La stratégie de développement économique du Zimbabwe est en cours de déploiement. Pour atteindre ses objectifs variés, le gouvernement met en place plusieurs stratégies visant à attirer les investisseurs dans le pays.
L'agence de promotion des investissements zimbabwéenne a lancé, le jeudi 22 février, le tout premier système numérique d'octroi de licences du pays, baptisé Do-It-Yourself (DIY). L’initiative vise à favoriser l’affluence d'investissements en mettant à la disposition des investisseurs nationaux et internationaux un outil efficace en matière de mise en relation d’affaires.
Today, we launched our DIY Portal, a game-changer in improving the ease of doing business in Zimbabwe. 💼💻 With streamlined processes and enhanced transparency, we're paving the way for smoother investments and economic growth. #ZIDA #InvestZimbabwe #EaseOfDoingBusiness pic.twitter.com/HKvVgsNXJL
— Zimbabwe Investment and Development Agency (@zidainvest) February 22, 2024
S'exprimant lors du lancement de ce nouvel outil, le directeur général de l'Agence zimbabwéenne d'investissement et de développement (IDA), Tafadzwa Chinamo (photo), a fait savoir que, « le lancement de ce portail incarne notre vision plus large d’un zimbabwe moderne, doté d’un pouvoir numérique. Il envoie un message clair à la communauté internationale, à savoir que nous sommes ouverts aux affaires, désireux d’adopter l’innovation, et déterminés à créer un environnement propice à l’esprit d’entreprise et à l’investissement ».
Le portail disponible à l'adresse https://zidainvest.com/zida-diy-portal/ donnera la possibilité aux investisseurs potentiels, qu'ils soient nationaux ou internationaux, de soumettre leurs demandes de licences en ligne de n'importe où dans le monde et d'obtenir leurs licences numériques sans avoir à se rendre physiquement dans le pays. La plateforme offre des services tels que des études de marché, des études de faisabilité, et facilite l'obtention des permis et licences commerciales.
Cette initiative s'inscrit dans la stratégie économique du gouvernement visant à rationaliser les processus réglementaires, à supprimer les obstacles bureaucratiques, à renforcer les mécanismes de protection des investisseurs et à lutter contre la corruption.
Le nouveau portail devrait jouer un rôle majeur dans le délai de traitement des demandes de licence. Il passera de de sept jours ouvrables à deux à cinq jours ouvrables. Il permettra également de créer une voie plus rapide et beaucoup plus facile pour un investisseur dans n'importe quelle partie du monde pour accéder aux nombreuses opportunités d'investissement zimbabwéennes.
Samira Njoya
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Pendant trois jours, les différents acteurs de la communauté mondiale des télécoms et de la tech vont une fois encore penser un monde toujours plus intelligent et connecté, en partageant leurs visions et leurs innovations.
Pour cette nouvelle édition, le salon international du mobile de Barcelone, en Espagne, fait une fois de plus foule. Près de 96 000 visiteurs et participants se sont inscrits pour prendre part à l'événement qui s’est ouvert le lundi 26 février, selon Mats Granryd, le directeur général de l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie (GSMA), qui héberge cette rencontre de réflexion, d’exposition de savoir-faire, de promotion de la coopération. L’année dernière, ils étaient près de 90 000.
Le Mobile World Congress 2024 (MWC 2024) dont l’ouverture officielle a été effectuée par le roi Felipe VI met une fois encore l’accent sur la connectivité, mais également sur tous les segments connexes liés à cette connectivité. « A mesure que la connectivité nous rassemble, la technologie ouvre des possibilités — la connectivité entraînant une fusion de la technologie et des objectifs dans tous les secteurs, ouvrant la voie à de nouvelles possibilités. Cette semaine est consacrée à l'exploration du potentiel de l'avenir pour les entreprises et la société », a déclaré Mats Granryd.
