L'hébergement des données est essentiel pour un continent de plus en plus connecté. Les grandes entreprises technologiques investissent dans l'infrastructure Internet de la région, mais il est crucial pour certains pays de préserver leur souveraineté numérique face à l'influence croissante des acteurs mondiaux de la technologie.
Atlas Cloud Services, une filiale de l'université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), et HCLSoftware, une société multinationale indienne de conseil en technologies de l'information, ont conclu un accord de partenariat le jeudi 15 février à Ben Guérir a annoncé l'agence marocaine de presse MAP.
Ce partenariat vise à soutenir les entreprises dans leur transition numérique en leur facilitant l'accès à des services cloud de haute performance. Dans le cadre de cette collaboration, un service de messagerie localisé au Maroc sera mis en place pour assurer la communication de données sensibles et garantir leur souveraineté. Cette solution répond spécifiquement aux besoins des entreprises en offrant une messagerie professionnelle performante, adaptable en matière de capacité et de performance.
De plus, cette collaboration inclura une messagerie instantanée fiable pour sécuriser les échanges professionnels intra et inter-entreprises, ainsi qu'une solution de visioconférence pour faciliter les échanges et améliorer la productivité des collaborateurs. Enfin, un espace de stockage et de partage de données permettra la conservation et l'accès aux données en temps réel depuis n'importe quel lieu et appareil. Le partenariat prévoit également le déploiement d'un système de recherche de l'université, ainsi que la promotion de la recherche scientifique et de la formation.
Cette initiative s'inscrit dans le cadre des actions du gouvernement marocain et de ses partenaires visant à renforcer la souveraineté numérique du Maroc. Le pays dispose déjà de plusieurs infrastructures dédiées et a ouvert en mars 2021, au sein de l'UM6P, l'African Supercomputing Center, l’une des infrastructures de pointe les plus puissantes d'Afrique. En juillet dernier, le Maroc avait également annoncé l'interdiction de l'hébergement de ses données sensibles à l'étranger.
Samira Njoya
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Au cours des dernières années, le gouvernement égyptien a fortement investi dans le secteur numérique. Cet engagement significatif témoigne de l'importance capitale de l'externalisation pour stimuler les exportations numériques de l'Egypte et favoriser sa croissance économique.
L'Autorité de développement de l'industrie des technologies de l'information (ITIDA) et le réseau mondial Mashreq Global Network, basé aux Emirats arabes unis, ont récemment signé un accord de coopération en marge du Sommet mondial des gouvernements tenu à Dubaï. Cet accord vise à créer 300 emplois pour des professionnels égyptiens qualifiés dans les services bancaires numériques, sur une période de trois ans.
Exciting news from Dubai! Egypt's ITIDA & Mashreq Global Network to expand business services, hiring 300 employees over 3 years, boosting Egypt's role as an offshoring hub. #Egypt #ICT #Offshoring #DigitalTransformation 🚀🌍 pic.twitter.com/319ltFzoli
— ITIDA (@ITIDA) February 13, 2024
En plus de créer des emplois, cet accord permettra à Mashreq d'étendre ses opérations en Egypte, notamment dans des domaines tels que l'analyse des données, l'informatique décisionnelle et l'audit interne. Ces services seront ensuite exportés d'Egypte vers les clients de la banque Mashreq aux Emirats arabes unis.
Selon Amr Talaat, le ministre égyptien des Télécommunications et des Technologies de l'information, l'accord reflète l'attractivité du secteur des TIC, qui est devenu une cible pour les entreprises internationales désireuses de développer leurs activités, et s’inscrit en droite ligne de la stratégie numérique de l'Egypte pour le développement de l'industrie de l'externalisation 2022-2026, lancée en février 2022 par le gouvernement. Cette stratégie vise à doubler les exportations numériques et à créer 34 000 emplois axés sur l'exportation d'ici 2025.
