Le Premier ministre belge Alexander De Croo a annoncé, le vendredi 17 mars, l'interdiction pour six mois de l'usage de l'application TikTok sur les téléphones de fonction fournis par l'Etat fédéral, ceci pour des raisons de sécurité et de risque de détournement de données sensibles au bénéfice de la Chine.
L'interdiction s'applique à tous les appareils dont l'achat, l'abonnement ou l'utilisation est en partie ou totalement à la charge des autorités fédérales. Elle durera six mois et sera ensuite réévaluée.
Cette décision fait suite à des mesures similaires prises par les Etats-Unis, le Canada et l'Union européenne.
TikTok interdit sur les smartphones du personnel fédéral, sur décision du Conseil national de sécurité et avis de nos services de renseignement.
— Alexander De Croo 🇧🇪🇪🇺 (@alexanderdecroo) March 10, 2023
Nous appelons les autorités régionales, provinciales et locales à faire de même. https://t.co/GOizAk81qO
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Le français Thomson Broadcast, filiale du groupe malgache Sipromad, a exprimé, le lundi 6 mars, son intention d’accompagner le gouvernement de la République démocratique du Congo dans son processus de mutation vers la Télévision numérique terrestre (TNT).
Une délégation de cette entreprise composée de Guillaume Bonnard (vice-président) et Alexandre Boudet (directeur Afrique) a été reçu en audience par Patrick Muyaya, le ministre de la Communication et des Médias à Kinshasa.
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Alors que la transformation numérique se poursuit sur le continent, les pays africains se tournent vers la technologie spatiale pour accélérer la pénétration des services télécoms. En Angola, les premières retombées du satellite récemment mis en orbite sont déjà perceptibles.
AngoSat-2, le deuxième satellite de communication angolais, est désormais en service dans le pays. Le Bureau de gestion du programme spatial national (GGPEN) a récemment annoncé que les hôpitaux, les administrations, les écoles et les universités de sept régions d’Angola ont désormais accès à une connectivité Internet gratuite et aux outils nécessaires à la croissance socio-économique, grâce à AngoSat-2.
Selon le GGPEN, les villes qui bénéficient du nouveau satellite sont Uíge, Cuando Cubango, Huíla, Luanda, Cabinda, Moxico et Lunda-Sul.
Lancé le 12 octobre dernier, le satellite AngoSat-2 a été mis en service conformément aux objectifs de la stratégie spatiale nationale visant à combler le fossé numérique et l'exclusion dans le pays, en particulier pour les communautés éloignées et mal desservies.
Les services du satellite AngoSat-2 devraient couvrir l'ensemble du pays, du continent africain et une grande partie de l'Europe du Sud dans la bande C. Le satellite fournira également une couverture presque complète de l'Europe du Sud et de l'Afrique australe en bande Ku.
En outre, le satellite fournira à l'Angola les moyens de réduire la fracture numérique, en permettant à tous les Angolais d'accéder aux avantages des technologies de l'information et de la communication (TIC) sur un pied d'égalité.
Rappelons que AngoSat-2 a été construit par la société russe Reshetnev Information Satellite Systems Company (ISS-Reshetnev) et mis en orbite depuis le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan. L’engin vient en compensation du satellite AngoSat-1, d’une valeur de 327,6 millions USD, perdu dans l’espace peu de temps après son lancement en 2017.
Samira Njoya
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Le gouvernement fédéral intensifie ses efforts pour exploiter les talents des jeunes Nigérians dans le domaine de l'intelligence artificielle pour le développement national. Pour y parvenir, l’exécutif multiplie ses collaborations avec les jeunes pousses.
Le gouvernement fédéral du Nigeria a approuvé l’utilisation du robot humanoïde « Omeife » pour renforcer la culture numérique dans le pays. Un protocole d’accord a été signé à cet effet le samedi 11 mars entre l'Agence nationale de développement des technologies de l'information (NITDA) et Uniccon, la société qui a développé Omeife, le premier robot humanoïde d'Afrique.
The @NigeriaGov has taken a major step towards promoting indigenous content in the country, with the signing of MoU between @NITDANigeria and the Uniccon Group of Companies, aimed at fostering the development and growth of local contents in the Nigerian technology industry. pic.twitter.com/huWHHMEkZj
— NITDA Nigeria (@NITDANigeria) March 11, 2023
« L'idée générale du projet est que nous voulons tirer parti d'Omeife pour renforcer la culture numérique au Nigeria. L'idée est d'utiliser le robot de la même manière que les gens utilisent ChatGTP pour obtenir des conseils, des instructions… », a déclaré Yau Isa Garba, le directeur du Centre national pour l'intelligence artificielle et la robotique de la NITDA.
C’est en octobre dernier à Dubaï lors du Gitex, un salon mondial de l’innovation, qu'Omeife a été présenté par le vice-président du Nigeria, Yemi Osinbajo, à un public international.