L’Intelligence artificielle est le segment qui focalise le plus d’attention, lors de cette édition. Son adoption par le grand public a pris de l’ampleur depuis l’apparition de l’IA générative avec ChatGPT d’OpenAI en novembre 2022. Aujourd’hui, la communauté tech et les gouvernements réfléchissent aux diverses applications pratiques de l’IA générative, aux enjeux économiques liés, à une réglementation qui définit un usage éthique, et bien d’autres préoccupations sécuritaires.
Les voitures connectées et celles électriques, le cloud, la 5G et même la 6G, la transformation des opérateurs télécoms sont également quelques-unes des grandes thématiques abordées lors de ce nouveau salon.
Le MWC 2024, c’est aussi l'occasion de découvrir les derniers gadgets à la mode : smartphones bracelets, montres connectées, ordinateurs portables, tablettes, etc. Comme il est déjà de coutume, de grands acteurs de l’industrie du haut débit, à l’instar d’Orange, Vodafone, Telefonica, China Mobile sont présents. A leurs côtés, des entreprises de renom du secteur de la technologie comme Huawei, Samsung, Microsoft, Intel, Amazon, Infobip, Microsoft, Nokia.
L’écosystème start-up est également bien représenté avec un espace dédié aux tech entrepreneurs. Une délégation africaine y est présente, représentée par des sociétés comme le ghanéen Farmerline, le béninois FedaPay ou encore le sénégalais LAfricaMobile.
Ce rassemblement du monde des télécoms et de la tech, qui s’achève le 29 février, promet de multiples signatures de partenariat, aussi bien pour le développement de la connectivité que la transformation numérique dans le monde entre les acteurs du secteur privé, ceux du secteur public, et du public-privé.
Muriel Edjo
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Partech clôt son deuxième fonds africain dédié aux start-up du continent à 280 millions d’euros
Moove Africa, présente dans six marchés d'Afrique subsaharienne, poursuit ses levées de fonds et renforce ses opérations sur le continent. L'entreprise de mobilité est en pourparlers avec Uber pour un nouvel investissement qui pourrait la propulser encore plus loin.
Le géant américain du VTC Uber Technologies s’apprête à investir la somme de 100 millions de dollars dans la start-up africaine de financement de véhicules Moove dans le cadre d’un nouveau tour de table, a rapporté Bloomberg le vendredi 23 février.
Selon le média, la société américaine de covoiturage devrait rejoindre un groupe d'investisseurs dans le cadre de cette levée de fonds. Cela portera la valeur de l'entreprise Moove à environ 750 millions de dollars, contre 650 millions de dollars actuellement.
Cette autre levée intervient quelques mois après que Moove a clôturé un tour de table de 76 millions USD, auquel ont notamment participé la firme américaine de gestion d’actifs BlackRock et la société d’investissement émiratie Mubadala Investment Company. L’entreprise avait annoncé que ces fonds visaient à construire la plus grande plateforme de services financiers axée sur la technologie pour les entrepreneurs en mobilité.
Moove, déjà partenaire de financement d'Uber en Afrique et en Inde, ayant aussi ses activités au Royaume-Uni et aux Emirats arabes unis, verrait son partenariat se renforcer si l'investissement potentiel d'Uber d'un montant de 100 millions de dollars est confirmé, ce qui pourrait permettre un financement plus large de véhicules à l'échelle mondiale.
Aujourd'hui basée à Amsterdam, la start-up est présente dans plusieurs villes africaines (Lagos, Accra, Johannesburg, Le Cap, Nairobi, Ibadan, etc.) ainsi qu’à Londres, Dubaï et dans 3 grandes villes indiennes (Mumbai, Hyderabad et Bangalore).
Samira Njoya
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Favorisé par la pandémie de Covid-19, le commerce en ligne devrait croître de manière significative en Afrique au cours des dix prochaines années. Pour ce faire, il est urgent de mettre en place un cadre réglementaire favorable au e-commerce.