Rappelons que les investissements de l'Egypte dans le secteur des exportations de services numériques ont rapporté 6,2 milliards de dollars en 2023, soit une hausse de 26,5 % par rapport aux 4,9 milliards de dollars enregistrés en 2022. Le pays vise à atteindre près de 9 milliards de dollars d'ici 2026.
Samira Njoya
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L'exportation des services numériques a rapporté 6,2 milliards $ à l'Egypte en 2023 (Amr Talaat)
A l’instar de plusieurs pays en Afrique subsaharienne, le Lesotho est confronté à de nombreux défis en matière d'éducation numérique. Cependant, avec l'aide de pays plus avancés dans ce domaine, le gouvernement espère améliorer significativement la situation dans les années à venir.
Le ministre de l'Education et de la Formation au Lesotho, Ntoi Rapapa (photo), a récemment annoncé la signature d'un protocole d'accord avec les Emirats arabes unis pour soutenir l'éducation numérique dans son pays. Cette collaboration, conclue en marge du Sommet mondial des gouvernements à Dubaï, vise à créer des écoles numériques au Lesotho, illustrant ainsi l'engagement commun des deux nations à autonomiser et à équiper les communautés pour l'ère numérique.
Dans le cadre de ce partenariat, le gouvernement émirati étendra son programme « Digital School » au Lesotho. Lancée en 2020 par Cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum, le Premier ministre des Emirats arabes unis, cette initiative vise à garantir une innovation continue et à promouvoir l'apprentissage numérique grâce à des modules basés sur le jeu et l'apprentissage adaptatif piloté par l'intelligence artificielle.
Le partenariat s'inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement du Lesotho visant à moderniser l'éducation nationale. Selon les données officielles, seules 5 % des 1 480 écoles primaires du pays ont actuellement accès à des équipements d'éducation numérique. Il est donc crucial de combler ce fossé.
Au Sommet mondial des gouvernements, le ministre a également abordé la question de la numérisation d'autres secteurs au Lesotho, notamment l'administration. Selon Ntoi Rapapa, seulement trois des 18 ministères du Lesotho utilisent actuellement des pratiques de gouvernance électronique. La stratégie mise en place prévoit la numérisation de l'ensemble de ces ministères au cours des deux à cinq prochaines années.
Samira Njoya
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Au Togo, la course vers la numérisation s’accélère depuis la mise en place de l’Agence Togo Digital, une agence gouvernementale chargée des projets numériques. Pour de meilleurs résultats, le pays est à l’assaut des partenaires.
Le Togo et le Kazakhstan ont récemment décidé d'étendre leur coopération bilatérale dans le domaine des Technologies de l'information et de la communication (TIC). Un protocole d'accord a été signé à cet effet entre Cina Lawson, ministre de l'Economie numérique du Togo, et Bagdat Mussin, ministre Kazakh du Développement numérique, en marge de la sixième édition du Forum « Digital Almaty », qui s'est déroulée du jeudi 1er au samedi 3 février.
#DigitalAlmaty2024 a été une riche expérience !
— Cina Lawson (@cinalawson) February 13, 2024
Nous avons partagé les progrès et les défis du #Togo en matière de transformation numérique avec d'éminents dirigeants. Les discussions ont été fructueuses et ont mis en lumière les initiatives innovantes mises en place au Togo !… pic.twitter.com/KucuSafAtM
Dans le cadre de ce partenariat, le Kazakhstan accompagnera le Togo dans la mise en œuvre des projets de sa stratégie numérique « Togo Digital 2025 », notamment la numérisation de l'administration et des services destinés aux citoyens.
Le nouveau partenariat s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle politique de collaboration entre les deux pays. Il intervient quelques jours avant une mission de prospection effectuée du 8 au 10 février par une délégation kazakhstanaise au Togo ; elle fait suite aux échanges engagés par Faure Gnassingbé et Kassym-Jomart Tokaïev.
