Depuis sa prise de fonction comme gouverneur de l’Etat d’Osun en novembre 2022, Ademola Adeleke a initié plusieurs projets destinés à ancrer son territoire dans l’ère numérique. Il vient de franchir un nouveau palier dans cette optique à travers un nouveau projet TIC.
Le gouverneur de l’Etat d’Osun au Nigeria, Ademola Adeleke, a annoncé le lundi 6 mars la pose d'un câble à fibre optique à large bande de 64 km dans l’Etat.
S'exprimant lors d’un programme organisé au centre d'événements Adolak à Osogbo, la capitale de l’Etat, le gouverneur a déclaré que le projet d'une valeur de 16 milliards de nairas (environ 35 millions $) permettra d’accélérer la transformation numérique dans divers secteurs de l'Etat et le rendre inégalé dans l'économie numérique.
We also signed Memorandum of Understanding (MoU) on broadband fibre deployment in Osun State as we continue to champion digital economy drive. This is in line with our 100 days plans to kick-start the technology revolution in Osun State. pic.twitter.com/UTdjpXDRqe
— Gov Ademola Adeleke (@AAdeleke_01) March 6, 2023
« Conformément à la nouvelle politique nationale sur le haut débit et à l'urgence de la connectivité Internet par fibre optique pour l'Etat d'Osun, ce gouvernement renonce au paiement du droit de passage des télécommunications en échange d'une connectivité gratuite dans nos écoles et centres de santé lorsque le projet haut débit sera terminé », a déclaré le gouverneur.
Outre la mise en œuvre du projet de fibre optique, le gouverneur de l'Etat d'Osun a dévoilé plusieurs autres projets en cours dans l’Etat. Ademola Adeleke a annoncé l’inauguration le jour même du premier conseil consultatif sur l'économie numérique composé de 15 membres avec pour tâche de soutenir l’Etat dans son projet de transformation d’Osun en un Etat à économie numérique.
Le gouverneur a également informé le public d'un nouveau partenariat avec l’entreprise de TIC Oodua Infraco, pour l'exécution des projets d'économie numérique de l'Etat. Ledit partenariat permettra d’identifier et appliquer les technologies de l'information et de la communication dans divers secteurs de l'Etat.
Dans la même lancée, le gouverneur d’Osun a dévoilé le projet « Osun Google Mapping » récemment lancé dans son Etat dans le but de s'assurer que les entreprises et les points de repère d'Osun sont placés sur Google Maps. A ce jour, la couverture d'Osun Mapping est supérieure à 50 %, une augmentation de 20 % en quatre mois, selon le gouverneur.
Il faut noter aussi que l’Etat d’Osun ambitionne de transmettre dans les prochains jours, le projet de loi sur les start-up à l'Assemblée de l'Etat pour validation. « Ce sera mon premier projet de loi exécutif que je transmettrai à l'Assemblée de l'Etat après cet événement. Cette loi vise à garantir que les promoteurs et les entrepreneurs de nouvelles start-up obtiennent le mentorat et le financement souhaités. Une fois adoptée, la loi renforcera les objectifs de la politique en matière de TIC et d'innovation technologique », a-t-il indiqué.
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Didier Sylvestre Mavouenzela, le président de la Chambre de commerce et des entreprises de Pointe-Noire et du Kouilou, et Luc Missidimbazi, le président de l'ONG Pratic, ont signé le mercredi 1er mars, à Brazzaville au Congo, une convention de partenariat visant à accompagner la Chambre de commerce et les entreprises de Pointe-Noire et du Kouilou dans leur transition numérique.
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La Fondation Didier Drogba et le ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation se sont engagés à mutualiser leurs efforts pour mener la lutte contre l'analphabétisme par le numérique. L’ ex-footballeur international, Didier Drogba (photo, à droite), a été reçu à cet effet le lundi 6 mars en audience par la ministre en charge de l'Education, Mariatou Koné (photo, à gauche), à Abidjan.
