajoutés sur le portail national des services publics du Bénin.

Il s’agit de l'autorisation d’installation industrielle ; l’agrément d’importation, de stockage et de distribution des produits pétroliers et de leurs dérivés ; l’autorisation de renouvellement de succursale et l'attestation tenant lieu de carte d’importateur.

Le portail national des services publics est disponible à travers le lien : https://service-public.bj/

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Une nouvelle ère numérique s’ouvre pour la République centrafricaine.  Le pays vient d’accueillir sa première fibre optique qui sera à coup sûr bénéfique à toute la population du pays y compris celle installée dans les zones reculées.

 La République Centrafricaine (RCA) est désormais connectée à la fibre optique. Le gouvernement a réceptionné lundi 6 février à Bangui, les infrastructures du projet Dorsal à Fibre Optique d’Afrique Centrale qui vise à fournir une connexion Internet à haut débit dans l’ensemble du pays.

« Les efforts consentis par le gouvernement et ses partenaires ont pour objectif de créer un environnement propice dans le domaine de la télécommunication en Centrafrique. Ce nouveau projet déjà opérationnel va d’abord minimiser le coût de la connexion Internet et ensuite créer des nouveaux emplois aux jeunes », a souligné le président de la République Faustin Archange Touadera (photo, à gauche) dans son discours.

Lancé en 2019, le projet Dorsale-fibre optique d'Afrique centrale (CAB)- Composante RCA est cofinancé par la Banque africaine de développement et l’Union européenne à hauteur de 22 milliards de francs CFA. (36 millions de dollars). Il relie la RCA au Congo-Brazzaville et au Cameroun. Les installations sur le territoire centrafricain s’étendent sur plus de 935 km et 11 sites de relais sont en construction à Bangui et dans des villes stratégiques du nord-ouest du pays.

Selon le portail web du gouvernement centrafricain, la fibre optique nouvellement installée favorisera l’augmentation des recettes fiscales et la réduction du coût des transactions économiques et sociales. Elle favorisera également le désenclavement numérique des zones rurales couplé avec l’intégration régionale par l’intermédiaire d’une infrastructure à fibre optique d’accès aux pays limitrophes (Cameroun et Congo) et la revitalisation du pacte social à travers la création d’opportunités d’emploi, pour les jeunes.

A en croire François-Xavier Décopo, coordonnateur du projet, pour la composante RCA, la prochaine étape sera la commercialisation de cette fibre optique aux populations centrafricaines.« Au mois de septembre, on aura un opérateur qui sera là, le gouvernement va faire un partenariat public-privé avec un autre opérateur gestionnaire qui va gérer l’infrastructure. Il vendra la capacité aux opérateurs de téléphonie comme Orange, Telecel et Socatel ».

Samira Njoya

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Le géant américain de la tech Google a annoncé, lundi 6 février, l'introduction de Bard, le service expérimental d'intelligence artificielle conversationnelle de la société, qui est alimenté par le modèle linguistique pour les applications de dialogue (LaMDA).

A la différence de ChatGPT son concurrent développé par OpenAI, qui fonctionne avec des informations de 2021 au maximum, l'outil de Google sera plus dynamique et s'appuiera sur les informations du Web pour fournir des réponses actualisées et de haute qualité.

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Depuis plusieurs mois, la société américaine est poursuivie par des particuliers et associations pour plusieurs chefs d'accusation et réclament des milliards de francs pour des dommages.

Les poursuites engagées au Kenya contre Meta, la maison mère de Facebook, suivent leurs cours. Dans une décision rendue le lundi 6 février, le juge Jacob Gakeri du tribunal de l'emploi et des relations de travail a refusé de radier une plainte déposée par Daniel Motaung, un ancien modérateur sud-africain de Facebook, qui poursuit l'entreprise de technologie sociale pour environnement de travail toxique.

Il y a quelques mois, Meta avait décidé de se retirer de l'affaire, sous prétexte que les tribunaux kényans n'avaient pas compétence puisque ses sociétés ne sont pas domiciliées ou n’ont pas d’activité au Kenya. Une doléance refusée par le juge.

« Ma décision est que les deuxième et troisième accusés ne doivent pas être retirés des procédures », a déclaré M. Gakeri, faisant référence à Meta Platforms et à sa filiale Meta Platforms Ireland qui constituent « des parties à part entière ».

C’est en mai dernier que Daniel Motaung a attaqué en justice Meta et Sama, une entreprise kényane sous-traitante chargée d'une partie de la modération du réseau. Souffrant de stress post-traumatique, il avait dénoncé la structure évoquant le travail forcé, des salaires aléatoires et l'absence de droit de représentation syndicale.