En travaillant avec le Kazakhstan, le Togo ambitionne de s'inspirer des avancées du pays dans l'e-gouvernance. Le pays asiatique a lancé en 2006 un portail e-Gov baptisé eGov.kz, qui rassemble plus de 200 services automatisés dans divers domaines tels que la santé, la protection sociale, l'aide à l'emploi et la documentation de la population. Ces efforts ont valu au Kazakhstan le 28e rang mondial en matière de gouvernance en ligne, selon un sous-indicateur de l'indice onusien de développement de l'e-gouvernement (EGDI).
Tout comme le Kazakhstan, le Togo a également mis en ligne en 2022 son portail national des services publics dont les premiers services sont désormais effectifs, notamment la demande de passeport, permis de construire, raccordement à l’électricité, carte de séjour, e-visa, etc.
Samira Njoya
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La demande en compétences numériques devrait croître plus rapidement en Afrique subsaharienne que sur les autres marchés mondiaux, selon la Société financière internationale. Il est donc urgent de multiplier les formations pour préparer la jeunesse à ces opportunités croissantes.
Le gouvernement malgache et les Emirats arabes unis ont signé, le mardi 13 février, une convention de partenariat visant à former plus d'un million de jeunes aux nouvelles technologies dans le cadre des projets « DIGITAL SCHOOL » et « CODERS INITIATIVE ». L’initiative a été annoncée lors du Sommet mondial des gouvernements à Dubaï, en présence du président malgache, Andry Rajoelina (photo).
L'objectif de cette convention est de révolutionner l'éducation des jeunes en utilisant les technologies modernes pour élargir les opportunités éducatives. « L’avenir se résume en la préparation de nos générations futures à faire face aux défis avec des armes technologiques innovantes qui forgeront leur monde de demain. L’espoir de toute une génération repose entre nos mains, nous les leaders d’aujourd’hui. Notre devoir est de les accompagner pour un avenir meilleur », a déclaré le président.
Dans le cadre de ces projets, des centres de formation numériques seront mis en place à Madagascar pour offrir une méthode d'apprentissage flexible, adaptée aux besoins de chaque apprenant. Ces centres utiliseront l'intelligence artificielle avancée et des applications numériques pour développer les connaissances et les compétences des étudiants, en complément du programme national.
Digital School, déjà implantée dans huit pays dont la Mauritanie et l'Egypte, a été lancée en 2020. A ce jour, elle a formé plus de 1 500 formateurs et accueilli plus de 60 000 étudiants. En juin dernier, elle a renforcé sa présence en Mauritanie en inaugurant 66 centres d’apprentissage numérique dans le but de diffuser des compétences et des solutions en éducation numérique dans la région arabe.
A Madagascar, la mise en place des centres de formation numérique permettra d'optimiser la chance des jeunes à intégrer le monde professionnel contribuant ainsi à la réduction du taux de chômage dans le pays.
Samira Njoya
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En lançant une série de projets numériques, le gouvernement angolais vise à répondre aux attentes des citoyens en matière de services électroniques, notamment en simplifiant l'accès à certains services publics. La réalisation de ces projets requiert cependant une connexion Internet de qualité.
La mise en œuvre du Programme d'accélération numérique de l'Angola (PADA) est confrontée à des perturbations, en partie dues au faible taux d'accès à Internet dans le pays. Meick Afonso (photo, au centre), directeur général de l'Institut de modernisation administrative (IMA), a souligné cette problématique lors de la deuxième séance de consultation publique sur le PADA, le vendredi 9 février à Luanda.
Il a adressé ce défi aux dirigeants des entreprises publiques et privées, aux ONG et à la société civile, soulignant que pour que cette transformation soit réussie, il est essentiel que chaque citoyen soit connecté.
Le PADA, une initiative gouvernementale visant à promouvoir la transformation numérique en Angola, est financé à hauteur de 300 millions de dollars par la Banque mondiale. Son objectif est de favoriser l'inclusion numérique, d'élargir l'accès aux services publics et de stimuler l'économie numérique, dans le but de transformer le pays en une société totalement numérisée et de résoudre les problèmes liés à l'obtention de documents administratifs.
