Les collaborations internationales dans le numérique sont essentielles pour favoriser l’innovation et partager les savoir-faire. En unissant leurs forces, les pays stimulent le développement technologique, créent des opportunités économiques et renforcent leur compétitivité sur la scène globale.

La Tunisie et l’Inde souhaitent collaborer davantage dans le domaine technologique. Cette ambition a été au centre des discussions de la cinquième réunion du comité mixte tuniso-indien pour la coopération scientifique et technologique, tenue le mercredi 8 janvier au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, à Tunis.

Lors de cette rencontre, les deux pays ont convenu de lancer un appel à projets visant à financer des initiatives communes axées sur des thématiques prioritaires telles que l’innovation environnementale, la santé électronique (e-Health) et la technologie géospatiale. Ces projets intégreront des acteurs économiques et sociaux, et seront accompagnés d’ateliers conjoints pour encourager les échanges et la collaboration entre les chercheurs tunisiens et indiens.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité de l’accord de coopération scientifique signé en 1995, ainsi que du partenariat établi en 2020 pour la création d’un Centre tuniso-indien d’innovation dans le domaine des TIC.

La collaboration entre les deux pays présente des avantages mutuels. L’Inde, reconnue pour son expertise dans le numérique et les technologies géospatiales, pourrait offrir à la Tunisie une occasion précieuse de tirer parti de son savoir-faire tout en renforçant les capacités locales en matière de recherche et d’innovation. Pour l’Inde, ce partenariat stratégique représente une opportunité d’élargir ses liens avec l’Afrique du Nord et d’accroître son influence dans des domaines technologiques clés, notamment les centres d’innovation et l’usage des drones.

Par ailleurs, la Tunisie figure parmi les pays africains les plus dynamiques en matière de développement numérique. Selon le rapport « The ICT Development Index 2024 » de l’Union internationale des télécommunications (UIT), le pays occupe la 8ᵉ place en Afrique, avec un score de 77,2 sur 100, témoignant de ses avancées significatives dans le secteur des TIC.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Le gouvernement tunisien considère la numérisation des services comme une solution clé pour simplifier les démarches administratives, réduire les délais de traitement et renforcer la transparence dans ses interactions avec les citoyens.

Le ministre tunisien des Transports, Rachid Amri, a confirmé, le lundi 13 janvier, au micro d’une radio privée, le lancement prochain d’une application nationale de véhicule de transport avec chauffeur (VTC). Le projet en cours d’élaboration vise à proposer un service de transport de qualité, accessible et mieux encadré, répondant aux attentes des citoyens.

Selon le ministre, cette application, entièrement développée localement, garantira la disponibilité des taxis, des prix raisonnables et un service de qualité. Contrairement aux plateformes existantes, les tarifs seront plafonnés à une fois et demie la valeur du compteur traditionnel, afin d’éviter les excès tarifaires qui pèsent sur les citoyens.

Cette annonce s’inscrit dans un contexte de revendications de la part des chauffeurs de taxis individuels, qui demandent une revalorisation de la taxe au compteur, actuellement fixée à 900 millimes, pour la porter à deux dinars (0,62 USD). Cette augmentation, jugée nécessaire, vise à couvrir les charges fixes liées à leur activité, lesquelles ont considérablement augmenté ces dernières années.

Au-delà de la régulation des tarifs et du service, cette application s’inscrit pleinement dans les objectifs du gouvernement tunisien en matière de transformation numérique et de modernisation des services publics. Le pays se distingue déjà en étant leader en Afrique du Nord et troisième sur le continent en matière d’administration électronique, selon le rapport « E-Government Survey 2024 » des Nations unies (UN DESA). Avec un indice de 0,6935 sur 1, la Tunisie surpasse largement la moyenne africaine de 0,4247, illustrant ses avancées dans la numérisation des services.

La nouvelle plateforme qui sera opérationnelle d’ici la fin du premier semestre 2025 promet également de valoriser les compétences locales en matière de développement technologique, tout en créant un cadre équitable pour les chauffeurs et plus accessible pour les usagers. Elle devrait contribuer à améliorer le quotidien des citoyens tout en renforçant l’économie numérique nationale.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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La digitalisation des services publics est un moteur clé de l'efficacité administrative. Avec des solutions technologiques, les gouvernements facilitent l'accès aux services essentiels et réduisent les délais des procédures administratives, améliorant ainsi l'expérience des citoyens.

La Côte d’Ivoire va franchir une nouvelle étape dans la modernisation de ses services publics avec l’ouverture prochaine du premier centre de services digital de proximité pour le transport routier. L'initiative vise à simplifier et accélérer les démarches administratives qui ont cours dans ce secteur.