Comme des milliers de travailleurs chez Meta, son travail consistait à scruter et signaler les post des utilisateurs d’Afrique de l’Est et australe. En mai, plusieurs mois après avoir quitté l’entreprise sous-traitante, il a porté plainte pour 27 chefs d’accusations parmi lesquels la torture, l'exploitation et la discrimination. Le juge a déclaré que la prochaine étape de l'affaire a été programmée pour le 8 mars prochain, notamment pour organiser une audience.

Signalons que Meta est également poursuivie au Kenya par deux chercheurs éthiopiens et un groupe de défense des droits kényan qui accuse l’entreprise d'avoir laissé fleurir sur Facebook des messages violents et haineux en provenance d'Ethiopie, attisant ainsi la guerre civile éthiopienne.

Samira Njoya

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Le Ghana et la Gambie sont desormais membres de l'Organisation de coopération numérique (OCN).  L’information a été rendue publique lors de la 2e Assemblée générale annuelle de l'organisation qui s’est tenue dans le royaume d'Arabie saoudite le dimanche 5 février 2023.

Les deux pays africains ont rejoint les 11 autres Etats membres de l’organisation qui a pour objectif de renforcer la coopération numérique et propulser la prospérité numérique en accélérant la croissance inclusive de l'économie numérique des pays qui la constituent.

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La transformation numérique fait partie des priorités de nombreux gouvernements à travers le monde. Pour accélérer la réalisation de leurs ambitions numériques, les Etats explorent des partenariats bilatéraux.

Le ministre saoudien des Communications et des Technologies de l'information, Abdullah Bin Amer Al-Swaha, a rencontré le samedi 4 février à Riyad les ministres en charge du numérique du Ghana, du Nigeria, de la Gambie et de Djibouti. La rencontre s’est déroulée en marge de la 2e Assemblée générale de l’Organisation de coopération numérique (OCN) qui s’est déroulée le 5 février dans la capitale du pays.

Selon la Saudi Press Agency, l’agence de presse officielle de l’Arabie saoudite, les hommes politiques ont échangé sur les questions liées au renforcement des partenariats dans l'économie numérique, du leadership dans l'administration en ligne. Les invités ont par la même occasion bénéficié de l'expérience du Royaume qui se classe 35e rang sur les 63 économies émergentes et en voies de developpement ayant le meilleur indice mondial de compétitivité numérique selon l'institut suisse International Institute for Management Development (IMD).

En effet, tout comme les pays hôtes, l’Arabie Saoudite a entamé un vaste chantier de transformation numérique. Pour y parvenir, le pays multiplie les coopérations avec plusieurs nations parmi lesquelles des nations africaines. En octobre dernier, le ministère saoudien des Communications et des Technologies de l’information et le ministère sud-africain des Communications et des Technologies numériques ont signé un protocole d’accord afin renforcer leur coopération dans le secteur des TIC.

Avec ses homologues du Ghana, du Nigeria, de la Gambie et de Djibouti, Abdullah Bin Amer Al-Swaha a conclu un accord verbal visant à soutenir l'expansion des principales entreprises technologiques saoudiennes, dans leurs pays respectifs.

Samira Njoya

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Le président Kenyan William Ruto fait de la numérisation des services une des priorités de son administration. Plusieurs projets sont en cours dans le pays afin de fournir le cadre nécessaire pour assurer la fourniture de services numériques.

Le gouvernement Kenyan passera à l'émission de certificats numériques de naissance et de décès dès le 1er mars prochain. C’est ce qu’a récemment annoncé le ministère de l'Intérieur de la République du Kenya.

Selon Julius Bitok (photo), secrétaire principal des services d'immigration et des citoyens du Kenya, le lancement de ce service en ligne coïncidera avec l'introduction d'un identifiant personnel unique (UPI) qui agira comme une pièce d'identité à vie pour les nouveau-nés. 

Les certificats « seront accessibles via les services e-citoyens, et les gens recevront ce que nous appelons un identifiant personnel unique. Lorsque vous vous inscrivez, vous recevez automatiquement le numéro qui devient votre numéro d'acte de naissance », a déclaré Julius Bitok.

Au Kenya, la population rencontre depuis plusieurs années de nombreuses difficultés pour l’obtention des certificats de naissance, de décès et d’autres pièces d’identité et documents administratifs. Pour mettre fin à toutes les plaintes des citoyens, le gouvernement s'est engagé à numériser les services.

Les premières retombées sont déjà perceptibles dans le pays. Essentiellement, l'UPI sera le numéro d'acte de naissance. Comme son nom l'indique, il s'agira d'un détail de référence personnalisé, semblable au numéro actuel de la carte d'identité. En cas de décès, l'UPI servira également de numéro de certificat de décès.

En plus d'être utilisé pour l'enregistrement des naissances et des décès, UPI servira également de numéro d'admission à l'école ainsi que de numéro d'index pour les examens nationaux.

Samira Njoya

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