Le déploiement d'une connexion Internet de qualité est crucial pour ce processus, et des efforts sont en cours dans ce sens, notamment avec la récente connexion du pays au câble sous-marin à fibre optique 2Africa de Meta et l'obtention d'un prêt de 249 millions de dollars de la part de la Chine pour un projet national de haut débit.
Selon les statistiques de l'Institut angolais des communications (INACOM), le pays compte actuellement 10,08 millions d'utilisateurs d'Internet. Toutefois, selon un rapport de l'Union internationale des télécommunications (UIT) datant du 15 décembre, l'Angola est classé au 24e rang en Afrique en termes de développement des TIC, avec seulement 44,1 points sur 100.
Samira Njoya
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La pandémie de Covid-19 a rendu urgente l'adoption de l'enseignement numérique par les écoles, exigeant l'intégration de technologies et des méthodes pédagogiques modernes. L’objectif est de préparer les élèves aux défis actuels et futurs d'une société numérique en constante évolution.
LafargeHolcim, une entreprise multinationale suisse spécialisée dans la fabrication de matériaux de construction au Maroc, a présenté le vendredi 9 février son initiative les « Classes connectées », une réponse proactive à la problématique de l'abandon scolaire dans le pays.
Cette initiative vise à promouvoir l'éducation de proximité et à offrir un accès aux nouvelles technologies, permettant aux élèves de bénéficier d'une variété de ressources éducatives en ligne, comme l'indique LafargeHolcim dans un communiqué.
« Nous sommes ainsi investis dans différents projets permettant de soutenir l’éducation des jeunes générations et enfants des communautés riveraines proches de nos sites, avec une attention particulière à toutes les actions permettant d’éviter l’abandon scolaire », a déclaré Zineb Bennouna, directrice communication et RSE de LafargeHolcim Maroc.
Le nouveau programme s'étalera sur trois ans et concernera toutes les écoles proches des différents sites de LafargeHolcim. Lancée depuis le début de l'année 2023 dans plusieurs villes du royaume, notamment Meknès, Tanger, Tétouan, Oujda, Agadir, Laâyoune et Casablanca, cette initiative permettra dans un premier temps à 26 écoles et 13 000 élèves de bénéficier de matériels informatiques de qualité, comprenant des ordinateurs fixes et portables, des tableaux interactifs, des imprimantes, des rétroprojecteurs et une connexion WiFi.
Ce projet s'intègre dans le cadre du programme de responsabilité sociale « N'Bniouw l'7ayat » de LafargeHolcim Maroc, qui aspire à établir un environnement éducatif inclusif et propice à la rétention des enfants des communautés locales, renforçant ainsi la lutte contre l'abandon scolaire. En complément des initiatives gouvernementales visant à numériser les services éducatifs et à améliorer la qualité du système éducatif, ce programme privé ambitionne d'offrir une contribution significative à l'éducation des jeunes générations, en mettant l'accent sur l'égalité des chances et l'accessibilité à l'apprentissage.
Samira Njoya
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A l’instar de plusieurs pays dans le monde, le Congo s'est lancé dans la numérisation des services administratifs parmi lesquels le permis de conduire. Il est question à travers cette initiative de mettre fin à certains problèmes qui minent le secteur routier.
Le gouvernement du Congo s'apprête à déployer dans les jours à venir un nouveau permis de conduire entièrement biométrique, qualifié de hautement sécurisé. Le jeudi 8 février, Mopaya Atali (photo, à gauche), directeur général du Transport terrestre, a présenté cette nouvelle carte de permis de conduire au ministre des Postes, des Télécommunications et de l'Economie numérique, Léon-Juste Ibombo (photo, à droite).