En marge de la treizième Conférence ministérielle (CM13) de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) qui se tient à Abou Dhabi aux Emirats arabes unis, l’OMC et la Banque mondiale ont présenté le samedi 24 février un nouveau projet baptisé « Digital Trade for Africa ». Ce projet vise à aider les pays africains à profiter pleinement des avantages du commerce numérique, à améliorer leurs perspectives de développement afin de créer des emplois et faire reculer la pauvreté.
Un nouveau projet OMC-Banque mondiale pour stimuler la participation de l’Afrique au commerce numérique #WTOMC13AbuDhabi https://t.co/YFtrAGLNZm pic.twitter.com/MKnI5MCilF
— OMC en français (@OMC_fr) February 25, 2024
« Le commerce numérique est l'un des segments du commerce qui connaît la croissance la plus rapide dans le monde d'aujourd'hui. Les jeunes et les femmes du continent africain ont montré qu'ils étaient capables de tirer parti de ces opportunités. L'Afrique ne représente que 1 % du commerce des services numériques, mais je considère qu'il s'agit d'une opportunité à saisir pour le continent », a déclaré Ngozi Okonjo-Iweala, la directrice générale de l’OMC.
Le projet s'appuie sur une note d'orientation conjointe de la Banque mondiale et de l'OMC présentée aux responsables africains en juillet 2023. Intitulée « Faire du commerce numérique un catalyseur du développement africain », cette note appelle à la création d'un environnement réglementaire favorable au commerce numérique.
Ainsi dans le cadre du nouveau projet, la Banque mondiale et l’OMC veilleront à ce que l'infrastructure numérique, telle que la connectivité physique et les systèmes de paiement électronique, soit complétée par un cadre réglementaire complet dans plusieurs pays africains qui accusent du retard. Il sera également question d’identifier les obstacles à la participation au commerce numérique, recommander des actions politiques et concevoir des interventions financées par la Banque mondiale.
L’objectif est de permettre à l’Afrique de relever son économie grâce à l’e-commerce. Selon le cabinet de conseil en économie numérique TechCabal Insights dans un rapport publié le 12 octobre 2023, le chiffre d’affaires global des plateformes de commerce électronique actives en Afrique devrait atteindre 59,18 milliards de dollars en 2027 contre 32,49 milliards seulement en 2022 et 13,58 milliards en 2018.
Samira Njoya
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La numérisation en cours en Afrique nécessite une collaboration étroite entre plusieurs acteurs, ceci pour accélérer le processus et profiter de l'expertise de chacun.
L’Organisation de Coopération du Sud (OCS) et le ministère éthiopien de l’Innovation et de la Technologie ont signé un protocole d’accord le mardi 20 février pour renforcer la coopération dans les domaines de la science, de la technologie, de l’innovation et de la numérisation. Cet accord marque le début d’un partenariat stratégique visant à accélérer la transformation numérique, renforcer les capacités, partager les connaissances et faciliter les programmes d’échange pour les jeunes.
Le protocole prévoit le développement de programmes de renforcement des capacités pour les experts et les fonctionnaires du ministère, grâce aux ressources et à l’expertise de l’OCS. Pour les jeunes, la coopération offrira de nouvelles opportunités grâce à des programmes éducatifs et des bourses, en particulier dans les domaines de la science et de la technologie.
Cette collaboration devrait contribuer de manière significative au développement de l’infrastructure numérique en Ethiopie, en améliorant les services publics et en renforçant les secteurs clés de l’économie grâce à la technologie. Cela représente une avancée majeure dans la réalisation de la stratégie numérique du pays, « Digital Ethiopia 2025 », qui vise à numériser plus de 300 services d’ici 2025.
Lors de la même cérémonie, le secrétaire général de l’OCS, Sheikh Manssour Bin Mussallam (photo, à droite), a officiellement lancé la plateforme numérique Greater South Learning Enrichment Resources Nexus (GreSLERN). Cette plateforme est un outil numérique open source, gratuit et personnalisable conçu pour aider les éducateurs des Etats membres et les centres de développement des programmes à mettre en œuvre une approche équilibrée et inclusive de l’éducation.