 

 

Le centre, qui sera ouvert cette année 2025, proposera plusieurs services dont un espace de self-service équipé de bornes interactives permettant aux usagers d’effectuer leurs démarches de manière autonome. Un service assisté sera également fourni, avec des agents disponibles pour les accompagner dans les procédures. Enfin, l’accès sera possible 24h/24 et 7j/7, permettant de bénéficier des services à tout moment. Il sera possible d’y obtenir des documents administratifs liés au transport routier, comme la carte grise, le permis de conduire, la carte de transporteur, etc.

Ce nouveau centre s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de dématérialisation des démarches administratives dans le secteur du transport, soutenue par le récent déploiement d’une plateforme numérique accessible via www.eservices.cgi.ci, ainsi que sur les stores mobiles. La plateforme vise à réduire les déplacements des usagers en leur offrant un canal d’échanges direct et efficace avec l’administration des transports.

« Situé dans le Mall Cosmos à Yopougon, le nouveau centre fonctionnera conformément au nouveau manuel des procédures édicté par le ministère des Transports, garantissant ainsi le respect des normes et directives en vigueur » informe Quipux Afrique SA, l’entreprise responsable de la mise en œuvre du projet.

Cette initiative reflète la volonté du gouvernement ivoirien d’offrir des services publics modernes, efficaces et accessibles, tout en renforçant la transparence et la qualité des procédures administratives. Elle constitue également un tournant dans l’utilisation locale des technologies numériques pour répondre aux besoins des citoyens.

Cependant, malgré ses progrès, la Côte d’Ivoire doit encore rattraper un retard en matière de digitalisation des services publics. Selon le rapport des Nations Unies sur le développement numérique des administrations publiques, le pays occupait la 120ᵉ position mondiale en 2022 sur ce segment, avant de reculer au 124ᵉ rang en 2024. Ces chiffres indiquent qu’il reste des efforts à fournir pour améliorer la compétitivité numérique du pays et renforcer l’efficacité de son administration.

Samira Njoya

Edité par : Feriol Bewa

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La biométrie d’iris s’impose comme une solution innovante pour renforcer l’identification numérique. Exploitant les motifs uniques de l’œil, elle garantit une reconnaissance fiable et sécurisée. Cette technologie répond aux défis d’inclusion et de fiabilité des systèmes d’identification modernes.

La Commission nationale de gestion de l’identité du Nigeria (NIMC) envisage d’ajouter la reconnaissance d’iris à son système d’identification numérique (NIN). Cette technologie biométrique, qui analyse les motifs uniques de l’iris humain pour identifier une personne, vise à améliorer l’inclusivité du système, notamment pour les citoyens ayant des limitations physiques qui rendent l’enregistrement par empreintes digitales difficile.

« Nous explorons l’utilisation de la technologie de reconnaissance de l’iris pour répondre aux besoins spécifiques des personnes handicapées », a déclaré Abisoye Coker-Odusote (photo), directrice générale du NIMC, lors d’une bourse de journalisme sur l’infrastructure publique numérique tenue récemment à Abuja. Elle a précisé que cette innovation s’ajoute aux efforts du NIMC pour moderniser le système d’identification, le rendant accessible à tous et en phase avec les standards technologiques mondiaux.

La biométrie d’iris n’est pas une technologie nouvelle, mais son adoption en Afrique reste limitée. L’Ouganda, par exemple, a récemment annoncé son intention d’intégrer cette modalité dans sa carte d’identité biométrique de nouvelle génération. En Afrique du Sud, cette technologie est utilisée dans certains secteurs comme la sécurité et l’accès aux infrastructures sensibles. Cependant, son intégration dans des systèmes nationaux d’identification reste rare en raison des coûts élevés et des défis techniques associés à sa mise en œuvre à grande échelle.

Au Nigeria, Cette initiative s’inscrit dans un cadre de réformes plus vaste visant à moderniser la gestion de l’identité nationale. Elle coïncide avec une extension de deux ans du soutien financier de la Banque mondiale au programme d’identification numérique du pays, portant l’objectif à 180 millions d’identifiants numériques délivrés. En parallèle, le NIMC travaille avec ses partenaires pour renforcer l’interopérabilité entre les agences gouvernementales, facilitant ainsi l’accès aux services sans multiplier les démarches administratives.