J'ai reçu M. #Mopaya_Attali Directeur Général du Transport Terrestre venu me présenter la nouvelle carte de permis de conduire digitalisée et sécurisée pic.twitter.com/KS3wNDz4o0
— Léon-Juste Ibombo (@LeonJuste) February 8, 2024
Initialement annoncé en 2023, ce nouvel outil vise à standardiser l'identification des citoyens congolais dans un souci de sécurité. Le gouvernement compte également en profiter pour remédier à la problématique de la formation insuffisante des chauffeurs et pour réduire de manière significative le nombre d'accidents sur les routes congolaises.
Ce projet s'inscrit dans le cadre du Programme d'accélération de la transformation numérique (PATN) lancé par le Congo. Il intervient quelques mois après le déploiement en juin du Système d'uniformisation des plaques d'immatriculation et de lecture automatique (Supila) des véhicules. Ce système a été mis en place pour la production des permis et cartes grises biométriques.
Ces réformes, initiées par les autorités du pays, visent à relever les nombreux défis du secteur du transport routier. En effet, le Congo ne disposait pas jusqu'à présent d'un système informatique sécurisé pour la gestion des données relatives aux transports routiers, ni d'un système d'archivage électronique fiable et sécurisé. Le nouveau permis de conduire vise donc à renforcer la sécurité, simplifier les processus administratifs, améliorer la sécurité routière et favoriser l'intégration avec d'autres services numériques.
Samira Njoya
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Depuis sa nomination en tant que vice-président, Mahamudu Bawumia a contribué à positionné le Ghana sur la scène technologique et numérique internationale. Il aspire à des réalisations encore plus remarquables dans ce domaine, s'il accède à la présidence de la République.
Mahamudu Bawumia (photo), vice-président du Ghana et candidat à l'élection présidentielle prochaine, a dévoilé le mercredi 7 février un programme numérique ambitieux qu'il entend mettre en œuvre s'il est élu président. S'adressant à la nation après sa désignation à la tête du Nouveau Parti Patriotique (NPP), Mahamudu a affirmé sa vision de bâtir un Ghana numérique qui utiliserait la technologie pour transformer les secteurs clés de l'économie.
Here are excerpts of the National address I delivered yesterday evening.#itispossible#BoldSolutionsForTheFuture#GhanasNextChapter#Bawumia2024 pic.twitter.com/7a81fo9LQk
— Dr. Mahamudu Bawumia (@MBawumia) February 8, 2024
Ce programme prévoit la formation d'un million de talents numériques au cours des cinq prochaines années, dont 200 000 jeunes chaque année, axée sur les compétences en logiciels numériques. L'objectif est de répondre à la demande croissante de main-d'œuvre technologique au niveau national et international. Il est également prévu de réorienter le système éducatif vers les disciplines STIM (Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques), la robotique, l'intelligence artificielle et les compétences professionnelles, afin de répondre aux exigences de la quatrième révolution industrielle.
Le vice-président et son équipe envisagent également d'abolir la E-levy, une taxe de 1,5 % sur les transactions électroniques au Ghana. L'objectif est de promouvoir une économie sans numéraire et d'encourager l'utilisation de canaux de paiement électroniques.
Le programme vise également à développer l'infrastructure numérique de l'écosystème technologique ghanéen, en réduisant le coût de l'Internet et en éliminant la fracture numérique pour atteindre un taux de pénétration d'Internet proche de 100 %, il est évalué à 72 % actuellement.
Dans l'ensemble, tous les secteurs, y compris l'agriculture, la santé, l'éducation, l'industrie manufacturière et le secteur financier, seront numérisés dans le but de faire du Ghana un centre numérique qui créera des opportunités d'emploi pour les jeunes.
Samira Njoya
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Pour s'affirmer comme un acteur de premier plan dans l'économie mondiale, le Maroc ambitionne de relever les défis du numérique et de saisir les opportunités découlant de la révolution technologique. Pour concrétiser cette vision, l'élaboration d'une feuille de route précise et stratégique s'impose.