Samira Njoya
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La CEA signe un accord avec Google pour accélérer la transformation numérique en Afrique
Huawei est un partenaire de choix des pays africains dans la transition numérique. La firme chinoise multiplie les partenariats stratégiques avec les pays et les entreprises du continent.
Wael Lotfy, président-directeur général d’Enppi, une compagnie pétrolière et gazière égyptienne, a signé deux protocoles d’accord avec le chinois Huawei lors de l’Egypt Energy Show qui s’est déroulé du lundi 19 au mercredi 21 février au Caire. L’objectif est de stimuler la transition vers une énergie numérique et verte.
« Nous considérons Huawei comme un partenaire majeur dans la fourniture des dernières solutions, des technologies numériques et des solutions intelligentes modernes pour accélérer le rythme de la transformation numérique dans le secteur de l'énergie, et améliorer la production d'énergie numérique et verte, conformément aux objectifs stratégiques du secteur de l'énergie avec la vision 2030 de l'Egypte », a déclaré Wael Lotfy.
على هامش مؤتمر ومعرض "إيجبس 2024"، وقعت #هواوي اتفاقية جديدة مع شركة مصر للصيانة " EMC " المتخصصة في إمداد قطاع البترول والغاز بالحلول الهندسية، ومن خلال التعاون، ستوفر #هواوي حلول الطاقة المتكاملة مثل مراكز البيانات منخفضة الكربون وحلول الطاقة الكهروضوئية الذكية وأنظمة تخزين… pic.twitter.com/Xif5V4UiiT
— Huawei Egypt (@huawei_eg) February 22, 2024
Le premier document a été paraphé avec Huawei Egypt Digital Power Business, la filiale égyptienne du fournisseur chinois de produits et de solutions d'énergie numérique, qui fournira des solutions énergétiques intégrées telles que des centres de données à faible émission de carbone et des solutions d'énergie photovoltaïque. Quant au deuxième protocole d’accord, il a été signé avec la filiale locale de Huawei avec pour objectif de stimuler la transition numérique et technologique parmi les projets d'Enppi en fusionnant l'expertise et les technologies intelligentes proposées par la société chinoise.
La transition vers l’énergie propre est une composante importante dans le processus de développement. Il est important de prendre en compte cette variable et ces nouvelles dispositions vont permettre à l’Egypte de réduire de façon significative ses émissions de gaz à effet de serre dans les secteurs électrique et pétrolier.
Adoni Conrad Quenum
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15 ans après la dernière édition qui s'est tenue en 2009, Djibouti s’apprête à faire le 3e recensement de sa population. Le gouvernement et ses partenaires mettent les bouchées doubles pour que ce premier recensement numérique se passe dans les meilleures conditions.
L'Institut des statistiques de Djibouti (INSTAD) a reçu le jeudi 22 février un don de 1 400 tablettes de la part du gouvernement de l'Egypte. Ce nouveau matériel constitue une contribution importante pour le prochain recensement numérique de la population en cours de préparation dans le pays.
#Djibouti’s next General #Census will be fully #Digital
— Ilyas M. Dawaleh (@Ilyasdawaleh) February 22, 2024
J’ai eu le plaisir d’accueillir l’ambassadeur de l’#Egypte à #Djibouti. L’occasion de réceptionner 1400 Tablettes qui serviront aux opérations de @3eRGPHdjibouti.
Apprécions la coopération bilatérale avec nos frères… pic.twitter.com/7zupmKyRUs
Selon Ibrahim Abdi Hadi (photo, à gauche), directeur de l'INSTAD, ces tablettes seront essentielles pour la mise en œuvre réussie de ce projet d'envergure. « Ces tablettes nous permettront d'effectuer notre recensement 2.0. Elles nous offrent la possibilité de réaliser un recensement efficace, en collectant et en sauvegardant les données de manière efficiente ».