A ce titre, deux projets seront implémentés avec la Fondation Didier Drogba. Il s’agit d'un projet sur l’alphabétisation numérique et un autre sur la dictée. Le public cible est constitué d'ouvriers, coiffeuses, paysans, commerçantes…
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Dans son plan de développement 2022-2027, le gouvernement kényan a dévoilé de grands chantiers destinés à relever la croissance économique et sociale. Mais leur réalisation requiert une capacité financière conséquente que les autorités de Nairobi ont décidé d’acquérir en veillant sur le moindre centime dû à l’Etat.
La Kenya Revenue Authority (KRA), la direction des impôts du Kenya, a lancé un nouveau logiciel de contrôle fiscal. Le système de gestion des factures fiscales (eTIMS), dont le déploiement complet est prévu pour avril 2023, contribuera à mieux sécuriser les recettes fiscales.
Le nouveau système qui aidera à la lutte contre l’évasion fiscale contrôlera en temps réel aussi bien les transactions financières par téléphonie mobile que toutes les transactions soumises à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). « Le nouveau système améliorera le respect de la loi sur la TVA grâce à la transparence et à la visibilité des transactions soumises à la TVA. Ce système réduira également le champ des demandes fictives de TVA en amont », a confié George Obel, commissaire adjoint de la KRA, à The Standard Business.
Dans sa déclaration de politique budgétaire 2023, le gouvernement kényan cible 2 894, 9 milliards de shillings kényans (22,4 milliards USD) de recettes fiscales pour l’exercice 2023/24 et 3 231, 1 milliards pour 2024/25. L’argent lui permettra de financer un certain nombre de projets que le nouveau président de la République, William Ruto, a annoncé lors de sa prise de fonction, notamment le développement du système de santé, des infrastructures, de l’agriculture, le renforcement de l’offre de connectivité Internet à haut débit, l’accès au logement.
L'eTIMS est actuellement disponible en ligne via une plateforme web, à travers une application mobile sur Android, ainsi qu'une application pouvant s'intégrer aux systèmes de facturation qu'utilisent déjà les contribuables. La KRA exhorte tous les contribuables et les entreprises qui n’ont pas encore adopté le nouveau système à le faire sous peine d’amende.
Muriel Edjo
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Le Gabon a mis en place un plan d’accélération de la transformation 2021-2023. Pour cela, l'exécutif a entrepris la mise en œuvre d'un ensemble de projets numériques parmi lesquels la construction d’un centre de données national.
Le ministre de l’Economie numérique, Jean Pierre Doukaga Kassa, a reçu le jeudi 2 mars une délégation d’hommes d'affaires Indiens du groupe Shapoorji Pallonji qui ont manifesté leur intérêt à travailler avec le gouvernement gabonais dans le secteur du numérique.
Sur les réseaux sociaux, le ministère de l’Economie numérique a indiqué que les hommes d’affaires du groupe ont « proposé leur expertise dans la conception, la construction et la maintenance des infrastructures numériques dont celles des datacenters ».
Ce groupe a également partagé son expérience sur des projets déjà réalisés en Egypte, au Ghana et en République démocratique du Congo. Ils ont aussi échangé avec le ministre sur la question de l'extension du Backbone national dans les trois autres provinces du Gabon, dont un linéaire de 623 km entre Lambaréné, Mayumba et Doussala à la frontière avec le Congo-Brazzaville.
Rappelons que la construction d'un datacenter national est l’un des projets phares du gouvernement gabonais pour la gestion et le stockage de ses données. Ce qui avait d’ailleurs fait l’objet d’un échange entre le ministre en charge de la Promotion des investissements, Hugues Mbadinga Madiya, et le ministre de l’Economie numérique. La rencontre avec les investisseurs indiens est donc la suite des échanges entre les deux membres du gouvernement, rappelle Le Nouveau Gabon.
Ainsi, le ministre de l’Economie numérique a instruit ses services de poursuivre les discussions avec le groupe indien, aussi bien au niveau de l’administration centrale que des entreprises sous tutelles, notamment la Société de patrimoine des infrastructures numériques (SPIN) et l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF), afin de mieux analyser l'offre du groupe.
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Le ministre algérien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Kamel Baddari (photo), a présidé, lundi 27 février, au lancement de 9 plateformes numériques destinées à améliorer les services dans le secteur de l’enseignement supérieur.