Le gouvernement marocain se trouve actuellement dans la phase finale de l'élaboration de sa stratégie de transformation numérique, baptisée « Maroc digital 2030 ». Lors de la première réunion du Comité national pour le développement numérique, tenue le mercredi 7 février, Ghita Mezzour, la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l'administration, a exposé les axes majeurs de cette stratégie en présence du Premier ministre.
(1)برئاسة السيد @ChefGov_ma تشرفت اليوم بتقديم عرض حول التوجهات العامة للتنمية الرقمية-المغرب الرقمي2030, خلال الاجتماع الأول للجنة الوطنية للتنمية الرقمية، وذلك بحضور عدد من السادة الوزراء، وممثلين من القطاع العام والخاص والهيئات المهنية والخبراء من أعضاء اللجنة.
— Ghita Mezzour - غيثة مزور (@MezzourGhita) February 7, 2024
وقد استعرضت pic.twitter.com/tFBEMXZmCm
S'exprimant à cette occasion, la ministre a souligné que la stratégie Maroc digital 2030 s'appuie sur deux piliers fondamentaux : la numérisation des services publics et le développement d'une économie numérique dynamique axée sur l'innovation locale et la création d'emplois. Ce plan inclut le renforcement du secteur de l'offshoring, la promotion d'un écosystème favorable aux start-up et PME, ainsi que le soutien à la transformation numérique des petites et moyennes entreprises.
Dans le cadre de cette stratégie, le gouvernement ambitionne de créer 300 000 emplois dans le secteur numérique d'ici 2030, ce qui pourrait contribuer à hauteur de 170 milliards de dirhams (16,9 milliards $) au PIB national. Par ailleurs, une extension de la couverture Internet et téléphonique est prévue, en particulier dans les zones rurales, avec un accent particulier sur le déploiement de la fibre optique et l'adoption à moyen terme de la technologie 5G.
La réunion a également mis en évidence l'importance de l'intelligence artificielle dans le cadre du Maroc digital 2030, en soulignant son potentiel pour améliorer les services publics et positionner le pays en tant que leader dans le domaine du développement de l'IA.
Samira Njoya
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Afin de concrétiser son programme de transition numérique, le Maroc se trouve face à la nécessité cruciale de disposer d'une main-d'œuvre hautement qualifiée dans les domaines du numérique. Pour relever ce défi, le pays a entrepris une collaboration stratégique avec des partenaires expérimentés.
Le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration a annoncé la signature, le mardi 30 janvier à Rabat, d’un contrat-programme avec Maroc Numeric Cluster (MNC), une entité à gouvernance mixte public-privée dédiée à la promotion de l'innovation numérique.
Le contrat-programme, paraphé par la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Ghita Mezzour (photo, à gauche), et le président de Maroc Numeric Cluster, Mehdi Kettani (photo, à droite), vise à dynamiser l'innovation numérique en favorisant les talents et en soutenant les start-up ainsi que les petites et moyennes entreprises (PME).
Cérémonie de signature d'un contrat-programme visant à favoriser le développement de l’innovation digitale entre le Ministère et Maroc Numeric Cluster@_Mehdi_Kettani @MarocNumCluster https://t.co/65xIpux9FC pic.twitter.com/L18elN2WVd
— Ghita Mezzour - غيثة مزور (@MezzourGhita) January 31, 2024
« Ce contrat-programme vient concrétiser la volonté des deux parties pour renforcer l’écosystème de l'innovation digitale à travers plusieurs axes d’action dont la formation et l'insertion des talents, la production de contenu, la diffusion de la culture de l’innovation, de la collaboration et de l'entrepreneuriat digital ainsi que le soutien à l’émergence de projets d’innovation digitale dans différents secteurs économiques », a déclaré le ministère dans un communiqué.
