Face aux défis de modernisation administrative, la Guinée explore des solutions numériques pour optimiser ses processus. Cette démarche marque un tournant dans la gestion des ressources publiques, avec un accent sur l'innovation et la collaboration internationale.
La Guinée s’inspire du modèle rwandais pour mettre en place son tout premier système numérique de passation des marchés publics. Un nouvel accord stratégique a été signé à cet effet entre le gouvernement guinéen et la Rwanda Cooperation Initiative (RCI) le mercredi 20 novembre, lors d’une réunion présidée par le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah.
Le Rwanda et la Guinée signent un accord stratégique pour moderniser et digitaliser le système des marchés publics en Guinée pic.twitter.com/fk25ryZo5F
— RwandainGuinea (@RwandainGuinea) November 24, 2024
« Nous avons une expertise avérée dans la digitalisation des marchés publics, notamment dans la gestion des finances publiques, et c’est cette expérience que nous souhaitons partager avec la Guinée. Nous avons signé ce contrat pour formaliser notre engagement et accompagner le pays dans la mise en place de ce système numérique », a déclaré Patricie Uwase, directrice générale de la Rwanda Cooperation Initiative.
La signature de ce contrat s’inscrit dans la continuité d’une collaboration amorcée en 2023 entre la RCI et la Guinée, visant à tirer parti de l’expertise rwandaise dans le cadre du projet E-Procurement. Porté par le président de la transition, Mamady Doumbouya, ce projet a pour objectif d’améliorer la transparence, de renforcer l’efficacité des procédures administratives et d’optimiser la gestion des ressources publiques. Il représente également une arme essentielle dans la lutte contre la corruption, qui reste un problème majeur dans la gestion des marchés publics en Guinée, souvent critiquée pour son opacité et ses pratiques douteuses.
Grâce à ce système numérique, le processus d’approvisionnement sera non seulement simplifié, mais aussi mieux contrôlé, garantissant ainsi une traçabilité des transactions. En outre, la numérisation des marchés publics permettra de réduire les délais et les coûts associés, tout en favorisant la confiance des investisseurs étrangers, attirés par des pratiques administratives transparentes et modernes.
En s’appuyant sur l’expérience reconnue du Rwanda, la Guinée espère poser les bases d’une gouvernance efficace et transparente. Si cette initiative est menée à bien, elle pourrait redéfinir les standards de gestion des marchés publics en Afrique de l’Ouest et faire de la Guinée un exemple à suivre en matière d’innovation numérique et de lutte contre la corruption. Le gouvernement vise une mise en œuvre rapide, avec pour objectif que, dès le 1er janvier prochain, tous les plans de passation des marchés publics soient entièrement numérisés.
Samira Njoya
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Le ministère béninois des Affaires étrangères et de la Coopération a annoncé la semaine dernière le lancement d’une solution en ligne de traduction. Baptisée Tradux, elle permet de faire traduire des documents en préservant sa valeur juridique, ce qui facilite les démarches administratives, juridiques ou académiques. Les langues disponibles sont l’allemand, l’anglais, l’arabe, le chinois, l’espagnol, le français et le russe.
#Lancement 🚨| Bénin Diplomatie lance #TRADUX, sa nouvelle plateforme numérique de traduction.
— Bénin Diplomatie (@BeninDiplomatie) November 22, 2024
Accédez à des services de traduction professionnels, certifiés et sécurisés sur https://t.co/UPwViYvnbD.
Plus d’informations sur https://t.co/ErMWcmQs2p pic.twitter.com/1u6zTTLZ0O
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La révolution numérique transforme profondément les économies africaines, plaçant les infrastructures technologiques au cœur de cette mutation. Dans ce contexte, les datacenters émergent comme des leviers essentiels pour garantir l'accès à des services numériques performants et souverains.
Le fournisseur de services cloud camerounais ST DIGITAL a entamé, le vendredi 22 novembre, la construction de son datacenter Tier 3 au sein du parc technologique du VITIB à Grand-Bassam. Ce projet stratégique vise à renforcer la souveraineté numérique de la Côte d’Ivoire et à répondre à la demande croissante en services numériques de pointe.
« Notre datacenter, qui s’étendra sur une superficie de 4000 m², sera une infrastructure de haute sécurité, à la fois à la pointe de la technologie et écoresponsable, avec une empreinte de carbone réduite. Nous avons même envisagé des projets innovants comme la création de lacs artificiels et de potagers en utilisant tout ce qui sort des climatisations », a déclaré Steve Tchouaga, directeur général de ST DIGITAL.