Long d’un mètre quatre-vingt, Omeife est un robot féminin intelligent. Les composants qui ont servi à sa fabrication sont 100 % locaux. Il a été développé et programmé pour parler le pidgin, le yoruba, l'anglais, le français, l'arabe, le kiswahili, le haoussa, l'igbo et l'afrikaans. Polyvalent, il comprend les différentes cultures africaines, les gestes, le langage corporel et les illustrations des mains. Qui plus est, il peut sourire et assister.
Grâce à cette collaboration, le gouvernement entend tirer parti d'Omeife afin d'approfondir la politique d'alphabétisation numérique de la NITDA et du ministère en charge de l'Economie numérique. Il est également prévu de mettre sur pied une application que tout nigérian pourra utiliser.
Selon le président-directeur général du groupe Uniccon, Chuks Ekwuem, le gouvernement nigérian vise un niveau d'alphabétisation numérique de 95 % dans le pays d'ici 2030.
Samira Njoya
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Les Pays-Bas ont annoncé mercredi 8 mars, dans un communiqué, leur décision de freiner l’exportation vers la Chine de technologies pour la fabrication de puces électroniques, pour des raisons de « sécurité ». Le pays est le leader européen sur le secteur des machines destinées à la fabrication de puces.
Selon Financial Times, les Pays-Bas s’alignent sur les Etats-Unis pour empêcher la Chine d’accéder à la dernière génération de semi-conducteurs.
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Le ministre de l'Information, de la Communication et du Numérique, Eliud Owalo, a reçu en audience le lundi 6 mars, une délégation de la Banque mondiale à Nairobi constituée de Isabel Neto, directrice du secteur du développement numérique pour l'Afrique de l'Est, et Tim Kelly, expert principal en politique des TIC pour le développement numérique.
Les deux parties ont discuté du financement sollicité par le Kenya d’un montant de 600 millions de dollars pour le projet « Kenya Digital Superhighway ». Les fonds serviront à construire des infrastructures, à développer des compétences numériques et à fournir des services numériques.
Further to my meeting with the World Bank Vice President responsible for Infrastructure, Guangzhe Chem, at the Mobile World Congress in Barcelona, last week, I have this morning held consultations with the World Bank Group in Nairobi. pic.twitter.com/FAphFu2y0e
— Eliud Owalo (@EliudOwalo) March 6, 2023
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En Afrique, le phénomène de disparition d’enfants ne recule pas malgré les mesures mises en place par les autorités. Avec les nouveaux systèmes nés de l’avènement des réseaux sociaux, des outils d'alerte enlèvement à grande échelle sont testés sur le continent.
La direction générale de la sûreté nationale (DGSN) au Maroc a procédé le mardi 7 mars à Kénitra au lancement officiel de « Tifli Moukhtafi » (Mon enfant a disparu), un mécanisme d’alerte et de recherche des enfants déclarés disparus dans des conditions suspectes.
Le système est mis sur pied par la DGSN en partenariat avec la société Meta, propriétaire de Facebook, Instagram et WhatsApp. Selon Ouafae Zouidi, la présidente du pôle de la coopération judiciaire internationale et des droits de l’homme à la présidence du ministère public, il est fondé sur la disponibilité des bases de données et des mécanismes du système d’alerte, ainsi que les opportunités offertes par la technologie et l’intelligence artificielle dans ce domaine.
En Afrique, la disparition des enfants demeure un problème humanitaire à la fois tragique et souvent négligé selon Patrick Youssef, directeur régional du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour l’Afrique. En Août dernier, à l'occasion de la journée internationale des personnes disparues, un rapport publié par le CICR alerte que plus de 25 000 mineurs sont portés disparus sur la totalité du continent. Ce chiffre représente 40 % des 64 000 cas de personnes disparues en Afrique, d'après ledit rapport.
En lançant, « Tifli Moukhtafi », le gouvernement marocain veut mettre fin au phénomène d’enlèvement d’enfants dans le royaume. Le programme comporte dans certains de ses piliers le mécanisme américain « Amber Alert » qui permettra la circulation d’alertes en temps réel sur Facebook des cas de disparition en couvrant initialement l’ensemble des comptes ouverts au sein de la zone géographique où la disparition a été signalée, avant d’être progressivement généralisée à des zones géographiques plus larges.
A en croire Ahmed Zaâri, le directeur de l'Institut royal de police, ce dispositif « s'inscrit dans le cadre de la haute sollicitude royale dont SM le roi Mohammed VI ne cesse d'entourer l'enfance »
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Le gouvernement du Zimbabwe a introduit des permis de circulation numériques pour les autobus de service public afin d'aider les agents chargés de l'application de la loi à vérifier leurs permis d'exploitation et à valider la couverture d'assurance des passagers.
Dans un communiqué publié le mardi 7 mars, le ministre zimbabwéen des Transports, Felix Mhona (photo), a déclaré que le nouveau système TIC de traitement de ce permis de circulation est entièrement intégré au Registre central des véhicules afin de valider les données relatives à l'immatriculation et à l'enregistrement des véhicules.