Dans le cadre de ce contrat, Maroc Numeric Cluster jouera un rôle crucial dans la formation des jeunes aux compétences en technologies de l'information et de la communication (TIC), visant à faciliter leur intégration professionnelle. La phase pilote cible 1 000 bénéficiaires, dont 734 sont déjà diplômés, avec un taux d’insertion prévu de 72%.
Le partenariat mettra également l'accent sur la promotion des start-up à travers des événements, des formations, la collaboration avec des incubateurs, des accélérateurs et des associations professionnelles, ainsi que la conclusion de partenariats. Un suivi régulier, des analyses et des études seront réalisés pour identifier les tendances et stimuler le secteur.
Il convient de souligner que ces initiatives s'inscrivent dans le cadre de la nouvelle stratégie numérique du royaume, baptisée « Maroc Digital 2030 », succédant à la stratégie actuelle qui visait à faire du Maroc un hub digital et technologique de référence en Afrique d'ici 2025. La nouvelle stratégie met particulièrement l'accent sur une jeunesse talentueuse et créative.
Samira Njoya
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L’année 2023 s’est achevée et plusieurs cabinets et plateformes spécialisés font le point des fonds injectés dans divers écosystèmes. Dans le secteur de la tech, en particulier sur le continent africain, ces données sont d’une importance capitale pour le développement de l’économie numérique.
Les fintech africaines ont levé 852 millions $ au cours de l’année 2023. Ce montant a chuté de 56% par rapport à l’année 2022 où les start-up africaines opérant dans la technologie financière avaient levé 1,9 milliard $. C’est ce que rapporte Partech Africa à travers l’édition 2023 de son rapport intitulé « Africa Tech Venture Capital » publié en janvier 2024.
Outre les montants, le nombre d’opérations a également connu une baisse de 48%, passant de 217 deals en 2022 à 113 en 2023. Malgré cette décroissance, les technologies financières restent le secteur le plus attractif pour les investisseurs en Afrique. En effet, les montants levés par ces jeunes pousses en 2023 représentent 37% des financements en actions réalisés sur le continent. C’est le même son de cloche en ce qui concerne le nombre d’opérations qui équivaut à 24% du total des opérations réalisées l’année écoulée en Afrique.
Malgré cette période de ralentissement des financements sur le continent, les jeunes pousses opérant dans la technologie financière sont toujours aussi attrayantes que celles des autres secteurs du fait qu’elles ont fait leurs preuves. Entre la sous-bancarisation et la volonté des fintech de favoriser l’inclusion financière sur le continent, les défis sont énormes dans le secteur. Aussi, sur les 8 licornes que comptent le continent africain, c’est seulement la plateforme de commerce en ligne Jumia qui n’officie pas dans la technologie financière.
« La fintech joue un rôle essentiel pour relever les défis infrastructurels en Afrique. Au-delà des applications de paiement, ces solutions sont essentielles pour permettre un large éventail d'activités. En établissant des solutions locales et transfrontalières, et en favorisant les connexions clés entre les individus, les entreprises et les institutions financières, le rôle de la fintech reste intégral dans l'écosystème », explique le rapport.
Par ailleurs, il faut souligner que les secteurs de la healthtech et de l’agritech n’ont pas été affectés par le ralentissement des financements dans l’écosystème technologique en 2023. Ils ont respectivement levé 212 millions $ et 144 millions $ en 2023, contre 181 millions $ et 86 millions $ en 2022, soit une hausse d’environ 17% et 67%.
Adoni Conrad Quenum
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Après des annonces tous azimuts, les géants technologiques mondiaux passent à l’action en Afrique. La firme de Mountain View a investi dans la construction d’une infrastructure de premier plan.
Dans un communiqué publié le mercredi 31 janvier, la firme technologique américaine Google a annoncé l’ouverture de son premier centre de données sur le continent africain. Situé à Johannesburg en Afrique du Sud, l’infrastructure boostera l'écosystème technologique africain en fournissant aux entreprises les ressources dont elles ont besoin pour évoluer, innover et être compétitives sur le marché mondial.