Ce projet intervient dans un contexte où la transformation numérique s’intensifie en Afrique, et où les solutions cloud connaissent une adoption croissante. Le rapport « Africa Cloud Business Survey 2023 » de PwC, publié en février 2024, révèle que 50 % des entreprises africaines ont déjà intégré le cloud dans leurs opérations, et que 61 % prévoient de migrer entièrement vers cette technologie d’ici 2026.
Le futur datacenter, qui devrait être opérationnel d’ici la fin du premier trimestre 2025, proposera des services innovants, tels que des espaces de colocation modulaires, une station d'atterrissage pour câbles sous-marins, et une infrastructure dédiée à l’intelligence artificielle. Pour la Côte d’Ivoire, le datacenter représente un levier stratégique pour accélérer la transformation numérique, développer l’économie locale et positionner Grand-Bassam comme un hub technologique de référence en Afrique de l’Ouest, stimulant ainsi l’innovation et attirant de nouveaux investissements.
Samira Njoya
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Le ministère de la Justice tunisien a lancé, le jeudi 21 novembre, l’expérimentation d’un système d’échange électronique des documents judiciaires dans les affaires civiles, avec une première application au tribunal de Ben Arous. Ce projet, inscrit dans le programme de transition numérique 2023-2025, introduit également les audiences interactives à distance, permettant aux avocats et représentants de l’Etat de participer en ligne.
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Dans un monde de plus en plus tourné vers le numérique, les pays cherchent à renforcer leurs capacités technologiques. Les solutions locales, notamment les logiciels libres et open source, jouent un rôle essentiel dans cette dynamique.
Le ministre algérien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a présidé, mardi 19 novembre, à l’Université Dr Moulay Tahar de Saïda, le lancement officiel du premier système d’exploitation algérien basé sur Linux. Ce système, développé à partir de logiciels libres et open source, marque une étape clé dans la modernisation numérique du pays et dans le renforcement de ses capacités technologiques.
« Ce système 100 % algérien est le fruit des efforts conjoints d’étudiants et de chercheurs spécialisés dans le domaine du logiciel, issus de plusieurs institutions universitaires. Cette distribution Linux, qui allie facilité d’utilisation et sécurité, contribuera à améliorer les performances des systèmes d’exploitation de nos ordinateurs et à sécuriser nos systèmes d’information. Elle ouvre également la voie à une économie technologique ouverte, en offrant une base solide pour la création de nombreuses start-up dans le domaine des logiciels », a déclaré Kamel Baddari lors de la cérémonie.
Ce projet s’inscrit dans une stratégie nationale visant à moderniser les universités algériennes et à les positionner comme des hubs d’innovation technologique. L’Université Dr Moulay Tahar de Saïda, qui porte ce projet pionnier, a organisé un concours national mobilisant 10 équipes universitaires pour concevoir ce système d’exploitation. Cette initiative fait écho à d’autres projets technologiques récents, comme le lancement en avril 2023 de la fabrication de la première voiture électrique algérienne, conçue par le Centre de recherche en technologies industrielles (CRTI).
Le lancement du système d’exploitation algérien arrive à un moment où le marché des logiciels open source connaît une forte croissance mondiale. Selon un rapport de la société d'études GitNux de 2024, le marché global de l’open source était évalué à 21,7 milliards de dollars en 2021 et devrait atteindre les 66,84 milliards de dollars 2026. En outre, l’utilisation de logiciels open source permettrait aux entreprises d’économiser environ 60 milliards de dollars par an à l’échelle mondiale.
Ces données renforcent l’importance de ce projet pour l’Algérie, qui pourrait ainsi se positionner favorablement sur le marché mondial de l'open source, tout en stimulant l’innovation locale. Le système d’exploitation algérien, conçu pour répondre aux besoins de sécurité informatique et d’efficacité, pourrait jouer un rôle central dans la transition numérique du pays, tout en valorisant les talents des jeunes chercheurs et entrepreneurs.
Samira Njoya
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L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information a annoncé le jeudi 21 novembre le lancement officiel de la plateforme nationale de signalement de cybermalveillances le 25 novembre. Baptisée Djama Sutura, la plateforme permettra non seulement aux victimes et aux témoins de comportements illicites sur Internet de les dénoncer, mais aussi aux populations guinéennes de s’informer sur les questions de sécurité sur Internet.