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Malgré les initiatives entreprises par l’exécutif tanzanien, un écart numérique important subsiste entre les sexes dans le pays. Des actions sont en cours pour éliminer les barrières qui empêchent les femmes et les jeunes filles d’accéder aux nouvelles technologies.
Le gouvernement tanzanien et la Banque mondiale ont réaffirmé leur engagement à soutenir les femmes pour qu'elles accèdent aux technologies numériques et les utilisent.
S’exprimant le mardi 7 mars lors d'une conférence sur les femmes et la technologie qui s'est tenue à Dar es Salaam en prélude à la Journée internationale de la femme, Nape Nnauye, le ministre de l'Information, de la Communication et des Technologies de l'information, a déclaré que le gouvernement et ses partenaires sont à pied d’œuvre pour construire un avenir plus inclusif et équitable pour les femmes dans la technologie en Tanzanie.
— Nape Moses Nnauye (@Nnauye_Nape) March 9, 2023
Le gouvernement tanzanien a établi un vaste programme dans le secteur des TIC au sein duquel les femmes pourront participer au numérique. A en croire Nape Nnauye, le ministère dont il a la charge a prévu, à partir de l'exercice financier 2023/2024, de fournir une formation à court et à long termes allant jusqu'au niveau de la maîtrise à 450 professionnels des TIC employés dans le gouvernement, principalement des femmes.
En outre, le gouvernement s’apprête à dévoiler la stratégie nationale sur l'économie numérique qui est à la dernière étape de son élaboration. Elle définira des stratégies pour une période de 10 ans dont le but est de garantir une société numérique tout en s'efforçant d'éliminer les inégalités entre les sexes liées aux TIC.
Selon la Commission tanzanienne des TIC, sur les 1 011 hommes professionnels des TIC enregistrés dans le pays, seulement 170 sont des femmes. Il reste donc beaucoup à faire selon Nathan Belete, le directeur national de la Banque mondiale pour le Malawi, la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe.
La Banque mondiale, en finançant le projet Digital de la Tanzanie, espère multiplier le nombre de femmes tanzaniennes engagées dans l'écosystème numérique.
Samira Njoya
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Avocate de formation, elle constate, pendant ses années de stage, que les entrepreneurs africains perdent beaucoup de temps dans les paperasses et les procédures administratives lors de la création de leur entreprise. Avec Sidebrief elle veut résoudre ce problème.
Eunice Olopade (photo) est une juriste nigériane diplômée de la Georgetown University Law Center où elle a obtenu, en 2020, un master en droit. Elle est la présidente directrice générale de Sidebrief, une start-up qu’elle a fondée en 2021 avec Usman Sotunde et Abdulwaheed Yusuf.
La start-up nigériane tire parti de la technologie et des partenariats avec les régulateurs pour fournir des services de conformité abordables, plus rapides et plus faciles d’accès que les entreprises et les agents traditionnels. Elle simplifie le processus de création, de gestion et de développement d’une entreprise à travers les frontières, grâce à sa plateforme numérique conçue pour gérer l’enregistrement des entreprises, les services bancaires et la conformité réglementaire.
« Les statistiques indiquent que les entrepreneurs africains sont confrontés à plusieurs obstacles lorsqu’il s’agit de créer une entreprise. Le temps qui aurait été consacré à l’accélération et à la croissance de l’entreprise est consacré à la paperasserie et aux processus bureaucratiques. Sidebrief fournit une plateforme simple, des frais transparents et une mise sur le marché rapide pour que les entrepreneurs puissent lancer leur entreprise à travers n’importe quel marché », a déclaré Eunice Olopade.
A ce jour, Sidebrief a déjà aidé plus de 4 000 entrepreneurs africains à lancer leur entreprise ou à gérer la conformité. Elle opère au Nigeria, au Kenya et en Afrique du Sud et a facilité les expansions transfrontalières dans plus de 17 pays en Afrique. Elle envisage de lancer des opérations à grande échelle et de mettre en place des API pour les taxes transactionnelles d’ici quelques mois. La start-up a été sélectionnée en janvier 2023 pour faire partie de la cohorte inaugurale de l’ARM Labs Lagos Techstars Accelerator.
Actuellement, Eunice Olopade est également une consultante fiscale de la Banque mondiale. Son parcours professionnel a commencé en 2015 à Advocaat Law Practice où elle était une collaboratrice diplômée. En 2016, elle a effectué un stage à F.O.Akinrele & Co., un cabinet juridique nigérian.
En 2018, le cabinet d’avocats Detail Commercial Solicitors l’a recrutée comme avocate. Aux Etats-Unis, elle a travaillé comme consultante à l’International Finance Corporation en 2019 et comme entrepreneur à KPMG US, une des principales sociétés de services professionnels au monde et un cabinet comptable du Big Four aux Etats-Unis.
Melchior Koba
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