Cette initiative du gouvernement égyptien en faveur de Djibouti s'inscrit dans le cadre du partenariat international entre les deux pays et témoigne de l'engagement continu de Djibouti envers l'amélioration de la qualité des données et la promotion du développement durable. Elle est en ligne avec les actions du gouvernement actuel, qui reconnaît le potentiel de progrès et de transformation que la technologie peut apporter à la réalisation des objectifs nationaux.
A travers ce recensement numérique, le gouvernement djiboutien vise à moderniser et à numériser les opérations de recensement, plaçant Djibouti à l'avant-garde de l'innovation en matière de statistiques démographiques dans la région.
Samira Njoya
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Présent dans 18 pays d’Afrique et du Moyen-Orient, le groupe Orange, à travers divers programmes, est investi dans l’accélération de la transformation numérique. Pour cela, il met en place des compétitions technologiques pour accompagner les projets porteurs.
OptiGuide, une start-up jordanienne opérant dans les technologies de la santé, a remporté le mardi 20 février la première édition du grand prix international Orange Summer Challenge (OSC) 2023. La compétition opposait les lauréats nationaux du concours Orange Summer Challenge de onze pays d’Afrique et du Moyen-Orient. La cérémonie de remise du trophée international a été organisée par Orange Middle East and Africa (OMEA) à Casablanca au Maroc.
👏🏼Congrats à OptiGuide #OrangeDigitalCenter Jordan,grand gagnant Prix International de l’#OSC2023 en Afrique Moyen-Orient!Ce bracelet intelligent d’assistance pour les malvoyants,alliant IoT et IA,est une véritable innovation🌍 Bravo aux 11projets finalistes et aux 256… pic.twitter.com/95iyBeL2yk
— Asma Ennaifer (@AsmaEnnaifer) February 21, 2024
L’équipe d’OptiGuide, composée de six jeunes talents, s’est illustrée devant ses concurrents en proposant un bracelet intelligent d’assistance pour malvoyant. Couplé à une application mobile basée sur l’intelligence artificielle, il améliore leur sécurité en identifiant les obstacles et les dangers potentiels en temps réel.
Orange Summer Challenge est un concours organisé par les Orange Digital Centers sous forme d’un stage de trois mois où les jeunes talents proposent des projets technologiques dans divers secteurs, sous un thème. L’édition de cette année a porté sur « l'intelligence artificielle et l'Internet des objets : un duo gagnant pour affronter les enjeux de demain ! ». Lors de cette édition 2023, 253 jeunes ont pris part au concours pour un total de 46 projets technologiques innovants proposés dans les secteurs de l’environnement, la santé, l'éducation ou encore l'agriculture.
Les Orange Digital Centers qui abritent le programme OSC sont des infrastructures d’accès gratuit. Ils donnent à toux ceux qui souhaitent se familiariser avec le monde du numérique l’opportunité de développer leurs compétences ou de se faire accompagner dans un parcours professionnel.
Adoni Conrad Quenum
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La lutte contre la cybercriminalité nécessite une collaboration étroite entre toutes les parties prenantes, qu'elles appartiennent au secteur public ou privé. En Afrique, de nombreux partenariats se mettent en place dans cette optique.
L'Agence africaine de police criminelle (AFRIPOL) et Group-IB, une société russe spécialisée dans la cybersécurité, ont signé un protocole d'accord le mardi 20 février à Alger, visant à intensifier la lutte contre la cybercriminalité en Afrique.
🤝 AFRIPOL and Group-IB have signed a Memorandum of Understanding to strengthen #cybersecurity efforts in #Africa. Together, we're committed to combating #cybercrime and ensuring a safer digital space for all. Learn more: https://t.co/qOWwspAkcb pic.twitter.com/F34ZINKmQM
— Group-IB Global (@GroupIB) February 20, 2024
Selon Jalel Chelba (photo, à droite), directeur exécutif par intérim d'AFRIPOL, cet accord « va permettre aux pays africains de lutter contre la cybercriminalité de manière plus efficace et efficiente, renforçant ainsi la confiance dans le cyberespace africain ».