Si cette technologie est mise en œuvre, elle pourrait résoudre certains problèmes persistants liés à l’inclusion. En effet, une évaluation rapide de l’inclusion des personnes handicapées au Nigéria, publiée par la Banque mondiale en 2018, a révélé que de nombreux Nigérians âgés ou handicapés rencontrent des obstacles majeurs pour obtenir leur NIN, les privant de services essentiels comme la téléphonie mobile ou les services bancaires. L’ajout de la reconnaissance d’iris pourrait représenter une avancée significative en réduisant ces barrières, tout en posant un jalon important pour d’autres pays africains qui envisagent d’améliorer leurs systèmes d’identification.

Avec cette initiative, le Nigeria pourrait non seulement résoudre des problèmes d’accessibilité, mais également renforcer son leadership dans l’adoption de technologies de pointe pour la gestion de l’identité en Afrique.

Samira Njoya

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Dans un monde en constante évolution numérique, les pays africains adoptent des mesures pour moderniser leurs systèmes éducatifs. L’intégration des technologies numériques est devenue essentielle pour répondre aux défis pédagogiques actuels et garantir une éducation plus inclusive et accessible.

Le Gabon a adopté un projet d’ordonnance visant à instituer et réglementer la numérisation des enseignements. Cette décision a été prise lors du Conseil des ministres du dimanche 5 janvier, présidé par le président de la République, le général Brice Clotaire Oligui Nguema. Elle marque une étape décisive dans la transformation du système éducatif national, avec pour objectif d’intégrer les technologies numériques et les plateformes éducatives dans les méthodes d’enseignement et d’apprentissage.

« Le projet d’ordonnance vise à renforcer le cadre juridique et réglementaire encadrant la transformation des méthodes d’enseignement et d’apprentissage grâce à l’intégration des technologies numériques et des plateformes éducatives. Cette réforme s’impose avec d’autant plus d’urgence que la crise sanitaire liée à la COVID-19 a mis en évidence la nécessité de développer des alternatives à l’enseignement en présentiel », précise le communiqué final.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte où le Gabon multiplie les efforts pour moderniser son système éducatif. En décembre dernier, un partenariat interministériel a été lancé pour connecter les écoles à Internet, illustrant la volonté claire du gouvernement de démocratiser l’accès aux outils numériques. La crise sanitaire a également mis en lumière les faiblesses des méthodes éducatives traditionnelles, soulignant l’urgence d’une réforme pour garantir la continuité de l’apprentissage, même en période de crise.

Les retombées attendues de cette décision sont multiples : une meilleure résilience du système éducatif en cas de crise, une réduction des inégalités entre les zones urbaines et rurales, ainsi qu’une modernisation des pratiques pédagogiques. Cette réforme devrait également contribuer à former une main-d’œuvre qualifiée, prête à soutenir la transformation économique du pays.

Samira Njoya

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La transformation numérique fait partie des priorités du gouvernement béninois. Pour y parvenir, le pays mise sur l’expertise d’acteurs qualifiés afin d’accélérer cette transition et de bâtir une administration moderne, efficace et inclusive.

Dans le cadre de sa stratégie visant à devenir un leader régional en matière d’innovation numérique, le Bénin cherche, avec le soutien de l’Union européenne, à recruter un expert pour renforcer l’environnement de développement des services publics numériques. Ce recrutement s’inscrit dans l’objectif global du gouvernement de moderniser son administration et d’accélérer la transformation numérique au bénéfice des citoyens.

« Le projet Beninnovation renforce la coopération entre l’administration publique et les entreprises privées locales dans le domaine de la transformation numérique, notamment en ce qui concerne la numérisation des services publics. Jusqu’à présent, les principales réalisations en matière de numérisation des services publics au Bénin ont été accomplies par l’Agence pour l’information et les systèmes numériques (ASIN) avec l’aide de l’Académie estonienne de gouvernement électronique et des services de conseil fournis par Cybernetica, une société estonienne des TIC », précise l’annonce officielle.

Ce projet s’inscrit dans une démarche plus large portée par l’ASIN et soutenue financièrement par l’Union européenne. Il vise à industrialiser les services électroniques et à offrir des services numériques performants à travers une architecture moderne de type Platform-as-a-Service (PaaS). Parmi les principales tâches de l’expert figurent la conception d’un environnement de développement innovant, l’intégration de solutions favorisant l’interopérabilité et la sécurisation des systèmes, ainsi que le renforcement des capacités des parties prenantes, tant publiques que privées. Ces missions seront réalisées sur une période de 470 jours.

