Le gouvernement tunisien veut mettre à jour la Startup Act tout en maintenant les opportunités offertes depuis 2018, année de son institution. La version 2.0 de ce texte de loi aspire à digitaliser les processus administratifs pour faciliter les procédures entre les différentes structures et simplifier le parcours des investisseurs.
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L'absentéisme chronique des fonctionnaires est un mal qui mine beaucoup d'institutions en Afrique subsaharienne. Pour contrer ce phénomène qui prend de l’ampleur, les gouvernements se tournent vers le numérique qui propose des solutions adéquates.
Le gouvernement gambien a récemment institué la mise en place d’un système biométrique de pointage visant à confirmer la présence des fonctionnaires au travail. Une note publiée par le ministère gambien de la Fonction publique, des Réformes administratives, de la Coordination des politiques et de l’Exécution, informe que la décision fait référence à une note de service antérieure émise par le secrétaire général et au chef de la fonction publique en février 2021.
« Tous les ministères, départements et agences (MDA) doivent se procurer, d'ici la fin février 2023 au plus tard, et installer un système biométrique de gestion du temps et des présences conformément aux spécifications fournies précédemment par ce bureau », lit-on dans la note.
La décision prise par le gouvernement gambien rejoint celle du gouvernement du comté de Nairobi au Kenya qui a annoncé, il y a peu, qu'il mettait en place un système d'enregistrement numérique du personnel et des cartes d'identité biométriques afin d'identifier les employés « fantômes » de la mairie.
Johnson Sakaja, le gouverneur de Nairobi, a déclaré que le comté a prévu un budget de 10 millions de shillings kényans (79 000 dollars) pour réaliser ce projet, qui permettra d'identifier les travailleurs irréguliers parmi les quelque 13 000 employés de la mairie.
En Gambie, le gouvernement quant à lui prévoit, à la place des cartes d’identités, d’installer un système de pointage électronique biométrique dont les données devront être imprimées chaque semaine et transmises mensuellement au secrétaire général et chef de la fonction publique.
Ainsi, ces nouvelles réformes permettront de lutter contre les maux qui minent le secteur, parmi lesquels l’absentéisme. Il permettra également de moderniser l'administration par l'usage des nouvelles technologies et réduire l'énorme masse salariale que ces travailleurs fantômes font peser sur le gouvernement.
Samira Njoya
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De nombreux projets numériques sont en cours au Kenya. Le gouvernement s’est donné dix ans pour les réaliser, et ce, en partenariat avec le secteur privé et la Banque mondiale.
Le Kenya veut lancer dans les prochains mois, son projet de déploiement de 100 000 km de fibre optique dans le pays. Le ministre de l'information et de la technologie, Eliud Owalo (photo), a annoncé à cet effet que le pays a sollicité l’aide financière de la Banque mondiale pour l’accompagner partiellement dans la réalisation de ce vaste projet.
S’exprimant le jeudi 23 février lors de la troisième édition du sommet numérique organisé par le Nation Media Group à Mombasa, Eliud Owalo a déclaré « qu'avec l'approbation du gouvernement déjà en place, nous sommes maintenant prêts à déployer une première tranche de 5 000 kilomètres d'ici juin 2023 ».
« Nous sommes également en pourparlers avec la Banque mondiale, par l'intermédiaire du Trésor national, pour obtenir une partie du financement de l'autoroute numérique, par le biais du projet d'accélération de l'économie numérique du Kenya (KDEAP) », a ajouté Eliud Owalo.
Le projet de fibre optique dont il est question fait partie d’un ensemble de projets prévus dans le Plan national de digitalisation (2022-2032). Il avait été annoncé pour la première fois en octobre par le président William Ruto et approuvé le 30 janvier dernier.
D’autres projets numérique tout aussi importants pour le pays ont également été annoncés par le ministre de l'information et de la technologie, notamment la mise en place d’un système d'identité nationale pour l'identification numérique des Kényans d'ici juin, la numérisation de 5000 services gouvernementaux sur le portail e-citoyen, et la numérisation du registre foncier qui pourrait permettre de débloquer potentiellement 100 millions de shillings de revenus (environ 790 000 dollars) provenant du secteur foncier.