Dans le cadre de cette collaboration, Group-IB partagera ses avancées technologiques et son expertise en cyberinvestigations, ingénierie inverse et gestion des incidents avec le personnel d'AFRIPOL dans tous les Etats membres africains.
Cette collaboration aboutira également au développement et à la mise en œuvre d'initiatives conjointes entre le Groupe-IB et AFRIPOL, mettant l'accent sur la surveillance des cybermenaces, la prévention des activités de fraude et de phishing, le suivi des détails de paiement compromis et le renforcement de la sensibilisation aux cybermenaces, entre autres.
Cet accord s'inscrit dans l'engagement mutuel des deux parties en faveur de la lutte contre la cybercriminalité et le renforcement de la cybersécurité en Afrique. Selon le rapport « Cybersecurity in Africa - a call to Action » publié le 20 juin 2023 par le cabinet américain de conseil en stratégie Kearney, l'Afrique enregistre des pertes directes estimées à 3,5 milliards de dollars par an en raison des attaques, sans compter les opportunités d'affaires manquées dues à l'atteinte à la réputation. Ces pertes considérables soulignent un faible niveau de cyber-résilience dans la région.
Samira Njoya
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Une délégation marocaine en visite officielle aux Etats-Unis a rencontré des géants de la Tech
Alors que les financements en capital-risque dans le secteur technologique africain ont été en recul en 2023 par rapport à 2022, les initiatives locales se mettent en place pour donner un nouvel élan au secteur qui reste attractif.
Sawari Ventures, une société égyptienne de capital-risque, prévoit le lancement d’un fonds d’un montant de 150 millions $ pour financer les start-up égyptiennes, rapporte le média Waya le lundi 19 février. L’annonce a été faite par un cofondateur de la firme de capital-risque, Hani Al Sanbati.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’ambition de Sawari Ventures de donner un nouvel élan à l’écosystème technologique égyptien alors qu’elle entrevoit une éventuelle croissance de divers secteurs de la tech en Egypte dans les années à venir. La société donne la priorité aux fintech, aux edtech, aux healthtech, aux technologies vertes ou encore aux projets de deep tech. Elle a déjà investi dans plus de 500 start-up dans le monde arabe depuis sa création en 2010.
La mise en place d’un tel fonds intervient dans un contexte où les levées de capitaux ont été en recul sur le continent. L’Egypte, bien que faisant partie des écosystèmes africains les plus matures, n’a pas échappé à cette tendance baissière. D’après le rapport « 2023 Africa Tech Venture Capital » publié en janvier 2024 par Partech Africa, les jeunes pousses égyptiennes ont levé 433 millions $, en recul de 45 % par rapport à 2022.
Adoni Conrad Quenum
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Le Maroc a réalisé des avancées majeures dans la transformation numérique. Pour davantage satisfaire la population, le gouvernement est allé chercher l'expertise des Etats-Unis qui se classe parmi les pays les plus développés en matière de numérique dans le monde.
Une délégation marocaine dirigée par la secrétaire générale du ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Sarah Lamrani, effectue depuis le dimanche 11 février une visite de travail initiée par l’Agence américaine pour le commerce et le développement (USTDA).
As part of the high-level official mission organized by the @USTDA the delegation from @Ministere_TNRA met with representatives of @nutanix and @Equinix on Monday, February 19, 2024, which are companies operating in managing and securing #databases. pic.twitter.com/xL6G4RPcNE
— Ministère Délégué auprès du CG chargé de la TN&RA (@Ministere_TNRA) February 20, 2024
Selon Sarah Lamrani, la visite avait pour but « d'explorer la possibilité d’établir des partenariats avec des entreprises américaines pour développer et renforcer l’écosystème numérique au Maroc. Cela pourrait inclure des collaborations dans les domaines de la technologie, de l’innovation et du développement des compétences ».