Grâce à cette initiative, le gouvernement souhaite combler les manques en expertise technique tout en impliquant davantage les entreprises locales dans la transformation numérique. Cette approche pourra contribuer à renforcer la position du Bénin comme leader de l’innovation numérique en Afrique de l’Ouest.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Le pays a amorcé, depuis quelques années, une nouvelle ère en intégrant le numérique au cœur de sa stratégie de développement. Les autorités ambitionnent de stimuler l’innovation technologique et de moderniser ses services publics afin de renforcer sa compétitivité au niveau régional.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a présenté, le vendredi 27 décembre, sa déclaration de politique générale (DPG) devant l’Assemblée nationale. Ce document, qui repose sur un programme de réformes économiques ambitieuses visant à redresser le pays au cours des cinq prochaines années, place le numérique au cœur de la transformation et de la modernisation du Sénégal.

Parmi les premières initiatives annoncées figurent la numérisation des grands registres de l’État et le lancement d’une phase pilote du projet « Zéro papier », qui vise à simplifier les démarches administratives et à améliorer la qualité des services publics.

Dans sa déclaration, le gouvernement a également mis en avant sa volonté de soutenir le développement d’un écosystème d’acteurs réunissant des chercheurs, start-up et industriels, afin de promouvoir des investissements dans l’intelligence artificielle, le développement de logiciels, la cybersécurité, l’externalisation de services à haute valeur ajoutée et la gestion des données massives. L’objectif est d’offrir des solutions adaptées aux besoins des entreprises, tout en positionnant le Sénégal comme un hub technologique en Afrique de l’Ouest.

La modernisation du système éducatif constitue également une priorité. Le programme prévoit l’introduction de technologies émergentes, telles que l’intelligence artificielle, dans les curricula scolaires, afin de préparer la jeunesse sénégalaise à l’économie numérique de demain. Ces réformes éducatives reflètent une volonté de renforcer le capital humain, pilier essentiel du développement technologique et économique du pays.

Le secteur de la santé bénéficie également de cette dynamique, avec un projet de numérisation intégrale et la mise à l’échelle du dossier patient informatisé. Ces mesures visent à améliorer l’accès aux soins et la gestion des services hospitaliers, tout en renforçant l’efficacité du système de santé national.

Ces réformes s’inscrivent dans le cadre du référentiel Sénégal 2050, qui trace la voie vers une prospérité partagée et une modernisation inclusive. L’annonce prochaine de la stratégie « New Deal Technologique », prévue pour janvier 2025, viendra préciser les contours de cette ambition numérique, illustrant comment le numérique peut devenir un pilier du redressement économique et social du Sénégal.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Les autorités algériennes multiplient les actions pour accélérer la transformation numérique du pays. Après une année marquée par de nombreux projets, les perspectives des prochaines années prennent forme.

L’Algérie s’engage à accélérer sa transition numérique avec le lancement de plus de 500 projets pour la période 2025-2026. L’annonce a été faite par Meriem Benmouloud (photo), haut-commissaire à la numérisation, le mardi 24 décembre, lors de la rencontre Gouvernement-walis tenue au Palais des Nations à Alger. Ces initiatives visent principalement à moderniser les services publics, avec 75 % des projets dédiés à cet objectif.

« L’Algérie connaît une transition claire vers la numérisation qui exige la conjugaison de tous les efforts afin d’atteindre la transformation numérique escomptée et de placer, ainsi, l’Algérie en tête des classements mondiaux », a déclaré Mme Benmouloud, ajoutant que ces projets marquent une étape importante pour simplifier l’accès aux services publics et améliorer leur transparence.

Ces projets s’inscrivent dans la stratégie « Algérie Numérique 2030 », en cours d’élaboration. Structurée autour de cinq axes principaux – infrastructures, formation, gouvernance numérique, économie numérique et société numérique – cette stratégie comprend notamment la mise en place d’un Portail national interactif des services numériques et d’une plateforme d’interopérabilité. Ces outils visent à centraliser les démarches administratives, réduire les déplacements inutiles et faciliter l’accès à l’information, notamment pour les populations vivant dans les zones reculées.

Toutefois, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour améliorer l’e-gouvernance. Actuellement, l’Algérie occupe la 116e place sur 193 pays dans le dernier indice de développement de l’e-gouvernement publié par le Département des affaires économiques et sociales des Nations unies (DAES) pour 2024, avec un score de 0,5956. Bien qu’en légère progression par rapport à 2022 (score de 0,5611), ces initiatives doivent permettre au pays de renforcer sa compétitivité et de se positionner comme un leader régional en matière de transformation numérique.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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L’Algérie a achevé l’élaboration de sa stratégie de transformation numérique 

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Le numérique s’impose comme un levier essentiel pour moderniser les services publics et renforcer leur accessibilité. En Afrique, cette révolution technologique ouvre de nouvelles perspectives pour rapprocher les administrations des citoyens et optimiser leur expérience.