Samira Njoya
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Plusieurs Etat africains ont fait de l’identification numérique une priorité dans divers secteurs stratégiques comme l’administration publique, la sécurité, les transports ou encore la finance. Cette évolution très appréciée découle d’un souci d’efficacité.
Au cours des dix dernières années, l’adoption de la biométrie s’est accélérée en Afrique. Les gouvernements ont institué la reconnaissance des empreintes digitales, faciale ou de l’iris comme forme d’authentification aux fins de la délivrance de cartes de naissance et d’identité nationales. Dans sa stratégie de transformation numérique (2020-2030), l’Union africaine y accorde d’ailleurs une grande importance.
L’Institution panafricaine de développement, estime que l’identité numérique est essentielle pour l’économie numérique car elle promeut la confiance dans l’ensemble des interactions aussi bien en ligne que physique. Elle authentifie l’identité d’un citoyen, d’un demandeur de services, de l'interlocuteur en face.
Cependant, cette authentification biométrique qui croit soulève de nombreuses craintes au regard des faiblesses juridiques qui prévalent actuellement en Afrique en matière de protection des données à caractère personnel. Dans son rapport « Etat des lieux sur la liberté de l’Internet en Afrique 2022 : l’essor de la surveillance biométrique », La Collaboration sur la politique internationale des TIC pour l'Afrique orientale et australe (CIPESA) redoute des abus comme le profilage ou le ciblage. Des pratiques dangereuses pour les libertés individuelles.
« L’utilisation de la vidéosurveillance avec des technologies de reconnaissance faciale intégrées devient de plus en plus accessible et répandue sur le continent, mais ces systèmes ont tendance à être intrusifs », explique le centre de recherche qui focalise son attention sur la prise de décision qui facilite l'utilisation des TIC en faveur de la bonne gouvernance, des droits de l'homme et des moyens de subsistance.
Il souligne que « ces systèmes peuvent suivre les mouvements des personnes, reconnaître les plaques d’immatriculation des véhicules à moteur et faire correspondre les images en direct des personnes dans le public avec les images des personnes figurant sur une "liste de surveillance" en fonction de leur capacité à reconnaître des caractéristiques faciales spécifiques et uniques, semblables à la prise d’empreintes digitales ».
Selon Africa Data Protection, seuls 35 pays sur 54 détiennent déjà une loi sur la protection des données à caractère personnel en janvier 2023. Seuls 22 pays disposent d'une autorité de protection des données à caractère personnel.
Alors que de nombreux pays africains sont encore considérés comme « non libres » par Freedom House dans son rapport « Global Freedom Score 2022 » qui évalue l'accès des personnes aux droits politiques et aux libertés civiles, CIPESA souligne que le droit à la vie privée est essentiel dans une société démocratique car il joue un rôle essentiel dans la réalisation et la jouissance des droits à la liberté d’expression, d’association, de réunion et d’accès à l’information. Le centre estime qu’un encadrement strict de l’usage fait des données biométriques est une nécessité.
Muriel Edjo
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Dataprotect, une firme technologique marocaine spécialisée dans la protection des données et des systèmes, a annoncé le mercredi 22 février l’ouverture d’une filiale à Abidjan en Côte d’Ivoire. L’objectif de l’entreprise est de se rapprocher de sa clientèle ivoirienne, de contribuer au renforcement des compétences et à la protection des entreprises et des technologies de l’information en Afrique de l’Ouest.
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Le gouvernement malgache à travers ce projet et d’autres en cours, ambitionne de faire du pays un modèle sur le continent, en matière d'énergie et d'infrastructures numériques de qualités.
Le projet « Digital and Energy Connectivity for Inclusion in Madagascar » (DECIM) passera devant le conseil d’administration de la Banque mondiale le 30 mars 2023 en vue de son approbation. Le projet financé à hauteur de 400 millions de dollars par la Banque mondiale vise à améliorer de manière significative le taux d’accès à l’électricité et à la connectivité numérique à Madagascar.