Au cours de cette visite, la délégation a rencontré une vingtaine de responsables de grandes entreprises technologiques et de start-up locales, dont IBM, Juniper Network, Microsoft, Oracle, Cisco, Cloudera, Google Cloud Services, Palo Alto Networks, Amazon Web Services et Zscaler. Les discussions ont porté sur des sujets tels que les services d’administration électronique, les centres de données, le cloud computing, l’intelligence artificielle et la cybersécurité.
Cette visite était également l’occasion pour la délégation marocaine de présenter les grandes orientations stratégiques du plan Maroc Digital 2030, actuellement en cours de finalisation, ainsi que les réalisations du pays dans le secteur. La délégation a également lancé un appel aux grandes entreprises intéressées par les opportunités de croissance et d’expansion dans un marché émergent comme le Maroc.
Il convient de rappeler que les Etats-Unis et le Maroc entretiennent depuis plusieurs années des relations visant un développement mutuel dans le domaine des TIC. Plusieurs entreprises américaines, notamment Microsoft, Oracle et Cisco, ont investi dans le développement du capital humain du pays.
Samira Njoya
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Dans le but d’aider les conducteurs traditionnels de taxi face à l’influence croissante des applications de transport à la demande, les autorités ghanéennes lancent une initiative concurrente qui leur est dédiée.
L’application « Tap & Go Transport » sera mis en service ce lundi 19 février. L’annonce a été faite la semaine dernière par le vice-président ghanéen, Mahamudu Bawumia. L’objectif est de formaliser et d’harmoniser le secteur du transport informel avec le lancement d'une solution publique de transport à la demande.
L’application, disponible sur iOS et sur Android, se décline en deux versions : l’une pour les utilisateurs et l’autre pour les chauffeurs de taxi. Les utilisateurs pourront commander des taxis pour effectuer leurs courses et de leur côté, les chauffeurs recevront les alertes lorsqu’un utilisateur optera pour leur service. Il faut également signaler que sur Tap and Go, les utilisateurs ont le choix entre les voitures privées qui fonctionnent comme des taxis et les taxis compteurs traditionnels de la ville.
Le secteur des transports est en pleine mutation sur le continent avec la prolifération des applications en ligne de mobilité. Les start-up africaines opérant dans le secteur ont levé 48 millions $ en 2023, d’après les données de Partech Africa ; selon la plateforme allemande de données et d'intelligence économique Statista, le chiffre d'affaires du « Ride-hailing & Taxi » devrait atteindre cette année 4,13 milliards $.
En décembre dernier, lors des tests de Tap and Go, Nana Nimako Asiamah, le président du Syndicat des transports routiers privés du Ghana (GPRTU), a expliqué que « le lancement de cette application, grâce au soutien et aux efforts du vice-président Bawumia, est une intervention opportune pour sauver notre activité ». Pour rappel, l’application a été testée dans plusieurs zones de la capitale Accra comme l'aéroport, East Legon, l'université du Ghana, Circle/Kaneshie ou encore Dansoman.
Adoni Conrad Quenum
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La pandémie de Covid-19 a mis en lumière l'importance cruciale de la transformation numérique pour le développement économique, poussant de nombreuses initiatives à éclore sur le continent africain.
La Commission économique pour l’Afrique (CEA) et Google ont signé, le lundi 19 février, un protocole d'accord en marge de l'édition 2024 du Forum des entreprises africaines (Africa Business Forum) qui se tient à Addis-Abeba en Ethiopie. Cet accord vise à favoriser et à accélérer la transformation numérique en Afrique.