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Initialement prévue pour le 13 novembre, le ministère guinéen des Postes, Télécommunications et de l’Économie numérique a officiellement lancé le mercredi 20 novembre la plateforme de gestion des documents administratifs (PLAGED). Elle permettra, entre autres, aux entreprises de déposer des dossiers en ligne, de suivre leur évolution en temps réel et de recevoir des notifications à chaque étape, garantissant une transparence et une fluidité accrues.
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La transformation numérique s’impose aujourd’hui comme un levier essentiel pour le développement économique et social à l’échelle mondiale. Les gouvernements et leurs partenaires multiplient les initiatives pour exploiter le potentiel du numérique et réduire les inégalités technologiques.
Le gouvernement ivoirien a procédé, le lundi 18 novembre, au lancement de l’évaluation de l’état de préparation au numérique (DRA) et du projet de référence pour le numérique en Afrique de l’Ouest (Digital Flagship for West Africa). Ces initiatives, menées par le ministère de la Transformation numérique et de la Digitalisation, en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et l’ambassade d’Italie, visent à renforcer l’écosystème numérique et à propulser la Côte d’Ivoire vers une société connectée et inclusive.
#Économie | Transformation numérique : deux initiatives lancées pour accélérer la digitalisation en Côte d'Ivoire
— Gouvernement de Côte d'Ivoire (@Gouvci) November 19, 2024
Abidjan, le 18 novembre 2024 – L'évaluation de l'état de préparation au numérique (DRA) et le projet de référence pour le numérique en Afrique de l'Ouest (Digital… pic.twitter.com/gWw3sxxtV7
« Bien qu’une simple étape, nous concrétisons ici une vision, celle d’une Côte d’Ivoire résolument engagée sur la voie de la transformation digitale comme préconisé par le président de la République, Alassane Ouattara », a affirmé Ibrahim Kalil Konaté, ministre de la Transition numérique et de la Digitalisation.
L’évaluation de l’état de préparation au numérique, développée par le PNUD, constitue un outil stratégique pour définir des priorités numériques fondées sur des données probantes. Elle permet également de repérer des opportunités technologiques susceptibles d’accélérer les objectifs de développement durable et d’améliorer l’état de préparation numérique du pays.
Financé par le gouvernement italien, le projet de référence pour le numérique en Afrique de l’Ouest se concentre sur l’amélioration de la connectivité dans les zones rurales et isolées, le renforcement des infrastructures numériques et la création de systèmes numériques publics efficaces.
Ces deux projets s’inscrivent dans le cadre de la Stratégie nationale de développement numérique à l’horizon 2025, qui vise notamment à connecter l’ensemble du territoire, à développer les compétences numériques des fonctionnaires et des jeunes, et à soutenir l’entrepreneuriat numérique. Grâce aux efforts déjà déployés, la Côte d’Ivoire affiche des progrès remarquables avec plus de 30 240 km de fibre optique installés, couvrant 94,86 % des localités du pays au 31 mars 2024 selon le régulateur télécoms.
Ces nouvelles initiatives devraient permettre de dresser un diagnostic précis des infrastructures existantes, des lacunes à combler et des priorités stratégiques à adopter pour un développement harmonieux du secteur. D’autre part, elles ambitionnent de réduire la fracture numérique en connectant les zones encore dépourvues d’un accès Internet de qualité, renforçant ainsi l’intégration numérique et l’équité territoriale.
Samira Njoya
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Avec l’essor des technologies numériques, les Parlements africains intensifient l’adoption de solutions innovantes pour améliorer leur efficacité. Toutefois, la fracture numérique reste une réalité préoccupante, mettant en lumière la nécessité de redoubler d’efforts.
L’Afrique du Sud (8 sur 10), le Zimbabwe (8), le Sénat du Burundi (7), le Maroc (7) et Maurice (7) figurent en tête des Parlements africains affichant les indices de maturité numérique les plus élevés du continent. Ces données proviennent d'un nouveau rapport publié en octobre 2024 par l'Union interparlementaire (UIP), une organisation mondiale des Parlements des Etats souverains. Le rapport s’appuie sur les réponses recueillies auprès de 115 Parlements ou Chambres dans 86 pays, ainsi que d’organisations parlementaires supranationales.
Intitulé « Rapport mondial 2024 sur l’e-Parlement », le document propose une analyse approfondie de l’utilisation des technologies numériques dans les Parlements mondiaux à travers un indice de maturité numérique, un outil innovant d’analyse comparative. Ce dernier évalue les Parlements selon six domaines clés : la gouvernance, la stratégie et la gestion numérique ; les infrastructures ; les systèmes parlementaires ; le soutien aux utilisateurs ; les contenus numériques et publications ; la participation des citoyens.