La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) du Maroc a annoncé le lancement, le vendredi 20 décembre, de sa plateforme numérique baptisée E-Police. Ce portail interactif vise à simplifier l’accès des citoyens aux services administratifs policiers, marquant une étape clé dans la modernisation des institutions publiques du royaume.

Doté de technologies avancées d’e-administration, le portail intègre des fonctionnalités telles que la vérification d’identité à distance, le traitement rapide des demandes et une protection renforcée des données personnelles. Il s’inscrit dans une dynamique de digitalisation des services publics pour améliorer l’expérience utilisateur et répondre aux standards internationaux en matière de sécurité des données.

Le premier service numérique disponible sur E-Police est la fiche anthropométrique, désormais accessible en ligne via les systèmes de « Tiers de confiance » et « Identité numérique » conçus par la DGSN. Ce service permet aux citoyens d’effectuer leur demande à distance, réduisant ainsi les délais et simplifiant les démarches administratives.

En plus de ce service, E-Police propose déjà des options comme la prise de rendez-vous pour la carte d’identité nationale électronique et l’inscription aux concours de police. À terme, la plateforme intégrera davantage de services tels que le certificat de résidence ou le renouvellement de la carte nationale d’identité électronique, créant un guichet unique pour les démarches administratives.

Ce projet s’inscrit dans la vision « Digital Maroc 2030 », qui vise à positionner le Royaume parmi les leaders régionaux en matière de transformation numérique. Avec plus de 600 services déjà digitalisés, le Maroc ambitionne d’améliorer son classement dans l’indice des services en ligne des Nations unies, actuellement à la 90e place, et de répondre aux attentes croissantes des citoyens en termes d’efficacité et d’accessibilité.

En facilitant l’accès aux services publics, en accélérant les délais de traitement et en renforçant la transparence, E-Police symbolise un pas décisif vers une administration moderne, connectée et orientée vers l’amélioration de la qualité de vie des citoyens marocains.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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Le numérique en Afrique connaît une croissance rapide, transformant les administrations publiques à travers le continent. Cette évolution permet de renforcer l’efficacité des services et d’améliorer l’accès des citoyens aux ressources essentielles.

La République démocratique du Congo (RDC) a signé, le jeudi 19 décembre, un accord préliminaire avec Trident Digital Tech Holdings Ltd, une entreprise singapourienne spécialisée dans la transformation numérique. Cet accord établit un cadre de collaboration pour développer et mettre en œuvre une plateforme de gestion des identités numériques et des données des citoyens congolais.

« Choisir Trident pour cette initiative de transformation numérique cruciale reflète notre engagement à adopter et à coordonner des solutions innovantes au bénéfice de notre pays et de nos citoyens. Ce système de e-gouvernement améliorera considérablement l’accès aux services gouvernementaux dans notre pays », a déclaré Justin Inzun Kakiak, directeur général de l’Agence nationale de renseignement de la RDC.

La plateforme envisagée permettra un accès sécurisé et rationalisé à une large gamme de services gouvernementaux, tels que l’enregistrement des entreprises, les registres fonciers, les services d’immigration, l’état civil, ainsi que des fonctions de paiement et d’approbation numériques. Chaque service sera spécifiquement adapté aux besoins de la RDC, renforçant ainsi la transparence et l’efficacité administrative.

Le partenariat s’inscrit dans le cadre des efforts stratégiques de la RDC pour moderniser ses institutions publiques, renforcer la transparence et améliorer l’accès des citoyens aux services essentiels. Avec des solutions numériques sécurisées adaptées aux normes internationales, ce projet ambitionne d’établir un écosystème de confiance tout en protégeant les données personnelles des usagers.

Une fois mise en œuvre, la plateforme devrait transformer les interactions entre les citoyens et l’État, tout en attirant des investissements technologiques. L’objectif est de renforcer la position de la RDC en tant qu’acteur émergent de la transformation numérique en Afrique. Elle devrait également permettre au pays d’améliorer son classement en matière d’administration en ligne. Selon le rapport « E-Government Survey 2024 » des Nations unies, la RDC affiche un indice de développement de l’e-gouvernance de 0,2710 sur 1, se classant 179e sur 193 pays. Cette initiative vise à combler ce retard et à poser les bases d’une administration numérique moderne.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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