At #ABF2024 , @ClaverGatete, @ECA_OFFICIAL Exec Secretary and @DoronAvni1 , @Google's VP Government Affairs & Public Policy sign agreement that will see the two institutions foster and accelerate #DigitalTransformation in Africa. This is in line with the @_AfricanUnion Digital… pic.twitter.com/y35y7b5WWL
— ECA (@ECA_OFFICIAL) February 19, 2024
S’exprimant sur le bien-fondé de cette initiative, Claver Gatete (photo, à droite), secrétaire exécutif de la CEA, a fait savoir qu'elle avait le potentiel de produire des résultats significatifs pour relever les défis numériques et réduire la fracture numérique en Afrique. Il a également souligné le rôle central de Google dans l'amélioration de la connectivité en Afrique, le soutien aux innovateurs et aux entrepreneurs africains, ainsi que le renforcement des capacités numériques.
Dans le cadre de ce partenariat, les deux parties collaboreront sur trois domaines clés. Tout d'abord, elles se concentreront sur le développement des start-up, avec pour objectif de permettre à 1 million de start-up de générer 100 milliards de dollars de revenus d’ici 2033. Ensuite, elles se consacreront à la formation des jeunes en TIC, avec des projets visant à former 5 000 jeunes étudiants africains et 200 enseignants en informatique et en robotique. Cette formation vise à soutenir leur participation à des compétitions mondiales, telles que l'Olympiade de la robotique, et à accroître la représentation de l'Afrique dans ce domaine.
Enfin, les deux partenaires travailleront pour renforcer la cybersécurité dans la région. Cela se fera par des dialogues avec les fonctionnaires, des ateliers de formation, des recherches collaboratives et le partage des meilleures pratiques en matière de cybersécurité. A terme, ces initiatives contribueront à réduire la fracture numérique en Afrique en promouvant le développement et l'abordabilité des infrastructures, un environnement réglementaire sain, et en favorisant les compétences numériques.
Samira Njoya
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La fracture numérique au Nigeria persiste malgré les progrès. Environ 40 % de la population n'a pas accès à Internet, principalement en raison de l'absence d'infrastructures dans les zones rurales. Le gouvernement s'efforce de réduire cet écart en lançant de nouvelles initiatives.
Le ministre nigérian des Communications, de l'Innovation et de l'Economie numérique, Bosun Tijani (photo), a annoncé le lundi 19 février le lancement du « Projet 774 LG Connectivity », une initiative visant à remédier à l'accès limité à Internet et au numérique en connectant à Internet l'ensemble des 774 secrétariats des gouvernements locaux du Nigeria.
As part of our plans to foster inclusive development and promote access to digital public infrastructure in government, I am happy to announce the launch of Project 774 LG Connectivity.
— Dr. 'Bosun Tijani (@bosuntijani) February 19, 2024
The project which will leverage the existing infrastructure of the @NigComSat1R and… pic.twitter.com/mMxLKIT4MT
« L'objectif principal du projet est de favoriser le développement inclusif et l'accès à l'infrastructure publique numérique dans les bureaux du gouvernement situés dans tout le Nigeria, y compris dans les régions les plus éloignées du pays qui étaient auparavant mal desservies ou non desservies », informe la note du ministère.
Le projet, cofinancé par Nigerian Communications Satellite Limited (NIGCOMSAT) et Galaxy Backbone, est placé sous la supervision du ministère fédéral des Communications, de l'Innovation et de l'Economie numérique. Il s'inscrit en droite ligne du programme « Renewed Hope » du président Bola Ahmed Tinubu et du plan stratégique du ministère.
Le projet fournira aux gouvernements locaux un accès Internet fiable et abordable, favorisant ainsi des services publics efficaces et la transparence. En tant que fondement de la gouvernance au niveau local, les secrétariats des gouvernements locaux joueront davantage un rôle crucial dans le façonnement du paysage socio-économique du pays.
Cette initiative contribuera également à l'inclusion numérique dans le pays et à la création d’au moins 300 emplois directs à mesure que le projet sera déployé à l'échelle nationale, et potentiellement davantage d'emplois indirects grâce à l'augmentation de l'accès numérique.
Samira Njoya
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