Trois autres plateformes avaient été lancées par le gouvernement en janvier dernier. Au total, le gouvernement prévoit de lancer 42 plateformes adressées aux étudiants, aux enseignants et aux acteurs de la recherche scientifique en Algérie.
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Le gouvernement ivoirien entend accompagner les start-up en mettant en place un cadre stratégique, institutionnel et juridique propice à leur développement. C’est ce qu’a déclaré le ministre ivoirien de la Communication et de l'Economie numérique, Amadou Coulibaly (photo), le mercredi 22 février, lors de l’ouverture de la quatrième édition de l’initiative « Inside the Startup ».
Il a également rappelé l'adoption en Conseil des ministres, le 18 janvier 2023, de la loi portant « promotion des start-up numériques ».
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Le ministre des TIC et de l'orientation nationale, Chris Baryomunsi, a déclaré le lundi 20 février que le gouvernement ougandais investit considérablement dans le numérique pour exploiter les nouvelles technologies émergentes et numériser tous les secteurs du pays.
Alors qu’il faisait une présentation au Mobile World Congress (MWC 2023), à Barcelone, en Espagne, Chris Baryomunsi a annoncé que l’Ouganda prévoit également de mettre en œuvre l'informatique en nuage et d'établir un laboratoire national de données pour permettre un accès transparent aux informations sur tous les ministères, agences et programmes gouvernementaux.
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L’expansion de l’accès au numérique en Afrique fait partie des 55 milliards de dollars de nouveaux investissements annoncés par le gouvernement Biden lors du sommet États-Unis-Afrique en décembre. Deux mois après la rencontre, les premières retombées sont déjà en cours.
Cisco, un entreprise informatique américaine spécialisée dans le matériel réseau et les serveurs, a annoncé le vendredi 24 février la signature d’un protocole d’accord avec la Fondation Thabo Mbeki pour la réalisation de plusieurs projets parmi lesquels la construction d’un centre technologique et éducatif à Johannesburg en Afrique du Sud.
Highlight of the week: @Cisco and the Thabo Mbeki Foundation signed the MoU to build futuristic research and skills development centre.
— Thabo Mbeki Foundation (@TMFoundation_) February 27, 2023
The Thabo Mbeki Presidential Centre will feature the latest technologies and showcase sustainable design principles pic.twitter.com/BZrcwAA9o0
« Donner la priorité aux compétences numériques des jeunes est la première étape pour réaliser le potentiel de l'Afrique du Sud en tant que puissance technologique tournée vers l'avenir. Nous devons intensifier nos efforts pour donner aux apprenants les ressources et le soutien dont ils ont besoin pour maîtriser le numérique et les inciter à explorer le potentiel de la technologie qu'ils utilisent », a déclaré Smangele Nkosi, directrice générale de Cisco Afrique du Sud.
Dans le cadre de ce protocole, Cisco sera responsable de la numérisation de l'expérience de l'utilisateur final du centre, de la pérennité et de l'automatisation de l'infrastructure, des opérations du cloud, du centre de données, et de la mise en œuvre d'une stratégie technologique holistique qui positionnera le centre comme un référentiel d'informations et de formation de premier plan au monde.
Signalons que c’est en décembre dernier lors du Sommet Etats-Unis — Afrique que Cisco Systems a annoncé une contribution en nature de 200 millions de dollars en Afrique pour des ressources telles que des programmes, des outils, des écoles et des instructeurs. L’entreprise américaine avait déclaré que cette contribution permettrait entre autres d’étendre la formation aux compétences numériques et à la cybersécurité à 3 millions d'Africains.
Ainsi, outre le centre technologique, Cisco construira une plateforme de compétences numériques qui complétera les programmes d'éducation de la Fondation Thabo Mbeki et offrira des certifications internationales en cybersécurité, une compétence très demandée et essentielle pour la transformation numérique de l'Afrique du Sud.
Samira Njoya
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Le ministre congolais en charge de la Jeunesse, Hugues Ngouélondélé, a procédé le mardi 28 février à Brazzaville au lancement officiel de la plateforme numérique panafricaine Youth connekt Congo.
La plateforme déjà lancée dans plusieurs pays africains vise à mettre les jeunes en contact avec leurs pairs et avec des modèles, à développer leurs compétences et à leur donner accès au financement et à l’entrepreneuriat.
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