« L’objectif de l’analyse comparative n’est pas de dresser un tableau de classement des bons ou mauvais parlements. Il s’agit plutôt d’accompagner la prise de décision stratégique sur l’utilisation des technologies numériques en mettant en évidence les facteurs pouvant affecter la maturité », souligne l’UIP.
Outre les leaders du classement, la Tunisie (6), l’Assemblée nationale du Burundi (5) et le Malawi (5) se distinguent avec des scores supérieurs ou égaux à 5 sur 10. Cependant, l’Afrique subsaharienne reste sous-représentée dans les rangs des plus avancés. Selon l’UIP, 50 % des Parlements de la région figurent parmi les 30 institutions les moins performantes en matière de maturité numérique. Cette situation est attribuable à un manque d’initiatives de modernisation, à des investissements insuffisants dans les nouveaux systèmes numériques et à l’absence de programmes de transformation numérique ambitieux.
En bas du classement, les Parlements de pays comme Djibouti, le Lesotho, Madagascar et la République centrafricaine affichent une moyenne d’indice de maturité numérique de 1 sur 10, mettant en lumière des écarts significatifs dans l’adoption des technologies numériques.
Pour combler ces lacunes, le rapport recommande, entre autres, aux institutions et aux gouvernements d’élaborer des visions stratégiques claires et des stratégies numériques globales ; d’allouer des ressources financières, humaines et technologiques adéquates ; de mettre en place des cadres rigoureux de gouvernance ; d’investir dans le renforcement des capacités ; de privilégier la participation citoyenne ; et de renforcer la collaboration interparlementaire.
Par ailleurs, l’intelligence artificielle générative est présentée comme un levier stratégique pour accélérer la transformation numérique des Parlements, en offrant la possibilité d’obtenir des informations précieuses et d’améliorer l’accessibilité des procédures parlementaires.
Samira Njoya
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Les technologies satellitaires deviennent un levier stratégique pour les nations cherchant à accélérer leur développement numérique. Dans ce contexte, l’accès à des technologies avancées est crucial pour répondre aux besoins croissants en connectivité.
Augustin Kibassa, le ministre congolais des Postes, Télécommunications et Nouvelles technologies de l’information et de la communication (PT-NTIC), a visité les installations du fabricant de satellites Thales Alenia Space, jeudi 14 novembre, en France. Il a discuté avec des dirigeants de la société européenne et s’y est imprégné des différentes étapes de fabrication des satellites, de la conception jusqu'à la mise en orbite. Cette démarche s'inscrit dans la vision du gouvernement congolais de développer des capacités satellitaires pour répondre à ses divers besoins.
En mission de service à Monaco, S.E Augustin Kibassa s'est rendu le 14 nov. à Cannes, ville située à près de 60km de Monaco pour une réunion de travail avec les responsables de Thales Alenia Space, société spécialisée dans la construction des satellites, partenaire de #Monacosat. pic.twitter.com/UkRScOrQJQ
— Ministère des Postes, Télécom et Numérique - RDC (@pt_numerique) November 15, 2024
La visite chez Thales Alenia Space intervient deux jours après la signature d’un protocole d’accord entre la RDC et l’opérateur satellite Monacosat le 12 novembre. Ce partenariat stratégique traduit l’ambition de la RDC de se doter d'une capacité Internet renforcée, issues de diverses technologies télécoms, destinée à renforcer la fourniture de services télécoms de qualité sur toute l’étendue du pays, même dans les zones les plus reculées.
Bien qu’aucune information n’ait été dévoilée par le ministère des PT-NTIC sur l’objectif stratégique de la visite chez Thales Alenia Space, celle-ci laisse tout de même transparaître des possibilités de réponse quant à certaines questions de surveillance du territoire exprimées par la RDC dans le passé. En 2022, le gouvernement congolais avait manifesté le désir d’acquérir un satellite d’observation de la Terre sur fonds propres d’une valeur de 100 millions de dollars. Un appel d'offres avait d’ailleurs été lancé à cet effet en novembre par le ministère de la Recherche scientifique et innovation technologique.
Que ce soit pour les télécommunications ou l’observation de la Terre, le satellite s’impose comme une technologie de forte valeur. Pour la RDC qui affronte des défis sécuritaires et économiques, le satellite peut se révéler un atout dans la sécurisation de ses frontières et de ses localités face aux groupes rebelles, une identification des zones touchées par des catastrophes naturelles, pour combattre les activités minières illégales, apprécier l’état des différentes infrastructures stratégiques du pays.
Samira Njoya
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