Sur Twitter, Marie-Chantal Uwanyiligira, représentante de la Banque mondiale à Madagascar, a déclaré que le projet permettra de « valoriser ces ressources et doubler le taux d’accès à l’électricité à Madagascar de 30 à 66 % d’ici 2030 ».
La @WB_Madagascar va contribuer à valoriser ces ressources et doubler le taux d’accès à l’électricité à Madagascar de 30 à 66% d’ici 2030. Cela à travers le prochain projet de connectivité digitale et énergétique de $400million faisant partie de l’Initiative Electrifying Africa. https://t.co/1LqFUaZucQ
— Marie-Chantal Uwanyiligira (@MUwanyiligira) February 19, 2023
A Madagascar, la récession induite par la Covid-19 a été le dernier d'une série de chocs subis par le pays, qui ont annulé les gains de croissance économique précédents. Selon la Banque mondiale, l’effondrement des recettes d'exportation et des investissements privés a entraîné une contraction du PIB de 7,1 % et du revenu par habitant de 9,6 %. L'institution de Bretton Woods estime que 2,4 millions de personnes sont passées sous le seuil de pauvreté international en 2020. En conséquence, le taux de pauvreté a atteint un record estimé à 81 % en 2020.
Ainsi, à travers ce projet, le gouvernement envisage de redresser considérablement l’économie du pays. A en croire le ministère du Développement numérique, de la Transformation digitale, des Postes et des Télécommunications (MNDPT), le but ultime du projet est de désenclaver les milieux ruraux à travers l’utilisation des appareils solaires et numériques dans les endroits non accessibles aux réseaux ; d’accroître l’alphabétisation numérique mais également offrir de l’énergie solaire et des services numériques aux institutions publiques, les écoles et les hôpitaux.
Samira Njoya
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La directrice des Archives royales, Bahija Simou (photo), a annoncé, le mardi 21 février, le lancement prochain d’un portail électronique visant à faciliter aux citoyens en général et aux académiciens en particulier l’accès aux documents historiques.
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Le Maroc s’apprête à lancer un système de numérisation de l’examen pratique pour l’obtention du permis de conduire. Le prototype de sa voiture intelligente « Smart Drive Test » 100 % marocaine, prévue à cet effet, a été présenté le mercredi 15 février à Rabat par l’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA) en présence du ministre du Transport et de la Logistique, Mohamed Abdeljalil.
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La société Sénégal numérique (Senum) SA, héritière de l'ancienne Agence de l'informatique de l'Etat (ADIE), a procédé le lundi 20 février au lancement officiel de sa marque « Sénégal numérique ».
Présidée par le ministre de la Communication, des Télécommunications et de l'Economie numérique, Moussa Bocar Thiam, l’évènement a servi de cadre de présentation au public du catalogue de services et des domaines dans lesquels intervient la société, notamment la numérisation des services publics et privés, l'hébergement des centres de donnée, la connectivités par la fibre optique déployée sur tout le territoire national…
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Le ministre zambien des Sciences et de la Technologie, Felix Mutati (photo, au centre) a récemment déclaré que la Zambie, par l'intermédiaire de la Security Exchange Commission et de la Bank of Zambia, teste actuellement une technologie permettant de réguler les cryptomonnaies dans le pays.
Dans le même ordre, Situmbeko Musokotwane le ministre des Finances a reçu, lundi 13 février, plusieurs acteurs du secteur pour discuter de questions liées à la blockchain Ethereum et son potentiel.
This Monday I was pleased to host @VitalikButerin, @yosephayele, @technocrypto , @lirazsiri, @iamsonge, & Vicki Coleman, from the @ethereum community alongside several others at the @mofnpzambia.
— Situmbeko Musokotwane (@S_Musokotwane) February 15, 2023
It was illuminating to learn more about the Ethereum blockchain & its potential. pic.twitter.com/1EMWDeNQ6D
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