🎉 Today, we’re happy to announce the opening of the Johannesburg region—our first Google Cloud region in Africa! 🇿🇦
— Google Cloud (@googlecloud) January 31, 2024
Learn how we will help organizations across Africa run mission-critical services at the speed their users expect ➡️ https://t.co/IpdzvMcYuV#CloudForSouthAfrica pic.twitter.com/RXvv1LnwDn
« Avec l'ajout de la région de Johannesburg, notre réseau compte désormais 40 régions de cloud et 121 zones qui, ensemble, fournissent des services Google Cloud à plus de 200 pays et territoires dans le monde. Comme toutes les régions Google Cloud, la région de Johannesburg est connectée au réseau sécurisé de Google, qui comprend un système de câbles de fibre optique à haute capacité, sous terre et en mer, dans le monde entier », peut-on lire dans le communiqué.
Cet investissement s’inscrit dans le cadre du programme de la firme de Mountain View d’investir un montant de 1 milliard $ pour accélérer la transformation numérique sur le continent. Elle vise à développer les infrastructures, entretenir le vivier de talents technologiques et aider à la mise en place d’écosystème technologique plus dynamique. Selon les estimations de Google, l'économie de l'Internet en Afrique devrait atteindre 180 milliards $ d'ici à 2025, soit 5,2 % du produit intérieur brut du continent.
Par ailleurs, il faut signaler que le marché du cloud en Afrique devient de plus en plus concurrentiel. Oracle renforce sa présence sur le continent avec l’établissement de sa deuxième région cloud à Nairobi, au Kenya. Quant à Amazon Web Services et Microsoft, ils sont présents sur le continent depuis plusieurs années. Google a pris du retard sur ce marché sur lequel les acteurs locaux tels que Africa Data Centres essaient aussi de se frayer un chemin pour grappiller des parts de marché.
Adoni Conrad Quenum
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Le Nigeria, tout comme de nombreux autres pays, fait face à des défis persistants en ce qui concerne les fraudes électroniques, notamment celles liées aux cartes bancaires. Afin de contrer cette menace qui impacte l'économie, des initiatives sont actuellement déployées dans le pays.
La Banque centrale du Nigeria (CBN), en collaboration avec le Nigerian Electronic Fraud Forum (NeFF) et l'Association of Mobile Money and Banking Agent of Nigeria (AMMBAN), prévoit de mettre en place une nouvelle fonctionnalité visant à renforcer la détection des transactions potentiellement frauduleuses. Cette initiative, intégrée dans le cadre des actions de la CBN en réponse à la hausse des incidents de fraude dans le pays, exigera des détails spécifiques de connaissance du client (KYC) avant de valider certaines transactions.
Selon Fasasi Sarafadeen Atanda, président de l'AMMBAN, le développement technologique de cette fonctionnalité est à un stade avancé, avec une activation prévue au cours du premier trimestre de cette année. Les terminaux de points de service à travers le pays afficheront clairement cette nouvelle fonctionnalité, permettant d'identifier les opérations suspectes qui seront signalées aux banques et annulées.
Cette initiative intervient en réponse à une augmentation significative des fraudes, comme l'indiquent les données du Centre de formation des institutions financières (FITC). Au deuxième trimestre de 2023, les banques déposantes du Nigeria ont enregistré des pertes de 9,75 milliards de nairas (10,8 millions de dollars) en raison de fraudes, représentant une augmentation de 276 % par rapport à la même période en 2022, où les pertes s'élevaient à 5,79 milliards de nairas.
L'objectif ultime de cette innovation est de créer un écosystème financier plus sûr, transparent et réglementé au Nigeria. En renforçant la confiance des consommateurs dans l'utilisation des services financiers électroniques, elle contribuera à promouvoir une croissance saine et robuste du secteur.
Samira Njoya
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